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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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Il colorie les cœurs [PV Eden]
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Ajisai

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MessageSujet: Il colorie les cœurs [PV Eden] Jeu 11 Aoû - 23:59

 Il colorie les cœurs

feat. Eden A. Joly
music



Il n'y avait pas vraiment de raison valable à ta présence ici. Au contraire, tu n'avais aucune raison d'être ici. Tu vagabondais juste dans les couloirs, à la recherche d'un endroit calme pour fumer ta cigarette tranquille parce que, bizarrement, tu en avais besoin d'une. Tu en avais besoin de beaucoup plus depuis que tu avais commencé à te rendre compte de tout ce que tu ressentais. Vis à vis de lui, vis à vis de toi, vis à vis de tout ce qu'il se passait. Tout ça, ça te faisait flipper comme une merde. Tu avais renoncé à tout ces ressentiments depuis longtemps. Depuis la mort de Marie, à vrai dire. Parce que Marie était morte par amour. Elle était morte parce qu'elle avait voulu un gosse avec l'homme qu'elle aimait. Elle était morte parce qu'elle était trop jeune, trop conne, trop amoureuse.

Tu allumes ta cigarette avec une légère appréhension, les mains un peu moite sans en connaître la raison. La première taffe que tu prends te soulage, te fait fermer les yeux et détendre tes épaules qui semblent porter un poids immense depuis quelques jours. Tu n'avais pas vu Eden depuis ce qui te semblait être une éternité. C'était une éternité, une petite dizaine de jours. C'était une éternité, pour toi. N'échanger que des messages te faisait presque grincer des dents, tu devenais imbuvable. Comme un putain de drogué qui n'avait pas sa dose.

Et ça te terrifiait. Ça te terrifie toujours.

La guitare n'avait pas réussis à te détendre, le piano non plus et dieu seul savait à quel point la musique était pour toi un soulagement, quelque chose qui te permettait de te vider la tête, de t'aérer l'esprit, de ne penser à plus rien sauf aux notes qui s'échappaient de l'instrument, à tes doigts qui faisaient vibrer les cordes ou qui appuyaient sur les touches blanches et noires. Tu avais testé la batterie, petit à petit, et il fallait dire que ça te défoulait plus que la guitare ou le piano. Mais tu n'arrivais pas à enlever ce manque qui te serrait le cœur, qui te tordait tant l'estomac que tu en aurais presque dégueulé sur place.

Tu t'accoudes à une fenêtre et tu finis ta cigarette, abandonnes le mégot sans y penser et tu prends une gorgée de ta bouteille d'eau, tritures la boite de chewing-gum avant d'en prendre un. A la fraise. Pourquoi avais-tu des chewing-gum à la fraise qui traînaient dans ton sac ? Tu ne prenais jamais ceux à la fraise. Ils devaient sûrement être à Eden. Ce ne serait pas étonnant. Ce qui était étonnant, c'est que tu ne les aies pas remarqué avant.

Tes mains viennent frotter ta nuque, tirer un peu sur les cheveux à peine trop long maintenant et tu soupires. Tu parais pathétique en ce moment, Rory. On a presque l'impression que tu retournes à une période de deuil, là, maintenant, tout de suite. Ton visage est fané comme ont fanées les fleurs de cerisiers de ta couronne que tu gardes dans ton armoire, bien rangée, à l'abri des regards. Tu t'accoudes de nouveau à la fenêtre et tes yeux dérivent sur ton bras où un autre tatouage est caché par un pansement. Il est tout nouveau, tout neuf. Tu l'as depuis cinq jours, mais avec les entraînements, tu préfères le protéger le plus possible. On était jamais trop prudent, après tout.

Tu abandonnes la fenêtre pour continuer de vagabonder dans les couloirs, pour trouver une salle de classe vide pour être seul, ne plus penser à rien, ne pas voir des gens du club de musique ou toutes autres personnes avec qui tu devrais feindre un sourire. Tu ne veux pas feindre, pas aujourd'hui. Parce que tu es terrifié, Rory. Terrifié par ce que tu commences à ressentir et ça te rend malade. Ça te donne envie de vomir, tu en fais presque des cauchemars, ça te retourne l'estomac. Et c'est normal. C'est normal parce que tu n'y es pas habitué, tu ne t'attaches pas autant aux gens, tu ne t'attaches pas autant à une seule et unique personne.

Tu ne tombes pas amoureux.

Pas toi.

Pas toi qui est si sarcastique sur l'Amour avec un grand A. Pas toi qui ne crois pas à tous ces sentiments que tu trouves faux, irréalistes, niais et idiots. Pas toi qui n'a vu aucun modèle d'amour autour de toi se réaliser à la perfection, se réaliser comme tout le monde le souhaiterait. Pas toi alors que tu n'y crois tout simplement pas.

Tu ouvres la première porte qui passe, tes pieds en ayant marre de te porter à travers toute l'académie sans que tu n'arrives à trouver un endroit qui te conviendrait et ton sourire apparaît, d'un coup. Sans honte, sans crainte, sans faux-semblant.

— Eden.

Et son nom glisse sur tes lèvres avec une facilité déconcertante, avec cette tendresse, cette joie, cette bienveillance que tu ne contrôles pas, que tu ne veux pas contrôler même si elle te terrifie intérieurement, même si elle te panique et que tu voudrais la fuir. Mais tu ne peux pas la fuir sans fuir Eden, et fuir Eden t'est impossible.

Il est ton oxygène.

Et on ne peut pas priver un corps d'oxygène sans en mourir.

Et c'est ça qui est terrifiant.


HRP : j'espère que ça te va hésite pas à me dire si quelque chose va pas je me suis permis un peu de liberté ♥



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Ume

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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Sam 13 Aoû - 5:06
Rory V. Blaise & Eden A. Joly1241 mots ▬ citation : Paper Child - Colours in the street
Il colorie les cœurs
YOU KNOW, WHEN I PUT MY BLUE PEN ON YOUR LINES I WRITE YOUR STORY AND SURE, YOU WERE BORN TO LEAVE. ALL THAT LIVES DISAPPEARS ONCE FOR ALL, I WRITE YOUR STORY BUT YOU'RE HIDING SOMETHING.

Un peu de bleu, un peu de rose, un peu de jaune, Eden passait paisiblement d'un feutre à l'autre d'un air distrait, comme si les couleurs qu'il utilisait n'avaient pas vraiment de sens, comme si tout cela n'était qu'un moyen comme un autre de se vider l'esprit.

Assit bien droit sur une table plaquée contre une fenêtre -allez savoir pourquoi il l'avait préférée à une chaise confortable, peut-être pour être sûr que la douleur dans son dos l'empêcherait de s'assoupir-, Eden gribouillait de multiples dessins sur le verso de ses feuilles. Au départ, il était simplement venu s'isoler pour réviser ces cours auxquels il ne comprenait plus rien ces derniers jours, ces cours durant lesquels il n'arrivait plus à suivre, par manque d'envie, sans doute, et par manque d'intérêt. Il avait l'esprit occupé par pas mal de choses en ce moment, d'une part Eryn et le rendez-vous qu'ils avaient eu, de ce qui en était sorti et dont les souvenirs restaient toujours présents, inlassablement rappelés par ce collier qu'il portait constamment désormais. Puis d'autre part, Rory, Rory le roi des irlandais avec sa couronne, et leur escapade au temple environ une semaine plus tôt, voire même un peu plus.

Eden n'avait pas l'habitude d'avoir l'esprit à ce point emplit par ce qui se passait autour de lui, il prenait généralement les choses comme elles venaient, s'en souciait sur l'instant et passait à autre chose. Mais depuis son rendez-vous avec Eryn, quelque chose bougeait en lui, une nouvelle mécanique s'installait dans son esprit, de nouveaux engrenages s'ajoutaient dans son cœur. Quelque chose était en train de se mouver en lui, quelque chose dont le sens lui échappait encore, sans doute car il ne le cherchait pas plus que ça.

Finalement, son cours d'histoire-géo s'était transformé en une planche de BD ridicule où semblaient interagir des animaux mutants avec des instruments de musique ayant mystérieusement prit vie. Les couleurs, les bulles de dialogues, les personnages, tout partait dans tous les sens, sans aucune signification. L'histoire, s'il y en avait une, était incompréhensible, et les personnages avaient une apparence plus que discutable. Eden n'avait jamais été vraiment doué en dessin.

Autant dire que ses révisions n'avaient pas durées longtemps. Il n'était pas un élève particulièrement assidu, mais tenait à garder des notes relativement correctes pour ne pas avoir à subir l'horreur des rattrapages. Finalement, l'ambiance des études ne devaient pas être pour lui, comme en témoignaient le col de sa chemise ouvert et sa cravate lâchement abandonnée sur une table voisine, entourée de feuilles éparpillées, toutes recouvertes de multiples dessins difficiles à décrire.

Il avait prit possession des lieux, pour s'y créer un monde.

Loin de toutes ces idées qui l'avaient assaillit, loin de tous ces problèmes qu'il avait pu rencontrer, Eden voulait simplement fermer son esprit brouillé par des ondes étranges. De temps à autre, son esprit vagabondait, et le visage de Rory apparaissait. Il avait tout juste le temps d'avoir une pensée tendre pour lui que son visage disparaissait  aussitôt. Il ne pouvait pas cacher que la semaine avait été longue, et qu'à plusieurs moments il avait songé être capable de tout donner pour le voir. Juste le voir, même de loin.

Il l'avait alors cherché du regard à plusieurs reprises dans des moments improbables, lorsqu'il se trouvait dans des foules d'élèves. À la cafétéria, dans les couloirs, en plein centre-ville, et il lui arrivait d'avoir un pincement au cœur lorsqu'il apercevait soudainement, sorti de nul part, un visage qui lui ressemblait un peu trop.

Alors, le plus discrètement possible, il prenait son holokit et se remémorait leur sortie au temple en admirant les photos qu'il avait pris. Eden était faible, son cœur fragile et délicat n'avait pas résisté, et il en avait mit une en fond d'écran. Regarder l'heure était devenu son plaisir innocent, durant lequel ses yeux s'accrochaient toujours au sourire de Rory, son visage rayonnant surmonté de cette couronne de fleurs qu'il lui avait fabriqué. Il eut un serrement au cœur en songeant qu'elle avait du finir à la poubelle depuis, les fleurs ayant eu largement le temps de faner. Peut-être accepterait-il qu'Eden lui en fasse une autre.

Eden, prit d'une sorte d'illumination dont il ne comprenait même pas la signification, attrapa un feutre rouge et continua son dessin là où il en était. Comme tous les autres, il était difficile de comprendre ce que cela pouvait bien représenter, lui-même avait conscience de ses lacunes profondes en dessin. Lui-même n'était pas sûr de savoir ce que cela représentait non plus, mais s'acharnait à colorier une grande surface de la feuille de plusieurs petits points rouges.

Lorsque la porte s'ouvrit, un courant d'air s'infiltra vicieusement dans la salle de classe et fit voler une dizaine de feuilles aux quatre coins de la pièce. Matérialisation de son esprit qui se mélangeait et se perdait à nouveau, lui qui avait réussi à l'apaiser tant bien que mal, il craignait de rencontrer la personne qui avait osé briser ça.
- Eden.
L'interpellé mit du temps avant de se décider à tourner la tête, il mit du temps avant de se décider à regarder Rory dans les yeux, avant de se décider à bouger, à descendre de cette table, avant de croire que Rory était bien là, lorsqu'il franchit les quelques pas qui les séparait pour le voir de plus près. Il y avait une lenteur infinie dans ses mouvements, une lenteur précise et calculée mais qui ne perdait rien en grâce, et il y eut un instant de flottement avant qu'il ne renonce à résister, et vienne se nicher dans ses bras sans demander de permission, l'enveloppant de cette tendresse qui lui était propre.
- Rory
Il avait lâché son nom dans un souffle presque libérateur. C'était bête, c'était idiot tout ce qu'Eden pouvait ressentir après un manque, parce que c'était bien comme ça que ça s'appelait, non ? Un manque à l'état brut, un malêtre que Rory avait créé malgré lui par la simple action de ne pas être là, d'être beaucoup, beaucoup trop loin.
- Tu m'as manqué.
C'était simple, sincère, les premiers mots qui étaient venus à l'esprit d'Eden en voyant la silhouette de son ami se tenir à dans l'encadrement de la porte. Il prit une grande inspiration, comme si on venait de lui sortir la tête de l'eau, comme si on venait de lui réapprendre à respirer, à se servir de ses deux poumons.
- Pourquoi t'étais loin ?
Pourquoi les gens peuvent pas être tout le temps ensemble ? Pourquoi j'ai pas le droit de rester toujours avec toi ? Pourquoi la vie sépare ceux qui s'aiment ?

Rory il était même pas loin au final, ils étaient sur une île entourée d'eau et c'était ça qui faisait peur. C'était ce fait que même sur une île si petite, dans une académie pas si grande, Rory, il arrivait à se faire absent, et à rendre les jours d'Eden si vides.


hrp : Il est creepy un peu Eden en vrai avec l'histoire du fond d'écran mdr.
En vrai j'y ai pensé en finissant d'écrire ma rep mais... RORY IL A LA GÉOLOCALISATION DES GENS.
Alors alors, on évite Eden hein ?
(ou alors il a fait exprès d'entrer dans cette salle ? krkrkr, ok j'arrête mes théories foireuse)
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Sam 13 Aoû - 12:48

 il colorie les cœurs

feat. Eden A. Joly
music



Tu ne crois pas réellement aux coïncidences et tu as l'impression de te retrouver il y a quelques années, quand tes pieds te portaient là où une personne que tu voulais voir était, sans que tu n'y penses, sans que tu n'y réfléchisses. Ton corps bougeait tout seul et toi tu partais du principe que tu vagabondais, que ce n'était qu'une coïncidence, que c'était du au hasard. Mais au fur et à mesure, tu n'y as plus cru, tu as contrôlé ton don, tu as su l'utiliser et ce n'était plus arrivé depuis. Sauf aujourd'hui. Quel était le pourcentage de chance que tu avais de le croiser ? D'entrer dans une salle de classe où il était seul, sans personne autour, à un moment où tu pourrais l'avoir rien que pour toi, possessif que tu étais.

Il met du temps, à te regarder, à tourner la tête vers toi. Il marche lentement vers toi, avec une lenteur peut être trop calculée, puis tout semble s'accélérer et tu te rends compte qu'il est contre toi seulement quand tu as l'impression de respirer de nouveau, quand son odeur vient chatouiller tes narines et que tes bras l'enserrent avec force. Ton prénom roule sur ses lèvres et tu fermes les yeux, le serrant un peu plus fort contre toi. Tu ne peux que le serrer contre toi, ta voix est coupée, semble ne pas vouloir sortir de ta gorge, tes cordes vocales ne veulent pas vibrer, ne veulent rien faire. Tu ne peux que le serrer contre toi, plus fort, plus longtemps, plus tendrement.

Plus amoureusement..

— Tu m'as manqué.
— Tu m'as manqué aussi.

Ce ne sont que des souffles qui s'échappent de vos lèvres, le sien te chatouille la peau de ton cou. Tes doigts  commencent à glisser sur son dos, dans un espace limité, glissant ici et là. Ce manque te détruit, tu as l'impression que ta tête va exploser, maintenant. Tu retrouves une partie de toi quand tu le retrouves lui et ça te terrifie, ça te fait tellement peur. Ton cœur s'accélère dans ta poitrine, tu coupes ton souffle avant qu'il ne reparte, plus calme.

Il n'y a que lui qui te fait cet effet là, qui calme les battements de ton cœur tout en le faisant tambouriner si fort dans ta cage thoracique. Il n'y a que lui qui peut te faire sourire par sa simple présence, qui peut te faire sourire si tu ne le croises qu'au détour d'un couloir sans qu'il ne te voit. Il n'y a que lui qui te force à donner le meilleur de toi-même, tout le temps, qui t'empêche de dormir, qui te fait réfléchir pendant des heures et des heures entières, qui te fait chopper des insomnies, qui te détend par un simple message, que tu as envie d'embrasser.

— Pourquoi t'étais loin ?

Tu ne sais pas pourquoi. Tu n'en sais rien. Vous n'aviez pas eu l'occasion de vous voir, tu n'avais pas eu l'occasion de passer chez le fleuriste, tu n'avais pas eu l'occasion de lui proposer de sortir. Et d'un certain côté Rory, tu le fuis un peu, non ? Parce que ça te fait peur, tu avais besoin de réfléchir, tu en as encore besoin. Tu as besoin de mettre des mots sur tout ça, de trouver quelque chose qui peut le définir, tu as besoin... tu as besoin de plein de choses, actuellement. Tu as besoin de te retrouver, de savoir ce qui va pas chez toi, tu as besoin de comprendre pourquoi. Pourquoi lui, pourquoi toi, pourquoi vous, alors que vous étiez si parfait ensemble.

— Je sais pas.

Autant être honnête. Tu ne sais pas pourquoi tu as besoin de te retrouver, de ne voir personne, d'être seul. Tu pourrais trouver des réponses, avec Lullaby, avec Arata, avec Eden lui-même.

— Mais maintenant que je suis là, j'te lâche pas.

Maintenant que tu es là, tu vas réfléchir, essayer de comprendre, essayer de trouver une raison valable même si on peut pas en trouver. Comment tu pourrais trouver une raison valable à tout ça, hein ? Eden était la seule et unique raison. Eden était cette raison à lui tout seul, le sera sûrement toujours. Y avait-il une raison de plus valable qu'Eden, Rory ? Non, bien sûr que non.

Personne ne pouvait ne serait-ce qu'effleurer ce qu'il était.

Tes lèvres se déposent sur son épaule, dans un baiser qui veut dire si peu et pourtant tellement. Toutes ces choses que tu ressens mais que tu tais, tout au fond de toi, qui sont étouffée par ta raison mais que ton cœur te hurle, désespéré, depuis plusieurs jours.

Tu m'as manqué, tu m'as beaucoup trop manqué. Ne pars jamais. T'es à moi, je t'aime. Pars pas. Reste dans mes bras. Encore un peu. S'il te plaît. Tu m'as manqué, c'était horrible. Je te lâcherai jamais. Je t'aime.

Je t'aime.

Je t'aime.


HRP : IL EVITERAIT JAMAIS EDEN INTENTIONNELLEMENT GENRE JAMAIS
Eden est trop cute je meurs
j'te jure je les aime trop ensemble ♥




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Ume

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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Lun 15 Aoû - 17:54
Rory V. Blaise & Eden A. Joly1241 mots ▬ citation : Paper Child - Colours in the street
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- Je sais pas.
Eden ne lui en tint pas rigueur et sourit malgré lui, parce que lui non plus ne savait pas grand chose quand il s'agissait de Rory. Y'avait des questions qui s'infiltraient dans son esprit, et auxquelles il ne trouvait jamais de réponse. Entre Rory et Eden, y'avait un mystère qui s'entretenait, de gros points d'interrogation dans leur relation auxquels il ne savait toujours pas s'il devait y prêter attention, où s'il avait le droit de fermer les yeux, faire comme s'il ne les voyait pas.

Il n'osait bouger de peur de casser quelque chose entre eux. Il aurait pu lui déposer mille et un bisous dans le cou, lui chatouiller affectueusement les côtes, emmêler ses doigts dans ses cheveux, le cajoler de multiples façons, mais il n'en fit rien. Aurait-il été trop brusque ? Trop insistant ? Trop collant ? Eden aimait sans compter, et surtout, sans demander l'avis d'autrui. Mais étrangement, l'avis de Rory n'était pas anodin. L'avis de Rory comptait et Eden avait besoin d'être sûr et certain que le moindre de ses gestes le rendrait heureux.
- Mais maintenant que je suis là, j'te lâche pas.
- J'espère bien
Et il ricana, son rire étouffé dans la peau du grand brun. Il espérait peut-être un peu trop de choses, avec Rory, mais c'était toujours plus fort que lui. Et pourtant, il savait qu'espérer était futile, inutile, parce que Rory, il disait toujours la vérité. Y'avait rien à espérer, finalement, parce que si Rory le disait, alors ça ne pouvait qu'être vrai.

À contre-cœur, Eden se dégagea des bras chaleureux de Rory et étendit son bras derrière lui pour pousser la porte et les enfermer dans cette salle dont ils allaient prendre possession.
- Ca veut dire que tu dois me tenir compagnie pour aujourd'hui, et tu n'as pas le choix. lâcha-t-il d'un ton presque possessif.
Seuls dans une pièce close et vide, Eden tira Rory avec lui près des fenêtres, là où sa table gisait, planquée sous une tonne de feuilles. La plupart de ses cours et dessins s'étaient envolés quand Rory avait ouvert la porte, mais tant pis, il les ramasserait plus tard.

La main dans celle de son ami, Eden se rassit donc à sa place d'origine, ses jambes se balançant allègrement dans le vide. Ce ne fut qu'à ce moment qu'Eden remarqua quelque chose d'anormal.
- Qu'est-ce que tu as sur l'épaule ? Tu t'es blessé ?
Il porta un regard inquiet sur ce gros pansement fixé à son épaule, ses doigts traçant machinalement un chemin sur la peau de son bras jusqu'au bandage. Son index naviguait doucement entre les différentes formes géométriques, les lignes, les courbes qui se trouvaient sur son chemin, et contourna le pansement pour remonter sur l'épaule où il retroussa légèrement la manche. Eden avait toujours eu cette forme de fascination pour les tatouages de son ami, il était comme une oeuvre d'art humaine que tout le monde avait le droit d'admirer, et que certains avaient la chance de toucher. Eden se sentait chanceux à l'idée de pouvoir poser ses doigts sur ces dessins, et se demandait parfois qui d'autre avait pu avoir la même chance que lui.
- Est-ce que tu as eu mal quand on te les a fait ?
Eden n'arrivait même pas à imaginer la sensation qu'une aiguille pilonnant la peau pour y graver de l'encre pouvait procurer, seulement que cela devait être désagréable, et peut-être douloureux. Mais ses idées se basaient principalement sur ce qu'il avait put entendre autour de lui, et l'avis de Rory l'intéressait beaucoup, lui qui n'avait jamais rien connu d'autre que ces tatouages malabar qu'on collait sur la peau et qui partait en seulement quelques jours.


hrp Je t'avouerais que je trouve ma rep hyper brouillonne, mais j'espère que ça te va
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Lun 15 Aoû - 19:08

 il colorie les cœurs

feat. Eden A. Joly
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Sa voix chatouille ton cou, son rire résonne comme un chant mélodieux à tes oreilles et tu le serres un peu plus contre toi. Tu respires contre sa peau, fermes les yeux pour profiter, pour ne pas oublier ces sensations, ce besoin viscéral que tu as de lui. Tu as besoin de lui comme tu n'as jamais eu besoin de personne. C'est terrifiant, hein Rory ? Évidemment que ça l'est, ton cœur bat trop vite en sa présence, tes mains tremblent un peu comme le reste de ton corps, ta respiration est moins calme... et en même temps, tu es si posé en sa présence, si tendre, si calme, si amoureux.

Sa chaleur t'abandonne et il ferme la porte, la poussant d'un bras, mais ta main trouve la sienne si vite, avec un besoin si fort que tu es obligé de baisser les yeux un instant, d'observer vos mains liées pour te calmer. Parce que quand tu es là, il ne faut pas qu'il soit avec quelqu'un d'autre, il ne faut pas qu'il soit loin de toi, il ne faut pas qu'il t'abandonne.

— Ca veut dire que tu dois me tenir compagnie pour aujourd'hui, et tu n'as pas le choix.
— Même si je l'avais, je partirai pas.

Un sourire, une caresse, un regard. La possessivité dans sa voix ne te gêne pas, au contraire, elle te fait sourire, te rend un peu fier. Il te tire vers la table qui était sienne avant que tu ne viennes le couper dans ses penser, dans ses coloriages hauts en couleurs qui n'ont de sens que pour lui. Tu attrapes une feuille qui a volé lorsque tu as ouvert la porte et tu la déposes sur la table sur laquelle il s'assied. Vos mains toujours l'une dans l'autre, tu n'as pas vraiment beaucoup de choix de positions pour t'asseoir, pour être proche de lui et le voir. Alors tu te cales, proche de lui, ses jambes touchant chacune leur tour le bas de tes cuisses.

— Qu'est-ce que tu as sur l'épaule ? Tu t'es blessé ?

Ton regard suit ses doigts qui retracent les courbes et les lignes de tes tatouages, remontant petit à petit sur ton avant-bras, ton biceps avant d'arriver à ton épaule qu'il effleure par dessus le pansement. Oh. Oh. A vrai dire, tu ne pensais pas qu'il allait le voir comme ça, tu pensais juste qu'il allait le remarquer, un jour ou l'autre, mais pas juste après votre petite sortie rien qu'à tous les deux.

— Non c'est...

Ta voix a un léger accroc, tu ne peux pas lui dire ce que c'est, tu ne peux pas lui dire ce que ça représente, tu ne peux pas lui dire parce qu'il pourrait comprendre, avoir des doutes. Ça pourrait agir comme une pierre s'effondrant dans un lac, créant des cercles, des vaguelettes qui signifieraient tellement et pourtant si peu.

— C'est un nouveau tatouage, c'est tout. Ça fait une semaine mais je le protège encore un peu, à cause des entraînements tout ça, vu que je fais jamais attention, ajoutes-tu dans un léger rire.

Ses doigts vagabondent toujours, dessinent et effleurent ta peau massacrée, tatouée, peinte au fur et à mesure des années, des détails s'ajoutant à chaque fois que tu avais quelque chose d'important à te remémorer, quelque chose d'important à te dire, à te montrer. Ton corps était comme un immense calepin où tout devait être mis, écrit à l'encre noire, tout avait un sens. Mais ce dernier tatouage, il signifiait encore plus que les autres et tu en avais peur, tu en avais tellement peur.

Tu ne voulais pas le détruire, le salir, l'abîmer ou même ne serait-ce que l'embarrasser. Parce qu'un être si pur qu'Eden ne pouvait qu'être souillé par une personne comme toi, hein Rory ? C'est ce que tu penses, c'est ce qui t'empêche de t'endormir, c'est ce qui t'empêche d'accepter tous ces sentiments qui te chamboulent, te changent, tous ces sentiments qui tournent et retournent, s'emmêlent dans ta tête, dans ton cœur. Ce que tu penses, c'est que quelqu'un comme toi, ne le mérite pas lui. Et pourtant.

— Est-ce que tu as eu mal quand on te les a fait ?
— Certain plus que d'autres. Mais j'ai l'impression de m'y être habitué, ça fait un peu mal, c'est gênant mais c'est supportable. Après, on a tous une tolérance à la douleur différente.

La tienne était plutôt élevée, tu avais mal, oui, mais tu supportais, tu grinçais des dents, jurais s'il le fallait mais la douleur que tu ne supportais pas, c'était son absence. Et ça t'énerve Rory, ça t'énerve plus que de raison, plus que ça ne le devrait, tout simplement parce que tu refuses ces sentiments si forts, tu les refuses tu as peur qu'ils le détruisent, lui. Lui et personne d'autre. Il n'y a que lui qui est important, après tout.

Tu te cales contre lui, entre ses jambes et tes bras l'enserrent alors que ton visage vient se cacher dans son cou. Tu as juste besoin de ça, tu as juste besoin de sa tendresse, de son amour, de son affection, de ses câlins. Tu as juste besoin de ça quelques minutes pour reprendre tes esprits, pour calmer le tambourinement dans ta poitrine et cette envie de vomir qui te prend d'un coup. Ça va passer. Ça va passer. Tout ça, ça va passer : cette envie de vomir, cette envie de pleurer, cette envie de l'embrasser, cette envie de l'enlacer. Cette envie de l'aimer. Ce n'est que ça, ça ne doit être que ça, qu'une envie qui passera, qui s'effacera, s'effondra au détour d'un couloir, au détour d'une vie.

— Tu m'as vraiment manqué, souffles-tu enfin, toujours contre lui, ton visage toujours caché contre son cou comme si tu avais honte.

Parce que tu as honte de toi, Rory. Tu as honte de l'aimer comme ça, tu ne devrais pas. Tout s'embrouille, tout s'emmêle et tes sentiments deviennent un capharnaüm d'envie et de besoin. Tu as tellement besoin de lui, Rory, tellement que ça te terrifie, ça te fait peur, ça te gèle. Et pourtant.

Et pourtant tu veux l'aimer comme tu n'as jamais aimé personne, et ton cœur hurle encore et encore. Eden. Eden. Eden.


HRP : c'est parfait je meurs à chaque fois que je te lis
tendresse ♥
(Rory il joue aussi bien que ça dans ma tête, genre, voilà, niveau piano tu as son niveau juste en haaaut)




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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Mer 17 Aoû - 8:48
Rory V. Blaise & Eden A. Joly1327 mots ▬ citation : Paper Child - Colours in the street
Il colorie les cœurs
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Eden laissa son Rory se caler entre ses jambes, et lui lança ce regard patient, et pourtant plein d'attentes. Ce regard qui glissait sur ses mains, ses bras, son visage, ses lèvres, pour voir ce qu'il allait en faire, s'il allait les utiliser pour quelques caresses, quelques bisous. Il rêvait d'en quémander, le regard suppliant ; s'il te plaît Rory, cajole-moi. Il en voulait tellement de ces gestes tendres dont seul Rory avait le secret et qui le faisait frémir inlassablement.

Et pourtant il n'en fit rien, garda cet air patient et calme sur le visage, quand bien même il semblait avoir arrêté -ou oublié- de respirer. Son regard se posa à nouveau sur le bandage, et ses caresses au bras s'arrêtèrent un instant.
- Non c'est...
La voix hésitante de Rory interpella Eden, se demandant bien ce qui pouvait le faire cogiter. Le fait que son ami puisse avoir des secrets pour lui était quelque chose qu'il lui était difficile d'imaginer, voire inconcevable.
- C'est un nouveau tatouage, c'est tout. Ça fait une semaine mais je le protège encore un peu, à cause des entraînements tout ça, vu que je fais jamais attention
Eden ouvrit de grands yeux ébahis, emplit d'une forme d'admiration croisée avec de l'excitation, celle de voir une nouvelle ébauche se dessiner sur le corps déjà magnifique de Rory.
- Pour de vrai ? Il ressemble à quoi ? Quand est-ce que je pourrai le voir ?
Je pourrai le toucher ? L'embrasser ? Car c'était là tout ce qu'Eden désirait faire en voyant les tatouages du grand brun, tout ce qu'il avait à offrir à une telle oeuvre. Des désirs qu'il gardait caché, juste un peu, des désirs qu'il n'assouvissait que lorsque tout, l'ambiance, le lieu, l'humeur de Rory, absolument tout concordait et s'y prêtait.

En l'entendant parler de sa douleur, il ne put s'empêcher de faire la moue, signe d'une légère inquiétude. Qu'il aimait, oh oui, qu'il aimait contempler ces dessins gravés sur la peau de Rory, les caresser, les redessiner comme s'il en était l'auteur du bout de ses doigts. C'était supportable, qu'il disait, mais Eden ne comprenait pas ce que ça pouvait bien signifier : il avait mal, ou il n'avait pas mal. Pour le coup, ça semblait vouloir dire que c'était le cas, et Eden ne pouvait s'empêcher d'imaginer les moments douloureux qu'avait pu passer Rory pour de si beaux dessins. Le jeu en valait la chandelle, sûrement, mais il en garda un léger pincement au cœur.

Lui, n'était pas sûr de pouvoir supporter ce genre de douleurs, quand bien même il n'était pas douillet, lui qui se faisait si régulièrement mal.

Eden eut à nouveau le souffle coupé lorsque Rory approcha ses bras, son visage, son corps tout entier pour les lier à nouveau, et il laissa échapper, bien malgré lui, un soupir de soulagement bien trop puissant. Sa respiration parvint à reprendre un rythme régulier, se calant le plus possible sur celle apaisante de son ami, et Eden glissa ses mains le long de son dos pour s'accrocher possessivement à lui, plus qu'il ne voudrait bien l'admettre.
- Tu m'as manqué.
Eden sentit son cœur rater un battement et il chuchota un "toi aussi" qui se perdit contre sa peau. Il leva une main fébrile vers le visage de Rory et la déposa sur son sa joue, près de son oreille, traçant des cercles sur sa peau à l'aide de son pouce.

Le visage de Rory, il était beau, et Eden le touchait rarement car il ne savait jamais ou mettre ses mains, ou placer ses doigts sans qu'il ne gâche sa beauté. Etait-ce seulement possible de gâcher la beauté de Rory ? Ce dont il était sûr, c'est que lorsqu'il le regardait, il ne voulait voir rien d'autre que son visage, sans rien pour l'obstruer. Mais là, il ne le voyait pas, caché dans son cou. Pour rien au monde il ne l'aurait forcé à changer de position car lui aussi, était bien. Au contraire, Eden préférait en profiter pour se permettre quelques tendresses. Alors il eut un léger mouvement de recul et tourna la tête.

Un, deux, trois bisous. Eden effleurait le visage de Rory du bout de ses lèvres, partant de la base de sa mâchoire, grimpant sur sa joue jusqu'à atteindre sa tempe. Les bisous, c'était chose commune chez Eden lorsque ses caresses ne donnaient pas autant d'amour qu'il aurait aimé, lorsque ça devenait trop, et en même temps pas assez.
- Tu as le plus doux des visages. laissa-t-il s'échapper entre ses lèvres malgré lui, comme s'il ne contrôlait plus ses pensées
Par envie, mais peut-être aussi un peu à cause d'une gêne qui lui était peu commune, Eden décida d'imiter Rory et de nicher son nez au creux de son cou, cacher son visage près de son épaule, là où ces dessins se croisaient. Eden aurait pu simplement les regarder, mais non, ça n'était pas assez.

Un, deux, trois bisous. Ponctués d'un sourire, il les déposait allègrement sur l'épaule tatouée de Rory avec une certaine fascination, mais aussi un plaisir caché. Il embrassait la peau de Rory comme on embrasserait une oeuvre d'art, avec un sentiment mêlé de retenu et d'avidité.
- Je pourrai les regarder toute la journée, tu sais. fit-il en faisant jouer ses doigts par-dessus les lignes.
Et les embrasser, avec ça.

Eden se redressa à nouveau et se recula, retirant ses bras de son dos, ne laissant plus l'occasion à Rory de camoufler son visage. Eden voulait pouvoir voir ses yeux, sa peau, ses lèvres, le voir sourire. Il lui fit donc face pour le toiser, un tantinet éloigné et un sourire serein agrippé à son visage, un sourire heureux. Rory était là, et il pouvait l'aimer, s'enivrer de sa présence, se laisser déborder d'amour pour lui autant qu'il le voudrait, tant qu'on lui en laissait la liberté. Son regard glissa une dernière fois sur ses tatouages avec envie, le manque commençant déjà à se faire ressentir.
- Je pourrai te les colorier, dis ?
Avant même que la réponse ne retentisse, Eden ressentit cette envie intense de retourner dans les bras de Rory et de ne plus y bouger. Il planta alors ses yeux dorés dans ceux de son ami, et le tira une nouvelle fois vers lui en s'aidant de ses jambes ; parce qu'il n'était jamais trop près. Eden vint alors encadrer son visage de ses mains, caressant ses joues à l'aide de ses pouces, et le forçant à baisser la tête.

Un, deux, trois bisous. Eden en déposa un sur son front, le plus doux possible, et ses mains glissèrent au niveau des oreilles de Rory pour caresser ses cheveux et lui faire redresser la tête.

Un, deux, trois bisous. Le deuxième, il le déposa sur le bout de son nez, un sourire rieur s'étirant sur ses lèvres car il trouvait que c'était un endroit rigolo à embrasser. Lui-même était de meilleure humeur lorsqu'on lui déposait un baiser sur le nez, car ça le faisait toujours rire.

Un, deux, trois bisous. Le dernier fut le plus hésitant, car plus Eden descendait, moins il savait ce qu'il faisait. Il y eut une seconde de flottement où il fixa la bouche de Rory, avant d'avancer la sienne contre son menton, juste en dessous de ses lèvres. Il y laissa un chaste baiser, et se recula tout sourire, jaugeant la réaction de Rory.

Quels autres choix d'endroit avait-il pour l'embrasser, après tout ?


hrp : F-F-F-FANSERVIIICE. Rory a eu ses bisous comme promis.
Bon c'est pas une rep de feu de dieu mais j'y ai mit tout mon cœur ❤
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Mer 17 Aoû - 11:21

 il colorie les cœurs

feat. Eden A. Joly
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Tu fermes les yeux quand ses doigts se posent sur ton visage, Rory, quand la délicatesse de ses gestes te fait frissonner sans que tu ne le veuilles, comme ses petits bisous, qu'il déposait ici et là, le long de ton visage, mâchoire, joue, tempe et tu souris contre sa peau. Tu laisses échapper un léger rire qui frôle sa peau quand il complimente la douceur de ton visage et tu le serres un peu plus contre toi. Merci, merci, disais-tu sans ouvrir la bouche.

Et de nouveau, il te dépose des baisers papillons dont lui seul à le secret sur ton épaule peinte à l'encre noire. Et lui, il les coloriait, de son visage, de son amour. Il coloriait tout ce qu'il touchait, il mettait de la couleur là où il n'y avait que du noir. Il coloriait tout cœur, ton âme. Il débordait tant d'amour qu'on ne pouvait que l'aimer en retour. Sa voix te fait sourire, étire tes lèvres. Elle le fait toujours. Et il se redresse, se recule de toi et tes mains glissent sur ses cuisses, pas loin de ses genoux. Il te regarde, avec ce sourire qui te fait sourire collé à son visage.

Comment t'as fais pour ne t'en rendre compte que maintenant, Rory ?

Comment t'as fais pour ne t'en rendre compte que maintenant alors que ça fait des semaines et des semaines que ce que tu ressens vient titiller ton ventre, emballer ton cœur, étirer tes lèvres ? Comment t'as fais pour ne t'en rendre compte que maintenant, hein Rory ? Tu voulais pas le voir, avoue le. Tu voulais pas voir ça parce que ça te fait peur, ça te terrifie. T'es pas fais pour lui, il mérite une fille bien, mignonne, tendre, câline. Avec qui les rires sont faciles, qui le comprend au simple regard. Il mérite quelqu'un qui ne va pas le salir, qui ne va pas le souiller comme tu le fais. Il mérite tellement mieux que toi, Rory. Tellement mieux. Va-t-en, laisse le vivre, oublie le. Il mérite mieux. Oublie le, ne l'enchaîne pas à toi. Il mérite tellement mieux que toi.

Tellement mieux qu'un mec paumé qui veut pas s'avouer qu'il l'aime, tellement mieux qu'un mec détruit par toutes formes d'amour, détruit par les sentiments, détruit par lui-même. Il mérite tellement mieux que toi.

— Je pourrais te les colorier, dis ?  
— Oui, si tu veux, lui réponds-tu avec tendresse.

Parce qu'il y a toujours de la tendresse dans ta voix quand tu parles d'Eden, quand tu parles à Eden, c'est incontrôlable, c'est quelque chose que tu n'arrives pas à contrôler, à calmer. Tu n'arrives pas à faire comme s'il ne te faisait rien ressentir. Ses mains viennent encadrer de nouveau ton visage, le tirer vers lui, il te fait baisser la tête et tu fermes les yeux quand ses lèvres se posent sur ton front. Il t'embrasse, protecteur. Un rire t'échappe quand il dépose un baiser sur le bout de ton nez et tes yeux s'ouvrent pour l'observer. Il t'embrasse, rieur.

Et ton souffle se coupe. Parce qu'il continue de descendre. Et il s'arrête. Et il fixe ta bouche. Et tu ne peux plus respirer, d'un coup. Et tu le regardes s'avancer, se baisser un peu et tu fermes les yeux. Tu as envie de reculer. Tu as tellement envie de reculer Rory. Parce que tu as peur, tu as peur, tellement peur. Parce que ça ne peut pas arriver. Pas comme ça, pas si vite. Et quand ses lèvres se posent si proches des tiennes, tu as un moment de regret Rory, parce que tu aurais tellement aimé qu'il t'embrasse, tu en as tellement envie, Rory.

Il se recule de toi et tu lui souris, de ce sourire un peu fade, soudain, sans que tu ne t'en rendes compte. Parce que tu aurais tellement aimé, tellement... tellement aimé qu'il t'embrasse Rory. Parce que cette proximité, tu ne peux pas t'en passer, cette complicité, cette tendresse, tu ne peux pas t'en passer, si tu ne l'avais plus tu sais que ça te détruirait, tu sais que tu n'arriverais plus à respirer, il est ton oxygène et tu ne te sens vivre que dans ses bras, qu'en sa présence. Et pourtant, et pourtant il te tue à être si proche de toi, si éloigné en même temps. C'est tellement égoïste Rory, tu es l'égoïsme incarné regarde toi, regarde toi : tu n'arrives pas à lui sourire parce que tu espérais plus, au fond de toi. Regarde toi Rory, tu vas lui faire du mal à ne pas être heureux.

Regarde toi Rory, comme tu as envie de l'embrasser, regarde toi putain. Regarde toi t'approcher de lui, regarde toi poser ton front contre le sien, regarde toi fermer les yeux, regarde toi. Regarde toi bordel. Regarde toi. Recule Rory, recule tu vas faire une connerie, tu peux pas faire ça, tu peux pas lui faire ça, vous faire ça. Ça va être trop compliqué, ça va tout détruire. Tais toi. Tais ces sentiments au fond de toi, enterre les, brûle les, tue les bordel. Tu n'as pas le droit de tout détruire comme ça Rory, t'as pas le droit. Ne fous pas tout en l'air Rory, parce que tu fous toujours tout en l'air, tu peux pas le foutre en l'air aussi, vous foutre en l'air bordel.

Putain. Rory non, fais pas ça.

Tu laisses échapper un léger soupir et ton souffle rencontre son visage, ses lèvres. Et tu t'abaisses, à peine.

Fais pas ça Rory, fais pas ça putain.

Tes doigts sur ses genoux se crispent un peu, à peine.

Fais pas ça Rory, surtout ne le fais pas.

Tes lèvres effleurent les siennes, à peine, avant que tu ne déposes un véritable baiser sur ses lèvres, un peu appuyé, un peu chaste, un peu tendre, un peu amoureux, un peu tout, un peu vous. Et tu te recules, détournes les yeux, les joues un peu rouges parce que tu rougies, d'un coup.

T'aurais pas du faire ça, Rory.


HRP : je meurs je meurs je meurs
j'ai pas pu m'en empêcher pardon omg




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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Jeu 18 Aoû - 0:41
Rory V. Blaise & Eden A. Joly1141 mots ▬ citation : Paper Child - Colours in the street
Il colorie les cœurs
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Comment avait-il fait pour ne pas ouvrir les yeux plus tôt ? Pour ne pas voir que cet amour qu'il trouvait si spécial était en train de prendre une tournure si différente de ce qu'il avait toujours connu ? Si différente de ce qu'il avait toujours espéré ? Il ne savait pas. Il ne savait pas comment il avait fait pour ne pas s'y attendre, Rory était trop pour lui il l'avait toujours su, et cela se confirmait ici. Cela se confirmait quand Eden perdait son regard dans celui de Rory, balayait son visage si proche de ses pupilles dorés, sans pouvoir anticiper ce mouvement qu'il avait amorcé.

Rory, non.

Ce furent les premiers mots de détresse qui résonnèrent dans l'esprit d'Eden, avant qu'il ne voit son visage s'approcher dangereusement, dans un geste qui lui était beaucoup trop inconnu pour qu'il ait le bon sens de s'en méfier.

Non, Rory, attends encore un peu, s'il te plaît.

Il aurait du le sentir venir, c'était imprégné dans l'air, c'était imprégné dans leurs corps et leurs regards.

Rory, laisse-moi le temps de comprendre, je t'en prie

Eden eut un mouvement de recul, puis se tétanisa lorsque le contact fut inévitable.

Rory, Rory, Rory.

Il ne bougea pas, il était pétrifié. Pétrifié de peur, pétrifié d'incompréhension, pétrifié d'amour. Les papillons qui avaient pour habitude de voler dans son ventre se transformèrent en un gigantesque monstre qui vint dévorer ses entrailles, et son cœur qui avait déjà l'habitude de battre la chamade lorsqu'il était avec Rory aurait pu détruire sa cage thoracique à la simple force de ces battements si aimant.

Y'avait trop de choses qui traversaient ce baiser, des choses qu'Eden aurait pas pu décrire avec des mots.

Lorsqu'il se retira, Eden put à nouveau reprendre son souffle, la tête remplit de questions desquelles il cherchait la réponse dans les yeux fuyants de Rory, dans sa gêne apparente, dans ses joues rouges.
- Pourquoi tu as fait ça ?
Y'avait aucun reproche dans son ton, juste une incompréhension innocente. Une incompréhension presque naïve, mais qui finalement, s'attendait à beaucoup de choses, espérait toujours trop.
De toutes les parcelles de ma peau, de mon visage, pourquoi mes lèvres ? Hein Rory ?

Eden, lui, ne rougit même pas. Il ne rougissait presque jamais sauf quand il était heureux, car rougir était synonyme d'embarras, chose qui ne lui était pas totalement familière. Et quand bien même il pouvait être embarrassé, les signes étaient assez différents mais tout de même évoquant : un simple ricanement, des tics nerveux, des gestes saccadés. Eden ne savait pas cacher ses sentiments, il en était tout bonnement incapable car il avait besoin de cette honnêteté qui lui était propre, celle qui lui faisait dire tout ce qu'il se passait par la tête.

Et pourtant, aujourd'hui, Eden était un menteur. Eden venait de se construire un mur -bien malgré lui-, dès lors que Rory avait posé ses lèvres contre les siennes. Il ne savait pas comment il devait réagir devant lui, parce que c'était pas n'importe qui, c'était Rory, bon sang et qu'il n'avait aucune idée de qu'elle attitude adopter.

Et ce fut ainsi qu'il décida de jouer la carte de la façade, celle qu'il n'employait jamais, celle qu'il ne savait pas vraiment utiliser finalement, simplement parce qu'il savait pas comment se montrer honnête devant Rory dans un moment pareil.

Alors Eden ne rougissait pas. Il avait cette expression de surprise, presque neutre, et incroyablement calme. Pourtant, au fond de lui, tout se mélangeait, tout s'emmêlait, et il criait.

Eden apprenait une règle à son insu : pour être honnête avec les autres, il fallait déjà être honnête avec soit-même.

- Je t'aime, Rory, tu sais. Je t'aime vraiment.
Et j'ai pas envie que tu penses le contraire juste parce que je suis incapable de comprendre ce que tout ça signifie, de comprendre ce qu'il y a écrit entre les lignes. Et j'ai pas envie que tu finisses par me détester pour avoir été incapable d'être assez bien pour toi.

Et c'en était d'autant plus blessant, d'autant plus cruel de ce dire qu'Eden avait beau l'aimer, il avait cette impression de ne jamais pouvoir lui offrir tout ce qu'il méritait, comme si Rory était un objectif inatteignable.

Eden ne pouvait pas embrasser comme Rory le faisait, c'était un monde qu'il ne connaissait pas assez bien, un monde trop adulte pour lui. Mais Eden était tiraillé, car cet amour infini qu'il ressentait pour Rory, il n'arrivait plus à le traduire correctement, aussi bien qu'il le voudrait. Il n'était pas aussi audacieux qu'il voulait bien le faire croire.

Lorsqu'il releva son regard vers les lèvres de Rory, il y eut à nouveau cet instant de flottement, comme si le temps s'arrêtait et lui laissait le temps de les admirer, de faire un choix.

C'était impossible pour Eden de laisser Rory sur ce qui se rapprochait presque d'un refus en apparence, alors qu'il avait tant à lui donner, alors qu'il voulait tant lui partager.

Eden cessa de se triturer les mains et vint agripper la chemise de son ami pour le tirer vers lui, tout doucement, s'aidant de ses jambes pour le rapprocher de nouveau et faire disparaître cette distance qui s'était immiscée entre eux. Il saisit l'une des mains libre de Rory pour la serrer dans la sienne et vint placer son autre main libre sur la bouche de ce-dernier, très attentif à ce qu'il était en train de faire, peut-être un peu trop. Puis ce fut dans cette position pour le moins étrange qu'il commença à approcher son visage dans une lenteur calculée afin de délicatement poser ses lèvres sur le dos de sa main.

C'était tout ce qu'Eden pouvait lui offrir pour le moment, un baiser indirect qui ne lui coûtait pas grand chose. C'était beaucoup pour lui, et en même temps pas grand chose au final.

Son souffle s'emmêla une dernière fois à celui de Rory avant qu'il ne recule et plante son regard dans le sien. Sa main quitta les lèvres de son ami pour venir chercher la sienne et entremêler leurs doigts, ses yeux toujours plantés dans les siens.

Ses yeux qui étaient finalement bien plus parlants que ses paroles. Ses yeux qui hurlaient simplement tout ce qu'il n'arrivait pas à dire, pas à décrire.

Ses yeux qui brûlaient d'un amour unique pour un seul, et juste un seul être.


hrp : bruh ❤ c'est grave euh décousu ? 'fin bref l'écriture est pas terrible maiiis j'espère que ça se lit quand même blbl
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Jeu 18 Aoû - 9:55

 il colorie les cœurs

feat. Eden A. Joly
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Tu n'aurais jamais du. Oh tu n'aurais pas du, Rory. Bien sûr que non tu n'aurais pas du. Et tu fuis, oh comme tu es en train de le fuir, là d'un coup. Tu te recules de lui, pars, un peu plus loin, là où il est obligé de bouger pour t'atteindre, là où la distance que tu mets entre vous est blessante, violente.

— Pourquoi tu as fait ça ?  

Oh Rory. Rory regarde le, regarde toi, regarde vous. Regarde ce que tu viens de faire, regarde ce que tu viens de lui faire subir. Parce qu'il l'a subit, n'est-ce pas ? Il l'a forcément subit, il l'a forcément supporté, enduré, il l'a à peine toléré. Putain Rory. Pourquoi t'as fais ça, pourquoi ? Excuse toi, excuse toi, demande lui pardon, demander lui de te pardonner bordel. Mais les mots ne veulent pas sortir, les mots n'arrivent pas à quitter ta gorge, ta bouche.

Tu as encore la sensation des ses lèvres sur les tiennes.

Oh Rory oublie ça, tu n'en as eu le droit seulement parce que tu le lui as volé, arraché comme l'égoïste que tu es, que tu seras toujours. Oublie cette envie de continuer, de te rapprocher de lui, de le prendre dans tes bras, tu n'en as plus le droit. L'as-tu un jour eu ? Excuse toi, excuse toi. Excuse toi. Mais tu n'y arrives pas, tu n'en as pas le courage, tu n'arrives pas à ouvrir la bouche parce que tu as tellement merdé Rory. Oh tu as tellement merdé là. A un point que tu n'imagines même pas.

Encore plus qu'avec Lullaby, encore plus qu'avec Arata. Tu as merdé à un point si inimaginable que tu as envie de fuir, loi, très loin, de ne pas faire face à son regard plein d'incompréhension, de ne pas faire faire à ses yeux dorés, à son visage que tu ne peux plus regarder. Est-ce qu'il va te détester ? Est-ce qu'il va te détester comme tu te détestes, Rory ? Oh tu espères que non, tu pourrais lui supplier de ne pas te détester, de ne pas t'oublier, de ne pas ne pas t'aimer. Mais t'as pas le droit de lui demander ça, pas après ça.

Putain Rory.

T'as grave merdé, là.

Arrête d'agir sur l'instinct, sur l'envie, sur le besoin, réfléchis avant. Réfléchis. Pourquoi tu n'as pas réfléchis, hein ? Oh ce serait différent, si tu avais réfléchis, tu aurais lancé un léger rire, tu te serais reculé et tu lui aurais proposé de colorier tes tatouages. Vous auriez passé un bon moment à parler de tout, de rien, des choses importantes, des choses insignifiantes... Il faut que tu fasses comme si c'était rien, comme si c'était une blague. Parce que tu en fais toujours des blagues Rory, tu ris, tu déconnes, tu fais des blagues idiotes. Ça pouvait s'apparentait à une blague idiote.

Dis lui que c'est une blague.

— Je t'aime, Rory, tu sais. Je t'aime vraiment.  
— Je suis désolé.

Et ça sort de ta bouche sans que tu ne puisses t'en empêcher, presque avant qu'il ne puisse finir sa phrase. Oh non il ne t'aime pas, il ne doit pas t'aimer, regarde comme tu le fais se sentir mal Rory. Regarde le essayer d'arranger les choses alors que toi tu ne veux que fuir. Il a déjà refusé, tu le savais déjà avant même d'esquisser un geste, avant même d'avoir réellement envie de l'embrasser. Tu le savais. Tu le savais mais tu l'as fais quand même. Comme quoi, tu aimes vraiment souffrir, hein Rory ?

— Je suis désolé, répètes-tu, encore. J'aurais pas du je sais. On oublie ça, d'accord ? Je suis désolé j'aurai vraiment pas du faire ça, encore moins comme ça, sans même te demander, je suis désolé, j'ai pas réfléchis je...

Et il te tire vers toi, attrapant ta chemise, attrapant ta main, coupant ta voix paniquée, désespérée, t'entourant de ses jambes. Regarde le Rory, regarde dans quel état tu l'as mis. C'est toi qui fais une connerie, c'est lui qui essaie de se faire pardonner. Mais regarde toi Rory putain. Regarde à quel point tu es un monstre d'égoïsme.

— Eden, pardonne moi je suis dé...

Et sa main se pose sur ta bouche. Sur le coup, tu penses que c'est pour te faire taire, cette façon enfantine de te dire : tais toi, tais toi Rory s'il te plaît. Alors tu te tais et tu fermes les yeux, comme un condamné à mort attendant sa sentence. T'as tout foutu en l'air Rory. Tu fous toujours tout en l'air. Mais t'as l'habitude, hein ? D'être égoïste, de foutre les gens en l'air, de leur faire du mal, de les faire souffrir. C'est ce que tu es après tout. Un tortionnaire pour les gens que tu aimes.

Et tu le sens, trop proche de toi alors tu ouvres les yeux quelques centièmes de secondes avant qu'il ne dépose ses lèvres sur le dos de sa main et ton cœur rate un battement, ta respiration s'emballe. Oh Rory ne sois pas heureux pour ça. Ne sois pas heureux de l'avoir forcé à faire ça. Parce que tu l'y as forcé, n'est-ce pas ? Finalement, jamais il ne l'aurait fais si tu ne lui avais pas forcé la main. Tu peux de nouveau respirer normalement quand sa main abandonne tes lèvres, quand elle vient serrer ta main, entremêler vos doigts.

Qu'est-ce que t'as fais Rory, hein ?

Tu ne peux pas soutenir son regard, tu n'arrives pas à le faire alors tu poses ta tête sur son épaule, égoïstement. Parce que peut être que lui avait besoin de te regarder pour comprendre, peut être que lui en avait violemment besoin.

— Eden, je...

Et ta voix se coupe. Je suis désolé, je t'aime, pardonne moi de t'aimer comme ça, j'aurai jamais du t'embrasser, je suis désolé, j'aurai du comprendre avant, pardonne moi, j'aurai jamais du faire ça. Ne t'excuse pas de l'aimer Rory, il t'en voudrait. Tu le sais. Tu sais qu'il t'en voudrait si tu lui demandais pardon de l'aimer. Alors tu soupires, ton front contre son épaule, tes yeux fixant sa chemise d'uniforme.

Porte tes couilles une fois dans ta vie Rory.

— Je t'aime, tu sais ?

Et tu crois que c'est la première fois que tu le lui dis. Ce n'est pas la première fois que tu le dis, mais c'est la première fois que tu le lui dis, à lui, lui qui est si important pour toi, lui qui a une place spéciale. Et tu ne sais pas quoi lui dire d'autres, mais tu aimerais t'excuser, encore.

— Je suis désolé.

Oh oui tu l'es. Tu l'es vraiment.

Mais Rory. Oh Rory.

Ne t'excuse pas de l'aimer.


HRP : mh beaucoup de blabla pour pas grand chose finalement
j'espère que ça te va ♥




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Ume

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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Sam 20 Aoû - 17:50
Rory V. Blaise & Eden A. Joly1104 mots ▬ citation : Fools - Lauren Aquilina
Il colorie les cœurs
FINE AS WE ARE BUT WE WANT MORE, THAT'S HUMAN NATURE AT IT'S BEST. WHAT IF WE RUIN IT ALL ? AND WE LOVE LIKE FOOLS AND ALL WE HAVE WE'LL LOSE. I DON'T WANT YOU TO GO, BUT I WANT YOU SO... SO TELL ME WHAT WE CHOOSE
Eden était perdu et frustré, Rory l'empêchait de comprendre tout ce qui lui échappait, Rory ne le regardait pas, Rory fuyait son regard, mais Rory cherchait son contact, la tête sur son épaule, alors il songea qu'il pouvait bien tout lui pardonner. Eden vint glisser une main dans son dos, l'autre allant naturellement lui caresser les cheveux avec tendresse.
Eden, je...
Ne t'excuse pas, arrête ça, tout de suite. Eden ne voulait plus entendre la moindre excuse de la part de son ami, il refusait d'en entendre plus. Ses caresses cessèrent, et il attendit la suite avec appréhension.
Je t'aime, tu sais ?
Et son coeur rata un battement, et il n'arriva pas à définir si c'était l'émotion, la surprise, ou s'il était simplement heureux qu'il le lui dise. Eden savait que Rory l'aimait, oh oui il le savait, il le lui avait prouvé un nombre incalculable de fois. Il le lui prouvait à chaque fois qu'il se voyait, à chaque caresse qu'il lui accordait, dans chacun de ses sourires, et c'était inscrit dans ses yeux sans que ça ne traverse jamais la barrière de ses lèvres. Et il n'avait jamais eu à le dire, parce qu'Eden savait et ça lui suffisait, il était bien assez heureux comme ça.

Et pourtant, il eut un pincement au cœur en songeant au fait qu'il avait fallut d'une petite maladresse de la part de Rory pour qu'il se sente obligé de lui dire ces mots qu'Eden lui répétait souvent.
Je sais. En amour, on est toujours deux, Rory.
Alors ne te force pas à dire ces mots pour te faire pardonner quoique soit. Il avait rien à se faire pardonner finalement, Rory, et quand bien même ça aurait été le cas, Eden n'aurait jamais pu lui en vouloir. Eden, il lui accordait son pardon sans réfléchir, il l'aimait beaucoup trop pour ressentir la moindre rancœur à son égard.
Je suis désolé.
Mais désolé de quoi ? Rory, il avait besoin de se faire secouer un bon coup. Rory, il était en train de sombrer dans des remords qui n'avaient pas lieu d'être et ça, Eden n'aurait jamais pu le supporter. Avec une fermeté qui ne lui ressemblait pas, Eden poussa Rory pour le forcer à se redresser et prit son visage en coupe entre ses mains, face à lui. Ses yeux se plantèrent dans les siens avec une détermination inébranlable. Maintenant, tu me regardes dans les yeux, que tu le veuilles ou non.
Tu arrêtes de t'excuser, vraiment. C'est moi le Canadien ici d'abord, pas toi ! fit-il sur un ton de plaisanterie, un peu autoritaire sur les bords.
Une remarque un peu idiote qui était sortie spontanément sans qu'il ne réfléchisse vraiment, une tentative maladroite de montrer qu'il n'y avait pas de quoi s'affoler, histoire de détendre l'atmosphère, d'une certaine façon. Histoire de dire arrête Rory, c'est pas grave vraiment, qu'il sache à quel point Eden ne pourrait jamais le détester, qu'il sache qu'il n'avait rien gâché, rien du tout, qu'il n'aurait jamais pu.

Il ne lâcha pas le visage de Rory et vint dessiner des cercles sur ses joues à l'aide de ses pouces.
Moi, je sais pourquoi tu as fait ça.
Et c'était faux, tellement faux, Eden il n'en savait rien du tout, Rory il aimait Eden, Rory il était heureux d'aimer Eden, et Eden était heureux d'être aimé par Rory. Et pourtant, y'avait encore pleins de choses qu'il ne saisissait pas, beaucoup trop de choses, mais il ne laisserait jamais toutes ces choses incompréhensibles l'empêcher d'aimer Rory. Et il préférait convaincre Rory qu'il savait ce que ça voulait dire, qu'il sache que même s'il savait, y'avait pas d'inquiétudes à avoir, parce que rien ne pourrait s'immiscer entre eux.

Et s'il acceptait qu'il y ait des choses qu'il n'arrivait pas à comprendre dans leur relation, il y avait une chose que jamais Eden n'aurait pu tolérer.
T'as pas le droit de t'excuser Rory, parce que ça veut dire que tu t'en veux. T'as pas le droit d'avoir de regrets Rory, pas toi. Je t'interdis de regretter d'avoir fait quelque chose que tu as aimé, qui t'a rendu heureux, la vie est trop courte pour que tu regrettes le moindre bisous, d'accord ? Ne regrette jamais quelque chose que tu as aimé Rory. Jamais, jamais.
Et surtout, ne regrette pas de m'aimer, je t'en prie. Sur ces mots, il libéra ce visage si doux pour tirer Rory contre lui et l'enlacer dans un câlin se voulant le plus tendre, le plus puissant possible. Eden n'était pas quelqu'un qui avait l'habitude de faire la leçon à ses amis, tout simplement parce qu'il était rarement le mieux placé pour ça, et parce qu'il ne savait pas s'y prendre. Et pourtant, dans un moment pareil, il savait que c'était nécessaire.

Eden profita la plus possible de cette étreinte, il la savoura, laissa ses doigts se balader dans les cheveux de Rory, dans son dos, glisser sur cette chemise. Il se sentit perdre pied quelques secondes, bercé par cette multitude de sentiments qui le traversaient par un simple contact avec Rory. Il laissa son souffle se perdre une dernière fois contre l'épaule de son ami avant qu'il ne recule et se tourne vers lui d'un air résolu.
Maintenant, tu vas t'asseoir sur cette chaise sans discuter, je vais prendre ce feutre, et je vais colorier ton bras !
Cette autorité enfantine était ridicule, Eden n'était pas vraiment crédible quand il donnait des ordres. Comme pour balayer toute forme d'opposition, il tira une chaise près d'eux et poussa Rory à s'asseoir dessus en appuyant sur ses épaules. Ceci fait, il attrapa fermement l'un de ses bras, le cala sur ses jambes et saisit le premier feutre qu'il avait sous la main pour commencer à faire ses coloriages.

Il se tourna vers le visage de Rory l'espace d'une seconde pour lui adresser un sourire bienveillant.

Ne m'en veux pas de te parler comme ça Rory, mais c'est parce que je t'aime que je fais ça, tu sais.


hrp : popopooo j'espère que ça te va krkr on va essayer de détendre tout ça ❤
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Sam 20 Aoû - 18:42

IL COLORIE LES CŒURS —
feat. Eden


—  music



— Je sais. En amour, on est toujours deux, Rory.

Non, il ne sait pas. Il ne sait pas à quel point tu l'aimes. Il ne connaît pas cette forme d'amour là, il ne veut peut être pas la connaître, sûrement pas, même, et encore moins avec toi. Qu'as-tu à lui apporter de plus, après tout ? Que lui apportes-tu de plus que les autres Rory ? Rien du tout. Quelqu'un de mieux que toi pourrait lui apporter plus, quelqu'un de meilleur que toi pourrait tellement prendre mieux soin de lui. Tu n'as pas à l'aimer comme ça. Tu n'en as définitivement pas le droit.

Il te repousse, te force à le regarder avec cette fermeté, cette force que tu ne lui connais pas. Regarde ce que tu l'obliges à faire, Rory. Tu l'obliges à te gronder comme un gosse ? Tu l'obliges vraiment à faire tout et n'importe quoi. Reprends toi. Reprends toi Rory. Et tu es obligé de te reprendre, après tout, parce qu'il te force à le regarder droit dans les yeux, il te force à ne pas fuir. Ne fais pas l'enfant Rory. Sa réplique te fait sourire, étire tes lèvres et tu lâches même un petit rire et tu sens un léger poids disparaître de tes épaules, disparaître de ton cœur qui était comprimé depuis quelques minutes. Depuis que tu l'as embrassé.

— Moi, je sais pourquoi tu as fait ça.

Instinctivement ta tête se secoue de gauche à droite, à peine. Non bien sûr que non il ne savait pas. Il était trop pur pour ça, tu étais trop... Il ne savait pas à quel point tu l'aimais. Tu l'aimes à t'en crever le cœur, tu l'aimes à t'en retourner le cerveau, à te comprimer l'estomac, à en faire des insomnies. Tu l'aimes comme tu n'as jamais aimé personne, comme tu n'aimeras sûrement jamais personne car il est unique et que tu ne retrouveras jamais cette relation avec quiconque, que tu ne veux pas retrouver avec quelqu'un d'autre. Eden ne sait pas, il ne sait rien de ce que tu ressens, de tout ce que tu tais, de tout ce que tu n'oses pas lui dire.

Parce que tu aimerais lui dire, Rory. Tu aimerais lui dire : reste avec moi pour toujours, ne m'abandonne jamais, je t'aime, aime moi comme je t'aime, viens on s'en va loin d'ici, on fuit l'académie, on embarque les gens qu'on aime et on fuit, on va s'aimer, loin de tout ça, je vais t'aimer pour l'éternité, ne brise jamais ta promesse je t'en prie.

Je crèverai sans toi.

Je crèverai pour toi.


— T'as pas le droit de t'excuser Rory, parce que ça veut dire que tu t'en veux. T'as pas le droit d'avoir de regrets Rory, pas toi. Je t'interdis de regretter d'avoir fait quelque chose que tu as aimé, qui t'a rendu heureux, la vie est trop courte pour que tu regrettes le moindre bisous, d'accord ? Ne regrette jamais quelque chose que tu as aimé Rory. Jamais, jamais.

Et pourtant tu t'en veux tellement de lui avoir volé quelque chose de si important, mais tu n'as pas le temps de dire quoique ce soit, de réagir qu'il t'enserre contre lui et tes bras l'enlacent si fort. C'est ce genre de câlin qui coupe la respiration tout en te permettant de pouvoir remplir tes poumons d'oxygène, comme si tu te noyais depuis des heures et des heures. Ce genre d'étreinte qui fait du mal. Mal aux bras, mal aux doigts, mal aux muscles. Ce genre d'étreinte qui fait du bien. Bien au cœur, bien à la raison, bien à l'âme.

Tu ne dis rien Rory, tu te contentes de le serrer contre toi, de profiter de lui, de ses étreintes, de sa joie. Tu te délectes de chaque seconde, de chaque instant. Et c'est ce que tu feras, ce que tu feras toujours. Tu n'as pas le droit à plus Rory, tu ne prendras pas le droit de faire quoique ce soit de plus. Tu vivras à ses côtés, tu prendras sa main comme les autres la prennent, tu lui souriras comme les autres lui sourit, tu riras avec lui comme les autres rient avec lui. Tu resteras dans son ombre, toujours proche, mais si éloigné de lui. Tu ne resteras qu'un ami, Rory. Il a besoin que tu ne restes que ça. Tu profiteras de chaque instant, de chaque moment, mais jamais, au grand jamais, tu ne retenteras quoique ce soit. Tu n'en as pas le droit.

— Maintenant, tu vas t'asseoir sur cette chaise sans discuter, je vais prendre ce feutre, et je vais colorier ton bras !
— Chef oui chef ! lâches-tu en riant, te laissant tomber sur la chaise, tendant ton bras tatoué, remontant un peu plus haut la manche courte de ta chemise.

Il a besoin que tu ris, il a besoin que tu sois toi-même, il a besoin que tu restes celui que tu as toujours été avant ça, avant aujourd'hui. Il faut que tu le restes, pour lui, pour toi. Et au fond de toi se bousculent ces deux envies qui sont tes nouvelles tortionnaires : celle de le voir heureux avec une personne tellement mieux que toi, et ce besoin viscéral qu'il soit heureux avec toi.

N'y pense pas Rory, ce n'est pas le moment. Tu y penseras plus tard. Tu n'aurais pas dû en parler à Lulla et Arata, tu aurais dû garder ça secret, au fin fond de toi, comme ça personne n'aurait su, personne ne t'aurait posé des questions sur le fait que tu abandonnes avant même d'avoir essayé. Parce que de l'avoir embrassé, ça t'a persuadé d'une chose : tu es bien trop égoïste pour Eden, tu l'enchaîneras, ne le rendra pas heureux, le forcera à ne pas être lui-même sans même t'en apercevoir, car tu es le tortionnaire de tes proches, celui qui les détruit par un amour égoïsme. Et tu ne peux pas lui faire ça, Rory. Oh non tu ne peux pas.

— Le club de théâtre fait une représentation pour le festival ? lui demandes-tu alors qu'il colorie ton bras avec cet air concentré sur le visage.

Le même air concentré qu'il avait lorsqu'il t'a fait ta couronne de fleurs de cerisier que tu gardes, au fin fond de ton armoire, dans une boite, comme un précieux trésor.






HRP : MH JE SAIS PAS POURQUOI JE FAIS RORY TORTURE COMME CA
mais eden est tellement perf je meurs **




Dernière édition par Rory V. Blaise le Mar 23 Aoû - 15:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Mar 23 Aoû - 6:08
Rory V. Blaise & Eden A. Joly977 mots ▬ citation : Fools - Lauren Aquilina
Il colorie les cœurs
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Rory je t'aime.

C'était les mots qui restaient ancrés dans son esprit sans raison particulière, qu'une toute petite voix dans sa tête s'acharnait à répéter à chaque fois qu'il regardait Rory, qu'il le sentait près de lui.

Si à l'extérieur Eden semblait toujours aussi insouciant, intérieurement, il cogitait beaucoup. Les bisous sur la bouche, il n'en faisait jamais. Pourquoi ? Parce que c'était ceux qu'on voyait dans les films, ceux que ses parents s'échangeaient encore quand il était enfant, ceux que le mari offrait à sa mariée à la fin de la cérémonie, ceux qu'il voyait à la fin de chaque film Disney sans qu'il n'y ait jamais cherché une quelconque signification. C'était ceux qu'on accordait à quelque de vraiment spécial.

Rory je t'aime.

Eden n'aurait jamais pu dire que ça lui avait déplu, non. Avec Rory, ça n'aurait jamais pu lui déplaire. C'était quelque chose de différent, d'assez inconfortable, et qu'il aurait sûrement associé à une certaine peur de l'inconnu. Eden, ce grand aventurier qui prétendait ne pas avoir froid aux yeux, qui avait peur d'un simple bisou et de tout ce qui pouvait se cacher derrière.

Eden n'aimait pas ce qu'il ne connaissait pas. La nouveauté était pour lui quelque chose d'assez peu familier à vrai dire, et c'était pour ça qu'il ne grandissait pas vraiment, au fond. Eden n'aurait jamais pu dire qu'un baiser de Rory lui avait déplu, car c'était Rory, mais il n'aimait pas ne pas savoir pourquoi ça ne lui avait pas déplu.

Alors, pour l'heure, il se concentrait sur ce qu'il savait.

Rory je t'aime.

Ça, il en était sûr.
Le club de théâtre fait une représentation pour le festival ?
Il attrapa un feutre vert pour suivre les contours d'un des tatouages et hocha vivement la tête en guise de réponse.
Ouaip ! Plusieurs même, y'en aura des petites dans la rue, de plus grosses sur scènes... C'est un peu dur de garder le rythme, entre la préparation du festival, la fanfare du club de musique, les accessoires du club de théâtre et les cours.. J'avoue que je sais plus trop où donner de la tête.
Il était vrai qu'Eden avait pas mal de charges sur le dos en s'investissant dans deux clubs, et s'il avait parfois regretté son choix fait en première année, il n'avait jamais quitté le club de théâtre. Il avait beau être mauvais comédien et ne pas s'y sentir très à sa place, il avait apprit une chose : une troupe, c'était comme une famille. On n'en sortait pas comme ça.

Eden laissa échapper un soupir, le genre de soupir qui ne lui ressemblait pas. Eden soupirait de soulagement, soupirait de bonheur, soupirait d'aise, mais jamais ô grand jamais il n'avait  ce genre de soupir mélancolique. Sans doute la fatigue accumulée entre ces révisions improvisées, ses activités de club et ces sensations nouvelles ne l'aidaient pas à avoir l'esprit aussi serein et souciant qu'il le voudrait.

Il décrocha donc de son coloriage et leva les yeux vers ceux de son ami. Et le fait de voir Rory aujourd'hui était le plus beau remède du monde.

Rory je t'aime.
Dis, Rory, après le festival... On retournera au temple ? Tu sais, voir les esprits, avec une tente. Il marqua une pause, avant de reprendre un peu précipitamment. Pas forcément tout de suite après hein ! Juste... Après.
Parce qu'il l'avait quand même promis, et si Eden ne doutait pas de la parole de son ami, il avait besoin de s'accrocher à un quelque chose. Surtout si ce quelque chose était un moment passé avec Rory dans un lieu qui lui était cher.

Le regard d'Eden resta accroché à Rory longtemps, beaucoup trop longtemps, beaucoup plus que ce qu'il ne s'accordait habituellement. À chaque contemplation, Eden se perdait un peu plus, mais il ne voulait pas détacher son regard, il ne voulait plus. Rory était trop beau pour ne pas être admiré, trop beau dans tout ce qu'il était, dans tout ce qu'il faisait. Et Eden il était si convaincu au fond, si persuadé que jamais il n'aurait pu ne pas aimer cet homme, ça lui était inconcevable.

Et y'avait ces mots qui tournaient en boucle dans sa tête, il les pensait si fort qu'il avait parfois la sensation de les dire à voix haute, de les crier. La sensation que cette voix -se propre voix, finalement- se moquait ouvertement de lui, et elle continuait de répéter ces mots de plus en plus fort, au rythme des battements de son cœur qui résonnaient comme des tambours. Eden avait cette impression si forte que Rory aurait pu entendre ces battements affolés à tout moment, cette voix au début si petite qui commençait à hurler dans son crâne.

Rory je t'aime.
Aaaah, non ! J'ai dépassé !
Il avait baissé les yeux l'espace d'une seconde en sentant sa propre main se crisper sur le feutre. Un trait vert s'était glissé hors du cadre et Eden afficha une mine déçu. Il attrapa le feutre rouge pour commencer à dessiner des pétales au bout de ce trait vert qui se transformait en tige improvisée. Cela avait eu le mérite de lui occuper l'esprit et de calmer cette voix qui ne cessait de hurler dans sa tête, même si cela ne durerait que quelques instants.

Parce que les pensées d'Eden, elles finissaient toujours pas se tourner vers une seule et même personne.
Je t'aime, Rory


hrp : Pendant que j'écrivais, je me suis souvenue que Rory il pouvait lire dans les pensées d'Eden en fait s'il le voulait
Bref j'espère que ça te va ❤
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Mar 23 Aoû - 15:52

IL COLORIE LES CŒURS —
feat. Eden


—  music



Il attrape un feutre vert et tu souris, te concentrant sur les tatouages qu'il colorie sans gêne, sans honte. Quelques fois, ça te chatouille alors tu laisses échapper un petit rire, un petit soupir pour t'empêcher de rire.

— Ouaip ! Plusieurs même, y'en aura des petites dans la rue, de plus grosses sur scènes... C'est un peu dur de garder le rythme, entre la préparation du festival, la fanfare du club de musique, les accessoires du club de théâtre et les cours.. J'avoue que je sais plus trop où donner de la tête.
— Tu m'étonnes... je suis plutôt content d'avoir à gérer que la fanfare et la représentation qu'on va faire avec Arata et deux autres personnes. Tu devrais prendre une pause de temps en temps, ajoutes-tu dans un sourire.

A vrai dire, tu n'attends pas de réponse, c'est juste un constat. Tu aimerais lui demander avec qui il passe le festival, s'il compte balader dans les stands, s'il en aurait le temps avec tout ce qu'il a à gérer. Tu lui aurais peut être demandé si tu ne l'avais pas embrassé, si tu n'avais pas eu à gérer tout ce qui allait et venait dans ta tête avec une rapidité impressionnante. Parce que tu l'as embrassé alors que tu n'aurais pas du, alors que le goût de ses lèvres est encore sur les tiennes, parce que tu l'as fais sans son autorisation, parce que tu as un peu peur de faire n'importe quoi, à vrai dire. Parce qu'il pourrait que tu dérapes, encore, même si tu ne le veux pas, même si tu n'oserais plus jamais, même si tu as trop peur de le perdre pour ne serait-ce que l'approcher de trop près.

Son soupir te fait relever la tête et tu l'observes, le détailles avant qu'il ne relève la tête vers toi, puis sa voix t'interpelle, comme toujours, et tu le regardes dans les yeux, détaillant son regard doré, quittant les tatouages colorés pour un long moment.

— Dis, Rory, après le festival... On retournera au temple ? Tu sais, voir les esprits, avec une tente. Pas forcément tout de suite après hein ! Juste... Après.

Sur le coup, tu ne sais que répondre et vous restez un long moment à vous observer avant que tu n'arrives à déglutir, à ouvrir la bouche, à lui sourire, ta tête se penchant légèrement sans même que tu ne t'en rendes compte.

— Bien sûr. J'ai déjà acheté la tente, et les deux sacs de couchages, aussi.

Et c'était vrai, tu l'avais fais le lendemain de votre sortie au temple, pour ne pas avoir à le faire plus tard, au dernier moment. Vous n'aviez qu'à prendre de quoi boire et manger, mettre tout dans un sac à dos et vous installer au temple, attendant les esprits. Petit à petit, ton compte en banque commençait à se vider et il fallait que tu te trouves rapidement un job. Tu allais sûrement te proposer en tant que serveur quelque part, que ce soit dans un bar ou dans un restau, c'était le seul truc qui t'attirait un peu à Shinrin Yoku. Mais il n'était pas question que tu bosses derrière un comptoir dans un burger king quelconque.

Et vous continuez de vous regarder, sans rien dire, sans que tu ne bouges, sans qu'il ne bouge. Et tu sens sa main se crisper contre toi au même moment où sa voix vrille dans ton esprit.

Rory je t'aime.

Puis, sa voix à lui, plus vraie, moins étouffée, plus réelle. Et ton regard glisse avec un temps de retard sur ton bras et tu ouvres la bouche, la refermes. Tu le regardes avant de cligner des yeux, observes de nouveau ton bras qu'il colorie de rouge, cette fois-ci. Tu as l'impression de l'avoir rêvée, tu as l'impression que ce n'est pas vrai, que tu l'as imaginée, cette voix. Mais non. Non bien sûr que non. Parce que Rory, ça t'arrivait tellement rarement de rentrer dans la tête des gens. A vrai dire, ça ne marchait pas comme ça, c'était plutôt heureux qui t'envoyer leurs pensées, il fallait qu'ils soient dans un état émotionnel fort, très en colère, très triste, très heureux, ça arrivait très rarement. Comme s'il fallait qu'il y ait un nombre de paramètres spécifiques pour que ça marche.

Je t'aime, Rory.

Respire Rory. Surtout, n'oublie pas de respirer. Chasse cette voix de ta tête. Après tout, tu as l'habitude d'entendre Eden te dire qu'il t'aime. Il le dit à tout le monde, sans hésiter, sans gêne, sans honte, sans faux-semblant. Parce qu'Eden... Eden est la personnification de l'Amour, il est son porte-parole, son descendant, son délégué. Eden est l'Amour. Alors respire Rory, n'oublie pas de respirer.

Il semble un peu perdu, un peu trop songeur à ton goût. Les doigts de ta main libre viennent caresser son bras à lui, à peine, tu l'effleures seulement, juste pour que son attention se tourne vers toi, juste pour qu'il t'écoute, qu'il te regarde.

— Hé, Eden...

Allez Rory. Il a besoin de l'entendre, il a besoin de l'entendre sans que ça ne soit une excuse, sans que ça ne soit difficile à dire, sans que ce ne soit une façon de se faire pardonner. Il a besoin de l'entendre parce que c'est vrai.

— Je t'aime pour l'éternité, tu le sais, mh ?

Et tu as juste envie qu'il y croit. Parce que toi... toi tu sais que c'est vrai.






HRP : tant d'amour bordel
et c'est un peu court pardon mais j'espère que ça te va ♥


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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Ven 26 Aoû - 8:41
Rory V. Blaise & Eden A. Joly926 mots ▬ citation : Fools - Lauren Aquilina
Il colorie les cœurs
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Eden commença à se pincer les lèvres en frottant son pouce contre la peau de Rory, mais la pression était si légère que cela en devenait une caresse. Le but était de faire disparaître son trait qui s'était à nouveau échappé du cadre, et qu'il ne pourrait pas rattraper comme il l'avait fait avec sa fleur improvisée. Il fallait qu'il l'efface car j'ai dépassé, c'est mal de dépasser, et que laisser ce genre d'imperfections sur le corps de Rory était inconcevable.

Lorsqu'une voix -celle de Rory- sembla parvenir à ses oreilles, il ne réussit pas à capter l'information et lâcha un "hm ?" presque inaudible, incertain. Y'avait trop de pensées qui noyaient l'esprit d'Eden à l'heure actuelle, trop de sentiments qui lui faisaient perdre pied, et s'en détacher lui était mentalement impossible. Bloqué dans sa propre tête, Eden semblait inatteignable, et ses pensées inaccessibles.

Ce fut le contact des doigts de son ami sur son bras qui le ramena à la réalité en le faisant frissonner, plus par surprise que par réel plaisir, et il mordit un peu plus sa lèvre inférieur en levant ses yeux fautifs vers lui.
Je t'aime pour l'éternité, tu le sais, mh ?
Eden lâcha un long soupir, peut-être un peu trop long, semblable à ceux qu'il lâchait lorsqu'il retenait sa respiration trop longtemps. Rory était le seul pour qui il restait en apnée, le seul qui lui réapprenait à respirer à chaque fois qu'il le touchait. La voix logée dans son crâne laissa alors échapper un dernier "Je t'aime Rory", avant de s'éteindre, l'esprit calmé, pour cette fois.

Eden fixa le brun longuement, laissant ce silence s'immiscer doucement entre eux. Il n'était pas sûr de lui, si Rory attendait une réponse ou si la question était purement rhétorique, alors il ne dit rien et laissa simplement son regard parler pour lui. Ses yeux dorés qui cherchaient leurs homologues verts pour leur communiquer toutes ces choses qu'il avait sur le cœur, toutes ces choses coincées dans sa tête, toutes ces choses que, il venait de le réaliser avec horreur, même son regard n'arrivait plus à transmettre.

Si même les prunelles d'Eden n'arrivaient plus à refléter la teneur ses sentiments, cet être dont les mots n'auraient jamais pu être à la hauteur de tout ce qui se tramait en lui, que lui restait-il ?

Au bout de quelques secondes, Eden amorça un mouvement et descendit de son perchoir pour aller chercher une chaise qu'il vint placer aux côtés de Rory. Il s'installa dessus, au plus près possible de son ami, et vint faire patiner ses doigts sur l'épaule tatouée du jeune homme, de cette main devenue fébrile et hésitante à cause de quelques pensées maladroites.
Oui, je sais. Tu l'as promis. murmura-t-il, d'une voix plus convaincue que cet air légèrement crispé qu'arborait son visage
Et il vint déposer un baiser tendre sur la base de sa mâchoire, de ces lèvres chancelantes qui glissèrent doucement sur la peau de Rory avant de s'en séparer.

Il n'avait certainement pas peur de se faire embrasser à nouveau, pas peur de ces lèvres taquines en quête de quelque chose qu'Eden n'était même pas sûr de pouvoir offrir. Il leur jeta un coup d’œil légèrement méfiant, un regard plein de défi et peut-être un peu de curiosité, aussi. Un baiser sur les lèvres, ça représentait toutes ces choses qu'Eden ne connaissait pas et n'avait jamais cherché à connaître, toutes ces choses que Rory, lui, connaissait déjà.

Ils étaient deux êtres appartenant à deux mondes différents, et pourtant reliés par cet amour qu'ils désiraient tant partager.

Eden, dans un sourire discret, déposa un dernier bisou sur l'épaule de Rory, là où ses tatouage s'entrecroisaient merveilleusement. Il lança sa main à la recherche d'un nouveau feutre, plus précisément celui de couleur rose. Les feutres d'Eden, ça n'était pas des feutres ordinaires : c'était ces feutres qui changeaient d'odeur selon leur couleur. Le rose était donc un de ses préféré car il sentait une odeur de pamplemousse qui lui plaisait beaucoup, quand bien même il ne raffolait pas du fruit. Le jaune aussi, avec son odeur de banane, l'enivrait lorsqu'il dessinait des soleils sur ses feuilles de cours.
Tu vas sentir drôlement bon des bras. déclara-t-il simplement en retirant le bouchon de son feutre.
Il laissa échapper un ricanement léger, un ricanement libérateur, bien trop heureux de sortir de cette gorge dans laquelle il était resté coincé pendant de longues minutes. À l'aide de son feutre rose, il vint colorier les formes géométriques qui parsemaient la peau de Rory, et se permit d'ajouter quelques petits cœurs aux alentours.

S'il tentait de rester concentré sur ce qu'il faisait, son regard s'acharnait à remonter pour scruter le visage de son ami. Eden loucha sur ses piercings avec intérêt et fut de nouveau happé par ses réflexions.
Ça t'a fait mal de te les faire faire ? C'est quoi le plus douloureux, les tatouages ou les piercing ?
Du bout de son index, il vint timidement toucher celui au niveau de son oreille en souriant. Les tatouages n'étaient pas les seules attractions que le corps de Rory avait à offrir, et c'était ça qu'Eden trouvait si beau.


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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Ven 26 Aoû - 13:28

IL COLORIE LES CŒURS —
feat. Eden


—  music



Le soupir qu'il lâche ressemble à un soupir de soulagement, le genre de soupir que l'on lâche après avoir retenu bien trop longtemps sa respiration. Ce genre de soupir après une cigarette que l'on a attendu bien trop longtemps. Le silence s'installe, roi de vos pensées, créateur de vos sourires complices, adorateur de vos regards. Il te fixe, longtemps, longuement et tu n'es pas sûr de vouloir le couper dans ses réflexions qui semblent sans fin, dans ses réflexions que tu ne peux pas vraiment comprendre mais une chose est sûre : tu es celui qui lui cause du soucis Rory. Les secondes s'écoulent, si longues et si courtes à la fois et il abandonne son piédestal, descend pour se mettre à ta hauteur après avoir cherché une chaise et tu le regardes faire sans bouger. Il s'assoit à côté de toi, ses doigts venant caresser ton épaule tatouée.

Quelque chose le tracasse, mais tu ne sais pas quoi. Tu as peur d'être ce qui le tracasse, ce qu'il le rend mal à l'aise, un peu perdu. Tu as peur d'être le plus gros de ses soucis, Rory. Et tu veux être tout sauf un soucis pour lui.

— Oui, je sais. Tu l'as promis.

Le baiser qu'il dépose sur ta mâchoire te fait sourire, à peine fermer les yeux puis tu le regardes de nouveau. Mais il ne te regarde pas, il regarde tes lèvres et tu te les mordilles sans même t'en rendre compte. Regarde Rory, il se méfie. Alors ta voix quitte ta gorge, s'échappe de tes lèvres comme une prisonnière :

— Je le ferai plus. Je te le promets.

Tu n'as pas besoin de rajouter sans son autorisation, parce que tu sais que tu ne l'auras jamais finalement, que, en fin de compte, tu n'as jamais eu le droit et que tu ne l'auras jamais. Tu ne veux pas le forcer à se méfier de tes lèvres quémandeuses, de toi, tout simplement. Tu ne veux pas qu'il regarde tes lèvres à chaque fois qu'il t'embrasse, qu'il dépose un baiser ici et là sur ta joue, tu ne veux pas qu'il se méfie, qu'il ait besoin d'être sur ses gardes. Alors tu le lui promets Rory, parce que tu tiens toujours tes promesses. Tu as besoin de les tenir, tu ne les fais jamais à la légère, tu les fais toujours de manière réfléchie.

Je t'aimerai pour l'éternité.

Je ne t'abandonnerai jamais.

Je ne le dirai à personne.

Toutes ces promesses que tu tiens, toutes ces promesses que tu fais, toutes celles que tu te fais à toi-même. Tu es obligé de les tenir Rory, tu t'y obliges, chaque jour, chaque minute, chaque seconde. Un baiser sur ton épaule et le voilà de nouveau parti à colorier tes tatouages et tu laisses échapper un rire à son constat :

— Tu vas sentir drôlement bon des bras.
— Je sens toujours bon d'abord ! répliques-tu, faussement vexé.

La main de ton bras libre tapote sur la table un rythme lent et calme, ta tête bouge légèrement aussi, marquant le tempo. Tu le regardes dessiner des cœurs sur ta peau légèrement hâlée en plus de la colorier et de te faire sentir la pomme, la fraise et le pamplemousse.

— Ça t'a fait mal de te les faire faire ? C'est quoi le plus douloureux, les tatouages ou les piercing ?

Ses doigts viennent toucher curieusement ton piercing et tu laisses échapper un léger rire avant de hausser les épaules, réfléchissant, mais pas trop longtemps, parce que tu connaissais déjà la réponse :

— Pas tant que ça, c'est gênant surtout. Sauf la langue. La langue m'a fait mal. Et sinon... mes tatouages ça fait plus mal, je trouve, parce que c'est plus long, du coup ça fait plus mal sur la durée. Pourquoi ? Tu aimerais t'en faire ?

Tatouages, piercings. Tu ne l'imaginais avec ni l'un ni l'autre, mais s'il voulait s'en faire un c'était différent. Ça te surprenait, c'est tout. Et tu l'observes, toujours avec ce sourire aux lèvres, toujours avec cette tendresse dans le regard que tu ne peux pas contrôler.

Toujours avec cet amour qui te fait frissonner.






HRP : je meurs omg


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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Lun 29 Aoû - 3:10
Rory V. Blaise & Eden A. Joly776 mots ▬ citation : Fools - Lauren Aquilina
Il colorie les cœurs
FINE AS WE ARE BUT WE WANT MORE, THAT'S HUMAN NATURE AT IT'S BEST. WHAT IF WE RUIN IT ALL ? AND WE LOVE LIKE FOOLS AND ALL WE HAVE WE'LL LOSE. I DON'T WANT YOU TO GO, BUT I WANT YOU SO... SO TELL ME WHAT WE CHOOSE

Je le ferai plus. Je te le promets.
Et ça résonnait indéfiniment dans sa tête, et ça tournait en boucle comme un disque rayé, et Eden dut ravaler sa salive pour ne pas protester, pour ne pas l'intimer de retirer ce qu'il venait de dire. Il savait clairement de quoi il parlait, et Eden s'en voulait tellement, tellement de se montrer si méfiant devant une simple bouche. C'était qu'une preuve d'amour, et Eden il aurait jamais pu interdire qui que ce soit de prouver son amour, même si ça incluait quelques baisers volés.

Eden n'aurait pas pu dire si un baiser sur les lèvres lui plaisait ou pas. Ce qu'il savait, c'est qu'il aimait quand Rory l'aimait et le lui montrait.

Rory, tu es cruel. pensa-t-il alors beaucoup trop fort en regardant ses lèvres une dernière fois. Lui offrir une preuve d'amour pour ensuite la lui retirer, c'était cruel. Lui promettre que cette preuve n'aurait plus jamais lieu d'être l'était d'autant plus.

Il tenta de cacher cette étonnante déception en gardant les yeux rivés sur ce qu'il coloriait, n'accordant aucune réaction face à la promesse de Rory, si ce n'est un silence un peu gênant.

Mais son cœur devenu si lourd s'envola bien vite à travers ses rires accompagnant ceux de son ami. Avec Rory, y'avait jamais trop d'embarras, jamais trop de malaise, jamais trop de mal-être. Avec Rory, tout n'était que bonheur simple, amour éternel et tendres caresses.
Pas tant que ça, c'est gênant surtout. Sauf la langue. La langue m'a fait mal. Et sinon... mes tatouages ça fait plus mal, je trouve, parce que c'est plus long, du coup ça fait plus mal sur la durée. Pourquoi ? Tu aimerais t'en faire ?
Eden retroussa son nez et secoua vivement la tête. Il voulait bien le croire quand il disait que ça ne lui avait pas fait si mal que ça, et pourtant, il en restait persuadé, Eden aurait sûrement eu mal, lui. Comme pour tenter d'empêcher son esprit d'imaginer la douleur, il vint faire quelques caresses sur le bras de Rory, et chercher les doigts de sa main pour les entrelacer au sien, ne serait-ce que quelques secondes.
Pas de piercings non... Peut-être des boucles d'oreilles ? Ma sœur avait les oreilles percées, mais moi, je n'ai jamais eu le droit. J'étais un peu jaloux, mais elles lui allaient tellement bien. lança-t-il en lâchant un rire léger.
Eden avait inconsciemment prit cette habitude étrange de parler de sa sœur comme d'un être de son passé, un être qui avait disparu de sa vie, quand bien même elle était toujours vivante et en parfaite santé. Il avait rarement des nouvelles de sa part, le peu qui lui parvenait, c'était son père qui l'en informait et avec qui il avait des échanges très réguliers, bien plus qu'avec sa tendre mère. Il aimait toujours autant sa chère petite sœur, celle à qui il contait des histoires pour l'endormir, devant laquelle il faisait de la magie pour l'amuser, et qui habitait tout un tas de souvenirs qui le rendaient si nostalgique.

Il joua avec les doigts d'une de ses mains, caressant les traits parsemant le bras de son ami de l'autre, obnubilé par l'art qui se dessinait sur sa peau.
Les tatouages sont vraiment jolis, mais je ne pense pas que je serais capable de m'en faire. Tu sais, je dois t'avouer que les aiguilles me font un peu peur... chuchota-t-il près du visage de Rory, sur un ton de confidence.
Et il sourit inconsciemment, de ce sourire lumineux, de ce sourire qui montrait à quel point il pouvait être heureux rien qu'en confiant un secret à quelqu'un qu'il aimait. Les secrets d'Eden, c'était pas vraiment des choses qu'il cherchait à cacher, mais plus des informations dont il ne parlait pas, et dont l'existence n'effleurait généralement pas l'esprit de ses amis. Et heureusement, parce que si Eden savait parfaitement bien garder les secrets de ses amis, il était incapable de garder les siens.
Du coup, les seuls tatouages que je peux me faire, ce sont ceux dans les chewing-gum malabars ! Mais c'est dommage, j'en n'ai plus...
Il eut une petite moue triste, regrettant de ne pas en avoir acheté avant, mais ses yeux restaient rieurs. Comment être triste, quand Rory était dans les parages ?

hrp : Un peu plus court, et un peu kk mais voilà ❤
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Il colorie les cœurs [PV Eden] Lun 29 Aoû - 12:32

IL COLORIE LES CŒURS —
feat. Eden


—  music



Rory, tu es cruel.

Tu ne sais pas si c'est toi, si c'est lui, si c'est vous deux en même temps, mais tu ne veux pas vraiment savoir. La vérité peut parfois faire plus mal que ce que l'on croit, que ce que l'on vient penser de pire. Parce que la vérité, il n'y avait rien de plus vrai, de plus cruel, de plus tendre, de plus tout. Parce que la vérité, elle tue des vies, elle en crée, en embellit, en détruit. Et savoir ce qu'il pensait, c'était tellement plus difficile que de se dire que tu avais raison, qu'il ne voulait pas de ça, qu'il ne voulait pas de toi. C'était plus simple.

Plus simple car plus lâche.

Mais tu as toujours été lâche quand ça concerne les sentiments Rory. Parce que t'y es pas habitué, parce que ça te détruit, parce que ça enlève lambeaux de peau par lambeaux de peau et que ça te laisse nu, vaincu. Et tu es un vainqueur Rory, un conquérant, tu conquiers le monde comme l'a fait Alexandre, comme l'a fait César, tu n'es pas un vaincu. Et tu n'as pas envie d'entendre la vérité sortir de ses lèvres, parce que ça ferait de toi un vaincu et non plus un vainqueur. Parce que la peur de savoir que tu as vraiment raison, la peur de savoir qu'il ne t'aimera jamais comme tu l'aimes... ça fait de toi un vaincu, ça te fait tomber de ton piédestal.

Et plus facile et plus rapide est l'ascension, plus dure en est la chute.

Il secoue la tête de gauche à droite, répondant à ta question et tu ne peux t'empêcher de le regarder curieusement quand il te parle de sa sœur. Vous n'aviez jamais vraiment parlé d'elle, mais le fait qu'il en parle au passé te préoccupait un peu, mais tu n'osais jamais vraiment lui demander pourquoi. Vos doigts se mélangent et ton pouce caresse le dos de sa main et tu lui souris. Tu ne peux que tu lui sourire de toutes façons.

— Les tatouages sont vraiment jolis, mais je ne pense pas que je serais capable de m'en faire. Tu sais, je dois t'avouer que les aiguilles me font un peu peur...
— J'avais peur au début aussi, lâches-tu dans un murmure, confidence pour confidence.
— Du coup, les seuls tatouages que je peux me faire, ce sont ceux dans les chewing-gum malabars ! Mais c'est dommage, j'en n'ai plus...
— Ouais c'est dommage, t'aurais pu t'en faire un.

Et il te faut quelques secondes pour que tu ne te tournes vers lui entièrement, le sourire rayonnant aux lèvres :

— Ah ! Mais je crois que j'ai les tiens ! Dans mon sac !

Tu l'abandonnes un instant, quittant ses doigts, sa chaleur, et tu récupères ton sac laissé un peu plus loin sur le coin d'une table et farfouilles à l'intérieur avant de ressortir un malabar à la fraise que tu lui tends en souriant après t'être rassis, ton sac pas loin de ses premiers dessins.

— Je peux te le faire ?

Parce qu'avec Eden, tu retournais en enfance Rory, tu retournais à cet âge où tout était possible, où tu jouais au chevalier, où la passoire était ton casque et où ton bâton devenait ton épée.






HRP : lalalalaaaa
c'est un peu beaucoup court et kk mais je me rattrapes au prochain promis ♥


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Il colorie les cœurs [PV Eden]
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