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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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may the wind be always at your back [PV Lulla]
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Ajisai

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MessageSujet: Re: may the wind be always at your back [PV Lulla] Ven 11 Nov - 18:51

dream, send me a sign, turn back the clock, give me some time, i need to break out and make a new name, let's  open our eyes to the brand new day — don't go ; never

N E V E R — Cette impression de toucher le fond d'un précipice, de ne pas pouvoir remonter à la surface, d'être littéralement en train de se noyer ; c'était exactement cette situation que Lullaby était en train de vivre. Le cœur est compressé comme par la pression de l'eau, le sang qui déborde de sa bouche en est le parfait exemple, quelque chose ne tourne pas rond. Remonter, battre des bras, survivre, prendre une bouffée d'oxygène, pouvoir de nouveau sentir l'air emplir ses poumons, c'est ce qu'elle cherche, mais elle n'y arrive plus. Elle suffoque, elle sature, dans un sens, même en cet instant, elle abandonne. Elle fuit devant les tâches difficiles, parce que dans le fond, Lullaby sait qu'elle ne peut pas les accomplir, elle ne peut pas passer un obstacle seule ; jamais seule. Demander de l'aide à autrui est un obstacle qu'elle a franchi, mais qui lui a demander un effort considérable, parce que jamais elle n'avait demandé d'aide pour quoi que ce soit, sa fierté l'en avait toujours empêché... Il avait fallu qu'elle brise la promesse faite à ses parents, ne rien dire, emporter ce secret dans la mort, sombrer dans l'oubli... Pourquoi ? Pourquoi avait-elle bafoué par deux fois ces principes ? Pourquoi a-t-elle succombé aussi facilement ? Pourquoi toi Rory ? Pourquoi tu prends autant de place dans sa vie ? Pourquoi tu restes à ce point accroché à quelqu'un qui t'a déçu plusieurs fois ? Qui t'a caché la vérité ? Qui t'a trahi ? Pourquoi elle Rory ? Pourquoi toi ? Et sa respiration est bloquée, comme pour empêcher ses sanglots trop forts de quitter sa gorge, pour éviter le sang de jaillir de sa bouche ; elle se mord les lèvres Lullaby, réprime toutes ses pensées, tente de ne rien dire de plus, mais le flot dans sa tête déborde et elle sait très bien que tu peux t'y perdre par mégarde. Des excuses, encore des excuses, toujours des excuses, c'est tout ce qu'elle est capable de faire alors qu'elle se recroqueville encore un peu plus sur elle-même, murmurant son désarroi, sa peine, sa frustration, et encore des excuses.

Son corps ne touche plus le sol, ses pieds ont quitté terre, comme dans un tout petit vol son corps semble projeté dans les airs, rapatrier avec force dans la chaleur de tes bras. Ses pupilles autrefois closes se rouvrent avec stupeur alors que tu ne dis rien, que tu te contentes de la serre un peu plus contre toi ; et ses bras viennent t'enlacer à son tour, avec toute la force dont elle était encore capable et c'est elle qui se perd dans tes pensées par mégarde... Elle ne t'abandonne pas, ce n'est pas imaginable, mais le contraire semble probable ; toi, tu ne l'abandonnes pas Rory ? Tu abandonnes l'idée même qu'elle puisse survivre en te gardant à ses côtés ? Lullaby te connaît, comme tu es censé la connaître sur le bout des doigts ; alors pourquoi n'arrivez-vous pas à vous comprendre en cet instant ? Pourquoi agissez-vous comme si tout était en train de s'effondrer ? L'espoir n'est pas censé disparaître, pas censé vous quitter... Vous êtes les maîtres de votre monde, non ? Elle veut y croire, elle a besoin de se raccrocher à quelque chose de concret, d'indubitable, pour arrêter de trembler, pour ne pas sombrer ; même si elle semble résignée, une part de ses résolutions, comme un miroir qui se brise, s'effondre. Et elle aimerait que tu comprennes, elle aimerait pouvoir te dire ce qu'il se passe à l'intérieur de sa caboche désarticulée, mais Lullaby n'en est pas capable, elle se contente de pleurer, un peu plus, en te serrant encore plus fort. Ce que les mots ne peuvent décrire, une étreinte le fera, elle en est persuadée, elle y croit dur comme fer.

Le regard des gens sur vous, Lullaby n'y prête pas attention, ce n'est pas un détail qui la perturbe, seul toi comptes en cet instant, toi et tes pensées, toi qui dois être totalement désemparé, toi qu'elle n'a pas épargné, toi qu'elle a brisé sans forme de procès. Le regret, le remord, ces émotions sont en train de la prendre d'assaut, encore, et elle ne sait absolument pas comment y faire face pour l'heure actuelle. L'odeur de javel, du propre, les murs blancs, sa vision perçoit, mais elle ne sait pas vraiment ce qu'il se passe. Tout va trop vite aujourd'hui, tout s'enchaîne comme un mauvais film mal géré au montage ; comme si des chapitres avaient oublié certains passages. Sa mémoire eidétique lui rappelle ton discours, ta haine, tout ce que tu lui avais dit, elle s'en rappelait comme si elle était en train de le revivre, alors elle te serre plus fort dans ses bras Rory, par peur que tu ne sois plus vraiment là au final, que son imagination ne soit en train de lui jouer un tour ; que tu sois parti et qu'au final Lullaby n'a jamais quitté le cabinet médical. Est-ce la réalité ou un rêve ? Le monde s'estompe, il devient un peu flou et elle s'en rend compte, même si la chaleur de tes bras qu'elle connaît par cœur lui semble véritablement réelle, elle n'arrive pas à y croire vraiment ; mais elle s'accroche malgré tout à cette illusion, parce que, même si c'est faux, même si ce n'est pas réel, elle veut y croire.

La chaleur n'est plus là, le froid la transperce, sa peau transie est maculée de rouge et sa vision dissimulée par son flot de larmes l'empêche de voir véritablement ce qu'il se passe. Il y a des ombres, des silhouettes, des bruits qu'elle connaît, mais elle ne perçoit plus grand chose. C'est étrange, Lullaby se sent à la fois bien, mais mal et cette envie de pleurer ne s'arrête pas, il y a un truc qui cloche, qui ne tourne pas comme il faudrait, mais il y a ta voix Rory ; elle sait que c'est toi, elle comprend au final que tu n'es pas parti, que tu es encore là... « Calme toi, Lulla. Je reste là. Je t'abandonne pas. Jamais. » Cela sonne comme une promesse, mais ça lui évoque avant tout un au revoir ; parce qu'elle le sait mieux que quiconque... Elle vient de t'infliger la pire blessure qui soit, et même si tu dis le contraire Rory, même si tu essayes de prétendre l'inverse, jamais tu ne lui pardonneras, n'est-ce pas ? Ce serait logique, ce serait même normal si on y réfléchit bien ; cependant, dans son égoïsme primaire, elle ne peut pas se résoudre à ce que tu puisses un jour l'abandonner. C'est pourtant ce qu'elle a fait, envers toi, elle est détestable, non ? Les larmes coulent encore alors qu'elle serre ta main, qu'elle s'y accroche de toutes ses forces, la respiration lente, beaucoup trop lentes. Le médecin est là, elle le sait, mais maintenant, seul l'écho d'une ultrason parvient à ses oreilles, le reste n'est que silence.. C'est étrange, un peu angoissant, presque déconcertant... C'est étrangement blanc.



Il approche, ausculte, tente d'émettre un diagnostique, mais Lullaby ne lui répond plus. Dans ses yeux, on peut y lire de la panique, ce qu'il avait redouté était en train d'arriver... Un œdème pulmonaire. Appelant quelques infirmières pour l'aider dans sa tâche histoire pour comprendre au plus vite ce qu'il ne va pas, le docteur Ayakawa essaye tant bien que mal de la garder un tant soit peu consciente. Mais la fatigue semble avoir pris le dessus. Le facteur de sa respiration ne laisse présager aucun doute, elle est en manque d'oxygène, une bonbonne prend alors place à côté de la demoiselle, un masque sur les narines, un massage cardiaque pour tenter de réguler la pression sanguine du ventricule gauche. Il l'avait prévenu, il savait que si elle continuait sur cette voie-là, Lullaby récolterait les fruits de ses erreurs. Le processus dura plusieurs minutes, mais les traits du visage apaisé de la patiente montraient clairement que la crise était passée. Celle-ci en tout cas, mais pour les suivantes ? Qu'allait-elle faire ? Qu'allait-elle décider ? Qu'est-ce qui avait bien pu la mettre dans cet état ? En te regardant Rory, le docteur comprit immédiatement de quoi il était question ; elle avait enfin dit la vérité, toute la vérité ; elle s'était livrée sur un plateau d'argent, comme elle l'avait fait avec lui il y a des années ; quand il avait lui-même diagnostiqué la progression du Virus chez son frère. Un soupir de soulagement, c'est en enlevant ses gants qu'il laisse s'échapper d'entre ses lèvres.

Nous allons la garder en observation ce soir, si tout est bon elle pourra sortir demain soir...

Son regard bienveillant toujours sur le visage, il tente tant bien que mal de garder le sourire, même si la situation venait de prendre une tournure qu'il n'espérait pas vivre. Sa patiente allait bientôt atteindre le point critique du non-retour, l'heure n'était plus à la réflexion, il fallait agir.

Au vu de la situation, j'imagine bien ce qu'elle a pu te dire. Alors, je n'ai plus à prendre de pincettes. Je suis médecin, je sauve des vies ; voir quelqu'un qui refuse de survivre m'est insupportable. Donc je te le demande encore une fois jeune homme, ne la laisse pas faire les mauvais choix.

Il allait poser sa main sur ton épaule pour ponctuer sa demande, mais il se contenta cependant d'une légère courbette avant de se diriger vers un lavabo pour se laver les mains. C'est en se dirigeant vers la porte et en s'adressant à une infirmière qu'il se retourna une nouvelle fois vers toi, pour émettre une hypothèse.

Nous allons la transférer dans une chambre ; bizarrement, je sens que tu ne vas pas vouloir partir, non ?

Il attend, en fonction de la réponse, il serait prêt à donner les directives à l'infirmière qui prend des notes.



Elle entend quelque chose, les propres battements de son cœur ; c'est paisible ; le calme la transperce ; tout semble aller mieux. Cependant, Lullaby le sait, elle n'est pas réveillée, elle est dans un rêve, juste un doux rêve qui va très bientôt se terminer... Elle voit sa mère, elle voit l'Irlande, elle voit Fox, son père, le sourire de son frère. Mais tout va s'achever, le même halo blanc aveuglant... Bip, bip, bip. Une sonorité qu'elle n'a pas oubliée, qu'elle connaît extrêmement bien, un bruit qui ne lui avait pas manqué. Le masque à oxygène lui cache un peu la vue, sa gorge est serrée, c'est horrible, cette sensation d'être compressé. Dans le gaz, un peu vaseuse, la vision totalement perturbée ; c'est avec sa main gauche qu'elle vient retirer lentement le masque, les yeux braqués sur le plafond.

Qu'est-ce que... ? Je suis où... ?

Elle ne voit pas très bien, elle ne comprend pas grand chose, elle ne sait même pas combien de temps vient de se passer ; peut-être une heure, ou deux, ou trois ; rien n'est moins sûr. Les souvenirs lui reviennent et Lullaby cherche alors ta silhouette dans la chambre, mais sa vision est beaucoup trop perturbée. Fermant les yeux avec force en espérant que ça ramènerait ses facultés visuelles à la normal, c'est en se redressant avec le peu de force dont elle était capable qu'elle laissa s'échapper de ses lèvres.

Rory ? T'es... Là ?

C'est la grande question qu'elle se pose...

hrp ; j'avais oublié à quel point ce rp c'était la tristitude, genre la mort ultime, le boss final du drama /DIE/ bref, j'espère que ma réponse te conviendra une nouvelle fois, j'ai trop l'impression d'plus savoir écrire depuis trois jours ;; et désolé je fais rien avancer mon dieu /DIE/
 


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Ajisai

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MessageSujet: Re: may the wind be always at your back [PV Lulla] Ven 11 Nov - 22:34



MAY THE WIND BE ALWAYS AT YOUR BACK
le cœur au bord des lèvres

www

Tu sais que tu ne peux rien faire d'autre que tu ne fais déjà : la main dans ses cheveux, celle qui tient la sienne. Tu ne peux rien faire d'autre que l'observer dépérir, tu ne peux rien faire d'autre que de la regarder mourir. Puis tu dois te reculer, tu dois observer sans pouvoir rien faire, tu dois rester en retrait, ne pas bouger, être spectateur de sa mort tel le spectateur d'une pièce de théâtre qui laisse la tragédie se passer, qui ne peut rien n'y faire et qui laisse le courroux des dieux s'abattre sur les personnages impuissants. Tu te mords la lèvre en la voyant dans cet état, tu serres les poings de ton impuissance. Tu attends le verdict avec une peur qui te retourne l'estomac, qui te donne envie de vomir et tu t'empêches de t'effondrer. Tu t'empêches de crever le temps d'un instant, le temps de quelques minutes. Puis il se tourne vers toi, enlève ses gants et sa voix parvient à tes oreilles, étouffée. Tu ne sais pas quoi lui répondre, tout simplement parce que tu n'en es pas capable. Tu n'es capable de rien, Rory, même pas capable de la sauver. Puis la question arrive à tes oreilles et tu secoues la tête de gauche à droite, le je reste t'écorche les lèvres car elles sont sèches, car tu as besoin de t'effondrer, tu as besoin de pleurer, tu as besoin de respirer. C'est plus fort que toi, tu as besoin de respirer, il faut que tu respires, il faut que tu te calmes, aussi. Inspire, expire. Inspire, expire. Respire.

Elle est amenée dans une chambre et tu suis le mouvement sans même le savoir, tu suis le mouvement, comme une marionnette que l'on ferait avancer par un simple ordre. Puis tu te stoppes devant la chambre individuelle, tu te stoppes avant d'y entrer et tu fais volte-face, tu fuis. Tu fuis parce que tu as besoin de respirer, tu rejoins la sortie pour respirer, pour fumer une cigarette que tu allumes directement une fois sorti, une fois que tu peux te laisser tomber sur un banc, une fois que tu peux inspirer ce petit bout de cancer. Et il t'en faut plus d'une. Peut-être même trois ou quatre que tu enfiles sans même t'en rendre compte, le temps de te détendre, le temps de réfléchir. Et pourtant, tu n'arrives pas à réfléchir. Tu n'y arrives vraiment pas. Tu essaies, tu essaies de voir ce que tu peux faire, tu essaies de voir ce que tu dois faire, mais tu ne sais pas. Tu ne sais définitivement pas. Et du haut de tes dix-neuf ans, tu ne t'es jamais senti aussi mal, aussi impuissant, aussi désolant que maintenant. Ici et maintenant, tu es un petit enfant, un petit enfant qui ne peut pas sauver la femme de sa vie, un petit enfant qui va perdre l'une des personnes les plus chères dans son monde, l'une des personnes pour qui tu n'es pas assez pour vivre. Et c'est une claque dans la gueule, c'est un coup de poings dans le ventre, ça te démolit tout entier, beaucoup plus que tu ne veux bien le voir, beaucoup plus que tu ne veux bien le montrer. Elle vient de planter la graine d'une autodestruction : parce que ça va t'aider à te détruire, ça. Ça va t'aider à te détruire, à vous détruire, même si tu ne le veux pas, même si c'est loin d'être ce que tu désires.

Il te faut une petite heure pour retrouver entièrement ton calme, pour que les battements effrénés de ton cœur se calme, pour que la musique irlandaise dans les oreilles te fassent chuchoter leurs paroles. Tu veux retrouver ce temps-là, Rory, ce temps là où, du haut de tes quinze ans, tu visitais les bars, tu traînais dans le quartier de Temple Bar, riant de l'accent des touristes, aidant les jolies filles à trouver leur chemin, les jolis garçons, aussi. Tu veux retrouver ce temps-là, quand Marie était encore vivante, où tes dons ne te faisaient pas avoir une migraine, où la vie semblait si simple, si tendre. Tu veux retrouver les nuits blanches dans les rues, à vagabonder, à entrer dans les parcs en escaladant les barrières. Tu veux retrouver les amis d'un soir, ceux avec qui tu bois une bière en journée, puis ceux avec qui tu fais plus de conneries qu'avec tes vrais potes. Ceux que tu ne vois qu'une fois, dont tu ne connais pas le nom. Tu veux retrouver ces moments d'insouciance. Tu remontes dans la chambre, abandonnant tes mégots de cigarettes dans une poubelle et tu enfonces tes mains dans tes poches, les écouteurs vissés dans les oreilles. Il te fallait quelque chose pour oublier que tu étais dans un endroit qui respirait la mort. Tu prends une grande inspiration en poussant la porte de la chambre, baisses le volume pour n'avoir qu'un fond sonore très faible. Et les heures passent, semblent durer des heures. Tu n'entends pas ses premiers mots, par contre, tu redresses immédiatement la tête quand ton prénom effleure la barrière de ses lèvres. Tes pieds te portent immédiatement au bord du lit après avoir abandonné tes écouteurs et ton téléphone sur le fauteuil.

— J'suis là.

Tu lui souris légèrement, à peine. Tu as les yeux un peu rouge, de la fatigue, d'avoir pleuré en fumant tes cigarettes, de cet état un demi-sommeil dans lequel tu es depuis deux bonnes heures maintenant. Et tu la forces à se rallonger, lui remets le masque à oxygène sur le visage dans des gestes doux, un peu tremblants car inhabituels, et tu caresses tendrement ses cheveux, son visage du bout des doigts.

— Je suis là, je reste là... Ils ont prévus de te garder jusqu'à demain soir si tout allait bien. Je reste là jusqu'à ce que tu sortes.

Tu ne sais même pas si elle veut que tu restes, que tu partes. Tu ne sais pas si elle a juste besoin de te dire le fond de sa pensée, si elle veut te dire qu'elle ne veut pas abandonner. Tu te penches vers elle, déposes un baiser sur son front avant de reculer, de la regarder, de plonger tes yeux verts dans les siennes gris et tu lui souris, tes doigts s'emmêlant dans ses cheveux, ta main libre cherchant la sienne que tu serres.

— Je te laisse pas toute seule.

Jamais.


HRP : On essaie de les faire aller mieux ♥ BON C'EST UN PEU COURT PARDON J'ESPERE QUE CA TE VA QUAND MEME LOVE LOVE


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Ajisai

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MessageSujet: Re: may the wind be always at your back [PV Lulla] Mar 31 Jan - 14:06

They say we are what we are, But we don't have to be, I'm glad to hate you but I do it in the best way, I'll be the watcher of the eternal flame, I'll be the guard dog of all your fever dreams — we could be immortals

DNA — Le monde est cruel, la douleur l'est tout autant. Le regard dans le vague, rien ne lui paraît net, tout est hachuré, saturé ; et elle a beau cligner des yeux Lullaby, ça ne change pas, sa vision ne lui revient pas. Elle a alors l'impression de ne pas être réveillée, constamment endormis, sous une mer qui l'emporte et qui l'empêche de remonter à la surface. Cependant, une voix la tire hors de l'eau, lui donnant par la même occasion une grande bouffée d'oxygène ; ses iris ne s'habituent pas encore à la luminosité un poil trop vive, mais elle te voit à travers ses yeux embués, bien trop humide au réveil. Je suis là que tu lui dis et Lullaby a encore du mal à y croire, car les images qui affluent dans sa tête lui démontraient le contraire. La logique voudrait que tu ne te trouves pas ici, pas à ses côtés, elle qui ne le mérite pas ; la logique voudrait que tu lui craches encore du venin au visage au lieu de te montrer si doux malgré tes yeux rouges ; toi qui la recouches, toi qui remets le masque à oxygène sur son visage alors que son cœur se comprime de nouveau dans un étau. Elle inspire longuement, avec difficulté, comme si elle était sur le point de pleurer ; mais c'était assez pour aujourd'hui, assez de larmes, assez de peine, assez de haine. Lullaby ne pourrait pas en supporter d'avantages, elle le sait, alors elle se tourne sur le côté avec toute la force dont elle est capable, pour mieux te regarder. Tu trembles autant qu'elle, tu as les yeux dans un état pitoyable, sans doute comme elle, mais ta caresse sur son visage n'est semblable à aucune autre ; elle lui paraît irréelle. Je suis là, je reste là... Ils ont prévu de te garder jusqu'à demain soir si tout allait bien. Je reste là jusqu'à ce que tu sortes. Encore une fois, tu lui prouves qu'elle avait tort de douter de toi, mais pourquoi Rory ? Pourquoi tu lui offres ta main et ton réconfort alors qu'elle t'a à ce point déçu et blessé ? Pourquoi lui offrir encore cette amitié alors que tu considères qu'elle a choisi de te quitter ? Plus elle réfléchit Lullaby, moins elle comprend ; pas par envie, mais par manque cruel de confiance. Elle ne sait pas où elle va, elle marche en terrain inconnu ; depuis le début, elle sait où elle veut finir ses jours, mais toi, le bout de son monde, t'es venu perturber sa putain d'existence, t'as mis une valeur inconnue dans son équation. Tout part en vrille, tout s'assombrit, tout devient 'inconnu' et elle ne sait pas comment elle va faire pour surmonter tout ça, surtout si elle se retrouve seule... Mais Rory, vas-tu vraiment rester avec elle ? Peut-elle vraiment y croire ? Ne comptes-tu pas l'abandonner après votre retour à l'institut ? La barrière de ses lippes ne laisse pas franchir sa voix, celle-ci reste emprisonnée dans sa gorge, les questions qui s'emparent de son crâne ne sortent pas... Je te laisse pas toute seule.

C'est le coup de trop, alors elle pince ses lèvres encore plus, le regard rivé sur son coussin, la gorge encore plus serrée ; non, elle ne pleurerait pas malgré cette envie vorace de tout laisser couler ; mais même avec cette envie, ses pupilles sont asséchées. Lullaby le sait, elle le ressent, ses yeux piquent, mais rien ne coule, les cuves sont vides. Sa main tremblante vient subtiliser la tienne, bien trop chaude en comparaison avec sa fraîcheur naturelle ; le baiser sur son front que tu venais de déposer un peu plus tôt lui revint en mémoire et c'est en retour qu'elle pose ses lèvres sur ta main qu'elle enserre un peu plus fort, la rapprochant de son front comme une prière. Elle ne veut pas que tu partes, elle a besoin que tu sois là. Sans toi, elle n'est rien, elle se noie, elle se perd, elle s'évapore ; deviens un fantôme parmi le monde, invisible pour les vivants ; tu la sors toujours de sa torpeur, tu la tires toujours contre toi quand ses pensées lui sont trop pénibles. Tu es le héros, le chevalier, le sauveur et elle n'est qu'un PNJ, la villageoise, la sauvée. Tu es le bout de son monde et tu as beau lui dire qu'elle est le tien, Lullaby n'arrive pas à y croire ; tout simplement parce qu'elle ne mérite pas ça. Sa confiance naturelle est morte en même temps que le virus à attraper son frère, que sa maladie s'est déclaré, que sa résolution de survivre à sombrer ; et en te rencontrant Rory, tout a été remis en question ; toutes ses décisions. Plus Lullaby cogite, moins elle ne trouve de sens à ce que vous avez vécu aujourd'hui ; jamais ça n'aurait dû arriver, jamais une telle journée n'aurait dû être endurée et surtout pas par vous. Et elle sait que depuis qu'elle t'a dit la vérité, tu vis un effroyable calvaire, tu n'as pas signé pour trimbaler un cadavre à tes pieds ; pour souffrir autant. Sa présence t'est bénéfique, mais malgré tout douloureuse ; et la vérité n'a fait que pencher la balance. Sa main emprisonne davantage la tienne alors que ses lèvres se déposent encore une fois naturellement sur le dos de cette dernière, le regard sérieux, perdu dans ses songes les plus profonds. « Je suis désolée Rory ; mais je ne veux pas que tu partes... » Elle devrait te rejeter, car peut-être bien qu'il est trop tard pour elle ; malgré son envie de rester à tes côtés, à ceux de Shion, d'Alcyone, d'Eden, d'Ambros, de Franz, de Chidori, de Jasmin, d'Arata... Tous ces gens qui l'ont rendu meilleurs, qui la tire sans cesse vers le haut alors que sa disparition les plongerait sans doute vers le bas... Mais c'est sans doute présomptueux de penser ainsi ? Inspirant une nouvelle avec, c'est une douleur vive qui vient lui couper la respiration pendant une fraction de secondes, mordant sa langue aussitôt, entremêlant tes doigts avec les siens ; apaisant automatiquement sa souffrance. « Je ne veux pas te perdre. » Il n'y a pas plus vrai que ça, que cette vérité-là, que cette envie de vivre encore longtemps à tes côtés, car chaque jour n'est que sourire et amusement...

Elle sait qu'elle ne peut pas juste te dire ça, qu'il y a tant de choses qu'elle ne t'a pas encore dites, que ses sentiments les plus sincères sont encore enfouis et qu'elle n'a malheureusement pas le courage de les laisser sortir ; mais il faut qu'elle le trouve, pour toi, pour elle, pour vous. Ses yeux mouillés l'empêchent de relever son regard du coussin, trop peureuse de t'affronter, chose qui n'est pas normale ; depuis quand Lullaby a-t-elle peur de toi ? Non, tes réactions ne devraient plus lui faire peur, ni même la vérité... « Cette journée est dans mon top 3 des pires journées de ma vie... J'aime pas ça Rory. J'aime vraiment pas ça, te faire du mal. » Car depuis le début, son unique but est de te protéger, de te préserver ; elle se rend compte dorénavant à quel point elle a été naïve, combien elle s'était bercée d'illusions. « Et si tu ne me laisses pas, j'vais être encore plus dépendante de toi... Et tu vas souffrir, encore et encore, parce que toi aussi, tu... » Son regard se ferme alors qu'elle se mord la lèvre, en désaccord perpétuel ; un affreux dilemme. Lullaby a besoin de toi, comme tu sembles avoir besoin d'elle ; et elle veut vivre avec toi, même si c'est égoïste, même si c'est cruel... Dis-lui que ce n'est pas égoïste de vouloir vivre Rory. Vous êtes des épaves, vous êtes semblables, vous êtes déjà dépendant l'un de l'autre, à quoi bon se voiler la face, c'est la vérité, la seule et unique véritable vérité. Dans un geste lent, elle retire son masque, l'air ne lui manquant plus, elle aurait bien retiré la perfusion intraveineuse avec, mais elle savait très bien que ce n'était pas conseillé... « Allonge-toi à côté de moi Rory, s'il te plaît... »

Je ne veux pas que tu partes, je ne veux pas rester seule et j'ai un besoin cruel de ta chaleur... J'ai besoin de sentir ta présence...

hrp ; 2 mois pour ça, je suis désolée ;; je me rattraperais promis ;; j'avais zappée que c'était la déchéance ce rp jpp
 


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MessageSujet: Re: may the wind be always at your back [PV Lulla] Mar 31 Jan - 18:38


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le cœur au bord des lèvres

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Elle ne te regarde pas, elle ne veut pas te regarder. Elle fuit ton regard comme tu aimerais fuir cette chambre ; elle fuit ton regard comme tu aimerais fuir la douleur qui te transperce, comme tu aimerais fuir cette peur de la perdre, comme tu aimerais fuir ta vie actuelle. Tu ne sais pas pourquoi, mais tout va mal, tout s'écroule, et si elle, elle s'écroule, toi, tu ne peux que t'écrouler. Si elle t'abandonne, tu ne peux qu'abandonner. Si elle fuit, tu ne peux que fuir. Si son cœur saigne, le tien ne peut que saigner en retour. Puis elle serre ta main, elle la serre si fort, et tu serres ses doigts, tu presses ses doigts entre les tiens, t'avances un peu plus et tu as envie de déposer un nouveau baiser sur son front, tu as de nouveau envie de caresser son visage, de nouveau envie de lui dire que tu ne l'abandonneras pas, mais d'un coup, la voix te manque, le cœur te serre, l'air t'abandonne.

Ô Rory, regarde vous, spectateurs de votre déchéance, créateurs de votre dégénérescence, vous détruisez le monde que vous vous êtes construit car vous ne pouvez vivre dans ce semblant d'espérance. Et tu crèves d'elle, tu crèves de son regard, tu crèves de sa voix qui te détruit, tu crèves de sa présence qui n'est que le reflet de son absence. Tu ne vis qu'en imaginant le pire désormais, et tu ne peux plus... tu ne peux plus respirer, tu ne peux plus sortir la tête de l'eau, tu ne peux plus oublier, tu ne peux plus effacer les paroles, tes immondices que tu as craché avec tant de verve, avec tant de haine. Tu ne peux plus cacher ton vrai visage, tu ne peux plus cacher ta peur. Alors quand elle te parle, quand sa voix remplit la pièce, faussement pure par sa blancheur, tu ne peux qu'être soulagé.

— Je suis désolée Rory ; mais je ne veux pas que tu partes...
— Je veux pas partir.

Et tu as répondu à peine sa voix essoufflée, tu as répondu, à peine dans un murmure qui lui supplie de te garder. Un « Je ne veux pas partir » qui ressemble à « je t'en supplie garde moi près de toi ». Tu lui supplies de te garder, tu lui supplies de ne pas t'abandonner, et tu te mettrais à genoux si tu le pouvais, si tu en avais le courage, tu te mettrais à genoux si tu étais sûr que ça pouvait te la ramener, si elle pouvait accepter la prochaine greffe, si tu étais sûr de ne pas la rendre malade parce qu'elle ne veut plus se battre. Tu te mettrais à genoux si tu étais persuadé qu'elle ne t'abandonnerait pas, tu te mettrais à genoux si tu pensais vraiment qu'elle changerait d'avis... mais tu n'en es pas sûr, tu n'es pas certain, au contraire ; au contraire tu penses qu'elle ne changera pas d'avis, qu'elle t'abandonnera quand même, qu'elle ne te laissera pas la sauver, qu'elle ne voudra jamais avancer. Et tu es persuadé qu'elle ne veut pas que tu partes, parce qu'elle ne veut pas être seule. Tu es persuadé qu'elle ne veut pas te perdre, car tu seras celui qui lui tiendra la main quand elle expirera son dernier souffle. Tu es persuadé qu'elle ne veut pas t'abandonner, mais qu'elle le fera quand même... car tu n'es pas suffisant à son existence, tu ne l'as jamais été, et ne le seras jamais ; personne n'est suffisant à son existence, ni même Arata, ni même Shion, ni même toutes ces personnes qui l'entourent. Mais toi Rory, toi, en tant que parfait égoïste que tu es, la seule chose que tu retiens, c'est que toi, toi tu n'es pas suffisant à son existence.

Elle ne te regarde toujours pas.

Elle te fuit.

Elle te fuit parce qu'elle a décidé de t'abandonner, parce qu'elle en est sûre.

Et tant pis, Rory, tant pis, si tu n'es pas suffisant à son existence. Tu ne la quitteras pas, tu ne l'abandonneras pas, n'est-ce pas ? Et tu t'empêches tellement de la serrer contre toi, tu t'empêches tellement de l'embrasser, de l'enlacer dans tes bras, tu t'empêches tellement de pleurer contre elle parce que tu ne veux pas qu'elle... meurt. Non pas qu'elle crève comme crève des tas de gens dans le monde, non pas qu'elle crève comme crève la raclure du coin... mais tu ne veux pas qu'elle meurt. Tu ne veux pas qu'elle disparaisse. Tu ne veux pas avoir ce vide en toi comme tu l'as eu pour Marie, tu ne veux plus avoir ce vide, tu le refuses, le détestes, l'exècres, il te détruira de nouveau. Tu ne veux pas qu'elle meurt, Rory, mais lui demander de vivre seulement pour toi serait d'un égoïsme à couper le souffle, lui demander de vivre pour Arata serait bien trop altruiste pour te ressembler, lui demander de vivre pour vous ne serait qu'un moyen de la rendre malheureuse, malheureuse de vous abandonner, mais surtout malheureuse de ne pas pouvoir ne pas vous abandonner. Et elle te le dit, écoute-la, Rory, elle te le dit. Et tu vas souffrir, encore et encore, parce que toi aussi, tu... Parce que toi aussi, tu as compris qu'elle n'était pas capable de ne vivre que pour toi, que pour vous, sans Evan, sans lui. Et tu l'as compris, et c'est ça qui fait mal, c'est ça qui te coupe la respiration, qui te fait un peu trembler, qui te fait serrer ses doigts un peu plus fort entre les tiens. Tais-toi, Rory, ne dis rien. Essaie d'agir pour elle, n'agis pas pour toi, n'agis pas parce que sa perte te détruira, agis pour ce qui est le mieux pour elle, et elle, elle veut partir, elle, elle ne veut plus vivre ; plus comme ça, plus sans lui ; et, ô Rory comme tu le hais pour ça.

Et sa demande te surprend un peu, sa demande te fait déglutir, et tu ne sais pas si tu seras capable de t'allonger contre elle sans avoir envie de pleurer, tu ne sais pas si tu seras capable de la serrer contre toi sans lui supplier de rester en vie. Tu ne sais pas si tu seras capable d'agir comme tu le devrais... tu n'en as pas été capable, tout à l'heure, pourquoi tu le serais maintenant ? On ne mûrit pas en deux heures, on ne grandit pas en deux heures... alors pourquoi maintenant, tu en serais capable, hein Rory ? Pourquoi tu pourrais agir comme un adulte responsable, alors que tu n'es qu'un gosse paumé qu'on abandonne ?

Allonge-toi à côté d'elle, Rory.

Allonge-toi à côté d'elle, Rory, et serre contre ton torse ce corps fin, fragile, qui meurt, qui t'abandonne, que tu ne peux pas réparer, que tu n'arriveras jamais à sauver.

Allonge-toi à côté d'elle, Rory, et serre contre ton torse trop chaud ce corps trop fragile qui se meurt, serre contre ton cœur qui bat ce cœur qui n'arrive plus à battre pour elle, serre contre ton cœur qui n'est pas assez puissant pour battre pour deux.

Allonge-toi à côté d'elle, Rory, comme tu le feras quand elle expirera son dernier souffle, parce que c'est ce que tu feras.

Tes jambes tremblent un peu quand tu retires tes chaussures pour ne pas salir les draps, trop blancs, comme cette pièce, et tu t'allonges en face d'elle, doucement, tes doigts lâchant les siens, ton corps t'approchant du sien, un peu plus haut, pour pouvoir passer ton bras au-dessus de sa tête, pour qu'elle puisse se nicher contre toi ; tes jambes passent au-dessus des siennes, l'emprisonnent, l'enferment, comme cette main qui glisse sur sa hanche, sur cette blouse qui te donne envie de vomir, mais tu te tais, tu te retiens, il faut que tu le fasses. Et tu la regardes, l'observes doucement.

— Regarde moi.

S'il-te-plaît regarde moi. Ta main remonte le long de sa hanche, sa taille, son bras, avant de glisser sur son visage pour le relever, pour qu'elle te regarde. Et tu plonges ton regard dans le sien, tu l'obliges à te regarder, tu l'obliges à ne pas baisser les yeux.

— Je suis là. Je reste là. Je serai toujours là. Même à la fin, je serai là.

Et ça te détruit tellement de lui dire ça, Rory. Ça te détruit tellement de lui dire que tu seras là le jour de sa mort, ça te détruit tellement de penser à ça. Et tes lèvres viennent se poser sur son front, et tu la presses contre toi, si fort, tellement fort. Et tu aimerais t'excuser pour ces paroles horribles que tu lui as dites, mais tu n'y arrives pas... alors tu te contentes de la serrer contre toi, si fort, tellement fort... et de supplier le ciel pour qu'on t'offre un miracle, qu'il prenne ta vie à la place de la sienne...

Détruisez-moi, tuez-moi, torturez-moi... mais par pitié, sauvez la elle.


HRP : blblbl je décède, vraiment, et en plus, lolilol pourquoi Stand by me je me demande POURQUOI CETTE CHANSON HEIN (la reprise est plus poignante que l'originale je trouve du coup voilà) (puis FFXV quoi)
bon c'est un peu du kk mais j'espère que tu aimes quand même, ça fait longtemps que j'avais pas rp un truc long et tout et tout du coup voilà keur keur


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MessageSujet: Re: may the wind be always at your back [PV Lulla] Mar 31 Jan - 21:01

Le temps s'est accéléré d'un coup et c'est tout mon futur qui bascule ; les envies, les projets, les souvenirs, dans ma tête y'a trop de pensées qui se bousculent  — 6ème sens = l'envie de vivre

L U L L A B Y — Elle s'impose à toi Rory et encore une fois, tu succombes ; elle t'appelle comme la mort qui la malmène et tu plonges, par amour, par amitié, par nécessité. Elle en fait autant Lullaby, car sans toi le monde se résumerait à cet hôpital, à un monde totalement vide ; qui sent le propre et qui pue l'hypocrisie. « Vous allez vous en sortir, il suffit de le vouloir. » Combien de fois avait-elle entendu ceci tout au long de sa vie ? Lullaby ne pourrait jamais les compter sur les doigts de sa main, beaucoup trop nombreuses, bien trop pour même pouvoir les encaisser. Pourquoi a-t-elle fui les rendez-vous à l'hôpital tout ce temps ? Pour éviter ce genre de remarques vaseuses, qui lui rappelle à quel point l'être humain est pourrit. Même avec une greffe, les chances pour que le cœur reparte et qu'il n'y ait pas de séquelles ; sont faible. C'est ce qu'on lui a toujours dit et c'est ainsi que la peur s'est installée ; alors elle s'est créé cette jolie fable, celle d'un sacrifice par amour pour son frère, car mourir ainsi lui paraissait bien plus « beau » que de mourir en ayant eu l'espoir de survivre. Les mensonges, Lullaby avait pourtant dit qu'elle arrêtait les mensonges ; mais à toi, dans sa chambre, elle t'a dit toute la vérité Rory ; en s'effondrant devant toi, en s'agrippant à ton tee-shirt avec toute la force qu'il lui restait, avec son maigre espoir, elle t'avait gueulé la plus belle des vérités « je ne veux pas mourir, je ne veux pas qu'on m'oublie, je ne veux pas disparaître. » Mais est-ce égoïste que de vouloir être sauvé alors que les gens autour d'elle tombent comme des mouches ? Pourquoi devrait-elle se tenir debout alors que tout le monde disparaît, que le virus emporte ses proches, que les yajuus tue ses semblables, que la maladie fait des millions de victimes de par le monde ; comment elle, pourrait-elle subsister ? La force de vivre sans personne, Lullaby ne la possède pas ; et c'est la preuve de sa lâcheté ; mais ça, jamais elle ne pourra l'avouer ; car avant d'être lâche, cette idiote est munie d'une immense fierté.

Ne pas vouloir être vu comme une fille malade, ne pas être catalogué comme quelqu'un de faible juste parce qu'elle n'est pas capable de réussir un test d'endurance ; surpassant ses limites pour ne pas éveiller les soupçons, pour faire taire les mauvaises langues de son enfance. Evan a toujours échappé à cette putain de vérité, mais bientôt, il saurait ; il aurait connaissance de sa lâcheté, connaissance de fragilité, connaissance de sa cruauté. Elle ne le laisserait pas se défiler, comme elle ne t'as pas laisser le temps de te défiler toi, Rory. Toi as qui elle a balancé cette vérité sans aucun scrupule, sans aucune once de gêne, soulagé. Preuve de son égoïsme, elle souhaitait juste se soulager de ce fardeau insoutenable, juste pour pouvoir te regarder pleinement en face ; pour pouvoir marcher sur le même chemin que toi en levant vraiment la tête, et pas en faisant semblant. Tu regrettes encore Rory, Lullaby le sait, elle sait que tu t'en veux encore de n'avoir rien vu, que tu t'accables au lieu de vraiment lui en vouloir à elle ; parce que son amour pour toi à été plus faible que sa détresse... Mais maintenant, tu sais, et son amour pour toi a prit un tournant, se marque sur une page blanche, réécrit une histoire dont elle ne connaîtra jamais le dénouement ; parce que le futur est incertain. Elle attend patiemment Lullaby, de son regard azuré qui esquive le tien plus par gêne que par peur ; elle attend que tu te glisses à ses côtés ; car si tu ne le fais pas, cela marquera la fin, une fin dont elle ne veut pas prendre connaissance, une fin qui la terrifie ; la fin du bout du monde. Et son cœur se serre aussitôt que tu prends place à ses côtés, que tu lui accordes encore une fois ta présence et ta chaleur bienveillante ; alors que tes mains viennent parcourir son corps mort et froid la ravivant aussitôt dans un semblant de vie qu'elle avait oublié l'espace de cette journée. Tes jambes passent au-dessus des siennes et elle se blottit instinctivement à toi, les paupières fermées avec férocité pour ne pas pleurer de nouveau ; c'est alors que ta voix casse ce silence de plomb... Regarde moi.

Elle ne peut pas s'y résoudre, Lullaby n'y arrive pas, les yeux écarquillés, elle continue de regarder ton tee-shirt auquel elle s'agrippe, mais elle sent ta main longée son corps, arrivé à son visage pour mieux le redresser et les larmes coulent aussitôt. Qu'est-ce qu'elle te fait subir Rory ? Est-ce que tu sais que ta gentillesse, ta chaleur, ta bienveillance et surtout, ton amour pour elle l'achève un peu plus chaque seconde ? Comment fais tu pour ne pas la fuir ? Comment fais tu pour rester là, à ses côtés ? Comment Rory ? Explique-le-lui, car Lullaby est perdue, totalement démuni. Je suis là. Je reste là. Je serais toujours là. Même à la fin, je serais là. Le mot de trop, les larmes coulent, mais ça s'arrête, seul le sillage perdure. La fin. Encore une fois, la fin. Tu ne vois que la "fin" Rory. Tu n'as pas entendu, tu n'as pas compris, tu ne souhaites pas comprendre ; tu ne te considères pas à la hauteur de son idéal, tu ne te considères pas comme suffisant... Si tu flanches, si tu n'y crois pas toi-même, alors comment Lullaby est censé y croire ? Comment peut-elle encore avoir espoir ? Pourquoi sa résolution doit-elle passer à la trappe ? Les larmes repartent, les larmes s'arrêtent, c'est un ascenseur émotionnel, tout lui paraît étrange, illogique, vous ne vous comprenez plus, vous êtes en désaccord ; votre longueur d'onde n'est plus la même. Pourquoi Rory ? Pourquoi cela doit-il se passer ainsi ? Pourquoi tu ne comprends pas... ? « La... Fin ? » Rien que de la dire, ça lui arrache la gorge, ça lui brûle les lèvres, ça lui déchire les entrailles, ça lui détruit le cœur. Ses mains viennent se glisser dans ton dos alors qu'elle se rapproche d'avantage, hume ta senteur, s'imprègne de ta chaleur ; juste pour calmer ses maudit pleure. « Il n'y aura pas de fin... Pourquoi tu ne veux pas le comprendre Rory... ? » C'est elle la méchante de l'histoire, mais elle sait très bien que tu vas l’interpréter différemment, que tu vas t'en vouloir encore plus ; ou peut-être exploser comme tu l'avais fait un peu plus tôt dans la journée... Tout ce que tu lui avais balancé, Lullaby s'en rappelle encore, c'est imprimé en elle ; de sa mémoire eidétique, elle a tout retenue et ça ne repartira jamais. Elle resserre son étreinte d'avantage, tente de ne pas hoqueter en s'exprimant, plantant ses ongles dans ton dos pour te montrer sa rage, mais surtout sa présence. « Je suis une hypocrite ? Je t'ai fait croire que tu pouvais m'aimer et que tout irait bien ; et tu y as cru, parce que je voulais moi-même y croire. Pourquoi tu le comprends pas Rory ? C'est vraiment être hypocrite que de se bercer d'illusions ? Que d'avoir perdu espoir ? Et tu crois que ça m'éclate de savoir que si je disparais, tu vas chialer comme un gosse, tu crois que ça m'amuse, tu penses vraiment ça ? » Preuve qu'elle n'a rien oublié, preuve qu'elle a tout comprise, tout imprimer et les larmes coulent, mais la voix n'est pas brisée par les sanglots, non, elle parle avec résolution ; pas pour t'accabler, mais pour s'accabler elle ; car ce qu'elle a fait est impardonnable, sans doute, et elle veut que tu comprennes qu'elle le sait ; qu'elle en a conscience. « Evan n'a rien pu voir, car je n'ai rien montré, comme je ne t'ai rien montré ; ce n'est pas un connard qui n'a rien voulu voir, c'est moi la connasse hypocrite qui ne dévoile rien ; alors... » Elle renifle, serre d'avantage et colle son front contre ton torse, ne pas voir son visage, surtout, ne pas regarder son visage. « Alors pourquoi t'es là Rory... ? Parce que tu m'aimes ? Mais je ne mérite pas ça, je le mérite pas, je le mérite vraiment pas... »

C'est vrai, tu sais Rory ? Elle ne mérite vraiment pas que quelqu'un pleure pour elle, que quelqu'un l'aime autant, prenne autant soin d'elle... C'est la cruelle vérité, celle qu'elle accepte depuis bien des années et elle a été naïve de croire qu'avec toi, ça pouvait changer. Elle ne le mérite pas, elle ne mérite pas tout ça ; prouve-le-lui, montre le lui, dit-le-lui...

hrp ; et voilà, c'est reparti pour le duo de la PLS ultime ; ça m'avait manqué (je les aimes trop et tu le sais)(MAIS LE DRAMA FAUT QU'ON ARRÊTE MDR)
 


Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435
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MessageSujet: Re: may the wind be always at your back [PV Lulla] Mer 1 Fév - 11:50


MAY THE WIND BE ALWAYS AT YOUR BACK
le cœur au bord des lèvres

www

Et tu pries, Rory, ô tu pries tellement pour qu'on te prenne à sa place, tu pries tellement pour qu'on te tue à sa place, qu'on te prenne la vie tant qu'on lui rend la sienne. Tu pries pour qu'elle vive jusqu'à ses vieux jours, tu pries pour qu'elle puisse vivre cette histoire avec Arata, parce que tu es persuadé qu'ils seraient tellement heureux ensemble. Et tu pries. Tu pries si fort en la serrant contre toi, tu pries si fort quand tu caresses son visage du bout des doigts, quand tu essuies ses larmes de ton pouce. Tu pries, tu pries pour qu'on t'enlève, tu pries pour qu'on te la laisse, tu pries pour qu'elle vive à ta place, tu pries pour que vos places soient échangées. Tu pries, si fort, tellement fort, toi qui n'est pas si croyant que ça, toi qui n'a jamais cru à un véritable dieu... tu pries.

Prenez-moi à sa place.

Pourquoi tu ne comprends pas, hein, Rory ? Pourquoi tu ne veux pas la comprendre, pourquoi tu n'arrives pas à croire qu'elle veut se battre désormais ? Ça te fait peur, n'est-ce pas ? Ça te fait peur qu'elle t'abandonne, c'est plus facile de croire que tu n'es pas suffisant ? Reprend toi, Rory, reprend toi bordel... mais tu n'y arrives pas, et tu fermes les yeux quand sa voix vient te détruire un peu plus. Non. Non. Non. Bien-sûr que non elle n'était pas hypocrite, tu étais en colère, tu ne pensais rien, tu étais blessé, tu avais tellement mal que tu ne pouvais pas ne pas lui faire du mal, tu avais tellement mal que tu avais besoin de la blesser, tu avais tellement mal qu'il fallait que tu lui fasses ressentir ta douleur, tout ce que sa perte signifiait. Il fallait que tu lui fasses comprendre à quel point sa disparition allait te briser... Tu t'es vengée du monde sur elle, c'est tout.

— Et tu crois que ça m'éclate de savoir que si je disparais, tu vas chialer comme un gosse, tu crois que ça m'amuse, tu penses vraiment ça ?
— Non... souffles-tu, la gorge serrée.

Non, bien-sûr que non, tu ne le pensais pas. Tu sais à quel point ça doit la détruire, tu sais à quel point ça doit la tuer. Tu le sais, et c'est ça qui te tue un peu plus. Tu sais qu'elle en souffre bien plus que toi, et tu sais que tu n'es pas capable de panser ses plaies, et c'est ça qui te détruit, qui te fait mal, qui te serre le cœur, qui te donne envie de vomir. Et dans ta tête, Evan est un connard, car il est parti, il a fuit, il ne veut plus lui parler. Mais d'un certain côté, tu ferais pareil, Rory, non ?

Que je meurs à sa place.

Tu aurais besoin d'être seul, de ne plus parler à personne, de te retrouver avec toi-même, à sa place... tu aurais besoin de t'évader, de penser à ta vie, mais tu reviendrais, après être prêt : prêt à mourir, prêt à les abandonner. Tu reviendrais. Lui ne revient pas, et c'est pour ça que tu le hais, c'est pour ça que tu le détestes, c'est pour ça que tu as envie de le tuer. Tu ne dis rien, tu restes silencieux, à la serrer contre toi. Tu ne veux pas la blesser, tu ne veux pas dire des mots que tu regretterais encore, tu veux être sûr qu'elle comprenne ce que tu ressens, mais tu n'es pas doué avec les mots, tu ne l'as jamais été... ne le seras sûrement jamais, finalement. Alors pourquoi t'es là Rory... ? Parce que tu m'aimes ? Mais je ne mérite pas ça, je le mérite pas, je le mérite vraiment pas...

— Tais toi Lulla.

Et ta main vient chercher son visage, pour le redresser, pour l'embrasser. Tu l'embrasses, Rory. De ce baiser un peu particulier, sans amour véritable, et pourtant avec tout cet amour que tu lui portes, tout cet amour pur que tu ressens pour elle. C'est la seule femme de ta vie, Rory, la seule, l'unique. Alors tant pis. Tant pis, n'est-ce pas ? Tu n'es pas doué avec les mots, tu ne l'as jamais été, alors peut-être, peut-être, que ce baiser lui fera comprendre à quel point tu l'aimes, à quel point elle est importante pour toi, à quel point elle représente ton monde. Et tu l'embrasses doucement, tendrement, avec cet amour un peu bizarre, avec cette tendresse douce. Puis tes lèvres l'abandonnent, se déposent sur son front pendant que ton pouce essuie doucement ses larmes. Tu es doux, si doux, si tendre.

— T'es le bout de mon monde, ma Lulla. Alors... arrête de dire que tu ne le mérites pas, parce que tu le mérites tellement... je t'aime tellement, t'es... tu es trop importante pour croire ça, et j'suis désolé, j'étais juste...

Tu t'arrêtes, la regardes, continues d'essuyer ses larmes. Tu déglutis et tu lui souris doucement. Sois fort, Rory, sois fort. Pour elle, pour toi. Pour vous.

— Je veux juste pas que tu abandonnes. Parce que t'abandonnes pas, t'es une battante. Et que si toi t'es pas là... Lulla si toi t'es pas là, tu te rends pas compte de combien de monde s'écroule... Je suis persuadé que y'en a au moins deux qui s'écroulent alors... j'étais tellement... je veux juste pas que tu abandonnes, je suis désolé... Je veux pas que tu partes, je veux pas que t'abandonnes. Je veux pas.

Non, tu refuses. Tu refuses qu'elle arrête de se battre.

— Et si je dois me battre pour toi, si je dois me battre à ta place, je le ferai. Même si t'as plus la force... et si vraiment, si vraiment tu peux plus... alors j'accepterai. Parce que c'est ce qu'il faut que je fasse, même si ça me fait tellement tellement mal. Je t'aime ma Lulla, alors m'abandonne pas. Je t'en supplie m'abandonne pas.

Pitié, pitié, prenez moi à sa place.
Pitié.



HRP : est-ce qu'on meurt maintenant ou tout de suite ? faut vraiment qu'on arrête le drama c'est plus possible ça va nous détruire à force
voilà pardon c'est un peu glhremlg kk mais j'espère que ça va tendresse d'amour


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MessageSujet: Re: may the wind be always at your back [PV Lulla] Mer 1 Fév - 23:05

i've given you a decision to make things to lose and things to take, just as she's about ready to cut it up she says "wait a minute, honey, i'm add it up!" ; day after day i will walk and i will play  — walking around like he's number one

under arrest — Les larmes sont un fardeau, autant pour son cœur que pour le tien. Elle sait mieux que quiconque, tu ne supportes pas sa souffrance ; parce qu'elle devient alors tienne, se mélangeant aussitôt à ta caboche. Sa peine devient ta peine, sa détresse devient ton enfer, elle appelle à l'aide et tu l'enserres aussitôt, sans te poser plus de questions. Vous êtes indissociable, le recto et le verso, les faces d'une même pièce, taillée dans du métal, façonné à votre image, celle que vous souhaitez ; car vous êtes le bout du monde de l'autre ; vous êtes une paire. Et c'est normalement le rôle d'Evan qui partage la même âme, le même faciès... Tu en es venu à prendre son rôle de frère, de confident, de meilleur ami, l'unique homme de sa vie. Et sans toi, jamais elle n'aurait surmonté toutes ses épreuves, jamais elle n'aurait supporté l'éloignement de son frère, la maladie, le regard inquisiteurs d'autrui, le malaise d'être si loin de sa patrie, de sa famille. Les larmes coulent et le poids de sa culpabilité d'avoir bafoué toutes ses années d'amitié de par ses mensonges ne s'en retrouve pas altéré. Il est bien là, constant dans sa poitrine, imbibée de sa souffrance, se consumant comme sa vie. Et tes mains viennent relever son visage alors que tu lui intimes l'ordre de se taire ; mais elle pourrait continuer des heures durant ; car pour elle tout ce qu'elle vient de faire prouve qu'elle ne mérite pas d'être entourée. Tes lèvres viennent subtiliser ses paroles et ses yeux écarquillés se ferme peu à peu, les larmes ne pouvant plus s'empêcher d'inonder son visage malgré ses paupières closes. Ce geste de ta part n'est que ta façon de la faire respirer à ton tour, comme elle l'avait fait un peu plus tôt dans la journée ; tu en viens à prendre son rôle de bonbonne d'oxygène, tu en viens à l'empêcher de sombrer avec cette douceur qui n'appartiens qu'à toi ; et elle succombe, sans se débattre, sans te rejeter, car peut-être était-ce donc ce dont elle avait besoin en cet instant. Sa respiration fut coupée l'espace d'un instant, pour mieux calmer ses sanglots, pour mieux comprimer ses pleurs, mais aussitôt vos lèvres séparées et ses yeux ouverts, ce sont tes doigts délicats qui viennent s'occuper de son visage défiguré par les sillages de ses pleurs. Une de ses mains se pose instinctivement sur l'une des tiennes, reniflant légèrement, alors que l'étau sur son cœur se desserre. Tu es le créateur de toutes ses émotions, celle qu'elle n'a pas l'habitude de ressentir, ce qu'elle n'est pas à même d'éprouver. Sans le savoir, tu l'as condamnée à être ainsi, dépendante de toi, quittant son naturel blasée... Qu'as-tu fait d'elle Rory ? Vous signez votre propre arrêt de mort ; ensemble.

Tu en viens même à lui répéter ce qu'elle sait déjà ; mais peut-être penses-tu que Lullaby à encore besoin de l'entendre en cet instant, alors écoute avec vigilance, ses pleurs capturés par le silence. Elle est le bout de ton monde, elle le sait, elle le comprend, elle le ressent ; c'est cette petite lueur qui ravive son cœur depuis déjà bien des années, sans quoi elle aurait déjà totalement baissé les bras... Cette faible lueur semblable à une bougie dont la cire dégouline, mais ne disparaissant pas ; elle perd de sa hauteur, mais ne s'éteint pas. Elle est le bout de ton monde et tu es le siens ; mais elle ne mérite pas de t'avoir, non, certainement pas. Son importance pour toi n'a d'égal que ta dépendance pour elle, ne pouvant plus se passer de ta présence, t'appelant aussitôt quand rien ne va, s'accaparant ton attention comme le ferait une enfant... Il n'y a bien qu'avec toi que Lullaby se montre aussi faible, aussi égoïste, aussi vraie. Jamais avec personne d'autre, c'est ton privilège à toi et toi seul, parce que tu es bien l'unique personne capable de l'accepter tel qu'elle l'est. Et plus la jeune femme pense, plus elle cogite et plus elle se trouve stupide, plus elle se trouve exécrable, plus elle se trouve misérable, plus elle se trouve illogique ; se détestant d'avantage. Et tes paroles sont un bouclier la protégeant du reste du monde, lui rappelant qu'elle n'est pas seule, qu'elle est effectivement ton bout du monde et que sans elle, la terre s’effondrerait sous tes pieds... Finalement, Lullaby est atlas, elle est celle qui porte ton monde ; est-ce arrogant ? Mais tu sais Rory, t'es un peu son Hercule, t'es un peu son Atlas également, t'es un peu comme l'entité qui régit sa vie et sans qui elle ne serait déjà plus ici.

Tu continues de parler, de lui énumérer ce que sa perte t'infligerait et elle a beau le savoir déjà, tu ne peux pas t'empêcher de le lui répéter. Pourquoi penses-tu qu'elle s'en veuille autant Rory ? Pourquoi penses-tu qu'elle a pleuré autant jusqu'à maintenant ? La culpabilité. C'est un sentiment qu'elle ressentira encore et encore, parce qu'elle ne pense pas être un jour pardonné pour tout ce qu'elle t'a infligé et la journée d'aujourd'hui la conforte dans ce sens. Regarde-vous Rory, allongés dans ce lit d'hôpital comme si c'était la fin de votre règne, la fin de votre rêve. Regarde-vous, comme si elle partait définitivement... Non, elle ne peut pas se résoudre à t'abandonner, elle ne le veut tout simplement pas, parce que chaque jour avec toi est une bonne journée, un plaisir à découvrir. Savoir que Lullaby va pouvoir te voir la ravit, réchauffe son cœur brisé, réchauffe sa caboche désarticulée ; tu es la raison qui la maintient en vie et c'est sans doute ça, son rôle, ce qu'elle doit te faire comprendre, c'est sans doute à son tour de te répondre. Alors la jeune femme se redresse, tente de ne pas débrancher les fils qui lui injecte, elle ne sait quelles substances, se plaçant au-dessus de toi, les larmes continuant de rouler sur ses joues, mais son sourire bienveillant s'emparant désormais de ses lèvres ; ses mains parcourant ton visage, dessinant du bout de ses doigts frais tes traits tirés par la fatigue, marqué par l'inquiétude. C'est avec toute la douceur et tout l'amour qu'elle éprouve pour toi qu'elle vient déposer à son tour ses lippes sur ton front, puis sur tes joues, pour finir par tes mains qu'elle enveloppe des siennes. Assise sur toi, elle te surplombe de sa hauteur et de ses kilos manquants, scrutant la lueur de tes iris d'émeraude. Que dire dans un tel moment ? Que peut-elle bien te dire ? Que peut-elle bien te montrer ? Lullaby n'en sait rien, alors elle va juste laisser parler son cœur, même s'il est défaillant, il t'appartient d'une certaine façon.

« Comment est-ce que tu veux que je t'abandonne ? Tu crois vraiment que j'en suis capable ? Cela m'est impossible Rory, il faut que tu te le mettes dans la tête... J'ai été lâche, mais je ne veux plus l'être. Ce serait être... Ce serait justement affirmé que je ne te mérite pas. Et je ne peux pas accepter ça. Je ne veux pas ne... Pas te mériter. » Ses lèvres sont pincées, son cœur est un peu serré, mais ce n'est pour autant qu'elle va s'arrêter de parler, car Lullaby à encore des choses à dire, des choses à te raconter, à te révéler, à t'avouer. Et peut-être n'est-ce pas le bon moment, et peut-être que tu ne vas pas la croire, et peut-être que tu vas croire qu'elle dit ça pour te rassurer, mais elle te demande juste de l'écouter, de t'imprégner de ses paroles, de sa volonté de ne pas t'abandonner. « Je te l'ai déjà dit Rory. Je ne veux pas mourir ; je pensais que je devais suivre Evan, car lui ne pense pas avoir d'autre alternative ; car il refuse de croire en un vaccin pour le sauver ; alors j'en ai fait autant ; parce que je suis son reflet, sa moitié. » Et son propre sourire en cet instant l’écœure, car elle sait très bien à quoi il doit ressembler, à un sourire enjoué forcé ; car ce qu'elle dit est risible, bien trop bête, bien trop... Pathétique. Une raison stupide pour toi, mais qui ne l'a jamais été pour elle. « Les jumeaux ont une seule et même âme, mais qui a été coupé à la naissance... C'est pourquoi je ressens ce qu'il ressent et... Je pense qu'il sait que quelque chose ne va pas. Et peut-être bien qu'il se voile la face... Ou qu'il ne souhaite pas être séparé de moi ; comme tu ne veux pas l'être. » Alors elle ferme les yeux, reprend un peu place sur ton bassin, se massant la tête, arrachant un peu de ce fait la perfusion de son avant-bras. « Mais partir alors que je peux survivre, c'est une insulte envers la vie ; et je refuse de manquer de respect à ce qu'on m'a donné... Je l'ai compris... Alors... » Une de ses mains vient caresser sa tignasse, l'ébouriffant légèrement avant d'être prise par un léger vertige, prenant alors appui sur ton torse pour rester redressé, pour mieux te regarder, pour mieux te faire comprendre que malgré sa faiblesse, elle veut lutter pour s'accrocher. « Alors non Rory, la 'fin' ne s'applique pas à moi. Et pas à toi non plus, parce qu'ensemble, nous pouvons être 'l'éternité' ; tu ne crois pas ? »

Et elle sourit encore avant de s'échouer sur toi, un peu à bout de souffle, un peu vaseuse, un brin trop faible... Et sa situation la tue, lui donne envie de vomir, de se battre pour survivre ; parce qu'elle en a assez de vivre comme ça, d'être une épave, d'être en sursit, de ne pas savoir si demain sera le dernier de ses jours... Non. Elle veut pouvoir vivre, elle veut pouvoir rire, courir sans s'essouffler, boire sans redouter, s'amuser sans s'inquiéter... C'est la vérité, c'est ce qu'elle a toujours souhaité, mais Lullaby avait toujours pensé, que cela lui serait interdit, que se serait trahir Evan ; mais non, refuser de survivre, c'est trahir la vie que sa défunte mère lui a donnée et pour laquelle elle s'est battue afin de la protéger. « Je t'aime Rory. » Dans son soupir, c'est là ce qui s'échappe de ses lèvres, cachant son visage ébloui par la lumière, posant sa tête contre ton torse pour mieux capturer ta chaleur. « Je ne vais nul part, jamais. » Crois-moi, je ne t'abandonne pas.

hrp ; je les aimes, je les adores, ils me brisent de l'intérieur j'te jure ;; love sur toi ♥ et arrête de dire que tes posts sont pas terribles, c'parfait (c'moi j'sais pas où j'vais et qui fait nawak)
 


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Ajisai

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MessageSujet: Re: may the wind be always at your back [PV Lulla] Jeu 16 Fév - 11:23


MAY THE WIND BE ALWAYS AT YOUR BACK
le cœur au bord des lèvres

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Pitié prenez-moi à sa place. Donnez lui ma vie, donnez lui mon âme, donnez lui mon cœur.

Il vous faut un moment, il vous faut un moment de tendresse, un moment de lumière dans ce monde sombre, il vous faut un moment à vous, comme ils ont toujours été. Il vous faut un moment où vous vous ressemblez un peu, où vous ressemblez à ce que vous étiez avant. Elle vient s'installer sur toi, embrasser ta peau, de ces baisers tendres qu'elle fait si bien, et tes mains glissent sur ses cuisses, montent le long de son dos pour le lui caresser tendrement. Puis sa voix vient briser ce silence, ce bip constant qui ne fait que te faire entendre son cœur défaillant. Tu la laisses parler sans briser sa voix, sans la briser elle, tu l'as déjà trop fait, tu ne le fais que trop bien, tu le fais tout le temps. Et elle parle, doucement, tendrement, et toi, tu l'observes, toi, tu restes silencieux, t'imprégnant de ses paroles comme si tu voulais vraiment y croire, comme si c'était la dernière fois que vous parliez à cœur ouvert. Peut-être est-ce le cas, peut-être est-ce vraiment le cas et qu'ensuite, vous arrêteriez d'en parler autant, peut-être qu'ensuite, vous allez arrêter de vous détruire, de vous tuer à petit feu, peut-être qu'ensuite, vous profiterez de la vie.

Alors non Rory, la 'fin' ne s'applique pas à moi. Et pas à toi non plus, parce qu'ensemble, nous pouvons être 'l'éternité' ; tu ne crois pas ?

Oui. Oui vous pouviez l'être, évidemment que vous pouviez l'être, tu en étais persuadé. Après tout, vous êtes votre éternité, vous êtes le bout de votre monde, vous êtes le monde des dieux, vous êtes rois dans votre royaume, empereur et impératrice dans votre empire, dieux sur le monde que vous avez créés. Elle vient se blottir contre toi et tes bras l'enlacent, la serrent tout contre toi. Tes doigts dessinent des arabesques sur son dos, tes lèvres déposent un baiser sur sa tempe et tu veux juste qu'elle reste là, toujours contre toi, tu veux que ton cœur puisse battre pour vous deux, pour elle toute seule si cette utopie ne peut être réalisée. Et son je t'aime étire tes lèvres. Sa promesse te fait la serrer contre toi un peu plus fort.

— Je t'aime ma Lulla.

Ta Lulla à toi, le bout de ton monde, la femme de ta vie, l'unique. Tu aimerais juste la serrer contre toi jusqu'à ce que le monde s'écroule, tu aimerais l'avoir tout contre toi jusqu'à ce que la terre explose. Tu aimerais juste l'avoir avec toi jusqu'à la fin de ta vie, être avec elle jusqu'à la fin de la sienne. Tu aimerais juste qu'on te prenne à sa place, et tu vendrais ton âme au diable si tu pouvais, tu pactiserais avec lui, tu endurerais mille et un an de souffrance si ça pouvait la sauver, si ça pouvait lui laisser une chance avec Arata, si ça pouvait les faire vivre heureux tous les deux. Tu te vendrais corps et âme, tu te tuerais, tu deviendrais meurtrier, tu accepterais toutes les épreuves si ça la sauvait, si ça lui laissait une chance avec Arata, si elle pouvait vivre heureuse jusqu'à la fin de ses jours. Tu accepterais toutes les épreuves, sans exception.

Tu deviendrais le diable.
Tu deviendrais son messager s'il le faut.

Son visage contre ton torse, tu respires doucement, enfin. Parce qu'elle va se battre, elle va se battre vraiment, elle ne va pas abandonner. Tu le sais. Alors tu acceptes tout, tout tant que ça la sauve elle.

Tu inspires son odeur, la serres un peu plus contre toi.

— Je t'aime tellement putain.

Tellement, tellement tellement que ça te crève le cœur.


HRP : C'est genre, super court, pardon ;;
J'espère que ça te va, rlghelrgh deux semaines pour ça omg pardon je suis désolée. Amour sur toi ♥


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may the wind be always at your back [PV Lulla]
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