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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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les terreurs de son cœur [PV Alcyone]
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Kinmokusei

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MessageSujet: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Ven 28 Oct - 22:57



LES TERREURS DE SON CŒUR
déjà notre paix hargneuse faisait dans la guerre même ses semences

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Si le regard vide déchire la nuit, il n'y a sans doute aucune raison pour que ton cœur arrête de battre si vite dans ta cage thoracique. Il n'y a aucune raison pour que cet hymne à la terreur se calme et disparaisse, s'apaise dans le noir comme s'apaiserait les aléas de l'eau salée sur le sable chaud. Une inspiration, calme, longue de quatre petites secondes. Une expiration, calme, longue de quatre petites secondes également. C'est une machine qui se met en route pour calmer les battements effrénés du cœur qui tambourine si fort et sans cesse ; quelques fois, tu aimerais que ce cœur cesse de battre si fort, si vite, si brutalement, qu'il cesse de battre tout court.

Le corps se tourne et se retourne dans le lit, comme si tu ne le contrôlais pas vraiment, comme si c'était une autre personne qui était à ta place. Tu te redresses, repousses tes bras d'un ample mouvement du bras et tu restes là, les genoux repliés contre ton torse, ton front appuyé dessus, comme si ça pouvait calmer ta respiration trop forte, ton cœur trop brisé qui travaille pour deux depuis des années. Les mèches cendrées et noires cachent ton visage dévasté. Il n'est dévasté que dans cette chambre, il ne se permet cette violence des sentiments que dans le doux cocon de ta chambre au dernier étage avec cette vue magnifique sur l'île entière, à perte de vue.

Et l'ancre que tu es sombre dans les profondeurs de tes pensées noires et tu te redresses, enfiles le premier jogging et t-shirt que tu trouves et tu te diriges vers ta porte, te stoppes avant même de poser la main sur la poignée. Ce n'est peut-être pas une bonne idée. Il doit dormir, il doit forcément dormir et même si tu sombres, même si tu as besoin de t'accrocher à cette bouée de sauvetage comme on s'y accrocherait en pleine tempête, ce n'est pas une bonne idée de le faire. Ce n'est pas une bonne idée de le faire parce qu'il te fait retrouver une personne, un personnage, que tu ne pensais pas retrouver un jour depuis... bien longtemps. Mais l'être humain en toi, celui dévasté par l'amour et non pas celui détruit par la haine, abaisse la poignée après avoir enfoncé dans ta poche tes clés. Un regard à droite, un regard à gauche. Personne. Qui pouvait-il bien y avoir au dernier étage à cette heure-là, à part toi, perdu dans tes pensées dangereuses et ta haine violente ?

Deux coups secs sont frappés à la porte par tes phalanges et tu patientes. Déjà, tu regrettes la partie humaine dévastée par l'amour, tu la détestes car tu ne la comprends pas, tu ne la comprends plus. Et la porte s'ouvre enfin et tu te racles la gorge, un peu gêné quand même, mais il ne faut pas le lui montrer, surtout pas. Reste droit et fier Tatsuya, comme tu l'as toujours été, soit le dieu créateur et destructeur des mondes.

— Bonsoir.

Tu te contentes d'accompagner ta parole d'un hochement de tête léger et tu attends qu'il t'invite à entrer, tu n'es pas sûr qu'il ne soit pas accompagné, si c'est le cas, tu lui diras que tu as cru entendre quelque chose, que tu t'inquiétais en tant que bon voisin de chambre, parce que l'apparence est importante, n'est-ce pas Tatsuya ? Même si tu n'en as plus besoin avec lui, pour toi, l'apparence est tout ce qu'il te reste.


HRP : Voilà voilà, j'espère que ça te vaaa, hésite pas à me dire si la couleur du dialogue est un peu violente je la changerais je teste encore, pareil si y'a quelque chose à changer dans le rp ♥♥  



Dernière édition par Tatsuya Katsujiro le Sam 29 Oct - 15:13, édité 2 fois
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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Sam 29 Oct - 14:35
Cinq jours. Cinq putains de jours que tu n’arrives pas à t’endormir. Tu réfléchis, réfléchis beaucoup trop. C’est un véritable fourmillement de pensées qui noie ton cerveau, t’empêche de te détendre et de trouver le sommeil. Tu as tout essayé ce soir : le lait chaud, la lavande sur ton oreiller – au point que ta chambre en est embaumée –, lire avant de te coucher, éviter de regarder ton portable ou ton holokit dans le noir. Rien n’y fait. Tu es obnubilé par ce projet que l’on vous a donné en cours de métier de l’art. Tu as des idées, pleins d’idées, trop d’idées et chaque pensée en fait jaillir de nouvelles et ça va vite, beaucoup trop vite dans ta tête.

Alors forcément, à deux heures du matin, tu es toujours réveillé. Tu regardes le plafond vide de ta chambre comme s’il allait t’empêcher de sombrer dans la folie. Les yeux grands ouverts sur cette toile que tu peins de tes réflexions. Tu ne sais pas ce qui te retient de prendre ton carnet de croquis, le A3, celui dont il ne reste plus que quelques maigres feuilles à force de les avoir trop griffonnées de ton crayon. Tu veux garder les dernières pages, au moins au cas où tu aurais l’idée de génie, parce que tu n’as tout simplement plus de neuf en stock et que demain tu devras en racheter un. Tu fronces les sourcils, une moue boudeuse sur le bout des lèvres et tu te penches brusquement sur le bord de ton lit, allume ta lampe de chevet. Ton carnet est à ses pieds et toi, tu as décidé que tu en avais assez. Quitte à ne pas dormir une nuit de plus, autant que ce soit productif.

Tu attrapes le cahier, le pose sur ton matelas et grommelant, tu pars à la recherche de ton crayon B qui a sans doute dû rouler sous le sommier hier soir quand tu as passé trois heures à dessiner avant de sombrer de fatigue. Tu retrouves ton précieux crayon derrière une bouteille de lait qui avait, elle-aussi, dû rouler là par inadvertance et tu es prêt à t’installer sur ton matelas quand on toque à la porte. Deux coups secs, deux coups sûrs. Deux coups que tu ne connais pas et ton visage se peint d’interrogation quand tu te redresses, en caleçon à motifs de licornes et d’arc-en-ciels, dans ta chambre un peu en désordre et que tu te diriges vers ta porte d’entrée. Tu esquives les livres d’art ouverts au pied de ton lit – parce que tu n’aimes pas travailler à ton bureau mais plutôt en tailleur contre le meuble – en te demandant qui pouvait vouloir te voir à cette heure-ci. Tu es pourtant persuadé de ne pas faire de bruit, mais tu n’as aucune conscience de ce qui est bruyant ou pas. Et quand tu tournes enfin la clé dans la serrure, que tu abaisses la poignée, tu es surpris : c’est bien la première fois que Tatsuya se présente chez toi aussi tard – ou aussi tôt ?

« Bonsoir. » lui réponds-tu en haussant un sourcil. « Tu dors pas ? » Question purement rhétorique. Tu sais. Tu sais que Tatsuya n’est pas du genre à bien dormir en général et c’est bien dans ces circonstances que vous aviez commencé à vous parler et à vous côtoyer. Les cloisons sont fines entre les chambres et tu ne comptes plus vraiment les fois où tu es allé toquer à sa porte pour voir si tout va bien, où tu l’as invité chez toi pour partager une tasse de chocolat – parce que ça guérit tous les maux pas vrai ? Parce que t’as beau faire le capricieux pour avoir ce que tu veux, tu as beau ne penser qu’à ta gueule, la plupart du temps même, parfois la détresse des autres t‘affecte plus que de raison et c’est ce qui s’est passé avec le Japonais et qu’il vienne toquer de lui-même à ta porte ne laisse rien présager de bon.

« Viens entre. » finis-tu par dire en ouvrant la porte plus en grand, te déplaçant pour le laisser passer – et tu n’as aucune honte à apparaître devant lui en caleçon, parce que c’est comme ça que tu vis au final. « J’allais me faire un chocolat, t’en veux un ? Quitte à ce qu’on ne dorme pas tous les deux hein. Sinon tant pis, je boirai les deux tout seul. » Tu lui souris en te dirigeant vers le frigo pour en sortir une bouteille de lait, puis vers le placard pour deux mugs que tu as peint toi-même pendant le club d’art : des formes abstraites mais colorées, de l’art qui te ressemble en somme. Le chocolat ne peut que te faire du bien de toute façon. Et tu entreposes les mugs remplis dans le micro-ondes que tu mets en route. « C’est la première fois que tu viens me voir en pleine nuit, t’es sûr que ça va ? » Parce que si tout allait bien, il ne serait sans doute pas venu, pas vrai ?

hrp : surtout tu me dis si quelque chose ne te va pas ou si la couleur te tue les yeux. kiss kiss lobu lobu sur toi


Dernière édition par Alcyone Mayer le Jeu 3 Nov - 14:21, édité 8 fois
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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Sam 29 Oct - 15:11



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La surprise passe dans ses prunelles et tu sais à l'instant même où vos regards se croisent que quitter le cocon de la chambre était une erreur ; l'une de ces nombreuses erreurs qui effrite la haine qui s'est installée tout autour de toi. Les ombres chavirent et frémissent d'impatience, elles n'attendent qu'une seule chose : que ton cœur lâche, qu'il abandonne définitivement la partie, pour qu'elles puissent entièrement prendre possession de toi, pour que le mince espoir qu'il te donne quand tu le vois disparaisse. L'espoir est le pire des maux, Tatsuya, il te fait croire que tu peux vivre, qu'il y a une vie sans Natsuko ; tant que tu n'auras pas eu vengeance, la vie n'existera pas, elle ne défile pas devant tes yeux, tu l'as fais défiler comme bon te semble, joues avec les acteurs que tu contrôles. Il reprend la parole et pendant un instant, un léger sourire sarcastique prend possession de tes lèvres. Non, tu ne dors pas. Mais le sourire disparaît, s'efface et tu te contentes de détourner le regard, de tourner la tête pour observer le couloir vide de toute vie à part la tienne. Mais ton corps n'était-il pas vide de vie, après tout ?

Il t'invite à entrer, te laissant la place de pénétrer son antre une nouvelle fois. C'est un nouvel espace qui s'installe devant toi, un espace que tu connais, sur lequel tu as déjà mis le masque mais, plus important, un espace dans lequel tu l'as enlevé, ou du moins, soulevé, rendu moins épais, plus fluide et moins opaque. La porte se ferme derrière toi et ton corps tout entier reste là, droit comme un piquet, comme tu l'as toujours été. Ton corps protège cet espace, cette petite pièce si semblable à la tienne, finalement.

— J’allais me faire un chocolat, t’en veux un ? Quitte à ce qu’on ne dorme pas tous les deux hein. Sinon tant pis, je boirai les deux tout seul.
— Oui, s'il-te-plaît.

Son sourire fait disparaître les ombres de la même façon qu'une bombe aveuglante, mais elles reviennent vite, trop vite déjà et une main tremblante passe dans tes cheveux raides qui tombent sur ta nuque, devant tes yeux dorés que tu tiens de tu ne sais qui. Peut-être ta grand-mère, elle avait les mêmes. Sûrement donc, ils ont du sauter une génération. Tes yeux vagabondent sur cette chambre que tu connais, sur les cahiers d'art entreposés ici et là, les projets, les esquisses, les croquis. Toutes ces pensées que tu ne comprends pas, que tu ne désires pas... la peinture, les dessins, tout est trop abstrait pour toi, tu as besoin de mots, tu as besoin de mettre des mots sur tes pensées obscures et vaniteuses, tortionnaires et vagabondes. Tu relèves la tête vers lui quand il t'adresse la parole et tu hoches la tête.

— Je n'arrivais pas à dormir. C'est tout. Rien de plus.

Peut-être essaies-tu de te convaincre, peut-être qu'il se rendra compte des cernes qui tirent tes yeux fatigués comme tu t'es rendu compte des siennes à la lumière. Tu sais que tu ne seras pas jugé par son regard, qu'il ne pensera pas à mal en te demandant comment tu vas, car il n'est pas comme toi, tu l'as compris. Il aurait pu le dire à tout le monde que le grand Tatsuya Katsujiro avait des terreurs nocturnes, des cauchemars qui le faisaient pleurer comme un enfant de quatre ans qui a peur du noir. Il aurait pu médiser comme tu médises, cracher comme tu craches, violer ton intimité comme tu le fais avec celle des autres, mais il n'est pas toi, il n'est pas comme toi, il ne vit pas de haine et de vengeance.

— Et toi, qu'est-ce qui t'empêches de dormir ?

Quel est le chasseur de son sommeil ? Tu veux bien l'aider sans demander un remboursement de dette car Tatsuya, c'est toi qui lui doit tellement, c'est toi qui doit rembourser les dettes qui s'accumulent un peu plus chaque jour, un peu plus chaque nuit, à chaque cauchemars. Il est celui qui fait flancher le dieu destructeur que tu es et que tu hais, il est celui qui te fait croire au salut de ton âme, à la possibilité d'une vie que tu ne connais pas. Il est sûrement le seul qui peut te faire flancher définitivement d'un côté ou de l'autre : il peut te tirer vers la terre ferme, ou te pousser dans le précipice de ton âme ; car c'est devant lui que tu as fissuré ton masque si parfait.


HRP : je fais pas avancer grand chose pardon grhejgrh tendresse sur toi tout plein d'amour ♥ et j'ai changé la couleur elle faisait un peu mal aux yeux ;;  

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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Sam 29 Oct - 16:33
Ton sourire se fait plus grand quand il accepte ton invitation, quand il accepte cette modeste tasse de chocolat chaud devenue partie intégrante de vos habitudes, de vos nuits passées à la recherche d’un moyen de retrouver le sommeil. Et peut-être, oui, peut-être que plus tard, à chaque fois que tu sentiras l’odeur de ce chocolat, que tu verras les tasses sur la table, tu penseras à Tatsuya. Tu penseras à ce garçon que tout le monde croit capable de bouffer des bébés au petit déjeuner. Tu penseras à celui qui, exaspéré de t’entendre quand tu as quelqu’un avec toi, toque au mur dans l’espoir que vous fassiez beaucoup moins de bruit. Tu penseras à ce Japonais beaucoup trop fier pour te laisser entrapercevoir son véritable lui. Parce qu’en un sens, vous vous ressemblez.

Et il te ment quand il te dit qu’il n’y a rien de plus. Tu le sais, parce que tu aurais donné le même genre de réponse si on t’avait posé la question. Parce que tu ne tiendrais pas à ce qu’on sache ce qui bouffe ton esprit si ce n’était pas des pensées aussi futiles qu’intempestives. S’il n’y avait que ça, il ne viendrait pas. Tu lui laisses un instant de répit et tu sors les tasses chaudes du micro-onde, verse le chocolat en poudre quand il te retourne la question. Tu lèves les yeux vers lui, tu observes sa silhouette droite comme un i, ses muscles sans doute tendus par une gêne ou un malaise que tu n’arrives pas à définir. Il est dur à lire Tatsuya, mais c’est ça que tu trouves intéressant. Les gens trop prévisibles ne sont pas ceux avec qui tu t’entends le mieux en général.

« J’ai des projets, pleins d’idées et ça m’empêche de dormir. Comme on dit souvent : ‘Les artistes, il sont tous un peu timbrés’ tu sais. J’ai tout essayé mais rien n’y fait. » finis-tu par répondre en riant, posant sa tasse chaude entre ses mains. Parce que tu ne devrais pas ne pas trouver le sommeil pour quelque chose d’aussi insignifiant qu’un dessin, une peinture ou une sculpture. La plupart des gens ne comprennent pas quand tu affiches un visage déconfit par le manque de sommeil, parce que tu as passé des heures à cogiter pour quelque chose qui ne subsistera pas. Les mathématiques non plus ne restent pas, et pourtant, des scientifiques passent parfois leur vie à vouloir résoudre des problèmes imaginaires de façon logique. Toi la logique, tu la balayes d’un coup de crayon.

Parce que, quand tu y penses, il n’y a rien de prévisible dans ce que tu fais ni dans ce que tu es. Tu aurais pu ne jamais faire attention à Tatsuya. Tu aurais pu l’envoyer balader parce qu’au final s’il n’est pas content, il n’a qu’à changer de chambre. Tu aurais pu faire tant de choses et pourtant, tout ce que tu as fait jusqu’à présent vous ont mené à cet instant t, où il est dans ta chambre à partager un chocolat chaud. Et peut-être qu’au fond, tu essayes de te convaincre que tu n’es pas si égoïste que ça.

« Prends la chaise du bureau si tu veux, je te la laisse. Moi je m’assois par terre. » Comme d’habitude. A côté des livres que tu as empruntés à la bibliothèque, au milieu des rognures de gomme et des boites de crayons, des chiffons et des carnets entamés et jamais terminés. Tu t’installes en tailleur, adossé au squelette en bois de ton lit. Tu observes Tatsuya qui n’a toujours pas l’air à l’aise dans cet endroit qu’il connaît pourtant si bien. Et tu soupires, tu soupires doucement par le nez, le visage un peu inquiet de le voir ainsi débarquer chez toi. Parce pour une fois, ce n’est pas toi qui es allé le voir, et tu trouves ça étrange.

« Dis-moi... » tu commences, le visage un peu sérieux, ne sachant pas vraiment si tu devrais lui poser la question ou pas. « … t’as fait un cauchemar c’est ça ? » C’est la seul explication que tu trouves à sa venue. Sans doute te dira-t-il que non, il n’arrivait pas à dormir, il s’ennuyait et qu’il voulait voir si tu étais debout – pour faire quoi ? Tu n’as pas ce genre de relation avec Tatsuya, celles qui font qu’il est obligé de taper aux murs à cause du dérangement sonore. « Tu veux en parler ? » Non, c’est complètement autre chose. C’est plus innocent, plus vrai. Même si vous ne vous vous livrez pas tout, il sait qu’il peut te faire confiance. Que rien qui ne se passe ou se dit dans cette chambre n’en sortira. C’est une sorte d’échange de bons procédés. « Ou si tu ne veux pas, tu veux rester dormir ici ce soir ? T’amènes ton matelas et on se fait une pyjama party improvisée. » Tu souris, parce que tu ne veux pas le faire fuir, parce que tu ne veux pas qu’il se braque, parce que tu ne l'obliges à rien. « Comme ça on se gavera de chocolat chaud et de gâteaux jusqu’à ce qu’on tombe de sommeil. T’en dis quoi ? C’est cool comme idée non ? » Et tu ne penses même pas que vous êtes peut-être un peu trop vieux pour tout ça.

hrp : c'est kk pardon ;;


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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Sam 29 Oct - 17:27



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Peut-être ne veut-il pas te répondre, à vrai dire ? Toi-même tu ne veux pas lui répondre et tu le comprends. Il n'est pas l'une de tes marionnettes alors tu veux bien le comprendre, tu veux faire l'effort de le comprendre, de l'aider, même, s'il en a besoin. Tu l'as élevé au même niveau que toi et cela en si peu de temps que cela devrait te terrifier, cela devrait te faire peur, te faire fuir. Non, pas te faire peur, car tu n'as peur de rien, n'est-ce pas, Tatsuya ? Tu n'as peur de rien ni de quiconque. Dans tous les cas, cela devrait au moins te... perturber ? Laisser une trace. Tu ne devrais pas l'accepter si facilement dans ton espace vital, dans tes besoins. Tu n'as besoin de rien ni de personne. Tu n'as besoin que de toi, même les pions de ton échiquier peuvent disparaître, tu arriveras à faire ta guerre comme le général des armées que tu es.

— J’ai des projets, pleins d’idées et ça m’empêche de dormir. Comme on dit souvent : ‘Les artistes, il sont tous un peu timbrés’ tu sais. J’ai tout essayé mais rien n’y fait.

Il te répond et cela serait mentir de dire que cela ne te surprend pas. La légère surprise passe sur ton visage, à peine, un quart de seconde avant que le masque ne se remette en place. Il arrive tout de même à te tirer un sourire quand la tasse arrive entre tes mains. Rituel qui ne vous quitte pas, chocolat que tu verrais presque comme une offrande, mais non pas au dieu destructeur que tu es, Tatsuya, non, du tout. C'est à quelqu'un de bien plus important que ce chocolat est adressé et ça fait faiblir les Ombres mordantes autour de toi. Il t'invite à t'asseoir et tu t'exécutes, et tu te détends, sur cette chaise de bureau qui t'a accueilli bien plus d'une fois, tu te détends, tes muscles se décrispent et tes jambes viennent se plier sous toi, en tailleur. Ton visage même se détend et tu observes cette tasse de chocolat comme si elle était le Saint Graal. Même la boisson changeait quand tu étais avec lui. Tu passais du café noir, sans sucre, serré et amer au chocolat tendre, sucré comme pas possible. C'était un tout autre visage que tu lui offrais, s'en rendait-il au moins compte ? Savait-il à quel point c'était rare de toi, de te laisser aller devant quelqu'un ? D'abandonner ta haine, ta colère et ta vengeance ne serait-ce que le temps d'un chocolat, d'une conversation ?

Sa voix t'appelle et tu relèves la tête, ton dos se remet un peu plus droit et tu sièges sur son fauteuil comme siégerait un roi sur son trône. Même avec un jogging et un t-shirt, il faut que tu aies la prestance du dieu vengeur que tu es, n'est-ce pas ?

— … t'as fait un cauchemar c'est ça ?

Et le peu de détente que tu avais acquis t'abandonne, et les Ombres reviennent danser autour de toi, folles de joie par cette faille qu'elle voit en l'homme que tu es. Il a vu juste. Alcyone voyait rarement faux, de toutes façons, c'était une évidence que tu avais appris à comprendre, que tu avais accepté. Alcyone avait rarement faux en ce qui te concernait et c'était un trait que tu appréciais chez lui. Alcyone était intelligent, beaucoup trop pour que ton secret reste intact bien longtemps, tu le sais. Tu sais qu'en venant ici de toi-même, la faille s'agrandit, que le gouffre devient plus profond, et que la terre devient plus aride, tu le sais. Et pourtant tu ne peux t'empêcher de tirer sur la corde, ne sachant pas quel côté choisir, pas encore. Et tu l'écoutes, attentivement, tes iris le scrutant en attendant qu'il finisse et tu te contentes de ne pas bouger, de réfléchir à sa proposition, ma foi plutôt tentante quand on prenait le temps d'y réfléchir. Depuis quand n'as-tu pas passé une nuit entière à boire du chocolat chaud et manger des gâteaux ? Depuis Natsuko. Malgré toi, ton cœur fébrile, rate un battement ou deux et tes lèvres s'étirent dans un léger sourire triste sans même que tu t'en aperçoive, sans même que tu ne le contrôles quand ta tête se baisse, quand les mèches de tes cheveux cendrés et noirs cachent tes yeux soudain bien triste. Tu n'avais pas besoin de contrôler ce genre d'émotions devant Alcyone, n'est-ce pas ? Tu avais le droit d'avoir des émotions devant lui. Tu avais le droit. Tu avais le droit de lui dire, n'est-ce pas ? Tu avais le droit de lui dire que tu étais faible, quelques fois. Il le savait, mais le lui dire, c'était autre chose, c'était différent.

— Transporter mon matelas serait plutôt chiant.

Autant le dire. Et puis, si quelqu'un te voyait le faire, hein ? Les apparences s'envoleraient bien trop vite. Tu avales une gorgée de ton chocolat chaud, te brûles le bout de la langue alors tu laisses ta langue claquer contre ton palais dans un tic énervé. Tu fuis son regard. Ce n'est pas dans tes habitudes de fuir le regard des gens, parce que c'est toi qui les fait fuir devant ton implacable force. C'est toi qui les fait fuir, et non pas le contraire.

— C'était un rêve pas très agréable.

Pas un cauchemar, tu ne fais pas de cauchemar, tu ne veux pas lui dire que tu fais des cauchemars. Tu le regardes alors, tu veux changer de sujet, entrer dans une zone de confiance, là où tu pourras le diriger loin de toi, loin de tes pensées, loin de tes états-d'âmes.

— Tu veux parler de tes idées ? Pour ton projet ? Je peux essayer de t'aider, si tu veux.

Peut-être que tes cauchemars reviendront sur le tapis, peut-être ce soir, peut-être pas. Dans tous les cas, tu as commencé à te livrer, à peine, mais c'est énorme pour toi, Tatsuya, c'est énorme, c'est quelque chose que tu ne comprends pas vraiment, pas encore. C'est quelque chose que tu ne comprends plus. Et ton regard retrouve le sien pour lui sourire, loin du sourire sarcastique ou sadique que tu ferais aux autres. Juste un sourire un peu joyeux, un peu heureux, à peine ; ce sourire qui fait peur aux Ombres qui te dominent.


HRP : tatsu est un mur mais on va y arriver à le faire se livrer tu vas voir gjrehrgh et genre, alcy est tellement un amour je klegrerg bb alcy **  

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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Sam 29 Oct - 21:57
Il évite la question comme il baisse la tête et tu te demandes si tu as vraiment bien fait de lui demander. Il te dit que transporter son matelas serait chiant, toi tu ne vois pas pourquoi. Tu ne comprends pas. Parce qu’il te semble fort Tatsuya, pour transporter un matelas. Ce n’est pas grand-chose, ce n’est qu’une housse rigide pourtant assez confortable pour permettre à l’Homme de se reposer, de retrouver la force d’affronter le lendemain. Dans son refus, tu as l’impression qu’il ne veut tout simplement pas de ce combat. Parce que demain est inconnu, parce que demain fait peur, parce que demain peut être triste comme il peut être heureux. On ne sait pas, on ne peut pas prédire. Parfois cela terrifie, parfois cela fascine. C’est une inconnue dont on ne connaîtra jamais la valeur à moins d’avoir déjà tout vécu. C’est un sentiment étrange que tu connais, c’est comme ça que tu le vois. Mais sans doute te fais-tu des idées, sans doute tu surinterprètes.

« Très bien. On n’a qu’à rester comme ça ! » Tu ne lui en veux pas. Au final, c’était une proposition pour lui, pas pour toi, et de toute façon, rien n’empêchait de la faire, même sans son matelas. Tu portes le chocolat à tes lèvres, souffle doucement à la surface pour le tiédir, et la chaleur qui s’échappe du mug réchauffe doucement tes doigts toujours trop froids. Tu ne le quittes pas des yeux, attendant sans doute quelque chose de sa part, qu’il te parle de lui-même de ce qui ne va pas, mais il lance la conversation sur tes projets. Subtile moyen de fuir, toi aussi tu connais cette technique, et tu sais qu’il faut que tu l’acceptes. Tu ne voudrais pas que l’on insiste quand tu le fais, alors tu ne le fais pas avec lui. C’est simple et pourtant, quand tu te retrouves à la place de celui qui veut savoir, tu trouves ça tellement frustrant.

Tu baisses les yeux sur ta boisson, tu réfléchis à sa question en te demandant si tu ne peux pas utiliser cette opportunité pour l’obliger à s’exprimer. Parce qu’il y a tellement de choses que tu vois en lui, tellement de sentiments contradictoires, tellement de différences avec les rumeurs, avec ce qu’il te montre à toi. Il y a tellement de choses qu’il exprime dans son comportement, et tellement peu dans ses paroles ; ses yeux qui crient des sentiments intimes qu’il veut taire, son aura qui change de forme et de couleur, un clair-obscur qui se dessine quand il se permet, rien qu’un peu, d’affiner cette barrière qu’il doit se mettre avec les autres.

L’aura.
C’est ton sujet de projet.

Tu lèves les yeux vers lui, le regard pétillant de la flamme de la révélation et tu balayes tes précédentes idées comme des résidus de gommes indésirables. Tu sais. Tu sais ce que tu vas faire pour ton projet. Tu ne sais pas si tu seras dans le thème, tu t’en fous, tu expliqueras, tu défendras ton œuvre comme si c’était l’accomplissement de ta vie. Parce que là, tout de suite maintenant, tu as envie de dessiner l’aura, et tu vas prendre Tatsuya comme sujet.

Tu n’as pas envie de lui dire qu’il sera le centre de ton œuvre. Parce que tu as envie de coucher sur le papier ce que tu vois de lui, cette aura qu’il dégage quand il est avec toi. Loin, très loin de l’image qu’il doit avoir de lui-même. Tu as envie de le mettre totalement à nu, de livrer aux yeux du monde ce qu’il te fait transparaitre. Et surement que cette idée ne va pas lui plaire, surement que s’il savait il détesterait. Personne n’est obligé de savoir que cette aura lui appartient, que le personnage central de cette œuvre est Tatsuya Katsujiro.

Ce même Tatsuya qui attend une réponse de ta part, celui-là même qui veut t’aider en dépit du peu de connaissances artistiques qu’il a. Il n’a pas besoin. Sa présence seule t’aide et ton sourire se fait d’autant plus grand. Tu n’as pas abandonné l’idée de lui trouver un autre moyen de se libérer. Parce qu’il n’est pas doué avec les mots, parce qu’il ne sait tout simplement pas s’exprimer correctement. Parce que tu es curieux de savoir ce qui pourrait transparaître de son expression artistique si seulement il prenait la peine de s’y plonger de toute son âme. Tu y verrais tellement de choses, tu es certain. Et tu as trouvé un sujet idéal pour ça, un truc bête, mais tellement efficace.

« J’ai bien un sujet. Je ne sais pas s’il va te plaire. » Tu poses ta tasse sur le sol, te lèves pour fouiller dans tes affaires, sort une large feuille au format A2, une planche, un feutre que tu poses sur ses genoux. Tu lui souris. Il ne devait pas penser une seule seconde qu’il devrait mettre la main à la pâte, et pourtant. Pourtant tu te dis que cela pourrait tellement l’aider. « Écoute bien. » Et tu lui donnes alors l’énoncé :

Cette feuille est votre musée.
Vous en êtes le Maître.
Qu’allez-vous y conserver ?
Pour qui ?
Pour quoi ?
Comment ?

hrp : je me suis laissée emporter, sorry ;;


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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Dim 30 Oct - 10:10



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Il y a toute une façon d'être avec les autres, et toute une façon d'être quand tu es seul. Entre les deux, il y avait la façon dont tu étais quand Alcyone était présent. Il y avait cette oscillation que tu ne comprenais pas toi-même entre deux mondes différents, deux mondes tout aussi violent l'un que l'autre, tout aussi noir et étroit l'un que l'autre. Tu lui laisses trop d'espace dans ton monde qui s'effrite peu à peu, dont les murs noirs tombent sous la moisissure. Le temps d'un instant, le souvenir de Natsuko s'efface de ta mémoire, tu en oublies son visage tendre, son sourire fraternel, cet amour protecteur et destructeur. Alcyone te surprend, il est tout ce que tu n'es pas, tout ce que tu ne seras jamais et c'est pour cela qu'il te surprend ; en étant tout ce que tu n'es pas, il te comprend bien mieux que quiconque. C'est terrifiant. Et à la fois, tu as envie de pousser les limites, tu as envie de savoir s'il peut te comprendre vraiment, mieux que tu ne te comprends toi-même. Tu aimerais savoir s'il peut chasser les Ombres avec lesquelles tu vis depuis tellement de temps que tu ne pourrais vivre sans. Tu veux savoir s'il peut te détruire complètement, s'il peut détruire tout ce que tu es, tout ce que tu connais, faire vaciller l'envie de cette destruction du monde. Peut-il détruire ton besoin d'annihilation ?

— J'ai bien un sujet. Je ne sais pas s'il va te plaire.

Tu fronces les sourcils en l'observant se lever. Il a mis du temps à réfléchir, avant de bouger, avant de te répondre. Comme s'il pesait le pour et le contre, comme s'il essayait de savoir si tu pouvais lui apporter quelque chose. Tu le détailles récupérer quelques affaires et quand il prend une planche, un feutre et une immense feuille, tu lèves instinctivement tes mains pour enlever ta tasse de sur tes genoux pour qu'il puisse poser le tout sur toi. Tu vas pour ouvrir la bouche qu'il te demande déjà d'écouter et tu la refermes, fronçant légèrement les sourcils. On te donnait rarement d'ordres. Même ce genre là. Et là, assis en tailleur sa sa chaise de bureau, la tasse encore pleine dans une main, l'autre se déposant avec une grâce certaine sur la feuille, tu le scrutes.

Cette feuille est votre musée.
Vous en êtes le Maître.
Qu'allez-vous y conserver ?
Pour qui ?
Pour quoi ?
Comment ?


Et tu l'examines, encore. Tu examines ses yeux, ses mèches de cheveux roses, son visage qui semble si sérieux d'un coup. Tu ne comptais pas faire son projet à sa place, tu comptais en discuter avec lui, car juste mettre des mots sur ce que l'on pense nous aide déjà à avoir les idées plus clair, réfléchis à voix haute est l'un des meilleurs moyens pour comprendre ce que l'on fait et ce que l'on veut faire. Je ne compte pas dessiner. Non. Tu ne veux pas dessiner. Les seules choses que tu sais dessiner sont des Ombres informes qui ressemblent aux monstres de tes cauchemars : humanoïde et terrifiant. Par contre, tu sais modeler les Ombres, tu as appris à le faire, mais tu ne veux pas le faire non plus. Que peux-tu conserver sur cette simple feuille blanche ? Tu n'as rien à conserver. Tu n'as rien à conserver, pour rien, ni personne, d'aucune manière qu'il soit. La seule chose à conserver est cette haine incommensurable, cette haine violente et destructrice. Et tu ne la conserves même pas pour toi. Tu as cette haine à cause de l'absence d'une seule personne, et non pas pour quelqu'un qui est encore présent. Tu n'as plus rien à conserver qui en vaille la peine. Tu n'as plus personne avec qui partager quelque chose. C'est une évidence que tu as accepté.

Menteur. Tu ne serais pas là si tu l'avais accepté totalement. Ton cerveau ne bouillonnerait pas, tu n'aurais pas à cacher le léger tremblement de tes doigts en resserrant ta prise sur la tasse de chocolat et  sur la planche en bois. Tu ne serais pas là si tu avais accepté que plus rien n'en valait la peine. Pourtant, alors qu'il est toujours devant toi, alors qu'il est debout, tu le fixes, te redressant à peine, essayant de détendre tes muscles qui te semblent si crispés.

— Et si je n'ai rien à conserver ? Pour rien, ni personne. D'aucune manière qu'il soit.

C'est une véritable question. Tu ne te braques pas vraiment, tu ne le refoules pas vraiment, c'est une question que tu lui poses car c'est ce qui t'est venir à l'esprit, parce qu'il n'y a tout simplement rien qui en vaille la peine. Le jour où tu détruiras le monde, tu ne voudras pas le garder entre tes bras trop fragiles pour observer avec une joie malsaine ton œuvre dévastatrice. Tu ne veux rien conserver de cette haine qui t'accable et qui te fait vivre, qui te détruit autant qu'elle te nourrit, qui te soigne autant qu'elle te maltraite.


HRP : laisse toi emporter quand tu veux omg lkghelrkg et mh, pardon y'a tellement pas de matière ;;
ghehg j'espère que ça te va quand même tendresse d'amour sur toi ♥

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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Dim 30 Oct - 16:19
Il peint un air dubitatif sur son visage, peut-être un peu mécontent aussi. Comme prévu, il ne devait pas penser une seule seconde qu’il devrait mettre la main à la pâte et pourtant le voilà avec ta grande planche de bois couverte de traces de colle, de vernis et de peinture, une feuille A2 et un feutre sur les genoux, et plus que sa tête pour réfléchir au problème. Il n’a pas l’air d’aimer l’idée, mais il accepte quand même, et ça, c’est une victoire pour laquelle tu t’autorises à sourire.

Et il te demande ce qu’il doit faire s’il n’a rien à garder, ce qu’il doit faire s’il n’a aucun héritage à laisser. Toi tu n’y crois pas. Tu es sûr qu’il y a quelque chose d’important qu’il voudrait transmettre au reste du Monde. Tu secoues la tête de gauche à droite, définitivement pas convaincu. « Hm hm, il y a bien quelqu’un dans ta vie à qui tu veux laisser quelque chose non ? C’est ça la véritable question du sujet. » Tu retournes à ta place, t’assois sur le sol, dos contre ton lit. « Il faut réfléchir à ce que tu veux léguer, pour quelle raison, pour qui… Je sais quoi léguer mais je ne sais pas pour qui. Je suis juste curieux de voir ce que tu vas faire, tu n’as même pas besoin de m’expliquer si tu veux garder ça pour toi. Après tout, l’art n’a pas d’explication absolue. » Tu ne lui diras pas que pour ce projet de première année au Japon, tu avais simplement plié ta feuille de papier en forme d’avion sur lequel tu avais écrit l’adresse de chez tes parents, à leur intention : un courrier vide, un courrier d’enfant. Un courrier de l’enfant qu’ils auraient voulu normal, et rien de plus. Parce que tu ne leur donnerais rien. Tu ne sais plus combien tu avais eu à ce devoir au final.

Tu attrapes ton carnet A3, ton crayon que tu avais laissé là et tu le poses sur tes genoux. En contre-plongée, il y avait toujours Tatsuya. « Promis, je ne te piquerai pas tes idées. Et puis comme l’a dit mon cher ami Pablo : ‘il faut toujours commencer par quelque chose’ ! » Tu lui souris, attrapant ta boite de feutres bon marché que tu fais glisser à côté de toi. « Essayes au moins. Je suis sûr que tu as pleins de choses à raconter. » Et tu le plantes un peu comme ça, parce que tu sais que ce sujet est trop personnel pour avoir besoin d’une aide. Peut-être s’en est-il rendu compte ? Peut-être allait-il râler. Il te dirait que l’Art c’est trop abstrait pour lui, qu’il n’a rien à dire et qu’il ne dira rien parce que c’est une mule doublé d’un crétin – un peu comme toi. Ce serait mentir que de dire que tu ne serais pas déçu si tu voyais qu’il n’a pas bougé au moment où tu redresserais la tête vers lui, et tu fais glisser ton crayon sur la feuille de papier à grain dans un trait certain, le laissant seul avec ses réflexions.

Dans les tiennes, cela fourmille, cela fuse, les symboles défilent dans ton crâne comme ils s’écoulent du papier sur lesquels tu les couches. Ce soir Tatsuya est ton inspiration, l’objet de toutes tes pensées, celui dans lequel tu t’engouffres sans savoir vraiment si tu vas en ressortir indemne. Et tes yeux défilent sur le papier comme ils se lèvent vers le Japonais. Tu t’imprègnes de son atmosphère, de ces sensations qui parcourt ta peau quand tu le vois, quand il est avec toi. Tu le vois tel qu’il est, tel que tu crois qu’il est.

Tu l’imagines au milieu de ta page. Il t’apparaît comme la Tempérance, cette arcane de tarot à l’image féminine qui représente la dualité, l’homme et la femme, le renouveau et le retour vers le passé, le réconfort aussi. Dans sa main droite, un bouquet de lavande, symbole de plénitude. Dans sa main gauche se tient la Terre. L’arcane du Monde, celle de la liberté, du bonheur, de l’achèvement et de la reconnaissance. Ces deux cartes associées révèlent le repos et l’écoute. C’est comme ça que tu vois Tatsuya. Tu le vois calme. Tu le vois apaisé, baigné dans une tranquillité que tu ne vois pas quand tu l’observes dans le monde extérieur. Mais dans ton monde, dans l’intimité de ta chambre, il t’apparaît comme un autre homme, un homme libéré.

Tes yeux se lèvent vers le Japonais et tu reprends une nouvelle bouffée de son être. Tu vérifies que tu ne t’es pas trompé.

Ce caractère des oppositions de la Tempérance, tu les retrouves dans le rose de son vêtement. Cette couleur que tu sais représentative de l’innocence autant que de la confiance. Parce qu’il te fait confiance pas vrai ? Ce rose qui abrite deux éléments de la carte du Monde : le feu et la terre. Tu les as mis à gauche aussi, parce que ce qui est à gauche est toujours destiné au Diable. Son apparence extérieure, sa colère, tu la jette aux Enfers. Tu retrouves la Tempérance dans le paisible bleu mêlé à l’air et à l’eau. Ceux que tu as placés à droite, parce que qui est à droite est destiné au Divin. Tu as de l’espoir pour cette partie-là, celle que tu aperçois de temps à autre avant qu’il ne se referme. Et ce rose et ce bleu s’entremêlent, brûlent, se noient, s’effritent, se sèchent en harmonie. Ils essayent  de vaincre la tâche noire que tu espères voir un jour disparaître. Cette tâche lourde est poisseuse qui reste collée à ce vêtement coloré, celle qui noircit le cœur au milieu de sa poitrine.

Et finalement tu caches son visage. Ce visage que tu laisses blanc, pur. Celui que des mains enlacent, qui cachent ses yeux parce qu’il ne semble pas voir ce qu’il est, parce qu’il ne semble pas vouloir le croire. Pourtant il ne lutte pas contre ces mains, il ne combat pas ce changement sur son cœur, parce qu’il sait que ces mains ne sont pas celles qui vont le détruire. Parce qu’il sait qu’il n’est pas seul.

Tu pousses un long soupir quand tu refermes le capuchon de ton feutre. Tu contemples ton œuvre, cette esquisse à la fois grossière et détaillée qui te servira de base pour ta peinture. Tu en es satisfait, vraiment, et quand tu lèves les yeux vers Tatsuya, tu penses avoir réussi à capter ce qu’il est. Tu as l’impression que ton esprit est plus léger d’avoir enfin pu jeter tes sentiments sur le papier comme on se débarrasserait d’un trop plein de bonheur. Et tu souris, un peu bêtement en refermant ton carnet. Cela fait une heure que tu as laissé Tatsuya seul. Tu te lèves, reprend ta tasse de chocolat maintenant froide et tu tentes un petit coup d’oeil par dessus la planche que tu lui as confiée. « Alors ? » lances-tu pour briser le silence, un peu trop curieux. « Est-ce que tu as trouvé de quoi remplir ton musée ? »

hrp : j'avance pas grand chose mais j'espère que la symbolique te plaît tout de même blbl


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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Dim 30 Oct - 17:25



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Non. Non tu n'as personne dans ta vie à qui tu veux laisser quelque chose. Tu n'as plus personne dans ta vie à qui tu veux laisser quelque chose. Tu n'as rien à léguer à part cette haine violente et destructrice contre ceux qui te l'ont arraché, détruit. Ils ont violés son enfance, ils ne lui ont donné aucune chance de vivre pleinement sa vie, de comprendre le monde, de voir le monde. Tu n'as rien à léguer à personne, ni même à tes parents car tu restes cloîtré dans ta chambre depuis ton arrivée sur l'île, tu ne l'as pas quittée depuis des années, tu n'as pas revu ton pays natal des années. Tu n'es jamais allé sur sa tombe. Tu les hais, eux aussi. Non. Non tu ne les hais plus : ils te sont indifférents, ils n'ont plus aucune importance dans ta vie, tu les as éliminé car ils ne t'apportaient rien, car ils avaient détruit ton enfance, ton adolescence en ne le protégeant pas. Tu aimerais pouvoir comprendre ce qu'il te dit, ce qu'il tente de te faire comprendre, mais tu ne comprends pas, tu ne comprends rien. L'art n'a pas d'explication absolue peut-être, sûrement, mais si tu n'as rien à léguer à personne ? Que vas-tu lui rendre, une feuille blanche ? Essayer, oui, tu veux bien essayer. Mais tu n'as rien à raconter. Tu n'as pas besoin de raconter ton envie de détruire le monde, ce n'est pas quelque chose à léguer. La seule chose que tu aimerais laisser, ce sont tes ombres, pour qu'elles hantent ceux qui te l'ont volé jusqu'à ce que leurs existences deviennent violentes et noires, obscures et lourdes comme l'est la tienne. C'est la seule chose que tu veux léguer.

Tu veux léguer tes Ombres aguicheuses et funestes. Tu veux leur apporter les ténèbres et jouer avec leur vie comme le ferait un marionnettiste avec ses marionnettes. Tu veux les transformer en patin et retourner leur haine contre eux, les détruire, les saccager, les piégés comme ils l'ont fait. Tu veux transformer leur peur en haine sanguinaire, déchirer leur âme par tes Ombres tranchantes et enragées. Les détruire, les torturer. Tu veux devenir celui qui punit car tu es bon pour punir les gens. Tu es le Diable qui attend les âmes torturées pour leur donner le châtiment qu'elles méritent. Tu n'attends que ça, tu frétilles d'impatience de les détruire. Les détruire si fort, si lentement, les tourmenter si violemment, si brusquement, les martyriser en leur faisant écouter les cris de leur proche comme tu as entendu les siens. Sa peur, son tourment, sa colère. Tu t'en souviens encore, elles hantent tes nuits comme son visage le fait. Tu l'imagines dans tes Ombres et il reste là, t'observe, attend que tu le venges avec impatience. A moins que ce ne soit que ta simple imagination. Peut-être que tu imagines son spectre pour te donner une raison de vivre.

Que veux-tu léguer et à qui, Tatsuya ? Toi qui est la victoire, toi qui est la flèche parfaite... que veux-tu léguer ? Quel serait ta victoire ? Tu ne sais pas. Tu n'en sais rien. Ta victoire serait de satisfaire ta vengeance, mais comment... comment à part en détruisant le monde entièrement, en l'annihilant, en le transformant en Ombres ? Peut-être qu'elles seront complaisantes à tes désirs et qu'elles les satisferont sans te détruire pour que tu puisses régner sur les Mondes. Tu ne sais pas. Tu ne sais pas ce que tu veux léguer, ce que tu veux laisser au monde, tu ne sais pas à qui tu veux le laisser. Qui est important dans ta vie, Tatsuya ? Qui a assez d'importance pour que tu lui lègues ne serait-ce que ton souvenir ? Ce n'est pas ton souvenir que tu veux léguer, ce n'est pas de toi que tu veux qu'on se rappelle. Tu veux qu'on se souvienne de lui, tu veux qu'on se remémore la douleur de la Chasse, la peur, la haine, tout ce qu'elle a apporté de mal.

Natsuko est la seule chose que tu veux léguer au monde.
Alors tu écris son prénom.
Non pas son nom, non pas celui que vous partagez. Mais seulement son prénom qui a été trop vite oublié, balancé, jeté et abîmé.

Et tu plies la feuille en deux, et encore en deux, et encore, et encore, et encore, et encore, jusqu'à ce que la feuille tienne entre tes deux mains jointes, comme pour une prière et tu restes dans cette position, sans vraiment réfléchir, observant tes mains jointes. La première barrière s'écroule, Tatsuya. Il y a un filet de lumière qui entre dans tes Ombres nonchalantes, qui les font fuir, qui leur font peur. La seule chose que tu veux léguer au monde est Natsuko, et c'est la première étape vers ton deuil.

— Alors ? Est-ce que tu as trouvé de quoi remplir ton musée ?

Tu le regardes, abandonnant tes mains jointes sur la planche peinturlurée.

— J'ai joué le jeu.

Il faut lui dire que ce n'est qu'un jeu, n'est-ce pas ? Car il ne fait pas qu'il voit que tu as eu un instant de faiblesse, il ne faut pas que tu vois que ça t'a demandé beaucoup plus de réflexion que ça en a l'air, que ça t'a fait faire une introspection que tu ne décides pas, que tu ne comprends pas, que tu ne veux pas comprendre, surtout pas. Tu ne veux pas comprendre que tu peux avancer sans lui, qu'il y a tout un monde qui t'attend sans lui. Tes épaules se haussent alors que tu prends la parole en lui tendant la feuille de papier pliée du bout des doigts :

— Mais c'est n'importe quoi, tu devrais le jeter.

Le jeter, le brûler, détruire son existence. Ça te montre trop faible, ça te montre trop détruit, trop... trop ce que tu ne veux pas être, finalement. Et en le lui tendant ce petit bout de papier qui signifie tellement, tu lui laisses une entrée dans ton monde. Tu ne devrais pas le lui donner, tu ne devrais pas. Ton bras à un léger retour, comme si tu n'étais pas totalement prêt à le lui laisser.

Mais ce n'est qu'un bout de papier.
N'est-ce pas ?


HRP : LGHEMLHR j'espère que ça te va tendresse d'amour sur toi glehgl

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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Dim 30 Oct - 20:55
Il a les mains jointes devant lui et tu te sens un peu coupable de l’avoir dérangé s’il était en train de prier. Il te donne l’impression d’avoir véritablement réfléchi à la question. Avec sa question, tu t’attendais à le retrouver en train de sonder l’âme de sa feuille blanche, la scruter comme si elle allait lui apporter une quelconque réponse, un quelconque début de réflexion, au moins. Cela t’arrive souvent à toi aussi, de fixer ta feuille jusqu’à t’en brûler les rétines, parce que tu n’as tout simplement pas l’inspiration, que ton cerveau ne veut pas rentrer dans le sujet qu’on t’a donné. C’est cette expression découragée, peut-être énervée – parce que c’est frustrant de ne pas savoir quoi faire de sa feuille – que tu t’attendais à voir, et pourtant il a l’air d’avoir fait quelque chose de son papier. Il l’a plié, il l’a tenu au creux de ses mains comme un chapelet. Peut-être aussi qu’il priait, mais ta question le sort de ses réflexions et il te tend son pliage du bout des doigts comme si cela n’avait aucune importance.

Il te dit qu’il s’est prêté au jeu. S’il tient à te faire croire que tout ça n’est qu’un jeu, grand bien lui en face. Toi tu sais pertinemment que ce n’est pas un jeu. Ce n’est pas ce stupide jeu du cadavre exquis, ce n’est pas une cocotte en papier qu’on fait dans la cour de récréation, ce n’est rien de tout ça. Mais ton sourire se fait grand, parce que même si ce n’est qu’un jeu, il l’a fait, et c’est ce qui est le plus important. Tu lui prends délicatement le papier des mains. Il te donne l’impression d’être si fragile, prêt à s’effriter. Et tu ne l’ouvres pas : parce qu’il est difficile d’avoir la confiance de Tatsuya, et même si tu es curieux, tu ne t’y autoriserais jamais. Ce sujet est trop personnel, trop intime pour que tu te permettes de faire le voyeur. Même s’il dit que c’est n’importe quoi, que tu peux le jeter, tu ne le feras pas. Tout simplement parce que c’est beaucoup trop important.

« Sûrement pas ! » tu t’exclames. « C’est beaucoup trop précieux pour qu’on le mette à la poubelle. Je vais plutôt... » Et ton regard circule dans ta chambre à la recherche de ce que tu allais bien pouvoir faire de ce papier. Parce que tu n’as pas envie de t’en débarrasser, parce que c’est un peu une partie de lui qu’il vient de te donner, et aussi parce que tu es beaucoup trop sensible à ces choses-là. Tu es comme ça : tu reçois sans donner. On te l’a souvent reproché, ça a été le sujet de nombreuses disputes par le passé, pas avec Tatsuya, c’était quelqu’un d’autre. Tu secoues la tête nerveusement. Non. Tu n’as pas envie d’y repenser, pas maintenant, pas ce soir, et tu clos les paupières, très fort. Tu chasses vite ce visage qui est apparu devant tes yeux.

Quand tu les rouvres, il n’est plus là et tu soupires, soulagé. Tu retournes à sa réflexion précédente et tes yeux tombent sur ce que tu voulais. « On va plutôt mettre ça dans cette boîte à chaussures là-bas. » Tu poses ta tasse de chocolat, celle que tu avais toujours dans la main, sur ta table de chevet et tu sors la-dite boîte de sous ton sac de cours, tu vérifies qu’il n’y a rien dedans et tu t’assois sur ton lit, content de ta trouvaille. « Ça sera ta boîte à secrets à toi. On la décorera si tu veux et comme ça, quand il y a des trucs que tu voudras jeter, moi je les garderai. On ne sait jamais, un jour tu regretteras peut-être d’avoir voulu t’en débarrasser, et tu seras content de les retrouver. » Tu lui montres son papier et le pose dans la boîte que tu refermes. « Hop ! » Tu as un léger rire enfantin en le regardant, puis tu pioches dans un pot, non loin par terre, un marqueur. Tu écris simplement Tatsuya sur le couvercle, en lettres latines tout simplement parce que tu ne saurais pas l’écrire dans sa langue. Et ton visage s’illumine, satisfait du tracé de tes lettres, même si pour l’instant elle n’avait l’air que d’une boîte ordinaire griffonnée. « Et voilà. Je vais l’entreposer sous mon lit, de toute façon personne ne va chercher à regarder ce qu’il y a en dessous. Après ça, tu veux que je réchauffe ton chocolat ? Le mien est froid, j’ai oublié de le boire. » Et la boîte disparaît dans l’antre du Croque-Mitaine, loin de la vue du Monde, loin de sa vue et de la tienne.

hrp : j'espère que ça te va. kisu kisu tout plein sur tes joues


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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Dim 30 Oct - 21:43



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Il récupère cette petite partie de toi entre ses mains et tu te mords la lèvre dans un tic nerveux avant de reprendre contenance. Tu n'as pas montré que tu étais nerveux, n'est-ce pas ? Tu n'as pas montré que cela pouvait t'atteindre, n'est-ce pas ? Qu'un simple nom écrit sur un bout de papier pouvait être important. Ce n'est pas ce que tu as montré. Tu n'as rien montré de tout ça. Ce n'est qu'un nom. Ce n'est qu'un prénom qui n'a aucune signification. Ça ne signifie rien. Ce n'est que son prénom, rien d'autre. Cela fait des années que tu ne l'as pas écris, des années que tu ne l'as pas articulé entre tes lèvres... mais ça ne signifie rien, n'est-ce pas ?

— Sûrement pas ! C'est beaucoup trop précieux pour qu'on le mette à la poubelle. Je vais plutôt...
— J'ai juste plié la feuille, c'est tout.

Menteur. Menteur menteur menteur. Tu as livré une partie de toi à l'intérieur, et tu l'as caché, et tu aurais presque prié, comme devant un autel. Tu le regardes attentivement cherché quelque chose dans sa chambre, sûrement pour ranger ce petit bout de papier sans importance, plié méticuleusement bord à bord, avec des pliures fines et bien faites. Un souvenir semble apparaître devant ses yeux et tu fronces les sourcils quand il secoue la tête de gauche à droite. Tu ne sais pas si c'est pour toi ou pour lui qu'il secoue la tête et tu ne comptes pas lui demander. Il est trop entré dans ta vie pour que tu lui poses des questions sur la sienne. Tu ne peux pas t'intéresser à lui, tu ne peux pas lui montrer que tu... t'inquiètes ? Est-ce que tu t'inquiètes seulement, Tatsuya ? N'est-ce pas seulement une curiosité malsaine ? Celle qui t'anime quand Vésuve apparaît à tes côtés pour chuchoter les secrets amers de tes pions ?

Tu l'observes faire et pour la première fois, tu es spectateur de ta vie, ce n'est pas toi qui la contrôle. Tu le regardes poser sa tasse de chocolat, récupérer une boîte à chaussure, s'asseoir sur le lit. Ta boîte à secrets. La tienne, Tatsuya. C'est idiot. C'est idiot tu n'en as pas besoin. Tu n'as pas besoin d'une boîte à secret, tu n'as pas besoin de ce genre de choses. Tu as déjà tes carnets, tes dizaines et dizaines de carnets tous si semblables, entreposés dans ton placard au fur et à mesure que tu les remplis de pensées vagabondes. Tu n'as pas besoin d'une boîte à secret qu'il garderait, n'est-ce pas ? Tu n'as pas besoin de lui, tu n'as pas besoin de sa gentillesse, de sa protection. Tu n'as pas besoin de lui pour garder tes secrets même les plus enfouis, même ceux que tu veux taire à toi-même. C'est une boîte à chaussure, ce n'est pas un coffre fort comme ton esprit, comme ton cœur, comme tout ton être que tu as forgé encore et encore durant des années et des années durant. Tu ne veux ni la décorer, ni montrer que tu y tiens. Ce n'est rien. Rien du tout. Alcyone n'est rien du tout, n'est-ce pas ?

— Je veux bien, s'il-te-plaît, lui réponds-tu en observant la boîte disparaître sous le lit.

Comme s'il pouvait la protéger. Comme s'il pouvait faire quelque chose. Ce n'était qu'une boîte, elle ne signifiait rien ; comme ce morceau de papier griffonné. Pourquoi voulait-il le garder, pourquoi y accordait-il autant d'importance ? Ce n'était qu'un simple morceau de papier.

— Ça va te prendre de la place pour rien.

Tu essaies de garder une voix nonchalante, une de ces voix qui te va si bien, une de tes voix qui ne montre pas ta détresse de savoir cette partie de toi mise à nue à la vue de tous ou presque. Car il n'y a rien pour protéger ce morceau de papier insignifiant, il n'y a rien pour y faire attention... à part Alcyone. Ton cœur bat un peu plus fort dans ta poitrine. Non pas plus vite, mais seulement plus fort. Tu as l'impression qu'il va exploser, qu'il va détruire ta cage thoracique. Tu veux le récupérer, le brûler. Tu ne veux pas que ce prénom reste entreposé sur ce papier à l'intérieur de cette boîte. Tu refuses. C'était une mauvaise idée de jouer le jeu. Ce n'est qu'un jeu, Tatsuya, il faut se dire que c'est un jeu, qu'il n'y a rien d'important. Natsuko n'a plus d'importance. Et c'est un mensonge qui fait si mal. Tu tends la tasse à Alcyone pour qu'il te réchauffe ton chocolat chaud, parce que tu es roi et qu'il doit te servir, n'est-ce pas ? Il n'est qu'un pion dans ton grand jeu d'échec, il faut qu'il devienne un pion, il ne peut pas devenir le Gardien de tes Secrets. Il deviendrait bien trop important.

Ça fait battre ton cœur trop fort.
Ça te donne envie de vomir.
Ça te terrifie.


HRP : j'espère que ça te vaaaa lovelove tout plein d'amour sur toi ♥

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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Lun 31 Oct - 10:34
Il est dur à lire Tatsuya. Il est difficile à cerner. Il fait le désintéressé, il fait celui qui s’en fiche. C’est peut-être vrai, ça ne l’est peut-être pas. Tu n’en sais rien, tu n’es pas dans sa tête. Tu ne voudrais pas être dans sa tête, parce que tu préfères tellement découvrir les choses par toi-même, lentement, au fur et à mesure. Parce que tu ne voudrais pas le faire fuir Tatsuya. Lui qui apparaît toujours fort, toujours droit devant les autres, quand il est venu toquer à ta porte, il t’a semblé être un petit animal blessé, agressif envers ceux qui veulent lui apporter leur aide tout simplement parce qu’il ne comprend pas que les intentions des autres sont bonnes. Et cet animal effrayé a accepté d’entrer dans ton antre, il a accepté ta présence et une tasse de chocolat, bien maigre consolation pour un rêve pas très agréable.

Ton cher Tatsuya, celui à qui tu souris en attrapant sa tasse. Parce que tu ne souris pas au Tatsuya que tout le monde voit. Tu souris à celui que tu regardes te dire que cette boîte prendra bien trop de place sous ton lit. Celui que tu as coloré dans ton carnet de dessin. Tu souris à ton Tatsuya. Le tien. « Tu dis des bêtises. C’est pas rien et ça ne prend pas de place. » Tu oses peut-être avancer une main vers lui, pour lui tapoter amicalement l’épaule. C’est bref, c’est léger, et tu te tournes vers ta table de chevet pour prendre ta propre tasse, les réchauffer dans ta simili cuisine. Tu ne sais même pas si Tatsuya l’a pris comme ça. Mais c’est pas grave ? Il n’y a rien de grave. Tout allait bien.

« Je vais me mettre un truc sur le dos, je me les caille en calebut. Franchement, t’as bien fait de débarquer comme ça. » Simple remarque, parce que lui au moins n’était pas assez con pour recevoir des gens chez lui en sous-vêtements. Et pendant que le micro-onde tourne, tu fouilles dans ton placard à la recherche d’un pull – un truc multicolores aux motifs de galaxie, parce que tu aimes bien l’espace et que ça colle bien avec ton prénom –, d’un jogging aussi, parce que tu commences à avoir froid : au dos, aux pieds, aux mains. Tu enfiles même tes fameuses chaussettes à rayures jaunes et rouges, celles qu’on qualifie toujours de tue l’amour suprême. Ce n’est pas le Japonais que ça va déranger, et puis tu les aimes toi ces chaussettes. Tu ne comprends pas pourquoi tout le monde en fait tout un plat.

Tu soupires doucement, content de retrouver un peu de chaleur et, après avoir récupéré les tasses, tu retournes voir Tatsuya, lui tend sa tasse en le mettant en garde contre la chaleur qui s’en dégage. « Et regarde, il est pas trop bien mon pull ? » t’exclames-tu en souriant. « On dirait que je suis vraiment dans les Pléiades ! » Tu ris. T’es bête, t’es content pour rien et tu sais que Tatsuya s’en fout certainement de ça mais tu n’en as que faire. Toi t’es heureux, et peut-être aussi un peu fatigué, et c’est ce qui compte aussi. « Oh ! » tu continues comme si tu venais de penser à quelque chose de plus important. Et tu fouilles dans ta table de chevet, entre les boites et les bouteilles diverses. « Tu veux une cigarette avec ça ? » Et tu sors un paquet de Marlboro un peu amoché et ton Zippo. Tant que les clopes à l’intérieur étaient encore fumables hein.

hrp : j'avance rien pardon ;;


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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Lun 31 Oct - 12:39



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Il te sourit comme jamais personne ne te sourit. Ça te terrifie. Ça ne devrait pas se passer comme ça. Il devrait te regarder avec le même regard que les autres et tu devrais le mépriser comme les autres. Tu devrais lui jeter ton regard empli de dédain et de haine, de mépris et d'exécration. Tu devrais le regarder comme un simple pion, ni même un cavalier, un tour ou un fou, un simple pion que l'on sacrifie et qui n'a aucune importance. Ce n'est pas rien, qu'il te dit, comme s'il en était sûr, comme s'il savait quelque chose alors qu'il ne sait rien. Il tapote ton épaule, d'un geste amical mais trop invasif pour toi et pourtant... pourtant tu n'as aucun mouvement de recul, tu ne le regardes pas avec dédain, tu ne le regardes pas de haut avec ce regard qui lui dirait : de quel droit tu oses me frôler ? Non. Rien de tout ça.

— Je vais me mettre un truc sur le dos, je me les caille en calebut. Franchement, t'as bien fait de débarquer comme ça.

Tu ne relèves pas, tu ne relèves pas du tout car ça t'est égal. Il ne te juge pas alors tu ne le juges pas non plus. C'est une sorte de bons procédés, d'un échange équivalent et tu laisses échapper un léger soupir, à peine remarquable vu qu'il s'habille, vu qu'il te tourne le dos. Et ton regard glisse sur les nombreux objets qui décorent sa chambre, qui la remplissent. La sienne est bien différente de la tienne qui est rangée, nette, sans photo ou dessin, rien n'est pas à sa place, tout est carré. Il y a seulement tes carnets, cachés aux regards de tous dans ton placard, et cette peluche, ce petit ours blanc, entreposé sur ton lit, entre tes coussins, à l'abri des regards car personne n'entre dans ta chambre, personne n'entre dans ton antre.

— Et regarde, ton regard se tourne automatiquement vers lui, il est pas trop bien mon pull ? On dirait que je suis vraiment dans les Pléiades.

Son rire te fait sourire, à peine, tu pouffes même un peu et tu caches ce léger rire du dos de ta main, comme s'il n'existait pas, comme s'il ne s'était pas échappé de tes lèvres. Alcyone a le chic pour passer du coq à l'âne, pour dire tout ce qu'il pense sans vraiment y réfléchir, pour rire des choses qui ne sont pas drôle et toi, tout ça, ça te surprend, ça te fait rire. Ça ne devrait pas. Pas comme ça du moins. Le seul rire qui devrait s'échapper de tes lèvres est un rire jaune, méchant et railleur. Pas un rire amusé et presque joyeux, surtout pas. Il te propose une cigarette et tu quittes ton trône.

— Je veux bien, merci.

Et tu tends tes doigts fins. Tu es en attente. Tu n'es jamais en attente car c'est toujours toi qui décide, mais ici, dans cette chambre, c'est lui qui mène la danse, c'est lui qui t'emmène là où il le désire et ça ne devrait pas se passer comme ça, tu devrais reprendre le contrôle. Tu attrapes cigarette et Zippo qu'il te tend, porte ce poison à tes lèvres comme tu le fais depuis des années maintenant, t'installes près de la fenêtre que tu entrouvres et tes yeux se portent sur la vue de la ville, magnifique et sans fin. Cette ville que tu veux dominer du plus profond de ton âme pour la détruire jusqu'à n'en plus pouvoir. Tu veux que cette île devienne le centre du monde, que la magie les écrasent tous.

— Tu as trouvé quelque chose pour ton projet du coup ?

Tu lui lances un regard avant de retourner à la contemplation de la ville. Tu n'es pas un très grand bavard, Tatsuya, tu ne fais jamais les conversations futiles, ce n'est pas ton genre. Mais tu aimerais savoir ce que lui ressent, qu'il parle de lui, que vous arrêtiez de parler de toi. Tu jettes un regard à ton holokit. Si tard, déjà. Ou si tôt. Tu sais que tu n'arriveras pas à dormir avant le lever du soleil, toi qui est si à l'aise avec les Ombres, tu n'arrives plus à y dormir quand elles sont trop présentes.


HRP : alcy est un amour je l'aime et j'avance TELLEMENT RIEN mais Tatsuya est tellement pas bavard ou quoi ;; pardon ;; tendresse d'amour sur toi ♥

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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Mar 1 Nov - 14:48
Tatsuya il sourit. Tatsya il rit. Et c’est quelque chose que tu n’as sans doute jamais vu chez lui, ou alors cela ne t’avait pas autant marqué. C’est rare, tellement rare que tu aurais voulu avoir le réflexe de le prendre en photo. C’est dommage. Tu ne peux pas lui redemander de rire sans qu’il ne se cache derrière le dos de sa main et pourtant tu lui souris en lui tendant ton paquet de cigarettes pour qu’il pioche dedans. Tu lui souris quand il se dirige vers la fenêtre que tu ouvres finalement en grand, parce que toi aussi tu as envie de t’empoisonner un peu la vie. Comme si tu ne le faisais déjà pas assez. Ca se voit, ton cendrier est plein sur le rebord de la fenêtre. Toujours la même marque de cigarettes, toujours le même emplacement, tout simplement parce que tu as la paresse de le vider et l’odeur de tabac froid rentre dans ta chambre comme la fraîcheur de l’air et chasse un peu plus l’odeur de lavande qui avait fini par embaumer la pièce.

Tu allumes ta clope et referme le Zippo d’un coup sec, le posant délicatement à côté de ta tasse de chocolat à nouveau fumante avant d’inspirer cette bouffée de fumée qui brunit légèrement le filtre à tes lèvres. Vous restez silencieux quelques minutes, ou alors c’était peut-être moins. Tatsuya n’est pas spécialement bavard et toi tu profites aussi un peu du calme entre vous, parce que tu ne t’en remets toujours pas, de son rire. Et il te demande si tu as trouvé quelque chose, pour ton projet. Sa question te fait doucement sourire alors que tu tapotes de l’index la cigarette pour en faire tomber la cendre. Et ta joue se pose dans ta pain, tu t’appuies un peu sur cette fenêtre qui t’a souvent soutenu dans tes moments de réflexion et tu regardes la ville, ses lumières.

Tu hésites à lui dire ce que tu as esquissé dans ton carnet, mais c’est une question que tu t’es déjà posée ; il n’a pas forcément besoin de savoir. Alors tu esquives un peu, reste dans le flou alors que ton rire se fait un peu gêné. « J’ai trouvé pour un autre projet que j’avais à faire. Je crois que le fait que tu sois là m’a bien aidé. » Et c’est terriblement vrai. « Tu vas trouver ça bizarre mais sur ce coup-là, t’as été un peu ma Muse quand même. Alors je t’en remercie. Tu devrais venir toquer chez moi plus souvent quand je suis en syndrome de la page blanche. » Ton rire se fait un peu plus franc. Tu ne te sens pas ridicule et tu sais que Tatsuya trouvera ça sûrement con mais c’est la vérité. « Ca m’a remit les idées en place, c’est cool. » Tu portes le chocolat à tes lèvres, buvant une gorgée de cette boisson affreusement sucrée que tu affectionnes.

Et tu te tais quelques instants, soupires. Tu chasses tes idées précédentes comme elles ont chassé ton sommeil. Tu bois une autre gorgée de chocolat avant que la boisson ne refroidisse à nouveau, et d’un coup ça te prend. Il faut que tu lui fasses la remarque, parce que ça te semble important. « C’est la première fois que je t’entends rire. Il faut vraiment que tu fasses ça plus souvent. » tu lâches sans vraiment faire plus attention à la réaction qu’aurait ton voisin de chambre. Et tu tournes la tête vers lui, le visage illuminé malgré le manque de sommeil. « Genre vraiment Tatsu’. Même si je vais finir par croire que tu ne ris que quand je fais des blagues pas drôles et je ne sais pas comment je dois le prendre là ! » Tu le gratifies d’un léger coup de coude complice. Tu sais très bien comment tu dois le prendre : bien. Sûrement bien.

hrp : keur keur sur toi


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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Mar 1 Nov - 17:04



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Il a trouvé, tant mieux, n'est-ce pas ? Mais ça te surprend. Ça te surprend que tu l'aies aidé par sa simple présence, c'est quelque chose que tu ne comprends pas vraiment, que tu n'arrives pas à interpréter. Comment ta simple présence a pu l'aider ? Vous n'aviez même pas discuté, vous n'aviez même pas... Tes joues se colorent à peine quand il dit que tu as été sa Muse. C'est personnel, c'est quelque chose qui signifie beaucoup, n'est-ce pas ? Tu hausses les épaules comme si ça n'était pas important, comme si ce n'était pas grand chose, chasses à peine la coloration de tes joues qu'il ne voit pas – parce qu'il ne la voit pas, n'est-ce pas ? Son rire te détend, et, toi aussi tu portes la tasse à tes lèvres, la reposes ensuite et tu attends. Tu attends qu'il parle, parce que finalement, il n'y a rien à lui répondre. Il n'y a rien à dire. Tu n'as pas à lui dire que c'était avec plaisir, que ce n'est rien, parce que tu ne t'es même pas rendu compte que tu l'as fais. Donc qu'importe. Ça ne signifie rien.

— C'est la première fosi que je t'entends rire. Il faut vraiment que tu fasses ça plus souvent.

Et tu tournes ton visage vers lui, surpris, les sourcils haussés. Il semble heureux, d'un coup, et tu te racles la gorge un peu gêné. Ton regard semble absorbé par la vue de la ville qui s'étend, s'étend encore et encore et tu portes la cigarette à tes lèvres alors que le diminutif arrive à tes oreilles, que le coup de couple complice te fait bouger, à peine. Et quand tu expires, quand la fumée s'échappe de tes lèvres et se disperse dans le vide, tes lèvres sont tirées, un peu joyeusement, à peine. A peine, n'est-ce pas ? Ce n'est pas comme s'il pouvait te rendre heureux, n'est-ce pas ?

— Tu dis n'importe quoi.

Évidemment qu'il dit n'importe quoi. Ce n'est pas comme si tu contrôlais ton rire. Enfin si, si bien-sûr que si, tu le contrôles. Mais avec lui, tu ne contrôles plus rien, tu te laisses aller, tu laisses tomber le masque, tu deviens toi, tout en étant ces Ombres. Tu n'as pas relevé le diminutif qui est si intime, finalement. Et tu termines ta cigarette, écrases le mégot dans le cendrier et tu t'appuies sur le mur, le regardes, les mains dans les poches.

— Tu sais que t'as des cernes à faire peur ? lui demandes-tu, un léger sourire étirant tes lèvres.

C'est tout léger, c'est simple, c'est pour le charrier gentiment, pour dévier la conversation, encore. Mais finalement, tu es comme ça avec lui parce qu'il est spécial, n'est-ce pas ? Alcyone est spécial, il est celui qui te détend, celui qui te fait comprendre qu'il peut y avoir une vie, une véritable vie. Alcyone est spécial : il chasse les Ombres qui t'entourent, toi qui vit avec depuis des années sans connaître aux choses que leur doux murmures et leurs viles serres qui te déchiquettent.


HRP : alcy je l'aime voilà, un peu de cute, c'est super cours pardon je me fais pardonner au prochain post ;;

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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Mer 2 Nov - 9:03
Il a l'air gêné par tes mots et tu ne t'en soucis pas vraiment. C'est la pure vérité, il devrait vraiment sourire plus souvent, il devrait vraiment rire plus souvent. Ca le rendrait plus avenant, plus amical, pour les autres du moins. Parce que tu t'en fiches à la base qu'il ait l'air d'un vieux grincheux et qu'il fasse peur aux gens. Tatsuya ne te fait pas peur, il ne t'a jamais vraiment fait peur. Il se juste impressionnant aux premiers abords et il faut faire avec. Il faut tout simplement l'accepter tel qu'il est, c'est tout. Et son léger sourire te fait plaisir, peut-être beaucoup trop, mais tu mets ça sur le coup de la fatigue. Il est tard, trop tôt pour toi. Même s'il te dit que c'est n'importe quoi, ca continue de te faire plaisir et tu ris à nouveau. « Oh je sais très bien ce que j'ai vu, tu peux pas le cacher à mes yeux. Je t'ai jamais dit qu'ils voyaient tout ? Genre tout, tout, tout ? Même à travers tes vêtements. » D'accord, ça s'était un beau mensonge mais c'est drôle pas vrai ? Toi en tout cas ça te rend joyeux.

Ta cigarette n'a pas fini de se consumer dans il écrase la sienne dans le cendrier. C'est un miracle qu'il ait trouvé de la place de poser son mégot et tu regardes les lumières de la ville, le sourire étirant toujours tes lèvres. Tu finis la tienne tranquillement, tu n'as pas envie de te presser. Et sa voix résonne à nouveau dans ta petite chambre. T'as des cernes à faire peur qu'il dit. Et tu ris, encore, tu ris beaucoup quand même. « Tu peux parler, t'as vu les tiennes ? Des nains pourraient y trouver de l'or s'ils grattaient à peine tellement elles sont creusées. » Tu lui coules un regard amusé. En même temps, il n'y avait pas besoin de chercher loin. Les yeux de Tatsuya étaient déjà de l'or. Tu n'avais jamais vraiment fait attention, tu trouves ça beau. Ça change. Et peut-être que tu devrais peintre le fond de ta toile en jaune pour les rappeler. Ca pourrait faire bien, un simili de couleurs primaires sur ta toile comme aimaient si bien utiliser les Impressionnistes. Et puis c'est fort le jaune, c'est solaire, ça réchauffe les corps et les esprits. C'est un peu ce que Tatsuya fait sans vraiment en rendre compte - ou alors il le savait ? - Son sourire réchauffe. Vraiment, tu le penses sincèrement quand tu dis que tu voudrais qu'il rit plus souvent.

Tu termines ta cigarette dans un frisson. L'air ambiant commence sérieusement à traverser les mailles de ton pull et tu écrases ton mégot dans le cendrier après avoir poussé les filtres et le tabac froid pour lui trouver une place. Tu es crevé. Totalement. Le sommeil te gagne petit à petit maintenant que tu as chassé les réflexions qui t'empêchaient de dormir, mais ton coeur bat vite. Tu as hâte d'être demain pour retrouver le club, trouver le temps de poser en peinture l'aura de Tatsuya et peut-être que tu modifieras certaines choses parce que ce qu'il t'a montré là, tu te dois de le laisser transparaître sur ta toile.

Et tu trépignes d'impatience quand tu lui demandes : « T'as quand même prévu de dormir avant demain ? Parce que bientôt ce sont tes cernes qui vont me faire peur. Et je te promets qu'il y a peu de choses dont j'ai peur. » De toi, du virus en l'occurrence mais tu ne préfères pas y penser. Tu fermes tes volets, ta fenêtre et déjà le chocolat te réchauffe le corps. C'est agréable. « Sinon je peux bien te proposer un film en attendant que le marchand de sable ne repasse. » Même si très sincèrement tu risques de t'endormir devant.

hrp : alcyone c'est la déchetterie sur pattes, sorry


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MessageSujet: Re: les terreurs de son cœur [PV Alcyone] Mer 2 Nov - 15:45



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— Tu peux parler, t'as vu les tiennes ? Des nains pourraient y trouver de l'or s'ils grattaient à peine tellement elles sont creusées.

Tu le regardes, surpris alors que l'amusement éclaire son visage. C'est bien la première fois que tu entends ce genre de métaphore et ça te surprend, vraiment. Alcyone te surprenait tout le temps de toutes façons, que ce soit à cause des réactions qu'il avait lui, ou à cause des actions qu'il te faisait faire, sûrement inconsciemment. Quoique, consciemment aussi, tu n'oubliais pas cette partie de toi dans cette boîte que tu venais de lui offrir sans même y avoir réfléchis plus vite que ça. Tu n'aurais rien du faire, rien du dire et tu aurais du attendre en haussant les épaules, en lui disant que tu n'avais rien trouvé et pourtant... tu t'étais prêté au jeu. Alcyone te faisait faire des choses que tu ne pensais pas faire un jour, qui ne t'ont jamais effleurées l'esprit et c'est excitant de la même manière que c'est terrifiant.

Tu secoues la tête de gauche à droite quand il te demande si tu comptes dormir. Non, pas ce soir, pas cette nuit. Tu vas sûrement bosser, réviser, et peut-être que tu t'endormiras de fatigue sur tes cours. Peut-être. Non, tu vas l'abandonner de toutes façons, retourner dans ta chambre là où tes Ombres t'attendent.

— Non, je vais aller réviser un peu, je pense.

Réviser, te vider la tête, retrouver la haine qui t'encombre et te fait vivre, tu la retrouveras dès que tu abandonneras cette chambre : Alcyone était ton garde-haine, il l'emprisonnait, l'emmenait loin de toi, mais dès que tu étais de nouveau seul, elle te retrouvait et venait enrailler ton cœur. Tu quittes le mur sur lequel tu t'étais appuyé et tu regardes la porte. Tu ne sais pas comment lui dire au revoir, lui dire merci, aussi. Tu ne sais pas vraiment comment terminer cette petite entrevue qui t'a permis de respirer, de chasser les cauchemars qui te hantent. Tu devrais le remercier, finalement, n'est-ce pas ? Tu te diriges vers la porte après un léger signe de la main puis elle se dépose sur la poignée.

— Merci.

Et tu ne sais pas s'il t'entend, s'il se rend compte de ce que cela signifie pour toi. Mais tu quittes sa chambre sans un seul regard en arrière, sans vraiment savoir comment il réagit, sans lui donner la possibilité de répondre et tu retournes dans ta chambre, retrouvant les Ombres qui sont si heureuses de te retrouver, qui suintent de haine et de colère. La porte de ta chambre te soutient dans le noir quand l'étau autour de ton cœur réapparaît, violent et implacable.


HRP : JE. VOILA. PARDON ? c'est super court et kglreglh finalement ça clôture je pense ? enfin gjrehgr j'espère que ça te va ♥

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