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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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{end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y
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Ajisai

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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Dim 21 Aoû - 22:22

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Oh Rory, t'es perdu, t'es au bout de ta vie, t'as envie de boire, boire pour oublier, boire pour te sentir mieux, boire et partir, retrouver ton Irlande, ton pays, les soirées qui commencent à dix-neuf heures, la joie de vivre, les touristes bourrés au bout de deux bières : t'as envie de fuir, passer toutes tes journées devant ta console, avec ton sweat et ton jogging préféré, ceux que tu mets dès que t'as un peu le moral dans les chaussettes, quand t'as la flemme, quand tu veux rester à glander.

Regarde moi.

Et tu ne peux pas t'en empêcher Rory, parce que tu peux pas lui refuser ça, parce que ses doigts sur tes joues te font sourire sans même que tu ne t'en rendes compte, car elle t'apporte la joie, la tendresse, le bonheur dont tu as besoin, toujours. Oh elle a raison, elle a te connaît tellement bien, elle n'a pas besoin de lire dans ta tête, elle n'a pas besoin que lire entre les lignes car elle te connaît par cœur, elle connaît chaque intonation de ta voix, chaque soupir, chaque accro, elle connaît tes yeux fuyants, tes yeux colériques, elle connaît ta haine envers le monde, ta haine envers toi-même. Elle te connaît sur le bout des doigts et un simple regard peut lui faire comprendre tout ce que tu penses, tout ce que tu ressens. Elle a raison ta Lulla, Rory. L'amour, c'est loin d'être toujours beau, loin d'être toujours rose. L'amour c'est terrifiant, ça fait mal, ça panique.

— Tu l'aimes. C'est ça qui compte. Tu l'aimes et tu le sais.

Oui tu l'aimes, oui tu le sais, mais tu n'es pas sûr que ça compte vraiment, tu n'es pas sûr d'avoir envie que ça compte, finalement. Elle va te faire pleurer, ta Lulla. Elle va te faire pleurer à te dire tous ces mots, à te mettre à nu, à décrypter chaque sentiment, chaque peur qui t'anime. Elle tape où ça fait mal pour te faire te rendre compte de ce que tu es. Oh Rory, toi qui rage contre Arata et Lullaby quand ils se dénigrent, toi qui est si triste de les voir se tuer, qui n'arrive pas à comprendre pourquoi ils ont si peur, pourquoi ils se paralysent, pourquoi ils s'enfoncent si loin dans leur peur, dans leur noirceur... toi qui aimerais leur montrer à quel point ils sont lumineux, à quel point ils sont beaux, parfaits... toi, tu fais la même chose. Mais c'est différent. Hein Rory, c'est différent ? Parce que c'est Eden, et parce que c'est toi. Et que Rory, tu sais que tu n'as pas qu'à tendre les bras, tu le sais, c'est inscrit au fer rouge au fond de toi.

Même si tu as envie d'y croire.

Même si tu meurs d'envie d'y croire.

Elle s'éloigne de toi, ses doigts passent sur tes lèvres et tu y déposes un baiser. Et elle continue Lulla. Oh elle continue de te dire tout ce que tu avais envie d'entendre, tout ce que tu as peur d'entendre. Parce que tu n'y crois tellement pas à tout ça. Tu veux pas y croire parce que c'est plus simple de se dénigrer, de se dire que y'a pas d'espoir, de vivre un peu au jour le jour, sans avoir peur de ce qu'il se passera. Mais la vie nous rattrape toujours Rory, et regarde, là elle t'a rattrapé, et parce que tu as essayé de la fuir, parce que t'as essayé de fuir les responsabilités, les vrais, parce que t'as plus eu envie de souffrir, plus jamais... elle est venue, elle t'a stoppé dans ta course et elle t'a foutu l'une des plus grosses claques de ta vie. Elle a pas fait aussi mal que la mort de Marie, elle a pas fait aussi mal que la transformation de Tsubasa, elle a pas fais aussi mal que celle que Lulla vient de te mettre... Oh non, elle a picoté, elle a laissé une trace sur ta joue, mais elle est plus vicieuse, comme si elle t'avait rendu malade.

La vie t'a balancé une autre claque, elle t'a balancé une maladie. La maladie d'amour. Elle foudroie dans la rue, cet inconnu qui passe, et le plus douloureux, c'est quand on en guérit. La maladie d'amour.

Arrête Lulla, arrête.

Et elle continue. T'es son héros Rory. T'es son chevalier, elle est ta princesse.

Arrête Lulla, arrête.

Mais qu'elle arrête, qu'elle arrête de parler, qu'elle arrête de dire des choses que tu n'es pas, t'es pas comme ça, elle, c'est différent. Elle, Arata, Eden. Tu avais rencontré ces gens, ces personnes si belles, si magnifiques, elles étaient celles avec qui tu te voyais dans dix ans, celles que tu verrais toujours, celles avec qui tu irais boire une bière tous les samedis soirs, celles avec qui tu irais balader dans les forêts immenses. Elle te coupe la respiration. Trop d'émotions d'un coup.

Respire Rory, respire.

Et tu es obligé de quitter ses genoux, obligé de t'asseoir pour reprendre contenance, obligé de baisser la tête pour que ta respiration se remette en place, obligé de quitter ses bras pour respirer.

— J'peux pas Lulla.

Non tu peux pas, bien sûr que non tu peux pas. Et tu termines ta cigarette qui s'est incendiée toute seule au fur et à mesure de ses paroles, puis tu l'écrases dans le cendrier pas loin de vous, et ton front vient se poser contre le sien et tu fermes les yeux. Respire Rory, respire.

— J'peux pas lui faire ça Lulla, il comprendrait pas, tu sais qu'il comprendrait pas... Viens on arrête d'en parler.

Viens on change de sujet, viens on oublie nos peurs, viens on passe à autre chose, viens dans mes bras, viens que je te serre contre moi, viens on emmerde le monde, viens on fait des doigts à la vie, viens on survit.






HRP : Ben Howard, tu m'as tuée omg, j'en avais les larmes aux yeux putain tellement c'est beau omg
je t'épouse j'te jure


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Ajisai

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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mer 24 Aoû - 19:33

You ever love somebody so much you can barely breathe when you're with 'em, You meet and neither one of you even know what hit 'em, Got that warm fuzzy feeling, Yeah, them chills you used to get 'em, Now you're getting fucking sick of looking at 'em, You swore you'd never hit 'em; never do nothing to hurt 'em — rory & lulla

take my hand (www) — Brisés. Vous vous abreuvez de peine et de tristesse comme vous vous enivrez de bières ; vous êtes des déchets, de tristes ordures qui ne valent pas le coup d'être jetés, mais vous êtes semblables à ces gens malheureux qui s'font éjecter quand ils sont trop éméchés dans un bar... Vous êtes brisés, vous êtes fatigués, vous êtes meurtris et vos cœur semblent lâché au même instant ; ensemble. Depuis le début, c'est toi Rory, c'est toi et Lullaby contre le monde ; et ça ne peut pas changer, ça ne changera jamais. Elle voit bien dans ton regard quand t'en a marre Rory, que c'est un sujet sensible que tu voulais certainement pas qu'elle aborde, mais c'est un passage obligé, c'est une épreuve de plus à passé ; parce que y'a des choses que tu ne veux pas calquer, que tu ne veux pas accepter ni même imprimer dans ton cerveau désabusé. Tu n'as plus l'espoir Rory, mais ne t'en fais pas, Lullaby en a à revendre ; l'espoir qu'il lui reste, elle le donnera pour toi, pour que tu y crois ; parce que putain Rory, tu le mérite tellement, alors pourquoi t'essayes de te convaincre du contraire ? Le cœur de Lulla' lâche quand tu en viens à quitter ces genoux et son regard se perd sur ton dos alors que t'éteins ta cigarette dans le cendrier. Ta respiration, ton rythme cardiaque, c'est comme si elle les entendaient ; comme si ils lui appartenaient et sa main vient chercher ton dos pour te faire comprendre Rory ; que la façon qu'elle à d'te voir est la bonne. Ton front vient encore une fois en quête du siens et elle ne recule pas, elle n'hésite pas à venir d'elle-même le chercher alors que tes mains enveloppe de nouveau son visage... Lullaby sait, elle sait ce que tu vas faire ; couper net à cette discussion...

J'peux pas Lulla.

Si, Si tu peux Rory. Juste que tu ne le veux pas. Tu préfères partir défaitiste plutôt que de te battre... C'est lâche, tellement lâche ; alors que tu as le temps, alors que tu peux encore tenter d'le lui faire comprendre ; mais non, tu préfères abandonner avant d'avoir vraiment essayé. Mais j'peux pas t'en vouloir Rory, moi aussi j'fuis.

J'peux pas lui faire ça Lulla, il comprendrait pas, tu sais qu'il comprendrait pas... Viens on arrête d'en parler.

Cela sonne comme un ordre plutôt qu'une question ; tu ne lui demandes même plus, tu imposes et son soupir se fait long, las, presque blasé d'te voir rejeter ce qu'elle te dit. Haussement d'épaule, la voilà qui se relève en quête du lavabo histoire de se laver le visage ; la chaleur de cette tension était beaucoup trop palpable ; elle n'en pouvait clairement plus... Oui, elle était vidée Lullaby, vidée de toute cette soirée qui est parti totalement en sucette... Elle qui voulait seulement s'boire une bière avec son ami, lui faire à becter et profiter de ses bras... Voilà que l'avis d'tempête a été déclarer. L'eau froide est indubitable, c'est la réalité, elle a bien tout révéler à Rory, tout comme Rory vient bien de confesser son amour « impossible » pour Eden. Cette soirée allait la rendre dingue, beaucoup trop d'informations à assimiler pour le coup ; beaucoup trop complexe pour son cerveau fatigué et désabusé. Alors elle lave son visage en même temps que ses doutes, ses incertitudes, ses remords, sa peine, sa haine ; laissant la fraîcheur de l'eau lui rappeler que, pour l'instant, elle est bel et bien vivante. La salle de bain devient sa meilleur amie l'espace de quelques minutes ; et elle oublie tout, devant son miroir, elle oublie tout, elle essaye de toute oublier, de n'pas se ronger la santé, ni même les sangs. Elle savait que tout irait bien, elle ferait en sorte que tout s'passe bien ; pour eux.

Un coup de serviette sur le visage, elle ressort de la salle de bain avant de se prendre une énième bière, de la décapsuler, de la boire cul-sec avant d'se laisser tomber sur le lit, clope au bec, le regard perdu dans le vague... Tu as coupé court à la discussion Rory et malheureusement, elle ne sait plus du tout quoi faire ; l'impression d'avoir dit d'la merde est présente, l'impression d't'avoir blessé sans le vouloir aussi, mais sa fierté et son orgueil ne lui permette pas d'te dire qu'elle a tort ; non, pour elle, elle est persuadée d'avoir raison ; que ça pourrait être simple, mais que tu te compliques la vie. Ses dents transpercent le filtre de sa clope, preuve de son agacement, alors qu'elle ne peut s'empêcher d'lâcher sur un ton cassant.

D'accord. On arrête d'en parler ; mais j'te prierais de pas prendre mon Pe... Eden, pour un gars stupide. Il est loin d'être con... Alors si, il pourrait très bien comprendre... Il pourrait très bien TE comprendre.

Et elle se tourne, cherchant à fuir le reste des sentences qui lui brûle les lèvres, elle s'en voudrait presque d'ouvrir la gueule sur le sujet ; parce qu'elle n'est même pas capable de placer des propres mots sur sa relation avec Arata ou encore ce qu'elle ressent pour lui ; ok, il ne la laisse pas indifférente, mais après ? Est-ce là tout ce que Lullaby peut vraiment dire sur le sujet ? Non, clairement pas, mais elle se met des œillères, coupe les vannes de sa gorge et ferme ses oreilles, autant être aveugle, muette et sourde, pour ne pas le blesser, pour ne pas lui faire de mal ; pour ne pas détruire Arata encore plus qu'il ne l'est déjà. Mais pourquoi Rory ? Qu'est-ce qui t'empêche d'avoir Eden ? De lui parler ? De l'aimer ? Lullaby comprend sans comprendre et ça la tue, ça la perturbe, ça l'achève ; parce qu'il y a une couille dans l'équation et elle trouve pas la solution... Ne pas pouvoir t'aider et t'voir aussi mal, ça la tue ; à petit feu, mais ça la tue.

Crétin de Rory...

Elle peut même pas dire autre chose, parce que c'est ce qu'elle ressent en ce moment. Pourtant y'a une vague de haine qui aimerait bien passer la barrière de ses lippes ; mais les nerfs sont à fleur de peau et elle ne veut pas encore pleurer, c'bien pour ça qu'elle te tourne le dos, enveloppant son coussin pour cacher sa frustration, cherchant à se calmer... Pourquoi Rory ? Pourquoi tu décides avant que les choses commencent, que ça s'termine ? Pourquoi tu choisis le passage de la douleur plutôt que du bonheur ? Pourquoi tu perds espoir alors qu'il y en a encore ? Pourquoi tu crois pas en Eden ? Pourquoi pas en Lulla ? Pourquoi elle a l'impression d'se voir en toi ? Pourquoi tu l'as rend dingue comme ça ? Sa cigarette est consumée intégralement, alors elle se redresse pour l'écraser, lâchant alors derrière sa barrière capillaire blonde.

T'es celui qui m'dit de foncer, mais tu l'fais pas toi-même. Et tu t'étonnes que je suive pas tes conseils après ça ?

Et elle remue un peu le couteau dans la plaie, pour évacuer sa tristesse et sa frustration ; parce que tu l'as vexée Rory, sans t'en rendre compte, peut-être ; mais c'était bien le cas.

Des fois j'me demande comment j'fais pour pas t'en coller une, tu sais ?

Parce que putain Rory, tu mériterais tellement d'être secoué là, d'te prendre une tarte dans la gueule pour comprendre que rien n'est joué d'avance, rien n'est acquis non plus. Mais putain baisser les bras, pourquoi baisser les bras ? Pourquoi perdre espoir maintenant ? Elle comprend pas, elle veut pas comprendre, alors comme avec Arata, elle se met des œillères, comprime ses oreilles et lâche en gueulant.

Si moi j'perd pas espoir avec mon cœur défaillant, tu d'vrais pas avoir à abandonner pour Eden. J'te savais pas lâche Rory, t'es pas comme moi, toi t'es pas un monstre et encore moins un putain d'lâche.

Et elle pose encore ses mains sur tes joues, son front heurte le tiens, une nouvelle fois ; c'était votre rituel, votre façon d'être imposant, votre façon de faire comprendre à l'autre qu'il merdait, votre façon d'vous réconforter...

Alors tu vas me faire le plaisir de pas débiter des conneries. Il pourrait très bien l'comprendre, mais te cache pas derrière cette excuse bidon Rory. Maintenant, si tu l'désire vraiment, on arrête d'en parler oui.

Et elle pose sa main sur son cœur, le rythme cardiaque qui s'était accéléré en même temps que ces paroles revient enfin à la normal ; allongée sur le lit, elle fixe le plafond, respire calmement, tranquillement... Tout vas bien, tout ira bien, tout vas aller bien. Une trop grande gueule, oui, Lullaby avait, décidément, une grande gueule. Voilà, voilà, elle en vient déjà à regretter ce qu'elle à dit. Idiote de Lullaby...

hrp ; mon cœur va lâcher un de ces jours /DIE/ (et cherche pas, j'ai déjà emmené les papiers pour qu'on s'marient tranquille /pan/) ♥ (correction en cours)
 


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Ajisai

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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mer 24 Aoû - 21:05

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Elle quitte le lit et tu fermes les yeux, te laissant aller, t'abandonnant contre et tu enfouis même ton visage dans un des coussins pendant son isolement. Tu as l'impression d'être un enfant boudeur, d'un coup. Tu as l'impression de l'avoir forcé à taire cette conversation alors qu'elle avait peut être envie de continuer, qu'elle avait peut être des choses à dire sur ça, qu'elle avait peut être besoin de te dire ce qu'elle pensait vraiment de tout ça. Tu sens le lit s'affaisser à côté de toi après avoir entendu le bruit d'une bouteille qu'on décapsule et tu tournes le visage vers elle avant de te rasseoir en tailleurs, attrapant toi aussi une bière que tu vides trop rapidement pour que ça ne monte pas à la tête d'ici les prochaines minutes.

— D'accord. On arrête d'en parler ; mais j'te prierais de pas prendre mon Pe... Eden, pour un gars stupide. Il est loin d'être con... Alors si, il pourrait très bien comprendre... Il pourrait très bien TE comprendre.
— Et si je perds ce qu'on a Lulla ? Si ça détruit tout ? Si... putain j'peux pas Lulla, j'peux pas. J'étais.. j'en viens à me dire que j'aurais préféré ne pas m'en rendre compte.

Puis l'insulte sort et tu laisses échapper un léger rire, à peine. Parce que les bières commencent à faire effet, parce que tu ne veux pas pleurer. Elle te tourne le dos et tu te mords la lèvre avant que ton torse vienne se plaquer contre son dos, que tes lèvres se déposent sur son épaule puis dans son cou, tu veux la faire rire, la détendre, tes doigts glissent sur ses hanches. Tu sais que tu n'arriveras pas à la faire rire, à lui faire changer d'avis, à essayer de la dérider. Alors tu restes là, ton visage contre son épaule, tes bras l'entourant, ton torse se soulevant contre son dos.

— T'es celui qui m'dit de foncer, mais tu l'fais pas toi-même. Et tu t'étonnes que je suive pas tes conseils après ça ? Des fois j'me demande comment j'fais pour pas t'en coller une, tu sais ?
— Arata et toi c'est différent. Je suis sûr que tu lui plais. Et s'il ouvre le sujet je prendrais toutes les infos que je dois prendre et puis... tu peux pas m'en foutre une parce que tu m'aimes trop et ça abîmerait mon joli visage.

Tu essaies vraiment de détendre l'atmosphère mais ça n'a pas l'air de marcher, c'est même le contraire. Tu la lâches quand elle crie un peu plus fort et tu détournes le regard. Oh elle ne te savait pas lâche ? Mais pourtant Rory, tu l'étais tellement. Tu faisais croire que non, mais dès que ça parlait sentiment, attachement, relation, tu déguerpissais à la vitesse de la lumière. Parce que t'y es pas habitué, parce que t'es pas ce genre de mec qui tombe amoureux, parce que c'est pas ton genre de ne vouloir qu'une personne, parce que tu ne peux pas salir Eden.

Et vous voilà de nouveau front contre front, ses mains froides serrant ton visage et tu ouvres la bouche pour parler mais elle parle de nouveau, elle recommence à dire que c'est des conneries, qu'il faut pas que tu te caches derrière cette excuse... Mais c'est plus facile de se dire qu'il comprendrait pas, n'est-ce pas Rory ? C'est plus facile de se dire qu'il n'allait pas comprendre, qu'il n'allait pas savoir, qu'il n'allait pas remarquer. Tu ne veux pas qu'il remarque, tu ne veux pas qu'il comprenne. Tu aurais trop peur qu'il te dise non, trop peur de te faire rejeter, trop peur de... de tout, en fait.

Sa voix s'éteint et tes doigts viennent s'enlacer aux siens, ceux qui sont si proches de son cœur et tu les serres Rory. Tu serres sa main dans la tienne et tu fermes les yeux.

— Okay. J'arrête d'agir comme un lâche.

Pour le moment du moins. En attendant d'être sûr de ce qui pourrait être mieux pour lui, de voir ce que tu pourrais lui apporter de bien comme en mal. Tout dépendrait de ça, en fin de compte. Puis tu laisses échapper un léger rire :

— Alors comme ça, tu perds pas espoir avec Arata, mh ?

Ton ton est joueur, un peu manipulateur, même. Et tu la renverses sur le lit et tu te mets à califourchon sur elle, tes doigts glissant sur ses hanches et sa taille, prêt à lui faire son quota de chatouilles pour toute une vie.

— Je veux être le parrain de votre gosse ! Ah ! Et je veux être ton témoin aussi. Obligatoirement !






HRP : heureusement que ça devait être un rp tout mimi tout fluffy PARCE QUE SINON QU'EST CE QUE CA SERAIT SI ON AVAIT PREVU LE DRAMA
J'avais besoin de trucs mignons et plein de tendresse j'espère que tu m'en veux pas ♥


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Ajisai

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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mar 30 Aoû - 1:09

Tout est provisoire : l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi. La mort est tellement inéluctable qu’elle prend tout le monde par surprise. Comment savoir si cette journée n’est pas la dernière ? On croit qu’on a le temps. Et puis tout d’un coup, ça y’est, on se noie, fin du temps réglementaire, La mort est le seul rendez vous qui ne soit pas noté dans votre organizer — rory & lulla

L O L (www) — L'étreinte que tu lui offres Rory, Lullaby le sait, elle le ressent ; tu regrettes un peu, t'essayes de te rattraper, de la faire sourire, de la faire rire ; mais rien ni fait. Quand elle boude, elle boude ; comme toi, et tu le sais très bien. Pourtant, ta chaleur réconfortante lui donne, limite, envie d'te pardonner, d'se retourner vers toi et d'te tirer les joues pour oublier, pour faire comme si votre dernier échange n'avait pas existé, mais ce serait mentir et les mensonges, Lullaby en avait assez. Tu lui dis des choses Rory, mais l'esprit d'la demoiselle ne désire pas les assimiler ; autant ne pas faire attention. Elle plaît à Arata ? Récolter des informations ? Pourquoi Rory ? À quoi bon ? Pourquoi les pousser l'un dans les bras de l'autre ? Ils sont voués à être éloignés, voués à se séparer. Un soupir alors que ta main attrape la sienne et ta nouvelle sentence... Tu arrêtes de te conduire comme un lâche ? Mais que veux-tu réellement dire par là Rory ? Vas-tu faire quelque chose pour Eden ? Vas-tu enfin cesser de te voiler la face et foncer ? Elle aimerait tellement que ce soit le cas Lullaby, mais te connaissant ; et connaissant Eden ; ça allait prendre une éternité... Alors peut-être allait-elle faire comme toi, elle aussi allait y mettre son grain de sel.

Tu la renverses sur le lit et elle se sent carrément mal, pourquoi ton toucher sur sa peau lui donne soudainement envie de fuir ? Pourquoi Lullaby ressent-elle qu'elle ne va pas apprécier la suite ? Pourquoi elle sent la torture arriver ? Et encore ta voix Rory.

Alors comme ça, tu perds pas espoir avec Arata, mh ?
J'ai dit que je ne perdais pas espoir avec la survie d'mon cœur, nuance. Alors descend d'là !

Tu ne vas pas la croire, hein Rory ? Pourtant, c'était bien là ce qu'elle avait dit. Elle ne perdrait pas espoir de survivre... Et effectivement, si un nouveau cœur, elle avait, alors elle pourrait prétendre à aimer Arata, à le chérir et à lui apporter ce dont il avait besoin ; ce qu'elle pourrait lui apporter... Mais elle ne va pas sauter les étapes, d'abord la guérison, après l'acceptation de ses sentiments pour ce garçon. Ne lui fais pas espérer trop de choses Rory, ne lui fais pas croire en ce qui pourrait être impossible ; elle ne se voile pas la face Lullaby, ce n'est pas possible pour elle. Alors pour le moment, ne lui parle plus d'Arata, de cet amour qu'elle semble éprouvée, mais qu'elle ne comprend pas, ne lui parle pas de ses mystérieux sentiments pour elle, parce qu'elle est certaine que tu embellis la chose... L'amour... C'est trop compliqué pour elle, l'amour.

Je veux être le parrain de votre gosse ! Ah ! Et je veux être ton témoin aussi. Obligatoirement ! 
N'pars pas trop vite en besogne sweety. Je t'ai déjà dit que c'était pas à l'ordre du jour. Puis arrête de me chevaucher bordel, t'aimes tant que ça me dominer ?

Provocation, amusement ; elle tente, elle aussi, de détendre l'atmosphère Rory, parce que ce qu'elle t'a infligée plus tôt, elle ne veut pas y revenir, elle ne veut pas le revivre. Retrouvez votre amitié, votre complicité, votre amour l'un envers l'autre, votre stupidité effarante, vos délires bon enfants ; c'est là tout ce qu'elle souhaitait. Et tes mains sur sa taille et ses hanches la font sourire, un peu trop, beaucoup trop, alors elle se tortille et tente de s'extirper de ton emprise.

Bouge de là, putain Rory non. T'as pas intérêt à... Enlève ta main bordel... Je vais pas... Non non non.

Pas les chatouilles. Pas ici. Pas à cet endroit. Trop faible, beaucoup trop faible. Elle pose ses mains sur ton torse, tente de te repousser vainement alors qu'elle se tortille encore plus. Tes chatouilles sont l'une des pires tortures qui soit, à tel point que la sensibilité de ses hanches et de sa taille soit devenue problématique. Lullaby ne peut s'empêcher de rire alors que tu n'as même pas commencé Rory, tu vois comme c'est mauvais c'que tu fais ?!

Si tu m'fais ça Ro... Non mais enlève tes mains, je t'en supplie !

Et elle se marre, elle se marre comme elle ne pensait pas se marrer plus tôt, parce que la situation avait dégénéré, s'était envenimé et qu'elle avait juste l'impression qu'elle allait perdre ton amitié, ta si précieuse amitié. Ses bras t'enveloppent afin d'te faire basculer et le retour de Lullaby sur toi revient sans crier garde et c'est à son tour d'essayer d'te chatouiller.

Tu n'vas pas y échapper Rory, tu mérites une punition p'tit con.

T'es son frère Rory, t'es son meilleur ami, t'es celui avec qui y'a pas de barrière, plus de mensonges, avec qui elle partage tout, alors ne t'inquiète de rien, ne t'en fais plus pour elle. Lullaby elle est décidée à tout te dire, toujours ; alors pense à toi, à ton bonheur et ne fait plus attention à ce qu'elle t'as dis auparavant. Souris Rory, rigole avec elle, restez toujours pareille, toujours les mêmes.

hrp ; je t'en veux pas, quittons le drama, allons dans le fluffychoupi o/
 


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mar 30 Aoû - 12:37

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La survie de son cœur. Tu pourrais tout donner pour qu'elle survive. Tu lui donnerais ta vie, tu tuerais père, mère et enfant si ça pouvait lui sauver la vie. Tu deviendrais un assassin, un meurtrier, un tueur en série qu'importe. Tu deviendrais le pire homme sur terre si ça pouvait lui sauver la vie, tu deviendrais the public ennemi si ça pouvait la sauver. Tu abandonnerais ton paradis, irais cuire en enfer. Tu souffrirais mille et un supplices si ça pouvait la sauver. Tu lui donnerais ton propre cœur si ça pouvait la sauver, s'ils pouvaient être heureux tous les deux. Tu abandonnerais ta vie pour leur bonheur, sans hésitation. Et tu sais qu'elle t'en voudrait. Elle t'en voudrait longtemps, très longtemps. Mais sa vie serait sauve. N'y pense surtout pas Rory.

— N'pars pas trop vite en besogne sweety. Je t'ai déjà dit que c'était pas à l'ordre du jour. Puis arrête de me chevaucher bordel, t'aimes tant que ça me dominer ?
— J'adore ça te dominer, j'pourrais le faire tous les jours, lâches-tu dans un rire.

Lulla et toi, ça aurait pu marcher. Si tu n'avais pas été trop con, si tu n'avais pas regretté votre aventure de peur de la perdre. Lulla et toi, ça aurait pu marcher parce que vous êtes en osmose, dans tout ce que vous faites, mentalement, sexuellement, physiquement, psychiquement, vous êtes en osmose. Elle est ton autre toi, Lulla. Elle est cet alter-ego que tu ne pensais jamais trouver. Le seul point négatif, c'est que quand tout ça s'est passé, t'étais pas prêt à tomber amoureux, t'étais pas prêt à accepter que tu pouvais l'être un jour, t'étais pas prêt à arrêter tes conneries, à aller voir à droite et à gauche, t'étais pas prêt à tout ça, même si Lulla méritait mieux que ça. Elle méritait mieux qu'un coup d'un soir, mieux qu'une fois bourré. Lulla méritait mieux que ça.

Mais tu le regrettes pas, non Rory, tu ne regrettes pas ça.

Parce que c'est ça qui fait que vous êtes encore plus proche, encore plus tendre, encore plus en osmose tous les deux. Y'a pas de gêne, pas de faux-semblant, plus de mensonges, plus de cachotteries. Vous vous êtes mis à nus, sans honte, sans hésitation, plus maintenant.

Et elle rit ta Lulla, et son rire est l'une des plus belles mélodies du monde, et tu ne peux pas t'empêcher de rire avec elle alors que tes doigts torturent ses hanches, sa taille. Et vous êtes beaux à rire comme ça, à rire à en pleurer, à rire à en avoir mal aux zygomatiques, à rire jusqu'à n'en plus pouvoir. Et elle t'enlace, demande grâce et alors que tu te stoppes un instant, que tu vas pour arrêter, c'est elle qui te fait basculer et tu ne peux t'empêcher de rire alors que ta tête rencontre l'oreiller.

— Tu n'vas pas y échapper Rory, tu mérites une punition p'tit con.

Et maintenant, c'est elle qui te torture, c'est elle qui te fait rire à en pleurer, c'est elle qui est à califourchon sur toi, et entre deux rires, tu lâches :

— Oh oui punis moi j'adore ça quand tu m'chevauches !

Et tu ne peux que rire aux éclats, rire jusqu'à en pleurer, rire jusqu'à n'en plus pouvoir. Et tes doigts tentent tant bien que mal d'arrêter les siens et ce n'est qu'après quelques longues minutes qui te semblent durer bien trop longtemps que tu arrives à la bloquer à côté de toi dans le lit, bloquant ses jambes avec une des tiennes, tes mains serrant les siennes, éloignées de tes côtes, des siennes, de ta taille, de la sienne, de tes hanches, des siennes, et vos visages, enfoncés dans les oreillers.

Et tu ris à en pleurer, Rory, tu ris tellement que tu en perds le souffle, et c'est ça qui est magnifique, Rory.






HRP : je les aime trop putain j'te jure je les shipperais à mort


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mer 31 Aoû - 23:13

all rest under the northern lights, she wastes away her waiting nights, pacing back through another time, rock crack and sink down beneath her feet as she's floating aimlessly through the sea, and everywhere she goes it's always the same — elle & toi

northern lights (www) — Toujours le même, toujours un sale petit con ; mais t'es son petit con à elle, l'ami qui la sort d'la pénombre. Vous vous chatouillez mutuellement et vos rires se fondent comme vos corps qui se rencontrent à chaque spasme ; deux gros gamins, deux gros enfants en quête de paix, de sérénité et d'amusement.

J'adore ça te dominer, j'pourrais le faire tous les jours.
C'est moi qui domine et pas l'inverse chéri. Aaah !

Elle bondit quand tu la chatouilles encore une fois et elle sait même plus comment elle fait pour tenir sur toi ; l'envie d'se protéger grâce à la couette commence à lui venir en tête, mais elle ne peut pas te fuir, alors elle use de ses doigts, s'accroche à toi pour ne pas tomber et continue d'te faire rire, parce que c'est là tout ce qu'elle aime, c'est cette mélodie qu'elle apprécie plus que tout, cette sonorité que Lullaby veut à tout prix entendre jusqu'à la fin d'sa vie ; le son d'ton rire Rory. Elle ne peut pas te lâcher, elle peut plus, et même si elle le souhaitait, au fond, elle ne pourrait pas. Parce que t'es tout pour elle Rory, t'es son tout, le "tout" de sa vie. Qu'est-ce que Lullaby ferait sans toi ? Tu sais très bien qu'elle n'irait pas loin, qu'elle n'irait plus nul part... Et elle a capté tes pensées plus tôt Rory, mais elle a rien voulu t'dire, parce que l'avis de tempête est passé ; mais jamais, au grand jamais, elle ne survivrait, même avec ton cœur dans sa poitrine. Elle n'en veut pas d'ton organe vital Rory, parce qu'il t'appartient avant tout ; et t'avoir constamment dans son corps, sans pouvoir t'avoir physiquement auprès d'elle, ce serait trop dur à vivre. Trop dur à encaisser, trop dur à accepter.

Alors elle te chatouille avec toute la force qu'il lui reste
Car elle souhaite encore t'entendre rire
Elle s'accapare sans scrupule ton sourire
et jette le reste, sans regret, en un geste


Oh oui punis moi j'adore ça quand tu m'chevauches !
Oulala, c'est chaud bouillant ; pas besoin de dire l'évidence Rory, j'le sais déjà ça.

Et elle rigole, elle se marre de sa propre connerie, de vos délires, et vos chatouilles reprennent de plus belle et son corps quitte le tien pour venir à tes côtés alors que ses mains tentent de bloquer les tiennes ; voilà que ta jambe emprisonne les siennes et elle n'en peut plus. La respiration galère, elle pourrait mourir de rire avec toi Rory, c'est dur d'se dire que c'est possible ; mais avec toi, rien n'est impossible, tout est envisageable et réalisable. C'est ce que tu lui as appris, c'est l'espoir auquel tu lui as fait croire. Elle aimerait te dire d'attendre, t'implorer d'arrêter, mais impossible pour elle de vraiment parler, alors ses dents viennent te mordiller l'épaule, avant d'lâcher en hurlant à moitié.

Putain Rory, laisse moi reprendre mon souffle, j'vais pas survivre !

Et elle aimerait que cette soirée ne se termine jamais
Parce que tu lui apportes tout ce qu'elle désirait
La confiance, l'amitié et une unique promesse
Celle de toujours rester son ami, son Rory


Sur le côté, elle suffoque un peu, cherche à reprendre son souffle avant d'entendre quelqu'un gueuler un cabanon plus loin "Vous ne pouvez pas vous calmer ?! Vous avez vu l'heure ?!" Mais elle ne put que répondre dans un hoquet "J'ai pas vu l'heure, mais j'ai vu ta sœur ! Matte ça, je fais des rimes." Une insulte fuse, mais rien de plus et elle s'ébouriffe la tignasse de dépit avant de se redresser un peu et d'se laisser choir sur tes abdos.

C'est dans ces moments-là que l'Irlande me manque. J'ai hâte d'y retourner Rory...

Et son cœur se resserre à cette idée, elle aimerait tellement rentrer avec Evan, voir son père, serrer Fox dans ses bras, aller sur la tombe de sa mère, boire des pintes de bière dans la célèbre rue d'la soif ; refaire ces soirées qui la rendent barge ; avec toi Rory.

Faut que j'te dise la vérité Rory. Pour Arata. Parce que toi, t'as mis des mots pour Eden. Faut que j'en fasse autant.

L'échange équivalent. Tu ne lui as pas menti, alors elle ne le ferait pas non plus. Elle aussi voulait être honnête avec toi, toujours ; plus de mystère, plus d'énigmes, plus de faux-semblants ; en tout cas, pas avec toi Rory. Et elle t'utilise de nouveau comme un matelas, attrapant la couette et la passant sur vous, laissant s'échapper d'entre ses lippes avec un ton particulier ; très solennelle ; moment de confessions.

Je crois que, ouais, non, j'en suis certaine ; je l'aime vraiment Arata. Mais je ne peux pas lui dire, je ne peux pas le faire souffrir, tu vois ? Avec mon cœur malade, j'me suis toujours mis des barrières avec les gens ; j'évitais les contacts avec les autres ; l'amour, c'était un peu une prison que j'voulais éviter. Pas par peur d'être blessé ; mais part peur que ma disparition blesse autrui. C'est pour ça qu'avec Arata, j'me laisse cette barrière. Je veux pas qu'il regrette et je veux surtout pas le blesser.

Elle t'enveloppe de ses deux bras, se berçant dans ta chaleur, son sourire sur le visage qui ne s'estompera plus jamais, pas ce soir ; pas demain ; plus jamais.

J'ai aimé trois personnes dans ma vie ; Ryo, Toi ; et voilà qu'Arata est la troisième. Jamais deux sans trois ; j'ai peur de répéter des erreurs, j'ai vraiment pas envie d'lui faire du mal, il souffre déjà assez avec Tsubasa... Alors, vraiment Rory, n'insiste pas avec ça ; même si t'es persuadé du contraire, d'accord ? Je dois y réfléchir...

Entre les rendez-vous à l'hôpital
Les scanners et les IRM
Elle aurait de quoi cogiter
Peser le pour et le contre
Changer d'avis et foncer


Et elle se comporte comme un chat dans tes bras, en quête d'un peu plus de chaleur, tâtant un peu tes muscles du bout de ses doigts.

T'as gagné en muscle ou j'rêve ? Bon, heureusement que ça reste confortable, j'veux pas perdre mon gentil matelas.  

Et elle ris ta Lulla, parce qu'elle ne peut faire que ça
Surtout quand elle est dans tes bras.


hrp ; je les ship dans l'ombre, c'est évident /DIE/
 


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Jeu 1 Sep - 12:58

LIVING YOUNG WILD AND FREE —
feat. Lullabae


— music



Et vos rires sont la douce mélodie qui vient te faire frissonner, qui te fera sourire quand tu te les remémoreras dans un jour, un mois, un an. Vos rires sont la pire et la meilleure drogue que tu ais connue, elle est celle dont tu ne peux te passer, quelque soit l'heure, le jour, le temps, les années qui passent encore et encore. Vos rires sont la fontaine de jouvence. Ils sont votre immortalité, le temps d'un instant.

— Putain Rory, laisse moi reprendre mon souffle, j'vais pas survivre !

Tes doigts arrêtent leur torture, sans pour autant lâcher les siens. Tu tentes de la même façon qu'elle de reprendre ton souffle, à faire redevenir blanche tes joues rouges. Puis une plainte, puis la réponse de Lulla et tu ne peux qu'étouffer ton rire dans l'oreiller, repartant dans un fou rire que tu ne peux pas contrôler et il te faut quelques minutes pour te calmer.

— C'est dans ces moments-là que l'Irlande me manque. J'ai hâte d'y retourner Rory...
— On y retourne bientôt.

Bientôt, les prochaines vacances n'étaient pas si éloignées que ça... bientôt. Toi aussi, ça te manquait, toi aussi, ton pays te manquait plus que tout et tu n'avais qu'une envie, c'était d'y retourner, de retrouver ta mère, ta nièce, ta chambre, le quartier de Temple Bar où quasi tous les serveurs et barmans vous connaissez là-bas. Ces lendemains de soirées où ta mère vous préparez un bon plat de pâtes parce qu'il n'y avait que ça de bien après une bonne cuite.

— Faut que j'te dise la vérité Rory. Pour Arata. Parce que toi, t'as mis des mots pour Eden. Faut que j'en fasse autant.
— T'es pas obligée...

Non, elle ne l'était pas. Elle n'était pas obligée de mettre des mots sur ce qu'elle ressentait, parce que tu sais que c'est difficile, tu sais que ça rend la chose plus réelle, moins facile à oublier, c'est moins facile, plus dur de passer outre une fois qu'on a mis des mots sur ce qu'on ressent, ça l'est toujours. Alors non, elle n'est pas obligée, bien sûr que non. Mais tu sais qu'elle va le faire quand même, parce que t'a été honnête avec elle, qu'elle doit être honnête avec toi, parce qu'entre vous, y'a pas de honte, plus de faux-semblant, plus de mensonges.

Sa tête vient se caler contre ton épaules et tes doigts viennent caresser son bras nu. Sous la couette, comme dans une cabane, comme si les secrets ne pouvaient pas sortir de dessous, comme si rien ni personne ne pouvait entendre ce qu'il allait être dit.

Sa voix basse vient chatouiller ta peau et tu l'écoutes attentivement, tu l'écoutes, tes yeux la détaillant sans gêne. Tu la comprends parce qu'à sa place, tu ferais pareil, alors tu ne peux pas la blâmer pour ça, tu ne peux pas la blâmer de vouloir vous protéger, toi, Arata, les gens qu'elle aime. Tu ne peux définitivement pas lui en vouloir de vouloir vous protéger. Ses bras t'entourent et tu l'observes, ta main qui ne caresse pas son bras vient glisser sur sa joue, vient ajuster une mèche de ses cheveux derrière son oreille avant de se caler dans sa nuque que tes doigts caressent légèrement.

— J'ai aimé trois personnes dans ma vie ; Ryo, Toi ; et voilà qu'Arata est la troisième. Jamais deux sans trois ; j'ai peur de répéter des erreurs, j'ai vraiment pas envie d'lui faire du mal, il souffre déjà assez avec Tsubasa... Alors, vraiment Rory, n'insiste pas avec ça ; même si t'es persuadé du contraire, d'accord ? Je dois y réfléchir...

Toi. Elle t'a aimé toi. Tu as un moment de surprise, à peine remarquable, parce qu'elle ne te l'avait jamais dis, ne te l'avais jamais montré et tu ne l'avais jamais vu. Tu n'avais jamais remarqué. Et sur le coup, tu as envie de t'excuser, tu as envie de lui dire que tu es désolé, que tu ne savais pas, que t'as agis comme un con, qu'elle méritait mieux que ça. Mais tu ne dis rien. Ne sois pas désolé qu'elle t'ait aimé Rory, ne le sois pas.

— Le troisième est sûrement le bon.

Mais tu n'insistes pas plus, parce qu'elle te l'a demandé, parce qu'elle te dit qu'elle doit y réfléchir et tu la comprends, parce que toi aussi, t'as du y réfléchir, toi aussi tu as du peser le pour et le contre. Oui t'es persuadé qu'ils vivraient heureux ensemble, qu'ils le seraient vraiment, mais qui es-tu pour choisir ça, Rory, mh ? Qui es-tu pour les balancer dans les bras l'un de l'autre comme ça ? Tu n'as pas le droit de le faire même si tu es persuadé que ça ne peut leur apporter que du bonheur.

— T'as gagné en muscle ou j'rêve ? Bon, heureusement que ça reste confortable, j'veux pas perdre mon gentil matelas.

Tu laisses échapper un léger rire en même temps qu'elle, presque silencieux, parce que tu ne voulais pas avoir trop de problèmes avec l'administration à cause de vos soirées à tous les deux.

— A peine. Et t'inquiète, si un jour je le suis plus, je mangerai du gras rien que pour toi et j'arrêterai le sport !

Et tu lui souris, cherches son front de tes lèvres pour y déposer un baiser, puis un autre près de sa tempe. Et tu la serres contre toi Rory, fort, si fort que tu pourrais lui en couper le souffle.

— Hé Lulla, je t'aime tu sais ?

Je t'aime à en crever.






HRP : trop d'amour omg


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Jeu 1 Sep - 17:29

They say that we're dreaming too big, I say this town's too small, Dream, Send me a sign, Turn back the clock, Give me some time, I need to break out And make a new name, Let's open our eyes To the brand new day — elle & toi

OUT OF TIME (www) — "On y retourne bientôt" hein ? Ouais, elle aimerait y croire Lullaby, elle aimerait revoir Fox et son père malgré ce qu'elle peut dire ; mais la peur la prend en tenaille comme tes bras qui viennent l'envelopper comme pour effacer sa peine et son horreur. Elle a peur d'jamais pouvoir rentrer au bercail Rory, elle a peur de ne pas revoir le Temple Bar, peur de ne pas s'asseoir de nouveau au comptoir avant d'finir debout dessus en chantant des chansons d'alcoolique d'Irish. Jamais Lullaby n'aurait pensé être un jour autant terrifié à l'idée de disparaître, à l'idée de mourir ; envie qui tapait dans ses veines à la mort de sa mère, une unique envie, celle de la rejoindre dans les bras d'Morphée ; parce que la mort est un sommeil fait de délivrance en ce monde plein de cruauté. Son cœur tape encore et encore dans sa cage thoracique, se demandant bien si un jour, cet endroit allait la libérer ; si son organe vital allait survivre dans cet enfer semblable à un désert aride. Pourtant, Lullaby ne s'inquiète pas d'pas trouver d'Oasis ; parce que t'es là Rory, t'es cette pluie fine qui s'abat sur elle, soulageant ses peines, effaçant ses larmes à ton passage. Ne pouvant se résoudre à s'éloigner de toi, la blonde se colle un peu plus, encore plus, parce que cette proximité est tout ce qu'elle désire en cet instant ; parce que tu provoques une dépendance chez elle qui n'a pas de nom et encore moins d'explication. Une force d'attraction, vous vous étiez trouvés, hors de question de vous séparer. Parce qu'elle t'aime Rory, elle t'aime comme son frère, comme un membre de sa famille ; vous êtes un clan, à vous deux, vous dominez le monde ; vous le toisez d'votre hauteur et vous jubilez... C'est ainsi, ça le sera toujours ; elle l'espère, elle y veille en silence Lullaby.

Et ses mains viennent encore chercher les tiennes alors que tu lui confies qu'Arata, en tant que troisième, serait sûrement le bon. Et elle aimerait te croire Rory, mais ce serait renié ses années d'errances dans la solitude et l'inquiétude. Ce serait allé à l'encontre de ses propres règles, casser ses propres barrières ; tu l'sais mieux que personne, hein ? Que ça l'effraie comme la mort ?

Arata, le bon. Arata, l'homme de sa vie. Peut-être oui ; pourtant, elle se fait beaucoup trop lâche pour y croire, beaucoup trop fragiles comme son cœur qui vacille quand Lullaby se retrouve prêt de lui. Sa voix, ses gestes, son toucher, son visage, ses sourires... Elle en devient dépendante sans le vouloir, comme elle était devenue dépendante de toi en un claquement de doigts. Se l'avouer. Le réaliser et tomber de haut. Dégringoler comme son cœur qui dégringole de sa poitrine ; alors elle s'accroche à toi dans ce petit lit, toi qui efface les doutes qui l'assaille. C'est le moment de se battre, hein ? Et pas de tomber... Elle n'a rien à perdre, mais beaucoup de choses à trouver ? Le faire avant de ne plus avoir le temps ? Putain. Putain d'merde ouais. Pourquoi le temps lui était-il compté ? Et d'ailleurs ? Combien de temps lui reste-t-il dans le fond ? Lullaby n'en sait rien. Évitant les rendez-vous de peur d'être en face du fait accompli ; de peur que sa situation se soit empirée... Lâche. Beaucoup trop lâche. Fuir la réalité ne l'aiderait pas, certainement pas.

Et elle se colle encore, efface ces inquiétudes, se fond dans tes bras, s'abreuvant de ton odeur, en faire une dissertation en pensée ; un peu poivré, un peu brûlante... Un rayon sélénite, la lumière de la lune ; tu lui évoques la lumière qui brille dans l'obscurité, tu lui évoques tellement de choses Rory ; depuis le début à tes côtés ; depuis qu'elle a vraiment commencé à vivre.

"À peine. Et t'inquiète, si un jour je le suis plus, je mangerai du gras rien que pour toi et j'arrêterai le sport !" Et elle en rigole comme une idiote Lullaby, en t'imaginant un peu rondouillard tel un rondoudou qui roule, qui roule et qui s'écroule. Tu es parfait comme tu es Rory, beaucoup trop peut-être et cela l'étonne que tu penses le contraire de ta propre personne. Pourquoi Rory ? Explique-lui, dis-lui les choses, parce que sans s'infiltrer dans ton cerveau, Lullaby ne peut pas vraiment en avoir connaissance ; même si vous êtes aussi similaires, vous avez vos secrets ; la preuve...

On mangera des kebabs et on s'fera grassouillets ensemble alors.

Jamais elle ne te laissera tomber.
Pas tant qu'elle vivra à tes côtés.
Jamais elle ne se résoudra à te quitter.
Pas de son plein gré.


Hé Lulla, je t'aime tu sais ?
Hé Rory. Je t'aime aussi à en crever, tu l'savais ?

Et ses lèvres se déposent sur ta joue avant de reprendre ton corps comme appui, comme son matelas. Tellement de bien-être, tellement sereine, si paisible. Quel contraste extraordinaire comparé à votre échange un peu plus tôt. Un long soupir s'échappe de ses lèvres, soupir de bonheur, comme pendant un bon massage... Ta chaleur la rend si fébrile, si accro, si vivante ; tu es si vivifiant Rory, est-ce que t'en a conscience.

Désolé d'avance si j'bave sur toi ; mais t'es tellement une bouillotte que j'me sens juste comme une guimauve au soleil.

Elle le dit, sans aucune honte, sans aucune gêne.
Parce qu'y a pas d'ça entre vous et il y en aura jamais.
Encore à t'enlacer de ses bras fins comparés aux tiens, sa chevelure détachée qui te recouvre à moitié, son souffle lent qui se colle à ta douce peau et les yeux qui se ferment lentement, un peu... Mais elle se relève après avoir réalisé quelque chose, les joues rouges, mais le cœur serein.

Attends. Attends, attends, attends. J'ai osé t'dire que j't'avais aimée par le passé, ça va ? Tu le vis bien ? Non parce que j'veux pas que tu l'prennes mal ou je n'sais pas quoi ! C'est un compliment, que dis-je ; un HONNEUR d'être aimé par mon humble personne, t'es au courant ?!

Ne sois pas gêné.
Ne t'en veux pas non plus.
Parce que c'est la faute de sa lâcheté.
Et cela vaut mieux pour votre amitié.
Alors elle ne regrette pas de ne pas te l'avoir dit plus tôt.
Sinon, tu ne serais pas devenue son petit Rory.


Pas de honte, pas de gêne entre nous ; n'oublie pas. Et j't'en veux pas, au cas où ça te traverserait l'esprit. J'regrette rien Rory, parce que t'es mon meilleur ami aujourd'hui ; et sache que j'remercie tous les jours Marie.

Tous les matins au réveil.
Tous les soirs avant d'être happé par le sommeil.
Parce que grâce à elle, elle t'a rencontrée.
Alors jamais, au grand jamais elle ne regretterait quoi que ce soit.
Jamais Rory.


hrp ; je le dis souvent ; mais oui, friendship is magic o/
 


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Jeu 1 Sep - 23:34

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— music



La réponse te fait rire. Tu vous imagines bien, tous les deux à bouffer des kebabs à n'en plus pouvoir, à bouffer pizza sur pizza, à boire bière sur bière. Hé Rory. Je t'aime aussi à en crever, tu l'savais ? Et ça te fait sourire, et ton sourire s'agrandit encore quand ses lèvres se déposent sur ta joue avant de se reposer vers toi. Puis tu la repousses un peu, lâchant un attends je meurs de chaud, abandonnant ton t-shirt quelque part dans sa chambre, pareil pour ton short, parce que non, tu ne les poses pas au pieds du lit, ou à côté, non, tu les jettes dans la chambre et tu sais que tu vas les chercher demain sans pouvoir y mettre la main dessus. Elle avait l'habitude de toutes façons.

— Désolé d'avance si j'bave sur toi ; mais t'es tellement une bouillotte que j'me sens juste comme une guimauve au soleil.
— Bave bave, je t'en prie. Je récolterai le tout et j'l'étalerai sur tes cheveux, réponds-tu dans un léger rire.

Cheveux avec lesquels tu joues du bout des doigts. Tu adores jouer avec ses cheveux, tu les trouves doux, souvent emmêlés, surtout après une bataille de chatouilles comme la vôtre. Ta main va et vient sa sa nuque, sur son bras que tu arrives à atteindre, son dos, puis sa nuque de nouveau avant de s'emmêler dans ses cheveux. Et tu fixes sont visage, ses cheveux, tu la fixes elle, tout simplement. Tu ne te lasses pas de la fixer. Lulla, c'est la femme de ta vie, celle que tu retrouverais tout au bout du monde si tu le devais. Petit à petit, ta respiration s'apaise de plus en plus, petit à petit, tes paupières se ferment. Puis elle se relève d'un coup et tu ne peux qu'ouvrir les yeux sous la surprise.

— Attends. Attends, attends, attends. J'ai osé t'dire que j't'avais aimée par le passé, ça va ? Tu le vis bien ? Non parce que j'veux pas que tu l'prennes mal ou je n'sais pas quoi ! C'est un compliment, que dis-je ; un HONNEUR d'être aimé par mon humble personne, t'es au courant ?! Pas de honte, pas de gêne entre nous ; n'oublie pas. Et j't'en veux pas, au cas où ça te traverserait l'esprit. J'regrette rien Rory, parce que t'es mon meilleur ami aujourd'hui ; et sache que j'remercie tous les jours Marie.

Le long de sa courte tirade, tu t'es redressé sur tes coudes pour être un peu plus à sa hauteur. Le long de sa courte tirade, tu l'as observé, surpris, un peu gêné, aussi. Gêné, surtout, un peu mal à l'aise. Parce que Rory, même avec trop d'alcool dans le sang, tu aurais du vous arrêter, tu aurais du te calmer, partir marcher, faire quelque chose, mais tu n'aurais pas du commencer à l'embrasser, à la toucher. Même avec des litres et des litres de bières dans le sang ou de vodka ou qu'importe, tu n'aurais jamais dû lui faire ça. Parce qu'elle méritait mieux que ça. Était-ce avant ? Après ? Est-ce le fait d'être passé à la casserole avec toi qui l'avait fait t'aimer ? Ou est-ce qu'elle l'était déjà avant ? Est-ce que ça a commencé après ? Quand s'en est-elle rendu compte ? Et toi Rory, pourquoi tu t'en es pas rendu compte, hein ? Pourquoi tu l'as jamais remarqué ?

Tu passes une main gênée dans tes cheveux, trop longs maintenant, que tu dois couper mais tu repousses toujours l'échéance, puis tu frottes ta nuque alors qu'un soupir s'échappe de tes lèvres. Tu cherches les mots sans les trouver, tu n'as jamais été doué pour ça. A vrai dire, vous n'en aviez jamais réellement parlé, parce que tu ne pensais pas qu'il y avait des conséquences réelles à tout ça. Parce que finalement, t'étais un peu naïf, Rory.

— Tu méritais mieux que ça. Et tu mérites tellement mieux qu'un mec qui se rend même pas compte de ce que tu ressens. J'ai rien vu Lulla... j'ai rien...

Un soupir, un léger accro dans ta voix. Tu déglutis, expires un peu trop fort avant de reprendre :

— Je m'en suis pas rendu compte, et j'suis désolé pour ça. Pas pour le reste, parce que je regrette tellement pas mais... je suis désolé de pas m'en être rendu compte.

Parce que ça aurait été différent si tu l'avais su Rory. Oh oui ça l'aurait été, tu le sais. Tu ne sais pas vraiment où vous en serez, ou si ça aurait vraiment changé quelque chose entre vous, mais tu aurais moins agis comme un con dans tous les cas. Tu regrettes pas la nuit passée avec elle, ni le lendemain matin horriblement gênant, et encore moins les petites piques amicales et les taquineries gentilles sur votre nuit bien trop alcoolisée. Tu regrettes juste de pas avoir mieux géré le coup, de ne pas avoir réussis à te rendre compte, toi qui te vante presque d'être son meilleur ami. Comment peux-tu prétendre à ce titre Rory, alors que tu ne te rends compte de rien ? Ni de sa maladie, ni de son amour pour toi il y a quelques temps, ni son amour pour Arata maintenant ? Comment peux-tu prétendre à ce titre Rory, alors que tu n'es pas capable de porter le poids qu'elle porte sur ses épaules comme Atlas porte le monde ?

Tu te mordilles les lèvres avant d'attraper son poignet pour l'attirer de nouveau vers toi, contre toi, un peu sur toi aussi, t'enfonçant dans les coussins et remettant la couette en place sur vous.

— T'es la femme de ma vie, t'es ma Lullabae.

Ca sonne un peu comme une confession, comme une déclaration, mais c'est pas vraiment ça. C'est juste que tu as l'impression qu'il faut que tu lui dises. Il faut que tu lui dises maintenant, il faut que t'arrêtes de le cacher, il faut que tu dises ce qu'elle est pour toi, tout ce qu'elle représente : elle a été faite sur mesure, ta Lulla, rien que pour toi, elle est la femme de ta vie. Et il faut qu'elle le sache.

Tu ne dis jamais assez aux gens que tu aimes que tu les aimes. Parce que c'est pas vraiment toi, parce que les mots et toi, vous êtes pas vraiment copains, que tu agis plus facilement que ce que tu ne parles, parce que ce sont tes gestes qui prouvent que tu tiens à quelqu'un, pas tes paroles. Tu ne dis jamais assez aux gens que tu aimes que tu les aimes. Parce que ce n'est pas très viril, parce que t'es pas à l'aise avec tout ça, parce que les paroles, finalement, elles s'effaçaient vites, s'oubliaient vite, pas les actes, les actes restaient. Tu ne dis jamais assez aux gens que tu aimes que tu les aimes. Mais il faut que ça change Rory. Il faut que ça change parce que la vie est trop courte, parce que y'a trop de merde dans ce monde pour cacher ce que tu ressens. Alors dis le.

Crie le.

Hurle le s'il le faut.

Mais dis lui à quel point tu l'aimes.






HRP : Spirit ne m'a pas DU TOUT inspirée. Du tout. Jamais. Puis c'est toi qui a commencé.


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Ven 2 Sep - 1:57

This is how you remind me of what i really am, it's not like you to say sorry, i was waiting on a different story, this time i mistaken for handing you a heart worth breaking and i've been wrong, i've been down into the bottom of every bottle, these five words in my head scream are we having fun yet — elle & toi

once again (www) — Parfois, les mots se barrent d'eux-mêmes de notre bouche. Parfois, la pensée va plus loin que prévue, s'échappant de toute emprise, plus aucun contrôle. Parfois, on aimerait être atteint d'un mutisme, quelque chose pour bloquer ce flot d'paroles incompréhensible ; pour ne pas avoir à passer pour un imbécile, pour ne pas blesser, pour ne pas regretter. Une nouvelle situation qu'elle n'avait pas vu venir, qu'elle n'avait pas pu prédire et si Lullaby avait fait un peu plus attention, jamais, au grand jamais, elle n'aurait révélé son autre secret ; l'amour qu'elle t'avait porté autrefois. Il y a parfois des sentiments qu'on aimerait laisser enfouis quelque part ; un peu comme ceux qu'elle éprouve pour Arata, ou ceux que tu éprouves pour Eden ; les garder pour soit, pour ne pas être déçu, pour ne perdre espoir, pour ne pas blesser... Qu'est-ce qu'elle avait fait ? Pourquoi avait-elle lâché ça comme ça ? Ton visage sérieux contraste vachement avec le sien, elle qui en rigole, toi qui semble gêné, agacé peut-être. Son cœur s'arrête, elle ne sait pas du tout quoi en penser. Alors elle fait comme toi, elle se redresse, attendant que tu trouves les mots, parce que Lullaby le sait, elle peut le comprendre, t'es en train de réfléchir. Tu n'avais rien vu et elle le sait ; parce qu'elle est douée la demoiselle pour cacher ses émotions, ses sentiments ; c'est tout un art, c'est toute sa vie ; c'est ce qu'elle est Lullaby. Mystérieuse et réservée, énigmatique et lâche ; elle fuit les gens, elle fuit sa véritable nature, se cachant... Tu n'as pas fait exception à la règle Rory ; car personne ne la connaît vraiment... Mais toi maintenant, tu sais tout ; tu connais son plus terrible secret, tu as brisé ses barrières d'année en année, alors tu devrais l'avoir compris, l'avoir cerné... Sans l'ombre d'un doute, elle se demande comment elle a fait pour ne pas craquer et t'avouer la vérité. Lullaby se demande vraiment pourquoi elle ne l'a pas fait plus tôt ; peut-être par respect pour Marie ? Peut-être par respect pour toi ? Ou peut-être pour les mêmes raisons qui la poussent à ne rien dire à Arata ? Peut-être parce qu'elle savait très bien que ce qu'elle ressentait pour toi à cette époque n'était pas réciproque ? C'est un mélange de tout ça, ou peut-être pas ; peut-être que sa lâcheté l'en avait tout simplement empêché, bloquant sa voix, subtilisant sa pensée, et le masque de faux-semblant était arboré... C'était forcément cela la vérité ; parce que c'est ainsi qu'elle était, mais pas ce qu'elle sera... Lullaby a changé, elle le sait, elle en est convaincue ; et c'est pourquoi aujourd'hui, dans sa chambre, dans tes bras, elle te l'a révélée sans peur, sans amertume ; juste un brin nostalgique. Autant le dire, pour justement continuer à aller de l'avant, pour que tu saches tout, tout jusqu'au bout des doigts ; tout jusqu'à la fin ; ne plus rien te cacher Rory.

La longueur de tes cheveux semble te perturber et elle aimerait s'approcher de toi pour te proposer de te les couper ; comme elle l'avait toujours fait pour Evan ; mais sans savoir pourquoi, la voilà sur la réserve, sur le banc de touche. Tu es gêné, elle le sait, le ressent, c'est palpable, indubitable, ça flotte même dans la pièce et ça la gêne à son tour. Pas de ça. Pas maintenant. Pas après tout ce que vous vous étiez dit. Alors elle arque un sourcil, fait un peu la moue alors que tu daignes enfin ouvrir la bouche, la laissant encore une fois sur le carreau...

Tu méritais mieux que ça. Et tu mérites tellement mieux qu'un mec qui se rend même pas compte de ce que tu ressens. J'ai rien vu Lulla... j'ai rien...

Tu n'as rien vu, elle le sait Rory. Elle le sait mieux que quiconque ; parce qu'elle avait fait en sorte que tu ne remarques rien ; comme elle avait renfermé ses sentiments et son amertume pour les coups d'son père, comme elle avait caché sa maladie ; tout était enfermé à double tour, sous clé, scellé... Mais toi, t'as forcé l'entrée sans t'en rendre compte et elle se demande comment tu fais pour pas l'comprendre. T'es celui qui comprend le mieux ce qu'elle ressent justement, alors réfléchit... Ce n'est pas que tu n'as rien vu, hein Rory ? C'est plutôt que tu ne voulais rien voir, non ? Elle le pense, le pense très fort, mais Lullaby ne sait pas si tu peux capter ces pensées, des pensées qu'elle tairait, parce que ce n'était pas le moment de repartir dans un mélodrame, le passé, c'est le passé ; alors autant le laisser là où il est ; non ?

Je m'en suis pas rendu compte, et j'suis désolé pour ça. Pas pour le reste, parce que je regrette tellement pas mais... je suis désolé de pas m'en être rendu compte.

Nouveau soupir, long, las ; preuve qu'elle était blasée alors qu'elle hausse les épaules et lève ses yeux gris au ciel. Dieu que tu peux être con quand tu t'y met Rory. Pourquoi t'excuser de la sorte ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi faire surtout ? Cela ne changera rien et de toute façon, ce n'était pas un problème. Elle était tombée amoureuse de ton rire, de tes sourires, du réconfort que tu avais daigné lui offrir ; mais aussi de tes larmes, celle que t'avais lâchée pour Marie, en t’effondrant dans ses bras. Faible et désemparée, elle l'était et auprès de toi, elle trouvait un réconfort alors qu'Evan l'esquivait déjà un peu, n'étant pas conscient de sa condition. Lullaby ne l'avait pas compris, elle ne l'avait pas vraiment réalisé, mais elle était déjà sous ton charme ; peut-être même quand Marie faisait ton éloge, qu'elle parlait de toi avec un grand sourire sur son visage, racontant tes conneries... Elle était tombée amoureuse, en pensée, s'imaginant un personnage, s'imaginant un gars bien ; et elle ne s'était pas trompée, t'étais exactement comme elle l'avait imaginée ; à un détail prêt... Le fait que tu sois presque comme elle, semblable, mais différent dans bien des manières. Et y'a eu cette nuit, cette nuit de débauche, de bière, de vodka, de joints, son cerveau fumait et ses sens étaient en éveil et il a fallu qu'elle se prouve quelque chose, qu'elle provoque elle-même le processus ; mais elle savait très bien qui tu étais, tes relations ; mais elle ne savait pas ce que tu représentais vraiment pour elle. Ce n'est qu'après, bien après, que Lullaby avait enfin capté la vérité. Ouais, elle était tombée amoureuse et c'était la fois d'trop. L'amour n'est pas une partie intégrante de sa vie ; parce que de base, elle est différente Lullaby. Elle enchaîne les conquêtes sans avenirs, couchant sans rester au réveil, se barrant sans demander son reste... Et tu sais très bien pourquoi maintenant.

Parce que dans sa poitrine réside un cœur qui ne bat pratiquement pas.

C'est horrible à dire, hein ? C'est pourquoi elle ne dit rien. C'est horrible à vivre, hein ? C'est pourquoi elle continue d'le faire. Parce qu'elle le mérite Lullaby. Parce qu'il y a un tas de choses que tu ignores sur elle et ça vaut tellement, mais tellement mieux pour toi Rory... Parce qu'elle ne veut pas te décevoir, parce que t'as pris une place tellement importante dans sa vie d'puis tout ça ; tellement d'choses ont coulé sous les ponts qu'elle ne le réalise même pas. Depuis combien de temps, vous connaissez vous ? Vous côtoyez vous ? Depuis combien d'temps, elle te ment ? Depuis combien d'temps, elle te cache des choses ? Combien de temps cela lui a pris pour tout te révéler ? Trop de temps. Beaucoup trop de temps. Il fallait qu'elle arrête Lullaby, qu'elle arrête d'être lâche, d'user de sa franchise quand ça l'arrange ; tout va changer ; il le faut, et cela commence maintenant, alors que tu l'as saisis par le poignet pour la rapprocher, pour la faire venir contre toi, la couette recouvrant vos deux corps et la surprise marquant son visage.

T'es la femme de ma vie, t'es ma Lullabae.

T'es con Rory. T'es juste très con. Tu dis qu'elle méritait mieux qu'une nuit dans tes bras, mieux qu'un gars comme toi... Mais toi Rory ? Tu mérites pas mieux qu'une menteuse et une lâche pour « femme de ta vie » ? Sincèrement, tu sais bien que si, tu le sais mieux que personne ; alors si ça va dans un sens, ça ira forcément dans l'autre.

Rory Valentin Blaise, tu es parfois con quand tu t'y mets.

Et elle rit, parce qu'il n'y a que ça à faire, parce qu'elle ne veut plus avoir à vivre dans le passé, parce qu'il est mort et enterré, parce que le présent lui importe beaucoup plus ; même l'avenir incertain semble plus important. Alors faut qu'elle te le fasse comprendre. Elle s'étale de nouveau sur toi, qui t'es désapé plus tôt, s'abreuvant de nouveau d'ta chaleur et lâchant sur son ton désinvolte et un peu exaspérée.

J'vois même pas pourquoi tu te dénigres à ce sujet ; j'suis juste bonne pour cacher la vérité, la preuve, Marie ne captait pas quand mon père me passait à tabac, c'est pour dire. Je trouve toujours de bonnes excuses. Alors maintenant, tu n'y penses plus, tu arrêtes d'être gêné et putain Rory, tu arrêtes une bonne fois pour toute de t'excuser.

Et pour accentuer sa dernière remarque, elle en vient à te tirer le nez, alors que de son autre main, elle tire tes cheveux ; une moue boudeuse sur les lèvres, son regard en quête du tien. Lis dans ses yeux, tu parviendras alors à lire dans son cœur.

J'vais finir par croire que j'fais peur ou que j'suis un putain de mauvais coup vu ta réaction. Je t'ai dit que c'était un honneur que j'en vienne à avoir eu des sentiments pour toi ; alors vante toi, fait pas les modestes et fait moi chier avec ça, avec des remarques, plutôt que d'jouer les vierges prudes, ça ne te vas carrément pas.

Elle veut que tu comprennes Rory, elle veut que tu assimiles.
Lullaby ne joue plus les faux-semblants, et ce n'est pas facile.
Mais elle arrête pile ou face en ta présence, juste pour être franche.
L'honnêteté est la base même de l'amitié, preuve de son existence.


La voilà qui vient te tirer une joue alors que son autre main vient te chatouiller de nouveau, rien que pour entendre de nouveau ton rire, pour effacer tes doutes et ta mine gênée ; parce que bordel, elle ne veut pas que t'en vienne à phaser pour ça, ce n'était pas le but de la manœuvre, même si cela n'avait pas été prévue dans le processus. Mais au moins, tu sais tout maintenant, tu sais tout d'elle Rory, elle n'a plus aucun secret pour toi ; ou presque, mais le reste viendra plus tard.

J'ai un jardin secret Rory, et j'suis certaine que tu en as un aussi ; mais cela n'empêche que t'es la personne qui me connaît le mieux, qui sait pratiquement tout de moi, pas de A à Z ; mais de A à Y. Tu me connais mieux qu'Evan, mieux que mon père... Bon, ce n'était pas prévu que j'te le dise, mais maintenant, j'ai plus de secrets pour toi.

Et son sourire se fait encore plus conséquent sur son visage ; parce que tu t'en doutes peut-être pas, mais ça la soulage comme pas possible de pouvoir tout te dire, toujours, sans aucune honte, sans aucune gêne. C'est pourquoi elle regrettera jamais rien Lullaby, jamais cette nuit avec toi, jamais d'avoir été amoureuse de toi, jamais d't'avoir caché certaines vérité ; parce que tous les choix qu'elle a fait, l'ont emmené ici, à cet instant précis, dans tes bras, dans un lit une place, à rigoler et à te confier les choses les plus importantes de sa vie, à te dévoiler toute la vérité sur sa personne, sur ce qui fait qu'elle est « ta Lullabae ».

Au fait Rorybaby, tu voudrais que j'te coupe les cheveux ? Parce que t'as l'air d'pas pouvoir encadrer leur longueur.

Et elle change de sujet avec le plus grand naturel du monde, parce que de toute façon, il n'y avait pas à dire grand chose de plus ; tu n'as pas merdé Rory, t'as été très correct, t'as été le meilleur dans plusieurs domaines ; alors maintenant, tu vas redevenir toi-même et arrêter d'te prendre la tête.

Ah, et ; merci pour le compliment. Je n'pensais pas être la femme de ta vie. Alors autant te le dire, t'es l'homme de ma vie Rory.

Son sourire ne s'estompe pas, il ne s'estompera plus jamais.
T'es son meilleur ami, l'homme de sa vie, celui qui lui sourit, qui efface son agonie.
Ce n'est pas Evan, ce n'est pas son père, c'est toi.
Arata dans tout ça ? C'est différent. Parce qu'il est Arata et que tu es Rory.


Et elle se laisse de nouveau aller dans tes bras, t'enserrant des siens, sa tête contre ton torse, écoutant la mélodie d'ton cœur ; l'organe qu'elle veut préserver chez toi, qui ne doit pas finir briser. Jamais.

hrp ; putain, 2200 mots et des poussières, ce n'était pas prévu, tu m'inspires trop pour mon propre bien ; bref j'suis parti en couille mais c'est pas DRAMA c'est CUTIE ♥ Amour sur toi 83
 


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Ven 2 Sep - 11:18

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feat. Lullabae


— music



Ce n'est pas que tu n'as rien vu, hein Rory ? C'est plutôt que tu ne voulais rien voir, non ? Tu captes ses pensées, à peine, comme si elle te les envoyait et tu te mords la langue. Oui Rory, tu n'as juste rien voulu voir car il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Tu n'étais pas prêt à l'aimer, pas comme ça, pas autant. Tu n'étais pas prêt à avoir ce genre de sentiments là, t'étais trop con à l'époque, trop égoïste, trop égocentrique, trop centré sur toi-même pour vouloir t'apercevoir que tu pouvais être aimé, trop en train de te dénigrer pour penser qu'on pouvait t'aimer, toi. Trop centré sur toi, sur ton besoin de faire des conneries, sur ton besoin d'oublier la mort de Marie, quitte à chopper une merde en couchant à droite et à gauche, trop centré sur ton besoin de te sentir vivant, sur ton besoin de vivre ta vie à fond, sans avoir un seul regret. Des remords, pourquoi pas, des regrets, jamais. Parce que les remords, on peut les réparer, pas les regrets, les regrets restent, ils restent toute une vie. T'étais pas prêt à l'aimer, ta Lullabae, t'étais pas prêt à l'aimer comme ça, à l'époque. Et maintenant... maintenant encore moins, mais tu ne regrettes rien Rory. Tu ne regrettes pas cette relation que vous avez maintenant, bien sûr que non, tu ne l'échangerais pour rien au monde. Mais Rory, peut être que tu es passé à côté de quelque chose, peut être que vous auriez pu avoir quelque chose d'encore mieux, d'encore meilleur, si tu n'avais pas été aussi con.

Qui sait.

Pas vous en tout cas.

— Rory Valentin Blaise, tu es parfois con quand tu t'y mets.
— Oui, je sais, on me le dit souvent ! réponds-tu alors qu'elle rit, alors que tu laisses échapper un rire aussi.

Tu n'aimais pas spécialement Valentin, comme prénom. Parce qu'il avait été choisis par ton père, qu'il n'avait pas spécialement une assonance qui te plaisait. Valentin, c'était celui qui mariait les deux amants en secret, Valentin, c'était celui qui liait deux vies et toi, tu n'étais pas ça. Tu ne l'avais jamais vraiment été, il ne te correspondait pas, et puis, c'était le second prénom de ton père aussi, et moins tu lui ressemblais, plus tu en étais heureux. Après tout, il vous avait abandonné, n'était même pas revenu à la mort de Marie. Non, tu n'aimais pas vraiment ce prénom, vraiment pas même.

J'suis juste bonne pour cacher la vérité. Oh oui elle l'était. Elle était très bonne à ce jeu là, même. Tu n'avais rien remarqué pour son cœur malade et pourtant ça... ça tu aurais aimé le voir, tu aurais aimé la coincer contre un mur et lui dire de te cracher le morceau, tu aurais aimé remarquer qu'elle te cachait quelque chose de si grave. Comment n'as-tu pas pu remarquer les allés et venues à l'hôpital ? Comment n'as-tu pas pu remarquer la prise de médicament, le souffle court quand elle riait trop, quand elle courait trop longtemps ? Comment n'as-tu pas remarqué tout ça, Rory ? Toi qui fait tant attention à elle, comment tu n'as pas remarqué hein ? Elle tire ton nez que tu fronces, tires un peu tes cheveux et tu lui tires la langue, comme un gosse. Parce qu'après tout, c'est ce que tu étais Rory, tu étais un gosse un peu paumé, un peu perdu, un gosse qui ne savait pas vraiment où aller, quoi faire, quoi dire.

— J'vais finir par croire que j'fais peur ou que j'suis un putain de mauvais coup vu ta réaction.
— Ah non carrément pas t'es l'un des meilleurs !

Et c'était vrai. Tu te souvenais de chaque détail, de chaque seconde d'abandon, de chaque seconde de tendresse, de léger rire, de complicité. Tu te souvenais de tout ce qui s'était passé, sans que l'alcool n'influence ta mémoire, comme si ton cerveau refusait d'oublier ce qu'il s'était passé, parce que c'était trop important, trop précieux, parce que c'était Lullaby.

— Je t'ai dit que c'était un honneur que j'en vienne à avoir eu des sentiments pour toi ; alors vante toi, fait pas les modestes et fait moi chier avec ça, avec des remarques, plutôt que d'jouer les vierges prudes, ça ne te vas carrément pas.
— Gnagnagna.

Oh quelle répartie Rory. Après ton nez et tes cheveux, elle tire ta joue et tu lui marmonnes d'arrêter avant de laisser un rire t'échapper quand elle vient chatouiller tes hanches et déjà, tes mains partent à la rencontre des siennes pour tout arrêter. Pas question de repartir dans une bataille de chatouilles, t'avais déjà assez fait d'abdos comme ça pour la journée ! Voire même pour la semaine. Tu avais même eu un trop plein d'émotions et de sentiments excessifs pour tout le reste de l'année. Entre Eden et Lulla... manquait plus qu'Arata et ça en était fini de toi.

— Bon, ce n'était pas prévu que j'te le dise, mais maintenant, j'ai plus de secrets pour toi.
— Plus d'secret. Jamais plus Lulla.

Tu ne veux pas ne pas les remarquer, tu ne veux pas ne pas l'entendre. C'est fini tout ça.

— Au fait Rorybaby, tu voudrais que j'te coupe les cheveux ? Parce que t'as l'air d'pas pouvoir encadrer leur longueur.
— Mh... j'sais pas ? J'crois qu'il faut que je m'y habitue. Et j'crois qu'Eden les aime bien comme ça.

Ça t'a échappé sans que tu ne t'en rendes compte, sans que tu n'y penses. Il n'y a plus besoin de retenir tes mots sur lui, c'est fini. Alors tu hausses les épaules, faisant bouger sa tête en même temps et tu lui souris.

— Ah, et ; merci pour le compliment. Je n'pensais pas être la femme de ta vie. Alors autant te le dire, t'es l'homme de ma vie Rory.
— C'est Arata qui va être jaloux tiens ! lâches-tu dans un rire, te mettant sur le flanc, ton bras s'étalant sur le lit pour qu'elle puisse se caler dessus.

De nouveau, tes doigts viennent glisser sur son bras, son épaule, jouer avec ses longs cheveux blonds qui s'emmêlent, s'étalent sur le lit comme le feraient ceux d'un ange et tu souris, heureux. Parce que tu es heureux, ici, là, maintenant, tout de suite. Là, avec elle dans tes bras, tu es le mec le plus heureux du monde, l'homme le plus comblé qui peut exister, parce qu'il y a cette complicité, cette sincérité, cette honnêteté, cette relation parfaite entre vous. Ton sourire se fane un peu, à peine, se fait moins heureux, plus sérieux :

— Hé... c'est quand ton prochain rendez-vous ? lui demandes-tu, puis, ayant peur qu'elle ne comprenne pas, tu rajoutes : A l'hôpital, pour ton cœur.

Parce qu'il n'est pas question qu'elle fasse face à tout ça toute seule. Parce qu'il n'est plus question que tu la laisses y aller toute seule, qu'elle attende dans la salle d'attente à l'odeur de javel, à l'odeur trop propre, trop factice. Il n'est plus question que tu sois mis sur la touche, que tu attendes sur le banc pendant qu'elle court pour échapper à la mort, tu la porteras jusqu'à n'en plus pouvoir, tu la porteras, la pousseras vers la vie.

— Enfin juste... tu me le dis, d'accord ? Je t'accompagnerai. J'te laisse plus toute seule Lulla, tu vas m'avoir collé à tes basques comme une arapède à son rocher, tu vas voir.

Et un léger rire, pour détendre l'atmosphère, parce que tu ne veux pas qu'elle pense que tu veux repartir sur un sujet sérieux, parce que tu ne veux que l'ambiance calme et posée qui s'est installée disparaisse, parce que tu ne veux pas qu'elle se sente mal à l'aise ou gênée. Tu veux juste pouvoir lui tenir la main, la serrer dans tes bras, attendre les résultats avec elle. Tu veux juste qu'elle se dise qu'il y a quelqu'un dans la salle d'attente, quelqu'un qui tient à elle, quelqu'un qui ne l'abandonnera jamais.

Tu veux juste qu'elle sache que tu es là.






HRP : Sache que je suis joie si j'arrive à t'inspirer
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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Lun 5 Sep - 19:26

I dreamed I was missing, You were so scared But no one would listen, Cause no one else cared, After my dreaming I woke with this fear, What am I leaving When I'm done here? So, if you're asking me, I want you to know, When my time comes, Forget the wrong that I've done, Help me leave behind some reasons to be missed And don't resent me And when you're feeling empty, Keep me in your memory Leave out all the rest — elle & toi

other side (www)"C'est Arata qui va être jaloux tiens !"

La mâchoire se crispe, les muscles se contractent, plus de sécrétion de salive dans la bouche ; les paupières se renferment, mais aucun son ne s'échappe d'entre ses lèvres ; sauf ce léger soupir de dépit, ce léger soupir de désespoir. Arata. Toujours Arata. Il y aura toujours le prénom de ce garçon qui viendra se loger entre vos lèvres, parfois dans les siennes, surtout dans les tiennes. Tu ne l'as lâchera plus avec ça, Lullaby en est persuadée Rory ; mais elle ne souhaite pas te rappeler encore une fois à l'ordre, alors elle se contente de ne rien dire, juste de soupirer alors que tu lui offres ton bras comme oreiller. Dans une lenteur extrême, preuve de sa fatigue, la jeune femme se déplace, posant sa tête comme tu semblais le lui demander avec le plus grand naturel du monde, puis elle vient t'envelopper de ses bras, sans pression, sans aucune honte. Elle ne s'en lasse pas Lullaby, même si parfois t'es le plus grand des petits cons que cette terre n'est jamais portée ; mais c'est sans aucun doute pour cela qu'elle t'aime, pour celle que t'es si important ; pour cela qu'elle souhaite te protéger... Comme Evan. Comme personne.

Tes doigts viennent se loger dans sa chevelure et elle ne peut s'empêcher de fermer les yeux, c'était bon, apaisant, tellement que ça lui donnait presque envie de dormir... Mais malgré la torpeur qui la gagne, la peur au ventre de ne jamais se réveiller le lendemain venait assaillir son esprit ; alors elle rouvre les yeux, perdant son regard sur ton torse, seul chose qui était visible vu la force avec laquelle elle t'enserrait. Une prison. Lullaby était en train de t'enfermer Rory, entre quatre murs, est-ce que tu ne t'en rendais pas compte ? Ou est-ce que tu l'acceptais, tout simplement ? Ta dévotion Rory, Lullaby l'appréhendait ; à un tel point qu'elle se mettait à regretter encore plus de ce que tu allais vivre par sa faute. Son étreinte se resserre un peu plus, ta chaleur la rend dingue, l'enivre un peu, l'apaise tellement, mais son cœur ne semble pas rassasié ; il souhaite savoir que tu seras toujours là et c'est dans tout ce qu'elle ressent qu'elle le comprend enfin ; Lullaby abuse de toi Rory, elle abuse de ta gentillesse, abuse de ta compassion, de ton empathie éternelle, de ton amitié, de ta dévotion ; elle te prive de choses pour son bonheur personnel... Et elle s'en veut, elle s'en voudra toujours... Désolé Rory, je suis tellement désolé.

Elle ne peut s'empêcher de le penser Lullaby, parce qu'elle est ainsi, toujours à s'excuser pour tout et n'importe quoi. Parce qu'elle même est muni de cette putain de nature empathique, de cette compassion qui lui broie lui entrailles, qui lui déchire les os, qui lui bousille le cœur. Devrait-elle se repentir Rory ? D'te faire subir ses sautes d'humeur et ses états d'âmes ? Devrait-elle vraiment être emplie de mélancolie et d'amertume pour t'avoir révélé la vérité ? Tu écoutes sans cesse ses jérémiades, ses lamentations. Tu comprends son chagrin, lis à travers sa peine, entrevoit la souffrance dans ses complaintes... Mais combien de temps acceptera tu tout ça Rory ? Combien de temps tiendra tu ? T'es vraiment prêt à encaisser tout ça ?

Je crois en toi Rory, comme j'ai jamais cru en personne. Mais je ne peux m'empêcher d'avoir peur d'te perdre à cause de cette merde, je ne peux m'empêcher d'vouloir te préserver. Je peux pas croire que j'risque de te tuer à petit feu avec mes emmerdes. J'écope les peines pour mes erreurs passés ; j'le sais Rory, j'le sais mieux que personne, mais t'es prêt, vraiment, à endurer ça ?

"Hé... c'est quand ton prochain rendez-vous ?" Son coeur s'arrête, boum, boum, boum, les battements se font lents, très lent. "A l'hôpital, pour ton cœur."

T'es prêt à porter le poids de son monde sur tes épaules, comme la tortue semble porté les quatre éléphants dans l'oeuvre de Terry Pratchett, comme Atlas le porte ; mais son coeur ne semble pas prêt à t'accorder ça ; à te faire subir les entretiens à répétitions, les sentences irrévocables, le malheur qui s'abat encore et encore pendant l'attente des résultats... La fatalité. T'es vraiment prêt à tout ça ? Tu ne sais pas à quoi tu t'engages Rory, car si tu veux revenir en arrière, jamais Lullaby ne pourrait le supporter...

Enfin juste... tu me le dis, d'accord ? Je t'accompagnerai. J'te laisse plus toute seule Lulla, tu vas m'avoir collé à tes basques comme une arapède à son rocher, tu vas voir.
Rory...

Un prénom, juste ton prénom, soupiré dans une sorte de complainte. Tu vas en pâtir Rory, elle le sait mieux que quiconque Lullaby et elle ne veut vraiment pas te détruire, pas te voir te décomposer, pas que tu en viennes à perdre espoir... Parce qu'elle sait très bien ce qui l'attend elle, mais Lullaby n'est pas certaine que tu sache ce que cela implique.

T'es certain que c'est une bonne idée que tu... Viennes avec moi ?

Et son égoïsme va encore une fois parler pour elle, parce que les faux-semblants ne peuvent plus être utilisés avec toi, le masque tombe et se brise ; et dans les milliers d'éclats, elle en vient à se blesser.

C'est pas un endroit pour quelqu'un comme toi. T'as pas à venir avec moi dans un hôpital.

Même si je veux que tu viennes avec moi Rory, c'est vrai, c'est la vérité... Mais lire sur le visage de quelqu'un qu'on aime une énorme peine, cela ne m'aidera peut-être pas...

Je ne veux pas que tu en viennes à regretter, parce que ce n'est pas facile pour moi de base ; alors je ne sais pas comment toi tu le vivras... Après tout, t'es le premier au courant, t'es le premier à vouloir...

Elle se redresse lentement, se masse le front, comme pour s'extirper les mauvaises pensées, pour comprendre, pour chercher la meilleur solution. Tout s'embrouille dans sa tête, tout se mélange ; la bière commence à faire son effet, elle le ressent, parce que ça tourne un peu, parce que ça pique les yeux, parce que sa gèle son corps quand elle est loin d'ta chaleur, parce que ça fait mal sans l'savoir.

J'ai un rendez-vous dans la semaine, le mercredi. Test physique...

Son regard se perd sur le mur en face, ses mains se glissent lentement vers sa nuque, elle cherche un moyen de s'apaiser, de ne pas stresser, de ne pas dégobiller sa peur sur la surface du sol. En tailleur, Lullaby baisse la tête, s'ébouriffe la tignasse, enfonce un peu ses ongles dans son crâne ; trop de retournement de situations, trop de choses qui se bouscule, comme le temps avance et recule ; il y a tout qui s'enchaîne, beaucoup trop de choses qui s'accumule...

T'as vraiment envie d'venir... Avec moi ?

Si tu viens Rory...
Tu pourras plus jamais me laisser seule.
Et j'veux pas être ton linceul...


Mais elle a besoin de toi, elle le sait, elle le ressent... Et ça l'agace dans un premier temps, mais comme toujours, Lullaby se fera une raison Rory ; parce qu'elle le sait, sa dépendance envers toi guidera ses pas, ne la laissera pas choisir une autre voie... Elle a besoin de toi, irrémédiablement besoin d'ton soutiens et de tes bras.

hrp ; un jour, j'le sens, tu vas me faire crever, mais genre VRAIMENT crever .DIE. j'espère que ça t'iras, sinon j'modifierais ♥ (je corrigerais après ♥)
 


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Lun 5 Sep - 20:35

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— music



Tu tiens dans le creux de ta main les pommes d'ors du jardin des Hespérides, portant sur tes épaules son monde sans son autorisation. Tu es le jouet de Racine, son protagoniste préféré dans ses tragédies, celui qui n'a ni droit ni devoir et qui subit l'apothéose de la tragédie sans pouvoir se battre contre la fatalité des Dieux si puissants que le monde lui-même semble plus léger sur tes larges épaules que leurs regards vicieux et pervers. Leurs rires machiavéliques arrivent à tes oreilles comme les cris des âmes torturées des Enfers dont Hadès prend plaisir à entendre et à en augmenter le volume sonore. Ils vous observent, vous, acteurs de vos vies, pantins du fil de votre destinée et tu verrais presque les trois sorcières faire glisser les lames du ciseaux sur le fil de sa vie à elle... Et tu aimerais avoir la force d'Achille, la bravoure d'Hector, l'intelligence d'Ulysse, le pouvoir d'Hercule pour pouvoir la sauver elle.

Le ton qu'elle prend effacerait presque ton prénom qui s'échappe de ses lèvres pour atterrir sur ta peau nue. Son souffle te fait frissonner et la voilà qu'elle hésite, qu'elle te repousse sans même sans rendre compte... ou peut être le fait-elle en connaissance de cause ? C'est pas un endroit pour quelqu'un comme toi. Pourquoi pas toi ? Qu'est-ce que tu as de si fabuleux pour ne pas pouvoir mettre les pieds dans cet hôpital, mh ? A vrai dire, tu y avais souvent mis les pieds quand tu te faisais bien trop mal pour ne faire que passer à l'infirmerie de l'académie.

— Je ne veux pas que tu en viennes à regretter, parce que ce n'est pas facile pour moi de base ; alors je ne sais pas comment toi tu le vivras... Après tout, t'es le premier au courant, t'es le premier à vouloir...

Elle quitte tes bras, se redresse et tu la regardes faire, tu restes silencieux, tu as peur de la couper, tu as peur qu'elle ne dise pas les choses si tu la coupes, alors tu restes silencieux, te mordillant la lèvre inférieure dans un tic nerveux, tes doigts glissent dans son dos alors que tu te redresses sur un de tes coudes. J'ai un rendez-vous dans la semaine, le mercredi. Test physique... Tous les mercredis. Et tu n'avais jamais rien vu ? A moins que ce ne soit que ce mercredi là ?

Tu te redresses entièrement, t'asseyant derrière elle, tes jambes se glissant à côté des siennes. Tu dégages sa nuque de sa longue chevelure blonde avant que tes mains ne glissent sur sa taille pour se lier contre le bas de son ventre. Tu déposes un baiser dans sa nuque alors qu'elle te demande :

— T'as vraiment envie d'venir... Avec moi ?
— Je t'ai donné une raison de douter de moi, ma Lulla ?

Vos voix ne sont que murmures, que chuchotement dans la nuit noire. Tu aimerais jeter un regard à ton téléphone ou à son réveil pour savoir quelle heure il était, pour savoir si vous terminiez cette conversation assez rapidement pour dormir, pour que le réveil ne soit pas encore plus dur que d'habitude... mais tant pis. Le réveil sera difficile, ce n'est pas important. Au pire, tu rattraperas tes heures de sommeils pendant le cours de théorie.

— Je veux être tout le temps avec toi.

Tes doigts tirent un peu sur son t-shirt, viennent caresser son ventre et tu déposes un nouveau baiser dans sa nuque. Tu ne sais pas comment la rassurer, tu ne sais pas comment lui dire de ne pas t'inquiéter pour toi, tu ne sais pas comment lui dire que tout ce qui compte, en ce moment même, c'est elle et seulement elle. Tu ne laisseras pas les sorcières couper le fil de sa vie sans te battre, sans essayer de la transformer en déesse comme elle en a le droit.

— Et puis, quel piètre ami je ferai si je venais pas supporter cette odeur de désinfectant avec toi. Sérieusement, j'suis obligé de me boucher le nez à chaque fois que j'vais là-bas, l'odeur est horrible, ça sent trop le propre pour mon propre bien, j'te jure, l'odeur monte au cerveau et ça te défonce plus qu'autre chose ! T'as pas remarqué ?

Tu ne sais pas si c'est vraiment bien, de lui dire ça, si tu ne devrais pas plutôt lui dire que bordel oui tu veux l'accompagner, qu'il n'en est pas question autrement, qu'il est pas question que tu la laisses faire ça toute seule.

— Je t'accompagnerai à chaque rendez-vous Lulla. J'en raterai pas un seul, j'te l'jure.

Sauf si tu crèves. Mais ça, ça devrait pas arriver avant un bon moment, alors autant ne pas lui mettre trop la pression. Tu déposes un troisième baiser dans son cou alors que tes pouces caressent toujours la peau de son ventre dans un geste circulaire et machinal.

— J't'accompagnerai jusqu'au bout du monde, ma Lulla.

Et tu irais te noyer dans les Enfers d'Hadès pour elle.






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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mer 7 Sep - 22:19

Can't you see that you're smothering me, Holding too tightly, afraid to lose control? 'Cause everything that you thought I would be Has fallen apart right in front of you, Caught in the undertow, just caught in the undertow, Every step that I take is another mistake to you, And every second I waste is more than I can take — elle & toi

STUBBORN (www) — La vérité va de paire avec la culpabilité ; non, elle n'en vient pas à regretter d'avoir enfin laissé sortir ce qui la rongeait de l'intérieur depuis des années, ce n'est pas ça, c'est autre chose. L'emprise de ses mains sur sa tête se fait plus forte, comme pour faire taire ce putain de flot de pensées qui lui broie le crâne, c'est insensé, de quoi la rendre cinglée. La vérité est vorace et la culpabilité lancinante, tout s'enchaîne et l'embarque sans crier garde et l'imprévue lui bouffe les organes, lui retourne les entrailles. C'est horrible, cette incertitude qui la ronge ne la quittera plus jamais. Regretter d'avoir dit la vérité ? Non. Parce que ce serait se conforter dans le mensonge, et elle n'en peut plus d'mentir Lullaby. Alors jamais le regret. Mais le remords survient lui, parce qu'elle peut savoir ce qui va suivre, elle peut l'envisager, le percevoir ; non l'avenir n'est pas visible pour ça personne, mais il suffit d'un peu de bon sens pour comprendre... Le remords d'avoir dit la vérité, parce que maintenant, c'est indubitable, Rory est prisonnier. Il n'est pas enchaîné à elle par la pitié, jamais Rory tu n'éprouveras ce sentiment-là, pas en pensant à Lullaby, pas vrai ? Elle en est persuadée, son esprit la conforte dans cette idée ; mais elle ne peut s'empêcher d'imaginer des hypothèses. « Et si... » Mais avec des « Et si » on referait le monde et son âme de révolutionnaire n'aime clairement pas les « et si ». Tes lèvres viennent se déposer avec délicatesse dans sa nuque, la sortant en quelques secondes de son enfer interne, les mains relâchant un peu leur pression sur sa boîte crânienne. « Je t'ai donné une raison de douter de moi, ma Lulla ? » Ton murmure se glisse à son oreille comme le ferait une jolie berceuse pour un enfant en proie à des cauchemars, alors elle laisse son dos se poser avec le plus grand naturel du monde sur ton torse alors que tu l'enserres tendrement. Parfois Rory, Lullaby à l'impression que tu fais exprès d'être délicat, pour ne pas la briser, comme si tu maniais du cristal, comme une poupée de porcelaine que tu ne souhaites pas abîmer.

Elle ne sait pas pourquoi tu te démènes à ce point pour la protéger, pour la préserver de ce monde de merde et de ses emmerdes. Lullaby agit avec toi de cette façon parce qu'une force étrange qui raisonne en elle la pousse à aller dans ce sens ; mais toi Rory ? Comment en es-tu venu à être aussi proche d'elle ? Qu'est-ce qui t'y a poussé ? Et elle ? A part son amour naissant, qu'est-ce qui l'y a poussé ? Qu'est-ce qui a fait qu'elle est restée ? Marie. C'est votre dénominateur commun, ce qui vous lie, le chaînons de l'équation manquant aujourd'hui à l'appel. Lullaby le sait, Lullaby le comprend, mais sa culpabilité qui la dévore lentement ne cesse de l'induire en erreur, dans une direction qu'elle ne veut pas suivre. « Je veux être tout le temps avec toi. » Une envie qu'elle comprend, qu'elle ressent, qu'elle préserve du mieux qu'elle le peut, parce que vivre loin de toi lui est insupportable, alors la demoiselle se mord la langue pour faire taire ses nouvelles supplications, pour faire taire ce qui la ronge, pour ne pas encore mettre un cheveu dans la soupe. Tes doigts viennent frôler sa peau dans un geste lent et sa restriction à se laisser totalement choir sur ton torse semble s'évaporer en même temps que ton toucher, elle t'utilise comme appui, comme le dernier rempart pour ne pas qu'elle tombe définitivement dans l'oubli. Mais elle ne veut pas de ça Lullaby. Elle ne veut pas que tu sois enchaîné à elle, que tu te sentes obligé de la suivre partout jusqu'à la fin ; elle ne veut pas être ta priorité dans la vie Rory ; elle voudrait tellement que tu puisses vivre cette vie qui t'appartient sans avoir à te soucier de quelqu'un d'malade, de quelqu'un de condamnée, de quelqu'un comme elle.

Et puis, quel piètre ami je ferai si je venais pas supporter cette odeur de désinfectant avec toi. Sérieusement, j'suis obligé de me boucher le nez à chaque fois que j'vais là-bas, l'odeur est horrible, ça sent trop le propre pour mon propre bien, j'te jure, l'odeur monte au cerveau et ça te défonce plus qu'autre chose ! T'as pas remarqué ?

Elle hoche lentement la tête à ta dernière question. Si, si elle a remarqué, elle le sait mieux que n'importe qui sur cette terre. Que la bouffe est fade, que les murs teintés de blancs ne sont que les miroirs de l'âme, que là pour refléter la maladie à chaque recoin des pièces, que l'odeur de javel qui monte au cerveau n'est là que pour dissimuler la senteur d'la mort qui se balade dans les couloirs, en quête à la prochaine victime. Elle le sait mieux que quiconque que les regards des patients se baladent sur ceux qui sont autour, comme les dix petits nègres d'Agatha Christie, se demandant qui serait le prochain de la liste à succomber, et par la main de qui. Elle le sait mieux que quiconque que les rendez-vous en hôpital, ça craint un max ; qu'à l'entente de son prénom la tension monte et le cœur bat à tout rompre, comme dans un tribunal, comme une sentence irrévocable... L'odeur du propre pour dissimuler le sale ; la blancheur pour ramener de la fraîcheur, mais qui camoufle la laideur de l'endroit. Surfait. Tellement surfait.

Je t'accompagnerai à chaque rendez-vous Lulla. J'en raterai pas un seul, j'te l'jure.
Chut. Chut Rory...

Voilà qu'elle implore, voilà qu'elle le demande gentiment, tranquillement, dans un soupir presque bienfaisant, libérateur. Elle sait très bien que tu respecteras ta parole, ce n'est pas le problème ; le problème est que, pour une fois, elle aimerait que tu ne la respectes pas cette parole donnée, que cette fois, tu ne sois pas assez fort pour vivre un tel calvaire... Parce qu'elle ne veut pas voir ton visage se déformer en même temps que l'temps passé à ses côtés va défiler. Elle ne veut pas te voir fébrile et totalement impuissant face à la cruauté d'sa maladie. Elle ne veut pas que tu te sentes coupable ou faible de ne rien pouvoir faire ; que le Rory qui baise finisse baiser. Elle veut pas tout ça. Elle veut pas te faire vivre ça. Encore en train de la câliner, de la caresser, déposant un baiser sur la surface de sa nuque blafarde.

J't'accompagnerai jusqu'au bout du monde, ma Lulla.
C'est quoi pour toi, le bout du monde Rory ?

Pour elle. Une frontière.
Pour elle. La mort.
Pour elle. Son avenir.

Le bout du monde résume les trois passages de l'acceptation de cette fatalité. Le bout du monde, la fin d'un voyage, la fin d'un rêve. Où est-ce que le monde commence ? Quand est-ce qu'il termine ? Quand la vie commence et que la mort avance ? Quand est-ce que le voyage vers le bout du monde va s'achever pour vous Rory ? Quand est-ce que la dépendance qui vous lie va prendre fin ? Va-t-elle s'appauvrir avec le temps ? Va-t-elle disparaître un jour ? Comment réagirais-tu si la Kilkenny, demain, tu n'aimais plus Rory ? Et elle, comment elle réagirait ? Lullaby n'en sait rien, elle n'arrive pas à en voir le bout, n'arrive pas à entrevoir une réponse face à ces nombreuses questions. La fin d'une vie, la fin d'un rêve. Intérieurement, Lullaby fait une trêve avec elle-même et c'est en quittant ton étreinte qu'elle attrape sa veste Zelda qui traîne parterre avant d'ouvrir la fenêtre, une cigarette suspendue aux lèvres. La brise est fraîche, la nuit semble calme, bien trop belle pour toutes vos révélations, vos confessions.

Je fais exprès de raté des rendez-vous ; pour retarder l'échéance, pour que la vérité ne soit pas trop cruelle à entendre.

Nouvelle confession.
Une vérité cachée qu'elle préfère révéler.
Plus de mensonges Rory ? Alors prépare-toi à entendre la vérité ; une vérité vorace qui ne demande qu'à s'échapper.


Je me démène en sport sans aucune retenue, alors que j'dois pas ; mais je m'en fiche, je le fais quand même et avec le sourire ; parce que je veux rien regretter, je veux pas finir dans mon lit d'hôpital avec des remords plein la tête, jamais.

Une nouvelle bouffée de sa cigarette qui la fait tousser un peu, alors elle hume le doux parfum de la nuit qui s'offre à ses narines ; cette brise à la senteur de la rosée matinale qui semble tomber un peu, happant la fumée de sa cigarette afin de la faire disparaître.

Et plus je me démène en sport, plus les crises se font fréquentes, mais rien n'y fait, je m'en lasse pas de cette sensation qu'est l'adrénaline, de toutes ces choses interdites que j'devrais pas faire, mais que j'fais quand même. Tu me connais Rory, tu sais que les règles et les lois, pour moi, ça n'existe pas.

Parce qu'elle enfreindra toujours tout ça, parce que de toute façon, elle n'écoute qu'elle, encore elle, toujours elle. La vie est une cour de récréation, sinon, elle n'est rien. Ne pas lui dire de ne pas faire quelque chose, car Lullaby ne pourra pas s'empêcher de le faire malgré tout. Il faut savoir se salir les mains quand ont fait la guerre ? Et bien, il faut savoir remuer sa langue sept fois dans sa bouche avant de provoquer Lullaby. Nouvelle bouffée sur sa cigarette, le vent froid la fait soudainement frémir, mais elle reste droite, accoudé aux rebords de sa fenêtre, en contemplant la nuit étoilée. C'est pour ce genre de moment que Lullaby s'accroche, pour lesquelles elle se bat, pour lesquelles elle se démène afin de rester en vie.

Le bout du monde, c'est cet hôpital pour moi. Ce sont ses rendez-vous qui ne débouchent sur rien et qui sont interminables. Le bout du monde, c'est cette putain de peur de pas survivre et de sombrer dans l'oubli ; d'enchaîner sans le vouloir des gens à mon putain de vaisseau fantôme sans savoir où il va s'poser. Le bout du monde, c'est de laisser Evan sans l'incertitude et de rien pouvoir lui dire parce que ça va juste le faire crever et enfin... Le bout d'mon monde, c'est toi Rory.

L'expression de son visage semble imperturbable alors qu'elle se retourne vers toi pour mieux te regarder, pour que tu puisses lire dans ses prunelles toute sa conviction, toutes ses émotions qui la traversent et qui font d'elle ce qu'elle est aujourd'hui. Parce que tu la connais mieux que personne Rory, alors tu sauras interpréter chacune de ses phrases, tu sauras déceler le tout derrière ses intonations sincères et son expression fière. Cigarette coincée entre les lèvres et les bras croisés derrière sa tête, son sourire revient, petit à petit ; et la voilà qui ne peut s'empêcher de rire.

Promis, un jour, j'arrête de boire.

Ne pas mettre tout ce qu'elle dit sur le compte de l'alcool,
Parce que malgré ses joues rouges à cause des effluves,
Seule la vérité sort désormais de ses lèvres,
Toujours la vérité, plus aucun mensonge, plus jamais.


hrp ; tu est fabulous ; jtm ; ce rp me brise en morceau, mais j'adore aifoaodnzoans , je ne suis pas maso, amour sur toi o/ hésite pas à dire si ça ne te vas pas ; correction en cours
 


Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435
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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Mer 7 Sep - 23:23

LIVING YOUNG WILD AND FREE —
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— music



— C'est quoi pour toi, le bout du monde Rory ?

C'est vrai ça Rory, c'est quoi, le bout du monde pour toi ? Est-ce qu'il y en a tout simplement un ? Le bout du monde, est-ce ce royaume des Dieux tout puissant ? Ce royaume où le temps n'existe pas, où un millénaire passe en une seule petite et minuscule seconde ? Le bout du monde, c'est quoi pour toi, Rory ? Est-ce le royaume des morts ? Est-ce la rivière sans vie aux tréfonds des Enfers, où est-ce le sommet de l'Olympe ? Tu l'accompagnerais au bout du monde, oui, c'est vrai, mais quel bout du monde, Rory ? Le bout de son monde ou le bout du tiens ? Est-ce que tu l'accompagnerais jusqu'à ce que tu n'en puisses plus, ou jusqu'à ce qu'elle t'abandonne ? Où est-il, le bout de votre monde ? Tu sais, ce monde que vous conquérez tous les jours, roi et reine, empereur et impératrice. Ce monde où elle est ta princesse, ta reine, ce monde où tu lui tiens la main comme on tiendrait la plus précieuse des pierres entre ses doigts et tu le lui offres, ce monde, comme le plus pur des cadeaux. Tu sais, ce monde Rory, ce monde qui est sous vos pieds et sur lequel vous régnez comme vous n'en avez ni le droit ni le devoir. Parce que votre monde Rory, il s'étale sous vos pieds conquérants, glorieux et vainqueurs. Vous êtes illustres, mémoriaux. Vous êtes royaux, triomphants, majestueux.

C'est quoi pour toi, le bout du monde Rory ?

Il n'y en a pas. Il n'y en a tout simplement pas. Le monde est vaste et sans fin, impressionnant, autant que vous l'êtes. Il n'y a pas de bout du monde Rory, tu ne veux pas qu'il y en ait, car s'il y a un bout à votre monde illustre et légendaire, il y a un bout à Vous. Il y aurait une fin à ta reine, à ton impératrice, et tu le refuses. Tu le refuses comme le roi capricieux que tu es, comme l'empereur excentrique que tu es. Tu refuses que le monde ait une fin, car tu ne veux pas qu'elle ait de fin. Au contraire, tu veux qu'elle ait faim. Faim d'amour, faim de vie. Tu veux qu'elle soit la quintessence même de ton monde, du monde, des mondes. Parce qu'elle est tout ce que tu es, elle est toute une partie de toi, elle est ton monde et il s'effondrerait sans elle, s'écroulerait, se détruirait lui-même comme elle se détruit chaque jour, comme tu te détruis chaque jour car vous vous autodétruisez dans un besoin viscéral d'être vivant, de vous sentir en vie. Vous n'êtes ni sain ni sauf, vous êtes vivant.

Elle s'abandonne à toi avant de t'abandonner, d'abandonner tes bras qui glissent le long de sa taille, tentent de la retenir prisonnière contre toi, contre ton torse, entre tes bras, de façon à ce que tes lèvres puissent la rassurer, de façon à ce que tes muscles puissent la protéger, de façon à ce que tu sois son bouclier contre le monde que vous êtes en train de conquérir à la force de vos bras, à la sueur de vos fronts, au sang qui s'écoule de vos plaies ouvertes, jamais refermées, que le temps n'a pas pansé, que le temps ne pansera sûrement jamais car vos blessures sont vos forces, vos cicatrices abîmées sont la preuve de vos combats, de vos défaites et surtout de vos victoires.

Tu l'écoutes, tu l'écoutes, attentif et concentré, l'alcool démangeant le bout de tes doigts que tu frottes contre tes cuisses nues et tu l'observes, ta reine, tu la détailles, ta princesse, tu la contemples, ton impératrice, tu veux la sauver, la femme de ta vie. Tu la sauveras. Tu la sauveras. Tu en mourras s'il le faut, tu plongeras dans les enfers comme Hercule, deviendra aussi rusé qu'Ulysse, tu voleras la force des Titans, tu deviendras les cavaliers de l'apocalypse... mais tu la sauveras. La confidence te fait légèrement soupirer, à peine, tu la comprends, tu ferais pareil. Tu sais que tu vivrais à en crever, parce qu'on crève tous un jour, alors autant ne pas avoir de regret, autant ne pas s'empêcher de vivre... parce que s'il faut mourir, autant vivre à en crever. Oui. Oui tu sais. Tu sais que pour elle, règles et lois n'existent pas, et c'est normal. Elle est reine dans son ton royaume, elle est omnipotente, absolue. Elle est un tableau, une œuvre d'art que tu ne peux décrire. Elle te décrit le bout de son monde et tu as envie de la faire taire, de lui dire de se taire. Tais toi Lulla, tais toi. Parce qu'il n'y a pas de bout du monde, tu l'as décidé, il n'y en a pas, il n'y en aura jamais. L'hôpital n'est qu'une des nombreuses choses à conquérir, à démanteler, à voler. Le bout du monde n'existe pas. Elle ne sombrera pas dans l'oublie, elle survivra, elle n'enchaînera personne à son vaisseau fantôme. Elle n'est rien de tout ça.

Son vaisseau fantôme n'est que le bateau du Capitaine Crochet que vous allez recouvrir de poussière d'étoile. Elle en deviendra le capitaine et tu seras son second, hurlant contre vos ennemis, volant entre les étoiles, voyageant entre les mondes. Vous serez toujours ensemble, tu redeviendras roi, elle redeviendra reine. Tu redeviendra l'empereur conquérant, elle redeviendra l'impératrice victorieuse. La fin de votre monde s'éteindra en même temps que votre dernier souffle et on se rappellera de vous jusqu'en des temps immémoriaux.

Et enfin, le silence s'installe alors qu'elle se tourne vers toi, abandonnant la fenêtre sur laquelle elle s'est accoudée et, enfin, tu as un léger frisson, sans même t'en apercevoir. Tu frottes de nouveau le bout de tes doigts contre ta peau, mais cette fois-ci contre ton ventre et tu l'observes.

— Promis, un jour, j'arrête de boire.

Un rire vous échapperait presque. Il lui en fallait bien plus pour raconter tout et n'importe quoi, il t'en fallait bien plus pour que les larmes s'échappent de tes paupières closent. Tu quittes le lit, sa chaleur, son cocon protecteur et tu la domines de toute ta prestance, de toute ta taille à peine supérieure à la sienne, mais tu avais toujours fais plus grand grâce à ta carrure. Tes doigts attrapent sa cigarette que tu portes à tes lèvres. Tes yeux ne quittent pas les siens, le vert rencontrant le gris des siens. Vous aviez cette même lueur de défis dans vos pupilles, cette même provocation que vous lanciez au monde qui vous entourez. Tente. Juste, tente, disaient vos yeux au monde, disaient votre façon de vous comporter aux gens. Tu pourrais lui dire, Rory. Tu pourrais lui dire que, finalement, elle aussi, c'est le bout de ton monde. Tu pourrais lui dire qu'elle n'est pas un vaisseau fantôme, qu'elle sombrera jamais dans l'oubli, que tu la graveras sur ta peau dès que tu en auras l'occasion. Tu ne l'as jamais fais, parce que tu n'as jamais vraiment trouvé ce que tu voulais te rappeler d'elle, mais tu vas le faire. Elle sera gravé à l'encre noire, son prénom le sera si tu ne trouves pas quelque chose de plus symbolique... puis de l'autre côté, son prénom l'est. Ta Lullaby, c'est ta berceuse à toi. Celle qui a caressé tes cheveux pour que tu puisses t'endormir, celle qui a séché tes larmes, celle qui est devenue la femme de ta vie. Elle est celle qui t'a tendu la main, qui t'a fait savoir que tu n'étais pas seul, qui t'a dit que tu avais le droit d'être terrifié, celle que tu appelais en plein milieu de la nuit, pétrifié par la peur, par la tristesse, par la douleur, et sa voix était ta berceuse, ta berceuse rien qu'à toi.

— T'es le bout de mon monde, ma Lulla.

Ce n'est qu'un murmure alors que vous n'êtes qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Ce n'est qu'un murmure qui s'échappe de tes lèvres juste après que la fumée de la cigarette se soit envolée à travers la fenêtre. Ce n'est qu'un murmure que tu lui répètes, encore, quand ton front vient se poser contre le sien et que tu lui souris. Ta main cherche la sienne pour lui offrir une pression douce. Et entre vos doigts se consume votre cigarette comme se consume votre vie.






HRP : c'toi qu'es fabulous omg


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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Jeu 8 Sep - 21:18

Give me something to believe in, Something worth fighting for, Something that I can’t ignore, You could make the sun burn through the night, You could make the oceans all run dry, I know You can change my life, I need you to change my life, Give me hope and set me free, Cause I don’t wanna be the way I was before — vous

BEAUTIFUL NIGHT (www) — Le regard est plus éloquent que les mots ; un regard en dit long sur quelqu'un. Un regard fuyant qui cache un mal-être, un regard droit et fier qui révèle une prestance cachée, un regard doux qui laisse présager un sentiment de bienveillance... En un regard, beaucoup de choses peuvent être dites, beaucoup de choses que les mots ne peuvent exprimer, que les mots ne peuvent expliquer, que les mots ne peuvent combler. Pourtant, malgré les regards envoyés ou les signes avant-coureurs, parfois l’œil se fait aveugle, l'oreille sourde et la bouche muette. Pas avec vous. Pas entre vous. Pas quand l'équation vous fous ensemble dans le même endroit. Parce que tu es Rory et qu'elle est Lullaby. Vos regards valent autant que vos paroles, vos mots pèsent plus lourd, sont moins vides de sens, chaque phrase à une connotation différente. Vous êtes indissociable, vous avez été forgé ensemble, vous avez été rafistolé au même endroit, poncé, remis sur pied. Si vous êtes debout aujourd'hui, c'est bien grâce à la présence de l'autre, grâce à la chaleur réconfortante ; mais surtout au poids des mots, à l'éloquence des regards.

T'es le bout de mon monde, ma Lulla.

Les conséquences de cette phrase pour le futur, elle ne veut même pas les imaginer, ni même les redouter. Son cœur semble apprécier entendre ces quelques sentences s'échapper d'entre tes lippes, il se resserre un peu, mais ce n'est pas douloureux, ça ne l'est plus depuis longtemps. Son rire s'estompe, mais son sourire perdure et c'est en baissant la tête pour cacher son semblant de joie que tu daignes l'approcher, que tu continues dans ton murmure, que tu le lui répètes inlassablement Rory, alors que vos doigts s'entremêlent de nouveau. Ton front contre le sien, vos pupilles closes, vos sourires sont là, ils font rayonner la pièce, car vous êtes le soleil de chacun, la lumière qui fait trépasser l'obscurité de vos angoisses et de vos incertitudes. La fumée de cigarette vient lui chatouiller les narines, mais elle ne peut s'empêcher de rester à tes côtés Lullaby, parce qu'elle se sent bien, calme, sereine, et elle a l'impression qu'il n'y a qu'en ta présence qu'elle peut être aussi zen.

T'es le bout de mon monde, Rory.

Une unique phrase qui se répète inlassablement dans sa tête, comme une boucle de musique qui ne dure que deux secondes, les mots s'enchaînent encore et encore, se répétant comme un riff endiablé qu'on ne peut pas s'empêcher de se repasser. Tu es le bout de son monde, il n'y a pas pire vérité que ça, il n'y a pas plus flippant, pas plus tragique ; mais pas vraiment plus beau non plus. La beauté de votre amitié n'est désormais plus un secret, elle vient de passer à une étape, elle vient de prendre un tournant, un virage en terrain glissant ; mais jamais le regret ne la gagnera de nouveau la concernant. Car la vérité est enfin dite, car vous avez enfin toutes les cartes en main, vous savez ce que pense l'autre de cette situation ; et vous avez de nouveau fait une promesse. Jamais vous ne laisserez l'autre seul, jamais vous ne vous abandonnerez. La vie à tes côtés Rory, vaut clairement la peine d'être vécue.

Alors je vais la préserver.

Elle n'a plus le choix Lullaby, ce n'est plus dans ses cordes d'abandonner ; pas après une soirée faite de révélation comme ce soir, pas après tout ce que vous vous êtes dit. S'échapper de ce monde, s'échapper de cette vie d'enfer et d'errance ne lui était plus envisageable, parce que maintenant, elle en est pleinement consciente, elle n'est pas seule Lullaby, car elle t'a, elle sait que tu es là, elle le ressent dans son cœur, dans son corps, et sa tape dans ses veines. Le sang ne fait qu'un tour, la cigarette est de nouveau porté à ses lèvres après qu'elle se soit un peu éloignée et elle pose son front contre ton torse, un bras derrière ton dos, en quête d'une étreinte désespérer ; une étreinte tant convoitée. Enfin la vérité est dite, enfin, elle a atteint le saint Graal qu'est le soulagement. Son monde, t'es le bout de son monde, le commencement de sa nouvelle vie, ce qui va lui permettre de se créer un semblant d'avenir ; d'y croire. Parce qu'à tes côtés, Lullaby ne peut s'empêcher d'penser que tout est possible, que tout est réalisable. Elle continuera de le penser, encore et encore sans jamais renoncer ; l'espoir se réveille ; et la quête du sommeil vous guette.

Elle attrape ta main après avoir écrasé sa cigarette dans le cendrier et ce n'est que quelques minutes à peine après qu'elle retire sa veste Zelda dans un élan précipité, en quête de son lit, de ton corps, de l'oreiller humain que tu es. Elle qui est en proie à des insomnies depuis des années sait qu'elle peut s'éteindre facilement dans les bras de Morphée en ta compagnie. Alors elle t'attrape et te pousse sur le lit, sans pression, sans aucune honte.

Le bout de notre monde, il se trouve là. C'est notre Nirvana.

Son sourire transperce ses lèvres, le rire s'en échappe alors qu'elle se glisse sous la couette, en quête de ton bras, en quête de ta chaleur revigorante. Et ses pieds viennent se coller aux tiens.

T'es une bouillotte, mais t'as les pieds gelés mon petit Rory.

Et elle reprend son rôle d'aîné parfois, parce que ça l'amuse, parce qu'elle n'oublie pas son rôle ; celui d'une sœur, d'une meilleure amie, d'un membre de la famille. Ses pieds tentent de réchauffer les tiens, sa main vient se coincer dans ta chevelure pour te bercer un peu, pour l'apaiser aussi au mieux.

J'veux pas t'alarmer, mais on se lève dans moins de trois heures, alors, ne pense à rien et dort.

Et elle continue ses mouvements dans ta chevelure, parce que sans le réaliser, ça l'apaise encore plus que d'habitude, ça la berce, la calme et les paupières se ferment, sa respiration se cale sur la tienne, ta chaleur l'enveloppe encore plus que celle de la couette.

Tu vas avoir pour mission de tendre le bras et d'éteindre ma jolie veilleuse Rorybaby.

Peut-être devrait-elle rajouter un "bonne nuit" ; mais Lullaby ne sait pas vraiment si elle sera capable de s'arrêter d'te parler un jour... Elle ne peut pas s'en empêcher, toujours l'ouvrir, ne jamais la fermer, parce qu'on ne sait jamais de quoi demain est fait... ?

Tu viens avec moi... ? Mercredi du coup ? Pour 16h ?

C'est son autorisation.
C'est sa bénédiction.
Elle veut plus être seule dans cet enfer.
Alors elle te fait confiance et ouvre ses barrières.
Mais ne la trahis pas Rory...


hrp ; je me répète, mais c'toi qui est fabulous ; genre vraiment ♥
 


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Ajisai

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MessageSujet: Re: {end} living young, w i l d & f r e e // R O R Y Jeu 8 Sep - 22:05

LIVING YOUNG WILD AND FREE —
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— music



Tes iris vertes ne lâchent pas les siennes lorsqu'elle porte la cigarette à ses lèvres, qu'elle en aspire le doux poison avant qu'une partie s'échappe de ses lèvres. Puis elle t'enlace et tes mains viennent se lier nonchalamment dans le creux de ses reins, ses doigts à elle te chatouille le bas du dos, à peine, et tu sens ses ongles frôler ta peau alors que tu déposes un baiser sur son crâne, protecteur. Et ton corps devient son bouclier le temps d'un instant, à peine, car déjà, elle abandonne ton étreinte, viens chercher ta main de la sienne et tu lui souris, de ce sourire tendre et sincère, de ce sourire si plein d'amour que tu pourrais en rendre jaloux l'homme le plus heureux du monde. Il y a dans votre relation quelque chose que peu comprennent, que peu s'autorisent à voir, finalement. Il y a dans votre relation cette fusion, cette complicité, cet amour instinctif qui frôle la perfection, qui est la perfection.

Et un rire t'échappe quand elle te pousse sur le lit, sans gêne ni honte, et tu l'enserres dans tes bras musclés, contre ton torse bouillant et tu frissonnes quand ses pieds aussi froids que les tiens viennent chercher de la chaleur. Vous êtes votre propre Nirvana et c'est si beau, Rory, si beau. Comment pourrais-tu la perdre, mh ?

— T'es une bouillotte, mais t'as les pieds gelés mon petit Rory.

Et de nouveau, un rire traverse ta gorge et ton bras l'attire contre toi, l'un vient se caler dans son dos, ta main glissant dans ses cheveux emmêlés, et l'autre vient glisser sur son ventre, dans un geste machinal et tendre. Un geste que tu as pris l'habitude de faire sans la moindre hésitation, sans avoir peur des conséquences ou des jugements. Et tu bouges un peu, te mettant sur le flanc, lui faisant face. Les allés et venus de ses doigts dans tes cheveux te détendent et tu fermes les yeux, abandonnant son regard et si tu étais un chat, tu en ronronnerais presque.

— J'veux pas t'alarmer, mais on se lève dans moins de trois heures, alors, ne pense à rien et dort.
— Quoi ? Trois heures... ? Ah... j'irai pas en cours demain.

Ce n'est pas vraiment une question, ni même une proposition. Tu n'iras pas, et quand elle se réveillera, tu la serreras si fort dans tes bras qu'elle sera obligée de se rendormir. Un peu comme quand tu l'enfermais dans tes bras en Irlande, les lendemains de soirées bien trop arrosées où elle se réveillait la première. Tu l'enfermais dans tes bras, rabattais la couverture sur vous alors qu'il était déjà seize heures passé. Mais qu'importe : tu feras pareil demain.

— Tu vas avoir pour mission de tendre le bras et d'éteindre ma jolie veilleuse Rorybaby.

Tu grognes quelque chose d'incompréhensible, parce que tes paupières se font de plus en plus lourdes, parce que tu ne veux pas que tes bras la quittent ne serait-ce qu'un instant, que ton torse se détache du sien même pendant quelques courtes secondes. Tu soulèves les paupières, la regardes et lui tires la langue, comme un gosse, avant de tendre le bras en arrière et de chercher l'interrupteur pour éteindre Batman. Et un peu trop rapidement, ton bras revient l'entourer un peu trop violemment et tu laisses échapper un pardon dans un léger rire, parce que tu as du lui couper la respiration, sur le coup, parce que ça a du la secouer un peu, la réveiller à peine.

— Tu viens avec moi... ? Mercredi du coup ? Pour 16h ?
— Je serai même en avance ma Lulla.

Il n'est plus question que tu rates un seul rendez-vous, tu y seras à chaque fois, quitte à la tirer par la peau du cul à l'hôpital, quitte à la porter comme un sac de patates sur ton épaule. Ta respiration se fait un peu plus lourde, un peu plus calme et tu gigotes légèrement pour arranger ta posture, pour la serrer un peu plus contre toi, pour que vos jambes s'emmêlent et pour que tes doigts caressent sa peau douce. Tes lèvres viennent chercher sa tempe, ou son front, et tu y déposes un baiser, puis deux... et tu trouves sa joue et tu y déposes un dernier baiser, tendre et tout plein d'amour.

— Bonne nuit, ma Lulla.

Le noir vous entoure et le silence vous observe. Mais il n'y a aucune raison d'avoir peur de l'un ou de l'autre, il n'y a plus de raison de croire qu'ils vous aspireront dans leurs méandres sans fin, car vous êtes ensemble, et rien ne pourra détruire ce que vous êtes. Car il y a dans votre relation ce que peu de gens comprennent, ce que peu veulent bien voir.

Il y a tout cet amour, insatiable et éternel.






HRP : j'pense qu'on peut mourir en paix avec ce rp gorehrlgh






Ceci est donc un rp fini
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