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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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{end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y
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Ajisai

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MessageSujet: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Sam 13 Aoû - 1:22
I don't know what's worth fighting for Or why I have to scream, I don't know why I instigate And say what I don't mean, I don't know how I got this way I know it's not alright So I'm Breaking the habit — Rory & Lullaby

thème (clique) — Il y a quelque chose qui ne va pas, quelque chose qui tape dans sa cage thoracique, lui intimant l'ordre d'évacuer ce trop-plein d'émotions qui la harcèle avec véhémence. Il y a quelque chose qui cogne sa tête, comme des pulsions de cœur au rythme saccadé ; et le sang tape dans ses veines alors que l'angoisse l'attrape de nouveau sans crier garde, allumant immédiatement la lumière de son cabanon, cherchant le moyen de réguler son souffle effréné. Evan. Elle rêve encore d'Evan, elle ne voit qu'Evan ; et c'est comme si les deux jumeaux venaient d'échanger leur corps, leur peine, leur souffrance. Elle pourrait s’effondrer sur le sol de sa chambre Lullaby, mais quelque chose l'en empêche ; sa mentalité d'acier et sa fierté... Mais personne ne lui en voudrait vraiment si elle se mettait à craquer maintenant, non ? Alors elle s'échoue sur son matelas, comprime les draps par la force de ses doigts, cherche le meilleur moyen de calmer ses émotions en ébullition, frappant son crâne en lui ordonnant de calmer le flot de pensées morbide qui lui assaille la tête.
Evan va bien.
Evan doit aller bien.
Evan souffre.
Et son cœur saigne de concert avec le sien.


L'oreiller vole à travers la pièce, la veilleuse en forme de batman est allumé ; qu'on ne la critique pas là-dessus, c'est vintage – et la jeune femme se lève avec nonchalance, mais malgré tout une pointe d'animosité, prête à retourner sa chambre si aucune idée ne lui venait maintenant... Et y'a le visage de ce gars qui lui apparaît comme le point au milieu de la figure qu'elle a pris plusieurs fois dans la gueule durant son enfance ; et c'est maintenant que son monde intérieur part en vrille, que tout s'éparpille. Alors Lullaby se laisse choir dans un coin de la pièce, laissant son esprit vagabonder dans les méandres du passé, sans aucune once d'inquiétude, mais avec énormément de regrets. Trop de choses que la jeune femme voudrait changer, une place qu'elle voudrait subtiliser ; elle aimerait tellement que son frère soit là ; mais non, de la distance, il mettait lui-même une barrière à leur relation trop fusionnel.
Et Lullaby le ressent
Et la fumée de sa cigarette l'aveugle
Humidifiant ses prunelles sans aucune honte


Son holokit dans la main, Blondie hésite. Elle ne veut faire chier personne avec ses états d'âme, mais elle ne se voit pas pour autant aller fouler du pied le macadam ; beaucoup trop le vague à l'âme pour sortir, pour s'extirper de sa chambre... Mais le visage d'Arata lui vient de nouveau en mémoire, et le doute ainsi que l'incompréhension viennent l'assaillir sans vergogne. Dans ces moments-là, que pouvait-elle faire d'autres ? Qui pouvait-elle appeler ? Qui, son égoïsme, allait-il oser déranger ? Alors elle tape son message sur son holokit, appelant Rory à la rescousse.
Rory qui la fait rire
Rory qui la soutient
Rory qui vous baise
Rory V. Blaise


Le message est transmis et la jeune femme se laisse tomber de nouveau sur son lit, passant ses mains devant son faciès ravagé ; faire quelque chose pour cacher ses traits tirés, pour cacher la fragilité qui ne lui sied guère. Mettre son masque, se préparer, ne pas laisser les gens la voir ainsi – jamais. Alors Lullaby se dirige vers la salle de bain histoire de laver toute trace de sa panique sur son visage, passant de l'eau froide avec abondance avant de s'allumer une énième cigarette.
La nicotine
Sa meilleure amie
Si le virus ne la frappe pas
Le cancer le fera


Dépêche-toi de venir, Rory...

Et l'angoisse arrive de nouveau. Une course contre la montre. Face, elle se calme, Pile, elle pète un câble.  


Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435


Dernière édition par S. Lullaby McCormick le Sam 10 Sep - 17:27, édité 1 fois
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Ajisai

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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Sam 13 Aoû - 11:38

 living young, wild & free

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Tu tournes et te retournes dans ton lit, sans arriver à dormir, sans arriver à te sortir de la tête tout ce dont tu devrais t'occuper mais que tu ignores. Tu pourrais bouquiner, réviser, apprendre une partition, quelque chose. Mais non, tu n'arrivais à rien faire. Tu n'étais pas du genre à broyer du noir, à devoir chercher une occupation pour te sortir les idées de la tête. Tu n'étais pas du genre à vouloir oublier certaines choses, à les enterrer au fond de toi parce que ça te faisait flipper.

Tu es sans peur, Rory. Tu es le chevalier qui part combattre le dragon pour sauver la princesse. Tu te bats sans peur et sans hésitation, fonçant dans le chaos pour apporter la lumière. Tu l'as toujours été et tu as toujours voulu l'être, depuis ton plus jeune âge. Tu jouais au chevalier, passoire sur la tête à défaut de ne pas avoir de véritable casque, venant délivrer la princesse qui était souvent jouée par ta sœur. Le jardin était votre théâtre, l'arbre votre forêt et la cabane en plastique votre château enchanté.

La vibration sous ton oreiller te fait presque sursauter et ta main part à la recherche de ton téléphone. Tes yeux sont éblouis un instant à cause de la luminosité, lisent ensuite le message auquel tu réponds en te redressant déjà, cherchant du regard tes fringues qui traînent au pied du lit, là où tu les as abandonné après ta douche. Tu jettes plus que tu ne poses ton holokit sur ton lit, enfiles un short en jean délavé, un peu déchiré de partout, attrapes ton débardeur jaune que tu cales sur ton épaule et tu t'accroupis sur le côté de ton lit, tirant un pack de bières de dessous : tu en avais toute une collection, elles n'étaient pas fraîches, mais au moins tu en avais. Tu fourres ton holokit dans ta poche arrière, le pack dans le sac à dos qui a vécu plus de soirées arrosées que de cours et tu files, silencieusement pour ne pas réveiller Ambros.

Tu as un frisson quand tu quittes la chambre et tu arrives devant celle de Lullaby en moins de deux minutes, après avoir traversé deux ponts suspendus. Tu y entres sans taper, comme si c'était chez toi, parce que tu n'as pas besoin d'invitation, parce que Lullaby est seule dans sa chambre, parce que c'est votre petit espace, ton point d'ancrage, ton endroit pour fuir.

Tu la trouves debout et tu ne serais pas surpris si tu l'as stoppée dans ses pensées obscures, sans fond, dans lesquelles elles plongent souvent, comme une abîme vers laquelle elle serait attirée. Tu abandonnes le sac pas loin du lit et tu enfiles ton t-shirt. Parce que tu as le temps. Tu es avec elle, alors tu as le temps d'enfiler le t-shirt, de poser ton sac lentement sur le sol sans le laisser tomber comme une merde. Tu es avec elle alors tu peux calmer ta respiration qui s'est accélérée.

Tu t'approches d'elle et tu déposes un baiser sur sa tempe, avec cette tendresse qui est égale à celle que tu portes à Eden, mais diamétralement opposée. Ils avaient tous les deux droit à cette tendresse qui ne te définissait pas, tout simplement parce qu'ils étaient spéciaux, totalement différents des autres mais surtout l'un de l'autre. Tes doigts s'approchent des siens et attrapent sa cigarette, tu te laisses tomber sur son lit, défait, appuies ton dos contre le mur, la tirant en même temps avec toi. Tu portes la cigarette à tes lèvres, les tiennes sont au fond du sac et tu agissais avec Lullaby d'un naturel déconcertant, tires une taffe, la regardes, la fixes.

Et tes yeux lui crient que tu t'inquiètes. Qu'est-ce qui va pas ? Raconte moi. Je suis là. Dis moi.

— Raconte.

Raconte, je suis là, je t'abandonnerai pas.


HRP : j'espère que ça te va ♥



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Ajisai

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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Lun 15 Aoû - 2:23
Un truc que j’ai appris c’est qu’on ne doit pas regarder en arrière. Le passé est mort et enterré. On a rien à gagner à vivre dedans. Tout est dans le présent. Mais j’ai ces rêves. Dans ces rêves, rien n’est réel. Rien n’est solide, tout n’est que pure fantaisie. N’importe quoi. Une illusion. Dans ces rêves je suis une vie qui est déjà passée. Aujourd’hui ne signifie rien. Aujourd’hui n’est qu’un fantôme. Ça me hante. Je suis au bout du monde, sur le bord des choses, et je pense à laisser tomber. Je songe à tomber. Je m’appelle Lullaby. J’ai fait un truc un jour. Mes fantômes me laisseront pas l’oublier. — Rory & Lullaby

fond sonore (www) — Elle aurait pu pleurer, elle aurait pu se vider, mais elle avait décidé de mettre ses émotions sous clé ; enfermer ses sombres pensées. Elle savait que cela ne serait que passager, qu'un jour tout finirait par exploser ; déversant ainsi un flot de haine et une peine irrémédiablement malsaine ; mais elle l'accepterait, prête à tout dévaster quand elle se sentirait prête. Lullaby est ainsi, auto-destructrice ; prête à recouvrir le monde d'une poussière bien noire, prête à frapper à grand coup afin de marquer les esprits... Parce qu'elle ne souhaite pas disparaître, elle ne souhaite pas être oubliée et encore moins rejetée. Mais voilà, Evan, toujours ce même problème, ce manque d'attention de sa part et le nouveau facteur "Arata" qui entre dans l'équation ; que faire ? Que dire ? Tout s'enchaîne - et la voilà perturbée, encore en train de perdre le contrôle sur son rythme cardiaque, sur son souffle saccadé. Elle a l'impression de s'évaporer, de partir dans les limbes de son esprit totalement dérangé. C'est pour ça qu'elle l'a appelé ; qu'elle t'a appelé Rory. Qu'elle a besoin de ton soutien, de ton écoute, de tes épaules et de ta voix. Lullaby le sait.
Elle sait qu'elle peut compter sur toi en toute circonstance.
Qu'elle peut s'effondrer dans tes bras sans aucune honte.
Qu'elle peut tout te confier sans arrière-pensées.
Parce que t'es Rory.
Et parce qu'elle est Lullaby.


Il lui aura fallu du temps pour comprendre cette relation et l'accepter ; tout simplement parce que tu es son premier véritable ami ; celui qui, sans doute, la connaît mieux que personne après Evan. Eden arrivait tout aussi bien à l'accepter comme elle était, mais Lullaby restait tout de même quelque peu silencieuse ; parce qu'on ne peut pas dire certaines choses à tout le monde. Quelque chose vous lie, la perte d'un être cher, le manque d'une contrée, un passé commun ; tout simplement. Et elle t'aime pour ça Rory, Lullaby apprécie ton amitié et le soutien que tu lui apportes, elle adore ta suffisance et ton insouciance, elle se sent renaître dans cette inquiétude que tu sembles éprouver à son encontre... Et elle le ressent d'avantage quand tu entres dans la pièce, quand ton regard se pose sur elle et sans aucun doute sur ses prunelles trop éclaircis par l'humidité qui semblent les gagner. Aucun son ne sort de ta bouche Rory et c'est bien ça qui l'entraîne encore plus dans les tréfonds d'ses pensées arides, parce qu'elle veut t'entendre lui dire quelque chose, te voir sourire ; parce que t'es le meilleur remède qui soit quand ça ne va pas.
Et elle s'en veut d'réagir aussi égoïstement.
Elle se sent redevable
Se dit parfois qu'elle ne mérite pas un ami comme toi
Qu'elle n'est qu'un putain de poids
Mais malheureusement
Elle ne veut pas te lâcher Rory.


Et tu viens subtiliser sa cigarette de ses doigts après avoir daigné mettre un tee-shirt, avant d'te laisser tomber sur son lit complètement défait, tirant sur sa sainte sucette à cancer alors que tu l'entraînes dans ta chute... Tu n'attends pas Rory, ta curiosité est palpable ; comme l'inquiétude que Lullaby semble ressentir et qu'elle peut saisir du bout d'ses doigts. « Raconte. » que tu dis... « Raconte. » Avec cette intonation qui n'appartiens qu'à toi, avec ton sérieux habituel... Et elle capte tes pensées Lullaby, sans vraiment y faire attention « raconte, je suis là, je ne t'abandonnerais pas » ; mais elle ne sait plus si elle doit y croire ou non. Trop habituée à être abandonné, trop peureuse pour t'avouer la vérité. Et la jeune femme laisse son dos heurté avec douceur ton torse dans ce semblant d'étreinte que tu semblais vouloir lui offrir, de nouveau, elle récupère sa cigarette, prête à s'enivrer de fumée pour ne plus avoir à cogiter. Parce que tu es là maintenant Rory, alors elle ne devrait plus s'inquiéter de quoi que ce soit, non ?

Est-ce que j'ai besoin de raconter « pourquoi » j'ai envie de voir mon ami ?

Mauvaise menteuse ; en tout cas, avec toi, elle l'est. Car elle est une bien piètre actrice quand on s'amuse à la décortiquer, à la cerner ; en apprenant à la connaître, ce que toi, tu as eu le courage de faire Rory. Elle ne te remerciera sans doute jamais assez pour ça, pour ta simple présence.

Tu es là maintenant... Alors ça ira ; je le sens.

Elle ne peut pas se résoudre à tout te dire, pas maintenant, pas comme ça ; parce que se serait vraiment bafouée sa fierté, la jeter à la poubelle sans aucune honte ; trop de faiblesse. Pourtant, la jeune femme sait que tu attends une véritable réponse, que tu attends des explications sur sa requête égoïste en pleine nuit ; et son dos vient chercher un peu plus de chaleur, un contact qu'auparavant, elle détestait avec quiconque n'était pas de sa famille, mais qu'elle a appris à apprécier avec le temps ; comme la notion d'amitié et de sincérité... Alors elle se doit d'être honnête avec toi, et la bouffée qu'elle prend sur sa cigarette lui donnerait presque le tournis si elle ne savait pas que tu étais là pour la soutenir.

Je suis une ratée Rory. Je détruis tout ce que je touche, tout ce que j'entreprends... Et je perds le peu de repères que j'ai. J'me déteste pour être aussi égoïste, tu le sais ?

Parce que tu ne devrais pas avoir à être ici Rory, pas pour guérir ses plaies et pour subir ses sautes d'humeur ou ses états d'âme à deux balles ; sois honnête Rory, t'as vraiment signé pour ça ? Qui signerait pour ça ? Lulla' le ferait-elle ? C'est clair que oui...

Il me manque Rory. Je ne sais pas quoi faire, j'sais plus quoi faire.

Evan. Evan. Evan.
Tout se rattache à Evan.
Tout est lié à Evan.
Parce qu'il est sa moitié.
Parce qu'il est l'autre parti de son âme.
Parce que le corps et le cœur son en symbiose.

Lullaby s'éloigne un peu de toi Rory, pour te laisser respirer, mais surtout pour cacher son visage de sa chevelure blonde ; histoire que tu ne puisses pas voir sa face ravagée. Et elle enchaîne après avoir écrasé sa cigarette dans le cendrier au pied du lit.

Mais je dois aller de l'avant... Et pas qu'avec lui, je crois.

Et l'autre parti de l'équation ; Arata. Parce que c'est compliqué, alors que ça pourrait être simple ; mais c'est bien le style de Lullaby ; de se compliquer la vie plus que de raison ; parce qu'elle le sait, elle ne mérite peut-être pas d'être heureuse ; pas pour l'instant... Elle a fait quelque chose autrefois et ses fantômes ne la laisseront pas l'oublier.


hrp ; j'espère que la réponse te conviendra uhuh /DIE/ Lulla' me déprime /MEURT/ et ton post est parfait, j'meurs (trop d'feels) ♥


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Ajisai

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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Lun 15 Aoû - 11:23

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Ton bras l'entoure avec peut être un peu trop de force. Tu veux lui montrer que tu es là, lui faire sentir que tu es là, lui crier que tu ne la laisseras pas, qu'elle peut t'appeler à n'importe quelle heure du jour, de la nuit, tu abandonnerais tout pour elle si elle en a besoin. Ses doigts fins viennent te piquer la cigarette et tu attends un peu, une main tout contre elle, tes doigts se faufilant sous son t-shirt pour la toucher pour lui faire comprendre que tu es là. Puis sa voix se faufile entre ses lèvres et tu la regardes, de tes yeux qui veulent dire ne me prends pas pour un con, mais tu ne dis rien, pas encore, pas pour le moment.

— Tu es là maintenant... Alors ça ira ; je le sens.
— Je serai toujours là.

Oh tu ne devrais pas, Rory. Tu ne devrais pas promettre quelque chose comme ça, tu ne devrais pas promettre ça alors que tu ne sais pas si un jour ou l'autre, tu chopperas ce cancer, ce virus, cette destruction de toi-même. Tu ne devrais pas lui promettre ça parce que tu n'es pas immunisé Rory, au contraire. Tu as l'impression que tu es l'un qui pourrait le chopper le plus facilement sans même t'en apercevoir, parce que les migraines, les légers vertiges, tu les as, tout le temps, dès que tu utilises ton don avec trop de concentration, quand tu repousses tes limites : et tu repousses toujours tes limites Rory.

Elle se blottit un peu contre toi et ta main sur sa hanche la serre un peu plus, l'enserre, tes doigts bougent sur sa peau, à peine.

— Je suis une ratée Rory. Je détruis tout ce que je touche, tout ce que j'entreprends... Et je perds le peu de repères que j'ai. J'me déteste pour être aussi égoïste, tu le sais ? Il me manque Rory. Je ne sais pas quoi faire, j'sais plus quoi faire.

Ça te détruit, ça te détruire à chaque fois qu'elle ouvre la bouche, à chaque fois qu'elle se dénigre, à chaque fois qu'elle semble s'enfoncer dans ces sables mouvants que sont ses pensées noires sans que tu ne puisses la tirer de là, sans que tes forces ne soient suffisantes, sans que tes bras ne soient assez puissants, tes jambes assez ancrées dans le sol pour la tirer, pour enlever toutes ces pensées boueuses qui l'empêchent d'avancer, qui la tuent, lentement mais sûrement.

Elle s'éloigne de toi, se cache de toi, semble te fuir pendant un instant mais tu te redresses, ta main trouve le bas de son dos, ton menton son épaule et tu es sûre qu'elle peut sentir ton souffle sur son cou malgré son épaisse chevelure. Elle écrase la cigarette dans son cendrier et tu attends, tu aimerais lui dire que non, c'est pas une ratée, que non, elle détruit pas tout ce qu'elle touche, que la preuve, elle t'a réparé, elle a réparé ton cœur, ton corps, ta mauvaise humeur. Elle a réussis à te faire sourire après la mort de Marie, c'est la première à avoir réussis à le faire. Elle t'a sauvé bordel.

Elle est l'une de ces personnes qui t'a sauvé.

— Mais je dois aller de l'avant... Et pas qu'avec lui, je crois.

Pas qu'avec lui. Avec qui ? Ton cœur se serre et tu meurs d'envie de lui poser la question, tu meurs d'envie de lui demander qui, tu meurs d'envie de lui dire que s'il lui fait du mal, tu lui arracheras les yeux avant de les lui faire bouffer, que tu le dépèceras, prenant un malin plaisir à le faire souffrir, à le détruire s'il ose lui faire du mal. Parce que personne n'a le droit de la toucher, de l'emmerder, de la faire souffrir, de lui faire du mal. Personne n'en a le droit.

— Hé, hé, regarde moi.

Tu la tires vers toi, forces vos yeux à se croiser, à rester fixer les uns sur les autres. Ta voix n'est que murmure, chuchotement secret et tendre :

— T'es pas une ratée. T'es pas égoïste, et tu détruis pas tout ce que tu touches, c'est faux. Putain c'est faux Lulla, tu m'as sauvé quand j'suis arrivé ici, t'as été ma bouée de secours, le soleil qui m'a tiré du noir, putain Lulla. Putain arrête t'es pas une ratée tu le seras jamais. T'es...

Tu ne trouves pas les mots, tu n'es pas sentimental, tu ne l'as jamais été. Tu tournes tout à la dérision parce que c'est plus simple, parce que c'est moins compliqué, mais elle a pas besoin de ça, là. Elle a pas besoin de ça du tout.

— T'es ma Lullabae, t'es... tu m'as réparé de partout et c'était pas chose facile à faire putain je me serai laissé mourir sans toi, sans Arata alors... alors t'es pas une ratée. Tu le seras jamais.

Et c'est trop. Trop d'émotions, trop de sentiments, trop d'amour d'un coup. Et tu en oublies presque de lui demander qui s'est, qui est cette personne avec qui elle doit aller de l'avant, avec qui elle doit avancer.  


HRP : ces feels omg
J'ESPERE QUE CA TE VA ? TENDRESSE.
hésite pas à me dire si ça va pas hein ;;




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Ajisai

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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Lun 15 Aoû - 19:40
Tu t’rappelles quand t’étais gamin, les livres de coloriages ? Moi j’les aimais pas. C’est vrai quoi, si j’ai envie de dessiner une maison, j’veux pas qu’un abruti décide à ma place à quoi elle doit ressembler — Rory & Lullaby

again (www)« Je serai toujours là. » Tu oses lui dire ça Rory, avec une facilité déconcertante qui lui ôte un hoquet de surprise... Quand on est dans votre cas, on ne peut pas promettre de telles choses ; pas quand la possibilité de devenir un yajuu est probable. Ne lui dis pas ce genre de choses, pas comme ça, pas avec une sincérité aussi dévoué, parce qu'elle va se sentir redevable Lullaby ; bien qu'elle se sente déjà redevable envers toi ; parce que tu la sauves de ta présence ; parce qu'elle aurait pu se tirer une balle dans la tête si tu t'étais pas pointé ; détruire son cerveau et ses sombres pensées. Et elle pourrait s'arracher les cheveux pour calmer le flot d'idées qui lui traverse le crâne en cet instant ; tu es là Rory, mais rien ne change, la douleur est quand même là, elle est palpable et elle lance l'assaut dans sa poitrine... Elle continue de penser à lui ; Evan. Lui aussi il lui avait promis de toujours être là pour elle et voit le résultat Rory ; c'est un Yajuu, c'est la dernière personne sur qui le virus aurait dû tomber, beaucoup trop adorable, beaucoup trop bon ; mais preuve que le karma n'a sans doute rien à voir là-dedans... Aucune fille ne finit vierge, aucun homme ne finit puceaux, car la vie baise tout le monde. Evan. Elle veut le sauver ; elle veut l'aider, mais il la repousse de toutes ses forces et voilà l'état dans lequel la jeune femme finit. Alors elle se blottit encore contre toi Rory, alors que tu daignes la toucher, alors que tu l'enserres encore un peu.

Mais voilà, toute bonne chose a une fin ; elle sait Lullaby, elle sait qu'il y a des choses que tu ne désires pas entendre venant de sa bouche ; parce qu'elle a conscience de son importance pour toi ; comme tu es autant important à ses yeux ; sinon Rory, ce ne serait pas toi qui te trouverais avec elle dans cette pièce. Ses prunelles sont de nouveau humides et il lui faut serrer les dents pour ne pas laisser le flot de larmes couler, mais voilà que ta voix s'élève, que tu lui intimes l'ordre de te regarder ; et tu la tires vers toi... Ta douce voix s'élève et c'est encore plus compliqué pour elle de ne pas succomber à cette envie de pleurer, mais elle s'y efforce, elle essaie.

T'es pas une ratée. T'es pas égoïste, et tu détruis pas tout ce que tu touches, c'est faux. Putain c'est faux Lulla, tu m'as sauvé quand j'suis arrivé ici, t'as été ma bouée de secours, le soleil qui m'a tiré du noir, putain Lulla. Putain arrête t'es pas une ratée tu le seras jamais. T'es...

Et voilà Rory, t'a réussi ton coup ; t'as réussi à la faire chialer pour de bon. Ses mains se posent sur les tiennes, qu'elle guide vers sa tête, pas pour ne pas entendre ce que tu es en train de lui dire, mais bien pour en ressentir la chaleur ; parce que tes mains Rory ont toujours été apaisantes, leur chaleur rassurante ; et c'est peut-être pour ça qu'elle avait succombé à leur charme quelques années auparavant.

T'es ma Lullabae, t'es... tu m'as réparé de partout et c'était pas chose facile à faire putain je me serai laissé mourir sans toi, sans Arata alors... alors t'es pas une ratée. Tu le seras jamais. 

Son visage s'éclaircit en entendant le surnom que tu lui donnes, parce que ça la fera toujours sourire, parce qu'elle aime la signification qu'elle a pour toi autant que pour elle. Et elle imprime tout ce que tu es en train de lui dire, parce que ce n'est pas dans tes habitudes de te confier autant, de te livrer avec sentimentalisme ; peut-être pour ça que Lullaby ne peut pas s'empêcher d'pleurer, de renifler comme une gamine trop chamboulé. Elle aurait voulu que ça se passe autrement, que cela se passe dans la joie et la bonne humeur ; mais voilà, elle est née pour tout gâcher et désolé pour toi Rory, mais t'auras un mal de chien à la faire changer d'avis.

C'est dans un besoin maladif qu'elle t'enserre dans ses bras, son souffle saccadé et ses sanglots sont maintenant invisibles à tes yeux, mais elle sait que tu peux l'entendre, sentir ses larmes glisser sur ta peau. Elle ne supporte pas l'idée que tu puisses la voir pleurer, parce que justement, Lullaby aimerait que tu la voies constamment sourire ; même si elle n'en a pas le cœur... Elle en a assez, elle ne veut plus de mélodrames, elle ne veut plus avoir à t'appeler quand rien ne va. Mais la vie serait tellement plus simple si tout se passait comme on le désire.

T'es content d'toi ? Je chiale comme une madeleine maintenant.

Qu'elle lâche entre deux reniflements, faisant bien attention à n'pas foutre de la morve sur ton tee-shirt, elle se sentait déjà assez honteuse d'être comme ça devant toi ; même si ce n'était, sans doute, pas la première, ni la dernière fois que tu la verrais pleurer.

Je t'aime Rory, merci d'être là. Vraiment, merci d'être là.

Même si un jour, tu disparaissais Rory, Lulla' te poursuivrait sans relâche, elle te laisserais pas lui échapper, t'es son autre « frère », t'es le « meilleur ami » qu'elle pensait ne jamais avoir, t'es celui qui la tire vers le haut plutôt que de l'enfoncer vers le bas ; et t'as peut-être l'impression de servir à rien, que tes bras ne sont pas assez puissants pour ça, que ta présence ne suffit pas ; mais ce n'est pas le cas. Si tu n'avais pas été là Rory, Lullaby ne serait vraiment plus là. Elle aurait tout abandonnée sans aucune once de regret ; mais t'as changé cette équation de par ta simple existence, donc elle aussi, elle te sera à jamais reconnaissante... Elle aussi, tu l'as sauvé Rory. Tu la sauves tous les jours. Pas de Lullaby sans Rory, tu peux en être certain, n'ai pas de doute là-dessus.

Je suis désolée, j'déteste quand tu m'vois comme ça putain...

Elle aurait préféré l'accueillir avec le sourire, elle aurait préféré tellement d'choses ce soir, mais certainement pas ça. Mais voilà, quelque chose lui revient en mémoire. « Sans toi, sans Arata. » … Arata ? Il connaît Arata ? Et là, c'est le flot d'images que sa mémoire eidétique lui envoie dans le crâne ; oui, effectivement, ils sont tout le temps fourrés ensemble ; comment diable a-t-elle pu passer à côté d'une telle évidence ? Son cœur sursaute un peu, comme un CD rayé dans un lecteur un peu vieux ; error 404, une nouvelle cigarette se niche entre ses lèvres après qu'elle se soit décollé de toi, essuyant son visage au passage.

Tu connais Arata ? Arata Kagami ?

Pourquoi poser une question quand on connaît déjà la réponse ? Pour avoir confirmation, pour être certain de ne pas se tromper, pour susciter de l'intérêt et de la curiosité. La fumée de sa cigarette l'aveugle un peu, mais elle continue néanmoins d'te fixer de ses yeux gris bleutés, reniflant légèrement avant de daigner se moucher ; parce que ce bruit était vachement contraignant.

C'est un... Bon ami à toi, je suppose ?

À quoi elle joue, hein ? Où veut-elle en venir ? Tu te le demandes certainement Rory... Dans sa démarche lente, la jeune femme attrape un décapsuleur, choppe deux bières de ses mains et les dénudes de leur protection, en tendant l'une à son ami, gardant l'autre pour elle, avant de s'allonger de nouveau sur son lit, la tête calé sur ta cuisse Rory.

Raconte moi, qui est-il pour toi ?

Curieuse. Elle veut savoir. Parce qu'il l'intrigue ; parce qu'il fait partie d'ta vie Rory.

HRP ; voilà pour toi ♥ j'espère que j'suis pas parti trop loin again (bon j'ai l'impression d'avoir écrit 1300 mots pour rien dire /DIE/)(hésite pas si un truc te conviens pas ♥)


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Lun 15 Aoû - 21:08

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Les larmes dans ses yeux te serrent le cœur si fort que tu as l'impression qu'il va exploser sous la pression, tes doigts se faufilent dans ses cheveux, les tirent à peine, ton front se pose sur le sien et tes pouces viennent essuyer les larmes qui humidifient ses joues sans remords. La voir pleurer te fait tellement de mal, mais ce qui te fait encore plus mal, Rory, c'est de savoir que tu ne peux rien y faire, que tu n'es pas assez fort, pas assez bien pour pouvoir supporter ce poids sur ses épaules avec elle. Tu aimerais lui enlever toutes ses pensées noires, tous ces ressentiments, toutes ses peurs, ses difficultés, son mal-être. Oh tu aimerais tellement servir à quelque chose, Rory, mais tu ne sers à rien là. Tu ne sers qu'à la faire pleurer un peu plus, à la tirer de toutes tes forces sans pouvoir la sortir de là.

Et tes lèvres se posent sur ses joues, son front, ses tempes, ses paupières closent. Tu déposes des baisers tendres partout où tu peux l'atteindre, pour lui dire que tu l'aimes, pour lui dire que tu es là, pour lui dire que tu ne l'abandonneras pas, pour lui dire que même si tu es si faible, tu la tireras de là, tu supporteras ce poids qu'elle porte comme Atlas porte la Terre. Tu prendras sa place lorsque l'épée de Damoclès s'effondrera sur elle. Tu la protégeras de toutes tes forces, de tout ton être.

Et elle se sert contre toi, Lullaby, elle se cache contre toi comme une enfant, honteuse de pleurer alors que, finalement, c'est de ta faute si elle pleure, ta belle Lullaby, ta tendre Lullaby, ta Lullaby à toi. Ses larmes mouillent ton débardeur. Tu laisses échapper un tout petit rire, léger quand sa voix vient briser ses sanglots.

— Je t'aime Rory, merci d'être là. Vraiment, merci d'être là.
— Je t'aime aussi, n'en doute jamais. Et je serai toujours là. Toujours.

Tes bras la serrent si forts, tu déposes un énième baiser sur sa tempe recouverte de ses cheveux blonds, tes doigts virevoltent dans son dos, caressent sa peau blanche et tu la berces à peine. Elle s'excuse et tu lui murmures que c'est pas grave, qu'elle n'a pas à s'excuser. Puis les larmes ne coulent plus, elle se recule de toi et tes mains l'abandonnent, l'une d'entre elles vient se poser sur son genou. Et le nom de ton meilleur ami dépasse la barrière de ses lèvres et tu la regardes, surpris, sans pouvoir répondre parce qu'elle t'a pris de court.

— C'est un... Bon ami à toi, je suppose ?

Un sourire étire ton visage. Oh, Arata était tellement plus que ça. Il était l'ami, le confident, le frère, tout ce que tu n'avais pas eu, que tu n'aurais jamais eu si tu n'étais pas venu ici. Arata était ton aîné, ton cadet, un peu tout en même temps et c'était ça qui était si bien, c'était ça qui permettait d'être vous même à chaque fois que vous parliez, que vous passiez du temps ensemble.

— Un très bon ami, même.

Tu sais qu'elle va te poser d'autres questions, alors tu attends simplement. Tu aimerais lui demander d'où elle le connaît, depuis quand, et comment ça se fait que vous n'en aviez pas parlé avant mais tu te tais. Tu prends la bière qu'elle te tend et tu en prends une gorgée alors qu'elle se cale contre ta cuisse alors que tu es assis, appuyé sur le mur. Raconte moi, te dit-elle, et les rôles sont échangés. Tu laisses échapper un rire, bois de nouveau quelques gorgées de ta bière puis tu attrapes la cigarette qu'elle a allumée pour en tirer une taffe ou deux.

Il n'y avait ni gêne ni honte, entre vous.

— Il est comme mon frère. Je l'ai connu dès que j'suis arrivé, j'ai du le croiser un ou deux jours après toi ? Il était avec Tsubasa à l'époque.

A l'époque, comme si cela s'était passé des années et des années en arrière. Tu avais l'impression d'avoir vécu toute une vie depuis ton arrivée à Shinrin Yoku. Le souvenir de Tsubasa vient danser dans ta mémoire et ton regard se perd dans le vide un instant. Tu avais perdu un très bon ami quand Tsubasa s'était transformé et tu ne voulais même pas imaginé la douleur que pouvait encore avoir Arata même après tout ce temps.

Tu lui rends sa cigarette et tu la fixes :

— Et il est qui, pour toi ?

Qui était-il pour elle ? Le connaissait-elle depuis longtemps ? Tes doigts passent dans ses cheveux, bataillant certaines fois contre un ou deux nœuds.

— Tu sais que, meilleur pote ou pas, j'irai le castrer s'il te fait du mal, hein ?

Bon, peut être pas réellement parce que tu étais quand même un mec et que tu comprenais à quel point les bijoux de familles étaient importants, mais disons que vous qui ne vous étiez jamais disputés, ça pourrait chauffer vraiment beaucoup s'il avait osé la faire souffrir. Tes yeux se plongent dans les siens et tu lui souris avec douceur, ta main libre continuant d'aller et venir dans ses cheveux alors que l'autre tient ta bière pas loin.

Et au fond de toi, tu as l'impression d'être dans ta chambre, dans la banlieue de Dublin, en Irlande.  


HRP : ckghekg j'espère que ça te va ♥



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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mar 16 Aoû - 3:06
il y a un adage qui dit qu'on fait toujours du mal à ceux qu'on aime, mais il oublie de dire qu'on aime ceux qui nous font du mal — Rory & Lullaby

farewell life (www) — Cette proximité, cette complicité, jamais Lullaby ne pourra s'en séparer, beaucoup trop accrochés à ce que tu pouvais bien lui offrir, parce que ta simple présence arrive à calmer son rythme cardiaque effréné. Il y a tant de choses qu'elle aimerait te confier Rory, tant de choses qu'elle aimerait pouvoir te dire sur elle, sur ce qui lui arrive, sur ce qu'elle ressent, mais rien ne lui vient vraiment ; elle remet ça sur le compte de la peur, parce qu'elle est faible au final... Tout le monde la voit comme une femme forte, blasée, indépendante et franche ; mais toi qui la connaît mieux que quiconque Rory, comment est Lullaby à tes yeux ? Tu n'es pas quelqu'un d'objectif, accroché à elle comme elle est dépendante de toi, suspendu à ses bras comme elle est en quête des tiens ; vous êtes proches Rory, mais à la fois si éloigné... Parce qu'elle te fait depuis trop longtemps des cachotteries ; même devant toi, Lullaby ose porter son masque, son masque fait de mensonges, parfait pour un usurpateur ; et elle ne veut pas te mentir plus longtemps, parce que ce serait trahir ta sincérité, mais elle aurait bien trop peur de te perdre, comme tu risques de la voir disparaître si elle osait te confier la vérité, la triste vérité. Alors Lulla' se contente de prendre ses aises sur tes cuisses, de rester aussi proche de toi que possible, le temps qu'il le faudra ; toujours.

Tu souris quand tu parles d'Arata Rory, et c'est beau de voir un tel sourire sur ton visage, toi qui était autrefois si déprimé après la mort de Marie. Lullaby se rappelle bien ne pas t'avoir vraiment beaucoup côtoyé à cette période, mais elle se rappelle combien elle avait été anéantis de la mort de son amie ; de ta sœur, Rory. Cela lui avait rappelé l'assassinat de sa mère, la douleur encore sur le qui-vive, que ta sœur avait réussi à apaiser ; mais qui l'avait raviver à son décès. Elle te regarde avec ses grands yeux gris Lullaby et elle s'abreuve de tes paroles comme des gorgées de bières qu'elle se redresse pour boire avant de se réinstaller.

Un très bon ami, même.  Il est comme mon frère. Je l'ai connu dès que j'suis arrivé, j'ai du le croiser un ou deux jours après toi ? Il était avec Tsubasa à l'époque. 

Ah, Tsubasa ; elle s'en rappelle Lullaby ; elle l'avait croisée plusieurs fois, le fait qu'ils soient de la même année oblige. Il n'était pas méchant, pas dans ses souvenirs, il avait l'air de quelqu'un de bien, sans histoires, un peu trop populaire pour que Lullaby ne puisse néanmoins vraiment l'apprécier ; attirer l'attention, ce n'est pas vraiment son fort ; elle s'en persuade du moins. Tu viens lui rendre sa cigarette alors qu'elle t'en fait cadeau, s'en allumant une autre ; elle savait très bien que les tiennes devaient être perdues au fond de ton sac, autant te laisser celle-ci.

Et il est qui, pour toi ?

Et voilà... La question à cinquante points ; la question qui tue. Tu n'avais pas pu t'en empêcher Rory, c'était plus fort que toi. Elle peut la ressentir Lullaby, cette curiosité qui émane de toi à cet instant précis. Les yeux de la jeune femme sont ouverts en grand, écarquillés ; la voilà qui se redresse, pour mieux fuir cette question et ton regard un peu insistant... Que peut-elle bien te dire après tout ?

Tu sais que, meilleur pote ou pas, j'irai le castrer s'il te fait du mal, hein ?
Je t'avais promis un truc à manger par message, il me semble, t'as faim ?

Oui, oui, elle fuit, parce qu'elle n'a jamais caché être quelqu'un de lâche ; et si tu ne vois pas de quoi elle parle oh gentil stalker, relis le premier paragraphe, tu as dû raté un épisode. Oui Rory, elle fuit ta question, parce que la réponse n'est pas aussi évidente qu'elle devrait l'être ; parce qu'elle n'a jamais vraiment pesé ses sentiments sur sa balance interne ; dans ce putain d'organe vital qu'est le cœur ; ce qui se barre en couille chez elle depuis quelque temps maintenant. Tout se bouscule, trop de choses s'enchaînent et elle ne sait pas quoi faire pour arrêter le cours des choses. Elle quitte le lit, elle quitte tes côtés, s'approche du petit frigidaire et d'un placard afin d'en sortir quelques petites choses à grignoter.

Je n'vais pas pouvoir fuir ta question, pas vrai ?

Question posée à haute voix, mais que Lullaby aurait pu s’abstenir de dire à haute voix ; parce qu'elle connaissait déjà la réponse à cette question. Là voilà qui soupire et qui s'approche de nouveau du lit après avoir déposé le paquet de chips ainsi que du saucisson sur la table de chevet ; et elle se laisse de nouveau tombé sur toi Rory, la cigarette entre ses lèvres, la tête coincée dans un flot de pensées sombres ; que tu connais mieux que personne ; parce que parfois Rory, t'a l'air d'être dans sa tête, de capter ses pensées amères et de les comprendre, de les assimiler, de les imprimer. La jeune femme aimerait tellement pouvoir s'enfuir avec des mots comme « c'est compliqué » ou encore « Je vois pas où tu veux en venir. » Mais elle n'est pas aussi stupide ; et tu ne l'es pas non plus ; c'est bien quelque chose qu'elle ne pourrait pas te reprocher. Le cendrier est posé à côté d'elle et la fumée s'échappe de ses narines dans un soupir long et las.

Il me fait du mal sans le vouloir...

Elle ne peut pas s'arrêter là, elle doit t'expliquer, te raconter, te mettre dans cette confidence.

Je croyais n'avoir qu'un seul alter-ego masculin dans cette vie ; Evan ; mais non. J'ai rencontré Arata, d'une façon improbable et... On en est venu à discuter. C'est étrange, mais... Rory, j'ai l'impression qu'il est comme moi. Qu'il sourit, mais qu'il fait face à une peine immense au fond d'lui... Mais j'vais pas t'mentir, j'ai entendu les rumeurs et oui. Je sais, je sais qu'il est comme moi.

Que lui aussi, son frère est condamné ; que lui est au stade au-delà de celui d'Evan, mais qu'il est porteur du virus ; alors lui aussi connaît cette souffrance... Et c'est pour ça qu'il l'intrigue, pour cela qu'elle souffre, parce que quand elle est avec lui ; Arata lui rappelle sa propre souffrance, sa propre vie, sa propre malchance ; mais d'autres sentiments un peu plus beaux ; mais trop beau pour quelqu'un comme Lullaby.

Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens comme... Attiré par lui. Comme si j'avais une mission, que je n'devais pas le laisser seul. C'est con, je sais, mais... Je le ressens comme ça ; comme quelqu'un que je n'veux pas quitter.

Mais ce n'est pas de l'amour ; jamais de l'amour ; on sait combien ça fait mal quand l'être aimé part. Alors jamais, au grand jamais, elle n'oserait infliger cela à quelqu'un et surtout pas à Arata, qui en bave, comme elle en bave, comme Rory en a bavé avec Marie et comme beaucoup de gens en ce monde sont en train d'en baver.

Il est comme moi Rory, un être brisé par l'absence d'une moitié, l'absence d'un frère jumeau.

Et une larme coule une nouvelle fois le long de ses tempes alors qu'elle pose son bras devant ses yeux, la cigarette dans la main. Evan. Bordel Evan. Qu'est-ce qu'elle aimerait le voir en cet instant, qu'est-ce qu'elle aimerait lui confier tout ça à lui aussi, pour avoir son avis sur la question, pour voir son sourire ; mais non. Lullaby ne le verra pas, parce qu'il ne veut pas la voir, parce qu'il l'évite, parce qu'il la fuit et elle sait très bien pourquoi. Parce que le stade quatre va arriver et qu'il ne veut pas qu'elle ait à faire la même chose qu'autrefois ; tuer un Yajuu incontrôlable. Soirée de merde, souvenir pourrit, elle se redresse encore une fois, tentant d'attraper un mouchoir en cachant encore une fois son visage. Elle ne voulait vraiment pas que ça se passe comme ça Rory, elle aurait tellement aimé t’accueillir dans la joie et la bonne humeur, te raconter des choses plus belles pour Arata ; pour cet homme intriguant, avec qui elle noue une relation nouvelle ; mais non... La vérité est trop cruelle et ce monde aussi.

J'vais arrêter de déprimer, j'te jure, je sais que ça doit te gaver ; promis, j'arrête.

Et elle se mouche, jette le mouchoir dans la poubelle au loin, marquant le panier ; le basket l'avait bien entraînée... Elle s'excite deux minutes de sa réussite, avant qu'une douleur lui revienne en mémoire, avant de laisser un sourire mélancolique et amer apparaître aux coins de ses lèvres.

Rory, j'ai un secret à te révéler ; mais tu dois me promettre que, malgré ce que je vais te dire, tu resteras à mes côtés... Promets-le-moi s'il te plaît.

Résolution. Elle ne peut plus te mentir Rory. Elle est prête à te révéler, à te dire ce qu'elle te cache depuis quelques années déjà ; et que tu ne sembles pas avoir remarqué.  

HRP ; sdfghjkuy désolé pour la longueur (et pour le drama à venir /MEURT/) j'espère que ça t'ira et que t'as matière à répondre malgré le suspens. love ♥


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mar 16 Aoû - 10:58

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Elle se redresse, prête à fuir, prête à fuir cette question, prête à te fuir toi. Sa voix s'échappe de ses lèvres avec ce besoin de fuir, si fort, si violent qu'elle se lève, qu'elle te quitte, qu'elle abandonne tes cuisses pour aller fouiller dans ses placards. Elle sait bien y faire, elle a l'habitude de fuir les sujets sensibles, les sujets dont on ne parle pas, les sujets qui la dévastent, telle une tornade emportant tout sur son passage, comme un ras de marée qui noie tout ce qu'il trouve, comme un mur de feu qui brûlerait chaque partielle de vie qu'il peut.

— Je n'vais pas pouvoir fuir ta question, pas vrai ?

C'était un murmure, si bas, plus une pensée qui t'est destinée mais que tu ne dois pas entendre. Alors tu te redresses et son prénom t'échappe de ses lèvres, c'est une demande, une plainte, un ordre, tout à la fois. Et la voilà qui revient, qui pose quelques trucs à grignoter sur la table de chevet mais tu n'as pas faim. Tu tires une énième taffe de sa – ta – cigarette, l'observant alors qu'elle se cale de nouveau contre toi et tu attends. Tu attends qu'elle trouve les mots, qu'elle réussisse à mettre des mots sur ce qu'elle ressent.

Et ce n'est pas choses facile, hein Rory ? Tu es bien placé pour le savoir, tu es pareil. Tu ne sais pas ce que tu ressens vis à vis d'Eden. Ou du moins, si, tu sais. Mais tu es tellement persuadé, convaincu que tu ne peux pas le toucher sans le salir, le toucher sans le pervertir que ça te détruit petit à petit, que ça te ronge de l'intérieur, brûlant ta chair, brisant tes os. Et tu sais que ça la ronge aussi, tu sais que ça va la ronger encore et toujours parce qu'elle pense qu'elle n'a pas le droit de vivre, pas le droit au bonheur, qu'elle n'a juste que le droit de survivre, et encore.

Encore faut-il qu'elle y croit.

— Il me fait du mal sans le vouloir...

Une colère sourde te fait te tendre mais tu te forces au calme, parce qu'il doit y avoir plus que ça, il y a forcément plus que ça. Tu en aurais entendu parlé avant sinon, tu le sais. Tu en es persuadé. Et le doute s'installe dans sa voix, prend possession de son cœur, de sa tête, de sa raison, de tout. Arata. Arata. Oh oui, il est comme elle, il souffre, tous les jours, il a mal, tous les jours et des fois tu sais que son sourire est faux comme le tien l'est aussi. Parce que vous vous obligiez à vivre, à surmonter toute cette douleur qu'est la perte d'un être cher, d'un frère, d'une sœur, d'une partie de soi que vous ne retrouverez jamais, ni l'un ni l'autre.

Attirée par lui.

Elle veut pas le quitter, mais jamais elle dira ce qu'elle ressent, jamais elle mettra des mots sur ce qu'elle commence à ressentir, jamais elle fera en sorte de parler d'amour. Vous n'aviez pas le droit d'aimer, vous vous refusiez ce droit pourtant si précieux, si beau. Toi, elle, Arata. Parce que ça faisait souffrir, ça faisait mal, ça détruisait, ça vous brisait. Vous aviez déjà été brisé, détruit, démembré par la perte d'une frère, d'une sœur... alors pourquoi tenter d'aimer de nouveau, hein Rory ? Pourquoi tenter d'aimer quelqu'un d'autre, de souffrir encore, toujours ? Mais ça se contrôle pas. Ça se contrôle pas et c'est terrifiant, ça te terrifie, ça la terrifie.

Elle cache son visage, honteuse. Elle a honte devant toi Rory alors qu'elle ne devrait pas. Tu la fais se sentir honteuse. C'est toi qui devrait avoir honte de la forcer à se révéler comme ça alors qu'elle ne le veut pas.

Et tu restes silencieux, tu attends, tu secoues la tête de gauche à droite, non, bien sûr que non que ça te gave pas, que t'es là pour elle, que tu le seras toujours. Parce que Rory putain, qu'est-ce que tu ferais sans elle ? Tu pourrais rien faire, ça te détruirait si elle pensait que t'étais pas de son côté, si elle pensait que tu pouvais l'abandonner.

— Rory, j'ai un secret à te révéler ; mais tu dois me promettre que, malgré ce que je vais te dire, tu resteras à mes côtés... Promets-le-moi s'il te plaît.

Et son regard te perturbe un peu, te surprends tout autant. Tu attrapes ses mains, te rapproches d'elle après avoir abandonné ta cigarette et ta bière.

— Je t'ai déjà dis. Je serai toujours là, j't'abandonnerai pas. Jamais, tu m'entends ? Je serai toujours là, tant que je le peux, à n'importe quelle heure du jour, de la nuit, dans des dizaines d'années. Je serai là. Je te le promets.

Parce que c'est ce qu'elle veut, elle veut que tu lui promettes comme tu as promis à Eden. Eden aussi, il voulait une promesse, une promesse éternelle, un besoin de savoir que tu ne l'abandonnerais pas. Alors que c'est égoïste, finalement, tu leur fais cette promesse plus pour toi que pour eux, parce que tu as tellement besoin d'eux Rory, tu as tellement besoin d'eux que tu les enchaînes à toi avec cet égoïsme insensible, avec cet égoïsme vil.

— Et Lulla... Ne pense jamais que tu me gaves, que tout ça, ça me gave. Je suis là pour toi. Que t'aies besoin de chialer, de te bourrer la gueule, de t'amuser, d'aller danser... je suis là. Qu'importe ce dont tu as besoin.

C'est trop. Trop d'amour, trop de tendresse, trop de choses qui ne vous ressemble pas, qui ne te ressemble pas. Mais ça va aller Rory, après tout, il faut le dire, quelques fois, il faut qu'ils se rendent compte de leur importance pour toi, il faut qu'il se rende compte que t'es pas si insensible que ça, qu'ils sont tellement plus que ce qu'ils veulent bien penser.

Il faut leur dire Rory.

Parce qu'un jour, tu le regretteras peut être de ne pas leur avoir dis.  


HRP : entre ton post et la musique, j'ai décédé



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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mar 16 Aoû - 16:55
toute vérité franchit trois étapes ; d'abord, elle est ridiculisée, ensuite, elle subit une forte opposition, puis, elle est considérée comme ayant été une évidence ; mais toute vérité n'est pas bonne à dire — Rory & Lullaby

the truth (www) — Il y a bien cette souffrance qui vous lie, cette amitié qui vous réunit ; mais le mensonge pourrait bien ruiner tout ce que vous avez construit ensemble ; parce que Lullaby est lâche. Pourtant, continuer sur cette lancée n'est pas possible pour elle, trop attachée à toi et à ta sincérité pour oser la braver, la bafouer. Et tes mains Rory viennent envelopper les siennes alors qu'elle ne peut maintenant plus te regarder dans les yeux, cherchant ses mots, cherchant un moyen de t'expliquer tout ça sans que tu quittes la pièce en claquant la porte ; mais voilà que tu reviens à la charge avec une promesse, une sincérité écrasante, presque étouffante.

Je t'ai déjà dis. Je serai toujours là, j't'abandonnerai pas. Jamais, tu m'entends ? Je serai toujours là, tant que je le peux, à n'importe quelle heure du jour, de la nuit, dans des dizaines d'années. Je serai là. Je te le promets.

Et si c'était elle qui t'abandonnait un jour Rory, l'as-tu déjà envisagé ? Y'as-tu déjà pensé ? Lullaby est douée pour aller à l'encontre de ses propres promesses ; parce que quelque chose vient toujours briser son flot de paroles ; parce qu'il y'a bien des promesses sur terre que l'on ne peut pas tenir. Le doute et l'angoisse la submergent encore une fois, mais la résolution est pourtant prise, pas de retour en arrière possible. Et elle murmure ton prénom dans un soupir lent, mais t'enchaîne aussitôt Rory ; tu ne lui laisses même pas le temps de s'en remettre.

Et Lulla... Ne pense jamais que tu me gaves, que tout ça, ça me gave. Je suis là pour toi. Que t'aies besoin de chialer, de te bourrer la gueule, de t'amuser, d'aller danser... je suis là. Qu'importe ce dont tu as besoin.

Elle le sait Rory, elle le sait mieux que quiconque ; mais elle essaye de se persuader du contraire, peut-être parce que ce serait plus simple, autant pour toi que pour elle ; surtout pour elle ; voilà la preuve officielle de son égoïsme, voilà ce qu'elle va te faire endurer ; et elle coupe ta parole avec une intonation autoritaire, fermant ses paupières avec force ; pour combattre sa peine, pour faire taire ses pleurs ; Lullaby, tu es sensé avoir passé le cap de pleurer, surtout sur le sujet que tu vas amorcer, comme une bombe à retardement...

Rory !

Elle ne peut pas te laisser continuer, tout ce que tu lui dis n'est qu'un coup de poignard de plus, n'est qu'une douleur encore plus vive sur son organe vital ; et malheureusement, elle ne peut pas en subir d'avantage. Une longue inspiration, puis une expiration tout aussi longue, comme un rituel, comme un remède pour ne pas être brisé. Et elle enserre avec force tes mains des siennes, entremêlant ses doigts avec les tiens, cherchant leur chaleur afin d'estomper la fraîcheur de celles qui lui appartiennent. Ses paupières sont encore closes, elle cherche ses mots, elle cherche la façon de conter cette histoire ; une vérité qu'elle a cachée depuis bien trop longtemps, une vérité qu'Evan lui-même ne connaît pas ; mais qu'il ressent peut-être ; trop fusionnel pour ne pas le déceler.

Ecoute moi attentivement Rory ; c'est important.

Et ses mains quittes les tiennes pour se poser sur ton visage, relevant une des mèches de cheveux qui se collait sur ton front, plantant ses iris dans les tiens, encore un sourire ; mieux vaut sourire que pleurer, alors sourit malgré ce qu'elle va te dire Rory, s'il te plaît.

Je suis malade Rory. J'ai le cœur malade et il est possible que...

Incapacité à finir cette phrase, parce que c'est trop compliqué, parce qu'elle a l'impression qu'elle pourrait s’effondrer si elle terminait cette sentence irrévocable. Pourtant, Lullaby le doit, parce que c'est important, parce qu'elle ne peut pas continuer de tourner autour de la question, parce que tu mérites de savoir Rory, de savoir qu'un beau jour, elle risque de disparaître de ta vie sans crier garde. Elle continue de serrer ton visage de ses mains, mais les tremblements ne sont désormais plus capables d'être restreints et sa gorge nouée laisse désormais sortir une voix craquelée.

Il est possible que je ne sois pas en mesure de tenir ma promesse ; mais regarde moi Rory. La situation est certes, grave, mais pas désespérée.

Elle ne te ment pas, Lullaby le ressent vraiment ainsi, non, la situation n'est pas désespérée, parce que tu la connais mieux que personne Rory, non ? Tu le sais bien que Lullaby n'abandonnera jamais sans lutter, que la vie lui est bien trop précieuse pour être jetée malgré ses lancées de pièces débiles sur le sujet ; face, je vie, pile, je meurs ; combien de fois l'a-t-elle dit ? Combien de fois l'a-t-elle pensée ? Un nombre incalculable et tu sais quoi Rory ? Elle en a toujours réchappé, le hasard ne l'a jamais rappelée à lui, il ne l'a jamais emporté. Elle sourit, passe ses doigts sous tes yeux même si tu n'es pas en train de pleurer, tout simplement pour prévenir le risque, parce qu'elle serait là pour effacer tes doutes, tes angoisses ; parce qu'elle ne veut pas te rendre triste.

Je ne pouvais pas continuer et te cacher la vérité. Je préfère que tu saches tout. J'ai ce problème depuis quelque temps maintenant, Evan n'est pas au courant ; toi seul, le sait.

Et oui, elle vient de te confier son secret, son plus terrible secret. Elle le sait, elle est peut-être condamnée, elle va peut-être mourir dans trois ans, peut-être dans un an, peut-être demain. La possibilité d'une greffe n'est pas à exclure, mais vu son karma, Lullaby n'ose plus vraiment y croire, trop pessimiste pour son propre bien, mieux vaut prévenir que guérir, mieux vaut te dire la vérité Rory ; parce qu'elle ne veut pas te perdre et encore moins te claquer entre les doigts, parce qu'elle veut que tu saches tout d'elle, parce qu'elle a besoin de confier ce fardeau à quelqu'un ; trop égoïste, beaucoup trop égoïstes ; alors Rory, tu la détestes maintenant ?

Je suis désolée Rory. Désolé de te l'avoir caché.

Et elle n'a pas vraiment d'excuse à te donner, mais son sourire ne s'estompe pas ; oui, elle a bien passé le cap de la maladie, le cap de pleurer sur le sujet. Elle te regarde avec ses grands yeux gris de nouveau rieur, essaye du mieux qu'elle le peut avec son toucher d'effacer tes peurs et tes doutes ; ou peut-être même ton sentiment d'incompréhension ; mais plus aucun son ne sort maintenant d'entre ses lippes. Parce qu'elle ne sait pas quoi rajouter d'autres pour l'instant...  

HRP ; et voilà, le plot twist de Lulla ; #bestfriends ; #jedevaisledireàquelqu'un ; love ♥ j'espère que le post t'ira encore une fois.


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mar 16 Aoû - 17:58

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Et ton prénom dans ses lèvres n'a jamais sonné comme ça. Il n'y a jamais eu ce ton dans sa voix, ce besoin viscéral de te parler et tu as l'impression qu'elle va t'annoncer quelque chose d'important. De trop important. Quelque chose dont tu ne veux pas voir la couleur, quelque chose qui te fait te dire non pas elle, pas elle aussi. Mais tu repousses ce sentiments Rory parce que... parce que c'est pas possible, hein ? Il peut rien lui arriver si t'es là, si tu la protèges, si tu la serres contre toi ? La pression sur tes mains te fait serrer les siennes encore plus, plus fort, plus tendrement.

Ecoute moi attentivement Rory ; c'est important.

Oh non. Oh non tu ne veux pas entendre ça, tu ne veux pas entendre ce qu'elle va te dire et déjà, tu recules à peine, de quelques millimètres. Ses mains se posent sur ton visage et tu sais, tu sais que c'est mauvais, que ça ne va pas te plaire. Et elle sourit, elle sourit et ça te détruit, ton cœur commence à se briser, petit à petit, tu sais ce qu'elle va te dire, tu sais qu'elle va te dire qu'elle est en train de mourir, tu le sens, mais tu le repousses si fort, si violemment. Ce n'est pas possible. Pas elle aussi.

Je suis malade Rory.

Non. Oh non. Tu secoues la tête de gauche à droite, tes yeux se ferment. Tu ne veux pas voir, tu ne veux pas entendre. Putain non.

J'ai le cœur malade et il est possible que...

Elle ne le dit pas mais tu l'entends il est possible que je meurs. Et ça te détruit, putain ça te détruit Rory, ça te tue. C'est horrible. Tu as la gorge nouée et tu restes les yeux fermés parce que si tu les ouvres Rory, tu vas chialer. Tu vas chialer comme tu as chialé pour la mort de Marie, comme tu as chialé dans ton lit quand Tsubasa s'est transformé, tu vas chialer comme tu ne l'as jamais fais parce que bordel Rory, qu'est-ce que tu as fais pour la sauver ? Pour les sauver ?

T'es un minable Rory, regarde les tomber comme tes mouches autour de toi, ils s'effacent, s'effondrent, crèvent et tu ne peux rien y faire. Tu n'es pas assez fort, tu ne le seras jamais assez. T'es qu'une merde Rory. Une merde qui n'arrive même pas à protéger ceux qu'il aime. Regarde moi. Non tu ne peux pas. Tu ne peux pas la regarder parce que tu vas chialer, parce que tu vas te mettre à pleurer comme un gosse. Ce monde est tellement cruel, il te les enlève un à un, prenant un malin plaisir à les détruire, prenant un malin plaisir à te montrer à quel point tu es inutile, à quel point tu ne peux pas les sauver. Grave, pas désespérée. Pas désespérée ? Si. Si ça l'est. Une vie sans elle, comment tu pourrais vivre ? Tu pourrais pas, tu pourrais pas putain Rory.

Ta respiration s'est coupée, t'es le seul au courant, t'arrives plus à respirer, l'air entre, ne ressors pas. T'es le seul au courant, elle portait ça toute seule, depuis des mois, peut être des années même. T'es le seul au courant et t'arrives pas à réagir, t'arrives pas à ouvrir les yeux, t'arrives pas à voir la réalité en face. Tu la repousses, si fort, tu es dans le déni, tu ne veux pas. Tu ne veux pas. Et ses pouces caressent tes joues alors que tu rejettes la tête en arrière, que tu ouvres les yeux et que les larmes coulent.

Putain.

Et elle s'excuse. Elle s'excuse encore, de te l'avoir caché, d'avoir porté ça toute seule mais c'est toi qui devrait t'excuser, c'est toi qui devrait la supplier de te pardonner parce que tu n'as rien remarqué, parce que tu n'y as pas fais attention, parce que t'as pas été assez attentif, parce que t'as jamais voulu voir la vérité en face et que tu veux toujours pas la voir.

T'es qu'une merde Rory.

Même pas capable de la protéger, même pas capable de voir qu'elle a mal, même pas capable de te rendre compte de son malheur, même pas capable de comprendre à quel point elle est condamnée. T'es qu'un minable Rory, mais tellement. T'es tellement un minable et c'est toi qui chiale, c'est elle qui sourit. C'est toi qui pense ne pas pouvoir survivre, c'est elle qui te console.

T'as besoin de bouger, de respirer, de partir, de crier, de rage, de haine, de tristesse, de tout à la fois. Tes mains tremblent et les larmes coulent, tu la repousses légèrement, enlèves ses mains de son visage et tu les serres, si fort, si fort qu'elle en a sûrement mal, si fort que tu pourrais lui casser les doigts, si fort pour lui faire sentir que tu l'aimes, que tu es là, que tu l'abandonneras pas. Mais putain Rory, regarde toi. Regarde toi pleurer comme un gosse, silencieux comme si tu avais peur qu'on te gronde. Regarde toi ne pas arriver à parler, à respirer, à aligner quelque chose, à la consoler, à lui dire que tu ne l'abandonneras. Jamais.

Tu n'en peux plus tu vas crever sans elle. Comment tu tiendrais ? Comment t'arriverais à te relever ? Tu pourrais pas, tu pourrais pas putain. Si ta bouée de sauvetage se noie, comment tu vas faire, toi, hein Rory ? Tu vas te noyer aussi.

— Putain...

C'est le seul mot qui s'échappe entre deux sanglots silencieux. Les seules syllabes que tu arrives à aligner, qui définisse ce que tu ressens pour le moment.

— Lulla je...

Mais tu n'arrives pas à parler, tu as la gorge trop nouée, la respiration trop hachée et tu lâches ses mains, quittes le lit et tu commences à tourner, à virer, à faire les cent pas parce que tu ne peux pas rester sans rien faire. Il faut que tu évacues, il faut que tu hurles, que tu cries, que tu frappes. Tu as besoin de frapper la vie, de lui hurler d'aller se faire enculer à sec, de hurler ta rage contre le monde. Tu as besoin de frapper, de te défouler, de frapper, encore, toujours, jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à ce que ton corps demande grâce, jusqu'à ce que tu ne puisses plus penser à rien.

Tu n'as rien vu. Tu n'as rien vu venir et ça te détruit. Ça te détruit ça te fait mal, ça te donne envie de vomir. Tu te donnes envie de vomir Rory, t'es minable. T'es tellement minable.

— Putain !

Et ton poing rencontre le mur le plus proche, et ton front le rencontre aussi, moins violemment mais assez fort pour que tu sentes le coup passer. Putain putain putain putain putain putain putain. Qu'est-ce que t'es censé faire, qu'est-ce que t'es censé dire ? Putain. Putain. Tu es en train de t'effondrer Rory.

Respire.

Inspire.

Expire.

Respire.

Respire.

Il faut que tu respires que tu te calmes, même si tu as envie de frapper le mur encore et encore, jusqu'à ne plus sentir l'élancement sur ton poing, jusqu'à ce que t'es phalanges en saigne, jusqu'à ce que ton cœur en pleure. Et tu restes comme ça, un long moment, la tête contre le mur, à chercher le calme, à chercher quoi dire, quoi faire, quoi penser. Et il te faut de longues minutes avant de pouvoir bouger, avoir de pouvoir rester, avant de la rejoindre et de la serrer si fort contre toi. Il te faut de longues minutes avant que tes doigts rougies par le coup viennent s'emmêler dans ses cheveux.

Il te faut de longues minutes pour lui faire comprendre que tu l'aimes, que tu ne l'abandonneras pas. Jamais.

Et il te faut de longues avant que ta voix ne soit plus tremblante pour que tu puisses lui chuchoter :

— Je t'aime Lulla, je t'aime.. Je t'abandonnerai jamais, je te laisserai jamais putain. Je t'aime. Je t'aime.

Et tu continues à le lui dire, encore, toujours, ton murmure se perdant dans sa chevelure.  


HRP : trop de feels putain



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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mar 16 Aoû - 21:18
I was too weak to give in Too strong to lose, My heart is under arrest again But I break loose, My head is giving me life or death But I can't choose, I swear I'll never give in I refuse — Rory & Lullaby

always together (www) — Tes larmes Rory sont les pires lames de rasoirs qui soit ; elles peuvent tuer n'importe qui, blesser quiconque et surtout, mettre en déroute le plus beau des salopards. Voir ces perles salées roulés le long de tes joues rouges lui donne soudainement envie d'se foutre une balle, de s'enterrer six pieds sous terre et de ne jamais remonter à la surface. Pleure pas Rory, pleure pas, pleure pas bordel ; elle mérite pas ça, elle veut pas que tu chiales ; rigole, ris face à la vie, ris pour elle, pour Evan, pour tout ceux que la vie baise sans aucune honte, sans aucun regret. EElle voudrait te serrer dans ses bras putain, mais tu te lève et fuis et l'inquiétude qu'elle ressent n'a jamais atteint un tel paroxysme. Elle a peur, elle a peur que tu pètes un câble ; peut-être que t'étais pas prêt à entendre ça ; mais en même temps bordel, qui serait prêt à entendre ça ? Combien de fois Lullaby s'était elle posée la question « pourquoi moi ? » ? Elle ne les compte plus ; parce que les réponses sont pourtant bien évidentes.
« parce que t'a tué un homme Lullaby »
« t'as préféré ta survie à la sienne »
« parce qu'Evan souffre et que tu n'te bats pas »
« t'as pleuré ta mère, mais pas soutenu ton père »
Tellement de raisons, tellement de facilités de se trouver des torts pour accepter l'échéance. Lullaby a appris et maintenant, elle vit avec cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête, se demandant bien trop souvent quand est-ce qu'Hadès viendrait récupérer son âme, la laissant pourrir dans le fleuve des enfers. Et elle te voit Rory, elle te voit pleurer et elle aimerait tellement te dire, « c'est un mensonge alors ne chiale pas » mais elle ne peut pas t'mentir Rory ; elle ne veut PLUS te mentir, plus rien te cacher. Elle veut que tu saches tout, parce qu'elle ne peut plus porter ça tout seule, parce qu'elle est fatiguée de porter se masque de faux-semblant, parce que t'es son meilleur ami, son frère, son dernier rempart pour ne pas être totalement brisé.

Tu fuis ses mains, tu fuis ses caresses, tu fuis ses mots et elle ne sait plus quoi faire, elle s’effondre quand elle capte tes pensées, le brouhaha dans ta tête ; elle s'en voudrait presque de s'y infiltrer, mais elle a besoin de savoir ce qu'il se passe dans ton crâne, juste pour savoir comme l'apaiser, mais tout ce qu'elle peut lire, tout ce qu'elle peut entendre, ce sont des « putain » ; « putain » ; « putain ». Sa gorge est nouée Rory, comme la tienne semble l'être. Tes mains avaient enserré les siennes, avec force, t'aurais presque pu lui détruire les doigts, mais elle ne t'en tenait même pas rigueur, elle serrait aussi fort que toi ; comme pour te le prouver Rory « je suis là, je ne suis pas parti, je ne t'abandonnerais pas moi non plus. »

Tu fais les cents pas et elle te suis de son regard mouillé, prête à te foutre parterre si tu ne t'arrête pas tout de suite ; si tu continue de l'ignorer, de regarder ailleurs que dans sa direction. Et c'est ce que tu fais, lâchant de ta voix cassé et un peu enroué un mot. Et tu tapes un mur avec ton poing et le bruit du craquement de tes phalanges vient brisé son cœur avec véhémence, il tambourine comme pas possible ; arrête-toi Rory, arrête-toi et vient prêt d'elle, par pitié ; souris ; ne pleure pas, calme tes pensées, calme toi Rory... Et elle se sent tellement nul, tellement conne, elle s'étonne même plus d'sa connerie... Ton front cogne le mur et Lullaby ne peut s'empêcher de se cacher les yeux de ses mains, arrête de t'infliger ça Rory.

Putain !

Il ne lui aura pas fallu longtemps pour se lever et t'enserrer de ses bras, laissant sa tête se loger dans le creux de ton dos, posant ses mains sur ton torse, tentant de te calmer ; ressens sa chaleur Rory, écoute les battements de son cœur qui sont beaucoup trop rapides, comprend sa respiration saccadée qui va de paire avec la tienne ; si tu ne te calmes pas, elle n'y arrivera pas non plus. Elle ne veut pas que tu pleures Rory, elle veut tout ; sauf ça. Mais tu fuis ; encore. Bordel, putain de merde, pourquoi ? Pourquoi fallait-il que ça se passe comme ça ? Pourquoi venait-elle de te cracher le morceau ? Le regret, voilà le temps des remords, du regret. Elle ne peut rien te dire Rory, parce que de toute façon, les mots sont superflus ; elle capte ta peine, ta souffrance bat de concert avec la sienne ; mais elle aimerait t'intimer l'ordre de te calmer par des caresses... Et tes bras entendent cet appel, viennent capturer sa frêle caboche, ton souffle qui soulève un peu sa chevelure, tes doigts passent dedans et ça lui arrache un frisson ; parce qu'elle sait ce qu'il t'en coûte...

Elle était persuadée que t'allais te tirer Rory, que t'allais pas vouloir revivre un truc pareil ; elle avait peur putain, c'est pourquoi elle ne t'a rien dit ; mais disparaître du jour au lendemain... Cela lui était impossible. Elle aurait tellement aimé te faire la gueule Rory, pour que tu sois absent de sa vie, absent de la tragédie qui semble ancrée dans le sang d'sa famille.

Je t'aime Lulla, je t'aime.. Je t'abandonnerai jamais, je te laisserai jamais putain. Je t'aime. Je t'aime.

Ne lui dis pas ça Rory. Surtout pas. Pas encore. Pas comme ça. Pas quand t'as pleuré. Pas quand t'as le souffle court. Pas quand elle peut sentir ton rythme cardiaque taper avec autant de violence dans ta cage thoracique. Pas quand elle est si faible. Pas quand elle est dans tes bras. Pas comme ça Rory. Parce qu'encore une fois, elle se met à chialer et elle te serre dans ses bras en gueulant comme jamais, en vidant toute la frustration qu'elle accumule depuis des années, en évacuant toutes les larmes que son corps peut créer. Elle gueule et chiale dans tes bras Rory, encore une fois ; alors qu'elle pensait vraiment que tu fuirais cette situation ; et elle s'en veut putain, elle s'en veut d'avoir pensé comme ça. Si tu savais comme elle aimerait s'excuser encore une fois Rory, de te faire vivre ça encore une fois ; un tel calvaire, un véritable enfer. Elle s'en veut vraiment et elle a l'impression que tu portes à chaque fois le putain d'poids d'son monde sur tes épaules et c'est sa faute ; uniquement de sa faute. Depuis combien de temps, maintenant, utilise-t-elle tes bras comme protection, comme moyen de pleurer ? Lulla' ne le sait plus ; elle fait semblant de pas savoir ; parce que sa mémoire eidétique le sait ; bien trop longtemps, beaucoup trop longtemps. Comment tu fais pour ne pas saturer Rory ? Pour ne pas lui en vouloir d'te foutre dans cet état ?
C'est sans doute ça
Une véritable amitié

Et la demoiselle continue de chialer comme si elle réalisait enfin qu'elle n'était vraiment pas seule, comme si elle captait enfin que tu ferais vraiment tout pour elle, que tu continuerais d'être à ses côtés ; que tu l'aiderais à lutter contre cette maladie qui la ronge, contre cette peur de disparaître et de te laisser derrière, de laisser Eden derrière, de laisser Arata derrière ; de laisser Evan à la traîne. Est-ce que tu comprends Rory ? Est-ce que tu ressens comme elle à peur quand elle n'est pas dans tes bras ? Il n'y a que dans les tiens qu'elle peut se vider comme ça, qu'elle peut hurler autant.. Et elle se laisse tomber, littéralement, espérant que t'arrivera à la soutenir... Elle réalise, elle comprend, elle n'est vraiment pas seule... C'est si libérateur ; mais ça semble si irréel.

Je veux pas Rory... Je veux pas disparaître. Je veux pas mourir.

Les mots sortent comme une sentence qu'on lui aurait subtilisée après une torture des plus horrible, son cœur bat à tout rompre, ça ne va pas, ça ne va plus ; ses genoux heurtent le sol alors qu'elle continue d'se tenir à tes bras, s'y agrippant comme si sa vie en dépendait. La respiration, contrôler sa respiration, une de ses mains vient se loger sur sa poitrine, serrant son tee-shirt à l'endroit ou le trou béant semble se former ; il faut qu'elle respire ; il faut qu'elle se calme, qu'elle contrôle ses émotions ; comme le lui avait apprit sa mère « respire ma chérie, respire, contrôle toi, contrôle tes émotions » ; elle essaye, elle essaye vraiment ; mais c'est dur, beaucoup trop dur.

Je ne veux pas qu'on m'oublie. Je ne veux pas m'évaporer ; je ne veux pas cesser d'exister Rory.

Et les larmes roulent de plus en plus fort sur ces joues ; elle déverse enfin ce qui lui ronge les entrailles depuis son enfance, depuis ses dix ans ; elle savait qu'elle allait en chier pour les années à venir, elle savait très bien ce qu'elle allait traverser ; mais la greffe n'était pas encore à sa portée ; pas assez malade qu'avaient dit les médecins ; mais les artères se bouchent d'année en année et vivre lui devient de plus en plus pénible. Pourquoi t'a t-elle caché tout ça Rory ? Elle aimerait te le dire, elle va essayer de te le dire, entre les respirations ratées et sa crise d'hystérie.

Je n'voulais pas... Je n'voulais pas te faire revivre un enfer Rory. Je suis tellement, tellement désolée Rory. Je n'veux pas que tu souffres, je veux pas que tu pleures... Je veux t'entendre rire, te voir sourire ; toujours ; toujours...

Oui, elle ne désire que cela, du plus profond d'son âme, au plus profond d'ses entrailles retourner par ce trop-plein d'information, ce trop-plein d'émotion. La respiration est encore en bordel.
Inspire
Expire
Inspire
Comprime ton cœur
Comprime ta poitrine
Inspire à fond
Expire à fond
Redevenir sereine
Rester zen

Je voulais pas que tu m'vois comme ça. Jamais. Mais j'peux plus lutter contre ça toute seule Rory... J'peux plus. J'peux pas infliger ça à Evan. J'peux pas lui faire ça.

Et son père l'avait bien compris, lui aussi garderait ce secret jusque dans la tombe, Elle tente de se relever Lulla, en s'agrippant de toutes ses forces à ton tee-shirt ; si sportive, mais si faible pour le moment. Et ses pleurs ne semblent plus pouvoir être arrêtés maintenant ; de ses grands yeux gris inondés de larmes, elle te le demande une énième fois Rory.

Tu ne me trouves toujours pas égoïste ? Tu ne me détestes toujours pas ? Tu sais pourtant bien que ce serait plus simple putain... J'veux pas que tu souffres Rory. Jamais. Jamais. Jamais...

Et elle continue d'te le dire, dans un murmure, dans un soupir. Elle veut que tu sois heureux, avec ou sans elle Rory, c'est tout ce qu'elle souhaite ; mais elle voulait que tu saches la vérité... Parce qu'égoïstement, elle à besoin de toi, de ton soutien ; des bras de son meilleur ami, de toi Rory.

HRP ; mon coeur saigne, sache le ;w;   amour sur toi ♥ j'étais inspirée


Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435
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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mar 16 Aoû - 22:14

 living young, wild & free

feat. S. Lullaby McCormick
music



Elle pleure, ta Lullaby. Elle pleure, s'abandonne et se laisse aller, elle hurle son désespoir et sa frustration contre la vie, contre le monde, elle dit à la mort d'aller se faire foutre, de la laisser tranquille et de ne pas lui voler cette vie, cette vie qu'elle apprécie, finalement, qu'elle aime. Son cœur frappe si fort contre le tien que tu as l'impression que vos cages thoraciques vont exploser, qu'elles vont s'éparpiller à travers la pièce tellement vous ressentez trop de choses, de trop haine, trop de peur, trop d'amour, trop de tristesse, trop de violence, trop de rage. Juste trop.

Et elle hurle, ta Lullaby. Elle hurle, abandonnant la berceuse, abandonnant les facettes, les masques. Elle hurle à s'en arracher les cordes vocales, elle pleure son mal dans tes bras qui l'enserrent si fort. Et tu aimerais qu'elle se laisse aller plus, qu'elle hurle, qu'elle frappe contre ton torse qu'elle te dise que c'est injuste. Parce que c'est si injuste Rory. C'est si horrible, c'est dégueulasse et ça te donne envie de faire des fuck à la vie. La mort l'emportera pas c'est clair, tu remueras ciel et terre, tu ferais tout, pour l'aider, pour la soigner, pour faire en sorte qu'elle vive. Parce qu'elle va vivre, elle va s'en sortir, tu la laisseras pas crever, pas comme ça, pas à cause de ça, jamais.

— Je veux pas Rory... Je veux pas disparaître. Je veux pas mourir.

Tu veux lui dire qu'elle disparaîtra pas, qu'elle ne mourra pas, que tu allais trouver une solution, que tu trouverais forcément une solution mais tu n'as pas la science infuse Rory, et tu ne peux même pas soigner des petites blessures alors comment veux-tu la sauver ? Tu pourrais faire des recherches, essayer d'en parler à Diana, Diana pourrait peut être faire quelque chose. Et dans ton esprit tournent et retournent des solutions sans queue ni tête, des suppositions, des hypothèses. Parce que peut être que tu arriveras à la sauver, peut être que tu arriveras à la soigner. Tu espères si fort, Rory. Tu espères si fort que tu en viendrais presque à le croire : tu peux la sauver.

Ses jambes ne la portent plus et tu l'accompagnes au sol, elle te serre si fort contre elle et tu la serres si fort contre toi. Ta bouche dépose des baisers sur son front, ses joues, ses tempes, le haut de son crâne, partout.

— Je ne veux pas qu'on m'oublie. Je ne veux pas m'évaporer ; je ne veux pas cesser d'exister Rory.
— J't'oublierai jamais Lulla. Jamais.

Jamais. Même si tu le voulais, tu pourrais pas, tu voudrais pas, même si t'avais le choix. Et les larmes coulent, sur ses cheveux, contre ton t-shirt, les siennes et les tiennes se mélangent. Vos cœurs massacrés ne font plus qu'un et sa voix s'échappe encore de ses lèvres, entre deux sanglots. Elle s'excuse et tu aimerais la faire taire, tu veux la faire taire parce que merde pourquoi elle s'excuse ? Elle a pas à s'excuser, elle a pas à se sentir mal de te le dire ; c'est toi, c'est toi qui a trop réagi, qui a trop peur de la perdre, qui flippe, qui est pathétique. Et elle inspire, expire, et tes doigts jouent dans ses cheveux, caressent son dos, passent quelques fois sous son t-shirt pour toucher sa peau froide.

Et elle s'explique, encore, te donne des raisons alors qu'elle n'a pas à te les donner. Elle a pas à s'expliquer, à se justifier. Elle a le droit, elle devait t'en parler. Et sa voix continue, encore, toujours, sans s'arrêter, entre deux sanglots, entre deux hoquets de tristesses, entre les larmes qui humidifient vos joues.

— Tu ne me trouves toujours pas égoïste ? Tu ne me détestes toujours pas ? Tu sais pourtant bien que ce serait plus simple putain... J'veux pas que tu souffres Rory. Jamais. Jamais. Jamais...
— Tais toi... Tais toi Lulla.

Tes mains prennent son visage en coupe, abandonnent son dos, ses hanches, ses épaules, ses bras. Tes pouces caresses ses joues et ton front vient se poser sur le tien. Ça y est Rory, tu ne pleures plus, tu as réussis à te calmer. Tu ne sais pas quoi faire, tu ne sais pas quoi dire, il faut que tu respires. Alors tu inspires, et tu expires, et tu la forces à respirer aussi calmement que toi, tu la forces à te regarder, à ne pas te lâcher du regard. Tu aimerais lui promettre le monde, la vie, mais tu n'en es pas capable, tu ne peux pas lui promettre quelque chose que tu ne contrôles pas et pourtant, pourtant tu aimerais pouvoir le faire, égoïstement, la garder avec toi, contre toi, pour toujours, l'enfermer dans tes bras, la protéger de tous, de tout comme tu n'as jamais protégé personne. Tu veux aller foutre une raclée à Evan de la détruire comme ça, tu veux aller le chopper dans les toilettes et lui foutre la branlée du siècle mais tu le feras pas.

Elle veut pas qu'il sache.

Et toi Rory, comment tu dois réagir ? Qu'est-ce que tu dois faire ? Qu'est-ce que tu dois dire ? T'es faible Rory, t'es faible, faible faible, t'es minable. Tu sais pas quoi faire, tu sais pas quoi dire, il y a tellement de choses que tu aimerais lui dire, tellement de choses que tu aimerais lui faire comprendre.

Tais toi, lui as-tu dis mais tu ne sais pas quoi dire à la place, tu ne sais pas comment combler le vide et tes yeux l'observent, la dévisagent comme si c'était la première fois qu'ils la voyaient, tu la détailles comme la fois où la kilkenny a détruit vos limites, tu la regardes comme la première fois qu'elle t'a serrée dans ses bras si fins comparés aux tiens lorsque Marie est morte. Tu la regardes, tu ne fais que ça, la regarder, pour ne pas l'oublier, jamais, pour ancrer dans ton esprit chaque petit détail de sa peau, chaque petite imperfection, chaque petit grain de beauté. Tout. Tu ne veux rien oublier de ce soir, tu ne veux pas oublier sa douleur, son besoin viscéral de garder son secret, sa haine contre le monde, sa tristesse. Tu ne veux rien oublier de tout ça.

Parce que c'est ce qui te permettra de te battre Rory. Oh oui tu allais te battre. Tu ne savais pas contre qui, ni contre quoi, mais tu allais te battre pour qu'elle reste en vie, tu allais être le chef de guerre qui emmenait les soldats en batailles, le stratège qui préparait des milliers de possibilités différentes parce que Rory, Rory tu vas la sauver. Tu t'en donnes l'ordre, tu te l'obliges, tu te donneras tous les moyens possibles mais tu la sauveras quitte à en crever, quitte à lui donner ton cœur tu la sauveras.

Tu ne la laisseras pas mourir, tu ne la laisseras pas tomber dans l'oubli et tu donneras ta vie pour elle s'il le faut.

Et tu arrives à te calmer, à ranger tes idées, tes suppositions parce que ce n'est pas le moment d'y penser. Pas encore, pas ce soir, demain, peut être.

— Je t'aime.

En premier lieu, il fallait lui dire, il fallait qu'elle le comprenne, quitte à ce que tu doives le lui dire tous les jours jusqu'à ce que ça l'imprègne. Tu t'assois contre le lit, toujours au sol et tu la serres contre toi, la crise de larmes t'a épuisée, tu n'as pas l'habitude. Tu sèches du revers de la main tes joues une dernière fois avant de prendre la parole :

— Tu souffres, je souffre. T'as mal, j'ai mal. C'est comme ça. Dis moi les choses Lulla, me cache plus rien s'il te plaît. Comment je fais pour te sauver si je sais pas si ça va pas ? Je suis désolé... je suis tellement désolé d'avoir rien vu, de pas avoir compris... Je suis désolé. Pardonne moi s'il te plaît.

Pardonne moi de ne pas être assez fort, pardonne moi de ne pas avoir remarqué, pardonne moi de ne pas avoir su te protéger. Pardonne moi.

— Tu me feras pas souffrir Lulla, c'est si t'es plus là que j'vais souffrir mais t'es là, alors je souffre pas, okay ? Putain... Je t'aime tellement, tu le sais ça, hein ? Tu l'sais que je t'aime, hein ?

Et vous êtes pareil que les cadavres de bouteilles de bières qui jonchent sur le sol, attendant qu'on les jette.  


HRP : jpp je meurs je décède c'est plus possible



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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mer 17 Aoû - 22:32
And all the people say, You can't wake up, this is not a dream, You're part of a machine, you are not a human being, With your face all made up, living on a screen, Low on self esteem, so you run on gasoline, I think there's a flaw in my code, These voices won't leave me alone — Rory & Lullaby

let me go (www) — Tais toi... Tais toi Lulla.

Instinctivement, elle se tait, ne dit plus rien ; ne respire même plus ; pas parce qu'elle ne s'y attendait pas ; mais parce que ton regard était presque plus éloquent que des mots Rory. Et elle ne veut pas te brusquer d'avantages, elle ne souhaite pas en rajouter une couche, parce que ça ne sert à rien, pas dans votre état ; tu en savais déjà assez Rory, pas besoin d'te foutre encore plus dans le mal : alors oui, instinctivement, elle se tait et tente du mieux qu'elle le peut de se contrôler, même si les larmes daigne encore rouler et rouler sur ces jours abîmés. Son rythme respiratoire se cale sur le tien, mimétisme, elle fait tout pour se détendre, pour faire comme toi, toi qui ne pleures plus désormais. Tes mains ont attrapé son visage, ton front vient se poser contre le siens et tes pouces efface le torrent de larmes qui ravage sa face. Trop de douceur en toi Rory, beaucoup trop et Lulla le sait, elle le sait au fond d'elle que c'est ainsi que tu es depuis le début ; quelqu'un de beaucoup trop bon, beaucoup trop gentils ; que tu es le meilleur ami qu'elle puisse à voir au cours de sa vie. Sans le faire exprès, elle capte tes pensées et elle ressent ta rage contre Evan, lui qui ne sait rien et elle aurait pu pleurer de plus belle si tes doigts n'étaient pas en train d'apaiser ses traits. Ton regard semble se poser sur elle avec insistance, comme si tu apprenais de nouveau chaque détail de sa peau, comme si tu tenais à n'en perdre aucune miette, alors elle en fait de même avec le tien, attrapant ton visage de ses deux mains, laissant les larmes s'effacer peu à peu, traçant chaque ligne de ton faciès du bout de ses doigts, l'apprenant ainsi pour toujours du bout du cœur.

— Je t'aime.

Elle le sait. Elle le sait Rory ; et elle ne se lasse pas de te l'entendre dire. Elle le sait, mais elle veut quand même que tu le répètes, que tu continues de le lui faire comprendre, parce que jamais, au grand jamais, elle ne voudrait l'oublier ; ce sentiment qui lui comprime le cœur ; celui d'être aimé. Lullaby comprend enfin, elle comprend que sa disparition te déchirerait, que son absence te détruirait, tout comme la tienne pourrait lui infliger mille et uns tourments. Son cœur se resserre encore plus alors que tes bras viennent l'emprisonner, sa tête poser contre ton torse, écoutant ainsi ton rythme cardiaque la bercer. Elle aime ce son, ce beau son que son cœur est incapable d’émettre sans qu'un médecin ne lui dise « il y a un problème » ; insuffisance cardiaque, une malformation ; Evan avait échappé à cela, mais pas elle ; mais lui était en phase de devenir un Yajuu, et pas elle. Les McCormick sont maudits, les McCormick sont condamnés, mais hors de question de lâcher prise ; pour Eden, pour Evan, pour Chidori, pour Arata, pour toi Rory. Elle affronterait mille et unes armées si cela lui permettait de survivre, elle est capable de tout pour ne pas vous abandonner, pour rester à vos côtés ; pourtant, elle ne se berce pas d'illusions, la possibilité de trouver un donneur est maigre, faible ; elle y croit cependant, pour vous et elle continuera d'y croire, pour vous.

Elle te voit te sécher les joues Rory et ça la blesse un peu plus de se dire qu'elle a pu te blesser à ce point ; ça la tue de se dire qu'elle t'a menti encore et encore sans aucun regret ; mais se serait mentir que de dire qu'elle n'en a éprouvé aucun remords, la preuve, vous ne seriez pas ainsi assis, l'un dans les bras de l'autre, à pleurer ainsi, à vous livrer ainsi. Peut-être aurait-elle dû te mettre dans la confidence plus tôt Rory, mais avec des « et si » on changerait le monde ; et le temps passe malheureusement... Mieux vaut tard que jamais et elle en est certaine Lullaby ; si elle ne t'avait rien dit, tu aurais tellement mal réagi, hein Rory ?

— Tu souffres, je souffre. T'as mal, j'ai mal. C'est comme ça. Dis moi les choses Lulla, me cache plus rien s'il te plaît. Comment je fais pour te sauver si je sais pas si ça va pas ? Je suis désolé... je suis tellement désolé d'avoir rien vu, de pas avoir compris... Je suis désolé. Pardonne moi s'il te plaît. 

Lullaby aimerait tellement te dire de la fermer, de pas t'en vouloir, que c'n'est pas de ta faute ; que t'es pas le seul à rien avoir vu ; même sa moitié ne sait rien de sa situation. Alors ne t'en veut pas Rory, ne lui dit pas ça Rory, pas quand elle s'est enfin calmée et qu'elle n'en peut plus d'chialer comme elle le fait depuis dix minutes, arrête ça Rory, vraiment, arrête de te livrer comme ça.

— Tu me feras pas souffrir Lulla, c'est si t'es plus là que j'vais souffrir mais t'es là, alors je souffre pas, okay ? Putain... Je t'aime tellement, tu le sais ça, hein ? Tu l'sais que je t'aime, hein ? 

Oui, elle le sait mieux que quiconque Rory et c'est bien ça le plus douloureux dans l'histoire. Parce qu'elle s'était jurée, juré de s'attacher à personne ; depuis ces dix ans, elle s'est juré d'ériger une barrière entre les gens elle. Ta sœur fut la première à casser ses codes, à entrer de force dans sa cage de fer, regarde ce que ça lui a coûté à Marie ? Lullaby le sait, elle porte la poisse, elle attise le mal, attire le mauvais œil et elle ne veut pas que tu disparaisses Rory, elle ne veut pas te porter la poisse, elle ne veut pas qu'il t'arrive du mal. Alors pourquoi ? Pourquoi continue-t-elle de t'appeler à l'aide ? De te considérer comme l'être indispensable à sa vie ? Mais parce que tu l'as rendu dépendante de toi Rory et que maintenant, elle ne peut plus se libérer de ton emprise. Elle est accrochée à toi comme le bateau est ancré au port d'une ville qu'il ne veut pas quitter ; t'es son nouveau foyer, t'es sa nouvelle famille, t'es l'homme qui l'empêche de craquer ; t'es un frère et un ami. Elle le sait que tu l'aimes et elle t'aime tout autant Rory ; encore plus, beaucoup plus.

Je t'aime aussi Rory. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je suis désolée. Je t'aime.

Désolé de t'avoir rien dit, désolé d'avoir craqué, désolé de pas avoir su te protéger d'elle-même, désolé de te rappeler le drame de la mort de Marie, désolé de t'utiliser comme un mouchoir, désolé d'te faire du mal continuellement, désolé d'être égoïste, désolé d'être comme elle est ; désolé d'être Lullaby.

Elle te serre un peu plus fort dans ses bras, humant ton parfum, la senteur de ta peau, se calant sur tes jambes, laissant sa tête aller contre ton épaule ; elle pourrait s'endormir comme ça Lullaby, dans tes bras comme autrefois, mais elle ne veut pas abuser de ta bonne foi, ni même de ta simple présence ; parce qu'elle sait très bien qu'elle est pénible. Les larmes continuent lentement de couler et elle renifle un peu, beaucoup, continuant de serrer ton tee-shirt, s'agrippant à ton dos.

Ne t'excuse plus jamais Rory. T'as pas à t'excuser auprès de moi. C'est à moi de m'excuser ; de m'excuser d'te faire vivre un tel cauchemar. Tu comprends mieux Rory ? Tu comprends pourquoi je m'attache jamais à personne ? Tu comprends pourquoi j'suis comme ça ?

Elle s'éloigne un peu de toi, se redresse, quittant ton étreinte, quittant tes caresses, quittant ta chaleur, quittant le bonheur. Autant déverser son flot de haine, la vérité amère qu'elle se trimbale depuis des années et que personne ne pouvait comprendre ; parce qu'elle est bonne pour dissimuler ce qu'elle pense vraiment ; parce qu'elle est une bonne menteuse ; la gardienne de nombreux secrets.

Parce que je n'peux pas infliger ce que je suis en train de te faire endurer aux gens ! Je n'veux pas que quelqu'un pleure mon absence ! Je n'veux pas que quelqu'un connaisse un jour cette putain de souffrance ; et toi, tu l'as déjà enduré Rory ! T'as déjà perdu une sœur, t'as perdu Marie ! T'aurais jamais dû...

Non, elle ne va pas t'accuser... Et son poing vient percuter le mur à son tour, parce que oui, elle a la rage, oui, elle a la haine ; une haine qui bout contre elle-même.

J'aurais jamais dû me rapprocher de quiconque. J'aurais dû rester seule. Je sais ce que c'est que de perdre un être cher, j'veux pas infliger ça aux gens bordel ; et pas encore à toi Rory.

Elle aimerait se tirer une balle dans la tête en cet instant, pour éviter d'avoir à déverser son flot de haine, de rage, de tristesse ; de cette souffrance qui ne semble pas apte à s'effacer ; laissant un trou béant dans sa poitrine, là où son cœur malade est logé. Et elle tape encore du poing contre ce mur, mais son cœur l'empêche d'aller plus loin, de continuer de s'infliger encore pareille souffrance, la respiration se fait encore une fois de plus difficile, sa main glisse le long du mur, mais elle ne tombe pas. Non. Plus jamais elle ne tomberait... Elle ne veut pas paraître faible, jamais.

Je sais déjà tout ce que tu me dis Rory... Mais je n'y arrive pas. J'peux pas continuer d'être aussi dépendante de toi ; j'peux pas.

Parce que c'est trop dur de se dire qu'elle te fait dû mal Rory. Beaucoup trop dur.

HRP ; i love you ; tu fais mourir mon coeur putain ♥


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mer 17 Aoû - 23:12

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Elle s'accroche à toi comme à une bouée de sauvetage, elle s'accroche à toi comme si tu allais la sauver mais que peux-tu faire, Rory ? Tu peux rien y faire, t'es un incapable, tu pourras pas la sauver, tu pourras jamais le faire même si tu te donnes corps et âme à la science, même si tu lui donnes ton propre cœur, elle le refuserait, tu le sais.

— Je t'aime aussi Rory. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je suis désolée. Je t'aime.

Oh toi aussi tu l'aimes, tu l'aimes à en crever, tu l'aimes à n'en plus pouvoir, tu l'aimes si fort, tellement fort que ça te va te détruire. Elle te serre et tu la serres, si fort dans tes bras si musclés et pourtant qui n'arrivent pas à porter la moitié du poids qu'elle porte tous les jours depuis des mois. Tu veux lui dire que t'es fatigué, que tu veux dormir, que ta crise de larmes et de haine t'a épuisée, tu veux lui dire d'aller se coucher, avec toi, lui dire que tu restes ici cette nuit, que vous dormirez tous les deux dans ce petit lit une place, mais que tu t'en fous, parce que tu la serreras contre toi, tu feras en sorte de la sentir en vie contre toi. Mais non.

Non elle ne veut pas. Elle s'énerve, contre elle, contre le monde, elle s'éloigne de toi et tu la regardes sans réagir, sans pouvoir réagir parce que tu ne t'y attendais pas, ta main va attraper la sienne mais elle s'éloigne de toi avec une telle violence que ça te fait mal, que ça te détruit, que ça te serre le cœur, que ça te donne envie de vomir. Elle se laisse, si vite, et elle crache sa haine, si vite, et toi, tu te lèves, avec un temps de retard.

Mais ça t'énerve de la voir dans cet état, Rory. Oh ça te met dans une de ces colères sourdes, froides. Ce genre de colère où il te faut des jours des fois pour te calmer. T'aurais jamais dû. J'aurais jamais dû me rapprocher de quiconque. Elle te regrette Rory, elle te regrette toi, Arata. Elle regrette de ne pas être seule, elle regrette Marie et tu t'énerves. Oh tu t'énerves Rory. Et son poing frappe le mur et les tiens se serrent, si fort que tes jointures en deviennent blanches. Et elle continue. Elle frappe, encore.

J'aurais dû rester seule.

Et tu t'approches d'elle, menaçant sans le vouloir, violent sans t'en apercevoir.

— Je sais déjà tout ce que tu me dis Rory... Mais j'arrive pas. J'peux pas continuer d'être aussi dépendante de toi ; j'peux pas.
— La ferme Lulla ! La ferme putain !

Et ton poing se fige dans le mur, pas loin de sa main et tu as de nouveau envie de pleurer Rory, tu as de nouveau envie de hurler, tu as de nouveau envie de t'effondrer.

— T'as pas le droit de dire ça ! T'as pas le droit de dire que t'aurais du rester toute seule ! T'as pas le droit putain ! Ça veut dire quoi, ça ? Que tu regrettes ? Que tu regrettes de m'avoir connu ? D'avoir connue Marie ? Arata ? Tous les gens ici ? C'est ça que t'es en train de me dire ?! C'est ça que tu oses me dire ?!  

Et tu te recules, si vite, si violemment, tu ne veux pas qu'elle te touche parce que tu sais que tu peux être violent quand tu ne te contrôles pas Rory, et tu n'as pas envie de lui faire du mal, tu n'as pas envie de te laisser aller à ta haine, tu n'as pas envie de te laisser aller à cette rage qui t'ensorcelle. Elle n'avait aucun droit de dire ça. Aucun. Elle avait pas le droit. C'est ce qu'elle est en train de te dire, et tu ne devrais pas lui hurler dessus comme ça, tu ne devrais pas crier, tu ne devrais pas lui cracher ta haine au visage.

Mais c'est elle qui a commencé.

C'est elle qui regrette, c'est elle qui ne veut plus être dépendante. Mais et toi, elle y pensait, à toi ? Elle pensait que toi t'étais dépendant d'elle ? Que toi tu pouvais pas te passer d'elle ? Elle y pensait, à tout ça ? Elle pensait à tout le mal qu'elle te faisait en osant supposer des choses pareilles ? Puis merde non. Non tu comprends pas pourquoi elle s'attache jamais à personne, pourquoi elle est comme ça, si distante avec le monde. Elle devrait vivre encore plus, profiter encore plus de chaque seconde, profiter comme si elle pouvait crever demain.

Oh tu lui en veux tellement Rory, tellement. Tu aimerais tellement lui dire d'aller se faire foutre, de ne plus jamais oser penser ça, de ne jamais oser penser qu'elle pourrait regretter sa vie, te regretter toi, regretter Marie.

— T'as pas le droit de me dire ça Lulla.

Pas à moi.

— T'as pas le droit de me repousser comme ça, t'as pas le droit putain ! Et moi, t'y penses à moi ?!

Oh Rory, ne soit pas si égoïste, ne joue pas l'enfant. Bien sûr qu'elle y pense, c'est pour ça qu'elle agit comme ça, c'est parce qu'elle pense trop à toi que c'est pour ça que tu es en train de hurler, que c'est pour ça qu'elle est en train de pleurer.

— Et si j'ai envie d'être dépendant de toi, hein ?! Et si j'ai envie que tu sois dépendante de moi ?! T'as pas le droit bordel ! T'as pas le droit de me repousser comme ça putain. Putain Lulla... T'as pas le droit de me dire ça.

Pas à moi, pas après tout ce qu'on a vécu, pas comme ça, pas à cause de ça, pas parce que t'as peur, pas parce que tu crois que je vais m'effondrer, pas parce que je m'effondrerai sans toi, pas à moi, pas après Marie, pas après Evan, pas après notre intimité, notre complicité, notre amour sincère, notre amitié qui ne peut pas se briser, qui ne va pas se détruire même après ça.

Elle a pas le droit.  


HRP : mh, pardon je suis désolée ;;



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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Jeu 18 Aoû - 0:58
Je t'aime, tu sais que c'est vrai, hein, Et que c'est bien la tout le problème — Rory & Lullaby

call your name (www) — Décidément Rory, tu ne souhaites pas comprendre, peut-être fais-tu semblant de ne pas comprendre où Lullaby veut en venir ; elle n'en sait rien, mais se pose sincèrement la question, parce que pour elle, c'est si évident, comme le poing au milieu de la figure, comme tes phalanges qu'on heurté ce mur à côté d'elle, frôlant de peu sa tête, le souffle de l'impact frôlant sa peau ; tu réagis toujours ainsi Rory, elle le sait, n'oublie pas qu'elle te connaît mieux que personne ici. Elle t'écoute, sans rien dire, te regarde et les larmes semblent avoir définitivement cessé de couler ; les larmes sont un poison, les larmes sont ton fléau, alors si pour te sauver, elle doit se montrer forte et imperturbable, elle le fera Rory. Ne sois pas stupide, ne sois pas comme ça ; tu sais pourquoi elle fait tout ça non ? Tu sais combien elle t'aime ? Tu sais combien elle aussi, elle souhaite te protéger ? Mais ça, tu t'en fiches pas vrai ? Parce que c'est elle la victime dans l'histoire, c'est ça ? C'est elle qui subit et toi qui dois faire face ? Non. Non. Non. Non.
N
O
N

Tu frappes Rory, parce que t'as besoin d'évacué cette rage qui t'anime et elle le comprend, elle te comprend et elle t'accepte comme tu es, elle serait même prête à encaisser les coups que t'aimerais lui porter ; parce qu'elle n'est pas dupe, ses mots ont été comme des coups de couteau pour ton cœur ; oui, oui Rory, Lulla' le savait, elle savait que ses mots aussi tranchants soient-ils allait finir par t'atteindre et te blesser. Et tu te demandes sans doute pourquoi elle fait ça, pourquoi elle te dit tout ce que tu ne veux pas entendre ? Mais parce que c'est comme ça qu'elle compte te sauver, c'est ainsi qu'elle compte t'épargner ; parce que c'est mieux pour toi Rory. Si la vérité te fait mal, elle sera prête à aller plus loin dans un mensonge encore plus blessant, pour que tu en viennes à la détester si fort... Elle en est capable Lullaby. Oui. Oui. Oui.
O
U
I

Est-ce que tu te souviens Rory, du commencement ? Des débuts de votre relation ? De la découverte d'un être déchiré ? Toi par la mort de ta sœur, elle par la mort de sa mère ; est-ce que tu t'en rappelles Rory ? Depuis ce temps-là, Lullaby cherche à te préserver, à te protéger comme un petit frère. Pourtant, elle ne se voile pas la face, elle doit déjà protéger Evan, déjà auparavant, elle devait protéger Evan ; c'était sensé être sa priorité numéro une... Depuis quand t'es devenu sa priorité numéro un dans la vie Rory ? Depuis cette nuit que vous avez partagé ensemble ? Depuis cet amour qu'elle semblait éprouvée pour toi ? Depuis qu'une amitié encore plus forte s'est crée ? Depuis quand Rory ? Lullaby n'a pas la réponse à cette question. Votre relation s'est faite avec tellement de naturelle que ça lui fait peur, que ça lui ronge le cœur comme elle se ronge les ongles à force de te voir en colère et t'exciter contre ce pauvre mur qui ne t'a rien fait. Et tu gueules Rory. « T'as pas le droit. » Oui, elle le sait, elle le sait pertinemment qu'elle n'a pas le droit ; mais elle le fait quand même, parce que c'est pour ton bien Rory. Il faut parfois blesser les gens qu'on aime pour leur faire accepter de voir la réalité ; la réalité cruelle et bien amère. Accepte cette réalité Rory, accepte le fait qu'un jour Lullaby ne sera plus là.

Elle ne cherche même pas à t'atteindre de son corps, parce que tu serais prêt à la rejeter du tien avec une telle force qu'elle ne s'en relèverait sûrement pas et ce n'est pas quelque chose que Lullaby souhaitait t'infliger, pas un calvaire en plus ; pas encore un cauchemar. Tu sais ce qui serait bien Rory ? Que tu t'arrêtes, que tu te poses et que tu réfléchisses comme elle est en train de le faire. Et elle s'essuie les yeux Lullaby, créant une nouvelle barrière interne, une nouvelle carapace pour éviter de pleurer. Elle serait prête à s'effacer de ta mémoire Rory, pour que tu n'en viennes plus à déchaîner autant de violence ; mais elle sait que tu ne lui pardonnerais jamais ; parce que ce qu'elle vient de te dire est encore plus violent qu'un coup de pied bien placé entre les jambes... Et plus tu gueules, plus elle sent que tu vas te remettre à pleurer et ça la détruit un peu plus à l'intérieur, brisant son cœur en mille morceaux, comme ses bouteilles de bière dans lesquelles elle ne peut s'empêcher de shooter pour que tu puisses enfin te calmer.

T'as fini ? T'es calmé, c'est bon ? Tu veux bien me laisser en placer une ?

Sa main se lève afin de faire taire toutes tes sentences qui pourraient précéder ses questions.

Je savais que t'allais réagir comme ça Rory. Je m'en doutais. Tu démarres au quart de tour sans réfléchir, sans peser le pour et le contre.

Les sentences de Lullaby sont dites avec une intonation tellement violence qu'elle-même se surprend à être aussi cassante ; aussi tranchante ; pourtant rien n'y fait, elle ne peut plus s'arrêter, elle doit déverser ce qu'elle pense, ce qu'elle se retient d'te dire depuis tellement longtemps Rory ; comme ce secret qu'elle ose te balancer après des années, avec sa sincérité, avec son cœur à moitié déchiré.

Tu veux la vérité Rory ? Oui. Oui, je n'ai pas le droit de te dire ça. Je n'ai pas le droit de bafouer les temps passés ensemble, parce que de toute façon, c'est impossible pour moi, j'en suis incapable. Parce que putain Rory, j'suis accroché à toi comme un bateau à son port ; t'es c'qui me permet de tenir, t'est le dernier rempart pour pas que je sois brisé, t'es la raison après Evan pour laquelle j'ai pas encore abandonné ; même si, putain Rory, y'a rien à sauver ; je ne peux pas être sauvé.

Ce qu'elle ne te dit pas, c'est que le « peux » est en réalité un « veut » ; elle peut être sauvé, mais ne le veut pas et c'est bien ça le gros dilemme, c'est bien ça la fin de l'équation que tu n'as pas et qu'elle ne souhaite pas te dévoiler, parce que c'est bien trop compliqué, parce que tu continuerais de t'accrocher et que bordel Rory, elle ne veut pas te voir souffrir.

Tu ne piges pas quoi dans les mots « je ne veux pas te voir souffrir » Rory ? Tu ne comprends pas quoi dans mes actions ? Dans mes mots ? Dans mes gestes ? Tu ne comprends pas qui je suis depuis tout ce temps ? Je suis celle qui te connaît le mieux et qui peut donc facilement te détruire d'une simple parole ; regarde-toi Rory !

Elle a l'impression de se voir dans une glace, parce que Lullaby est dans le même état que toi, complètement brisée, épuisée et elle ne sait même plus ce qu'elle dit ; elle aussi fait semblant de ne pas te comprendre, pour se protéger, pour éviter de souffrir, pour éviter d'être déçue ; parce que si aucune greffe ne survient, elle te laissera derrière elle, partant pour le pays des merveilles ; ou pour le plus sombre des enfers ; et là-bas, pas de Rory. Tu sais à quel point ça lui fait peur Rory ? De se dire qu'elle ne peut plus vivre SANS TOI ? Que chaque instant passé à tes côtés sans rien te dire sur ce qu'elle ressent lui fait mal ? Tu le sais ça Rory ? Elle, elle le sait. Elle, elle l'accepte. Et elle, elle te l'as dit.

Je ne peux pas vivre sans toi Rory ; et je comprends bien que tu ne peux pas vivre sans moi non plus. Mais...

Et c'est reparti, le flot de larmes continue encore une fois. Il coule encore. Putain Lulla'. Elle ne peut même pas rester une connasse devant toi Rory, elle peut même plus te mentir du tout, elle ne peut même pas empêcher la véritable vérité d'quitter ses lèvres.

Mais Rory, tu vas devoir apprendre à vivre sans moi ! Et ça m'tue de devoir te dire ça putain. Mais faut que tu l'acceptes, comme je l'accepte, même si un monde sans toi m'paraît horrible ; et crois moi, j'voulais pas avoir à te dire ça, mais je n'ai pas le choix, parce que si j'suis plus là...

Si j'suis plus là Rory, qui te le dira ? Qui veillera sur toi ? Qui te comprendra mieux que moi ? Qui t'aimeras encore plus que moi ? Qui te consolera quand tu iras mal ? Qui t'enlacera ? Qui sauras tout de toi ? Je veux continuer d'être là pour toi, je veux veiller sur toi, je veux t'aimer et t'enlacer, être là pour toi à chaque moment de la journée, te consoler maintenant, là tout de suite, te serrer si fort pour calmer ta peine qui va de pair avec la mienne, te faire comprendre que je serais toujours là autour de toi, même si physiquement, j'suis plus là... Mais je n'veux pas que t'ai mal, alors je suis prête à ce que tu me détestes pour que ça soit plus simple à digérer pour toi ; même si dans le fond, je me demande si j'en suis encore capable.

Même si je suis plus là Rory, je sais que tu ne seras jamais seul.

Je sais que t'as plein de gens autour de toi. Je sais que malgré ta dépendance envers moi, tu vas devenir dépendant d'autres personnes qui t'auront elle-même consoler après ma disparition. Je le sais Rory, je peux le prédire ; non, je ne peux pas le prédire, mais c'est ce que j'ai besoin de me dire, de m'assurer ; pour me conforter dans l'idée que t'iras bien quand je serais plus là...

Tu ne vois pas où j'veux en venir hein ? Tu vois que le mal dans ce que je dis, tu vois que de la douleur dans c'que j'te balance, mais putain Rory.... Tu ne vois pas que j'ai juste envie que tu ne souffres pas ?! Que je sois là ou pas, si ça peut t'éviter de souffrir, bah, je choisirais cette solution. N'importe laquelle tant que tu ne pleures pas, tant que tu ne souffres pas ! Tu n'veux pas le comprendre ça ? Que je veux te protéger comme toi, tu me protèges ?! Je n'peux pas protéger Evan, je n'peux pas le sauver, mais toi... !

Toi, je peux te préserver. Toi, je peux te sauver. J'y crois Rory... J'y crois.
Et elle s'effondre sur le sol Lulla', totalement vidé d'avoir autant gueule, le cœur qui s'excite comme pas possible, la gorge nouée, la salive inexistante, la respiration qui se barre, plus rien ne va, plus rien n'est sous son contrôle. Recroquevillée sur le sol, elle serre sa poitrine, elle la serre si fort qu'elle pourrait se l'arracher et son tee-shirt se craque un peu sous la force de ses doigts. Il faut qu'elle se calme, il faut qu'elle respire, mais il faut qu'elle te dise Rory.

Ne... Ne t'inquiète pas. Ça va bien se passer. Je vais.. Me calmer.

Parce qu'elle ne veut pas que tu paniques Rory. Elle est habituée aux crises, ça va passer. Il suffit juste qu'elle respire ; calmement ; tranquillement... Elle veut juste que tu te calmes Rory, que l'ambiance redevienne ce qu'elle était ; mais surtout que tu comprennes que l'amour que tu lui portes sera toujours le même qu'elle te porte ; qu'elle veut juste que tu ailles bien, qu'elle ne souhaite pas te voir triste, qu'elle fera tout pour te protéger ; parce que tu fais tout pour elle depuis des années Rory ; alors pourquoi tu ne veux pas que ça aille dans ton sens aussi ? Pourquoi t'acceptes pas ça Rory. Elle souffre sur le sol, elle cherche un moyen de respirer, de regagner son calme, de réapprendre à respirer, de ne pas voir la lumière comme le bout du tunnel, mais comme une véritable lueur distincte et non-flou. Non Rory, Lulla' ne va pas te claquer entre les doigts, certainement pas.

Rory. J'veux pas que tu partes. Reste avec moi.

Voilà la cruelle vérité Rory. Voilà ce qu'elle veut réellement. Que tu restes avec elle, même si tu souffres, que tu sois toujours là pour elle, même si ça te fait mal. Tu considères toujours qu'elle n'est pas égoïste après ça ? Après une telle demande ?

HRP ; adieu ♥


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Jeu 18 Aoû - 10:24

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Et elle Lullaby. Elle attend que tu te calmes, que tu es juste de nouveau envie de chialer, que tu ne puisses plus lui répondre, enfermé dans la douleur, enfermé dans la peur, enfermé dans la haine, la tristesse, tout.

— T'as fini ? T'es calmé, c'est bon ? Tu veux bien me laisser en placer une ?  

Oh la ferme Lulla, penses-tu, si fort. Ta main passe dans tes cheveux un peu trop long, que tu dois couper depuis quelques semaines déjà mais tu repousses toujours l'échéance. La vérité. Et tu as un rire ironique Rory, ce genre de rire si méchant, si violent, si brutal. La vérité ? Elle te la cachait depuis des années. La vérité ? Quelle vérité ? Elle t'avait menti et maintenant, elle osait regretter le temps que vous aviez passé ensemble ? Votre relation ?

Y'a rien à sauver ; je ne peux pas être sauvée

— La ferme Lulla !

Oh si Shion était là, il te balancerait de faire attention à ton langage. Et puis, pourtant, elle continue Lulla. Elle continue de parler, sans faire attention à ce que tu dis, sans prendre conscience qu'elle te détruit, à chaque syllabe. Elle te repousse, si violemment, si durement. Putain Rory. Putain Rory elle te détruit, elle se détruit et elle en a rien à foutre. Va-t-en, quitte la chambre, fuis. Fuis comme le lâche que tu es, fuis putain. Fuis. Tout ton corps te hurle de fuir, tout ton corps te hurle de la laisser, d'aller hurler ta haine dans la forêt, d'aller boire dans un bar jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à tout oublier. Parce que tu ne fuis pas quand il y a un danger, mais quand ce sont tes proches, quand ce sont les gens que tu aimes qui te détruisent, tu fuis, tout le temps.

Parce que ce sont eux qui ont le pouvoir de te tuer sans que tu ne sourcilles.

Et c'est ce que t'es en train de faire. Tu ne peux pas voir ses larmes, tu ne veux pas les voir, elles te font trop mal, chaque mot, chaque goutte est une lame qui s'enfonce dans ton corps, ventre, cœur, estomac, rein, foie, cuisse, côte, poumon. Chacune de ses larmes te tuent, Rory, chacun de ses mots te font agoniser, Rory.

— Que je sois là ou pas, si ça peut t'éviter de souffrir, bah, je choisirais cette solution. N'importe laquelle tant que tu ne pleures pas, tant que tu ne souffres pas ! Tu n'veux pas le comprendre ça ? Que je veux te protéger comme toi, tu me protèges ?!  

Oh si tu le comprends Rory, bien sûr que oui. Elle et toi contre le monde, c'était comme ça, ça l'avait toujours été mais tu ne pensais pas, oh non tu ne pensais pas qu'un jour ce serait elle contre toi, qu'elle t'enfoncerait son épée de par en part. Tu es déjà en train de partir quand elle s'effondre sur le sol, tu te dirigeais vers la porte quand elle tombe au sol et, instinctivement, tu te précipites vers elle, une de tes mains se pose sur sa cuisse, l'autre sur sa nuque. Et elle te dit de pas t'inquiète, ta Lulla.

Elle te dit que ça va passer, qu'elle va se calmer. Et t'as l'impression qu'elle te dit qu'elle a l'habitude, qu'elle sait ce que c'est. Elle sait ce que c'est. Et elle y fait face, seule, toujours. Sans jamais fléchir, sans jamais tomber, sans jamais trébucher. Comment t'as fais pour pas le voir, Rory ? Comment t'as fais pour pas t'en apercevoir, t'en douter ? Putain Rory. T'as rien vu.

— Rory. J'veux pas que tu partes. Reste avec moi.  
— Je te l'ai dis, je t'abandonne pas, jamais.

Et tu cherches des solutions, encore. Parce qu'elle peut être sauvée, tu peux la sauvée, tu sais que tu le peux, il faut que tu le puisses, sinon, à quoi tu sers ? A quoi ça sert qu'elle te l'ait dit si tu ne peux rien y faire ? Si tu ne peux rien changer, si tu ne peux rien porter à sa place ? A quoi tu sers si tu n'arrives pas à l'aider, hein Rory ?

— Mais abandonne pas, je t'en prie, abandonne pas.

Tu caresses ses joues de tes pouces, essuies de nouveau les larmes, poses ton front contre le sien. S'il te plaît Lulla bats toi.

— Je vais trouver une solution, je trouve toujours une solution. Je vais y arriver Lulla, putain je vais y arriver je te le jure.

Ne jure pas quelque chose comme ça, Rory, ne fais pas des promesses que tu ne peux pas tenir.

— Mais n'abandonne pas. M'abandonne pas s'il te plaît...

Tu es égoïste jusqu'au bout Rory, jusqu'au bout, tu es ce monstre d'égoïsme.  


HRP : trop de feels lulla, trop de feels
j'espère que ça te va ♥




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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Jeu 18 Aoû - 20:04

I wanna know who You are that You can fix my heart And I don’t have to run anymore, Open my eyes, let me see Give me hope and set me free Cause I don’t wanna be the way I was before Give me something to believe in, Something worth fighting for Something that I can’t ignore — Toi & Moi

take my hand (www) — Un jour, elle le sait, elle disparaîtra de la surface du globe Lullaby, parce qu'une vie n'est pas éternelle, mais contrairement aux papillons qui ne vivent qu'une journée et qui finissent le corps brûlé dans un brasier ; Lullaby, elle, souhaiterait tellement, tellement vivre plus longtemps ; pour pouvoir rester à tes côtés encore et encore, pour s'abreuver de tes paroles et de tes sautes d'humeur. Elle aimerait être avec toi tout le temps Rory, pour pouvoir parler du bon vieux temps, pour parler de votre belle Irlande, pour continuer de vous rappeler, elle comme toi, de Marie ; de ce qui vous lie. Que tu gueules encore sur Evan quand elle n'en a pas la force, que tu sois tout simplement toi-même ; l'ami auprès duquel elle souhaite être. Elle t'entend lui dire encore une fois ces quelques syllabes. « Je te l'ai dis, je t'abandonne pas, jamais. » Et sa main vient instinctivement attraper la tienne, geste de réconfort ; encore une fois, elle se trouve en position de faiblesse, encore une fois, elle ne peut pas se résigner à te rejeter Rory ; malgré que sa tête lui dise que c'est mieux pour toi d'être loin, son cœur t'appelle encore et encore, sans relâche. Un jour Rory, il faudra te résoudre à ce que son sourire ne soit plus affiché sur son visage, que ses traits seront alors crispés de douleur et de rage ; parce que c'est à cela qu'elle est condamnée ; mais elle ne veut pas que tu t'en inquiètes, elle ne veut pas que cela ruine tout ; parce que tes pensées ton trahis Rory et Lullaby a réussi à les capter. Non Rory, je ne regrette rien et sûrement pas le temps passé tous les deux ; je ne regrette pas d'être dépendante de toi, je ne regrette pas l'amour que je t'ai porté, et encore moins cette puissante amitié qui est née, jamais je ne pourrais regretter tout cela Rory ; mais toi ? Tu ne regretteras rien quand je ne serais plus là ? Dis-le-moi Rory.

Mais elle ne peut pas se résigner à te poser des questions, plus maintenant, plus après la tempête qui vient de retourner sa chambre ; jamais elle n'aurait pensé devoir lutter contre toi, batailler corps et âme pour te faire comprendre son amour et ses craintes ; parce que c'est là tout ce qu'elle t'a dit plutôt Rory, seulement ses craintes, jamais ses regrets. Lullaby, elle se demande ce qu'elle en pense Marie tout là-haut ; et sa mère aussi. Est-ce qu'elle fait les bons choix ? Est-ce que jeter cette pièce pour laisser décider le hasard était une bonne idée pour ne jamais rien regretter ? Pile ou face, laisser le hasard décidé ; quelle idée. Quand cela a-t-il commencé ? Lullaby ne s'en rappelle plus, mais c'est peu de temps après son premier crime, elle en est persuadée. Le karma, le hasard, toutes ces choses en lesquelles elle croit l'ont emmené ici, l'ont poussé à te dire la vérité Rory et elle se demande encore si elle a bien fait de tout te révéler ; parce qu'elle ne veut clairement pas que tu mettes ta vie en pause pour elle ; tout ce que la demoiselle désire Rory, c'est que tu voles de tes propres ailes, que tu continues ta vie sans avoir à te soucier de la sienne... Mais ce serait se mentir que de dire qu'elle n'attend pas un peu de ton soutien ; et elle se hait de penser ainsi Lullaby, sache le Rory, elle se déteste vraiment pour ça.

« Mais abandonne pas, je t'en prie, abandonne pas. » Bien sûr que non. Ce n'était pas son genre, mais elle préférait ne pas se voiler la face, parce que ce serait beaucoup plus dur par la suite. Cette forme de pessimisme qu'elle utilise n'est là que pour la conforter dans l'idée qu'elle ne sera pas déçue, tout simplement pour pouvoir mieux avancer. Mais elle ne peut pas te mentir Rory, elle regrette déjà certaines choses. Elle regrette déjà la chaleur de tes mains, la tendresse de tes baisers amicaux, la profondeur de ton regard ; parce que la vérité qu'elle vient d'te gueuler Rory t'as fait mal et elle a peur, peur que tu t'éloignes sans le vouloir ; parce que toute vérité n'est jamais bonne à dire, parce que ça fait mal, horriblement mal Rory. « Je vais trouver une solution, je trouve toujours une solution. Je vais y arriver Lulla, putain je vais y arriver je te le jure. » Et elle te sourit Rory, parce qu'elle ne peut rien faire d'autres, parce qu'elle sait comment tu es, qui tu es, ce que tu serais prêt à endurer pour elle ; et c'est là tout ce qu'elle voulait éviter ; tu commences déjà à te jeter corps dans le piège, dans la gueule du loup ; tu commences déjà à sombrer dans une spirale sans fond Rory ; comme Lullaby l'a fait pour Evan et ce n'est pas saint. Tu te dois de vivre, vivre ta vie pleinement sans te ronger les sangs, hors de question Rory, ne t'inquiète pas, ne t'inquiète vraiment pas.

« Mais n'abandonne pas. M'abandonne pas s'il te plaît... » Parce que tu l'en crois encore capable après tout ce qu'elle t'a dit ? Preuve que tu n'écoutes jamais rien Rory, que tu agis un peu trop à l'instinct et elle sourit encore, pupilles close, resserrent encore plus l'étreinte sur ta main qui soutiens sa nuque et elle se redresse laborieusement, prenant appui sur ton bras, tremblante, la tête dans le potage, le cœur encore comprimé par les émotions, elle se cale contre toi Rory, parce que t'es le pilier de sa vie, t'es c'gars qu'elle ne peut décidément pas lâcher, dont elle ne peut même pas s'éloigner plus de trois minutes... Dire que Lullaby voulait que tu t'mettes à la détester Rory ; c'est sans doute ça qui l'aurait tué, comme ses mots que t'as crachés et qui l'ont criblé d'balle la laissant sur le carreau. T'es l'seul qui arrive à vraiment la mettre dans cet état Rory, même Evan t'arrive pas à la cheville.

Tu es stupide Rory...

Elle galère à te parler, à t'adresser des mots, alors elle essaye de les choisir au mieux, pour ne pas faire d'erreur, pour ne pas que tu pètes un câble, pour que tu ne quittes pas cette pièce ; parce que c'est là tout ce qui l'effraie, que tu te barres alors qu'elle gît sur le sol ; hors de question... Parce qu'elle n'est même pas certaine de pouvoir te courir après et ça la tue ; sa santé d'merde la tue. Sa tête posée contre toi, contre ton épaule, son souffle volant vers ton cou, sa main serrant avec force la tienne.

Ne me fais pas répéter les choses... Je suis là. Je suis là... Et j'te laisserais jamais, jamais tombé.

Quel-qu’en soit le prix à payer, elle allait rester à tes côtés Rory, parce que c'était ainsi qu'elle voulait vivre, et même finir sa vie, auprès de son ami, auprès de celui qui ferait tout pour elle, qui la soutien d'puis toujours, qui l'aide, qui l'épaule, qui la protège ; qui l'aime. Sa respiration se calme petit à petit, mais le tournis est encore présent. Elle aimerait pouvoir se montrer plus forte Lullaby, parce qu'elle t'a toujours paru forte et en bonne santé, pas vrai Rory ? C'est pour ça que t'as jamais rien vu... Et elle se demande vraiment comment elle a tenu, comment elle a fait pour tenir ce rôle. C'est peut-être ça le pire dans cette histoire ; qu'elle soit vraiment une superbe actrice ; même avec Evan ; même avec sa moitié.

Tu restes avec moi ? Tu rentres pas... ?

Un appel, elle ne peut pas te laisser partir Rory, mais elle ne veut pas t'imposer ça. Pourtant, Lullaby, dans son délire et sa paranoïa ne peut s'empêcher d'se dire, que si tu quittes cette pièce après tout ce qu'il vient de se passer, elle ne te reverrait jamais. Que t'allais plus jamais être le même. Que t'allais disparaître d'une façon ou d'une autre. Que votre amitié passerait un cap auquel elle n'était pas préparée. Alors, dans son égoïsme et dans son inquiétude, elle ne peut se résoudre à te laisser partir. Elle veut s'endormir dans tes bras, se sentir un peu plus vivante, parce que tu l'as fait clairement se sentir vivante Rory, et ce, depuis le début. Elle n'veut pas que tu partes et c'est dans un soupir semblable à un murmure qu'elle te l'avoue.

J'ai l'impression que si tu pars, j'men remettrais pas.

Elle se déteste. Elle se hait de t'infliger ça Rory ; mais elle ne veut plus te mentir. Plus jamais. Plus jamais si c'est pour revivre une situation comme ça ; plus jamais. Elle se redresse, s'aidant des murs pour attraper une boîte de médicament caché dans un placard, deux cachets gobés à toute vitesse et la voilà qui s'appuie à levier ; voilà son rituel, voilà sa vie, voilà ce qu'elle t'a caché depuis des années ; voilà qui est vraiment Lullaby, Rory.

Je suis vraiment désolée Rory. Tellement désolé.

Elle sait très bien que t'en a marre des excuses, mais c'est tout ce qu'elle trouve à dire, elle s'excuse de son comportement, de ses mensonges, de cette façon qu'elle a d'te manipuler ; cette sensation qu'elle d'te maintenir en son antre et que tu pourras plus jamais t'en décrocher... Lullaby serait-elle ton enfer Rory ? Le deviendrait-elle maintenant... ?

hrp ; #teamdrama #teamfriendship je vais vraiment finir par mourir de feels ♥
 


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Jeu 18 Aoû - 21:14

 living young, wild & free

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— Tu es stupide Rory...  

Tu laisses échapper un rire alors que tu la serres contre toi, si fort.

— On me le dit souvent.

Et elle reprend la parole, sa tête posée sur ton épaule que tu caresses doucement, lentement, tes doigts s'emmêlant dans ses cheveux blonds, tes lèvres déposant un baiser sur sa tempe. Elle murmure contre toi, te dit qu'elle te laissera jamais tomber et tu soupires de soulagement. Tu as eu tellement peur qu'elle te fuit, Rory, qu'elle t'abandonne en pensant faire le meilleur pour toi que ça te soulage qu'elle te le dise, vraiment, qu'elle te le dise sans détour, sans faille, sans hésitation. Parce que t'es un gosse Rory et que t'as besoin qu'elle te rassure, t'as besoin qu'elle te dise qu'elle t'abandonnera pas, qu'elle abandonnera pas, jamais.

— Tu restes avec moi ? Tu rentres pas... ?
— Évidemment que je reste, ma Lulla.

Ta Lulla. La tienne à toi, celle que tu protégeras envers et contre toi, celle que t'abandonnera jamais, celle que tu vas aimer plus que tout, encore plus qu'avant, celle avec qui tu profiteras encore plus de la vie. Puis son murmure vient encore chatouiller ta peau et tu la serres contre toi, tu la serres si fort Rory que tu pourrais lui faire mal, mais il n'est pas question qu'elle pense que tu vas l'abandonner, que tu vas la lâcher. Tu prendrais sa maladie à sa place si tu le pouvais putain, tu le ferais sans hésitation. Puis elle se lève, dénoue tes bras autour d'elle et se dirige vers un placard, tu la suis, ta main dans son dos, tu l'observes, la regarde.

Cachets, lavabo, eau. Rituel, habitude que tu n'as jamais vu, que tu n'as jamais remarqué. Et tu évites de te haïr Rory, tu essaies de ne pas te mettre en colère contre toi-même... Et elle s'excuse, encore, appuyée sur le lavabo, toi dans son dos. Tu déposes un baiser sur sa nuque après l'avoir dégagée de ses cheveux et tu la regardes droit dans les yeux via le miroir. Ses yeux sont rouges, les tiens aussi. Il y a encore les traces de larmes sur vos joues, tel un ruisseau qui s'assèche peu à peu, avec le temps.

La douleur reste la même, mais on apprend à vivre avec.

Alors tu décides de ne plus y penser Rory, tu décides de lui faire comprendre que ce n'est pas grave, que ça ne changera rien entre vous, que tu resteras toujours le même, un peu con, un peu stupide, un peu trop réactif, un peu trop excessif, un peu trop toi, tout simplement. Et tu espères juste que vous pourrez continuer à être vous.

Tu t'abaisses brusquement, un bras passant sous ses genoux, l'autre lui tenant fermement la taille et tu la serres contre toi, telle une princesse.

— Attention la tête ! cries-tu presque en tournant sur toi-même pour faire demi-tour, sortant de la salle de bain à travers la petite porte ouverte.

Puis tu avances vers le lit, laissant échapper un rire et tu vous laisses tomber dessus, toi à moitié sur elle, et tu ris Rory, tu ris parce que tu as besoin de rire, tu ris pour lui faire comprendre que vous devez continuer à vivre, tu ris, puis tu t'allonges sur elle, tes coudes et tes avant bras te portant pour ne pas que tu t'effondres de tout ton poids et tu lui murmures, avec un air un peu charmeur, avec un air un peu rieur :

— Ça me rappelle des souvenirs.

Et tu lui fais un clin d’œil, et tu ris, puis tu te calmes et tu la regardes.

— Hé Lulla, si tu me dis ce que tu ressens pour Arata, je te dis de qui je suis amoureux.

Confidence pour confidence, ce n'est qu'un chuchotement presque inaudible. Mais il faut changer de sujet, il faut qu'elle pense à autre chose, t'étais pas prêt à le dire, à personne, même pas à toi-même, mais il fallait la faire sourire, tu voulais la faire rire, lui faire retrouver ce doux sourire que tu aimais tant.

Quitte à te confier, quitte à te dénuder.  


HRP : omg ça y est le drama il est fini **



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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Jeu 18 Aoû - 23:42

If You could make the sun burn through the night And You could make the dead man come alive, If You could make the oceans all run dry Then I know You can change my life — Toi & Moi

friendship (www) — Rory sera toujours le même, toujours ce gars heureux, avec cette envie d'en découdre avec la vie, montrant bien que c'est lui l'patron de son existence, qu'il choisit où il veut aller, où ses pas vont le diriger ; il essaye en tout cas et c'est sans doute pour ça que Lullaby l'admire, parce qu'il semble tellement insouciant parfois, tellement sûr de lui, de ce qu'il est... Il sait ce qu'il veut et ça malheureusement, sa comparse ne peut pas en dire autant ; un peu trop butée, un peu trop perdu dans les tréfonds de ses pensées. Il l'attrape Rory, tu l'attrapes de tes bras protecteurs, la soulevant de terre comme pour l'embarquer dans ton monde ; ton monde fait de joie, de rire et d'insouciance... Et c'est fou comme tu ressembles à Eden quand tu agis comme ça Rory ; c'est fou ce que tu lui rappelles son Peter ; celui qui l'a fait devenir Wendy plutôt qu'Alice. C'est fou ce que tu peux la sauver en agissant comme ça Rory.

Elle s'accroche avec force à toi, s'agrippant à ton tee-shirt comme si sa survie en dépendait ; et tu lâches prise Rory, tu t'affales sur le lit avec elle dans les bras et son cœur rate plusieurs fois un battement. Pourtant, elle ne peut s'empêcher de s'esclaffer de concert avec toi, comme si ce qu'il s'était passé avant n'existait pas... Comment tu fais Rory pour arriver à lui faire oublier le pire ? Parfois Lullaby se le demande ; mais c'est quelque chose qu'elle ne saura jamais imiter, c'est ton truc à toi et pas à elle. Vous rigolez comme des gamins et dans les fins fonds d'son crâne, elle se pose des questions Lulla. D'puis quand elle n'a pas rigoler avec toi comme ça, sans calculer, sans se prendre la tête, sans être rongé par l'angoisse ? Elle n'en sait rien et c'est en fixant le plafond qu'elle ne peut s'empêcher d'se poser ce genre de question ; mais t'arrives dans sa ligne de mire, la regardant avec un air charmeur, un regard qu'elle ne t'avais pas vu arborer depuis perpette. Et tu oses lui lâcher un phrase avec une voix Rory...

— Ça me rappelle des souvenirs.
— Espèce de petit con.

Pourquoi rougit-elle ? Lullaby devrait pourtant être habituée à tes piques, à tes petites remarques lui rappelant ô combien elle a été gênée pendant longtemps en ta compagnie ; cette nuit ou vous vous êtes offert l'un à l'autre... Ne pas se souvenir de ça, beaucoup trop gênant. Elle se cache le visage de ses mains roulant un peu de droite à gauche sur le lit en lâchant des "idiot, t'es trop con Rory" avant d'te plaquer sur le lit et d'se servir de ton torse comme oreiller.

— Hé Lulla, si tu me dis ce que tu ressens pour Arata, je te dis de qui je suis amoureux.
— ... On t'as jamais dis que le chantage, c'est mal Rory ?

Elle te lâcha ça du tac au tac ; sans prendre le temps de réfléchir à une autre réponse... C'était celle-ci qui lui paraissait la plus évidente. Tu es con Rory, elle t'as déjà répondu auparavant ; elle ne sait pas quoi te répondre pour Arata, concernant ton meilleur ami. Il est ce qui l'intrigue le plus, le mystère à résoudre, celui vers qui le hasard semble l'entraîner. Mais elle peut pas te dire autre chose Rory, parce que ce serait justement "mentir" ; pour l'instant elle n'en sait pas encore assez sur lui pour s'permettre de te lâcher des phrases fleur bleu sur le sujet ; parce que ce serait trahir son cœur, trahir ce qui est malade chez elle.

— Pour l'instant, j'peux pas dire grand chose... Mais...

Elle redresse son visage, te regarde droit dans les yeux alors qu'elle cherche ses mots ; mais quand elle les trouve, elle ne peut s'empêcher d'éviter tout contact avec tes prunelles, trop rouge de honte.

— Il me laisse, genre, clairement pas indifférente...

Honte. Tellement honte... Elle sait, elle le sait Lullaby qu'elle est rouge pivoine. Dieu qu'elle a honte, dieu qu'elle se sent mal ; donc elle pose son front contre ton torse en poussant des petits cris qui ne lui ressemble pas et elle te déteste pour ça Rory ; c'est pas son genre d'être si... "Fille". Et encore moins si adorable, ou si "fluffy".

— Maintenant petit frère, dit moi tout. T'as pas le choix.

Sa curiosité Rory, tu devrais le savoir depuis le temps que la curiosité de Lullaby est... Presque trop étouffante. Aller, dit lui Rory, de qui t'es amoureux ?

hrp ; cette amitié me brise les couilles que je n'ai pas ♥
 


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Ven 19 Aoû - 0:28

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— Espèce de petit con.

Et tu ris, Rory. Oh oui tu ris, tu ris à en pleurer, même. Elle te plaque contre le lit, et tu lui lances une autre vanne, un peu lourde, quelque chose qui ressemble à je savais que t'aimais prendre les devants ma Lulla. Et tu ris, Rory. Et ça te fait tellement de bien de rire, ça te fait tellement de bien de la voir rougir, de l'entendre rire. Ça te fait tellement de bien de savoir que c'est toi qui arrive à la faire oublier ce qu'il s'est passé il y a à peine quelques minutes. Parce que vous passez des pleurs aux rires, de la tristesse à la joie, de la colère à la tendresse. Et elle t'insulte, un petit peu, gentiment, tendrement.

— ... On t'as jamais dis que le chantage, c'est mal Rory ?
— Tout d'suite les grands mots ! C'est pas du chantage, c'est d'la demande d'informations contre une autre information !

Puis il y a un léger moment de silence, elle réfléchit, sûrement. Et tu la regardes, tes doigts glissant sur son épaule, montant et descendant le long de son bras. Et elle prend la parole, commence, s'arrête à l'adversatif puis se redresse et tu la regardes, tes doigts cessant leurs allés et venus. Tu la regardes, de tes grands yeux verts foncés, puis elle détourne les yeux et tu laisses échapper un léger rire moqueur.

— Il me laisse, genre, clairement pas indifférente...
— Ooooh. C'est cool ça. J'suis content. J'me renseignerai, lâches-tu dans un léger rire, mais totalement sérieux tout de même.

Tu ris encore plus quand elle se cache contre ton torse, tu lui lâches qu'elle ressemble à une tomate, ou une fraise, c'est à elle de choisir ce qu'elle préfère. Puis elle change de sujet. Elle change de sujet mais tu n'oublies pas qu'Arata lui plaît. Et tu lui en parleras dès que tu en auras l'occasion, c'est clair et net.

— Maintenant petit frère, dit moi tout. T'as pas le choix.
— Alors déjà, je suis pas petit, je dois faire genre, quatre mètres de plus que toi alors on se calme tout de suite mademoiselle.

Faux, vous n'aviez que quelques centimètres de différences, mais il n'empêche que tu étais plus grand qu'elle quand même. Puis ton sourire s'effiloche un peu, s'estompe et tu détournes les yeux. C'est à toi de rougir, Rory. C'est à toi de fuir son regard, d'éviter ses questions. Mais c'est donnant/donnant après tout, non ? Elle t'avait fait une confidence, à toi de lui en faire une.

Mais tu allais jouer sur les mots, essayer de garder le mystère. T'étais pas encore prêt à lui dire vraiment qui c'était, t'étais pas vraiment prêt à t'en rendre vraiment compte, tout simplement. Tu le savais, mais tu avais tellement l'impression que tu allais le détruire, le briser, le souiller... Mais tu pouvais pas garder le mystère, parce que tu pouvais pas le décrire. Parce qu'Eden restait Eden. Il n'y avait pas de mot assez fort pour le définir.

— Et bien, c'est un peu compliqué tu sais. C'est pas quelque chose que j'ai l'habitude de ressentir. Tu sais l'amour avec un grand A.

Et ça sonne si ironique dans ta bouche, si violent, si purulent, si faux.

— Mais j'te jure pour lui... pour lui je voudrais bien y croire, à tout ça.

Et tu lui souris, un léger haussement d'épaule accompagnant tes paroles, tu caresses son bras et l'attires contre toi, un peu plus. Mais d'un certain côté Rory, t'as pas le droit de ressentir ça, hein ? Bien sûr que non t'as pas le droit, t'as pas le droit de l'aimer, t'as pas le droit de l'aimer comme ça. Pas toi.  


HRP : olalalala je les aime tellement je glkrhelgrh



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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Ven 19 Aoû - 14:25

Les amis c’est comme les lunettes, ça donne l’air intelligent, mais ça se raye facilement et puis, ça fatigue. Heureusement, des fois on tombe sur des lunettes vraiment cool ! Moi, j’ai Rory — Toi & Elle

make me laugh (www) — Rory, tellement adorable Rory ; t'es le genre de gars qui la fera toujours sourire ; même si tu lui envoie des piques, même si tu lui rappelles l'un des détails les plus gênants d'sa vie... Tu l'as vue comme personne ne l'a jamais vue et c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, entre elle et toi, les barrière sont inutiles ; il n'y en a tout simplement aucune. Tu continues ton petit jeu et elle ne sait carrément plus où se mettre et quand tu énonces l'idée d'en toucher deux mots à Arata, elle ne peut pas s'empêcher d'te donner un coup d'oreiller à la tronche. Oh non, tu n'allais pas faire ça, ne commence surtout pas à jouer les entremetteurs Rory, Arata mérite mieux, Arata mérite quelqu'un en bonne santé, pas une reine de la tragédie ; pas besoin de lui infliger encore de la peine ou des tourments, il était déjà dans une situation assez compliqué comme ça, tu n'crois pas ? Lullaby, elle, elle le pense vraiment ; qu'Arata doit trouver quelqu'un de mieux, quelqu'un qui le fera se sentir vivant ; et le fait qu'elle soit en train de mourir ne lui prodigue pas cette force dont il a besoin ; malheureusement.

Alors déjà, je suis pas petit, je dois faire genre, quatre mètres de plus que toi alors on se calme tout de suite mademoiselle.
Mais bien sûr Godzilla et moi j'en fais trois d'mètres ; aller accouche.

Pressée, la patience n'avait jamais été son fort et clairement pas quand il s'agissait d'ce genre d'histoire, pas quand il s'agit d'toi Rory ; parce que tout l'intéresse, tout à ton sujet la rend curieuse ; et c'est une des promesses qu'elle avait faite à ta sœur ; celui d'veiller sur toi et d'écouter tes complaintes ; toujours, agir comme une grande sœur ; toujours. Et tu t'mets à rougir Rory et Lulla' ne peut pas s'empêcher d'approcher son visage du tiens pour voir ça de plus prêt, tellement adorable, concrètement, beaucoup trop adorable. Elle se demande pendant un temps si elle n'est pas en train d'rêver, et c'est en prenant place sur toi, allongé de tout son long sur ton corps qui lui fait maintenant office de matelas que tu lâches Rory...

Et bien, c'est un peu compliqué tu sais. C'est pas quelque chose que j'ai l'habitude de ressentir. Tu sais l'amour avec un grand A.

Waouh. Juste, Waouh. Parce que ça te ressemble tellement pas Rory ; et en même temps, si. Si ça te ressemble, parce que tu aimes déraisonnablement ; quand tu aimes le reste ne compte pas et tu te jette corps et âme dedans. Tu t'en rends pas compte Rory, mais t'as toujours été comme ça, ton cœur aime passionnément, avec beaucoup d'attachement et c'est pour ça que tu deviens dépendant des autres. T'es peut-être un peu un amoureux transi dans le fond et c'est pas déplaisant, c'est pas une honte. L'amour avec un grand A, toi, t'arrives à le dire Rory et putain elle t'admire pour ça Lullaby, elle aimerait tellement être capable d'être aussi honnête que toi ; mais faudrait-il qu'elle comprenne un peu mieux son cœur pour ça déjà.

Mais j'te jure pour lui... pour lui je voudrais bien y croire, à tout ça.
Putain... Rory... Alors déjà...

Elle peut pas s'empêcher de sourire, d'étirer un peu plus ses lèvres alors qu'elle choppe son holokit et qu'elle te photographie sans aucune honte, avec le plus grand naturelle du monde.

Déjà, ça, c'est collector ; une photo de plus de mon petit Rory qui rougit.

Et elle éclate de rire, un temps, avant de s'asseoir sur toi, à califourchon, cherchant ses mots. Elle aimerait connaître cette personne qui hante ton cœur Rory, qui te fait te sentir si vivant, si honnête, si amoureux ; tout simplement... Mais c'est là un sentiment que Lullaby ne connaît pas plus que ça ; l'amour. Oh, elle a aimé, déraisonnablement elle aussi et tu sais très bien où ça l'a menée Rory. Trois histoires d'amour, trois histoires compliqué et malheureusement tu fais parti de l'une d'entre elles, mais ça, elle te l'avouera jamais ; bien trop contente de la relation que vous avez maintenant, bien trop heureuse d'avoir pu tisser une amitié pareille.

Je t'envie Rory, tu le sais ça ? Je t'envie d'pouvoir mettre des mots sur les choses, d'pouvoir aimer quelqu'un comme ça . Alors fonce Rory, cette personne sera la plus heureuse du monde, crois moi.

Et elle te sourit Rory, effleure ton nez du bout des doigts avant de le pincer un peu, ne pense pas au mauvaise chose, vis ta vie à fond Rory, parce que tu le sais mieux que quiconque pas vrai ? Que la vie est courte.

Putain t'es trop chou ! Je sais même pas quoi t'dire ! Qui te rend aussi fluffy ? Dis le moi !

Et toujours assise sur toi, elle cherche de ses yeux ton regard, pour pouvoir lire dedans, pour comprendre, pour ressentir, pour capter un semblant d'idées. Qui te rend comme ça Rory ? Qui t'extirpe de son emprise ? Qui est cette personne qui serait capable de te servir de bouée de sauvetage quand elle ne sera plus là ? Elle veut le savoir, elle veut te dire de foncer.

T'as intérêt à foncer Rory. La vie est trop courte pour passer à côté de belles occasions... Et va pas me parler de moi, moi j'suis à part dans c'genre d'histoire.

Elle préférait couper court à tes sentences futurs, parce qu'elle savait très bien ce que tu pourrais lui rétorquer ; "ça vaut aussi pour toi ma Lulla." Mais non.
Non, ça ne vaut pas pour elle.
Parce qu'elle a déjà les pieds sous terre.
Il suffirait qu'on la finisse à coup d'pelle.
Et elle veut pas qu'on l'achève.
L'amour c'est ça ; une balle dans son cœur qui crève.

hrp ; je les kiff trop omg je XDDDD ♥
 


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Ven 19 Aoû - 15:06

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— Mais bien sûr Godzilla et moi j'en fais trois d'mètres ; aller accouche.
— Ah non c'est pas pour tout de suite, j'ai pas envie de mettre les doigts dans des couches pleines, merci.

Son visage s'approche dangereusement du tien quand tu te mets à rougir et tu ne peux t'empêcher de détourner les yeux et de te racler la gorge, gêné. Oh oui, tu ne peux qu'être gêné quand elle te regarde comme ça, après tout. Parce que tu n'avais pas prévu d'en parler, tu n'avais pas prévu de mettre de véritables mots sur ce que tu ressentais, tu n'avais pas prévu de rendre ça plus réel que ça ne l'était. Après tout, tu ne t'en étais rendu compte qu'il n'y a quelques jours et tu avais fais ton tatouage la veille, sur un coup de tête.

Elle prend place sur toi et tes mains se lient dans son dos, automatiquement, en réflexe. Tu rejettes un peu la tête en arrière, regardes le plafond un instant avant de soupirer un peu plus fort avant de reprendre la parole. Et elle te regarde, semble pendue à tes lèvres et tu attends qu'elle prenne la parole, tu attends qu'elle te parle, qu'elle te répondre et tu te racles la gorge en voyant son sourire étirer son visage. Ça sentait le coup fourré à plein nez.

— Putain... Rory... Alors déjà...

Et tu ne vois que trop tard son holokit entre ses mains et tu lâches un léger cri, faussement vexé.

— Déjà, ça, c'est collector ; une photo de plus de mon petit Rory qui rougit.
— Ah t'as pas le droit Lulla ! Efface ça ! Traîtresse va !

Elle rit, s'asseyant à califourchon sur toi, te permettant ainsi de te redresser aussi, d'essayer d'attraper l'holokit qu'elle met assez loin de toi pour que tu ne puisses pas l'atteindre. Tu te bats plus pour l'honneur que pour autre chose parce que tu sais que jamais, au grand jamais, Lullaby effacera cette photo. Question d'avoir de quoi te faire chanter pendant un bon moment, et pour te faire râler souvent, aussi. Regarde la rire Rory. C'est l'un des plus beaux spectacles que tu as pu voir dans ta courte vie. Rory écoute le chant de son rire, écoute comme il est beau. Comment tu pourrais te passer de ça un jour, hein ? Tu pourras jamais vivre sans, tu en es persuadé, convaincu au fond de toi-même.

Tu te relaisses tomber sur le lit, les joues gonflées comme celle d'un enfant un peu boudeur et pourtant, tes doigts viennent s'entrelacer aux siens et tu la regardes quand sa voix brise ce doux silence. Et ça te fait encore plus rougir qu'autre chose. Tu lui tires la langue quand elle pince ton nez et tu essaies même de le lui mordre, tiens, pour la cause.

— Putain t'es trop chou ! Je sais même pas quoi t'dire ! Qui te rend aussi fluffy ? Dis le moi !
— Raah, mais arrête ! Je suis pas chou du tout non mais oh !

Oh oui, essaie de te défendre Rory, tente, mais tu n'y arriveras pas. Elle est tellement heureuse pour toi, elle est tellement heureuse Rory, regarde la. Et elle te fixe et tu sais déjà ce qu'elle essaie de faire alors tu la menaces gentiment :

— N'essaie même pas d'entrer dans ma tête ma belle, sinon je... je... enfin je trouverai bien quelque chose de toutes façons.

Ah quelle répartie Rory. Tu te contentes de lui tirer la langue, encore, puis voilà qu'elle prend un air plus sérieux et tu vas pour lui dire qu'elle aussi, il faut qu'elle fonce, qu'elle aussi, il faut qu'elle profite mais elle te coupe avant même que tu n'aies pu vraiment ouvrir la bouche, alors tu la refermes, restant calme, ne soupirant même pas.

Tu tournes la tête et tes doigts lâchent ses mains pour venir tapoter le haut de ses cuisses. Allez, dis lui Rory. De toutes façons, vu à quel point tu t'es trahi, autant te trahir jusqu'au bout. Tu ne fais jamais rien dans la demie mesure après tout. Allez, fonce, dis lui. Avoue le lui.

— Eden.

Et tu sais qu'elle n'a pas entendu, parce que tu l'as à peine soufflé, tu l'as à peine articulé, tu ne l'as presque pas entendu toi-même. Alors tu te racles la gorge, fuis son regard et tu souffles un peu plus fort, à peine, tes yeux ne quittant pas le mur que tu trouves bizarrement plus intéressant que tout ce qu'il peut se passer autour de toi...

— Eden.

Et cette fois-ci, tu l'as dis assez fort pour qu'elle l'entende, pour qu'elle le devine, mais sans plus. Oh... Ce serait pas une petite fissure, là ?






HRP : je meurs omg je les aime tellement je gkrherheg


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Sam 20 Aoû - 23:00

You are the light That's leading me, To the place Where I find peace again, You are the strength That keeps me walking, You are the hope That keeps me trusting, You calm the storms And you give me rest, You hold me in your hands You won't let me fall — Toi & Elle

you & me (www) — Vous êtes allongés, ensemble, vos chaleurs respectives étant le plus grand réconfort de l'autre ; plus rien ne semble vraiment très important ; comme le calme après la tempête qui a tout ravagé, elle se sent sereine dans tes bras Rory, tout est silencieux, tout est paisible. Et la lumière qui émane de sa lampe Batman vintage commence à bercer ses yeux gris alors que tu lâches à voix haute pendant qu'elle se replace sur toi.

N'essaie même pas d'entrer dans ma tête ma belle, sinon je... je... enfin je trouverai bien quelque chose de toutes façons.

Tu ne fais peur à personne Rory ; ou en tout cas ; pas à Lulla. Elle te connaît bien trop pour savoir que tu ne lui feras rien de vraiment mesquin, ou même déplaisant ; à part tes taquineries, mais ça encore une fois, elle en avait clairement l'habitude. Son sourire reste figé sur ses lèvres alors qu'elle passe sa main dans tes cheveux en attendant une véritable réponse ; parce que tu es doué pour la faire languir Rory, tu es doué pour te faire désirer. Et elle est déçue de n'pas pouvoir te tirer les vers du nez plus aisément, elle le voit bien Lulla que tu fais exprès de faire traîner les choses... Quoi que... Non. Ton regard semble perdu, profond, tu cherches dans les tréfonds de ta tête les bons mots, mais tu murmures Rory et elle ne t'entend pas tout de suite, mais elle sait lire sur les lèvres Lulla', elle n'avait pas le choix avec Evan, elle n'avait pas le choix que d'apprendre ce genre de stratagème... Et sa bouche s'entrouvre alors que tu répètes à voix haute.

Eden.

Et tu rougis Rory.
Et elle tombe des nus Lully.
Eden, son Peter.
Eden, ton âme sœur.


Ses mains s'arrêtent dans ta chevelure alors qu'elle se redresse à vive allure, les yeux écarquillés, elle balbutie, elle sait même plus quoi dire, trop choquée, trop sur le cul ; sidérée. Ses mains vont dans tous les sens et ses pensées vont de concert avec ces mouvements. « Depuis quand, mais, j'ai rien vu, mais omg je connais Rory par cœur, mais Eden c'mon petit cœur, mais putain je... » Cela fume dans sa tête, ça fume dans ses veines ; ce trop-plein d'émotion qui la met en ébullition. La joie, la tendresse, l'amour, l'amitié ; y'a tout ça qui circule, tout qui se bouscule et quelques larmes coulent ; Eden et Rory ; mais ce serait tellement parfait, tellement adorable ; tellement réel ; tellement vrai.

Mais... Mais... Mais... Mais c'est génial ! Putain, je... Aaaaaah Rory.

Et elle t'enveloppe dans ses bras sans aucune inquiétude, parce qu'elle fait confiance à Eden, comme elle te fait confiance Rory ; même si c'est différent, elle sait que jamais il ne te fera souffrir, même s'il n'est pas futé, même s'il y a des choses qu'il ne comprend pas en grand enfant qu'il est ; mais elle est certaine d'une chose Rory ; il saura toujours t'apporter son amour, toujours te serrer dans ses bras avec tendresse et compassion, déposera toujours ses lippes pour te réconforter et t'apaiser. Eden, c'est son Peter, mais Eden c'est ton âme sœur Rory, Lullaby elle en est persuadée, ça tape dans ses veines avec conviction comme dans son cœur ébréché par cette confession inattendue.

Je suis tellement contente, je. Oh mon dieu, Eden. C'est tellement parfait.

Rory va de paire avec Eden.
Comme l'amour va de paire avec la haine.
C'est tout. C'est comme ça.
Et elle y veillera Lulla.
Tant qu'elle le pourra.


Et elle ébouriffe ta tignasse noire de ses mains froides, le sourire comme celui du chat de Cheshire, en croissant de lune, en rigolant, en souriant de bon cœur ; parce que putain Rory, elle n'attendait que ça, d'te voir amoureux, d'te voir heureux, d'te voir y succomber, d'te voir y croire. Et ça lui fait du bien dans son cœur tout mou à Lulla', parce que c'est de ça qu'elle avait besoin, c'est sans doute ça son meilleur remède, d'te voir heureux, d'te sentir vivant ; d'te voir vivre ta vie simplement Rory.

Putain, non mais sérieusement, je n'en reviens pas. Je veux tout savoir dans les moindres détails Rory, j'veux que tu me racontes tout ; mais déjà, putain dans mes bras, tu m'fais trop plaisir.

Ce n'est pas disproportionné quand on connaît Lullaby et encore moins quand on connaît son amour pour Rory ; un amour fraternel presque fusionnel, presque comme Evan, mais avec le lien de sang en moins. Elle sera toujours heureuse et toujours derrière toi pour chaque action que tu commettras Rory, parce qu'elle s'est résolu à être dans ton ombre, en soutiens, à l'affût pour guider tes pas, pour que ton monde soit plus beau, plus clair, plus rose, un peu comme Eden. Elle dépose ses lèvres sur ta joue Rory, dans un baiser fougueux plein de joie, plein de bonheur, plein d'entrain et la fatigue à désormais quitter son corps et son cœur ; ses iris cherchent de nouveau à entrer en collision avec les tiens.

Tu ne vas pas y échapper, je veux vraiment TOUT savoir Rory.

Et une cigarette se glisse entre ses lèvres ; tu ne vas pas y échapper Rory ; t'es piégé, raconte tout à ta grand sœur chérie, à ta Lullabae.

hrp ; ce rp me rend trop fragile ; jtm ♥ correction après mon thé
 


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Dim 21 Aoû - 0:15

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—  music



Son prénom entre tes lèvres a sonné comme une mini-bombe qui la met dans tous ses états. Oh et tu la comprends parce que tu avais presque voulu agir pareil quand qu'elle t'avait parlé d'Arata à demi-mots. Et tu la vois gigoter sur toi dans tous les sens, ses mains balayant l'air, sa bouche ne trouvant pas les mots et sur le coup, tu ris, rire qui s'efface quand tu vois des larmes humidifier ses joues et tu te redresses immédiatement, une légère inquiétude dans le regard mais tu sais qu'elle est juste... heureuse. Heureuse pour toi, sûrement. Mais tu as envie de lui dire qu'il ne faut pas qu'elle soit heureuse pour ça, que c'est perdu d'avance, que tu ne tenteras rien, qu'il est trop parfait pour toi.

— Mais... Mais... Mais... Mais c'est génial ! Putain, je... Aaaaaah Rory.

Tu ris, la serrant dans tes bras en même temps qu'elle te serre contre elle, ton menton se posant à la naissance de ses seins, ta tête levée vers elle. Et elle rit, et elle sourit, et elle te dit à quel point elle est contente, à quel point c'est parfait, elle te serre si fort contre elle, elle emmêle tes cheveux avec ce trop plein d'énergie, ce trop plein d'amour.

Lullaby, quand elle aime, elle n'aime pas à moitié. Lullaby et toi, vous êtes pareils pour ça. Vous aimez à vous en crever le cœur, à vos en détruire le cerveau, à vous en ronger les os. Lullaby et toi, vous êtes pareils. Lullaby, c'est ton alter-ego féminin, ta meilleure amie, la femme de ta vie. Tu n'as jamais pensé ça de personne d'autres. Tu n'as qu'une seule femme dans ta vie, une seule et unique, et c'est Lulla, personne ne prendra sa place, personne ne la virera de ton cœur, de ta mémoire, de ton âme. Ça n'a jamais été Marie, ça n'a jamais été ta mère comme elle aime le dire à chaque fois qu'elle te voit, ce n'est pas Alana que tu protèges comme ta propre fille... c'est Lulla. Lullaby est la femme de ta vie. Et si t'étais tombé amoureux d'une fille Rory, tu sais que ça aurait pas marché, parce que Lullaby, elle a cette place toute spéciale toute pour elle, elle est le bijou sacré dans l'écrin qu'est ton cœur, celui qu'on enferme à double tour dans un coffre aux multiples serrures et que tu n'aurais jamais aimé la déplacer.

Lullaby est tout simplement trop spéciale, trop unique pour toi.

Elle t'embrasse et tu ris, parce que ton bonheur fait son bonheur, mais si elle est heureuse, alors elle fait ton bonheur. Un cycle de joie sans fin et c'était ça qui était beau, entre vous. Quand l'un était heureux, l'autre l'était, quand l'un était mal, l'autre l'était aussi. Parce qu'elle était ton Toi féminin, et que tu étais son Elle masculin. Ou du moins, tu aimais le croire.

— Tu ne vas pas y échapper, je veux vraiment TOUT savoir Rory.
— Mais y'a rien à savoir... lâches-tu, tout de même un peu gêné de son entrain pour ta vie amoureuse inexistante.

Elle prend une cigarette et tu la vires de ton ventre pour aller chopper deux nouvelles bières au fond de ton sac ainsi que ton paquet de clopes. Tu t'assois en tailleur, décapsules les deux bières à l'aide de ton briquet et lui en tend une. Tu en bois une gorgée, deux, trois... puis finalement tu en bois la moitié. Parce que c'est dur pour toi d'en parler avec seulement une bière dans le sang, c'est compliqué de trouver les mots parce que tu n'as jamais été très doué avec les mots, jamais. Ils sont bancales, dans ta bouche, semblent toujours teinté d'une certaine amertume, d'un léger sarcasme, ou d'un trop plein d'émotions bien trop positives pour les sujets sérieux.

Eden était un sujet sérieux.

Tu abandonnes le cadavre de ta bouteille sur sa table de chevet et tu t'allonges sur le lit, ta tête venant trouver refuge sur ses cuisses. Tu allumes ta propre cigarette et tu attends un peu avant de la regarder droit dans les yeux. Chacun son tour. Et sur le coup, tu as l'impression que tu vas te confesser... et c'est quelque chose qui te fait un peu peur, parce que te dire que tu l'aimais était une chose, dire à Lulla que tu l'aimais en était une autre mais... en parler ? Véritablement ? C'était quelque chose d'assez compliqué, quelque chose que tu n'arrivais pas très bien à gérer. Et c'est assez ironique, toi qui gérait si bien tout ce qui ne touchait pas à tes émotions, Rory.

— Je m'en suis rendu compte... enfin, on est sorti, on fait souvent des sorties comme ça, tu sais ? C'est Eden, il aime bien partir à l'aventure. Et donc on est allé au temple, parce que j'avais envie d'y aller, et qu'on avait dit qu'on le ferait ensemble alors on y est allé. Y'a trois quatre jours ? Et... je m'en suis juste rendu compte.

Tu l'as juste su. Et ne t'a pas frappé comme une évidence, ça ne t'a pas coupé le souffle, la scène n'a pas été au ralenti dans ta tête comme dans les films. Tu l'as juste regardé et tu as su. Tu as su que tu l'aimais comme tu n'avais jamais aimé, ça t'était inconnu avant lui. Oh, tu avais eu des crushs, des petites amourettes un peu idiote où les sentiments n'existent pas vraiment... mais tu n'avais jamais aimé Rory. Pas comme ça, pas autant.

Tu prends une taffe, tu as besoin d'une taffe. Tu as besoin de plus de choses, aussi, pour te détendre, pour ne pas que tes mains tremblent comme elles tremblent actuellement. Parce que Rory, ce que t'es en train de lui dire, t'avais pas envie de mettre des mots dessus, parce que ça rendait tout plus vivant, plus vrai, plus palpable. Et t'avais pas envie, t'étais pas encore prêt pour ça.

— Ça a pas été spécialement... enfin, ça a pas été spécial, tu vois ? Je l'ai juste regardé et j'ai su. On était... il venait me faire une couronne de fleurs – je t'interdis de rigoler Lulla ! – et je sais pas comment on en est arrivé là mais... il m'a demandé s'il pouvait m'aimer pour toute la vie.

Et tu détournes le regard, parce que c'est gênant, mais tu le lui dis parce que c'est elle, parce qu'en fin de compte, t'as besoin d'en parler, t'as besoin de lui dire que toi, tu peux pas vivre ça, que tu mérites pas ça, tu as besoin qu'elle le lise entre les lignes, qu'elle le comprenne, qu'elle te comprenne comme elle te comprend toujours. Mais aujourd'hui, ce soir, tu en as besoin encore plus que les autres jours.

— Et là j'ai su... Vraiment. C'est un peu con, hein ? Genre, y'a rien de grandiose c'est juste... je l'ai su. Pas de musique qui tournait dans ma tête, pas de scène de ralenti, pas de pluie pseudo romantique. Y avait juste lui et c'était... voilà. Putain. Comme tous les autres jours.

Mais c'est Eden, il ne se passera jamais rien, je veux pas le salir, le détruire, le souiller. Il est trop bien pour moi, il mérite tellement mieux.

Mais au fond de toi, tu as l'espoir. L'espoir que ce soit vers toi qu'il se tourne, que ce soit toi qu'il aime un jour de cette manière là, que ce soit toi qu'il veuille garder à ses côtés. Alors tu espères un peu Rory, beaucoup même. Mais peut être qu'un jour, la chute sera douloureuse et violente. Parce que tomber amoureux Rory, c'est comme tomber de son piédestal : ça fait mal et on ne s'en rend pas compte, la chute est quelques fois longues, et l'adrénaline coule dans les veines... mais une fois qu'on a atteint le sol, il ne reste que des débris de cœurs et d'amour, que des larmes et des souvenirs. Que des remords et des regrets.






HRP : Sincèrement, si je shippais pas à mort Eden&Rory et Arata&Lulla... JE TE JURE QUE JE SHIPPERAI LE LULLA&RORY
je les aime trop omg jpp
bref un petit peu de rlehgrlgh jesaispasquoi mais voilà j'espère que ça te va ♥


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Dim 21 Aoû - 4:39

find me here, and speak to, i want to feel you, i need to hear you ; And how can i stand here with you & not be moved by you, would you tell me how could it be any better than this, you're all i need, you're everything — rory & lulla

broken (www) — Parfois, dans sa tête, Lullaby se pose des tas de questions sans but précis ; juste pour passer le temps. Une fois, elle s'est posée la question « Qui es vraiment Rory ? » Et bizarrement, la réponse fut longue, beaucoup trop longue ; si longue qu'elle aurait pu en écrire un roman ; parce qu'une perle rare mérite parfois qu'on s'y attarde, pour qu'on la détaille, parce que le temps d'observation peu parfois prendre du temps, beaucoup de temps. Rory. Un garçon attachant, pas méchant, mais qui est brisé, qui a le cœur serré et qui se laisse envahir par les émotions qui lui vienne, impulsif ; parfois trop peut-être ; c'est sans doute la raison de son mal-être, c'est un fonceur, mais à force de foncer tête baissée, on finit dans le mur comme quand on rentre de boîte, le soir, en voiture, en étant bourré. Rory, c'est pourtant ce garçon avec un cœur en or, prêt à donner de son amour et de son amitié à qui saura braver ses barrières, à qui s'aura l'approcher sans faux-semblant, c'est quelqu'un de vrai, quelqu'un que la vie n'a pas épargnée et c'est pour ça que Lullaby l'apprécie ; c'est tous ses petits détails qui font qu'elle aime Rory, comme l'ami qu'il est et non comme celui qu'il doit devenir. Il n'a pas a changé, il doit juste rester lui-même, pour toujours, parce qu'il est déjà parfait comme il est, il n'y a rien à retoucher chez lui ; et si quelqu'un ose dire le contraire ; alors...
C'est qu'il ne connaît tout simplement pas Rory.
Pas son Rory.
Pas son alter ego masculin.
Pas son meilleur ami.


Tu le sais toi Rory, que Lullaby te connais mieux que personne, sur le bout des doigts, comme une poésie qu'on apprécie lire, elle sait ce que chacune de tes intonations veut sous-entendre, ce que chaque mots peut cacher, ce que chacun de tes regards peut déceler. Tu es cet ami qu'elle a apprit à observer, qu'elle a apprécié décrypter, pour mieux pouvoir te venir en aide, pour mieux comprendre ta peine qui va de paire avec la sienne. Tu es tellement déchiré Rory et ton regard en cet instant le lui démontre alors que tu murmures qu'il n'y a rien à raconter... Mais tu te mens à toi-même, parce que si justement, il y a tellement de choses à raconter, mais juste que les mots sont bloqués, que tu n'oses pas les laisser s'échapper ; parce que tu aurais mis une définition sur ce qu'est Eden pour toi, tu collerais une étiquette sur ce sentiment normalement « indéfinissable » ; mais c'est là ce qu'est l'amour Rory ; alors même si tu n'as rien à raconter sur cette histoire ; tu aimes déjà.
Tu aimes comme tu n'aimeras jamais personne d'autre comme ça.
Tu l'aimes à en crever et ta gorge comme ton cœur te fait mal.
Et que tu le crois ou pas, elle le sait Lullaby, elle le ressent.
Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle te comprend tellement.

Tu vas chercher des bières et elle prend alors ta place d'autrefois, adossée au mur avec un coussin calé derrière la tête alors que la fumée de sa cigarette vient lui chatouiller les narines pendant que ses pensées vont vers l'être qui commence à dominer ses pensées. Parler d'amour, pourquoi parler d'amour ? Pourquoi parler de choses qui ne vont jamais couler comme de l'eau de source dans sa vie ? Parce que c'est peut-être le cas de Lullaby, mais pas le tiens Rory ; toi, tu as le temps, toi, tu vas y arriver, elle le sait, elle fera tout pour ça. Ta bière est déjà presque vide, alors qu'elle n'en a bu qu'une gorgée jusqu'à maintenant et tu prends place sur ces cuisses et elle triture tes cheveux de ses doigts frais, cigarette coincé entre les lèvres ; la bière se vidant légèrement alors que tu sembles chercher tes mots... Mais Rory, ton regards est plus éloquent que des mots formés de consonnes et de voyelles ; rien que dans tes prunelles on peut y lire ta détresse... T'es amoureux et tu sais pas quoi faire... T'es amoureux et tu crèves. T'es amoureux... Et tu désespères. Et voilà que tu commences à te livrer Rory, tu te livres dans un monologue en laissant des phrases en suspend et elle sait que ce n'est pas l'alcool qui impact sur ton cerveau, il te faut beaucoup plus de bière pour être torché, pour perdre tes moyens ; mais le tremblement de tes mains, lui, est bien réel. Alors elle continue de passer ses mains dans tes cheveux un peu long, finissant elle aussi sa bière d'une traite avant de la déposer sur le sol parmi les autres cadavres qui git dans sa chambre.

Un sourire amer prend d'assaut les lippes de la jeune femme alors que tu continue de te livrer comme elle le faisait avec ces lettres sans destinataires, tout ce qu'elle ne pouvait dire à personne, elle le posait sur le papier ; mais pour toi, elle faisait office de journal intime ; un journal intime vivant, prête à tout pour t'aider, pour t'écouter raconter ce qui te perturbe, ce qui te blesse, et tu parles Rory, tu parles pendant qu'elle fume, silencieuse, te caressant la tête pour t'apaiser, pour te dire qu'elle était bien là et qu'elle te laisserait pas tomber ; jamais. Tu lui demandes de ne pas rigoler et elle pouffe une micro seconde avant de reprendre son sérieux, il n'y a pas matière à rire, parce que c'est si beau, si pure, elle se demande pourquoi tu vois le contraire là-dedans Rory... Parce que oui, pas besoin de lire dans les pensées quand on se connaît aussi bien ; elle sait déjà à quoi tu penses et où tu veux en venir ; quel verdict à prit place dans ta caboche... Le même que le sien.

« Et là j'ai su. » Ouais. Comme elle avait « su » qu'Arata pouvait être le bon, mais qu'elle ne se risquerait pas à le détruire ; parce qu'il est beaucoup trop bien pour elle, parce qu'il mérite quelqu'un de « vivant » et pas en sursis comme l'était son frère ou Evan ; non. Il méritait quelqu'un qui pourrait illuminer son visage d'un sourire et non pas le baigner de larmes. Son cœur se serre, il se compresse, se broie ; elle aime tellement pas te voir comme ça Rory, si faible, si mal en point, si fragile... Alors elle écrase sa cigarette dans le cendrier et fixe le plafond... Chercher ses mots, ne pas dire n'importe quoi, il ne lui aura pas fallut plus de dix secondes pour les trouver, pour enserrer ton visage de ses doigts comme tu l'avais fait avec elle plus tôt quand elle criait que s'était une raté... Et son regard se pose sur toi, ses iris cherchant les tiens malgré la gêne que tu semblais éprouvé ; pas de ça entre vous Rory ; vous avez dépassé ce cap... Pas de barrière, pas de frontière, jamais entre vous. Jamais.

Rory. Regarde-moi et écoute moi attentivement ; s'il te plaît.

Son sourire est bienveillant, tout comme la chaleur de ses mains, tout comme les sentiments qui anime ses pupilles. Elle veut juste que tu l'écoutes, que tu imprimes dans ta mémoire cet instant, ce qu'elle va te dire, car c'est important pour toi Rory ; comme ça l'est pour elle.

Je sais exactement ce que tu penses, je n'ai pas besoin d'user de mes dons pour le savoir ; tu es comme moi. Tu ne veux pas le détruire, tu ne veux pas le salir, tu ne veux pas le faire tomber de haut... Mais Rory, l'amour, ce n'est pas toujours tout beau, ni tout rose.

Elle inspire, prend une grande bouffée d'oxygène avant de poser son front contre le tien, pupilles closes, elle continue après avoir poser les mots dans sa tête.

Tu l'aimes. C'est ça qui compte. Tu l'aimes et tu le sais. Il n'y a pas vérité plus flippante que celle-là ; mais toi, tu sais. Et c'est ce qui va changer la donne ; vu que tu sais, tu vas savoir quoi faire pour la suite. Mais abandonner ne fait pas parti de l'équation ; ce n'est pas non plus la solution.

Certes, Eden n'est pas la personne la plus doué dans ce domaine, parce que le syndrome de Peter pan semble avoir prit possession d'sa tête ; et alors ? Même le plus grand des enfants peut succomber à l'amour ; comme le plus grand des salopards peut aimer la plus pure des femmes. L'amour, c'est ça, un truc qui te tombe sur la gueule et qui te transforme.

Je sais pas ce que tu penses de toi Rory ; mais arrête tout de suite. T'es pas un connard, ni quelqu'un de sale... Tu ne teintera pas de « noir » la pureté du « blanc » d'Eden. Crois-moi. Tu n'as qu'à tendre les bras pour qu'il soit à toi. Il te suffit de foncer.

Comme il lui suffirait de se déclarer à Arata
Elle en est certaine
Mais quelque chose l'en empêche
Sentiment conflictuel


Elle éloigne son front du tien, effleure tes lèvres du bout de ses doigts en laissant son sourire s'élargir un peu plus, sans pour autant rire ; ce n'était pas le moment de s’esclaffer, non ; parce qu'elle sait ce dont tu as besoin Rory ; et elle ne te dit pas tout ça pour te rassurer ou te faire plaisir ; elle te le dit parce que c'est la vérité ; la vraie vérité.

Tu mérites d'être heureux Rory. Arrête de vivre dans le passé, arrête de torturer ton cœur qui est déjà brisé et accorde toi le bonheur. Tu ne le détruira pas, j'y veillerais le temps qu'il faudra ; alors fait moi plaisir Rory, n'hésite pas ; pour moi, mais surtout pour toi.

Parce que tu le mérites plus que quiconque Rory. Parce que t'es certainement l'homme de sa vie à Eden ; comme t'es l'homme de la vie de Lullaby, tu seras toujours là, comme elle sera toujours là ; elle le sait, elle sait mieux que quiconque que tu ne feras rien de mal ; personne ne se fâchera, personne se souffrira de ton choix, mais agit Rory... Parce que tu le sais mieux que personne que la vie est trop courte ; n'est tu pas celui qui lui disait de foncer pour Arata quelque minutes auparavant ? Alors suis tes propres conseils Rory, même si c'est plus facile de parler que d'agir ; accorde toi le bonheur, accorde toi la vie de quelqu'un d'heureux et pas de brisé... Ne te mets pas tout seul en sursit ; jamais.

T'es mon héros Rory, tu le sais ? T'es celui qui m'sauve tout le temps. T'es celui qui éclaire mon chemin dans l'obscurité... Alors explique-moi comment un gars comme toi pourrait salir quelqu'un ? Comment un gars comme toi pourrait détruire quelqu'un ? Y'a pas de réponses à ces questions et tu le sais... Tu as peur, je le sais, mais ne te cache pas derrière ça. Depuis quand as-tu perdu espoir Rory ?

L'espoir.
Il est encore temps d'y croire.
Parce qu'elle peut l’apercevoir.
Il brille au fin fond de la nuit noir.


Et elle t'enveloppe encore de sa chaleur bienveillante. Pardonne toi Rory, ouvre toi Rory, aime toi Rory ; vie ta putain de vie comme un blaise qui baise Rory... Fait le. Fait le pour elle, fait le pour Marie, pour ta famille ; mais putain fait le pour toi.

hrp ; je vais pas mentir, si je shippais pas rory&eden et arata&lulla ; JE LES SHIPPERAIS A MORT AUSSI MDR (ils me font trop d'mal au kokoro ; et en même temps ils me tuent omg xDDD) ♥ amour sur toi
 


Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435
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