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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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Le chocolat est la panacée universelle [libre]
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Ajisai

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MessageSujet: Le chocolat est la panacée universelle [libre] Mar 25 Oct - 8:53
La main sur son holokit tu serre les dents en voyant le nom de ta mère s’inscrire dessus. Pourtant c’est une femme bien, vous vous entendez bien et tu l’aimes aussi fort que tu le peux. C’est ta mère et même si pour certaine personne ce n’est pas suffisant pour l’aimer autant pour toi ça suffisait. Pourtant, malgré cette amour sans fin pour elle tu connaissais parfaitement la raison qui te faisait grincer des dents là tout de suite, celle qui faisait que parfois tu avais de lui raccrocher simplement au nez comme elle te le faisait certaine fois quand elle boutait ou allait rejoindre son chauffe lit du moment. Elle était l’enfant et toi l’adulte dans cette relation. Elle l’adolescente ingrate qui sort et profite, toi qui t’inquiète jusqu’à son prochain coup de fil quand elle laissait entendre qu’elle dépassait encore une fois les limites. Elle serait à ton écouter si tu lui le demandais, tu le sais, mais tu aurais parfois envie ne pas avoir besoin de demander pour que cela soit le cas.

La sonnerie deviens de plus insistante dans ses oreilles et dans un long soupire il décroche enfin et met l’appareil à son oreille attendant qu’elle soit la première à parler. Il n’avait pas la force aujourd’hui de se faire couper la parole juste après avoir décrocher. Il y a un long silence entre eux deux et ça commence à l’inquiéter comme pas possible. Sa langue claque sur son palais pour avertir qu’il était bien là sans la presser, Ambros sais qu’elle a besoin de cela et pas de mots dans ce genre de cas. Le gargouillis dégelasse d’un sanglot lui arrive dans les oreilles et il se mord fort la langue pour ne pas lui hurler dessus qu’il l’avait prévenus que le type dont elle lui avait parler lui semblait louche et qu’il ne fallait pas qu’elle s’accroche trop à lui. C’était sa de s’amouraché d’un homme marié, ça finissait mal, surtout pour sa mère, encore.

Tu l’écoutes te dire comment il est un connard, comment en fait il ressemble à ton père, comment tous les hommes sont pareil, oubliant pour le moment que tu en es un et qu’elle n’a pas plus de chance avec les femmes qu’elle trouve. Son psychologue au rabais, voilà à quoi tu en ais réduit, la discussion de ton coté se limite en onomatopée divers et varié, mais rien de vraiment concret, mais ça semble lui suffire, comme toujours, une fois son moral remonter et ses larmes terminer elle raccroche comme s’il était parfaitement normal de te laisser encaisser sa peine sans rien de plus. Une parfaite éponge, voilà ce que tu es pour elle. Cela te sert la gorge et après avoir regardé longuement ton holokit tu lance un regard vers Rory qui est dans la chambre et décide de te remonter le moral en ressentant ses émotions à lui. Normalement Rory a une force qui est réconfortante, seulement là à peine son pouvoir agrippe les sentiments de son colocataire ça lui brule la gorge et lui fait monter les larmes aux yeux. Ce n’est pas du tout de la force là, plus du désespoir, c’est étouffant et blessant en même temps.


Il lâche son pouvoir, l’endors, et le cœur lourd sort d’ici au pas de course. Ses pas le mène devant la chambre de Franz, il entend un miaulement à travers la porte avant que ses jambes fassent brusquement demi-tour. Il n’a pas la force aujourd’hui de faire face à cela, il ne veut pas avoir son cœur qui s’effrite encore un peu plus, pas une fois de plus, pas après avoir eu sa mère au téléphone. Se planquer en forêt ne changera rien, aller voir Shion lui passe par la tête, puis il oublie, il ira le voir pour lui parler une fois ses idées un peu plus clair pas là tout de suite. Maintenant tout ce qui lui importe c’est de ce vider le crâne avant d’exploser, se remplir le cœur d’émotion d’autre qui n’auront pas le désespoir de Rory sous la peau. Il prend donc les chemins pour la salle du club de cuisine. Depuis longtemps cuisiner lui vidait le crâne, alors il espérait qu’une fois encore ça l’aide, alors qu’il mettait du chocolat à fondre il eut espoir que l’odeur attrape un gourmand pour se nourrir de ses sentiments à lui. Quand on souhaite du chocolat on a bien un morceau de joie dans l’âme non ?


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Ume

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MessageSujet: Re: Le chocolat est la panacée universelle [libre] Dim 6 Nov - 22:41
L'ambiance était étrange à l'institut ces derniers temps. Un peu maussade, un peu amère, un peu hostile. Une ambiance qui correspondait bien à la saison d'automne qui s'était installée sur l'île, et aux températures peu accueillantes du mois. C'était comme ça tous les ans, lorsqu'arrivait novembre. Mais il y avait comme quelque chose de différent des années précédentes. Quelque chose que tu n'arrivais pas à toucher du bout du doigt – quelque chose d'insaisissable. Quelque chose qui se tramait. Quelque chose qui ne te mettait pas à l'aise.

Ou n'était-ce que le fruit de ton imagination ?

Tu ne savais pas trop. Était-ce les gens qui changent et qui deviennent plus distants, ou seulement le froid qui rend le monde un peu plus austère ? Certains jours, tu te mettais même à penser que c'était l'arrivée de Neoboros qui avait provoqué cette ambiance de nouvelle. Les bruits de couloir, les chuchotements, les élèves qui se faisaient plus calmes et discrets.

Puis encore, tu te disais que tout n'était que dans ta tête.
Oui, c'était sûrement la fatigue qui te faisait trop réfléchir. Et la solitude qui te gagnait.

Voilà bien quelque chose qui ne te ressemble pas, Sana. Toi qui as toujours la tête haute et qui te sens toujours confiante dans tout ce que tu fais... Mais même les plus forts tremblent de temps en temps, n'est-ce pas ?

Tu fermes les yeux un instant, tu soupires.
Cela faisait maintenant plusieurs heures que tu étais installée au bureau du conseil des élèves, occupée à remplir des papiers de formalité, vérifier les programmes des clubs, lire les rapports d'activité. Ton travail de secrétaire, finalement. Ce n'était même pas un travail que tu appréciais réellement.. ce n'était encore une fois qu'une question d'image.
Et ces derniers temps, tu te demandais réellement si.. tout cela était vraiment ce que tu voulais ? Les doutes et les questionnements défilent dans ton esprit : tu as l'impression de n'avoir rien fait correctement ces derniers temps.. ces dernières années, même. Tu as l'impression d'avoir gâché ce qui aurait pu être les meilleures années de ta vie. Parfois, tu te dis que toi aussi, tu aurais pu être comme ces gens qui brillent et qui scintillent au milieu des autres. Tu aurais pu être populaire et appréciée de tous, plutôt que d'essayer d'être parfaite et admirée de tous. Ou tu aurais tout simplement pu être l'élève discrète, celle qui apprécie loin des yeux de tous des moments précieux avec ses amis, avec... avec Jonas, avec Ewan, peut-être même Jae.. Des gens qui semblaient parfois si proches et si lointains à la fois.

D'un mouvement sec, tu te décides soudain à ranger toutes tes feuilles, et à quitter le club sans finir ton travail. Tu avais clairement besoin de te changer les idées. Et c'était comme si l'on avait entendu ton vœu et qu'il avait été immédiatement exaucé.. distraite par une très agréable odeur, tu te laisses guider sans le savoir vers le club de cuisine. Et sans même frapper, tu débarques dans la salle, à l'improviste. Et tu tombes nez à nez avec Ambros, tel une voleuse prise la main dans le sac.

« Oh, euh.. salut Ambros.  » Tu jettes quelques coup d'oeil autour de toi, Ambros semble être seul pour le moment. Awkward. Tu n'es pas censée être là. Tu évites de le regarder dans les yeux, tu ne le connaissais pas vraiment, et tu n'étais pas de celles qui faisaient les discussions. Tu ne sais tout simplement pas quoi dire. Parler du mauvais temps et des cours ? Boring. Mais pourquoi ne pas simplement être honnête pour une fois ? Mettre un peu ta fierté de côté. « Ca fait longtemps que je ne t'avais pas croisé. Enfin, c'est peut-être le contraire, ça fait longtemps que tu as pas du me voir au conseil, non ? » Tu t'arrêtes un moment. « Je pense peut-être démissionner. Je sais pas. » Tant d'honnêteté te semblait bizarre. Tu ne le connaissais pas vraiment, et il devait se demander pourquoi tu lui racontais tout ça. Toi-même tu ne savais pas. Tu étais peut-être tellement au bord du gouffre que tu étais prête à parler à n'importe qui. « Je sais pas trop ce que je te raconte, j'ai surtout besoin de me changer les idées, je crois.. »
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Le chocolat est la panacée universelle [libre] Mar 8 Nov - 9:52
Le bain marie bien en place, le chocolat fondant tranquillement, le reste de l’appareil étant prêt à coté, n’attendant que le dernier élément à se mettre dedans avec de finir dans le four et passer à une autre préparation en attendant, tu attends. Il y a une chanson française, que tu as entendu un jour, qu’on t’a traduit surtout, qui ressemble un peu à ce qui se passe pour toi en ce moment. Tu mets du chocolat dans ta casserole à la place du vieux pain sur ton balcon, mais quelque part c’était pareil. Tu vis ta vie par procuration, presque toujours les jours. Alors tu attends doucement, laissant ce que tu as sur le feu fondre sans ce pressé. La porte qui s’ouvre te fait doucement tourner la tête assez surpris par la personne qui se présente à toi. Son hésitation dans la voix te fait tiquer, mais laisse glisser.

« Bonjour Sana. »

Son regard évite le tien et quelque part au fond de toi tu demandes si c’est parce que quelque chose ne vas pas dans ce que tu as pu faire. Rapidement et assez sommairement tu tentes de faire la liste de ce que tu as rendu en document au conseil des élèves, seulement il n’y a rien eu dernièrement. Enfin si, il y a toujours le contre rendu pour les futures ventes de Noel qui est passé, mais il n’avait pas l’impression que c’était si horrible que cela. Ambitieux certes, mais pas horrible. Peut-être trop ambitieux. Sortant enfin le chocolat fondu et le versant délicatement dans le reste du mélange tu attends avec une certaine crainte la suite de ses mots. Seulement la suite de ses mots te fait stopper ton mélange.

« C’est vrai que ça fait un moment, je pensais que tu avais besoin d’un peu d’air. Parfois ça a du bon. Démissionné n’est-il pas un peu soudain tout de même ? A qui vais-je bien pouvoir faire tester mes cookies contre un petit supplément de budget  pour changer nos casseroles perdu ? »

C’est dit sans joie, juste énoncé, il manque de vie dans ta voix et c’est un peu l’impression que c’est ce qu’il te manque ses dernier temps. De la vie. Quelque part tu espères que le bal d’Halloween t’en offre un peu de cette précieuse vie. Ça se voit, comme le nez au milieu de la figure, qu’elle n’est pas bien et pourtant ça ne t’empêche pas de vouloir le sentir, sentir autre chose que tes propres désillusions, les siennes iront bien. Sans rien demander tu utilises un peu ta magie d’empathie pour ressentir ce qu’elle ressent là tout de suite. Mauvaise idée, tu le sais, pourtant tu le fait tout de même, comme si ça te plaisait de te faire du mal tout seul. Ça pique un peu, pas fort, mais c’est assez pour te faire lâcher et stopper ta magie. Pas aujourd’hui.

« Viens t’assoir, j’ai besoin de quelqu’un pour lécher les casseroles et gouter mes préparations. Ça nous changera les idées à nous deux. Je crois qu’en ce moment un orage se prépare au-dessus de nos têtes et que ça nous rends tous plus ou moins morose. »

Tu lui indique une chaise non loin et pose le saladier ayant contenue le chocolat encore plein de trace de ce dernier pas loin pour qu’elle puisse le prendre sans soucis alors que tu recommence à mélanger ta préparation avant de la mettre dans un plat et qu’elle finisse au four. En réglant doucement la minuterie tu prends une forte inspiration.

« Tu sais, si jamais tu as besoin de parler, je peux être à ton écoute. Je te jure que je le dirais à personne, même pas à la noble princesse Lizzy sous la menace. Dis-moi ce que tu aimes manger, je cherche quoi faire, je suivrais tes indications. »

Tu ne veux même pas choisir quoi faire ensuite, tu veux qu’elle choisisse pour toi, qu’elle te laisse ne plus penser à rien quelques secondes, minutes, le temps que prendrais ce moment-là.


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Ume

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MessageSujet: Re: Le chocolat est la panacée universelle [libre] Ven 11 Nov - 23:24
Comme la situation est embarrassante. Tu ne sais pas trop où déposer ton regard : tu n'oses toujours pas regarder Ambros dans les yeux, cela te met mal à l'aise. Tu trouves cela malpoli de fixer un autre point que la personne avec qui tu es en train de parler, mais tu n'y peux rien, tes yeux se baladent partout dans la salle, partout où tu peux éviter ton camarade Ajisai. Tu ne sais pas à quoi tu es en train de jouer. Tu te sens mal à l'aise – tu es le malaise incarné.
Le malaise incarné, le rouge aux joues, le noir dans le cœur.

Tu n'es pas toi. Tu ne sais pas ce qui t'arrives. Tu regrettes déjà tes mots. D'impliquer Ambros dans tout cela. Tu es une femme forte Sana, une femme grande, qui va de l'avant, qui ne se laisse pas gagner par ses émotions. Une femme qui a décidé de ne pas sentir, de ne pas se laisser faire, d'être indifférente à tout. Une adolescente qui n'a pas besoin d'amis. Une reine qui n'a pas besoin de valet. Une pourfendeuse qui ne perd pas ses objectifs de vue, qui arrive toujours en haut, quoi qu'il arrive. Et pour toutes ces raisons, tu as fait plus tôt le sacrifice de choisir la réussite plutôt que tes amis.
La réussite a toujours été là. Les bonnes notes, les compliments, la réputation.
Alors pourquoi ? Pourquoi ce sentiment de frustration ?

Tu n'es pas toi. Tu ne sais pas ce qui t'as pris de raconter tout cela à Ambros. Tu lui as à la fois rien dit et trop dit. Comme la situation est embarrassante.
Encore et encore, ce sont ces mêmes pensées qui résonnent en toi.
Tu n'es pas toi. Comme la situation est embarrassante. Tu n'arrives plus à réfléchir. Et encore et encore, les mots se cognent dans ta tête : tu n'es pas toi. Comme la situation est embarrassante. Tu feras mieux de partir. De te cacher. Sana ne doit pas se montrer faible. Jamais.

Pourtant, la voix d'Ambros te semble douce et réconfortante. L'odeur du chocolat semble apaiser ton cœur. Le silence brisé par les aiguilles rythmées de l'horloge te sonne comme une agréable mélodie. Tout est si calme et paisible ici. Loin de tout, tu as envie de te permettre de ne pas être toi, un instant. Juste un instant, laissez Sana respirer. Laissez la dire honnêtement ce qu'elle ressent.

« N'importe quelle personne qui me remplacera cédera face à tes cookies. »  Ta voix est faible, timide, comme si tu ne souhaitais pas te faire entendre. Tu as toujours durement critiqué la cuisine d'Ambros, qui est pourtant de loin celle que tu préfères de tous les membres du club. C'est, comme d'habitude, la fierté qui t'a toujours empêchée de dire ce que tu penses. « Viens t’assoir, j’ai besoin de quelqu’un pour lécher les casseroles et gouter mes préparations ». Machinalement, tu t'exécutes, tu n'oses pas le remettre en question et aller contre sa parole. Tu t'installes à côté du jeune homme, le regard toujours tourné vers ailleurs. Comme c'est bizarre, de faire des compliments à autrui. Mais puisque tu n'es pas toi, aujourd'hui, tu as le droit de dire ce qui bon te semble, n'est-ce pas ? « Tu sais Ambros, j'ai toujours aimé tes cookies. Je suis désolée, pour la fois où j'ai dit qu'ils étaient durs comme du béton et qu'ils avaient un goût de moisi. Pour la fois où je t'ai reproché de m'avoir servie de la nourriture pour chien. Et cette fois aussi, où je t'ai fait rembourser les dépenses du club en me préparant mes bentos pendant une semaine... »  Tu te mords les lèvres, tu te rends compte à quel point tu es une personne égoïste, exécrable. Et tu te demandes pourquoi est-ce qu'il t'est si difficile de dire un « merci » ? Pas qu'à Ambros, à tout le monde. Tu trembles un peu, et tu te mords les lèvres un peu plus fort cette fois, car tu sens soudainement les larmes te monter aux yeux. Pas ici, pas maintenant. « Tu sais, si jamais tu as besoin de parler, je peux être à ton écoute. Je te jure que je le dirais à personne.... »  Et la bulle craque, les larmes roulent sur tes joues. Silencieusement. Tu ne te caches même plus et tu n'essuies même pas ces preuves de faiblesse, tu te laisses pleurer en silence, hoquetant de temps en temps. Tout te semble tellement vide, tellement insignifiant à ce moment-là. Et toi, tu es la plus insignifiante de toutes. « Je peux te demander n'importe quoi ? J'ai envie de dorayaki. Pas sûre que tu saches faire, cela dit. » Tu t'étouffes un peu dans tes larmes, mais tu fais comme si de rien n'était, comme si tu n'étais pas en train de sangloter. « Parle moi de toi Ambros. J'ai passé tellement de temps à t'engueuler et à te raconter tout et n'importe quoi juste pour pouvoir venir goûter tes plats.. je t'ai jamais laissé parler. Je n'ai pas besoin de parler, j'ai juste besoin d'écouter. Parle moi de toi, Ambros. »
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Le chocolat est la panacée universelle [libre] Mar 15 Nov - 8:15
Deux âmes en peines, deux âmes perdues, deux personnes qui ne savent plus vraiment ce qui leur arrivent. C’est l’impression que tu as de vous deux. Elle est pourtant forte Sana, mais ça ne l’empêche visiblement pas de douter aussi, de s’ébranler, de souhaiter baisser les bras aussi. C’est quelque part réconfortant. Egoïstement réconfortant de voir même ceux qu’on pense fort avoir un genou au sol. Ça ne dure que quelque secondes ce sentiment de réconfort avant que tu secoues doucement la tête et te concentre sur sa voix. Elle n’a pas à te faire sentir ainsi, il te faut être présent pour elle-même si c’est mots pour tes préparation ne sont pas des plus agréable attendre, au moins il te pousse toujours à mieux faire pour qu’elle soit satisfaite la fois suivante.

D’ailleurs ça te surprends ce premier simili compliment pour dire que personne ne résistera à tes cookies. C’est amer an bouche. Quelque part les critique de Sana te son utile, vraiment importante, car ça t’aide à garder les pieds sur terre, te souvenir que tu dois t’améliorer encore car ce n’est pas suffisant, qu’il y a toujours des défauts qui peuvent être réparé et qu’il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. Alors tu fais comme si tu n’avais rien entendu, comme si ça ne te faisait pas peur pour elle. La saison n’est vraiment pas là pour être fort on dirait. Comme si tout commençait doucement, mais surement à s’effriter pour voir tout cela se détruire. D’ailleurs ses excuses qui suivent sur toute ses critiques semblent vouloir enfoncer les clous à tout cela.

« Tes mots étaient dur, pas vraiment agréable à entendre, vraiment frustrant parfois. Surtout pour quand tu comparais ça à de la nourriture pour chien ou n’importe quel animal en fait, mais j’en ai besoin. Alors, même si j’accepte facilement les excuse, ne t’excuse pas de m’aider à me dépasser pour un jour te donner tort et avoir un compliment sur le moment car rien de négatif te viendra en tête pour avoir encore plus de gâteaux. Vraiment, sans toi en secrétaire mes plats vont devenir rapidement fades. »

Tu vis par les autres, pour les autres, c’est d’eux donc tu te sers pour grandir, t’amélioré, te canaliser, avoir un but et s’ils partent sans comprendre que ça t’ai utile même leur pique ça ne vas pas le faire. Alors oui, tu lui pardonne, parce qu’elle s’excuse, mais pour toi il n’y a rien à s’excuser de base. En fait c’est presque insultant quelque part. Comme si elle s’excusait de votre relation de base, de comment vous fonctionnez à deux, comme si elle te rejetait un peu. Ça pique. Alors oui elle sanglote, tu pourrais la prendre dans tes bras, mais quelque part tu as peur aussi que ça casse encore plus ce que vous étiez, ses stupides base que vous êtes, de l’humilié en la prenant pour une femme faible alors qu’elle est forte. Simplement car tu en as autant besoin qu’elle en fait.

Tu regardes le four, puis le reste des ingrédients avant de céder et de t’approcher doucement d’elle, de prendre une chaise pour t’assoir tout près d’elle et de lui attraper la main gauche pour qu’elle est un soutient externe. Pour que toi-même tu te sentes un peu moins inutile là tout de suite. Quand elle se sera calmée, qu’elle pensera à autre chose, tu lui proposeras de mettre la main à la pâte pour oublier un peu plus, en attendant tu feras simplement de ton mieux pour elle.

« Je suis pas doué pour parler de moi. Tu sais je viens d’Irlande, ma mère ne voulais pas que je parte, elle avait même fait de plan de mafieux étrange pour me cacher et que je n’ai jamais à vivre dans une prison selon ses mots. Elle sortait avec un dealer à ce moment-là je crois, à moins que c’était un ancien curé ou encore une serveuse d’un bar un peu louche. Comme ça changeait assez souvent je ne me souviens jamais. Quoi qu’il en soit elle était persuadé que j’allais être découpé en morceau en venant ici ou transformer en lapin. Elle a une peur panique que je ne comprends pas avec les lapins. Du coup c’est moi qui est du envoyer moi-même mon dossier pour venir ici, le plus loin possible pour qu’elle ne tente pas de faire des plan mission impossible pour me sortir de là où j’aurais fini. Avant de prendre l’avions pour venir elle avait une tenue digne du parfait plan commando pour tenter de faire une fuite à ce moment-là. J’ai même crus un moment que je devrais faire une fugue juste pour arriver vraiment à partir. Pire qu’une gosse. Mais quoi qu’il en soit c’est vraiment là que j’ai pris la pleine mesure qu’un parent ça demande aussi de s’imaginer parfois des choses improbable pour ses gamin. Enfin la plupart du temps ce n’est pas aussi excentrique que ça, mais c’est le genre de chose qui me donne envie d’avancer et de croire en un avenir plus doux, un peu. »

Tu ne sais même pas pourquoi tu lui as parlé de ce moment en particulier. Peut-être parce que toi il te fait toujours un peu rire, qu’il te réconforte aussi, parce qu’il y a rien à ajouter dessus et que c’est une histoire qui laisse ta voix sortir sans doute, juste légèrement émue. Elle voulait que tu parles de toi, alors tu as préféré parler de ta mère, car parler de toi vraiment tu ne sais pas faire, tu ne veux pas savoir-faire.

« Je suis vraiment pas douer pour parler de moi. »

Tu te répété, encore une fois, comme pour l’imprimé dans sa tête. Dans la tienne aussi. Tout doucement tu approches une main de son visage pour essuyer doucement les traces de larme, comme si ça allait effacer sa peine.

« Comme il semblerait que tu aimes mes cookies, qu’est-ce que tu dirais que je t’apprenne à les faire ? Comme cela tu pourras grogner sur le fait que je suis un mauvais prof. S'il te plait, critique, c'est important pour moi. »


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MessageSujet: Re: Le chocolat est la panacée universelle [libre] Mar 31 Jan - 15:31
C’est un sentiment bien étrange, que de pleurer devant un inconnu. Une personne neutre, une personne qui ne te connait pas, que tu ne te connais pas. Une personne qui te jugera pour ce que tu es réellement, qui n’aura pas peur de te dire avec honnêteté ce qu’elle pense, une personne qui peut t’écouter sans que tu n’aies crainte à parler. Tu n’aurais jamais pu t’ouvrir comme cela devant une personne à qui tu tiens. Ewan, Jonas, Jae, Anthea, ou même Indie. Tu penses à tous ces gens devant qui tu n’aurais pas pu te montrer aussi faible. Ils sont pourtant les premiers prêts à t’aider, si seulement tu voulais bien prendre leur main. Et tu esquisses un sourire : tu n’es finalement pas aussi seule que tu le crois, si tu as tous ces gens à tes côtés. C’est juste que tu n’es pas prête encore à

Tu te sens un peu libérée, mais aussi un peu effrayée, car tu as l’impression qu’aujourd’hui, une nouvelle page se tourne, et une nouvelle Sana sort de sa coquille. Tout ce que tu n’as jamais osé faire depuis toutes ces années : tu as l’impression d’en avoir maintenant la force, la force de reconnaître tes torts, la force d’aller de l’avant. Et tu es rassurée qu’Ambros soit là, à tes côtés, dans ce moment solennel. La main d’Ambros est chaleureuse, rassurante, sa présence te calme, et tes pleurs s’effacent petit à petit. Ambros a un don réel d’empathie, d’écoute, tu as même l’impression qu’il a l’aura d’un ange, une voix salvatrice. Tu te sens purgée, prête à renaître sous un nouveau jour.

Tu te sens sauvée.

Tu écoutes, en silence, son histoire. Tu te rends compte à cet instant, que d’ailleurs chaque visage et chaque sourire, se cache un récit, une enfance, des moments difficiles. Tu te rends compte, maintenant plus que jamais, que tu es une personne très égocentrique, très imbue de toi-même. Tu ne sais même pas quoi lui répondre lorsqu’il finit de parler. Tu te dégages de sa main, gênée. Et cette minute semble durer une éternité.

« Je ne pense pas que ce soit une sage idée pour moi de faire des cookies. Je.. sais pas cuisiner en fait. Et t'as pas envie de manger des cookies salés aux larmes je pense. » Tu rougis - c’est une chose que tu n’aurais jamais admis aussi facilement auparavant, mais tu sens que les choses changent, et qu’il te faut faire l’effort d’accepter un peu plus celle que tu es. « Tu sais, plus tard, j’aimerais ouvrir ma propre boutique de gadgets magiques. Ou mieux, intégrer une grande boîte dans l’innovation magique. Mais… je sais que lire. Etudier. Travailler. Je n’ai jamais créé. Je ne crois pas avoir cette force là, au final. » Tu laisses échapper un rire sarcastique à ton propre égard. Car à ce moment là, ce que tu penses réellement au fond de toi, c’est que tu n’es qu’une bonne à rien. Que tu ne sais même pas à quoi ont servi toutes ces années d’étude. « Je ne crois pas que ces mains soient aptes à créer quoi que ce soit.. de bien. C’est pour ça que la cuisine, ce n’est pas pour moi. Tout ce que je sais faire de bien, c’est la paperasse. »

Tout cela te laisse un arrière-goût mélancolique, et tu te sens entrer dans des phases philosophiques, telle une adolescente perdue dans la vie. Mais au fond Sana, c'est ce que tu es : une petite fille qui a grandi trop vite, une petite fille qui n'a pas eu le temps de grandir, une petite fille qui n'a pas eu le temps de se poser les bonnes questions. Et demain, il te faut te comporter en adulte. Mettre un pied sur terre. Pour la première fois. « Ca peut te paraître bête, mais j'ai toujours pensé que chacun devait occuper une place dans la vie. D'un côté, les gens populaires, les gens qui ont du pouvoir, les gens qui ne se laissent pas marcher dessus. De l'autre côté, les autres, ceux sur qui on marche dessus, ceux pour qui on n'a pas d'estime. J'ai toujours cru avoir fait le bon choix. Jsuis plus sûre maintenant. Et je ne sais plus quelle est ma place.» Tu regardes ton camarade dans les yeux, en te moquant de toi-même. « Je ressemble à une ado emo là, non ? »

Désolée c'est un peu nul et en plus je réponds deux mois plus tard et je savais pas comment relancer ça vu que Sana est pas censée être bavarde de base. J'espère que ça t'ira ;__;
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Le chocolat est la panacée universelle [libre] Mar 4 Avr - 14:43
Dans beaucoup de recettes de pâtisserie on utilise du sel pour rehausser les arômes d'un produit ou bien encore pour ses propriétés chimiques. Celui des yeux, celui de ses larmes pas forcément, mais on peut en mettre tout de même. Pourtant, tu te retiens de lui dire. Ce n'est pas de genre de mots dont elle a besoin, même avec ton manque flagrant de délicatesse tu sais le voir. Puis cela ne lui apporterait rien. Il lui faut manger des douceurs pour s'en mettre sur le cœur, pas forcément les faire. Elle n'est pas toi. Elle n'a pas besoin de combler tout ainsi, puis ses craintes n'ont pas besoin de nouvelles déceptions qu'on peut avoir en ratant une recette pour pas grand-chose.

« Comme tu voudras. »

Non, tu n'insisteras pas, tu ne la forceras pas, tu l'écouteras simplement. Cela est une chose que tu sais un minimum faire. Pas un minimum, un peu trop en fait. Écouter ne pose pas de soucis, c'est parler ensuite qui est une autre histoire. Il te manque cette délicatesse qui sèche les larmes, celle qui redonne le sourire, qui fait naitre l'espoir dans sa poitrine. Alors, tu l'écoutes, sans l'interrompre, la bouche close et ton regard droit sur elle pour bien le regarder faire. Tu pousses le vice jusqu'à utiliser ton empathie pour ressentir ce qu'elle ressent en parlant. Ce n'est pas agréable, mais tellement pas toi, tellement plus vivant que tes émotions de cet instant que tu t'enivres dedans. Pourtant, bientôt sa voix se stop et il est temps d'arrêter ça. Encore.

« Tu es une ado. Tout ado n'est pas emo de nature ? »

Une fois ta mère te l'avait sorti celle-là. Elle n'a pas tort. L'adolescence est le pire moment de la vie, pour le moment, plus tard ça sera une autre affaire, mais là tout de suite c'est le cas. Est-ce que de toute façon il y a de bons choix à faire ? Certainement pas. Tout choix à des conséquences, mais rien ne dit jamais que cela sera la bonne solution.

« Aucun choix n'est le bon. Si tu fais un choix c'est par rapport à l'instant présent, à ta morale de ce jour, a une accumulation de tout dans ta vie. Si tu as fait ce choix, c'est que c'était celui à faire. Revenir en arrière ne sert à rien. Regretter ne changera pas le monde, assumer et chercher à changer ses choix, si. Les faire devenir bon en fait. S'ils ne sont pas bons à la base, fait les devenir les meilleurs. »

Cela avait toujours été la manière dont on t'a élevé dans ta famille. Ne regrette pas tes choix, plus facile à dire qu'à faire, en plus toi-même était incapable de suivre ce conseil. Pourtant, rien ne t'empêche de l'offrir tout de même à Sana. Elle en a plus besoin que toi. Tu te lèves pour reprendre la préparation de tes cookies, pesant tranquillement le sucre.

« Puis tu sais, si tu ne sais pas créer, il suffit de trouver quelqu'un pouvant le faire pour toi. Tu n'es pas obligée de tout savoir faire. Utilise ce que tu as, tu apprendras ce que tu n'as pas plus tard. Avoir besoin des autres ce n'est pas un crime. »

Pour les autres, pas pour toi. Toi tu n'as pas besoin d'aide, tu aides, mais on ne t'aide pas. Tout va bien aller. Tu sais être adulte, celui que tu veux être. L'illusion tiens bien en place pour le moment.

« Fuir non plus n'est pas un crime. Donne toi le temps, ne te force pas. »

Vraiment ironique. Un jour est-ce que tu écouteras les conseils que tu donnes ? Pas pour le moment en tout cas ça c'est complètement certain.


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MessageSujet: Re: Le chocolat est la panacée universelle [libre] Dim 7 Mai - 22:52
Honnêtement, si tu le pouvais, tu lui effacerais la mémoire. Tu as honte de te comporter telle une enfant, une adolescente envahie par le mal-être, une jeune adulte perdue dans le cours de la vie. Tu as honte car tu ne cesses de te comparer aux autres, et tu sais combien tes « problèmes » sont ridicules face à tant d'autres. Toi au moins, tu n'as pas le virus M, par exemple.

Et pourtant, de temps en temps, tu te dis que mieux vaut être celui qui part plus tôt, que d'être celui qui est laissé derrière.

Celui qui part ne se souvient plus.
Celui qui reste n'oublie pas.

Tu verses de nouveau quelques larmes en pensant cela. Tu es une personne profondément égoïste. Egocentrique. « Comme tout le monde », tu essayes de te dire, pour te convaincre. Mais ce n'est pas vrai. Et là, à ce moment précis, si tu pouvais, tu effacerais la mémoire d'Ambros. Parce que tu as honte. De tout ce que tu viens de dire, de tout ce que tu viens de lui montrer. Tu te sentirais moins gênée s'il s'agissait d'un de tes proches. Mais Ambros n'est personne qu'un membre du club de cuisine. Il ne doit pas savoir.
De manière pas très élégante, tu essuies tes larmes. Tu renifles, tousses un peu. Et tu te mets debout.

« Am.. Ambros. » Tu te donnes des petites claques. Tu dois te ressaisir. Tu n'aimes pas en arriver là mais... tu fermes les yeux, et doucement, tu te vides la tête, pour utiliser le don de contrôle d'émotions pour toi. Pour chasser toute cette tristesse et angoisse qui habitent en toi. Et soudain, ton visage est de nouveau de marbre, froid, inexpressif. Sans émotion, tu n'es plus qu'une poupée de porcelaine. Vide.
Et ta voix n'est plus craintive, froissée, meurtrie. Elle est froide, indifférente, cordiale. « Je te remercie de m'avoir écoutée. J'aimerais que tu oublies tout ce que tu viens d'entendre. Je ne peux malheureusement pas te l'imposer... Mais ferme les yeux. » Tu colles ton front, contre le sien, et la seconde d'après, tu lui fais perdre sa vue. C'est une magie que tu maîtrises de manière effroyable. La perte de sens. L'effet s'estompera d'ici une demi-heure, mais d'ici là, tu sais qu'Ambros est plongé dans le noir, et que ce n'est pas une expérience plaisante. « Désolée Ambros. Tu as vu tout ce qu'il y a de plus laid en moi. Je ne veux plus que tu en vois plus que ça. Oublie tout. » Tu soupires, et t'éloignes du jeune homme. « Non, je ne suis plus une ado justement Ambros. Je ne peux pas continuer comme ça. Tu as raison, aucun choix n'est le bon. Mais là où tu te trompes, c'est que fuir est bel et bien un crime. C'est ne pas admettre, ne pas choisir, ne pas accepter. C'est un cercle vicieux, qui te ronge de l'intérieur. C'est laid, Ambros. Et moi, je ne sais que faire ça. Encore là maintenant, en ce moment-même. » Tu t'éloignes un peu plus. « Je crois que j'ai peur. Peur de changer. Mais je n'oublierai pas tes mots. J'espère juste qu'un jour, moi aussi je saurais compter sur les autres. Et les autres pourront alors compter sur moi. »
Tu n'as pas le cœur à partir pourtant. Tu restes là à le regarder. Aveugle.
Tu attendras sa dernière réponse, avant de fuir, silencieusement.
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Le chocolat est la panacée universelle [libre] Lun 3 Juil - 14:41
Il semblerait que tu ne sois pas aussi doué en remontage de moral que tu souhaiterais l’être Ambros. Le noir et ses mots te le prouvent que trop bien. Seulement Sana a-t-elle besoin d’un confident ? A-t-elle besoin de toi ? Est-ce que c’est de ton aide qu’elle est en recherche ? Certainement pas. Vous le savez tous les deux certainement. Là au mauvais endroit, au mauvais moment. Une personne au hasard comme une autre. Sana n’est pas ton enfant, Ambros tu n’es pas sa mère. Même là ça n’aurais pas fonctionné, tu en es presque certain. Elle a besoin de quelqu’un d’autre pour ses doutes et crainte. Toi tu es là pour lui remplir le ventre.

« Je n’oublie jamais. Je garde le silence par contre. »


Simple, tranchant. L’oublie est à vomir. Le silence est d’or. Comme si l’on pouvait oubliez si simplement ses mots. Impossible. Seulement ta capacité d’action s’arrêtait maintenant. Tu ne la forcerais à rien, pas la force, puis c’était inutile. Dans ce genre de situation la seule personne à pouvoir faire changer les choses c’est soit même. Tu sais parfaitement que quel que soit les mots utilisé, le ton ou n’importe quoi d’autre ce n’est définitivement pas tes mots qui la changerons.

« Fuis si tu penses que c’est mieux. Reste replier sur toi-même avec ta peur si c’est plus simple pour toi. Continue à croire tes doutes sans fondement si tu as tellement besoin d’une religion à prêcher. C’est ta vie et tes choix. »

Tu es dur avec elle. Peut-être trop, seulement elle n’a pas eu l’air de comprendre ta compassion, alors autant frapper un coup. Pour son bien, à elle, parce qu’il faut lui le dire. Parce que ça fait du bien de le faire sortir aussi.

« C’est toi qui a choisi que ça serait laid, même si ce n’est pas le cas. Toi qui pense ne plus être une ado. Toi qui souhaites grandir trop vite. Les autres qui te jugent pour tout ça. Les autres sur qui tu base vraiment ton jugement. Seulement ce n’est pas les autres qui la vivent ta vie. Plus tu te croiras laide à l’intérieur, plus ça deviendra vrais. Fait attention à toi. »

Ta voix est lasse, l’obscurité dans lequel elle t’a plongé t’énerve de base, mais tu tentes de garder ta voix la plus calme possible. De toute façon ça ne sert à rien tout ça. Comme le reste.

« Peux-tu éteindre le four avant de partir tout de même ? J’aimerais éviter un incendie à cause de mon handicap du moment. »


Laisse la partir, laisse la réfléchir. C’est à elle de se battre et de combattre ses peurs. Personne ne pourra le faire à sa place, comme pour les tiennes.


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