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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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remember who i am // E D E N
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Ajisai

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MessageSujet: remember who i am // E D E N Ven 12 Aoû - 0:46
Tu sais ce qui a de plus douloureux dans un chagrin d’amour ? C’est d’pas pouvoir se rappeler ce qu’on ressentait avant, Essaie de garder cette sensation, Parce que si tu la laisses s’en aller, Tu la perds à jamais — Eden & Lullaby

SHINING THROUGH (www) —  Lueur crépusculaire ; le soleil se couche lentement, mais sûrement. La journée de cours est finie ; alors pourquoi est-ce que Lullaby ne se dirige pas vers son cabanon ? Pourquoi ses pieds l'embarquent partout et nul part à la fois ? Une pensée, une seule et unique pensée ; celle qui lui arrive dans la gueule à la première barre tirée sur son calumet de la paix fraîchement roulé. Evan. Pourquoi Evan ? Pourquoi tu disparais au fur et à mesure que le temps passe ? Elle avance, mais le monde recule... Son cœur est lourd, beaucoup trop lourd à porté ; et ses pensées sont maintenant vides de sens. Plus rien ne semble réel, plus rien ne semble vraiment logique, plus rien n'a d'importance ; et la pièce de Lullaby virevolte de nouveau dans les airs, un geste simple, un saut parfait – beaucoup trop même. Face, je vie, pile, je crève. Mais la pièce n'a pas le temps d'atterrir dans sa main ; sauvé par le gong, sauvé par son Peter, sauver par Eden.

Eden, gentil Eden, naïf Eden. À l'allure d'enfant ; presque trop innocent, avec un cœur si fort en amour, prêt à tout pour ceux qu'il aime. Il est le sauveur de Lullaby, celui qui la guide dans la nuit, celui qui lui offre la chaleur d'une amitié inédite ; et elle se perd dans ce qu'il lui offre ; et elle se complaît dans son monde d'aventurier vaillant. Elle ne sait pas où il l'embarque, elle n'ose même pas lui poser de questions... Parce que plus tôt, s'il n'avait pas arrêté la course de sa pièce par son arrivée haute en couleur, peut-être que Lullaby aurait pris une décision ; la dernière de sa vie. Eden sait tout, Eden comprend tout ; mais Eden ne dit rien et lui offre la chaleur d'un câlin. Alors en réponse à cela, Lullaby lui envoie un sourire, une moue tirée et forcée, mais pourtant sincère malgré la peine qu'elle ressent.

Qui ne dit mot consent ; et l'esprit embrumé de Lulla' sous le coup des substances qui lui ratatine le cerveau ne lui permette pas de bien comprendre la situation dans laquelle elle se trouve. Plus rien ne semble vrai, plus rien ne semble réel ; tout est une copie, d'une copie, d'une copie...
Inlassablement
et
Inévitablement
Elle suffoque
Et se perd.

Mais la main d'Eden la réconforte ; alors avec le peu de lucidité qu'il lui reste, elle laisse s'échapper d'entre ses lippes quelques sentences.

Eden, où est-ce que tu m'emmènes comme ça ?

Rien de plus.
Rien de moins.
Parce qu'avec Eden, ça ne sert à rien. Alors elle le suit, silencieusement, en écoutant le bruit du vent qui se berce dans les feuilles ; imprimant la chaleur de la main de son ami, du Peter qui la fait petit à petit devenir Wendy ; mais Lullaby n'oublie pas qui elle est ; c'est une Alice sans avenir, qui trépasse peu à peu dans la folie.


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MessageSujet: Re: remember who i am // E D E N Lun 15 Aoû - 13:27
S. Lullaby McCormick & Eden A. Joly848 mots ▬ citation : Holding Up - Jabberwocky
Remember who I am
YOU'RE ALL I NEED, THAT'S WHY I PRAY FOR US. THERE'S NO BETTER TIME TO STAY FOR HOLDING UP NOW. OPEN WAY FOR YOUR EYES, LET ME BLOW YOUR MIND. IT'S NO TIME FOR GIVING UP, NO GIVING UP OUR PARADISE. HOUR'S DRAWING OFF, HARDER FOR YOU AND I.
Eden n'avait pas d'ombre capricieuse, ni de fée clochette comme fidèle alliée,  et encore moins de pirate comme ennemi juré. Mais Eden, il avait cette chose innée en lui, cette âme d'enfant avec laquelle il enveloppait les autres, cette âme d'enfant qu'il pouvait insuffler en chacun, comme par magie.

Quand le soir venait Peter venait prendre en otages ces gamins paumés, ceux qui laissaient délibérément leur fenêtre ouverte pour qu'il leur rende visite et les emmène dans son monde, dans ce Pays de Jamais. Sa victime du soir avait déjà été décidée, depuis longtemps même, et il se précipita à sa rencontre lorsque ses yeux se posèrent sur elle. Fidèle à elle-même, elle avait lancé cette pièce en l'air, et fidèle à lui même, il l'avait empêchée de retomber. Ses yeux s'étaient posés sur elle, l'avaient couvert de cette bienveillance naturelle qui émanait de lui, et il avait sourit.
- Coucou... Je viens pour te kidnapper.
Sa main était délicatement venue se loger dans la sienne et emmêler leurs doigts, les liant à jamais pour ce soir, pour mieux la dérober, l'emmener avec lui. Il comptait pas lui demander son avis, lui demander si elle avait du temps, car Eden ne le demandait jamais. Quand il s'appropriait quelqu'un, Eden, y'avait pas d'autorisation à accorder. Il le faisait, un point c'est tout. On ne disait pas nom, au Roi du Pays de Jamais.

Lullaby, c'était cette fille avec qui il n'avait pas grand chose en commun et en apparence plutôt opposés. Et pourtant, c'était cette fille à qui il aurait pu donner tout l'amour du monde. C'était cette fille qu'il rêvait de voir sourire indéfiniment, de voir danser et hurler de bonheur. C'était cette fille qu'il ne pouvait pas supporter de voir pleurer, parce que ça l'anéantissait tout bonnement. Lullaby, elle était trop belle et trop unique pour être salie par des larmes de tristesse. Lullaby, c'était cette fille pour qui il pouvait allumer son cœur à n'importe quelle heure de la journée, car son amour pour elle débordait beaucoup trop, même pour un être comme lui.

Un besoin vital de lui dire tous ces "je t'aime", de lui accorder toutes ces caresses, pas pour en recevoir en retour, mais pour être sûr qu'elle en ait. Eden, il voulait faire partie de la vie de Lulla', il y sautait à pied joints sans demander son avis, il lui prenait la main de force pour la tirer vers lui autant que possible, qu'elle puisse s'accrocher à quelque chose, qu'elle puisse s'accrocher à lui. Si tu te détruis, tu me détruis. C'était un amour doté d'une cruelle tendresse, d'une affection coupable où il la forçait à s'attacher à lui, où il la kidnappait dans son monde, pour mieux la garder en vie.
- Eden, où est-ce que tu m'emmènes comme ça ?
- Nul part en particulier.
Et c'était vrai, y'avait pas besoin d'endroit précis où emmener Lulla, tant que c'était loin de tout, et près de rien. Eden, il connaissait mille et un endroit sympas, des lieux chargés d'histoires jusqu'aux lieux totalement déserts de toute trace humaine. Y'avait des endroits qu'il gardait secrètement pour lui le plus longtemps possible, avant qu'il ne décide subitement d'amener quelqu'un, une personne.

Lulla, elle méritait de voir tous les endroits possibles, de voir que sa vie se résumait à beaucoup plus de choses qu'elle ne le pensait, de voir que la vie, elle avait tant à lui offrir parfois. Pour cette fois, ses pieds les avaient guidés en plein cœur de la forêt, les faisant zigzaguer entre les arbres avant d'atteindre la Rivière Azure qui scindait les lieux en deux.

Le cours d'eau était ponctué de petits rochers assez grands pour y poser le pied, mais que l'eau rendait particulièrement glissants. Eden s'aventura sur l'un d'eux sans aucune crainte et se tourna légèrement vers Lulla.
- Tu viens, on traverse, le but c'est d'atteindre le gros rocher en face, pour qu'on grimpe dessus. Faut le faire le plus vite possible, si tu tombes dans l'eau, tu perds !
Le rocher était assez haut et imposant, les règles du jeu étaient simples, et pourtant, Eden malgré son sourire lança ce regard à Lullaby. Mais tu vas pas perdre hein Lulla ? Pas toi, toi tu peux pas perdre, je l'sais. T'es pas une perdante Lulla.

De son air enfantin, Eden joua au funambule en passant son pied d'un rocher à l'autre. Il n'avait pas peur de tomber et il ignorait si Lulla' le suivrait réellement. Mais, au fond, une fois de plus elle n'avait pas vraiment le choix.

T'es piégée Lulla. C'est la règle : avec moi, tu peux plus fuir, et encore moins grandir.


hrp :
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Ajisai

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MessageSujet: Re: remember who i am // E D E N Mar 16 Aoû - 1:35
Tu attends un train, un train qui doit te conduire au loin, tu ne sais pas où tu espères que ce train te conduira, mais tu t'en moques, parce que nous serons ensemble — Peter & Alice

neverland (www) — Il y a son cœur qui est comprimé dans un étau ; c'est le cas depuis bien des années, c'est la spirale infernale dans laquelle Lullaby est aspirée, pourtant des gens arrivent à l'en extirper, par la force d'un sourire, par la chaleur d'une main, par la bienfaisance d'une présence ; Eden c'était un "tout" ; le "tout" de sa vie ; comme l'était Rory, même si c'était différent, c'était malgré tout semblable. Eden et son sourire, Eden et sa chaleur, Eden et son amour. Comment ne pas succomber ? Comment ne pas le trouver adorable ? Comment ne pas être charmé ? Lullaby connaissait les réponses à ces questions, mais avait dû mal à se l'avouer ; elle qui était normalement détestée par les gens, avait rencontré quelqu'un qui l'aimait et qui la connaissait vraiment ; une personne avec qui elle pouvait se comporter différemment, que son cœur appelait bizarrement en silence. Il était son Peter, celui qui l'emmenait aux Pays imaginaires sans qu'elle n'ait besoin de le lui demander ; happer par son monde haut en couleur et par son intrépidité. Elle devenait Wendy, celle qui pourrait conter des histoires aux enfants, des histoires extraordinaires qu'elle avait vécues. Pourtant, il y a un hic. Un jour, elle ne croirait plus en l'émerveillement. Un jour, le monde des rêves s'achèvera et laissera une vision de cauchemars. Un jour, Lullaby le sait, Eden et elle seront voué à se quitter ; parce que c'est ainsi.
Parce que Lullaby
Elle détruit tout ce qui est beau
Tout ce qu'elle touche
et surtout
Tous ceux qui l'approchent.

Mais elle se laisse faire malgré tout Lulla', parce qu'elle veut y croire ; parce qu'elle veut croire en toi Eden, car ton "amour" est une drogue à laquelle elle succombe sans vergogne, parce que tu l'as rendu accro à ton personnage, à tes manières, à ta façon d'être. Ton côté adorable a réussis à faire fondre la carapace qu'elle avait érigée depuis bien des années ; et parfois, tu lui rappelles Evan. Eden, Evan, quatre lettres, des similarités de comportements ; un comportement que le deuxième à transformer ; changer. Elle soupire à cette idée, mais continue de s'agripper à ta main, comme le ferait une enfant pour ne pas se perdre dans un magasin ; parce que t'es son soutien pour ne pas tomber. Et ta voix répond enfin à sa question, une question laissée en suspend alors que la jeune femme, de ses yeux gris, contemple le paysage qui s'offre à elle. Une question en suspend dans son cœur, une réponse immédiate dans sa tête.

Nul part en particulier.

Elle a du mal à y croire Lulla' ; parce qu'elle n'est pas habituée à tant de mystères, pas de ta part Eden. Pourtant, elle te suivrait jusqu'au bout du monde, sans aucune once d'hésitation ; et c'était vraiment flippant d'se l'avouer ; mais pourtant, elle est persuadée que tu le sais. C'est pourquoi elle n'en rajoute pas, se contente d'enserrer ta main encore une fois, de placer ses traces de pas dans les tiens, contemplant ton dos au lieu de la forêt, se demandant bien où tu étais en train de la perdre ; sans doute dans ton antre, dans neverland.

Le cours d'eau, agréable odeur de roche mouillée, semblant de fraîcheur qui parvient enfin à la gagner malgré la chaleur épuisante et au combien cuisante qui régnait sur le continent. Un passage se formait sur la rivière, sauté sur les roches glissantes serait sans doute la première épreuve que "Peter" lui infligerait. Profiter de l'eau, ne serait-ce pas suffisant ?

Tu viens, on traverse, le but c'est d'atteindre le gros rocher en face, pour qu'on grimpe dessus. Faut le faire le plus vite possible, si tu tombes dans l'eau, tu perds !

... Il ne précise pas grand chose ; il ne donne pas d'avantages de règle et le sourire de Lullaby s'élargit alors. La voilà qui sort sa pièce ; pile, je le fais, face, je le fais pas... Dommage pour elle, la jeune femme devrait suivre la voie de l'honnêteté, de ne pas utiliser sa vitesse et son agilité accrues. Qu'à cela ne tienne, elle commence son périple sur les rochers humides, glissants à souhait, manquant plusieurs fois d'se déplacer une vertèbre, elle ne voulait vraiment pas finir le cul trempé ; pas quand on a une santé comme la sienne ; mais ça, il ne pouvait pas le savoir. A force de penser à autre chose, la jeune femme ne fait plus vraiment attention et c'est son genou qui heurte le fond de la rivière en premier, le corps qui suit le reste.

Quand l'être humain se fait mal, il a deux types de réaction ; celui qui hurle à la mort et colporte sa douleur ou celui qui rigole avant de se relever et de faire genre "tout va bien" et c'est bien évidemment la deuxième option que Lullaby décidé de jouer. Essayant tant bien que mal de se relever malgré ses genoux cabossés et son corps trempé ; elle n'avait pas fait assez attention et voilà le résultat ; pas bien douée au final.

Bon... Eden - 1 ; Lulla - 0. C'était une chute bien ridicule, j'espère que t'as rien vu ?

"Parce que j'aimerais bien garder un semblant de fierté et que tu gardes une image de moi encore respectable" ; dur d'accepter l'échec, même quand il s'agit d'un simple jeu. Elle qui faisait du "parkour" à Cork, elle qui autrefois était si agile, si habile... Le bon vieux temps révolu et après une opération, le corps ne suit plus vraiment. Ne rien dire, pas maintenant, garder la vérité enfouie.

Cela te dérange si on s'arrête deux minutes, j'vais pas te mentir, mais je me suis viandé tellement salement que... Bah... J'ai ultra mal aux fesses.

Honte suprême, mais elle ne voyait vraiment pas comment te dire les choses Eden, alors autant qu'elle joue la carte de la franchise, quitte à être emplie de gêne. Son paquet de cigarettes est trempée, de quoi la blaser pour quelques minutes avant d'entreprendre de sécher un peu sa longue chevelure de la force de ses doigts.

Ce n'est pas profond, mais j'suis quand même trempée comme si j'avais pris un bain... J'me dépite.

Il y avait clairement de quoi.

NE RIGOLE PAS ; NE RIGOLE SURTOUT PAS.

Mais elle le savait dans le fond, que tu ne pourrais sans doute pas t'en empêcher ; et malgré elle, Lulla' avait bien envie d'rire aussi d'cette situation vraiment enfantine.

hrp ;   love, je suis une merde je sais (c'pas terrible je e rattrape au prochain) (et faut que je corrige j'crois)


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MessageSujet: Re: remember who i am // E D E N Ven 19 Aoû - 0:29
S. Lullaby McCormick & Eden A. Joly1183 mots ▬ citation : Au détour de la rivière - Pocahontas
Remember who I am
CE QUE JE PREFERE DANS LES RIVIERES C'EST QUE PRINTEMPS, ETE OU HIVER, ELLES CHANGENT TOUJOURS D'HUMEUR ET DE COULEUR . […] EN BADINANT, LE VENT BALLADE, DES TORRENTS DE RIRES EN CASCADE. LES TAMBOURS NUIT ET JOUR RESONNENT D'AMOUR.
Eden observait l'eau couler à flot entre les rochers sur lesquels il se dressait, lui donnant l'impression de marcher littéralement sur l'eau. Si tant est qu'il avait fait plus chaud, il aurait volontiers retiré ses chaussures pour y plonger ses pieds, mais il ne voulait pas risquer de tomber malade. Il reviendrait sûrement se baigner en plein jour, lorsque le soleil serait assez présent pour le réchauffer un minimum. Ils avaient beau être en plein été, ils étaient épargnés de la chaleur suffocante lorsque la nuit tombait, un grand merci à cette brise qui caressait leurs cheveux et essuyait leurs fronts.

Eden progressait dans son ascension lorsque la chute sonore de son amie attira son attention. Il se retourna à peine qu'il l'a vit trempée, elle venait de se rétamer littéralement dans l'eau et son expression de surprise fut mêlée à un amusement peut-être un peu mal placé.
- Bon... Eden - 1 ; Lulla - 0. C'était une chute bien ridicule, j'espère que t'as rien vu ?
- Je ne t'ai pas vue tomber, mais je te vois quand même à l'eau ! Il se mordit la lèvre pour retenir son rire Est-ce que.. Tu t'es fait mal ?  
Car c'était là quand même le plus important : il ne voulait pas que Lullaby se soit fait mal à cause d'une de ses escapades douteuse dans laquelle il l'avait traînée de force. Il ne s'en serait pas remis, ou très difficilement, et c'était idiot de se dire qu'Eden ne supportait pas de voir ses amis se blesser par sa faute alors que c'était toujours lui qui les poussait à faire le pire. Paradoxal, Eden.

Traversant agilement la distance qui les séparait en jouant l'équilibriste sur les cailloux, il vint l'aider à se relever. Elle était dégoulinante, et Eden dut se mouiller un peu lui aussi pour l'assister. Il pouvait bien faire ça pour elle, il aurait put se jeter à l'eau pour elle s'il y en avait eu besoin. Mais visiblement, ça n'aurait pas été le cas, vu que l'eau leur arrivait aux mollets.
- Cela te dérange si on s'arrête deux minutes, j'vais pas te mentir, mais je me suis viandé tellement salement que... Bah... J'ai ultra mal aux fesses.  
Il haussa un sourcil incrédule, l'air ahuri et ne put retenir ce « pfft ! » rieur qui s'échappa de ses lèvres. Non, il ne devait pas se moquer de Lulla, Eden, il se moquait pas de ses amis, il les aimait bien trop pour ça. Lulla, elle était trop belle pour qu'on ose se moquer d'elle, elle était trop bien pour ça, elle était au-dessus. Il se racla brièvement la gorge pour se donner contenance et lui prit délicatement la main pour la tirer un peu vers lui.
- On est pas si loin du rivage, viens, on aura qu'à s'asseoir dans l'herbe ! … Si tu peux t'asseoir. souffla-t-il incertain, partagé entre l'amusement et l'inquiétude.
Ils n'allaient pas rester debout au milieu de la rivière et, au pire, elle était déjà mouillée, alors elle n'avait plus grand chose à perdre à tomber une deuxième fois.

Il lui tint fermement la main en passant un pied après l'autre sur chaque rochers, plus prudent, dans une lenteur volontaire et plus précise.

Lorsqu'il l'entendit faire sa remarque sur son état, il décida de retenir une fois de plus ce rire qui lui chatouillait la gorge et qui ne se traduisait qu'à travers ce sourire toujours plus large. Pour être trempée, elle était trempée, et Eden commença à s'inquiéter un peu pour elle. Et si elle attrapait froid ? Pour le coup, il avait l'impression de se transformer en « maman Shion » mais on n'était jamais trop prudent. Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, Eden défit sa veste accrochée autour de ses hanches et l'enroula sur les épaules de Lullaby.

Et son regard s'accrocha à elle. Ses cheveux dégoulinants, ses vêtements poisseux, son maquillage qui coulait et qu'il tenta d'essuyer du revers de sa main. Et il retint son souffle. Parce que c'était beaucoup, beaucoup trop drôle à voir.
- NE RIGOLE PAS ; NE RIGOLE SURTOUT PAS.
Et il éclata spontanément de rire, car lui dire de ne pas le faire, c'était presque l'y inciter, lui rappeler comme la situation était comique, comme la situation l'amusait malgré tout. Et il rit, il rit, il rit à s'en tenir les côtes, parce que c'était drôle, parce qu'elle le faisait rire, parce qu'elle le rendait heureux et qu'il se fichait bien de l'embarras que lui causait l'idée d'être mouillée, parce qu'il était heureux.

Lui dire de ne pas rire, c'était l'interdire de vivre, de respirer, et même s'il savait que Lullaby cherchait juste à sauver cette fierté à laquelle elle tenait tant, Eden ne se gêna pas pour continuer de rire. Elle avait rien à sauver de toute façon, Lullaby, même couverte d'eau de la tête au pied, même étalée par terre, Eden n'aurait jamais pu changer ce regard tendre et admiratif qu'il posait toujours sur elle.

Lorsqu'il récupéra son souffle, il vint l'enlacer entre ses bras, comme pour lui demander pardon. Pardon d'avoir ignoré ta gêne, parce que t'as pas à être gênée, t'es toujours la plus belle.
- Lulla, ma Lulla, je vais te confier un petit secret...  
Et il lui chuchota au creux de l'oreille, car c'était ainsi qu'on confiait les secrets, sur un ton intime, sur un ton de confidence.
- Je suis tombé, moi aussi, la première fois que je suis venu. Juste là-bas, j'ai glissé dès que j'ai posé le pied sur le rocher et je suis tombé la tête la première dans l'eau ! fit-il en désignant un autre chemin de cailloux, non-loin d'eux.
Et il rit de ce rire bête, un peu idiot, un peu chantant. Les rires d'Eden, ils venaient du cœur, c'était probablement ce qui les rendait si mélodieux d'une certaine façon.

Il décida de s'asseoir par terre, ses jambes étirées devant lui. Son hilarité passée, il était désormais détendu, le cœur léger, et le sourire timide.
- Eden – 1 ; Lulla – 1 aussi du coup ? Puisque tu connais mon TERRIBLE secret..  
C'était un secret de rien du tout, très franchement, mais Eden se confortait dans l'idée d'être sur un pied d'égalité avec Lulla, d'être aussi bien qu'elle, qu'elle soit aussi proche de lui. Même dans une chose aussi abstraite qu'un classement imaginaire, il voulait pouvoir dire « Lulla et moi, on est pareils » quand bien même ils étaient fondamentalement si différents.


hrp : Tout ça pour ça, c'est du gros kk pardon, j'suis désolée, je me rattraperai
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Ajisai

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MessageSujet: Re: remember who i am // E D E N Mar 30 Aoû - 17:32

Ne pleurez pas votre passé car il s’est enfui à jamais. Ne craignez pas votre avenir car il n’existe pas encore. Vivez votre présent et rendez le magnifique pour vous en souvenir à jamais — peter & alice

feel alive (www) — Il y a cette chaleur bienfaisante qui émane du soleil et qui réchauffe son cœur de verre alors que la fraîcheur de son corps la kidnappe petit à petit ; et il y a ta tendresse bienveillante semblable à l'astre solaire qui l'enveloppe dans cette douce atmosphère. Elle se sent bien Lullaby quand elle est auprès de toi Eden, tu arrives à lui faire oublier le pire en un sourire, avec un de tes rires mélodieux et avec l'affection qui déborde de chacun de tes pores. Ta veste est maintenant sur les épaules de la demoiselle et elle n'arrive pas à refréner cette envie d'éternuer, c'était bien sa veine... Et elle te voit rire alors qu'elle te suppliait plus tôt de ne pas le faire, mais elle ne peut même pas t'en vouloir, parce que ton rire Eden est semblable à celui d'un enfant, semblable à celui qu'Evan avait plus jeune ; celui d'un enfant qui aime passionnément, ardemment. Tu la serres dans tes bras et elle ne peut s'empêcher de s'accrocher à toi comme elle le faisait avec Rory, parce que rare sont les fois où Lullaby reçue une marque d'affection avec légèreté et frivolité. Sa mère fut l'une des dernières à l'étreindre de cette façon, puis Evan... Après, ce fut les coups-de-poings, les insultes et la haine qui lui atterrissait à la gueule ; parce que la peine va de paire avec la haine, comme l'amour rimes avec toujours ; la rage de son père, elle s'en rappelle encore comme si c'était hier. La haine s'est évaporée avec la peine, avec le deuil, mais même si l'on peut pardonner, il y a des choses que l'on ne peut pas oublier. Le cœur se resserre en même temps que son étreinte sur toi Eden, t'arrive à lui faire oublier le pire, à lui faire pardonner l'impardonnable, tu es trop bon, beaucoup trop bon pour être son ami Eden. T'es le « blanc » qui ne doit pas être teinté de « noir » ; jamais. Beaucoup trop précieux pour être brisé, jamais ; jamais tu ne subiras le pire Eden, Lullaby fera tout pour toi, pour ça, pour te préserver.

Tu viens chuchoter un tendre secret à son oreille et elle ne peut s'empêcher d'esquisser un grand sourire avant de lâcher d'entre ses lippes sont rire ; vous êtes en harmonie et parfois, elle se demande comment tu fais, parce que tu sembles la transformer, faire d'elle quelqu'un de meilleur, comme le faisait Rory, comme le faisait Arata. Vous vous séparez et étrangement, elle ne se sent pas bien, pas vraiment rassuré, t'es vraiment devenu la lumière qui semble illuminer les ténèbres, t'es cette lanterne qu'elle voit briller au loin et qu'elle ne peut s'empêcher de suivre Lullaby. T'es Peter, t'es celui qui l'emmène dans un monde meilleur, un monde enfantin, pas malsain ; quelque chose de beau. Tu t'assois sur le sol et elle en fait autant, s'allongeant dans l'herbe de toute sa longueur, un soupir de bien-être passant la barrière de ses lèvres, un sourire radieux illuminant alors son visage. Le soleil tape, réchauffe son cœur, berce son corps dans une chaleur presque aussi enivrante que celle de la torpeur et elle se laisse aller Lullaby, ta Alice. Elle ferme les yeux, passe ses bras derrière sa tête et elle rêve éveiller. Depuis quand n'a-t-elle pas connu une telle sérénité ? Depuis longtemps, bien trop longtemps. Ce que la jeune femme trouvait ennuyeux autrefois lui faisait maintenant le plus grand bien et elle se demande, comme a-t-elle fait pour ne pas s'en rendre compte avant ? C'est compliqué, beaucoup trop compliqués pour elle de se rendre compte de la beauté du monde. Elle se sent vivante, elle se sent renaître ; grâce à toi, à Rory, à Arata, elle se sent revivre... Mais pour combien de temps ?

Elle connaît ton « terrible secret » Eden ; mais tu ne connais toujours pas les siens ; parce qu'elle ne se sent pas de te confier ce qui la hante, parce qu'elle veut te préserver de ce monde de merde, où la réalité est pleine de cruauté, où la tristesse est maîtresse, impossible pour elle de se confesser maintenant ; peut-être jamais. Parce qu'il y a bien une chose qui doit toujours apparaître sur ton visage Eden ; ce magnifique sourire semblable aux rayons solaires qui viennent illuminer son faciès alors qu'elle rouvre les yeux, pivotant un peu la tête pour pouvoir poser son regard sur toi, toi qui l'éblouis ; toi qui es tapes à l’œil et elle qui est sombre comme le désespoir. T'es une luciole et dans la nuit folle, tu brilles, tu brilles comme une étoile filante Eden et bordel, cet émoi que tu suscites chez elle n'a pas de noms, n'a pas de description... Et elle se redresse Lullaby, elle laisse la berceuse qu'elle est se faire bercer par ta présence, par cette connivence et elle lâche en regardant le ciel.

Tu es semblable au soleil Eden, tu le savais ? T'as un sourire radieux et des mains chaleureuses. Tu arrives à éloigner les mauvaises pensées par ta présence... Et il émane de toi cette aura de bien-être qui ne donne pas envie d'te quitter.

Ses joues sont un peu rouges, elle n'en revient pas d'avoir lâché ça comme ça, sans aucune hésitation, comme si ces mots n'avaient demandé qu'à être sorti, qu'à être dit ; comme une confession brûlante, mais néanmoins amère. Son cœur se resserre un peu alors que son visage se cache un peu derrière sa chevelure blonde encore mouillée et Lullaby se sent juste mal, mal d'avoir dit ça, parce qu'elle ne sait pas ce qui lui a pris, ni comment tu allais l’interpréter ; et elle est contente que tu ne puisses pas lire à travers elle comme pouvait le faire Rory ou Arata, elle est heureuse d'être encore un mystère, une équation à résoudre ; une sorte d'énigme...

Tout ça pour dire que... Bref. N'fais pas attention Eden, j'sais plus c'que j'dis, j'ai dû m'cogner la tête contre la roche.

Mauvaise excuse, mauvaise idée ; parce que ça sonne tellement faux qu'elle sait très bien que tu ne vas pas la croire ; parce que malgré ce qu'elle veut bien dire, Lullaby le sait, elle finit par se l'avouer, tu la connais Eden ; parce qu'avec toi, elle n'utilise pas de faux-semblant. Tu fais partie de cette sphère avec qui les mensonges sont à proscrire... Mais il y en a un qui devra perdurer encore un temps, encore un peu ; peut-être toujours... Tu dois toujours sourire Eden, toujours.

Eden. Je suis contente d'être là avec toi. J'avais besoin de cette sortie. J'avais besoin de cette atmosphère paisible... Merci.

Merci d'être là, merci d'être avec moi et surtout ; merci d'être toi.

hrp ; je fais pas trop avancée, je voulais partir dans la mélancolie et je sais pas trop quoi d'autres /DIE/ j'espère que ça t'ira quand même
 


Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435
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