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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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'cause it feels so empty without you // ARATA
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Ajisai

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MessageSujet: 'cause it feels so empty without you // ARATA Jeu 11 Aoû - 20:25
Donner un sens à ma vie, ça aurait été comme jouer la 5e symphonie de Beethoven avec les ongles sur un tableau — Arata & Lulla

Ne pas vouloir quitter son petit lit douillet, rester à glander sans une once d'inquiétude pour le reste de sa journée ; c'est ce qu'avait raté Lullaby en décidant d'son sort avec sa pièce fétiche. Pile, je dors, Face, j'me lève. Malheureusement pour blondie, la pièce avait heurté la paume de sa main avec la jolie facette tant redoutée ; et c'est avec beaucoup de déception qu'elle était partie se doucher pour mieux se réveiller. Non, elle n'avait pas cours ce matin, mais ce n'était peut-être pas une bonne raison pour lambiner ; alors autant sortir se balader pour profiter du beau temps ; même si ton cœur n'est pas trop enjoué à cette idée Lulla. Une douche froide semblable à une claque, qu'elle s'inflige chaque matin comme un rituel, prête à se faire souffrir de quelques façons que ce soit pour se prouver qu'elle est bien vivante ; et c'est parti pour la session habillage. Tenue décontractée, short gris et tee-shirt noir avec la jolie tête du joker joué par Heath Ledger sur le devant ; laissant un « why so serious » sur le dos avec sa traînée de sang ; le tee-shirt qui lui avait valu une de ses plus belles rencontres ici ; allait-elle le croiser aujourd'hui ? La jeune femme n'en savait rien, mais les plus belles rencontres sont celles que l'ont ne prévoit pas ; alors elle n'avait pas donné signe de vie, n'avait pas vraiment dit où elle irait ; mais elle espérait malgré tout tombé sur lui, par hasard, au coin d'un couloir ou d'une pièce. Pile, je le vois, Face, je ne le vois pas. À votre avis, quel fut le résultat ?

Un sac à bandoulière muni de son matos habituelle, la demoiselle quitte sa cabane après avoir choppé ce qu'elle devait emmener et ne s'attarda pas sur des détails. La voilà partie en quête d'un nouveau havre de paix, d'un coin calme ; d'un endroit pour écrire encore une de ses fameuses lettres sans destinataires. Casque sur les tempes, la musique à fond, Lullaby ne fait même plus attention au monde qui l'entoure ; trop occupé à imprimer chaque intonation d'la voix du chanteur dans sa caboche désabusée, trop possédé par le riff de cette mélodie endiablée ; Gorillaz & cette basse qui l'envoie voler aux quatre coins du globe ; Feel good inc ; la chanson de la bonne humeur, qui lui donne envie d'faire tout et n'importe quoi ; son réveil du matin qui la poursuit à tous moment de la journée. Et un sourire radieux vient prendre possession de ses lèvres alors qu'elle continue d'avancer de par sa démarche nonchalante et de son regard avisé ; l'Irlande lui manque, mais elle se sent de plus en plus chez elle ici et ce n'est pas pour lui déplaire. Alors la mélodie continue lentement son chemin, avance sans se prendre la tête dans les couloirs du bahut, passant par son club avant tout pour voir si une âme qui vit aurait eu la même idée qu'elle ; mais non. Aujourd'hui, Lullaby ne croisait personne ; dommage pour elle... Mais plus tôt, sa pièce avait affiché Pile.

Le toit ; voilà ou ses pas l'avait guidé ; voilà le lieu où la jeune femme se laissa tombé, sortant alors son stylo et son carnet, augmentant le son de sa musique pour s'extirper encore plus du monde qui l'entoure et c'est parti, elle gratte sur le papier son flot d'idées ; et elle s'adresse à toi, toi qui es au fond d'elle, qui est omniscient, mais qui ne comprend sans doute pas de quoi elle parle. Elle te raconte sa vie, ses peines, ses angoisses et ses incertitudes. Elle te parle d'Evan aussi, son frère qu'elle ne croise plus vraiment dans les couloirs ; sa moitié, sa vie, son tout. Et elle pleure sur le papier Lulla, même si les larmes ne coulent pas, les mots le font pour elle ; et la musique le ressent et c'est Unravel qui commence ; mais un bruit de porte en fer qui tape la fait sursautée et pourtant... Elle n'ose vraiment pas se retourner. Alors la jeune femme continue d'écrire, trop happé dans son monde, trop concentré pour faire attention au reste...

Pourtant, si elle s'était retournée, elle aurait remarqué que sa pièce ne s'était pas trompée ; que Pile avait vu juste ; que tu étais arrivé, Arata.


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Ajisai

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MessageSujet: Re: 'cause it feels so empty without you // ARATA Sam 13 Aoû - 4:00

'Cause it feels so empty without you

La journée allait être rudement difficile pour Arata; durant la nuit, il avait encore été victime de l'une de ses horribles crises d'angoisse à cause de cette saleté de cauchemar où il revoyait encore la transformation de Tsubasa en cette bête effroyable qu'on appellait Yajuu. Leur mère était là aussi et sous ses yeux impuissants, comme paralysé sur place, il voyait son jumeau lui ôter la vie de sang-froid. La chute de la scène était si violente qu'il en suffoquait. Son inconscient, sa culpabilité le faisait souffrir même physiquement et venaient le hanter de cette manière quelques soirs par mois. Sauf que là, c'était pile le jour où la grasse matinée était d'actualité. Par chance, il a pu se rendormir mais comme son sommeil n'était pas profond, l'agitation dehors l'avait fait levé. On ne pouvait pas dire que la bonne humeur l'habitait pour le coup et il y avait de quoi.

9h02.

Shion dormait encore, pas lui. Le masque du sommeil recouvrait encore son visage et la seule façon de le briser était de se prendre une bonne douche; et ça a marché. C'était un Arata plus frais que jamais qui en sortait. Sa tenue ? Rien de bien particulier pour un été; il avait opté pour un pantalon court en jean, des baskets blanches et ce qui apportait la petite touche perso : son tee-shirt à manches courtes "Keep calm and save Zelda" qui le faisait doucement, stupidement rire car il avait besoin de ça en fait.

Et d'un bon petit déjeuner aussi. Son estomac grommelait pour exprimer son mécontentement d'être aussi vide de nourriture. Donc après l'avoir satisfait en un passage à la cafet', il repassa dans sa chambre pour chercher sa guitare adorée, son sac de cours avec son uniforme dedans et son carnet afin d'aller directement au club de musique en fin d'après-midi sans avoir à faire trente fois inutilement le même chemin. Arata ressentait la nécessité de prendre l'air. De se vider l'esprit. Trop de choses cogitaient là dedans et ça allait le rendre dingo s'il n'évacuait pas. Sous forme de lignes ou en musique, peu importe.
Il passa dans la Grande Cour pour se trouver une place tranquille sous un arbre afin de gribouiller un peu dans cette chaleur matinale avec les écouteurs dans ses oreilles dont sa playlist passait une à une ses musiques préférées. Il dessinait; des formes sans couleurs parce qu'il n'en avait pas, c'était du crayon. Et ces formes donnaient d'abord l'arbre d'en face. Puis hop, une certaine musique  qui passait et ça y est, le Arata était partit dans un autre registre : un portrait du Dark Knight qu'il chérissait tant. Son côté humain, mystérieux, sombre; ça l'avait toujours fasciné. Au fil que la mine glissait sur le papier, il se rappelait de cette discussion épique qu'il avait eu avec cette fille de sa division. Ça le faisait sourire.

Lullaby.

C'était la première fois que le brun rencontrait une fille avec qui il était autant sur la même longueur d'onde. Comment avait-il pu ne pas s'en apercevoir plus tôt ? Ou même avoir daigné lui parler ? C'est vrai, en y réfléchissant bien, Arata l'avait déjà vu quelques fois en pleine discussion avec Rory sans vraiment faire plus gaffe que ça. On aurait même dit qu'ils se connaissaient depuis un petit moment. Néanmoins, il n'avait pas eu l'occasion d'en parler à son meilleur ami juste pour assouvir sa curiosité mais ça ne saurait tarder. Non là le seul vrai souci à part se sentir con, c'était qu'un groupe d'élèves venaient perturber son silence. Oui ça le dérangeait et le brun n'avait pas hésité à bouger ses fesses pour se mettre à la recherche d'un coin plus tranquille. Le toit peut-être ? L'Ajisai savait exactement où aller, en espérant ne pas avoir de mauvaise surprise vu sa poisse habituelle...

Il arriva, pour finir bouche-bée avec une belle tête d'ahuri pendant quelques secondes avant de redescendre de Terre un sourire narquois jusqu'aux oreilles. S'il s'attendait à la voir elle en ayant pensé par hasard à cette dernière y'a à peine dix minutes, Arata allait vraiment croire que c'était un complot des illuminatis à force de coïncidences. Voilà.

— Hé bien...Si je m'attendais à te croiser ici.

Le brun remarqua en plus qu'elle portait le fameux tee-shirt "Why so serious ?" qui les avait fait se rencontrer. Décidément, il ne s'en lassera jamais. Et elle non plus visiblement.

— Je vois que tu as remis le fameux tee-shirt du Joker ! J'allais dire "Dommage que le mien soit au sale, si j'avais su j'aurais mit le mien" mais c'est plus épique quand c'est le hasard qui décide hein ?

Par réflexe, Arata observait curieusement ce que sa camarade était en train de faire avant de reporter son attention sur celle-ci en lui demandant machinalement :

— Ça va sinon ? Qu'est-ce tu fais ici toute seule ?

Sûrement avoir la paix, quelle question. C'était en cela qu'il était mal à l'aise, ses yeux verts fuyaient les siens rien que de penser qu'il puisse l'emmerder à venir dans son espace vital. Il aurait pu s’asseoir, mais non, monsieur préférait rester debout pour l'instant.


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Ajisai

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MessageSujet: Re: 'cause it feels so empty without you // ARATA Lun 15 Aoû - 18:11
La plupart des gens disent qu’on a besoin d’amour pour vivre. En fait, on a surtout besoin d’oxygène — Arata & Lulla

music (www) — Et elle fredonne dans l'air avec sa voix un peu cassé à cause de sa gorge nouée ; continuant de gratter le papier, comme possédée, elle ne peut désormais plus s'arrêter. Concentrer sur chacune de ses respirations, concentrée sur chaque rature, sur chaque hésitation du prénom "Evan". Lullaby ne sait plus quoi faire, elle reste perchée dans sa bulle, dans sa sphère, pensant encore naïvement être seule...
Mais t'es là Arata
Tu débarques de nuls parts
Comme pile l'avait dit
Comme sa pièce l'avait prédit
Et la peur ainsi que l'angoisse la guettent
Inquiétude à faire de la merde.


Tu élèves ta douce voix Arata, celle qui lui fait ôter son casque, afin d'entendre la fin d'ta sentence "..... te croiser ici." Elle pouvait très bien imaginer le début, "Si je m'attendais à te croiser ici." Mais elle n'en était pas certaine Lullaby, alors elle ne se voyait pas lui confier directement avec hâte "si tu me connaissais un peu mieux, tu saurais que le toit est mon havre de paix ici." Autant ne rien dire, autant se contenter de sourire furtivement avant de réfléchir à quoi dire. Mais tu reprends aussitôt la parole Arata, un sourire sur ton faciès ensoleillé.

Je vois que tu as remis le fameux tee-shirt du Joker ! J'allais dire "Dommage que le mien soit au sale, si j'avais su j'aurais mit le mien" mais c'est plus épique quand c'est le hasard qui décide hein ?

Le hasard. Apparemment, Arata, tu avais bien cernée le personnage qu'elle était ; confiant toujours sa vie ou ses décisions au hasard, pour ne rien avoir à regretter, pour décider qu'elle avait quand même une once de choix. S'échappant dans sa tête, elle se rappelle cette rencontre presque surnaturelle et son sourire s'élargit aussitôt ; une rencontre qui changea sa vision des choses, de la vie, et d'autre notions bien oubliées ; comme le jour où elle rencontra Rory ; comme le jour où elle rencontra Eden. Arata, tu as une place spécifique dans la vie de Lulla', mais encore impossible pour elle de vraiment comprendre ce que cela signifie dans son cœur meurtri.

Le hasard fait souvent bien les choses comme le dit le dicton. J'aurais eu dû mal à ne pas mettre ce tee-shirt, pour ma part, c'était le seul qui n'était pas sale.

Et ses lèvres laissent s'échapper un rire à la sonorité qu'elle avait presque oublié, parce qu'il faut l'avouer, Lullaby ne rit plus vraiment depuis longtemps, depuis qu'Evan est passé au troisième stade et que la distance qu'il fout entre lui et sa jumelle la blessent plus que de raison. Se redressant afin de s'étirer, la jeune blonde sort une cigarette de son paquet, referme avec rapidité son carnet quand elle vit que tu regardais curieusement ce qu'elle faisait avant ton arrivée ; puis écouta ta nouvelle question à son sujet ; preuve qu'elle devait te susciter de l'intérêt, ou une forme de politesse pour ne pas te montrer grossier ; à vrai dire Lulla' n'en sait rien. Mais une option serait préférable à l'autre, non ?

Ça va sinon ? Qu'est-ce tu fais ici toute seule ?

La demoiselle arque un sourcil, tire une longue latte sur sa cigarette ; elle était en train de réfléchir. Que pouvait-elle bien te raconter Arata ? Quelque chose de joyeux pour éviter de plomber l'ambiance ? Ou l'amère vérité ? Autant choisir la première option par sûreté ; et dans ces moments-là, ne pas jouer à "pile ou face".

J'adore le toit, on n'y entend des bruits qu'on n'y entend pas ailleurs. Les gens qui s'éclatent dans la cour, les oiseaux qui chantent et le vent qui frémit et se glisse dans les feuilles d'arbres. Cela forme un fond sonore très agréable à l'oreille et j'aime m'en imprégner.

Elle aime ça et en même temps, déteste aussi tous ces bruits ; parce qu'ils sonnent comme des moments de plénitude, de bonheur ; tout ce qu'elle n'est pas à l'heure actuelle ; tout ce qui n'emplit pas sa carcasse presque inanimée de toute émotion positive. En enlevant la cendre de sa cigarette sur le sol, Lullaby se tourne vers toi Arata, puis elle regarde le sol avant de revenir à tes pupilles ; comme pour t'inviter à prendre place à ses côtés parterre, parce que tu ne la déranges pas ; n'oublie pas qu'elle peut lire en toi.

Je vais bien, je crois que je vais bien, oui. Et toi ? Que fais-tu ici ? Qu'est-ce qui t'as guidé sur le toit ? Ne me dit pas que c'est ton irrésistible envie de me voir ?

Et elle commence son petit jeu, celui du narcissisme forcé, comme pour se rassurer, pour prendre confiance en elle. Parce que c'est ainsi qu'est Lulla' normalement ; alors autant jouer cartes sur table avec Arata ; avec toi.

Pour ma part, j'étais en train d'écrire quelques petites choses, rien de bien passionnant.

Rien de plus, rien de moins ; encore trop personnel pour lui avouer ses lubies étranges, celle d'écrire des lettres sans destinataires, comme pour parler à un fantôme. Parce qu'Evan l'esquive encore et encore... Et son sourire s'estompe et elle attend maintenant que tu prennes la parole pour briser ce nouveau silence presque trop pesant.

HRP ; désolé chou, c'est un peu court, j'me rattrape au prochain ♥ j'espère que ça t'inspirera quand même ;w;


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Ajisai

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MessageSujet: Re: 'cause it feels so empty without you // ARATA Jeu 18 Aoû - 1:09

'Cause it feels so empty without you

Il y croyait à moitié, à ce phénomène qu'on appelle le hasard, Arata. Néanmoins depuis sa rencontre avec Lullaby, elle l'avait indirectement convaincu. La vie avait frappé ce garçon de malchance, telle une punition divine car il n'était  né half. Les moqueries. La mort de sa mère. Le déceptions amoureuses à maintes reprises et pour couronner le tout, la transformation de Tsubasa en cette bête sans visage; Pourquoi ? Pourquoi la vie d'acharnait-elle autant ? Puis elle est apparue dans sa vie; ce rayon de soleil, ce diamant brut qui l'éblouissait de son éclat naturel. Lullaby. Cela faisait que récemment qu'ils essayaient d'apprendre à se connaitre et pourtant, c'était comme s'il la connaissait depuis longtemps. Le hasard venait de trouver les deux extrémités du fil rouge.

Leurs rires se synchronisaient. Il n'avait pas fait gaffe qu'elle avait dissimulé ses écrits des yeux curieux de son camarade. Par contre, il avait vu ce qu'elle venait de sortir de son sac : un paquet de cigarettes. Ainsi, ils étaient deux fumeurs dans ce cas; lui l'était occasionnellement. C'était son frangin qui tirait des lattes à la base, son alter ego subissait la fumée. Et depuis sa disparition, Arata avait eu ce besoin de l'imiter comme pour le sentir encore à ses côtés quitte à s'en dégrader sa santé, ce n'était pas grave. Son esprit était brisé de toute façon. Rory et Shion étaient là pour le rafistoler mais il manquait toujours cette pièce du puzzle pour le rendre à nouveau heureux;

Le vent...La tranquillité. C'était aussi son oxygène. Ils lui rappelaient ses plus beaux souvenirs avec sa famille encore au complet, au parc près de son chez soi. Deux jumeaux. Un couple. C'était une belle époque révolue à présent. Arata s'évadait aussi dans ces moments, chassant ses pensées déprimantes au détriment de choses plus joyeuses : la musique, des idées à mettre en forme pour des arrangements musicaux, réfléchir à ce qu'il pourrait faire prochainement comme activités avec ses potes...Puis Lullaby qui est rentrée récemment dans ce cercle fermé; rien n'était plus comme avant.

Il avait levé le nez quelques instants vers le ciel découvert au dessus de leur tête puis ferma les paupières pour sentir cette brise caresser délicatement son visage, semblable à un geste maternel. Quelques instants. Et ses iris verts trahissant une partie de ses origines étrangères se posèrent à nouveau sur l'Ajisai assise parterre.

— J'aime bien aussi, c'est d'ailleurs étonnant que je ne t'ai jamais croisée ici. Après, c'est vrai que je préfère me poser sous les arbres en général sauf qu'on va dire que c'était pas mon jour jusque-là.

"Enfin, tant que je ne me fais pas virer comme un chien par Lulla, sinon j'aurais plus qu'à aller jouer dans les poubelles tu sais quoi".

Hé bien, visiblement elle l'avait bien cerné. Ou avait-elle lu en lui ? Parce que la miss lui fait comprendre qu'il était le bienvenue à ses côtés. Ça lui faisait plaisir et Arata n'a pas poiroté pendant trois ans pour se mettre en tailleur sur le sol gelé en posant son étui à sa gauche. Pareil pour son sac, ce boulet qu'il va devoir se trimbaler toute la journée en plus. La galère.

— Je vais bien, je crois que je vais bien, oui. Et toi ? Que fais-tu ici ? Qu'est-ce qui t'as guidé sur le toit ? Ne me dit pas que c'est ton irrésistible envie de me voir ?

Un sourire carnassier vint se dessiner subitement sur son visage. Oh oh Lulla. Tu venais de lui tendre une belle perche au pt'tit plaisantin qui te sert maintenant d'ami, en théorie.

— Moi ? Nooon pas du tout ! ...Bon ok j'avoue, j'ai eu du mal à me passer de toi alors je suis venue en utilisant mon pouvoir de géolocalisation pour te tenir compagnie parce que je n'avais que ça à faire de ma vie.

Il avait ri de sa connerie et ouvra son sac pour chercher son carnet avec une idée en tête avant de continuer plus sérieusement :

—  Non en réalité j'ai très mal dormi, j'ai eu en plus un réveil digne d'un camp militaire et quand j'ai voulu être tranquille sous les arbres pour écrire dans mon carnet on est venu me déranger. Et me voilà en gros.

Arata tourna une à une les pages de ce qu'il avait dans les mains, tel un livre relatant sa vie; c'était le même principe, puisque le jeune homme y notait un peu tout et n'importe quoi dont ses pensées les plus profondes; une page vierge à remplir, comme un nouveau chapitre qui débuta sous sa plume; le premier mot qu'il écrivit :

Bonheur

— Pour ma part, j'étais en train d'écrire quelques petites choses, rien de bien passionnant.

Qu'elle disait. Puis il réalisa un truc que Lullany avait dit juste avant.
"...Je crois que je vais bien ?".
WAIT.
C'était pas très rassurant à entendre. Sur le coup, le jeune japonais arqua un sourcil et se pencha vers elle pour guetter un bon signe. Niet. Alors ça posait son carnet, ça se levait, pour s'accroupir devant elle et lui faire direct sans détour :

— Tu peux m'en filer une s'il te plait ? De cigarette je veux dire.

Oui, il en avait finalement envie à force. Mais il détestait aussi avoir l'impression que quelque chose pouvait perturber autrui. En l’occurrence son double féminin récemment découverte. Et le brun se saisit de l'une de ses épaules pour l’inciter à le regarder bien dans les yeux.

— T'es sûre que ça va ? Ne mens pas, tu sais que je peux lire dans tes pensées Lulla. On ne se parle pas depuis super longtemps mais je t'apprécie et t'estime déjà beaucoup, et c'est pas mon genre d'être comme ça d'habitude. Alors si tu veux parler ou que t'as besoin de quoique ce soit, fais-le moi savoir. Même pousser la chansonnette si tu veux, j'ai le matos juste derrière !

Il tapota le cocon de plastique entourant sa guitare adorée pour justifier ses dires et espérer revoir son visage s'illuminer encore une fois. Sauf qu'il abusa un peu trop et une fausse note s'envola dans les airs, ce qui le fit sursauter un peu d'ailleurs. Mais c'était Lullaby qui retenait d'avantage son attention.

A toi, vas-y, parle-lui. Il t'écoutes.


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Ajisai

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MessageSujet: Re: 'cause it feels so empty without you // ARATA Ven 19 Aoû - 0:32
Tu es trop belle pour être gentille. C'est pourquoi tu détruis tout ce que tu touches — Arata & Lulla

anger (www) — Parfois, dans la vie, il y a des situations qui vous donne envie d'fuir ; des rencontres qui vous traumatises, des gens qui vous blessent sans qu'ils ne s'en rendent compte. Arata ; Arata c'est une de ses personnes qui la blesse sans qu'il ne le sache, c'est une de ses personne qui la traumatise sans le savoir et surtout, il vient de la mettre dans une situation qui lui donne clairement envie d'fuir, de quitter le toit sans se retourner. Il semblerait que tu ne t'en rende pas compte Arata, mais t'es ce genre de type qui arrive à la rendre totalement barge et Lullaby, elle sait même plus où s'mettre. Ton sourire arrive à la rendre perplexe, parce que personne à part Eden et Rory n'ont daigné lui accordé un tel sourire... Et parfois, elle se demande vraiment si tu ne joues pas un rôle avec elle Arata, comme si Rory t'avais d'mandé d'être aussi génial et adorable avec elle... Pourtant, elle ne te posera pas la question et elle n'y pensera pas non plus ; parce que tu te permets des choses que tu n'devrais pas Arata et trifouiller des informations dans sa tête en fait parti.

Tu lui demandes une cigarette et elle te l'accorde d'un mouvement de bras ; puis vient le moment des questions et  c'est une colère sourde, aveugle et silencieuse qui commence à bouillir ; son sang ne fait désormais qu'un tour et le rouge lui monde aux jours. Gênée ? Non. En colère ? Sûrement. Tu oses Arata. Tu oses braver ses interdit de ton pouvoir et elle n'oserait pas le faire avec les tiennes ; pas sans le faire exprès, parce que c'est un pouvoir qu'elle ne maîtrise pas, mais jamais, ô grand jamais, elle ne t'en aurait fait part de vive voix. Oui, elle est dû genre à lire les pensées de Rory, pour l'aider, le réconforter, pour ne pas l'abîmer d'avantages. Mais toi Arata, pourquoi tu viens de faire ça ? Lullaby aimerait tellement te poser la question, mais elle aurait bien trop peur de ne pas contrôler sa voix, ni ses mots ; alors à la place, elle laisse parler son regard pour elle, pendant un temps... Lullaby aussi t'apprécie beaucoup Arata, beaucoup trop et c'est justement pour cela qu'elle se retient d'te dire que tu dépasses les bornes ; ne rentre plus jamais dans ma tête Arata, pour ton propre bien. C'est la seule pensée que tu peux lire et la seule qu'elle t'accordera.

La tension dans l'air est palpable, mais elle ne se voit pas rester aussi silencieuse pendant encore milles ans ; c'est en inspirant longuement une grande bouffée de nicotine et en la relâchant par les narines qu'elle lâche sur un ton désinvolte et bien trop blasée ; un ton de l'ancienne Lullaby.

Je ne me souviens pas t'avoir permis d'rentrer dans ma tête.Mon crâne, c'est mon jardin secret. Je ne me rappelle pas être déjà entrer dans le tiens par mégarde ou même par envie, alors je te demanderais de ne plus le faire, tu seras gentil.

Peut-être un poil trop cassante, un poil trop agressive... Mais elle doit te le faire comprendre Arata, elle doit te montrer d'une façon ou d'une autre qu'il y a des choses à ne pas faire avec elle et encore moins avec les pensées qui la perturbe.

Crois moi que si j'ai besoin d'te confier quelque chose, je le ferais sans hésiter ; après tout, je t'estime beaucoup moi aussi, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué.

Et sa franchise est semblable à une balle de Baseball qui fait sortir le batteur tellement elle file, droite, sans bavure, bien net. Mais voilà, il y a des choses qu'il ne faut pas faire et encore moins dire en sa présence. Fouiller dans la tête d'une fille, c'est déplacé et le lui faire remarquer, c'est encore plus déplacé... Mais ce serait mentir que de dire que Lulla' n'avait jamais infiltré les pensées de personne ; preuve, elle avait rencontré beaucoup de gens ainsi, en captant leur pensées sans vraiment y faire attention ; lisant ainsi leur rage, leur peine, leur déboires. Et elle s'en veut Lullaby d'faire ça, parce que c'est privé, parce que ce qu'il se passe dans une tête ou dans un cœur doit y rester. Basculant en arrière, la jeune femme se retrouve allongé sur le sol, contemplant le ciel bleu et les nuages qui semble passer petit à petit devant le soleil qu brillait haut, très haut dans l'étendue bleu. Elle s'en veut de t'avoir parler aussi durement Arata, mais c'est pour ton propre bien, pour que tu sois plus discret à l'avenir, même si elle l'espère de tout son cœur ; que tu ne t'aventurera plus jamais dans son cerveau sans son autorisation.

Mais j'veux bien que tu m'joues un morceau en guise d'excuse. J'veux une belle chanson d'amour en gage de ta bonne foi ; je sais que tu meurs d'envie de m'en jouer une.

Son sourire est mesquin, malicieux ; toujours aussi sournoise ; mais elle ne peut s'empêcher de rire aux éclats à sa dernière remarque ; tellement pas sérieuse, mais autant rire de ce genre de choses, parce que c'était un jeu entre vous ; vous ne pouviez pas vous en empêcher, de vous envoyez des piques de ce genre ; comme si dans le fond, vous espériez le contraire... Mais ça, non, jamais ; jamais ; parce que l'amour c'est une chose qu'elle s'est interdite Lullaby et elle est convaincue que tu fais pareille de ton côté Arata ; parce qu'un être cher qui s'en va, ça fait mal, ça fait vraiment trop mal.

Je ne savais pas que tu fumais d'ailleurs ? Depuis longtemps ?

Elle adorait ça, découvrir de nouvelles choses sur ta personne... Mais c'est bien la preuve que le piège se refermait sur elle ; on lui a toujours dit ; ne jamais dire « jamais ».

HRP ; amour sur toi j'espère que c'est mieux que le précédent /DIE/ ♥ en cours de correction aussi


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MessageSujet: Re: 'cause it feels so empty without you // ARATA Mar 23 Aoû - 19:48

'Cause it feels so empty without you

Tout semblait se passer dans le meilleur du monde. Juste deux potes qui discutaient tranquille...Puis y'a eu un malentendu à la con et on avait maintenant une Lulla en rogne avec un Arata complètement paumé jusqu'à ce que par inadvertance, il capta cette pensée piquante :

'Ne rentre plus jamais dans ma tête Arata, pour ton propre bien."

Deux secondes avant, elle avait accepté gentiment de lui passer une cigarette pour lui sortir ça en pleine poire ? Le croyait-elle vraiment être capable de faire un truc aussi irrespectueux en la sentant pas aussi en forme que ça ? Une telle accusation l'avait un peu refroidi mais il n'allait pas dire amène à tout non plus. Arata assume quand il a fait une connerie - et encore - c'est pas le cas-là, donc il n'avait rien à se reprocher si ce n'est de ne pas prendre de pincettes.

— Oh là là monte pas sur tes grands chevaux ! C'est bon j'ai pas lu dans ta tête, tu m'as dit "je crois que ça va" donc t’insinuais que t'en était pas sûre. Moi non plus j'aime pas qu'on farfouille dans mon esprit, puis toi ça se voyait juste comme ton nez au milieu de la figure que t'avais l'air blasée en vrai, je commence à bien te connaitre Lulla. M'enfin tu fais comme tu veux, je t'obliges en rien tu sais quoi.

On pouvait dire que sa bonne humeur s'était envolée pour le coup. Pas un mot de plus et il s'assit la clope au bec à sa place pour chercher un briquet dans son sac. Il n'avait peut-être pas pensé au paquet mais du feu, y'en avait toujours un qui traînait dedans. Lullaby, elle lui disait en attendant qu'Arata comptait beaucoup aussi. Ça lui a fait plaisir et prenant sa cigarette pour la tenir entre ses doigts, un petit sourire se dessina sur ses lèvres; de toute façon, il n'arrivait pas à être véritablement fâché avec elle. Ce n'était pas sa faute ni de la tienne, y'a eu une confusion c'est tout.

Lulla l'aime bien. Et lui, il est content de l'entendre.

— Bah j'espère bien hein ! Sinon tu m'auras sur le dos. Quoique ça change pas grand chose, tu m'auras quand même dans les pattes dans tous les cas de figures.

Ce rictus, se transforma en un sourire félin. C'est lui qui jouait le chat, enfin pour l'instant du moins. Il aimait bien qu'on lui tienne tête de cette façon, ça l'amusait de se courir après de cette façon; hormis Rory, c'était la seule personne avec qui il pouvait se permettre de le faire sans se faire détester ou quoi, c'est ça qui est bien.

— Mais j'veux bien que tu m'joues un morceau en guise d'excuse. J'veux une belle chanson d'amour en gage de ta bonne foi ; je sais que tu meurs d'envie de m'en jouer une.

"A quoi tu joues Lulla ? " Ah oui c'est vrai. C'est qu'elle savait s'y faire en retournement de situation, Lullaby. Autant dire que ça l'avait surpris mais c'était pas le genre à se dégonfler non plus. Il a juste à faire ce qu'il fait tout les jours : donner de la voix. Mais le faire devant elle, ça l’embarrassait quelque part. Pas qu'il n'était pas confiant de ses capacités, c'est juste que ce genre de musique est particulier; c'était comme une déclaration d'amour, parce que quand Arata chante, c'est en y mettant toutes ses tripes.

— Une chanson d'amour ? Tu me prends pour Romeo ?

Léger silence. Et il afficha ensuite une mine amusée pour lui montrer que ce qu'elle aurait pu prendre pour un refus à l'instant ne l'était pas.

— Je ne sais pas qui est Juliette, peut-être toi mais ouvre bien les oreilles alors.

En un bruit saccadé de fermeture éclair, il ouvra son étui pour y révéler son instrument fétiche. Enfin l'un d'entre eux. Sauf que celui-là avait une valeur sentimentale plus importante que les autres, puisqu'il s'agissait d'un modèle venant des Etats-Unis, offert par sa mère pour ses 10 ans avant que celle-ci ne décède tragiquement des mains de ces bêtes immondes que l'on nomme Yajuu. Parce qu'elle était une Mon ne pouvant pas de défendre. Hormis les souvenirs et son sang qui coulait dans ses veines, cet objet relié à elle était en somme la seule chose qui le suivait partout. Il y tenait comme à la prunelle de ses yeux.

Une fois sortie, il passa la sangle autour de son cou histoire que la protection arrive sur son épaule. Les cordes étaient un peu mal accordées d'après ce qu'Arata avait pu constater bien que cela ne fut qu'une question de minute à avoir le nez pour que tout soit nickel.

— Je ne savais pas que tu fumais d'ailleurs ? Depuis longtemps ?
— C'est normal, j'en fume une de temps en temps. Et quand je t'ai vue avec, ça m'a donné en envie. Ça fait deux ans, depuis que...

Les mots n'arrivaient pas à sortir de sa bouche. Ses doigts ne travaillaient plus et son expression s'était brutalement figée à la simple pensée de Tsubasa. C'était Tsubasa qui faisait ça. Arata en avait horreur. Et lorsque son jumeau a disparu, c'était comme si cette réticence n'était plus. Il se pourrissait la santé en souvenir de son cadet et pourtant, ça lui était bien égale maintenant.

— Ça fait deux ans. Répéta-t-il, baissant ses yeux émeraude vers sa camarade allongée accompagnés d'un rictus quelque peu mélancolique.

"Reprends-toi Arata, bordel. Ce n'était ni le moment de partir en déprime, ni de plomber l'ambiance. Ni elle ni toi n'avait besoin de ça."

Aussitôt, le half joua les quelques notes d'une musique bien connue du public international avant de les accompagner avec sa voix à l'accent américain parfaitement maîtrisé pour un japonais, fixant l'horizon afin de se laisser porter par les paroles et lança de temps à autre des regards à Lullaby pour...En fait, lui même ne savait pas. C'était automatique. Peut-être sur le coup de l'émotion que lui procurait cette chanson.

Presque comme s'il la vivait.

Jusqu'à la fin.

— Voilààà. Alors, contente ?

Ouf. On avait l'ancien Arata plein d'entrain de nouveau parmi nous. Ça, c'était fait. Il en profita pour reprendre sa cigarette et l'alluma en faisant tout de même gaffe de ne pas incendier sa guitare. Alors qu'il la tira en laissant une nuée toxique d'évaporer dans les airs, il avait aperçu une pièce. Cette fameuse pièce, non loin de ses affaires à elle.

— Dis je me demandais, cette pièce que tu te traines souvent, ça a un rapport avec Harvey Dent ? Si c'est ça j'ai intérêt à faire gaffe sinon j'ai une chance sur deux que tu me butes un jour.

Harvey Dent, plus connu sous le nom de "Double Face" de l'univers du Dark Knight qu'Arata chérissait tant.

De l'humour.
Parce que Arata, il l'aime bien Lullaby.
« Qui aime bien châtie bien. » non ?
Plus ils se parlaient, plus il l'aimait, Lulla.
Et le fil rouge du destin se déroulait peu à peu à leur insu...





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MessageSujet: Re: 'cause it feels so empty without you // ARATA Mer 31 Aoû - 18:38

I hear a voice inside me say "feel the blood flow through your veins as the memory it remains" there's nothing left to lose and everything to find, do it now, before you're out of time — elle & toi

heartbeat (www) — Toujours autant cassante, toujours aussi cinglante, malgré les efforts qu'elle tentait d'faire aux quotidiens,  Lullaby n'y pouvait rien. Les mauvaises habitudes sont galères à changer, la demoiselle le sait et ça va lui prendre du temps ; un temps qu'elle n'a peut-être pas, mais pour le restant d'sa vie, elle devait faire quelque chose à ce propos, remédier à son caractère de chien. Tu ne mérites pas qu'elle te parle d'une façon aussi froide Arata, mais elle ne peut s'y empêcher.. En revanche, elle ne s'attendait pas non plus à ce que tu répliques aussitôt sur un ton un peu énervé, un peu blasé ; un peu similaire au siens.

Oh là là monte pas sur tes grands chevaux ! C'est bon j'ai pas lu dans ta tête, tu m'as dit "je crois que ça va" donc t’insinuais que t'en était pas sûre. Moi non plus j'aime pas qu'on farfouille dans mon esprit, puis toi ça se voyait juste comme ton nez au milieu de la figure que t'avais l'air blasée en vrai, je commence à bien te connaitre Lulla. M'enfin tu fais comme tu veux, je t'obliges en rien tu sais quoi. 
Mieux vaut prévenir que guérir, tu n'connais pas ce proverbe ? Alors reste peace chéri et détend-toi.

Le foutage de gueule de Lullaby, c'est légendaire, mais aucunement surfait. Le quiproquo et son inquiétude à ce que tu découvres des choses sur elle en t'égarant dans ses pensées l'avait quelque peu effrayé, même beaucoup angoissé... C'est pourquoi elle voulait vérifier, d'une façon ou d'une autre, si oui, comme elle l'avait redouté, tu avais franchi les barrières de son esprit broyé. Apparemment non Arata, et c'était très bien, pas besoin de chercher plus loin, Lullaby te croyait sans l'ombre d'un doute et c'était d'ailleurs assez effrayant. Tu n'es pas Rory, tu n'es pas Evan, tu n'es pas Eden ; mais la confiance est la même, alors que la méfiance devrait être à son paroxysme.. Parce que les sentiments qui tapent dans sa cage thoracique sont différents de ce qu'elle éprouve pour ces trois-là. Tu es quelqu'un de spécial Arata, peut-être un peu trop et faut qu'elle se l'avoue, ça la fait clairement flipper.

Et encore une fois, elle ne pensait pas que tu allais faire comme elle, succomber aux provocations. Te prendre pour Romeo ? Elle relève la tête, désemparée face à cette question... La tragédie de Romeo et Juliette ? Pourquoi citer cette œuvre ou la mort est ce qui lie les deux protagonistes ? La voilà qui ne peut s'empêcher de déglutir un peu alors que la fumée s'échappe de ses lèvres. Tu sors ton instrument, évoquant le sujet de « Juliette » ; mais Lullaby ne peut rien dire, elle ne peut pas te contredire, c'était peut-être le cas ; parce que comme Juliette, elle était condamnée.
Mais hors de question d'y penser
Pas quand elle en ta compagnie
Surtout pas quand elle se sent autant apaiser.


Tu accordes les cordes alors que tu daignes répondre à sa précédente question ; tu fumes occasionnellement... Deux ans... Deux ans depuis quoi ? Lullaby le sait, elle le sait mieux que personne, parce que les rumeurs vont de bons trains ici ; ce qui est arrivé à ton frère, elle le sait, car t'es dans le même putain de cas qu'elle. Vous le saviez, tous les deux et c'était sans doute pour cela que vous étiez aussi proche aujourd'hui. Cette raison, mais aussi vos similarités et vos complémentarités. Vous étiez semblable, mais à la fois très différents et c'est pour cela qu'elle est autant intriguée par toi Lullaby. Parce qu'elle ne sait pas trop à quoi tu penses, ni comment tu vis vraiment la chose ; parce que comme elle Arata, tu portes un masque constant d'vant ton faciès.

Tes doigts commencent à gratter les cordes et la mélodie revient en mémoire à Lullaby. James Blunt, une chanson qu'elle connaissait, peut-être même un peu trop ; et elle aimerait t'implorer d'pas chanter et d'changer de musique ; parce que ça lui rappelle de mauvais souvenirs. Faire un effort, écouter sans rien dire, écouter et subir... Subir des mots qui ne lui vont pas du tout, malgré l'intensité de ton chant et des sentiments que tu sembles insuffler à cette chanson, Lullaby n'arrive pas à s'en imprégner. Pas à l'aise, chanson mortelle pour son cœur qui crève. Elle lui rappelle cet amour de jeunesse, lui rappelle des moments qu'elle préférerait oublier, mais elle ne dit rien, elle écoute, elle écoutera toujours de toute façon ; parce que c'est toi après tout.

Et tu t'arrêtes, et tu lâches « Voilààà, alors, contente ? » Mais elle se contente de sourire faiblement avant d'écraser sa cigarette sous sa semelle et de jeter le mégot dans son cendrier portatif qu'elle avait aussitôt sorti de son sac. Que peut-elle bien te dire ? Qu'est-ce qu'elle peut te répondre ? Elle ne comprend pas. Pourquoi cette chanson Arata ? C'est à celle-là que tu penses quand tu la vois ? Quand tu l'as regarde ? Tellement de questions qui prennent d'assaut ses pensées ; mais aucun son ne sors. Jusqu'à maintenant.

Beautiful. Une chanson qui ne me correspond pas du tout. Allons Arata, regarde-moi bien, tu trouves vraiment qu'elle... Et la raison la rappelle à l'ordre aussitôt, avant qu'elle ne finisse cette sentence. « Tu trouves vraiment qu'elle convient à une ordure comme moi ? » Non. Non. Dire autre chose, trouver autre chose. Enfin, tu trouves vraiment que c'est une chanson à chanter pour une amie ?

Changement de sujet à la vitesse de l'éclair, tentant de ne rien laisser paraître sur son visage livide qui perd peu à peu des couleurs. Certains mots lui brûlent la gorge, lui broient le cœur, lui nouent les entrailles. Ce n'était pas normal, ce n'était pas ainsi que devait se passer les choses. Rire, ne pas succomber à ses émotions, surtout pas ; parce que c'est tout ce qu'il faut qu'elle évite Lullaby, les émotions trop fortes... Alors peut-être devrait-elle te fuir immédiatement et sans s'retourner la berceuse ; pour ne pas se transformer en une sonate légère... Trop de sentiments, tout est en train de se bousculer, tout avance et tout s'accélère ; mais elle ne peut pas empêcher une larme de couler.

Rah putain non. C'est pas ce que tu crois !

Et elle secoue sa chevelure de ses mains dans tous les sens, tentant de forcer un rire à sortir, pour ne pas chialer comme une pauvre débile.

C'est toi là, avec ta voix et tout l'reste ; putain Arata, t'es pas obligé de succomber aussi facilement à la provocation !

Pourquoi lui avoir chanté cette chanson bordel ? Pourquoi ne pas l'avoir envoyé bouler plus loin ? Pourquoi fallait-il que tu la chamboules autant ? Pourquoi tu jouais toujours son jeu ? Pourquoi tu lui donnes un putain d'espoir qu'elle ne peut pas saisir ? Trop de questions. Mais pas de réponses.

Bref, c'est rien ça va passer ; ahaha. Et pour la pièce... Non. Rien à voir avec Harvey Dent ; j'fais ça depuis que j'ai l'âge de dix ans ; depuis... Euh...

Depuis que ma mère est morte et qu'mon père me cogne. Non. Ne rien dire de plus. Laisser cette fin de phrase en suspend, comme tu l'avais fait plus tôt. Autant ne pas prendre le risque d'éveiller de la pitié. Elle s'était déjà assez confiée sur le sujet à Rory, ce n'était pas quelque chose dont elle voulait parler ; le temps des confessions n'est pas encore arrivé ; autant pour toi que pour elle ; il semblerait.

Tu n'aurais pas un mouchoir ? Putain, j'ai honte. Pleurer pour une chanson...

Camoufler, dissimuler. Tout faire pour ne pas être démasquée.
Mais le lien se resserre
Comme son cœur qui se meurt
Et les sentiments sont incontrôlables
Surtout devant tes facettes si adorables
Mais tu dois l'oublier Lullaby
Oublier Arata
Pour ne pas le blesser
Pour ne pas le rendre triste
Alors elle oublie
Elle oubliera


hrp ; hello darkness my old friends /DIE/ J'suis partie en couille, j'espère que ça t'ira 83
 


Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435
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MessageSujet: Re: 'cause it feels so empty without you // ARATA Lun 5 Sep - 2:57

'Cause it feels so empty without you

Se détendre...C'est vrai. C'était pas très zen de réagir au quart de tour mais visiblement, il avait plus hérité de la non-patience de sa mère que du self-control de son père. C'est sûr que deux caractères comme les deux ajisai, ça ne pouvait faire que des étincelles à les attirer ou les repousser comme des aimants; enfin, c'était une histoire ancienne maintenant, Arata n'y pensait même plus. On lui demandait d'utiliser ses doigts de fée et sa voix en or à la manière du Prince des poètes et de sa lyre. C'était suffisant pour le mettre en joie. Que choisir à jouer ? Son répertoire était tellement vaste ou même, n'importe quelle musique qu'il entendait pouvait être aussitôt rejouée sans faute. Avoir l'oreille absolue lui permettait certains privilèges, comme être totalement à l'aise avec n'importe quel instrument qu'il maitrisait déjà dans les mains ou même de connaitre la tonalité exacte pour que sa magie de chant hypnotisant puisse être efficace. Un privilège que lui avait. Pas Tsubasa.

Sans trop savoir pourquoi, c'était du James Blunt qui lui venait immédiatement en tête. Cette chanson qu'Arata fredonnait au rythme de la mélodie, elle était jouée avec une telle intensité que ça en toucherait plus d'un dont sa propre personne; cette musique, c'était celle qu'il reproduisait encore et encore blasé sous un arbre à encaisser cette peine de cœur qu'on venait de méchamment lui infliger. Tsubasa n'en savait rien. Il ne savait jamais que c'était lui le coupable de cette blessure sentimentale en se mettant avec Cassie et de toutes les autres; leur proximité faisait saignait son coeur et couler ses larmes. Arata se sentait pathétique, faible, inutile. Et ironiquement cette fille, il la détestait maintenant. Bien que différentes, elle et Lullaby avaient une qualité commune : des traits harmonieux qu'il trouvait attirants.

— Beautiful. Une chanson qui ne me correspond pas du tout. Allons Arata, regarde-moi bien, tu trouves vraiment qu'elle... Enfin, tu trouves vraiment que c'est une chanson à chanter pour une amie ?
— Tu m'as demandé de t'interpréter une chanson d'amour, c'est ce que j'ai fait. C'est la première qui m'est venue à l'esprit et puis pour être franc je ne vois pas le problème de complimenter une amie et dire qu'elle est jolie.

Il souriait tout naturellement. Sincérité quand tu nous tiens ! Puis y'a eu un blanc en réalisant ce qu'il venait de faire ou plutôt, de dire.

"...C'est moi qui viens de lui dire ça ?"

Arata ne regrettait pas, non non, ce n'était qu'une pensée balancée à haute voix qui lui avait simplement échappée. Sauf que...Voilà. Maintenant, il rougissait et détournait bêtement les yeux; glisser une main dans ses cheveux l'aiderait peut-être à redescendre un peu sur Terre, parce qu'en plus ce qu'il venait de dire avait eu l'air d'avoir aussi fait  l'effet d'un boulet de canon sur Lullaby...Quoique peut-être pas de la même manière en fin de compte.

— C'est toi là, avec ta voix et tout l'reste ; putain Arata, t'es pas obligé de succomber aussi facilement à la provocation !
— Quoi moi avec ma voix ? J't'assures que je n'ai pas utilisé de magie pourtant ! A moins que...Ok tu m'as mit un doute-là.

Avait-il usé de son chant hypnotique sans s'en rendre compte ? Non non ce n'est pas possible, il le saurait sinon. La réaction excessive de Lullaby lui fit arquer un sourcil et l'expression de son visage a fini par afficher une mine perplexe; Arata ne disait plus rien, se contentant de l'observer. Elle était entrain de se décomposer sous ses yeux, Lullaby. "Depuis quoi ?". Que s'était-il passé pour qu'elle se mette à chérir cette pauvre pièce si cela n'avait rien à voir avec l'univers du Dark Knight qu'ils aimaient tant ? Que cachait-elle ? Lullaby, elle était aussi captivante que mystérieuse; comme lui en un sens. Les larmes, il ne les voyait pas coulées parce qu'elle cherchait à les dissimulées mais Arata pouvait les sentir, les deviner; il la voyait choir et son cœur avait mal de la voir ainsi. Pour le coup, il se sentait coupable d'avoir inconsciemment touché sa corde sensible.

On lui demandait un mouchoir et dès cet instant, il avait confirmation qu'elle pleurait. Sa guitare n'avait à cet instant plus son intention. L'instrument avait fini par être posé dans son étui et son possesseur a cherché dans ses affaires pour le lui tendre. Arata avait l'impression de voir son reflet dans le miroir; celui de la personne brisée dissimulée derrière un masque.

— Dis pas ça Lulla...

Le voilà planté débout, avec un regard plein de compassion à son égard. S'en était trop pour lui : la scène lui était tout bonnement insupportable. Parce que Lullaby, il voulait revoir son sourire, plaisanter, rire à en avoir mal au ventre; en somme rayonner comme elle savait très bien le faire et non voir des larmes effacer ce qui l'illuminait ce visage en qui le half avait fini par s'attacher; sans se poser de questions, les bras apaisants d'Arata virent l'enlacer et l'une de ses mains se nicha derrière sa nuque de façon à ce que sa tête puisse se poser sur son épaule. Une étrange sensation l'envahissait sans qu'il ne puisse réellement mettre des mots dessus. Ce qui est certain, c'était que la dernière personne qu'il avait tenue ainsi se trouvait être Cassie peu après la transformation de son jumeau en Yajuu, et le souvenir de cette accolade frôla instantanément son esprit et n'eût l'effet que de lui donner le sentiment d'un goût amer au travers de la gorge.

"Non Arata. Tu ne dois penser à rien d'autre, juste au bien être de Lulla. Cassie, c'est de l'histoire ancienne."

— Vas-y lâche-toi si tu veux, ne te retiens pas. Pleure sur mon épaule si tu en as envie, hurle-moi dessus si ça te chante. Mais je ne veux pas te laisser dans cet état. Alors j'insiste, si tu veux vider ton sac, juste, fais-le.

Sa voix grave paraissait presque comme un murmure, douce, posée, rassurante; et sa main glissa dans son dos pour le lui masser tandis que les doigts de la deuxième se perdaient dans sa longue chevelure. D'habitude, Arata n'était pas quelqu'un de particulièrement tactile mais n'hésitait pas à l'être lorsque la situation l'exigeait et que la personne en question était importante à ses yeux. C'était aussi le meilleur moyen de montrer sa présence, de partager sa chaleur;

— Tu trouveras peut-être ça bizarre, mais on est pareil toi et moi dans le fond j'ai l'impression. Dans le sens sensible mais je veux dire, tu n'as pas besoin de parler pour que je comprenne que ce n'est pas la joie chez toi. Je...Si on ne m'avait pas soutenu, je ne serais sûrement pas entrain de te parler en ce moment même tu sais.

Seule sur un toit, à écrire des lettres...Et pas que. Plusieurs facteurs lui laissait croire que ce n'était pas que de la sensibilité derrière cette réaction. Ou peut-être s'était-il fait des films et passera au pire pour un abruti. Sur ce, Arata se décolla de son amie et piqua son mouchoir humide pour enlever délicatement les traces oubliées de mascara que ses larmes ont laissées sur leur passage.

— Ça ne te va pas de pleurer. T'as raison c'est de ma faute, j'aurais au moins pu faire gaffe. On m'a souvent reproché que j'y mettais trop du mien quand je chantais mais là je ne pensais pas à ce point...Je suis désolé.

Sans même réfléchir, sa tête fit une petite courbette à la japonaise avant que ses iris émeraude ne se réfugient dans les siens pendant une poignée de secondes. Puis il poussa un long soupire et refila à nouveau le mouchoir à Lullaby. Sans un mot de plus, Arata vint se murer dans le silence; il se remit en tailleur, attrapa le briquet, alluma sa cigarette en tirant ensuite une fois dessus pour l'entamer et se saisit d'un crayon pour griffonner de nouveau dessus.

— Mon frère. Il fit une pause, essayant de contenir intérieurement le chagrin que ce souvenir pouvait lui procurer. puis continua sans daigner lever la tête. C'est lui qui fumait à la base, pas moi.

La mine de son crayon noircissait lettre par lettre la feuille sur laquelle était maintenant écrit à la suite de "Bonheur" :

Si tu pleures trop parce que tu as perdu ton soleil,
Tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles.





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MessageSujet: Re: 'cause it feels so empty without you // ARATA Sam 10 Sep - 22:09

I hear a voice inside me say "feel the blood flow through your veins as the memory it remains" there's nothing left to lose and everything to find, do it now, before you're out of time — elle & toi

awakening (www) — Le cœur à ses raisons que la raison elle-même ignore ; et dans cette douce étreinte que tu lui offres Arata, Lullaby ne peut s'empêcher de questionner les battements de son cœur un peu trop désordonnés ; au son dissonants, un peu trop inquiétant. Tes bras ressemblent à une barrière qui l'enveloppe avec légèreté, faisant obstacle au monde extérieur qui tentait de lui faire perdre la raison. Tu ne t'en rends peut-être pas compte Arata, parce que cela ne fait pas longtemps que vous passez du temps ensemble, mais tu arrives à perdre Lullaby dans les méandres de sentiments qu'elle pensait avoir oublié... Tu lui fais peur sans le vouloir, tu l'intrigues sans le savoir, tu la tues à petit feu dans un torrent de désespoir. Et cette odeur qui se dégage de toi lui rappelle la bienveillance de Rory, mais c'est quand même différent, sans doute parce que ce n'est pas son meilleur ami qui l'étreint, mais quelqu'un d'étranger malgré le rapprochement évident. Une étreinte offerte par toi Arata, arrive à la mettre dans tous ses états.

Ta main logée sur sa nuque lui fait perdre un peu pied malgré qu'elle soit assise le sol, psychologiquement, c'est tout comme. Elle s'effondre dans un monde un peu étrange, un peu trop coloré, un monde qui ne lui ressemble pas, qui ne devrait pas pouvoir l'accepter ; tu lui fais croire en de nouvelles choses, en des sentiments qu'elle était censée avoir oubliées depuis longtemps, en des sentiments qu'elle ne voulait plus ressentir, en lesquels elle ne voulait plus croire. Pourquoi lui offres-tu une accolade amicale et bénéfique Arata ? Pourquoi ne t'échappes-tu pas tant que tu le peux encore ? Pourquoi es-tu si adorable ? Pourquoi ton vécu lui évoque autant le siens ? Pourquoi Arata ? Pourquoi toi ? Pourquoi elle ? Oui. C'est bien la question qu'elle se pose dans le fond ; pourquoi elle ? Pourquoi viens-tu lui parler sans aucune arrière-pensée ? Comment fais-tu ? Tu connais un peu sa vie, elle ne s'en cacha jamais ; tout vous relie, vos vies concordent, elle le sait ; alors tu devrais le savoir... Mais toi, cela ne te fait pas peur Arata ? Qu'est-ce qui t'intrigue tant que ça chez Lullaby ? Elle aimerait te poser ce flot de questions qui vient lui prendre la tête, mais elle bloque ses pensées pour pas que tu t'y égares par mégarde et hume le doux parfum qui émane de toi et c'est ce qui lui apporte les réponses ; c'est cette odeur qui lui fait oublier le reste, qui l'empêche de dire quoi que ce soit ; c'est réconfortant, flippant, mais pas dérangeant.

Tu parles Arata, tu lui murmures des choses, tu uses de ta voix grave et la fais paraître encore plus douce qu'auparavant, comme si tu ne voulais pas déstabiliser Lullaby d'une intonation trop forte, comme si ta voix pouvait vraiment la briser, la casser en deux comme ton chant l'avait fait quelques minutes auparavant. Elle se calme Lullaby, parce qu'elle ressent bien qu'elle t'inquiète dans le fond et c'est bien là la dernière chose qu'elle souhaite ; tu as déjà beaucoup trop de soucis Arata, ne t'encombres pas avec un énième problème. Ta main dans son dos est réconfortante, tout en toi transpire la bienveillance et dans cette façon d'agir et de te comporter, tu lui rappelles Eden, tu lui rappelles Rory et bien évidemment, tu lui rappelles à quel point elle serait perdue sans des gens comme eux ; sans des gens comme toi. Tu lui rappelles à quel point la vie est cruelle et qu'il ne faut pas baisser les bras, qu'elle ne doit rien laisser paraître, qu'elle doit reprendre son naturel calme et imperturbable ; figé, une expression dans le marbre. Tu te décolles Arata et Lullaby, loin de ton étreinte, se sent un peu perdu, un peu abandonné ; mais elle ne te le fera pas remarquer, elle le gardera pour elle, trop choquée par les émotions que tu es en train de susciter dans son cœur, dans sa tête ; partout. Un mouchoir que tu lui tends et elle se mouche directement dedans après t'avoir murmuré un remerciement, passant ses doigts sous ses yeux histoire de virer le crayon qui a sans doute coulé suite au sillage que de ses larmes et elle attend... Elle attend parce que tu sembles vouloir rajouter quelque chose alors qu'elle s'était faite silencieuse jusqu'à maintenant.

Mon frère. Tu commences par dire ça et Lullaby ne peut détacher son regard de ta personne, toi qui fixes le sol plutôt que l'horizon... C'est lui qui fumait à la base, pas moi.

Pourquoi ? Pourquoi une telle confession Arata ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi parler de Tsubasa avec elle ; alors qu'elle ne le connaissait pas plus que ça ? Certes, elle avait entendu les rumeurs, comme celle qui tournait sur elle et Evan ; "les jumeaux maudits, si l'un l'est, l'autre l'est forcément" ; ce genre de conneries... Alors oui, elle sait qui es ton frère, elle sait qu'elle aurait pu vous confondre à cause de votre apparence, mais dès lors que Tsubasa ouvrait la bouche ; elle savait que ça n'était pas toi. Ton frère fumait et pas toi à la base... ? Et alors ? Qu'est-ce que tu cherches à lui dire Arata ? Que tu perpétues ce que faisait ton frère ? Un héritage ? Elle ne comprend pas Lullaby, alors elle ne dit rien pour le moment, se contente de souffler encore dans son mouchoir avant de prendre une grande inspiration d'air frais qui vient se lever. Tu griffonnes sur ton carnet Arata et Lullaby se redresse tranquillement, vient poser sa main sur ta tête avant de t'enlacer à son tour, laissant sa voix te bercer les oreilles.

Ce que tu m'as dit plus tôt vaut aussi pour toi Arata ; tu as quelque chose sur le cœur ? Quelque chose que tu souhaites partager ?

Elle ne comprend pas trop pourquoi elle te dit ça, mais son cœur la pousse à chercher des réponses aux nombreuses questions que tu réveilles dans sa tête, dans sa cage thoracique ; et ses entrailles s'en retrouvent toutes retournées. Sa main glisse dans ta chevelure alors que l'autre te caresse le dos, son front se posant sur ton épaule.

Tu vas sans doute dire que j'inverse les rôles ; mais si tu évoques Tsubasa maintenant, c'est que je sens que tu souhaites en parler... Et je suis prête à t'écouter si tu le désires.

Oui, elle échangeait les rôles, mais elle n'oubliait certainement pas tout ce que tu lui avais dit avant ; Lullaby avait eu la tentation de se lâcher, de te révéler beaucoup de choses alors qu'elle était recroquevillée dans tes bras ; mais non, ce n'est pas le moment, ni l'heure, et son cœur ne semble pas assez déterminé pour te faire part de ces états d'âme, pas par manque de confiance en toi Arata, mais parce que tu as toi aussi des choses à régler avec toi-même. Mais maintenant, elle le savait, elle avait compris Lullaby, tu fais toi aussi partie de ces gens sur qui elle peut compter sans réfléchir.

Il fumait et toi non ; qu'est-ce qui t'y a poussé Arata ?

Son étreinte se desserre et elle se relève avant de s'étirer de tout son long, une nouvelle cigarette coincée à la commissure de ses lèvres qu'elle allume directement ; un besoin de nicotine, un besoin viscéral d'effacer cette inquiétude qui la ronge, d’asphyxier les sentiments qui naissent et qui la pèsent. Son regard azuré scrute l'horizon, laisse la mélodie du vent soulever sa chevelure dorée, laisse la brise lui murmurer ce qu'elle souhaite laisser parler.

Autant te le dire ; t'as chanson m'a rappelé de mauvais souvenirs ; mais la façon que tu as de poser les mots l'a rendu différente. Je m'y attendais pas et j'crois que mon cœur non plus. Désolé si je t'ai inquiété.

Et son sourire vient rencontrer ton visage alors qu'elle daigne se retourner pour te faire de nouveau face. Et elle s'accroupit Lullaby, histoire de confronter vos deux regards, vos deux faciès avec ce même semblant d'expression... Elle attend. Elle attend de voir ce que tu vas lui dire ; mais en tout cas, une confession pour une autre confession ; l'échange équivalent, elle t'avait-elle aussi fait une révélation, la boucle est-elle bouclée ?

hrp ; désolé pour l'attente o/
j'espère que la réponse te conviendra
(ce n'est encore une fois, pas du grand art malheureusement)
 


Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435
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'cause it feels so empty without you // ARATA
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