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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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Aka... Hearing without listening | pv : Chidori (terminé)
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MessageSujet: Aka... Hearing without listening | pv : Chidori (terminé) Sam 13 Aoû - 21:44
нелепый
When you see my face hope it gives you hell, hope it gives you hell. When you walk my way, hope it gives you hell, hope it gives you hell.
Tu ris aux éclats à la fin de la blague, peut-être un peu plus fort que d’habitude, peut-être aussi parce que tu as quelques verres dans le sang et que ce n’est pas Maman qui t’a donné sa résistance à l’alcool. Dans des moments comme ça, tu grognes un peu contre la génétique, parce que tu aurais aimé tenir un peu plus. Tu avales une gorgée de bière alors que tu sors accompagner des amis fumeurs à entretenir leur futur cancer sur un balcon. Le ton est joyeux, l’ambiance légère et tu avouerais être un peu (beaucoup) pompette. Tu te dis qu’il faudrait que tu arrêtes un peu de boire, que tu devrais être un peu plus responsable parce qu’il y a forcément des pioupious qui finiront par faire des bêtises en se baladant tous nus dans les couloirs ou qui commenceront à déprimer parce que voilà, c’est trop la loose pour X raison. Tu connais quelques Kinmokusei mais pas au point que les alcool-tristes viennent chouiner dans tes jupes (jupes que tu ne portes pas, c’est une image).

D’ailleurs, cette fois-là, ce sont des membres de la Division « Perfectiopgramatisme » qui ont invité et tu n’es que peu étonné de remarquer le nombre assez grand de personnes présentes. Après tout, les Kinmo sont populaires en général si on enlève quelques exceptions qui confirment la règle. En y pensant, tu t’en voudrais presque de ne pas faire un saut du côté de chez Jasmin, mais tu te dis que c’est très bien comme ça. Il ne supporterait sans doute pas ton haleine qui pue l’alcool et encore moins tes fringues imbibées de fumée de cigarette. Pauvre Sumi. C’est ton pioupiou préféré et comparé à la vieille sorcière vers laquelle tu viens de tourner la tête en souriant d’un air sûrement stupide, tu es prêt à aller prendre dix douches froides si ça te permet de garder un semblant de dignité.

Parce que ouais, voilà Chidori qui passe la baie vitrée menant au balcon, son air toujours hautain que tu lui donnes constamment même quand elle offre une autre expression, et le petit signe qui va avec pour lui faire comprendre gratuitement que tu sais. Tu connais son secret. Bien sûr, tu l’as gardé pour toi. Tu n’es pas de ceux qui distribuent à tout va les petites histoires de tout le monde et, avec l’alcool qui t’imbibe le cerveau, tu es même quasi certain d’être le seul à le connaitre. Tu l’as battue à Pokemon. Victoire serrée mais victoire quand même, et quand tu as vu le code ami de la personne avec qui tu jouais en Wi-Fi, tu en avais tiré une espèce de fierté. Parce que tu avais battu la peste qui te provoque sans raison, et que tu avais maintenant un moyen de pression. Sur le coup, c’était ce que tu t’étais dit, mais au bout d’un mois ou deux de jeux de regards et de provocations silencieuses, tu étais revenu à ta première idée : il fallait quand même que vous régliez votre différend. Après tout, il y avait quelque chose chez cette fille que tu ne comprenais pas. Alors tu te dis que la soirée pourrait être l’occasion de mettre ça au clair.

Tu quittes tes amis et tu interpelles la Sorcière une fois arrivé à sa hauteur. « Nishimura, on peut se parler quelques minutes ? » lances-tu, en japonais. Tu n’attends pas de réponse et, un peu plus entreprenant avec l’alcool que tu as ingurgité, tu la prends par le poignet avec douceur, et vous traversez la pièce principale bondée de la chambre dans laquelle la soirée avait lieu, posant ta bouteille vide sur une table au passage, pour terminer votre voyage dans le couloir. Un coin tranquille, c’était toujours mieux. Tu la lâches et te tourne vers elle. Ton expression ne fait aucun doute : tu veux en découdre, mais t’as un peu bu aussi, alors c’est pas très crédible tout ça. « Ahem… » Tu te racles la gorge, plus tout à fait sûr de toi tout à coup. « Je veux juste savoir c’est quoi ton problème avec moi ? C’est parce que je t’ai battue en combat à la loyale ou il y a autre chose ? » Tu la fixes sans savoir si tu fais bien de continuer. L’alcool semble se dissiper sur tes joues, mais ce n’est qu’une vilaine illusion. Tu poses les mains sur tes hanches. « Je sais que tu n’es pas comme ça avec Sumi. Je finis par me demander laquelle des deux Nishimura est la vraie tu vois. » Et à laquelle des deux sorcières tu dois donner la fessée.


Dernière édition par Shion Nakajima le Dim 20 Nov - 15:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Aka... Hearing without listening | pv : Chidori (terminé) Dim 14 Aoû - 11:30
aka ... hearing without listening

feat. shion

babylone est une sale ordure, chidori.

Babylone est une sale ordure mais qui plus est une ordure qui a disparu tu ne sais trop où te laissant seule dans cette soirée. Bien sûr, tu l'as en travers, même si tu le hais de tout être vous étiez supposés vous montrer ensemble afin de faire comme à votre habitude, semblant. Semblant de vous aimer passionnément et à pouvoir décrocher les étoiles pour l'autre. Tu t'étais préparée psychologiquement à cela toute l'après-midi, soit disant passant, mais ton « compagnon » disparu, tu ne sais pas si cela avait été nécessaire. Maintenant, il ne te reste qu'à te mélanger aux autres, à te mêler à la foule parce que tu n'as pas le choix; partir si tôt serait si mauvais pour ton image. Si mauvais que tu n'oserais jamais. Alors, tu te dis que tu vas essayer d'en profiter, d'apprécier, même si c'est compliqué quand tu es censée te montrer aussi froide qu'à ton habitude. Tu t'es même dit que peut-être, si tu buvais un peu, cela pourrait expliquer si tu essaies de te montrer un tant soit peu plus chaleureuse. Tu as donc bu, comme tous les autres. Tu as suivi le mouvement et tu ne sais plus vraiment ce que tu as vu passer comme bouteilles et verres, ni même combien. Pas tant que ça, jures-tu, mais tu bois si peu que tu tiens si mal. Tu as besoin d'air frai, de respirer un bon coup pour te remettre les esprits aux clairs, à plat. Tu es une Kinmo toi aussi et tu connais la structure des appartements. Tu sais exactement où se situe le balcon et il ne te reste qu'à esquiver quelques personnes pour y accéder. Alors tu le fais, alors que le sol tangue un peu, et tu espères que tu marches droite et que ne ris pas stupidement sans même t'en rendre compte, car cette situation n'a rien de drôle.

Tu passes la porte avec un si beau soulagement que tu fermes les yeux afin de prendre une belle bouffée d'air pollué à la cigarette. Sauf que quand tu rouvres les yeux, c'est comme un cauchemar vivant. Il y a Shion juste en face de toi qui te sourit et tu veux juste faire demi-tour et oublier cela parce que t'as tête doit être magnifique, sauf pour toi. Tu dois le regarder avec tout le visage choqué, interrogé, de savoir ce qu'il fait ici. Parce que personne ne t'a prévenu qu'il était dans le coin, mais qu'au fond cela ne t'étonne pas le moins du monde. Pourtant, tu n'étais pas prête et bien que tu te ressaisisses afin d'essayer de paraître la plus sérieuse possible, le voir a bel et bien un goût amer de défaite. Défaite à Pokémon, bien sûr, mais pire encore, défaite de tous les jours, car voir Shion te rappelles ce que tu étais avant la Chasse et Shinrin Yoku. Voir Shion, c'est voir l'amer souvenir d'une perte de soi-même. Alors tu t'étais défendu sans bien même qu'il ne t'attaque. Pendant des mois tu l'as cherché, tu lui as fait comprendre que tu le détestais alors que détestais voir ton reflet à travers son caractère. Peut-être que oui, tu en as fait trop, mais il te l'a si bien rendu ces deux derniers mois et toi, tu ne pouvais rien faire de peur que les autres sachent l'un de tes petits passe-temps secrets, brisant ainsi l'image que tu te forces à avoir. Alors oui, tu as cette envie bouillonnante de tourner les pieds et partir, mais il agit autrement et tu es probablement mortifiée à l'idée de ce qu'il pourrait dévoiler ce soir que tu te laisses promener, tirer, par Shion que tu es censé haïr. Parler, qu'il dit. Tu ne sais pas si tu peux avoir confiance en lui, mais tu n'as pas le choix. Vous vous retrouvez dans le couloir et dans un sens, cela te rassure, bien que tu espères que les autres ne se fassent pas de fausses idées. Tu ne peux pas t'empêcher de regarder partout autour de vous, comme si cette rencontre était punissable et lorsque tes yeux se posent de nouveau sur lui tu trouves son visage stupide mais tu te dis que tu ne dois pas être mieux, avec tes probables joues rosies et tes yeux un peu embrumés. Il veut parler et tu attends la bombe. Il va te faire du chantage, te dis-tu, mais tu sais qu'au fond tu ne l'aurais pas fait, alors il ne le fera pas non plus. Au fond, tu sais ce qu'il va dire, parce que tu l'aurais fait aussi, si tu étais honnête avec toi-même et les autres. Il veut des explications; quoi de plus naturel ? Il cite la dure bataille, bien entendu, et tu te sens raidir, avec l'envie de lui dire de parler moins fort. Tu le regardes encore, le fixe sans trop savoir quoi dire, réfléchissant à toute allure pour trouver une réponse qui ne soit pas sincère. Mais la suite de ses mots laissent en toi un arrière goût d'amertume parce qu'il sait. Il sait et il n'est pas censé avoir le droit de savoir, il n'est pas censé avoir accès à cette connaissance. Mais toi aussi tu sais. Tu sais que Shion et Jasmin sont proches alors ça ne t'étonne pas plus que cela, bien que cela ne te ravi. Tu penses à ignorer cette phrase, tu hésites, mais finalement, c'est peut-être la seule à laquelle tu vois une réponse.

— Tu n'es pas Jasmin.

C'est pitoyable, la façon dont tu exprimes ça. Tu te veux sérieuse, avec les sourcils froncés, mais en fait, ça ne ressemble pas à grand-chose. Tu n'as pas du réussir à te montrer menaçante ou autre et tu le sais, quelque part au fond de toi. Tu sais que tu aurais du te taire et juste rentrer dans ta chambre qui n'est pas si loin que ça. Pourtant tu restes là les yeux fixés sur Shion comme si cela allait permettre quelque chose, comme si tu allais réussir à lire dans ses esprits pour connaître les risques que tu prends. Tu es pitoyable, ce soir, Chidori, car plus tu l’observes et plus tu as cette impression d'être en face d'un miroir, bien qu'il ne possède pas ton apparence – à ton plus grand soulagement. Et plus tu te vois, plus tu le hais et plus l'envie de parler te démange. Tes barrières sont bien basses ce soir car tu commences à marmonner des stupidités sans même t'en rendre compte, de celles qui résonnent comme de la haine mais qui n'ont pas de sens. Et puis ta voix monte d'un octave alors que tu vois le mur derrière bouger comme sur des vagues, alors que tu te dis que tu ne dois vraiment, vraiment plus toucher à l'alcool.

— Mon problème avec toi c'est l'alcool. avais-tu commencé, bafouillant, ayant essayé de dire trois fois cette phrase correctement avant de te rendre compte que ce n'était pas ce que tu voulais dire. Non, c'est pas ça, veux-tu te rattraper, persuadée de ta stupidité, mon problème avec toi c'est moi. Et au fond, tu aurais peut-être du te taire, Chidori, parce que tes mots n'ont de sens que pour toi-même.

hrp; je crois que j'ai oublié, hier, de te dire que je meurs pour ta plume très fort beaucoup passionnément à la folie. kiss. oh et du coup on m'a expliqué pour sumi/jasmin (j'étais perdue oupsie) alors tu n'as qu'à te dire qu'elle prononce ça du mieux qu'elle peut hihi.



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MessageSujet: Re: Aka... Hearing without listening | pv : Chidori (terminé) Ven 19 Aoû - 15:14
нелепый
When you see my face hope it gives you hell, hope it gives you hell. When you walk my way, hope it gives you hell, hope it gives you hell.
Vous retrouver tous les deux dans le couloir allait surement créer des rumeurs. Parce que t’as pas été super discret quand tu l’as tirée à travers la chambre pour sortir. Parce qu’à 20 ans, on pense encore à des trucs de collégiens, que si un garçon s’isole avec une fille, c’est pour avoir besoin d’intimité, et si on a besoin d’intimité, c’est parce que c’est quelque chose d’embarrassant à montrer aux autres, quelque chose comme se faire des bisous à l’abri des regards. Puis, là, c’est alimenter le cliché des deux personnes qui se détestent mais qui en vérité s’adorent. Une histoire digne d’une mauvaise light novel en somme. Mais qu’importe ce qu’on pouvait bien penser, aucun de vous n’a les expressions d’un couple prêt à se câliner en secret, très loin de là. Du moins tu crois.

Tes sourcils se haussent quand Chidori marmonne sa réponse, un truc du genre que tu n’es pas Jasmin. Tu ne doutais pas qu’il y avait quelque chose en eux que tu ne comprendrais sans doute jamais et tu te demandes bien ce que Sumi pouvait lui montrer que toi tu ne savais pas déjà. Et tu te mets à rire, peut-être de façon un peu moqueuse qu’elle ait dit ça avec un visage si sérieux, peut-être un peu fort parce que l’alcool ne t’aide visiblement pas à garder ta réserve naturellement japonaise. « Encore heureux que je ne suis pas Sumi. J’aimerais pas être nul à Mario Kart comme lui. » Petite pensée pour ton pauvre meilleur ami (promis juré Shion t’adore). Tu n’as pas senti de menace derrière cette phrase et s’il y en avait une, de toute façon tu ne l’as pas comprise, parce que ton regard un peu vague ne laisse aucun doute sur ton état : pompette et un peu euphorique aussi.

« Tu vas y arriver. » l’encourages-tu quand elle a du mal à formuler sa phrase qui finit par passer ses lèvres. Voilà. Apparemment, son problème c’est elle-même. Quand elle t’avoue enfin la surface de sa pensée (parce que ce n’est surement pas le fond, c’était certain), tu clignes des yeux. Tu n’es pas sûr d’avoir bien entendu, pas sûr d’avoir bien compris. « Hein ? » Tu es un peu confus et tes bras se croisent sur ton torse, non pas parce que tu es sur la défensive, mais tu ne comprends vraiment pas son problème. « Tu me dis ça parce que tu as perdu à Pokemon et que tu t’en veux ? » Tu fronces les sourcils en tentant vraiment de comprendre ce qu’elle voulait dire par là, et tu te frottes le bout du menton en réfléchissant. Ton cerveau marche au ralenti et si tu penses avoir dit un truc sensé, ce n’est certainement pas là où tu aurais pointé le problème, si tu avais été sobre. Sur l’instant, tu en arrives à la conclusion suivante : elle était mauvaise perdante. Tu souris alors, approchant ta main du sommet de son crâne pour lui tapoter gentiment la tête, un peu consolateur. « Désolé de t’avoir battue en combat Pokemon. Tu sais, c’est pas parce que tu es super jolie que je vais laisser passer une occasion de m’amuser un peu. C’est un peu une question de fierté tu vois. » Tu ris légèrement, oubliant temporairement toute animosité envers elle et son comportement. « C’est que moi aussi j’aime pas perdre, c’est comme ça. »

Tu la libères de cette main envahissante sur ses cheveux et te redresses, remettant tes mains sur tes hanches dans un soupir. Au fond tu sais qu’il n’y a pas que ça, sinon, votre petit jeu n’aurait pas duré autant de temps. Alors tu fais la moue, peu convaincu que ce soit la véritable raison. « Allez Nishimura, je sais que tu n’as pas l’habitude de mâcher tes mots ni de tourner autour du pot, alors dis-moi ce qui te passe par la tête, vas-y, je suis prêt. Ne te retiens pas. » Comme si elle allait tout te balancer cash, et comme si tu étais véritablement prêt à encaisser. Tu as oublié que l’alcool avait tendance à te rendre plus sensible apparemment.


Dernière édition par Shion Nakajima le Dim 20 Nov - 15:33, édité 2 fois
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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: Aka... Hearing without listening | pv : Chidori (terminé) Mer 24 Aoû - 19:46
aka ... hearing without listening

feat. shion

Tu as bel et bien cet air pitoyable sur le visage, celui de la fille qui ne sait pas ce qu'elle dit. C'est assez gênant, comme situation, et rien que pour cela, tu remercies silencieusement Shion de vous avoir écartés de la foule. Enfin, pour être plus précise, l'idée de le remercier te traverse l'esprit mais reste coincée dans ta gorge, car il est hors de question que tu lui sois reconnaissante, même si pour être totalement honnête, c'est surtout parce que tu ne te rends même pas compte de ce qui se passe vraiment autour de vous. Si tu étais sobre, tu aurais pu remarquer les quelques regards qui se sont posés sur vous alors que vous quittiez la salle, suivis de quelques murmures probablement à votre sujet. Pour le moment, tout cela t'est bien égal, car c'est votre conversation qui attire le plus ton attention, ta concentration, si fragile en cet instant précis.

D'abord, il y a ce rire que tu trouves odieux. Celui qui sort de son être de manière si décalée. Il se moque de tes propos, mais bien plus qu'une attaque personnelle, tu as l'impression que la véritable cible dans tout cela se trouve être Jasmin. Les réflexes agissent, plus rapide que la raison, et tu sers les poings, les lèvres pincées. Tu ne l'as pas entendu comme une blague, alors que cela en est très clairement une. Pourtant, tu ne réagis pas plus que cela. Tu ne sais pas vraiment quoi répondre, de toute façon. Tu pourrais lui annoncer que tu es persuadée que Jasmin joue mieux que lui, mais en fait, tu l'imagines déjà très mal tenir la manette, alors être bon, ce serait difficile.

Mais le pire dans cela, c'est quand même la suite. Tu as l'impression qu'il te prend de haut alors qu'il t'encourage. Et puis tu réussis enfin à énoncer ton problème, ou tout du moins tu as essayé. Il a l'air de ne pas comprendre, de ne pas savoir. Il joue bien son jeu, le bougre, penses-tu. Parce que tu es persuadée qu'il voit parfaitement de quoi tu parles, de ce dont il est question. L'alcool te rend paranoïaque, en fait. Et il reparle de ce moment. De ce fâcheux moment. Tu bouillonnes. Parce qu'il te pense aussi puérile que cela pour être ainsi juste à cause de ce match – même si cela joue intuitivement dans votre relation. Et alors que tu étais bien trop préoccupée à réfléchir à une réponse bien avisée, il y a ce poids sur ta tête. Tu as le regard qui capte son sourire et tu dois sûrement bien montré à travers ton visage à quel point tu es alcooliquement agacée par cela. & puis il s'excuse. Au début, tu prends ça bien, même s'il remue le couteau dans la plaie. Mais la phrase qui suit, tu ne t'y attendais pas. Tu as les joues qui virent aux cramoisies et tout ton visage qui se décompose dans un moment de honte mémorable qui n'a pas lieu d'être. Tu es censée le savoir, que tu es jolie, mais de un, le super n'était pas obligatoire, et de deux, l'alcool n'aide en rien ta situation qui te rend peut-être un peu plus sensible.

— Je –

Et tu ne rien du tout, parce que tu n'as juste pas les mots et que finalement, cette histoire de match te passe plus au-dessus de la tête que le reste. Tu ne peux pas empêcher de prendra ta tête dans les mains alors que la sienne s'écarte, et tu sens toujours la chaleur sur tes pommettes. Alors que tu as l'impression que tout ce que tu diras ne fera qu'empirer les choses. De toute façon, tu ne sais même pas ce que tu veux dire. Le remercier pour le compliment ? Non, plutôt mourir. L'envoyer voir ailleurs pour cela ? Tu n'es pas vraiment en état. Alors tout ce que tu trouves à dire, tout ce qui s'échappe de tes lèvres, c'est un Pitié tais-toi. à peine audible, mais qui pourtant te donne l'impression d'avoir été dit fort.

Mais il insiste, Shion, il veut savoir. Et toi, tu ne sais pas ce que tu peux lui dire ou non, ni même si tu as envie de lui dire, parce que toutes les barrières de ton jugement semblent être ramollies. On aurait pu te prévenir que ce soir allait finir comme ça, franchement, tu n'aurais pas pu bu autant et tu ne serais pas là à hésiter sur le moindre de tes mots comme une adolescente qui ne tient pas; comme toi, quoi.

— Écoute Nakajima, je … ne suis pas en état, as-tu envie de continuer, mais tu sais que cette réponse ne lui conviendra pas, et fuir face à une petite discussion entre deux personnes pompettes serait mauvais pour ton image. Alors, tes mains bougent enfin afin de se croiser autour de ton ventre, tandis que tu inspires profondément. Tu ne sais pas trop comment tout cela va sortir, ce que tu vas finir par lui dire, mais tu te dis que si ça se trouve, il ne se souviendra plus de rien demain. C'est stupide d'ailleurs, parce qu'il est clairement en meilleur état que toi.

— Je te hais. avais-tu commencé, de la plus délicate manière qu'il soit, avec cet air de fierté sur ton visage. Je te hais tellement que perdre face à toi est horrible. Car entre vous, il y a toujours ce stupide combat qui reste amer. Mais t'as raison, je te haïssais déjà avant ça. Genre, tu dois être la personne que je hais le plus au monde après Bab- Soudainement tu te rends compte que tu allais gaffer, que tu as failli faire une magnifique bourde alors, tu agis comme une gosse, et pose un doigt sur tes lèvres en faisant un minable « chut » pour lui dire de se taire, que personne n'a rien entendu à ton lourd aveux. Et puis tu ris, ou du moins ricanes, sans savoir pourquoi. Non vraiment, cette discussion s'annonce très mal et pourtant, tu sembles ne pas t'en rendre compte tant que ça, parce que tu continues, stupide que tu es. Pourquoi t'es comme ça, sérieux ? Tu as froncé les sourcils, la moue désormais savant mélange d'agacement et d'intrigue. Pourquoi tu peux pas être moins toi, tu bredouilles encore, comme tout le reste de tes paroles. Tu bredouilles et pourtant tu as l'impression d'être confiante dans tes dires, alors tu te décides à continuer de te ridiculiser. un tout petit peu, tout petit moins comme moi, aussi ?

C'est ça qu'il y a dans ton esprit, ces multiples ressemblances entre ce que tu es vraiment et ce qu'il montre. Tu comprends pourquoi Jasmin l'apprécie autant, alors que vous êtes si différents, pourtant si semblables. Tu ne sais pas s'il comprend vraiment, parce que même toi, tu n'es pas sûre de comprendre. Pourtant, tu le fixes de tes yeux vitreux, attendant une réponse à ta question, attendant que le sol ne cesse de ballotter.



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Capitaine des Ajisai

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MessageSujet: Re: Aka... Hearing without listening | pv : Chidori (terminé) Jeu 25 Aoû - 14:12
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When you see my face hope it gives you hell, hope it gives you hell. When you walk my way, hope it gives you hell, hope it gives you hell.
Elle se cache le visage dans ses mains et dans ton moment d’euphorie alcoolisée, tu ne peux pas t’empêcher de te trouver ça adorablement mignon. Et puis, tu ne vas pas te mentir : malgré son caractère de cochon, tu la trouves jolie, Chidori. Peut-être l’as-tu dit d’une voix un peu trop haute, peu contrôlée par les bières que tu as bues, et quand tu crois distinguer une demande de fermer ta grande bouche (ou alors c’était une insulte ? Tu n’en sais rien, tu n’y as pas fait attention), tu ris, et tu t’excuses un peu de l’avoir embarrassée aussi. Parce que t’es un peu bête ce soir et que de toute façon, tu ne t’accables pas de faux semblants. Tu préfères les relations vraies et sincères et même si tu ne t’entends pas vraiment avec la personne en question, autant que ce soit clair entre vous non ? C’est peut-être pour cela que tu insistes autant avec Nishimura. Parce qu’elle ne t’a jamais dit véritablement pourquoi elle agit ainsi avec toi et pas avec les autres, parce que depuis que tu la connais, cela a toujours été comme ça, et toi tu ne comprends pas. On t’a souvent dit que la logique féminine te dépasse, mais toi, tu n’y as jamais cru. Alors quand tu l’as battue à un jeu vidéo, tu as pensé qu’elle avait peut-être enfin trouvé une raison valable de t’en vouloir, sauf que ce qu’elle t’avoue ce soir, n’a rien à voir avec ta petite victoire.

Elle te hait.
Et t’es même le numéro 2 dans son classement.

Tu ne sais pas comment prendre cet aveu qui te surprend plus qu’il ne le devrait et un léger mouvement de recul accompagne ton visage aux lèvres pincées. Cela fait terriblement mal. Ce visage hautain, ces mots frappent ton cœur comme un marteau sur une enclume et il s’emballe, comme la musique d’un wadaiko qui tambourine jusque dans tes oreilles. Tu te sens choqué, blessé aussi, par ces paroles si franches et directes, mais n’était-ce pas ce que tu avais demandé ? Ce pour quoi tu avais insisté ? Tu restes interdit quand ce doigt sur sa bouche te demande de te taire. De toute façon, tu n’aurais pas pu parler. L’euphorie qui t’animait quelques secondes plus tôt à emporté ton sourire joyeux au moment où elle s’est mise à ricaner, et tu n’as plus l’air que d’un malheureux que l’on vient d’accabler de toutes les fautes de la Terre : les épaules basses, le regard fuyant le sien avec un sentiment de te sentir profondément inférieur à elle. Si tu avais été pleinement sobre, tu te serais rendu compte à quel point ta réaction intérieure est démesurée. Chidori te hait, c’est bien. « Je suppose qu’on ne peut pas être aimé de tout le monde ? » C’est ce que tu arrives à articuler dans un sourire forcé, tentant peut-être désespérément de garder en semblant de fierté masculine alors que tu es simplement sur le point de craquer. Et tu te forces. Tu sais qu’il ne faut pas que tu fléchisses, que si tu montres ne serait-ce qu’un soupçon de faiblesse émotionnelle, on ne te ferait plus confiance. Alors ton « harmonie » ne serait plus, et tu n’aurais sans doute plus vraiment de volonté à continuer à faire ce que tu fais.

Le calme. Il faut que tu retrouves ton calme. Ne pas laisser entrapercevoir que ce qu’elle t’a dit t’a touché. Discrètement, tu inspires profondément, expires longuement. Tu te félicites d’avoir gardé assez d’esprit pour réaliser ce petit exercice qui met partiellement en sourdine le tambour caché dans ta cage thoracique. Là, tu te remets à la regarder. Elle t’observe avec les sourcils froncés, un moue boudeuse. Elle ne doit pas se rendre compte de ce qui a pu te passer par la tête la minute précédente. Soit tu l’as bien caché, soit elle a trop bu pour y avoir fait attention. Tant mieux. Tu n’aimes pourtant pas cette sensation, ce n’est pas ton genre de te comporter de la sorte, mais par respect, oubliant que l’alcool te grignote petit à petit tout contrôle de toi, tu la laisses terminer. De toute façon, tu l’avais demandé. Et le reste t’arrive sur un ton accusateur et ton visage se fige, sans expression.

Pourquoi tu es comme ça.
Pourquoi tu ne peux pas être moins toi.
Pourquoi tu ne peux pas être moins elle.

Toi, tu ne comprends pas ce qu’elle entend par être « moins comme elle ». Elle n’est pas toi, tu n’es pas elle. Qu’aviez-vous en commun sinon un ami ? Ton meilleur ami par la même occasion. Jasmin a qui tu ne parles jamais ou très peu de Chidori. Jasmin qui ne te parle jamais d’elle. Tu ne sais pas quel genre de relations ils entretiennent et tu n’as jamais cherché à faire un pas dans leur jardin secret. Tu as longtemps été curieux, mais cette curiosité tu la mets de côté. Parce que tu respectes la vie privée de ton ami, tout simplement. Alors peut-être que si tu avais insisté auprès de Jasmin, tu aurais compris ce qu’elle voulait dire par-là, et si tu restes sans voix quelques secondes, tu finis par laisser échapper un rire étouffé de gêne qui allège un peu ton cœur. « Je ne suis pas comme toi. » Tu souris en essayant de retrouver contenance derrière tes joues empourprées par l’alcool. « Je ne sais pas quoi te répondre. Je suis comme ça, c’est tout. » Une contenance qui s’effondre avant même de se reconstruire. « Je regrette un peu d’avoir insisté. » Et la gorge qui se serre à mesure que tes mots s’y perdent et que des sillons salés se creusent leur chemin sur tes joues pour s’étaler dans le tissu de ton col. Tu t’en rends compte, peut-être par chance, peut-être parce qu’il te reste encore une once de fierté masculine mal placée qui tire la sonnette d’alarme. Et tu te retournes pour essuyer ton visage. « Oublie ce que tu viens de voir. » balbuties-tu à l’attention de Chidori. Et tu te maudis un peu. Tu te maudis de perdre la face, tu te maudis de ne pas avoir réussi à te contenir. Et tu maudis surtout ces larmes alcoolisées qui t’arrachent tout bon sens et noircient tes maux de sensibilité. D’une sensibilité à fleur de mots.


Dernière édition par Shion Nakajima le Dim 20 Nov - 15:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Aka... Hearing without listening | pv : Chidori (terminé) Ven 26 Aoû - 11:56
aka ... hearing without listening

feat. shion

Empathie. C'est le mot qui pourrait te venir à l'esprit, si tu n'étais pas trop saoul. C'est le mot qui résonneraient sans cesse dans ton esprit, ou tout du moins sonnerait une fois. Parce qu'en fait, c'est un peu ça que tu vis avec Shion. C'est un peu de cette manière que tu le vois et que tu le refoules. Bien sûr, tu ne peux pas lui dire ainsi, ce serait contre tes principes. Alors tu gardes ça pour toi, tu restes floue dans tes paroles, ces vaines explications sans sens. Mais les faits, eux, sont toujours là, alors ses réactions te pincent un peu le cœur. En temps normal, cela ne se serait guère passé ainsi, mais là tu n'y peux rien. Là, tu as trouvé une excuse nommée alcool, et c'est pitoyablement que tu l'uses. Tu t'en sers pour vider un peu ton cœur, laisser tomber un certain poids qui s'est installé sur ta conscience. Mais c'est à double tranchant. Toi, tu as celui qui soulage, lui, celui qui blesse. Tu l'as bien senti à son visage qui s'est décomposé alors que tu parlais. Tu l'as vu et tu l'as compris. Et tu le plains. Car même si vous vous ressemblez et que tu le caches, lui ne demande pas être haïs alors que toi, tu lui donnes cette violence, cette amertume. Lui, il n'a rien demandé de tout cela, mais toi, tu te permets de lui donner.

Au fond de toi, tu te doutes que tes mots étaient durs, que tu aurais pu te taire. Tu ne l'as pas fait, excusée par la haine à son égard, excusée par toi-même. Tu ne t'es pas retenue, infligeant ses mots bruts qui font mal, qui blessent. Et cela, tu te doutes qu'il a réussi. Tu l'as vu à son visage, alors qu'il essayait de paraître fort. Et cela t'a fait du mal. Un peu. Tu ne cesses de te dire que cela pourrait être toi, à sa place, mais que ô combien cela pourrait être le cas, tu le mériterais probablement bien plus que lui. Et toi, toi tu n'aurais pas eu cette force. Toi, tu serais restée là muette, à faire comme si tu n'avais rien entendu. Mais lui, il essaie si bien de se relever, de s'accrocher, que tu te sens attristée par tes dires.
Et t'as presque envie de t'excuser.

Il y a ta main qui fait ce geste, ou tout du moins le début, celui de se rapprocher de l'épaule de l'autre afin de le consoler, mais tu t'arrêtes en plein chemin, le bras retombant instantanément. Tu dois assumer, Chidori. Tu dois assumer tes mots, tes paroles. Tu ne peux pas jongler entre deux faces de ta personnalité, tu ne peux pas le réconforter alors que tu es le problème dans cette histoire. Car oui, le problème c'est bien toi et non lui. Ce n'est pas qu'il te ressemble plus qu'il ne le pense, mais que tu refuses d'assumer que tu pourrais être comme lui.

Tu es un peu décalée de la réalité et tu ne saisis pas tout ce qu'il fait pour se calmer. Tu ne t'en rends pas compte, aveuglée par toi-même. C'est son rire qui t'interpelle, celui qui est lourd de sens et que tu ne peux qu'entendre. Ton visage est probablement devenu moins dur, d'ailleurs, moins sérieux et inquisiteur. Il n'est pas comme toi, te dit-il. Tu sais qu'il ne sait pas, et que le fait que lui embrasse de tout son être ce qu'il est, vous rend justement différent. Il ne comprend pas et il regrette de savoir. Le manque de savoir à ce sujet, probablement. Mais tu ne peux pas, Chidori, tu ne peux pas lui expliquer l'origine de ce mal qui te ronge, lui expliquer ce qu'il se passe clairement dans ton esprit. Tu n'en es pas capable, bien que peut-être plus enclin ce soir, avec les verres qui sont passés entre tes mains. Il regrette et toi aussi, ne serait-ce qu'un moment, instant que tu ne peux pas mépriser. Ce qui te choque le plus là-dedans, ce sont ses larmes. Celles qu'il cache et qu'il essuie, te tournant le dos ainsi. Oublier, qu'il te demande. Et toi, toi tu ne sais pas si tu peux faire ça.

Et tu as un peu de peine.

Tu as les yeux qui essaient de se poser à un endroit autre que son dos, mais ta conscience te fait toujours retourner à lui, preuve de ton manque d'humanité. Tu t'en mords les lèvres, jusqu'à ce qu'elles deviennent blanches, prêtes à saigner. Mais ça n'aide en rien, il continue de pleurer. Et n'importe qui pourrait sortir, en cet instant précis. N'importe qui pourrait le voir et tout cela serait de ta faute. Lui, il n'avait rien demandé, et toi, tu risquais de briser son image. Et ce n'est pas ça, que tu veux. Parce que ce n'est pas le même genre de haine que tu éprouves à son égard que celle que tu connais pour Juan. Et il ne mérite pas ça, même toi tu le sais.

— Shion …

Parce qu'utiliser son nom de famille aurait pu paraître bien trop brutal en cet instant, alors que le but n'était pas de rallumer les flammes. Tu ne sais pas vraiment à quoi ressemble ta voix, mais tu sais qu'elle est incertaine, si ce n'est inquiète. Et tu croises les doigts pour que personne n'arrive, que personne ne vous voit, que personne ne t'écoute. C'est égoïste, en quelque sorte, car il est toujours question de ton image. Shion, c'est juste un facteur dans tout cela, mais un facteur peut-être important. Parce que si quelqu'un vous aperçoit, cela pourrait lancer des rumeurs, et pire encore, Jasmin pourrait savoir. Il pourrait savoir quel type de personne tu es, de ceux qui font pleurer son meilleur ami, et peut-être qu'il refuserait alors de te parler. C'est un dilemme qui est là, face à toi. Mais là, ça te dépasse un peu. Tu ne peux pas juste fuir, mais tu te vois mal continuer à parler. Tu ne peux pas le laisser là, à pleurer. En fait, tu n'as pas vraiment le choix. Tu prends juste ton courage à deux mains après avoir inspiré, et peut-être que oui, peut-être que l'alcool joue aussi pour ce que tu vas faire, peut-être que tu n'aurais pas proposé sinon, mais là, tu le fais quand même, parce que c'est tout ce qui te vient à l'esprit.

— Ma chambre est à l'étage en dessous … Parce que ça sera toujours mieux qu'un couloir, aux yeux de n'importe qui. Tu ne sais pas s'il comprend ce que tu veux dire, s'il voit où tu veux en venir. Pour n'importe qui, cela aurait pu sonner comme l'une de ces relations charnelles entre deux élèves, mais ce n'est pas ton genre et tu espères qu'il le sait. C'est par précaution que tu continues de parler, comme pour te justifier, te défendre de tes actes. Je veux dire, ça serait plus … tu hésites, tu ne sais pas vraiment ce que tu veux dire, en fait. personnel ? Et c'est le pire choix de mots du monde, tu t'en rends bien compte, alors tes mains passent contre ton visage, apitoyée par ton absurdité. Tu respires un coup, puis deux, et enfin tu te permets d'essayer de t'expliquer encore une fois, moins maladroitement. Tu serais plus au calme, les autres te verront pas …



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MessageSujet: Re: Aka... Hearing without listening | pv : Chidori (terminé) Lun 5 Sep - 14:50
нелепый
When you see my face hope it gives you hell, hope it gives you hell. When you walk my way, hope it gives you hell, hope it gives you hell.
Tu regardes les taches humides sur ton col en te demandant pourquoi tu t’es mis à réagir comme ça. L’alcool te rend émotif mais que ce soit de façon si importante ne te rassure pas. Il y a peu de personnes qui t’ont déjà vu verser des larmes pour des mots peut-être mal choisis, des regards insistants et tu avais toujours gardé contenance, jusqu’à ce que tu retrouves la solitude intime de ta chambre, à la maison, dans laquelle exprimer ce que tu ne voulais pas montrer. Pas que tu te soucis obsessionnellement de l’image que tu peux montrer aux autres, et même si c’est un peu le cas, c’est aussi pour toi. Parce que tu as vécu beaucoup pire, et que tu te dis que cela ne vaut pas la peine de pleurer pour si peu. Mais voilà, même avec toute la volonté du monde, tu n’arrivais pas à te défaire de cet état d’âme dans laquelle tu as plongé et où tu te noies.

Chidori te hait, et ça te fait mal au cœur.

Ton prénom qui résonne dans le couloir vide te sort de tes pensées et tu te racles la gorge en espérant défaire le nœud toujours présent. Tu passes une main sur ton visage et te claques les joues de tes paumes comme le coup de fouet nécessaire pour affronter le regard de Chidori. Et tu te retournes. Elle est toujours là. Et elle te propose maladroitement de descendre dans sa chambre pour retrouver un peu de solitude. Toi, tu te mets à sourire, de manière un peu empotée. Parce que son choix de mots était tout sauf adroit, qu’elle laissait sous-entendre des choses auxquelles tu ne penserais même pas – à moins d’avoir beaucoup bu – et ça te fait un peu rire. Elle s’est peut-être rendu-compte que ce qu’elle a dit t’a touché, et tu ne t’en félicites pas vraiment, pour les mêmes raisons que tu as préféré lui demander d’oublier ce qu’elle avait vu.

Elle a eu les mots durs, et tu mets ça sur le compte de l’alcool.
Elle a eu le regard accusateur, et tu mets ça sur le compte de l’alcool.
Elle a pourtant avoué sa vérité, et tu mets ça sur le compte de l’alcool.

Parce qu’au final, elle est humaine, comme toi, et qu’elle est capable d’éprouver des regrets, tu ne lui en voulais pas. Pourtant, tu ne peux que décliner sa proposition.

« Merci, mais ça ira. » Ta voix semble avoir retrouvé son assurance. Passé ce moment de ridicule, tu redeviens le Shion que tout le monde connait. « Je ne voudrais pas déranger, et puis, j’ai été invité ici, il ne faudrait pas que je disparaisse sans avoir dit au revoir à tout le monde. » Tu mets tes mains dans tes poches, te donnant un air plus décontracté que tu ne l’es en réalité. « Je pense qu’ils doivent nous attendre. Je pars devant ! » Par que dans ta tête, ses mots résonneront encore longtemps. Ce soir, demain et pour les jours suivants.


BAM !

Quand la porte de la chambre s’est ouverte, à quatre heures du matin, tu as accueilli le propriétaire des lieux avec un dogeza si violent que tu t’es cogné le front sur le sol du couloir.  « Pardon, j’ai trop bu, je peux dormir chez toi ce soir ? » Illustration de ton état d’ivresse avancé, tu avais mal calculé la distance, et te voilà avec un mal de crâne plus violent que toutes les bières que tu avais bues réunies. « Désolé. Désolé. Désolé. J’ai pas fait attention. Je peux dormir par terre si tu veux. J’ai pas de pyjama mais je peux me déshabiller dans le couloir et prendre quatre douches, et dormir par terre (comment ça, il l’a déjà dit ?), mais s’il te plaît, laisse-moi venir chez toi. » Tu relèves seulement la tête, le front rougi par le choc, croisant le regard grumpy de ton meilleur ami qui ne semblait ni amusé par ton attitude ni attendri par tes yeux de chien battu. « Allez soit cool ! Je te ferai le petit déjeuner pour me faire pardonner du dérangement. »

La chance sourit aux audacieux comme on dit.

Quoi, ça ne marche pas avec Jasmin !?


Dernière édition par Shion Nakajima le Dim 20 Nov - 15:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aka... Hearing without listening | pv : Chidori (terminé) Ven 28 Oct - 18:16
aka ... hearing without listening

feat. shion

Tu as un peu le cœur coupable. C'est son sourire qui te met mal. Ce sont tes mots qui blessent. Et c'était ton but, Chidori, blesser les autres pour les éloigner. Mais tu es encore humaine, alors la culpabilité bat dans tes veines comme l'oxygène, si ce n'est l'alcool en ce moment même. Et tu as presque envie de dire désolé, de t'excuser. Tu ne le fais pas, pourtant. Tu restes silencieuse, la boule au ventre. Tu te sens mal et tu ne sais pas ce qu'il ressent lui.

Tu pinces tes lèvres alors que sa réponse résonne entre les murs, tout comme tes mots doivent restés dans son esprit. Il refuse. Bien entendu; croyais-tu vraiment qu'il accepterait ? Qu'il te dirait oui ? Tu viens de lui annoncer ta haine, la faisant presque passer pour une de celles qu'on ne contrôle pas, imposée par la destinée, semblable à Néron envers Britannicus. Et pourtant, il n'est pas question d'une Junie – même si Jasmin en toge féminine devrait être un beau spectacle à peindre – mais de quelque chose de plus dur, plus brut.

Il a retrouvé son air décontracté habituel et pourtant, cela ne t'aide pas à remettre ton esprit à froid, reprendre ton expression qui montre que tu te fiches de tout et de tous. Alors quand il annonce son départ, tu ne bouges pas, même si tu prononces un simple mot alors qu'il s'éloigne.

— D'accord …

Parce que tu ne sais pas quoi dire d'autre, tout simplement. Tu restes là, alors que lui disparais, emporté par la foule. Tu n'es pas pressée, toi. Tu sais qu'après ça, tu ne vas pas tarder à retourner dans ta chambre, à défouler ces sentiments sur du papier, à en briser des mines. Alors tu prends quelques instants pour respirer, prendre sur toi et tenter de te persuader que tu n'as rien fait de mal; que tu as juste continué de coller à ton rôle. Mais cela pique un peu quand même, plus désagréable que la brûlure laissée par certains alcools de ce soir.

Un a un moment, tu bouges enfin. Pourtant, tu ne te laisses pas avaler par la foule aux hommes une seconde fois. Un direct vers ta chambre est de mise, sans même oser un regard vers le tintamarre.



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Aka... Hearing without listening | pv : Chidori (terminé)
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