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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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le vertige saisit l'âme vaincue et la pousse à deux mains vers un gouffre obscurci de miasmes humains ♛ CHIDORI
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Kinmokusei

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Âge du personnage : dix neuf ans
Année d'étude : quatrième
Groupe sanguin : A

MessageSujet: le vertige saisit l'âme vaincue et la pousse à deux mains vers un gouffre obscurci de miasmes humains ♛ CHIDORI Jeu 25 Aoû - 15:28
Ses poings s’abattaient contre la porte au rythme de son cœur, au son des tambours de sa colère grandissante et de sa fièvre nerveuse. Plus vite, plus fort à chaque fois comme animé d’une folie furieuse qui ne ressemblait pas à l’image lisse et délicate qui chaussait si bien à Babylone. Son sourire blanc comme la neige et ses rires doux comme un prince, Babylone qui était si blanc si blanc à en aveugler les anges par sa lumière s’était teinté de noir. Les morceaux en putréfaction de sa chair avaient débordé de sa bouche, de ses yeux, de ses oreilles pour se répandre sur son visage d’immaculé par les trous de son masque.

Et Babylone était nerveux comme il ne l’était jamais. Il jetait de brefs regards aux alentours comme si un monstre sorti des ténèbres du petit couloir à peine éclairé ne le happerait dans ses entrailles ; mais, le véritable monstre, l’immondice du monde c’était lui, tapi entre ses viscères, se nourrissant du cadavre de l’homme qu’il avait un jour était. Si Babylone rayonnait tant et s’il se parait de toutes ses couleurs vives pour briller plus fort que toutes les étoiles du ciel, ce n’était pas pour sa nature mais, cacher le deuil de son lui qu’il avait lentement étranglé de ses mains d’enfant. Babylone portait le deuil et le meurtre de sa propre personne.

Pour et seulement pour atteindre cet idéal qu’il avait construit avec tant de soin de ses doigts ecchymosés. Et s’il le fallait, froidement, Babylone mettrait à mort quiconque voulait menacer ce tableau peint de son sang et des fragments de ses propres os, des lambeaux de sa chair, des restes de ses sentiments en décomposition. Car Babylone, Babylone n’avait plus que ça à quoi se raccrocher, plus que ce but avant que l’amas grouillant de vers en son ventre ne jaillisse pour balayer l’empire qu’on lui avait fait miroité de sa tour dorée. Car Babylone n’était qu’une cage dorée en pleine putréfaction, qu’il n’y avait plus rien derrière Babylone.

Pourtant jusqu’à là tout avait semblé si parfait, il avait su manier avec habilité de ses doigts d’artiste son monde pour peindre la toile qu’il voulait voir, la toile qui lui était destinée et puis, elle était arrivée. Sa pièce manquante, sa pièce pour recouvrir et peinture les craquelures de son tableau. Brute et froide, Chidori, mais, il l’aurait taillé et poli pour en faire le plus beau des bijoux et à travers elle atteindre la postérité des Dieux. Il en aurait fait une reine. Il l’aurait paré des plus belles fleurs pour souligner la beauté de ses traits, l’aurait habillé des plus beaux bijoux.

Mais, Chidori était imprudente et les pétales de fleurs tombaient sur le sol, flétris – il ne pouvait pas lui en vouloir, elle avait un goût répugnant, dégueulasse d’humanité qui suintait de son être. Par son ignorance, elle avait manqué de faire voler tout entier le beau miroir qu’il avait construit pour eux. Ô il ne pouvait pas lui en vouloir car, Babylone aussi était un homme et cela lui donnait envie de vomir tous les morceaux d’os brisés coincés entre sa carcasse d’or.

Babylone sursauta tout entier en tendant le loquet cliqueter, se tourner et se retourner. Il laissa tomber l’un de ses bras dans un souffle court, pas moins agité mais, cessa de toquer avec le désespoir d’un noyé. Car Babylone se sentait couler, avec ses jointures blanches d’avoir frappé et ses phalanges rouges d’avoir cogné. Babylone se sentait sombrer dans les méandres de sa propre nuit, de ses yeux exorbités et de ses doigts crispés, il sentait le poids du monde peser sur sa poitrine et le sang lui remplir les poumons.

Car en silence Babylone s'assassinait.
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