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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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C'est un récit plein de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens ❧ Silvio
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Kinmokusei

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MessageSujet: C'est un récit plein de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens ❧ Silvio Dim 14 Aoû - 15:43

C'est un récit plein de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens
FEAT. Silvio ♥



― L'épouvante, familière à mes meurtrières pensées, ne peut plus me faire tressaillir. Pourquoi ces cris ?


Tu as d'abord pour passion la photographie. C'est quelque chose qui est né il y a bien longtemps maintenant, cette envie de capturer le monde dans une petite boîte. C'est toujours plaisant de remarquer que le monde s'arrête pour quelques instants, le temps que tu appuies doucement sur le bouton et ainsi, il sera figé pour toujours. C'est agréable que de se souvenir, encore et encore, toujours, grâce à des images figées. Tu ne dis pas qu'elles sont belles, tu ne dis pas que tu es un artiste et tu ne dis même pas que tu les apprécies, mais tu as toujours aimé arrêter le monde à ta guise un peu comme si tu étais le maître du temps, un peu comme si tu étais celui qui contrôlait l'espace. C'est plaisant de se dire que l'on a su capturer un instant comme l'on capture des pokemons, c'est aussi simple que cela. Et tu en as tellement des photos, un peu partout, on ne voit que ça à vrai dire et même si tu dis que ce n'est rien, il y en a certaines dont tu es plutôt fier ; tellement fier qu'à vrai dire, tu voudrais les montrer aux autres mais tu n'oses en rien le faire, à quoi bon ? Il y aura toujours quelqu'un pour te rire au nez, toujours quelqu'un pour te dire que c'est pas si beau, qu'il y a mieux, pour te faire comprendre que ce que tu vois parfait n'est en fait qu'une ébauche de ce tendre adjectif.

Mais tu as aussi une grand passion pour le théâtre, depuis longtemps tu crois. Tu ne sais pas depuis quand tu apprécies te mettre dans la peau de quelqu'un, te mettre dans un rôle, faire semblant d'être quelqu'un. C'est peut-être depuis que tu as compris qu'être toi, ce n'est pas quelque chose que les autres apprécie, ce n'est pas quelque chose qui te semble réellement permis. On t'a un jour demandé pour tu existais, pourquoi tu es celui que tu es et alors tu as voulu être quelqu'un d'autre. Tu as voulu devenir quelqu'un de mieux, quelqu'un de bien et tu te souviens avoir piqué les quelques pièces de théâtre que se trimballait ta mère d'une certaine manière. Tu ne l'as jamais vue lire et pourtant, la voilà qui se passionnait par moment pour quelques auteurs. Tu avais commencé comme beaucoup par de petites pièces avant d'aller piquer le Shakespeare de la bibliothèque et quelques traductions de grands classiques français -tu aurais apprécié un jour de les lire en leur langue d'écriture mais tu n'as jamais eu l'occasion d'apprendre ne serait-ce qu'une ligne de français, ah si, peut-être que tu sais dire bonjour mais tu n'es pas sûr que ça serve tellement alors, tu t'es contenté de quelques traductions, et c'était déjà bien. Tu te souviens de quelques vers de Bérénice qui te revienne comme ça, n'est-ce point que de Rome qu'il redoute la haine ? Il craint peut-être, il craint d'épouser une reine et tu as toujours eu de toute manière une certaine attirance pour les tragédies, celles qui se finissent vraiment mal, celles qui baignent dans le sang, celles qui font pleurer -et tu as souvent pleuré.

Tu avais aujourd'hui ton activité de club ; tu avoueras ne pas comprendre comment tu as trouvé le courage de t'y inscrire mais te voilà obliger de partager avec les autres. Ce fut particulièrement difficile au début -et c'est sans compter sur les personnes que tu cherches à éviter, mais finalement avec les années, tu semblais t'être habitué. Aujourd'hui, c'était une représentation livre. Vous n'aviez qu'à choisir une petite tirade et la réciter de la manière la plus réaliste possible. Tu n'as jamais aimé t'exprimer devant les autres mais quand tu dois jouer le rôle de quelqu'un, tu n'es plus vraiment le même. Ton visage vide d'expression devient rayonnant et même si ces émotions ne sont que mensonges, il est toujours surprenant de te voir vivant. Tu t'es levé des chaises que vous aviez disposé en rond et t'es dirigé au centre. Tu as fait une légère courbette -c'est comme ça que ça marche, non ? avant de dire d'une voix quelque peu monocorde ; « Aujourd'hui, ce sera Lady Macbeth,dernière tirade de la scène II, Acte II » et tu as fermé les yeux quelques instants avant de sûrement te mettre dans le personnage.

« Mes mains ont la couleur des vôtres, mais j'aurais honte d'avoir le cœur aussi blême. J'entends frapper à l'entrée du sud. Retirons-nous dans notre chambre. Un peu d'eau va nous laver de cette action. Comme c'est donc aisé ! ... » et tu as donc continué ta tirade, tu y as certainement mis du cœur, vraiment. Tu as eu l'air paniqué, autant que Lady Macbeth du l'être après ce triste meurtre, alors que les tâches de sang vont la rendre folle. Tu y as mis du tiens, tu y as presque mis des larmes, de l'empressement, tu as voulu faire quelque chose de vrai, de certain, tu as voulu être la femme qu'elle devait être, comme tu l'imaginais être et ça te fait un peu sourire, un peu rire sur la fin mais rien n'est vrai et quand tu laisses échapper les derniers mots ; « Ne vous perdez pas si misérablement dans vos pensée », tu as l'air énervé, parce qu'elle semble agacée, c'est ainsi que tu as lu la chose et c'est comme ça que tu es. C'est un éventail d'émotion que tu as montré là et satisfait de toi, après une nouvelle courbette pour saluer, tu as repris place sur ta chaise et du coin de l'oeil, t'as regardé ton voisin ; une tête blonde, beaucoup trop enjouée. Une tête blonde qui t'insupporte, au fond, peut-être, tu crois. Il est là avec ses inepties, à vouloir sans cesse te faire rire et ô dieu que des fois il semble lourd alors, c'est vrai que le retrouver dans ton cours de théâtre t'avait semblé quelque peu surprenant -peut-être intéressant ? Tu ne sais pas, mais tu es fier de toi, après cela, et surtout, tu es fier de lui avoir montré ce qu'il ne verra jamais grâce à ce qu'il peut te dire. Oui, peut-être que tu as un petit air hautain et oui, peut-être que tu as l'air satisfait mais que veux-tu, ils ne font pas oublier que tu es un Kinmokusei.
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Dernière édition par Jasmin S. Byatt le Lun 5 Sep - 20:58, édité 1 fois
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Sumire

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MessageSujet: Re: C'est un récit plein de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens ❧ Silvio Jeu 18 Aoû - 18:18



c'est un récit plein de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens




••• feat jasmin


Les yeux pleins d’étoiles tu as toujours admiré ces gens qui se mettaient dans la peau des autres, qui comprenait mieux que vous, gens du peuple qui regardaient ce drame qui se passait sur scène, qui comprenait mieux les hommes, la vie, les sentiments. Ça t’a toujours intrigué ce genre de choses, le pourquoi du comment et god comme tu aurais aimé, toi aussi, pouvoir tout comprendre comme ça, pouvoir apprendre la vie par le théâtre, pouvoir l’aimer la détester comme une œuvre de fiction car tu sais que ça s’arrêtera.

Mais ce n’est pas ça, la vie.

Tu l’as peut être appris à ton propre détriment –Rachel, Rachel- et pourtant tu as tout de même tenu à y aller, à faire cet art magique qui fait que tu rends des choses impossibles possibles, ou plutôt, dans ton cas, que tu expires tes sentiments lacérés sur scène qui ne sont plus tellement de la comédie. Parfois tu te demandes où et quand tu commences la comédie, où et quand finit ta lointaine réalité lancinante. Ça te passionne, ça te surprend, ça t’intrigue et t’hypnotise ; tu ne te reconnais plus parfois ; mais savais-tu seulement qui tu étais au départ ? Alors tu continues ; tu joues, tu hurles ton désarroi, tu hurles ta passion amoureuse, tu hurles ta colère, ta douleur ; tu t’affaiblis et meurs sur la scène dans le drame enchanté qui se termine et qui déchire ce vent de réalité qui a soufflé durant un instant. Tu as l’impression de te perdre parfois, de te noyer dans la comédie qui n’en ait plus, et tu sais qu’un jour tu te perdras définitivement.
Mais pour l’instant, tu profites. Tu observes les autres ; leur manière de faire, de se mettre en scène, de jouer leur émotion, avec leur corps et d’y mettre du cœur. Et ton cœur, il bat ; il bat d’impatience en voyant cette tête brune qui se lève. Cette tête brune qui est sur ta liste des gens difficiles, ceux qui ne concèdent rien, ceux qui ne veulent pas, ne peuvent pas rire à ta stupidité, pour une raison ou une autre. Peut être que tu l’agaces, sûrement que tu l’agaces d’ailleurs, oh oui, mais que peux-tu bien y faire après tout ? Tu n’en démordras pas ; comme un challenge personnel auquel tu dois faire honneur, tu le feras sourire, tu le feras rire. C’est la seule chose que tu veux actuellement, la seule chose que tu veux vraiment depuis déjà des mois, c’est une chose si simple et pourtant si difficile à avoir ; un sourire sincère. Un vrai sourire, qu’il soit idiot ou heureux, mais tu veux juste un beau sourire, tu le vois déjà ornant son visage et tu ne peux attendre de ne plus le voir que dans tes rêves. Tu aimerais tant y arriver, tu aimerais qu’il cède à tes caprices, qu’il te laisse abattre ce masque de dureté et de non-sourire qu’il aborde quasiment tout le temps pour ne pas te faire gagner cette bataille, pour te montrer qu’il est plus forts que toi. Tu le sais déjà, ça. Tu le sais bien, que face à lui, tu n’es rien, qu’un petit grain de sable perdu dans l’immensité de l’océan, dans l’immensité du monde et de la vie. Mais tu aimerais, justement, être ce grain de sable spécial. Peut être est-ce trop en demander, après tout. Peut être que tu devrais arrêter d’essayer de te monter en grade comme ça, peut être que tu devrais arrêter d’essayer de gagner un peu de fierté mal acquise.
Et pourtant, Silvio, et pourtant. Si seulement tu pouvais arrêter tout ça, tu l’aurais déjà fait.

Mais ton cœur est en mal d’un peu de satisfaction, alors tu ne peux t’empêcher d’espérer, tu ne peux t’empêcher de vouloir te dire que tu es spécial, que tu es meilleur, que tu vaux plus que tu ne le penses.
Sombre idiot.
Tu te contentes simplement de regarder son jeu, de regarder sa formidable comédie alors que tu vois enfin une esquisse de véritable sentiment, alors que tu vois enfin une esquisse de ce qu’il pourrait te montrer, de vrai – mais tu le vois dans son regard lorsqu’il finti sa prestation, tu le vois dans son regard quand il s’assoit et qu’il t’adresse ce regard rempli de tu ne sais pas trop quoi – tu essuieras défaite sur défaite. Et ça te fait mordre la lèvre, ça me fait sourire en coin. Tu aimes les défis, et ça, c’en est un de taille. D’une bien plus grosse taille que ce que tu aurais imaginé, mais ça n’en sera que plus amusant, que plus divertissant ; pour toi et pour lui. tu vas continuer à le suivre, à jouer de tes tours, à tenter l’impossible afin de voir les muscles de son visage qu’il n’utilise jamais à part pour la comédie ; tu vas le forcer à sourire, tu vas tellement faire l’idiot, tu vas tellement lui donner envie de rire de ta connerie qu’il ne pourra définitivement pas se retenir ; et alors la fleur éclora.
Et tu sais déjà que ce sera définitivement mauvais pour ton ego et ton cœur ; tu le sens d’ici.
Qui sait ce qui se passera, après tout, une fois que tu auras atteint ton but ? Il n’y aura plus d’intérêt à le suivre, à continuer à jouer de ta stupidité pour une mission déjà accompli ; tout perdra de sa saveur, et sa relation avec lui aussi.

Mais tu ne te perds pas plus dans la contemplation de tes pensées que ton nom est cité, est demandé à ce que tu te lèves et montre enfin ce que tu sais faire. Tu souris. Tu sais déjà quoi faire, quoi jouer. Alors tu te lèves, le sourire sûr, l’air fier et déterminé ; au fond de toi le vide se fait, se créé. Ce sont des sentiments différents dont tu as besoin, cette fois-ci. Très différents. « Je vais vous présenter Lorenzaccio, Acte IV, scène 11. » Tu inspires un instant, expires durant un autre. Et c’est alors que tu t’entraînes, que tu es ce pauvre homme peut être amoureux, peut être haineux, que le monde déteste et veut voir mort. Tu es cet homme que l’on traite de lâche, de mots pas très jolis, que l’on pense que tu as une relation sulfureuse avec ton cousin ; ce même cousin que tu vas tuer, que tu vas bientôt détruire de tes propres mains. Alors, tu murmures ; « Dormez-vous, Seigneur ? » Et dans un geste fluide tu fais en sorte que l’on ait l’impression que tu frappes quelqu’un, que tu le transperces à la poitrine, que tu lui assènes le coup final de ton épée. L’un des membres connaissant les répliques te donne la phrase suivante, te permettant de continuer sans interruption dans ta concentration. Alors tu continues, à murmurer comme si tu ne devais pas faire de bruit, à murmurer durement, assez fort afin que l’on t’entende malgré tout –là est tout l’art du théâtre après tout-, et tu en arrives enfin au point culminent où tu finiras enfin ta prestation de cet homme détruit mais libéré, pris de cette folie cruelle qu’est l’amour. « Que la nuit est belle ! Que l'air du ciel est pur ! » Tu prends une grande inspiration, comme si tu t’apprêtais à crier alors qu’il n’en est rien. « Respire, respire, cœur navré de joie ! » Tu les yeux grands ouverts, un sourire jusqu’aux oreilles et pourtant, les larmes commencent à perler au fond de tes yeux, commencent à arriver, à grandir. « Que le vent du soir est doux et embaumé ! Comme les fleurs des prairies s'entrouvrent ! O nature magnifique ! » Tu pauses un instant, ton sourire se fane doucement et tu laisses enfin les larmes que tu avais retenu avant ; celle qu’un homme libérée d’une emprise qu’il ne commandait pas. « Ô éternel repos. » Et rideau. Tu te relèves, essuies les larmes de ton revers de manche et tu souris à tes camarades du club avant de les remercier dignement, retournant ensuite à ta place.  A ton tour, tu lances un regard en biais au brun, à Jasmin, avec un sourire en coin. Tu sais qu’il ne doit vraiment pas avoir l’habitude de te voir si sérieux, et pourtant ce regard et comme une réponse à ce qu’il t’avait dit auparavant ; tu acceptes avec grand plaisir son défi.



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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: C'est un récit plein de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens ❧ Silvio Mar 6 Sep - 18:07

C'est un récit plein de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens
FEAT. Silvio ♥



― L'épouvante, familière à mes meurtrières pensées, ne peut plus me faire tressaillir. Pourquoi ces cris ?


Tu sais maintenant pourquoi le théâtre était considéré comme l'art du diable, pourquoi est-ce que les comédiens étaient vus comme des messagers de l'Enfer, pourquoi est-ce qu'il n'y avait aucune reconnaissance pour ces acteurs cachés derrière leurs masques de pierre. Parce que rien n'est vrai dans ce que vous jouez, rien n'est beau dans ce que vous faites et pourtant chacun des mots qui ont effleuré tes lèvres ou les siennes semblent magnifiques au point où on ne peut vraiment distinguer ce qu'est la vérité. C'est parce qu'il est magnifique que le théâtre est terrifiant, si beau qu'il ferait tomber n'importe qui dans ce drôle de panneau , celui du faux. On ne peut croire un acteur, on ne peut croire quelqu'un qui sait faire semblant parce qu'il est alors si facile de faire croire à quelque chose quand tout le contraire tend à être la vérité. C'est un atout majeur, peut-être, que de savoir jouer la comédie comme tu le fais, ou comme il le fait, parce que Seigneur, c'est qu'il joue bien. Ca t'avait déjà frappé, bien sûr, ce n'est pas la première fois que tu le vois s'exprimer, prêt à se rouler sur le sol alors que des larmes coulent sur ses joues, alors que les mots se fanent et son air d'enfant avec mais chaque fois, tu ne peux que le dire et le redire. Il est bon acteur et c'est parce qu'il est si bon acteur que tu en viens à te méfier de lui, de ce qu'il est, de ce qu'il dit. Il semble si facile pour cet enfant de pleurer, de rire et de sourire, qui te dit qu'il ne fait pas de même avec toi ? Qui te dit que tout ça n'est pas que pour de faux, qu'un jeu, qu'une pièce de théâtre qu'il essaye de mettre sur pied parce que c'est beau de jouer encore et encore sa vie sans jamais mettre les pieds dans la réalité. Tu voudrais peut-être le croire quand tu le vois sourire, quand tu l'entends rire mais quelque chose ne sonne pas juste, un peu comme une cuillère contre une casserole, quelque chose dans ce genre là. Tu ne sais pas s'il est possible de ne pas savoir jouer du triangle mais t'as un peu l'impression de voir ce gosse refoulé à l'arrière de l'orchestre et qui ne réussit même pas à taper une note juste sur son petit triangle de métal -et la triste vérité est que tu te vois aussi ainsi et savoir qu'il y a peut-être plus de points communs entre vous que tu ne veux l'avouer, ça te fait un peu tiquer, tu n'aimes pas trop parce qu'en rien tu lui ressembles à lui, n'est-ce pas ? Vous êtes même le strict opposé et il n'y a qu'à voir ses yeux azurs qui se heurtent aux tiens marins, il n'y a qu'à voir ses cheveux à la couleur du soleil tandis que les tiens seraient comparable à une nuit d'hiver ; et c'est un peu ça qui vous sépare, n'est-ce pas ? Silvio serait comme une chaude nuit d'été sentant bon les festivals et les souvenirs et tu ne serais qu'une pauvre nuit d'hiver dont les ruelles semblent trop sombres et dont le froid gèlerait tout passant. Peut-être est-ce aussi pour cela qu'il est comme ça avec toi, parce qu'il est le jour et que tu es la nuit et qu'il est bien connu que le soleil fait fuir la lune tout autant qu'elle, lui court après. Tu n'aimes pas tellement cette pensée -et pourtant, c'est la seule qui reste bloqué dans ton esprit alors qu'il reste là avec ses larmes et tu voudrais presque lui dire qu'il a l'air ridicule, franchement et en même temps tu ne peux que suivre l'applaudissement des autres et tes mains abîmées par les lavages intempestifs cognent l'une contre l'autre alors que légèrement, tu as grimacé sous la douleur certaine des quelques égratignures.

Tu aimes vraiment le théâtre. Peut-être parce qu'il est l'art des pêchés, peut-être parce que c'est la seule chose « sale » qui ne te dégoûte pas, peut-être parce que tu peux faire semblant de mentir alors que là, devant les autres, tu te laisses finalement être toi-même, en quelque sorte ou peut-être juste ce que tu aimerais être ? Un autre Jasmin, plus fort, plus grand, un Jasmin qui pourrait presque être charismatique, pourquoi pas ? C'est un rôle que tu joues, au fond, mais c'est le rôle de toi-même comme si caché dans ton ombre tu profitais de la belle excuse pour sortir. Tu aimes le théâtre parce que tu peux faire un peu ce que tu veux sans qu'on te dise que tu es bien trop émotif, qu'on ne pleure pas pour ça ou qu'on ne rigole pas pour ci et parce que tu peux laisser de temps en temps comme un libre chemin à ces émotions que tu n'oses jamais laisser aller, tu te sens mieux, un peu, en quelque sorte. C'est comme si pour quelques instants, on avait ouvert la porte de ta cage et que tu avais pu faire un tour dans la pièce avant de revenir bien sagement là où tu te sais en sécurité. Dans ta cage dorée.
Une drôle de sentence tombe aujourd'hui, une histoire un peu bizarre et l'on te demande de te mettre en groupe avec quelqu'un pour « des exercices d'expression », jouer des duos, jouer avec l'autre, apprendre à se connaître un peu mieux ou tout simplement savoir avec qui on est à l'aise, tu crois que c'est ce dont il a parlé quand dans ta petite boîte crânienne, tout s'est mis à marcher très vite, à réfléchir fort fort, tellement fort qu'on pourrait presque voir de la fumée s'échapper de tes oreilles et le rouge te monter au joue -mais ça va, tu as su te contenir et quand vous avez la permission de choisir votre partenaire, c'est avec surprise -pour lui sûrement mais pour toi aussi et pourquoi pas pour les autres de même, que tu t'es dirigé vers Silvio. Tu ne lui as pas vraiment demandé, tu ne crois pas, tu ne sais pas en faite et tu as juste laissé échapper un ; « S'il te plaît ? » un peu honteux, parce que s'il y a une personne avec laquelle tu te sens à peu près confortable ici, c'est bien lui et il est bien le seul et même si ça ne te ravi pas des masses, tu ne peux faire autrement que d'obéir à ce que l'on te dit et tu espères tout simplement qu'il acceptera de jouer n'importe quoi avec toi. Et alors que tes petits yeux se font presque façon chien battu pour qu'il accepte ne serait-ce que partager quelques minutes de son temps avec toi -et s'il refuse, il peut être certain que ton humeur à son égard ne s'éclairera peut-être jamais, il perd tellement de temps à te courir après pour te faire rire que te refuser quelques minutes serait vraiment ingrat quoi que, tu comprendrais qu'il ne veuille pas de toi, n'est-ce pas ? Après tout, tu n'es pas très drôle et les consignes sont données ; alors qu'un imitera une émotion quelconque, l'autre devra en imiter le contraire et le concept en soi fait un peu battre ton cœur, il serait drôle de vous voir jouer les opposés et tu as presque l'impression que cela ne fait que se rapprocher des pensées qui avaient effleuré ton esprit tout à l'heure et il ne serait alors pas trop dur pour vous de jouer deux personnes aux émotions diamétralement opposées ; c'est ce que vous êtes, non ? Et comme pour finir de le convaincre, tu ajoutes ; « Ca pourrait être drôle. » Drôle. Oui. C'est bien ce que tu as dit. C'est bien ce que tu crois ; et au fond, tu ris un peu, parce que tu es presque certain que ça va le faire réagir et c'est dans ces moments-là qu'on ne croirait pas à ton innocence -non, même sans ça, il ne faut pas vraiment y croire.
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