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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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terminé | [FLASHBACK] C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille ❧ SHION
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Kinmokusei

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MessageSujet: terminé | [FLASHBACK] C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille ❧ SHION Mar 9 Aoû - 22:25

C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille
FEAT. Shion ♥



― Je te parle tombé sur le bord de la route et l'arc-en-ciel est fait des larmes que je couds.


Tu es retombé sur l'un de tes vieux cahiers, aujourd'hui, en rangeant. Tu avais soudainement eu le besoin de faire du ménage dans ta chambre -comme si tout n'était pas assez droit, assez carré, c'est comme si il y avait une page de cahier qui dépassait. C'est le premier que tu as rempli ici et peut-être pris d'une certaine mélancolie, tu n'as pas pu t'empêcher de le feuilleter.

***

Il n'y avait que quelques jours passés depuis la cérémonie d'ouverture. C'était une nouvelle école, une nouvelle vie, un nouveau départ t'ont-ils dit. Ils ont aussi insinué qu'ici, tu devrais essayer de te faire des amis -puisque ce sont des gens comme toi, ça ne devrait pas être difficile, n'est-ce pas ? Tu n'as qu'à faire quelques efforts, tu n'as qu'à sourire un petit peu, tu n'as qu'à t'ouvrir aux autres au lieu de sembler les craindre et les fuir comme la peste. Tu as serré contre toi ton sac alors que pour la première fois, tu allais en cours. C'était un peu différent de chez toi et tu n'étais pas sûr de toujours tout comprendre, alors tu avais tendance à suivre le rythme. Tant que tu ne perdais pas de vue le point de repaire qui te semblait sûr, certainement que ça irait. Toi, tu ne te faisais pas d'illusions, tu savais très bien que les amis ce n'est pas ce qui te tiendraient occupé pendant tes journées de repos. Ce n'est pas comme si tu comptais sur ça pour faire ta vie, bien au contraire.
Pourtant, ce premier jour semblait t'inquiéter bien plus que tu ne le laissais croire et c'est le cœur battant, les mains moites, que tu t'étais levé sans vraiment savoir si tu avais la force d'y aller. Tu supposais ne pas avoir le choix, à vrai dire, alors tu as fait le nécessaire et tu as quitté ton dortoir -quel soulagement que de se savoir seul dans une chambre, tu n'aurais certainement pas supporté avoir quelqu'un avec toi. Ca aurait été très probablement une source de stress en plus, tu n'en avais pas forcément besoin, n'est-ce pas ?

Ce sont des pas timides que tu fais dans l'enceinte de l'établissement. Tes yeux sont rivés sur le sol -dont tu essayes d'éviter les lignes du carrelage sans vraiment te faire remarquer, comptant le nombre de pas que tu as effectué depuis ton arrivée, le nombre de pas qu'il te faut pour atteindre ta salle de classe. Tu tiens fort ton sac contre toi, pour ne pas que quelqu'un le touche, pour ne pas qu'on te l'arrache. Tu es peut-être même un peu replié sur toi-même, comme rentré dans ta coquille. Tu n'as pas vraiment fait attention où tu allais pour tout dire et peut-être que l'épaule que tu t'es prise sans faire exprès était méritée ; toi qui pensait qu'on t'éviterait, tu te rends compte que dans ce genre d'endroit, tu n'existes pas vraiment. Mais tout ira bien. Ton regard paniqué s'est posé sur l'endroit du choc. Ca va, ça va que tu essayes de te rassurer -mais tu as déjà l'impression que c'est en train de germer. « Ekskuus tog » as-tu alors laissé échapper pour t'excuser avant de te rendre compte que très certainement, il n'avait pas compris tes excuses, tu soupires, il était déjà bien trop loin pour lui dire quoi que ce soit d'autre.

Ça va.
Ça va.

Où en étais-tu déjà ? Voilà que tu as perdu le compte de tes pas. Tu regardes l'heure. Tu essayes de calmer ta respiration.
Très bien.
Tu peux recommencer. Tu as le temps, n'est-ce pas ? Et peut-être même que si tu n'avais pas le temps, tu l'aurais refait quand même. Tu ne peux pas ne pas savoir combien de pas te sépare de ton point de départ à ton point d'arrivée. Alors tu as fait le chemin à l'envers. A contre-sens. Parce que tu n'as pas vraiment réfléchis. Tu essayes toujours de ne pas marcher sur les lignes du carrelage, mais parce que c'est lent et que tu entends rire -se moque-t-on de toi ? peut-être que tu paniques légèrement, tu essayes d'accélérer le pas -c'est encore plus dur que tu ne le pensais. Et ton épaule qui se frotte encore contre un groupe de personne. Tu aurais grimacé, tu ne te sens pas très bien. Souillé, c'est un peu comme ça que tu te sens quand tu as l'impression que tout le monde s'est décidé de te toucher aujourd'hui, mais il est normal de croiser quelques personnes dans le hall d'arrivée -pourquoi n'avais-tu pas réfléchis avant ?
Et tu as recommencé, ne pas toucher les lignes, un, deux, trois, quatre pas. Tu as avancé, quelques mèches brunes tombent sur ton front, tu ne regardes toujours pas devant toi, comme si tu n'apprenais pas la leçon et ce qui devait très certainement arriver tôt ou tard arriva ; ton corps se heurta contre un autre, poum, de plein fouet, ton front contre le torse de la personne, quelqu'un qui râle et toi qui t'excuse, encore une fois à l'aide d'un ; « Je ne regardais pas où j'allais. », faible. Ça passait, pour cette fois, mais la prochaine fois tu devrais faire attention.

Tu avais encore perdu le compte. Tu regardes l'heure. Tu regardes tes pieds, en plein sur les lignes. Et tu viens de te rendre compte que tu t'es pris l'adolescent plein fer. Tu as eu comme un haut-le-cœur.
Tes pas t'ont mené jusqu'aux toilettes, et même s'ils étaient pressés, tu n'as pas touché les lignes et tu sais très exactement le nombre de pas qu'il t'a fallu pour y arriver. Une fois posté devant l'évier -sale, très sale certainement, tu t'es aidé de ta manche pour l'actionner sans le toucher et tu as passé tes mains tremblantes et suantes sous l'eau afin de te mouiller le visage, d'essayer de te calmer. Pourtant, ton visage paraissait assez calme. Et ton uniforme est sali de tous ces corps qui l'ont effleuré, et ton visage est bien plus sale d'en avoir touché un -certainement pas entretenu, et tu ne sais toujours pas combien de pas il te faut pour aller du hall à la salle de classe demandée, et tu n'as pas pu faire le trajet d'un premier coup et, ô Dieu, tu n'as jamais aimé l'école. L'envie de vomir qui te reprend, l'estomac qui se fait la malle, deux pas et une porte fermée plus tard, te voilà accroupi devant les toilettes.
C'est dégueulasse.
Tu n'as même pas vomi.
Et prenant ton corps entre tes bras tremblant, tu ne veux même plus toucher la porte, ni même l'endroit, tu ne veux plus rien faire et peut-être qu'aujourd'hui, rien qu'aujourd'hui, tu t'es permis de craquer et les larmes se sont mises à couler. Fort. Sur tes joues rouges. Un torrent salé qui s'échoue dans ton cou, sur ta peau et tu pleures. Certainement que l'on t'entend et certainement que le silence ambiant n'aide pas -mais pourquoi quelqu'un viendrait, tu es presque certain que les cours ne vont pas tarder. Alors tu pleures.
Et peut-être qu'après, ça ira.
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Dernière édition par Jasmin S. Byatt le Mar 6 Sep - 12:27, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: terminé | [FLASHBACK] C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille ❧ SHION Jeu 11 Aoû - 11:49
почемучка
The human soul is a treacherous place. Beneath the mask we wear a dark and twisted labyrinth laid secrets locked and closets closed never surface while we keep composed come out of hiding.
Tu as encore une tête de bébé quand tu fais ta première rentrée à l’Université, mais rien ne peut t’enlever ce sentiment d’excitation qui bout en toi comme un torrent. Tu te sens enfin « grand ». Pourtant ce n’est pas une histoire de taille – et tu es d’ailleurs très étonné de ne plus être si démesuré que ça par rapport aux autres étudiants que tu croises dans les couloirs –, tu es tout simplement heureux d’être enfin arrivé jusqu’ici. Tu penses à ta grand-sœur Irina qui, quelques années avant toi, avait frôlé ces lieux pour la première fois. Tu te demandes si elle a pensé à toi autant que tu penses à elle, si elle avait fait le trajet jusqu’au premier étage avec sa colocataire, si elle avait eu cette espèce de sentiment de bonheur à l’idée de se fondre dans la masse japonaise et étrangère des lieux. Ne plus être l’être « exceptionnel » t’enlève un poids sur le ventre quand tu entends toutes ces langues différentes arriver jusqu’à tes oreilles et tu bénis tes parents pour avoir l’habitude de parler anglais à la maison. Cela te donne un drôle d’accent, mais tu arriveras à te faire comprendre ? – et puis, en dernier recours, il te reste les gestes  –  ou peut-être rencontreras-tu des compatriotes avec qui parler ta langue maternelle ?

Tu essayes d’aplatir les quelques mèches rebelles qui rebiquent dans ta nuque avec la paume et tu ne te défais pas de ton sourire quand Kagami, ton colocataire chez les Ajisai, te quitte pour rejoindre son frère jumeau non loin dans le Hall. Tu regardes ton Holokit, ce système un peu bizarre de communication qu’on vous a distribué avant les premiers cours. Tu as encore le temps au point que tu te permets un rapide passage aux toilettes histoire de te calmer un peu. A être trop excité, il ne serait pas impossible que tu te mettes à faire des bêtises, à aller un peu trop vite aux tournants, te prendre des coins de murs de plein fouet sur les épaules. Tu es habitué, mais autant ne pas se faire remarquer de la sorte.

Tu entres dans les sanitaires du Hall en t’étonnant du néant intersidéral qui semble régner. Personne. Les sanitaires de l’endroit sans doute le plus fréquenté de l’école un matin de rentrée sont tout simplement vides. Pourtant, il ne te faut pas plus de temps pour que, une fois la porte refermée derrière toi, ce silence se brise, coupé de sanglots probablement trop forts pour qu’on ait remarqué ton arrivée. Tu balayes ton regard dans la pièce rectangulaire bordée entre les lavabos et les cabines, et tu te diriges vers la source des pleurs qui a toutes les chances de se retrouver derrière la seule porte close de la rangée. Tu ne tiens jamais vraiment tête à cette envie irrésistible d’aider ton prochain et tu poses ton sac à terre pour mieux grimper sur la cuvette de la cabine d’à côté et passer la tête par-dessus la paroi vous séparant, toi et l’inconnu. La vision face à toi te pince le cœur. Tu n’oses pas l’interrompre, un peu parce que tu ne sais pas vraiment comment agir. Tu le laisses pleurer jusqu’à ce qu’il se soit calmé, du moins un peu, et au bout de quelques minutes, tu tentes un timide « あの... », de ton plus beau sourire, perché sur la pointe des pieds sur tes toilettes. Tu lui fais signe de la main pour qu’il te remarque, en espérant ne pas le surprendre vu l’endroit peu habituel où tu te trouves. « 大丈夫ですか?» Question stupide puisqu’il n’avait l’air tout simplement pas d’aller bien du tout. Ton appréhension de la rentrée s’estompe et tu ne penses plus qu’à une chose : aider ce pauvre pioupiou en détresse. Pioupiou qui avait tout l’air d’un occidental, alors tu continues, en anglais cette fois : « Moi c’est Shion, je suis en première année et toi ? » Le ton amical, tu essayes de lui montrer que tu veux l’aider. Parce que tu es comme ça, tu ne supportes pas de voir les autres dans ce genre d’état. « Attends… » Tu descends de ton perchoir et cherche un paquet de mouchoirs dans ton sac, ainsi qu’un paquet de Pocky Crush Azuki que tu gardais pour la pause. Puis tu remontes et lui tend les mouchoirs en papier. « Tiens. Mouche-toi ça ira mieux après. Tu veux un Pocky ? J’en ai à la pâte de haricot rouge, ils sont super bons. » Tu ne sais plus qui a dit que le chocolat ça aidait à se sentir mieux, mais au moins, tu es sûr que ça marche. Enfin, tu l’espères.


Dernière édition par Shion Nakajima le Mer 19 Oct - 15:37, édité 5 fois
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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: terminé | [FLASHBACK] C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille ❧ SHION Jeu 11 Aoû - 12:58

C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille
FEAT. Shion ♥



― Je te parle tombé sur le bord de la route et l'arc-en-ciel est fait des larmes que je couds.


Ton corps secoué de sanglots ne semble pas se rendre compte d'une présence quelconque dans les toilettes où tu avais apparemment élu domicile. Il était déjà dur d'entendre par-dessus tes pleurs quelque chose et quand le doux son du mucus reniflé se fait entendre, ce n'est pas comme si tu allais faire attention à quelques bruits de pas pour te déranger. De toute manière, même si c'était le cas, tu n'étais pas sûr d'arriver à te calmer et il te semblait compliqué de te maintenir. Et quand bien même quelqu'un arrivait, tu ne t'étais pas enfermé dans ta cabine pour rien, certainement que tu essayais de faire passer le message « j'ai besoin de solitude ». Il n'y avait personne pour voir ton visage déformé par la panique et les larmes, il n'y avait personne pour voir ton nez rouge et quelque peu encombré ni même tes joues salies de larmes qui ne veulent pas cesser de couler. Nom de Dieu, tu as l'impression qu'une fois parti, tu ne peux plus t'arrêter. Certainement la pression du voyage, le stress et la panique de la rentrée mais aussi le début de cette journée qui retombe, tout en même temps, qui t'accablent et qui pèsent lourd sur ta poitrine.
Ton visage entre tes doigts alors que tu essayes de faire quelques exercices de respiration, tu ne vois pas ni n'entend l'homme qui se hisse dans la cabine d'à-côté pour regarder ce qui se passe. Tu essayes de te calmer, il faut se reprendre, tu as besoin d'aller en cours, il serait dommage de rater les premiers jours pour une simple histoire d'épaule contre la tienne et de front sur une veste. Cette pensée te donne des frissons. Tu n'aimes vraiment pas l'idée de te sentir ainsi sali et pourtant, tu n'as pas le choix ni le temps de rentrer te rincer plus que ça. Tu vas devoir t'y faire, on t'a dit que de toute manière, la vie n'était pas très propre. Tu as retenu les mots un peu durs de ton camarade qui t'accusait d'être aussi accro à la propreté et tu ne parleras pas de son « comment tu feras avec les filles ? » puisque tu sembles vouloir éviter le toucher de l'humain en général. Triste homme.

Alors que tu inspires et expires difficilement, tressautant légèrement sous les restes de sanglots, une voix te tire alors de tes réminiscences et tu ne pensais pas apercevoir une tête dépasser au-dessus de toi. Tu es surpris, ah ça oui, et tu as relevé les yeux sans vraiment comprendre ce qu'il te voulait. Sa voix avait exprimée quelques mots mais ils étaient tombés dans ton oreille comme un simple bruit que tu ne sais comprendre. Il te secoue la main, il sourit et toi tu dois avoir l'air bien ridicule avec ton air triste et désespéré, un peu trop paniqué et tu voudrais lui sourire peut-être aussi mais tu n'en fais rien, tu n'as même pas répondu à son geste -et tu supposes que ses mots dans une langue étrangère, que tu devinais être le japonais puisqu'elle ressemblait étrangement à ce que tu entendais autour de toi le plus souvent,  étaient aux aussi une salutation quelconque. Tu n'as malheureusement pas eu le temps d'intégrer toutes les bases du japonais pour espérer comprendre quoi que ce soit alors quand de nouveau des mots s'écoulent d'entre ses lèvres, tu ne sais que dire. Tu as peut-être l'air un peu idiot à le regarder sans vraiment trop comprendre, peut-être même que sur ton visage morne se lit ta perplexité face à la situation ? Qu'en sais-tu ? Tu espères simplement le voir abandonner cette conversation que tu n'as pas vraiment envie de partager, et quand tu l'entends parler, tu mets quelques secondes à déceler de l'anglais, non pas que son accent t'empêche de comprendre, loin de là, il te faut simplement le temps d'assimiler que le japonais s'est transformé en langue universelle. Tu semblerais presque soulagé.
Il se présente. Shion. Première année. Tiens, il est d'ici lui apparemment et pourtant son anglais ne semble pas si mauvais -pas que tu écoutes les clichés qui sont dits, mais peut-être un peu quand même alors tu te demandes s'il n'est pas métisse, après tout, c'est bien possible. Il te demande les mêmes informations en retour et tu t'apprêtes à parler -tremblement d'un sanglot et accent pas mieux que le sien, apparemment ; « Jasmin, je suis en première année aussi... » vous étiez donc en quelque sorte camarade, c'est ce que l'on peut dire. Et tu ne te souviens pas de son nom dans la liste de ta classe -certainement parce qu'il ne doit pas y être. Il ne te semble pas être une menace et tu ne sais comment réagir à cela alors quand il te dit d'attendre, tu supposes d'abord qu'il va s'en aller chercher quelqu'un. Parce que c'est sûrement ce qu'aurait fait quelqu'un de sens ; il serait allé chercher un adulte en disant qu'un pauvre enfant pleure dans les toilettes. Cela ne semble pas être son cas parce que sa tête ressort de derrière la drôle de cloison. Il te tend des mouchoirs que ta main tremblante attrape. Tu ouvres difficilement le paquet mais en ressort le tissu immaculé qui sert à vider tes pauvres narines encombrées. C'est certainement l'acte le moins agréable du monde à regarder et alors, tu te mouches fort dans le papier, tournant le dos à l'inconnu -qui ne semble plus en être un avant de jeter le dit mouchoir dans une légère, très légère grimace et tu as caché ton poing dans ta manche quand il s'est agi d'appuyer sur la chasse d'eau pour faire partir les traces de ton malheur. Et il te propose un pocky. « Un quoi ? » demandes-tu alors réellement curieux alors que tes pleures semblent s'être calmés, alors que ton nez semble s'être débouché. Et tu regardes autour de toi, puis tu regardes Shion. « Attends... Descends de là.... Je vais te rendre tes mouchoirs et puis... Puis c'est pas pratique... » bien que la situation soit comique, ce ne doit pas être agréable pour l'adolescent de se tenir tout là-haut sur les toilettes, il y a bien une chance sur deux pour que son pied dérape et qu'il glisse.

Tu as de nouveau protégé ta main dans ta manche quand tu es sorti de la cabine et ton pas rapide s'est dirigé vers les lavabo, tu en as allumé à contre cœur le robinet et tu as frotté tes mains frénétiquement sous l'eau froide, tu as certainement répété l'action plusieurs fois sous l'oeil du dit Shion -ne devais-tu pas lui rendre ses mouchoirs ? Et quand la pensée te traverse l'esprit, tu as alors arrêté d'abîmer ta peau déjà rougie et tu as tendu le paquet en plastique à l'inconnu -tu ne sais pas où il a traîné, tu ne sais de qui il vient et tu t'es déjà surpris rien qu'à l'utiliser, tu ne peux pas le garder plus longtemps entre tes doigts tremblants et tu te souviens, un peu, que chez eux il y a une petite histoire de courbette alors t'as juste fait un signe de la tête en soufflant un ; « Merci » quelque peu timide. Tu es probablement gêné dans le situation dans laquelle il venait de te voir -et voilà que les larmes veulent se remettre à couler sur tes joues parce que la soudaine gentillesse de cet adolescent à ton égard semble te frapper de plein fouet et tu répètes un nouveau remerciement qui se noie dans les sanglots que tu essayes de cacher en posant tes mains sur ton visage. Tu as finalement tellement honte d'être ce que tu es, seigneur. « Je.. Tu peux y aller, tu sais... Tu n'as pas besoin de t'occuper de moi... Ca va aller, ça va passer... » Triste façon de dire que tu étais habitué et maintenant, tu ne sais plus si tu veux vraiment qu'il parte ou qu'il continue quelques instants de faire attention à toi.
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Dernière édition par Jasmin S. Byatt le Lun 5 Sep - 20:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: terminé | [FLASHBACK] C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille ❧ SHION Dim 14 Aoû - 1:50
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The human soul is a treacherous place. Beneath the mask we wear a dark and twisted labyrinth laid secrets locked and closets closed never surface while we keep composed come out of hiding.
Tu as l’impression d’agresser le pauvre garçon de l’autre côté de la paroi quand il répond à tes salutations par un regard à la fois étonné, perdu peut-être. Jasmin, première année également, et un accent à couper au couteau que tu n’avais encore jamais entendu. A ton humble avis, ce pauvre pioupiou n’arrive pas d’un pays anglophone. Tu l’observes se débattre avec le paquet de mouchoirs que tu lui as donné, paquet de Pocky à la main qu’il ne semble pas connaitre à en juger par son ton interrogateur. Tu essayes tant bien que mal de donner un ton léger à la conversation. Après tout, tu ne savais pas ce qui lui avait pris de pleurer de la sorte. Peut-être avait-il fait une mauvaise rencontre ou tout simplement évacuait-il le stress de cette façon. Tu sais que tout le monde est différent et tu es bien le premier à y faire attention. Tu observes donc Jasmin, ses manières, et tu t’étonnes de le voir se couvrir la main pour ne pas avoir à toucher directement l’actionneur de la chasse d’eau. Attention particulière à l’hygiène ou phobie des microbes sans doute, ce n’est pas si rare au Japon, pays des cuvettes chauffantes et des jets nettoyants de fesses, mais venant d’un étranger ? Enfin, tu n’as pas le temps de plus y réfléchir quand il se tourne vers toi, se demandant enfin de quoi tu voulais bien parler avec tes Pocky. Tu souris, rit un peu aussi. « C’est des biscuits au chocolat. Sauf que les miens sont au azuki. Si tu ne connais pas, tu devrais tester ! » Tu secoues le paquet pour lui montrer que ça ne mord pas, mais il te demande de descendre de ton perchoir. Tant mieux, tu commençais à avoir mal aux mollets à force de rester sur la pointe des pieds et il ne manquerait plus que tu glisses et finisse un pied dans l’eau des toilettes dès le premier jour.

Tu sautes de ton perchoir et récupère ton sac que tu avais laissé contre la paroi. Puis tu accompagnes Jasmin qui ne s’est pas fait prier pour rejoindre un lavabo. Tu attends patiemment quelques minutes, le temps pour toi d’ouvrir le paquet de biscuits et de grignoter un Pocky. Tu observes le dos courbé du garçon en te demandant ce qui pouvait bien lui par la tête pour se laver autant de fois les mains, mais tu te gardes de faire une remarque : chacun ses habitudes. Toi tu aimais bien prendre une tisane avant de te coucher, comme une mamie, alors il pouvait bien avoir ses trucs à lui.

Tu repends ton paquet de mouchoirs en souriant à cette tentative de ce que tu penses être un salut à la japonaise, un peu timide certes, mais tu apprécies l’effort. Sincèrement. Alors tu lui rends la pareille, mais quand tu te redresses, tu vois à nouveau ses épaules tressauter, tu entends des trémolos dans son second « Merci » que tu ne comprends pas. Ces larmes qui reviennent alors qu’il semblait s’être calmé, et tu es là comme un piquet à l’écouter te dire que tu n’as pas à faire attention à sa situation et que tout irait bien. Tu restes aussi dubitatif de ses paroles autant que son état qui te serre un peu le cœur. « Ça n’a pas vraiment l’air de vouloir passer apparemment. » Tes lèvres se pincent un peu. Tu te demandes ce que tu pourrais bien faire dans cette situation, à part rouvrir le paquet de mouchoirs qu’il t’avait rendu, d’en prendre un dans la main et de lui essuyer délicatement les joues. « Ça va aller. » Ta voix se veut rassurante, comme si tu parlais à un enfant. Tu ne voudrais pas qu’il pense que tu dis ça pour la forme, juste parce que c’est ce qui est convenable de dire dans ce genre de situation. Quand tu sors de tels mots, c’est d’une sincérité évidente, parce que tu ne supportes pas voir ton harmonie brouillée par des ondes moroses, même quand tu connais à peine la personne qui la trouble. Tu gardes le mouchoir salé dans la main, attrapant un Pocky que tu mets directement dans la sienne. « Tiens, il parait que le chocolat, ça aide à se sentir mieux. » Tu souris doucement, en espérant que ce qu’on dit est vrai et tu demandes : « Si tu me disais ce qui te met dans cet état, hein ? » Tu sors un autre mouchoir, prêt à lui faire souffler le nez dedans comme à un enfant de trois ans. « Vas-y souffle. » Une vraie maman.


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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: terminé | [FLASHBACK] C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille ❧ SHION Dim 14 Aoû - 11:08

C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille
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― Je te parle tombé sur le bord de la route et l'arc-en-ciel est fait des larmes que je couds.


Ca n'a pas l'air de vouloir passer, qu'il te dit et tu sais que ça ne passera pas. Tu voulais le laisser croire à ce tendre mensonge, parce que tu ne veux pas qu'on te regard d'en haut, parce que tu ne veux pas qu'on te juge vraiment, parce que tu ne veux pas qu'il te voit simplement comme un petit pleurnichard, l'adolescent perdu qui s'est mis à pleurer dans les toilettes pour une raison quelconque ; et des raisons, il y en a des tonnes. Il pouvait bien imaginer ce qu'il veut quant aux raisons de tes larmes, c'est vrai que la rentrée n'est pas le plus facile. Vous êtes là, prisonnier pour des années parce que vous risquez d'être une menace de la société, vous êtes éloignés de tout et tout le monde, presque persécuté. Une sorte de ghetto pour magicien avec les avantages que les autres n'avaient pas, il y a de quoi pleurer. Certains ne voulaient très certainement pas partir et d'autres n'attendaient que ça ; toi tu te souviens que tu étais bien indifférent face à la situation, comme si ça ne te touchait pas de quitter ton pays pour un autre. Ton pragmatisme surprenant, certainement, qui s'est illustré par un « on a pas le choix » qui a fini de te convaincre une fois sur le bateau -et tu avoueras y voir là le pire des tes trajets. Ce n'est certainement pas sur cette situation-là que tu pleures, mais s'il pouvait le croire, ne serait-ce que quelques instants, s'il pouvait s'en convaincre et ne jamais te poser la question, tu en serais très certainement heureux. Le mouchoir vient se coller contre ta joue, et tu as peut-être un léger mouvement de recul quant au contact humain ; tu as comme eu peur qu'il vienne t'effleurer de ses doigts, sans le faire exprès, mais il n'y a que le triste tissu qui vient essorer les témoins de ton désespoir, qui vient effacer toute trace de ton mal-être. « C'est ce qu'ils disent souvent » as-tu essayé d'articuler quand il te dit que ça va aller. Tu ne veux pas sonner amer mais il est vrai que ces mots-là, tu les as entendu des centaines de fois, répété au creux de ton oreille quand maman semblait décidée à te bercer, à te calmer, quand elle voulait que tes larmes cessent. Elle mentait, elle mentait si fort que les mots puent encore. Tu as du mal à les croire, tu as du mal à leur faire confiance et pourtant, tu devrais n'est-ce pas ? Tu devrais, parce qu'il a l'air rassurant, parce qu'il a l'air de croire en ce qu'il dit et peut-être que, s'il croit si fort en ces mots, ça va bien se passer, ça va aller comme il le dit si bien. Pour ces quelques instants, tu veux bien le croire. Essayer, en tout cas, de lui faire confiance et tu as l'impression d'être un enfant, d'avoir de nouveau trois ans, d'être emporté par une maman qui est si différent de la tienne, si loin de l'image que tu t'en fais.

Il te met le pocky dans la main -mais tu n'en veux pas, alors tu finis par lui rendre avec un mouvement de tête, comme ça, et toi tu regardes cette chose que tu ne connais pas -enfin, cela ressemble étrangement à un mikado et certainement que c'est la même chose -quoi que, n'a-t-il pas spécifié la contenu de la chose ? De l'azuki ? Tu n'es pas certain de connaître cela et quand tu t'apprêtais à peut-être goûter, il t'a posé une autre question. Il veut savoir ce qui se passe, pourquoi tu pleures et ça ne t'étonne pas tellement, à vrai dire, il fallait bien qu'un jour il pose la question, mais tu ne sembles pas si décidé que ça à parler et tu articules doucement ; « Tu vas te moquer » mais voilà qu'il te présente un mouchoir devant le nez. Tu l'as regardé, les yeux ronds, les yeux rouges, mais tes larmes semblaient s'être arrêtée : « Je peux me moucher seul, tu sais ? » et tu as pris le mouchoir en évitant soigneusement de le toucher -déjà prendre le mouchoir te semblait un énorme effort et de nouveau, tu as soufflé peu gracieusement dans le tissu blanc. Et tu trouves ça sale, oh si sale, et tu as de nouveau jeté la chose, tu t'es encore lavé les mains -plusieurs fois. Et le voilà qu'il assiste encore à ton manège, tes mains qui passent sous l'eau et que tu frottes un peu trop frénétiquement ; « Tu sais, ce n'est pas très grave... La rentrée s'avère simplement plus dure que prévue et... » Et quoi ? Et tu vas réellement lui dire ce qui te tracasse, tu vas vraiment lui dire ce que tu penses ? Tu ne sais comment formuler tout ça alors tu as simplement dit ; « Et les gens sont sales... » mais ce n'est pas vraiment comme ça que tu veux le dire, pas vraiment comme ça que tu veux faire passer le messages ; « Il y a beaucoup trop de monde dans les couloirs et... J'ai paniqué. » Et tu ne le regardes pas trop, tes mains toujours sous l'eau, encore et encore savonnée comme pour laver tes péchés -et tu deviendrais aussi fou que Lady Macbeth à effacer quelque chose qui ne partira jamais. « Mais ça m'arrive souvent... » Et tu as bien peur du rire qu'il peut laisser aller à ton encontre, tu es habitué, mais il fait toujours si mal. « Désolé de te déranger... » parce que tu ne veux vraiment pas lui faire perdre ton temps, parce que c'est ce qu'il fait non ? On te l'a déjà dit, que tu n'étais qu'une perte de temps.
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MessageSujet: Re: terminé | [FLASHBACK] C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille ❧ SHION Ven 19 Aoû - 13:11
почемучка
The human soul is a treacherous place. Beneath the mask we wear a dark and twisted labyrinth laid secrets locked and closets closed never surface while we keep composed come out of hiding.
Il te dit que tu n’es pas le seul à lui signifier que ça va aller et tu t’en doutes bien. Pourtant c’est quelque chose à laquelle tu crois dur comme fer. Il n’y a pas de raison que ça n’aille pas. La rentrée c’est quelque chose d’excitant, de nouveau. Quelque chose qui devrait normalement mettre en joie n’importe qui, parce que l’environnement change des habitudes, que vous êtes sur une île perdue à l’Est d’Hokkaidō parce que vous n’êtes pas comme les autres et même si certains pensent que cela ressemble à un ghetto européen de la Seconde Guerre Mondiale, toi tu vois le bon côté des choses. Tes origines ne sont plus si « extraordinaires » que ça, et peut-être allait-on enfin t’apprécier pour ce que tu es, et non ce à quoi tu ressembles. Cette Université, c’est aussi le moyen de rencontrer des gens semblables, des gens aux histoires personnelles différentes, des gens d’horizons divers et Jasmin est le parfait exemple de cette diversité que tu apprécies.

Quand tu lui demandes ce qui ne va pas, il t’avoue craindre que tu te moques. Toi, tu le regardes avec un sourire bienveillant, bien loin du rictus amusé, bien loin de te gausser de sa détresse. « Je te promets que non. » Et tu ris un peu quand il te fait comprendre que tu t’emportes. Il est vrai que parfois, tu ne fais pas attention, alors bien sûr qu’il peut se moucher tout seul. « Oui oui, excuse-moi. » Tu le laisses faire, parce que le regard qu’il t’a donné te laisse deviner qu’il n’a sûrement pas l’habitude ; tu le regardes se laver à nouveau les mains et tu te dis qu’évacuer un nez encombré ne devrait pas rendre le nettoyage aussi frénétique, mais Jasmin ne te laisse pas le temps de l’arrêter et tu écoutes. Tu l’écoutes t’avouer ce qui le tracasse, et que tu traduis de façon un peu étrange dans ta tête.

x, ∃f ∈ ℕ*, Gens ⇒ Saleté ∧ Foule ⇒ Panique

Pour toute situation x, il existe un nombre f de facteur(s) appartenant à l’ensemble ℕ* tel que « gens » implique « saleté » et « foule » implique « panique ».

Si on laisse supposer qu’il ne peut exister de facteur nul, ou peut-être as-tu seulement besoin de réviser tes cours de logique mathématique.

Tu l’observes à travers le miroir, et tu te vois aussi. Ton expression ne fait aucun doute : tu es étonné, il te fait un peu pitié aussi. Parce que tu t’imagines à sa place, et tu te dis que sa vie ne doit être faite que de moment comme celui-ci. Tu ne voudrais pas être à sa place, vraiment. Mais tu finis par hausser les épaules, en aucun cas blessé par ses paroles paniquées « Tu es toi, tu sais ? Si c’est pour t’aider à te sentir mieux, tu ne me déranges pas. » Tu souris. « Je me rends compte que je n’aurais peut-être pas dû choisir le parcours Forces Spéciales mais Médecine Magique. Sincèrement, si tu me dérangeais, je ne serais pas là. » Ton sourire s’étire et tu espères lui faire comprendre à quel point tu es franc dans tes paroles. Et il te vient une idée qui devrait normalement plaire à Jasmin (si tu penses à avoir réussi à comprendre comment fonctionne l’individu, même si tu ne te prétends pas omniscient loin de là). « Tu sais quoi ? Il doit nous rester un peu de temps avant le début des cours et j’ai bien envie d’aller me prendre une boisson au distributeur, tu m’accompagnes ? » Tu pointes la sortie d’un pouce par-dessus ton épaule. « C’est un peu morose les toilettes quand même, tu ne trouves pas ? On serait mieux dans un coin de la cour intérieur ! »

Tu ne lui laisses cependant pas le choix. Et comme lui avec la chasse d’eau, tu recouvres ta main de ton uniforme pour mieux attraper sa manche (parce que Gens ⇒ Saleté), et tu le traînes jusqu’aux distributeurs en veillant à rester près des murs (parce que Foule ⇒ Panique). Le long du trajet, tu l’observes du coin de l’œil, vérifies que tout va bien malgré tout. Même si tu es un inconnu, même si tu es sans doute un peu trop entreprenant à son goût. Et vous arrivez à destination. Tu le lâches enfin et cherche dans ton sac ton portefeuilles pour en sortir deux pièces de cents yen. « Tu veux quelque chose ? C’est moi qui offre ! »


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MessageSujet: Re: terminé | [FLASHBACK] C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille ❧ SHION Lun 5 Sep - 20:14

C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille
FEAT. Shion ♥



― Je te parle tombé sur le bord de la route et l'arc-en-ciel est fait des larmes que je couds.


Tu es toi, qu'il te dit et ça te fait quelque peu relever la tête vers lui, ton regard dans le miroir, tes yeux qui voudraient se perdre dans les siens mais qui ne les trouvent pas vraiment. Tu es toi, qu'il te dit et toi tu ne sais pas très bien ce que ça veut dire, d'être soi, parce que tu as toujours eu l'impression de devoir jouer un rôle, parce que tu ne sais pas vraiment qui tu es, parce qu'on ne te l'a jamais dit et c'est effrayant d'être soi-même quand on ne comprend pas vraiment ce qu'on est, n'est-ce pas ? Mais tu essayes de ne pas laisser ce genre de pensées t'assaillir, tu ne veux en rien que ton esprit tangue pour des raisons si abstraite, pour des mots prononcés à la légère -et peut-être qu'ils ne sont pas si légers que ça et peut-être qu'au fond, ils te font même plaisir parce qu'être toi veut dire qu'il ne te juge pas pour ce qu'il voit et c'est bien rare ceux qui te permettent d'être comme tu veux être, mais que veux-tu être vraiment ? Là est une autre question qui tourbillonne un peu dans le fond de ton crâne alors que tu l'écoutes parler de son cursus scolaire qui te fait très légèrement hausser les sourcils -ou peut-être les fronces-tu ? « Les forces spéciales ? » dis-tu comme ça, comme un écho un peu surpris parce qu'on ne dirait pas, parce que tu as peut-être un peu jugé vite, parce que tu as fait ce que tu n'aimes pas qu'on te fasse et que tes yeux posés sur son corps ont jugé bon de juger une apparence certainement trompeuse et tu te maudis un peu pour ce jugement hâtif alors que tu es le premier à dire que cela est bien idiot -mais tu n'es pas très intelligent, n'est-ce pas ? « On ne sait jamais, il y en a qui se sentent forcer, une histoire de bonne action ou je ne sais quoi... » une probable histoire de karma, si tu fais quelque chose de bon, quelque chose de bon t'arrivera aussi ou une histoire comme ça et tu as déjà entendu ces enfants rigoler dans les couloirs de l'école disant qu'aujourd'hui ils ont aidé l'autiste, n'était-ce pas une bonne action ? et toi tu ne pouvais rien dire, à quoi bon se battre contre des sourds ? Mais tu veux bien essayer de le croire, tu veux bien essayer de te persuader que s'il est là c'est parce qu'il a envie d'être là, que c'est son choix, que ça ne le dérange vraiment pas -et ça te reste tout de même incroyable parce que toi, tu aurais certainement déjà pris la fuite si tu t'étais croisé en train de pleurer dans les toilettes. Et pourtant il n'est pas là ; une question te brûle les lèvres mais tu ne sembles pas capable de la poser -pourquoi n'a-t-il pas pris Médecine Magique ? Toi, tu aurais bien aimé, mais aucun de tes pouvoirs n'était vraiment pratique pour ce parcours là, alors forcément... Et voilà que monsieur fait comme si vous vous connaissiez depuis toujours et tu ne sais trop quoi dire à cette soudaine attitude, parce que tu n'as pas vraiment l'habitude que l'on te demande si tu veux accompagner quelqu'un encore moins pour aller prendre tu ne sais quoi dans un distributeur -il faut dire que les japonais ont vraiment de tout dans ces petites boîtes et tu n'as jamais vraiment trouvé l'occasion de t'arrêter devant une seule d'elle afin d'y insérer une pièce pour en faire glisser un lait ou un jus ou tu ne sais trop quoi. C'est peut-être ta curiosité qui te convainc, qui te rend un peu plus docile et plus que de passer du temps avec l'inconnu -non, il s'appelle Shion,, n'est-ce pas ? Tu es certain que tu dois te souvenir de ce nom, ce que tu veux, c'est vraiment satisfaire ta curiosité pour ces drôles de petits distributeurs dont tu avais entendu parler avant de prendre pour aller au Japon. Et de toute manière, il ne te laisse pas le choix puisqu'il attrape ta manche et tu portes un regard paniqué à ton poignet que tu pensais enlacé d'une main pleine de doigts mais non, une barrière de tissu semble te protéger, autant son uniforme que le tien et ton coeur qui bat fort semble se calmer, un peu, légèrement et le passage dans la foule te semble bien plus simple quand devant toi quelqu'un trace le chemin alors que, replié sur toi-même, tu rases le mur. Peut-être même que tu te serais un peu rapproché de lui-beaucoup, peut-être que l'espace entre vos corps est maintenant juste assez pour que tu survives tout en pouvant te protéger de toute cette population qui semble t'effrayer bien trop pour ce qu'elle est -tu n'y peux rien, de toute manière, tu ne contrôles pas ce genre de choses et c'est un peu comme si la présence de Shion te rassurait en quelques instants ; du genre bouclier humain ou tu ne sais trop, mais plus que pratique, c'est pas toi qui a choisi mais lui qui a décidé de te protéger et tu ne sais que dire ; il a fait attention à toi, n'est-ce pas ? C'est ce qu'il venait de faire et certainement que tu t'emportes un peu, parce que tu es idiot, parce que l'attention n'est que si peu portée sur toi te fait toujours un peu quelque chose et t'es presque essoufflé quand vous arrivez devant le dit distributeur. Et il propose de t'offrir quelque chose et tu secoues un peu la tête ; « Tu n'as pas à faire ça tu sais.. », non il ne sait probablement pas et tu hausses les épaules avant de dire ; « Juste un jus d'orange... » parce que tu as comme l'impression que malgré ton refus, il ne te dira pas oui, et même si tu es un peu inquiet à l'idée de boire quelque chose sorti de cette machine, tu te dis que ça ne peut pas être si terrible que cela et tu ne sais pas trop alors tu rajoutes un « s'il te plaît » tout de même gêné ; « je peux récupérer moi la bouteille ? » que tu demandes ? Et ta boisson tombée, tu te penches, couvres une nouvelle fois ta manche de ton uniforme pour attraper la dit bouteille -c'est un peu compliqué mais tu sembles y arriver sans grande difficulté (l'habitude, n'est-ce pas ?) et tu adresses un sourire à Shion, ou tu essayes de décrisper ton visage sans que ce ne soit un grand succès. Tu n'es pas très doué pour ce genre de choses et tu dis alors ; « Merci... » oui merci et même que tu rajoutes, sans vraiment savoir pourquoi ; « la prochaine fois, c'est pour moi... » comme s'il y allait avoir une prochaine fois.
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MessageSujet: Re: terminé | [FLASHBACK] C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille ❧ SHION Mar 6 Sep - 11:03
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The human soul is a treacherous place. Beneath the mask we wear a dark and twisted labyrinth laid secrets locked and closets closed never surface while we keep composed come out of hiding.
Tu penses que votre traversée de la cour intérieure s’est passée sans encombre. A  cinq minutes du début des cours, les lieux commencent à se vider des étudiantes et étudiants de tous âges rejoignant précipitamment leur étage respectif. Certains savaient exactement où aller, d’autres étaient tout simplement perdus. Toi aussi tu aurais dû avoir cette tête-là si ta sœur ne t’avait pas briefé sur les lieux. Спасибо Cестрица. Tu savais que tu étais au premier, tu connaissais le numéro de ta classe et tu te disais que cinq minutes, c’était bien large pour prendre une boisson –et puis tu avais envie d’un thé glacé, et puis de toute façon, tu avais toujours été en retard le premier jour, la faute à pas de chance. Tu introduis la pièce de cents yen, et tu souris à Jasmin pour l’encourager à choisir, ne te doutant pas vraiment que c’était la première fois qu’il voyait ce genre de machine. Et que le choix a été fait, tu t’es exclamé : « Un jus d’orange donc. C’est parti ! » Tu appuies sur le bouton et regarde la bouteille tomber dans un CLONC d’aluminium et de plastique. Tu le laisses récupérer sa bouteille et tu regardes le contenu du distributeur. Ils étaient en panne de thé glacé. Quel n’a pas été ton air déçu d’une moue boudeuse quand tu as jeté ton dévolu sur une canette de café. Et tu récupères ta canette pour tirer sur la languette, rendant un sourire à Jasmin.

« J’y compte bien ! » Qu’il te dise « la prochaine fois » te fait étrangement plaisir. Parce que tu ne t’attendais pas à ce qu’il veuille te revoir, au final tu avais été un peu envahissant avec tes mouchoirs et tu n’aurais pas été étonné qu’il prenne sur lui pour mieux te fuir (mais ça t’aurais franchement fait mal au cœur). Parce qu’il a l’air un peu comme ça Jasmin, et quand tu le regardes, tu te dis que c’est bien le genre de personne que tu ne te verrais jamais laisser seule. Parce que t’es pas comme ça. T’es un peu une mère de substitution, le bon pote toujours là quand ça ne va pas : le mom friend quoi – même si tu fais des dad jokes comme on dit, tu es plus mom que dad au final. Tu portes la canette à tes lèvres en souriant un peu bêtement. « Si tu veux qu’on se revoit pour une sortie distributeur, il vaut peut-être mieux que je rentre ton contact dans mon Holokit, ça sera plus simple. » Et tu poses ta canette pour mieux trifouiller dans ton appareil, inscrivant le numéro de Jasmin et son nom. Mais tu te stoppes net. « Attends. Jasmin …. Djasumin「ジャスミン」c’est trop long. Je vais raccourcir ça en sumi… » Et tu lèves la tête vers l’intéressé, un sourire sur les lèvres, l’air un peu fripouille. « Sumi「墨」comme l’encre de chine en japonais. Ca te va bien je trouve ! Avec tes cheveux. » Et t’es fier de ta trouvaille, ça se voit sur ton visage, avec ton nez un peu retroussé par ton rire espiègle. « Et voilà, t’es mon deuxième contact, après mon colocataire, c’est pas trop bien !? » Et tu lui montre ton appareil comme s’il y avait une merveille dedans. T’es juste super fier que ta liste d’amis s’agrandisse aussi rapidement et tu ne serais même pas étonné si tu finissais par saturer la mémoire de ton Holokit avec les numéros de tous les étudiants de l’université – et tu devrais peut-être demander si c’est possible d’y ajouter une micro SD au cas où.

Et tu te dis que ce serait bien que tu lui donnes le tien de numéro. Quand même. « Attends, je vais t’envoyer un message, comme ça tu auras le mien. » Et au moment où tu te mets à pianoter un « Hey ヾ(^-^)ノ », la sonnerie retentit. La sonnerie des Enfers. Début des cours, début de l’esclavage, et ton visage se fige dans une expression boudeuse. Pas envie. Alors tu finis ta canette et la jette dans la poubelle. « Tant pis je t’enverrai un message plus tard. A la pause. Ou ça se trouve nos classes sont à côtés. » Tu te remets à rire légèrement. « Allez viens, on va être en retard ! »


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MessageSujet: Re: terminé | [FLASHBACK] C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille ❧ SHION Mar 6 Sep - 12:13

C'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille
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― Je te parle tombé sur le bord de la route et l'arc-en-ciel est fait des larmes que je couds.


Il compte bien te revoir. Il compte bien te revoir ? Tu surpris à cette idée, peut-être perplexe, parce que tu n'es pas forcément certain que ce soit la vérité, parce que tu te demandes s'il ne dit pas ça comme ça pour ne pas te vexer -alors qu'il pourrait très bien te faire comprendre qu'il ne veut plus vraiment que tu le déranges, une fois fut suffisante. C'est parce que tu as toujours tendance à penser que le monde autour de toi te déteste que tu es comme ça, mais tu n'y peux vraiment rien quand ce fut la vérité passé un moment ; ils avaient beau dire je t'aime -et même maman, elle avait beau dire je t'aime, tu savais très bien que l'amour qu'ils te portaient n'étaient que des mots soufflés. Ils n'ont jamais été vrai, rarement, peu souvent et tu voudrais bien leur dire qu'ils n'avaient pas à mentir autant. Quand on aime pas, on le dit, n'est-ce pas ? Et tu es plutôt du genre à exprimer ton dégoût et ton aversion qu'un amour certain, de toute manière ; il est plus facile de dire non que de dire oui et tu es certain d'avoir déjà eu cette pensée un peu trop souvent, tu es certain d'avoir déjà entendu que le non c'était la facilité du faible face aux obligations que nous assènent. Mais ça n'avait rien d'une blague ni même d'un mensonge, non, c'était tout à fait sérieux -vraiment, vraiment sérieux, à un tel point qu'il veut échanger vos coordonnées et toi, tu restes un peu ébaubi face à cela, parce que tu ne t'y attendais pas, parce que voilà, parce que tu t'es dit que ce n'était qu'une fois -et c'est peut-être l'avantage de toujours partit très bas, on ne peut que se redresser et la joie qui secoue ton coeur ne peut qu'être plus grande quand des choses auxquelles tu ne t'attendais pas se passent. Et sirotant alors le jus d'orange offert, tu as un peu hoché la tête pour donner ton accord, partageant ainsi ton numéro. « Trop long ? » avais-tu laissé échapper avant de comprendre qu'effectivement, ton prénom ne devait pas être bien court et tu as haussé les épaules comme une excuse muette parce que tu ne peux pas t'appeler autrement et que lui donner Séléné comme alternative ne devait pas très pratique non plus, voire peut-être pire. Mais il a trouvé seul la solution et voilà ton prénom raccourcit et tu as un peu haussé les sourcils -est-ce qu'il savait que c'était le premier surnom gentil que l'on te donnait depuis trop longtemps maintenant ? Non, bien sûr qu'il ne le sait pas, mais toi, ça te fait plaisir -non ça te gêne, en fait, et t'as même baissé un peu les yeux alors que tes doigts sont venus te perdre dans ta tignasse onyx -oh non, pardon, il semblerait que maintenant elle soit couleur encre de chine et tu trouves ça drôlement poétique quand même, d'une certaine manière, oui. Et il te dit que tu es son deuxième contact et toi tu as un peu haussé les épaules essayant de partager son enthousiasme par un ; « C'est.. génial ? » quelque peu timide, parce que tu n'es pas certain que ce soit si bien que ça. Shion te donne comme l'impression qu'il est ce genre de personne à obtenir les numéros de toute sa classe d'ici la fin de la journée et probablement qu'il dira "c'est pas trop bien ?" à tout ceux dont le numéro se retrouvera dans son répertoire -mais tu n'es pas jaloux, non, ce n'est pas ça, c'est une simple constatation qui te fait prendre conscience que toi, c'est presque honteusement que tu enregistreras son numéro en pensant qu'il est le premier mais aussi probablement le dernier à y faire son chemin sans te soucier de ce qu'il pourrait se passer dans l'avenir -parce que tu ne penses pas à l'avenir, non. Et la sonnerie retentit et tu redresses le visage comme si ça allait t'aider à faire quoi que ce soit et il abandonne son message en te disant qu'il l'enverra plus tard et toi, tu oses espérer qu'il le fasse vraiment -et tu vas le croire, essayer en tout cas, de lui prêter un peu de ta confiance parce que sait-on jamais, peut-être dit-il la vérité ? « On est en retard. » T'es-tu permis de commenter aux quelques mots du blond mais tu es venu avec lui afin de rejoindre vos classes -un peu paniqué, parce que toi, tu n'aimes pas les choses comme ça, parce que tu n'aimes pas être en retard, parce que tu n'aimes pas rien maîtriser et en même temps, tu te dis que d'une certaine manière, Shion était un bel imprévu.
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