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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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[fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone]
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Ajisai

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MessageSujet: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Lun 31 Oct - 11:03



I HATE SLEEPIN' ALONE
tu as besoin de ses bras qui t'entourent comme tu as besoin du souvenir de son cœur

www

Viens me le dire en face si tu l'oses. Et tu as un moment d'arrêt, dans ton lit, tes pouces attendent que tu leur donnes l'ordre d'écrire, ils attendent que ton cerveau réfléchisse, qu'il se mette en place, qu'il réfléchisse aux pour et aux contres. Tu te mords la langue dans ton lit, réfléchis, écris, effaces le message avant d'en écrire un autre. Et tu attends sa réponse, et les deux minutes te paraissent une éternité. Quand ton holokit vibre entre tes doigts, un sourire étire tes lèvres. Avant. Une douce époque que tu aimerais retrouver, à vrai dire. Ça ne fait pas si longtemps et pourtant, tu as l'impression que c'était une éternité. Tu es totalement différent de la personne que tu étais avant : tu étais plus mature, moins con, plus stable. Plus infecté aussi. Tu enfiles un jean troué – tous tes jeans l'étaient ou presque – le premier t-shirt qui traîne, et tu attrapes ton gros pull d'Irlande avant de partir, les mains dans les poches, l'holokit serré dans tes doigts.

Tu ne remarques que tu n'as pas enlevé tes lunettes seulement sur le chemin et tu t'empresses de les foutre n'importe comment dans la poche de ton pull. Tu ne veux pas vraiment qu'Alcyone se pose des questions sur tes migraines, sait-on jamais. Il avait toujours été trop perspicace. Tu arrives en bas de l'hôtel des Kinmokusei en six minutes et tu y entres, comme si l'habitude ne t'avait jamais quitté, comme si tu n'étais pas revenu ici depuis des mois. Tu avais raccompagné Chidori, un soir, mais tu n'étais pas entré. Les souvenirs affluent dans ton crâne vite, trop vite et tu te mords la lèvre quand tu entres dans l'ascenseur pour aller jusqu'au dernier étage. C'était peut-être une mauvaise idée, finalement. Depuis quand n'avais-tu pas revu Alcyone ? Vous ne vous évitiez pas, du moins, tu ne l'évitais pas, mais tu n'allais pas forcément le voir non plus. Tu n'avais pas eu de ses nouvelles depuis un bon moment et quand tu passais devant la salle du club d'art, tu préférais ne pas jeter un coup d’œil à l'intérieur. Avant, et surtout plus maintenant.

Ce n'était pas une bonne idée de revenir vers Alcyone maintenant, n'est-ce pas ? Mais c'était plus fort que toi, il fallait que tu saches qu'il allait bien, ce qu'il devenait, parce qu'il comptait pour toi, et parce que tu ne savais pas combien de temps il te restait, parce que ton existence était maintenant une existence contre la montre. Il ne te restait que trois ans à vivre tout au plus et tu ne voulais aucun regret. C'était égoïste, très égoïste. Tu voulais juste savoir s'il allait bien, le prendre contre toi une dernière fois, lui dire toutes les choses que tu ne lui avais pas dite, peut-être, si tu t'en sentais le courage, mais tu ne ferais ça qu'à la dernière minute, que lorsque tu saurais que tu n'aurais plus aucune chance, parce qu'il y avait encore une chance, n'est-ce pas ?

Tu arrives devant sa porte après être sorti de l'ascenseur. Moins de huit minutes pour venir jusqu'ici. Tu te mordilles la lèvre inférieure et regardes la poignée comme si elle allait s'ouvrir toute seule, comme si, comme par miracle, il allait t'ouvrir, te donner l'autorisation d'entrer. Tu n'avais jamais eu ce problème avant. Jamais. Et maintenant, tout te semblait différent et difficile. Lui mentir allait être difficile. Il t'a dit que la porte serait ouverte, que tu n'avais qu'à entrer. Il te faut une bonne trentaine de secondes avant de taper deux légers coups et d'abaisser la poignée pour entrer. Tu refermes la porte, abandonnes tes chaussures quelque part et tu le regardes avant de laisser échapper dans un léger rire un peu heureux, parce que tu es content de le voir, parce que ça te rend heureux de le voir :

— Tes gênes ne sont pas un bouclier aux miens, sale Anglais qui pue.

Et tu te retiens de le serrer contre toi, de l'enserrer dans une étreinte chaude et tendre, tu te retiens de toutes tes forces Rory, vraiment.


HRP : J'ESPERE QUE CA TE VA, y'a pas grand chose comme matière gehgrlh tendresse tout plein ♥ (et je file te répondre avec Tatsu d'amour)




Dernière édition par Rory V. Blaise le Mer 7 Juin - 22:21, édité 2 fois
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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Lun 31 Oct - 12:24
Il te traite d’anglais qui pue et tu as répondu sans même réfléchir. Tes doigts défilent sur ton holokit et tu appuies sur la touche Envoyer avant de te dire que tu n’aurais peut-être pas dû faire ça. La pensée de te dire que ce n’était pas ce que Rory voulait te traverse l’esprit, mais quand tu reçois sa réponse, un léger rire s’échappe de tes lèvres, et tu oublies un peu ce que Rory voudrait. Crétin d’Irlandais. Tu as envie de le voir, toi, et tu as toujours ce que tu veux pas vrai ? Tu le provoques. Tu le mets au défi d’arriver en moins d’un quart d’heure jusque chez toi, parce que c’est quelque chose dont tu le sais capable, parce que tu n’as tout simplement pas envie d’attendre quinze longues minutes avant qu’il ne passe la porte. Et il vient. Il vient. Il va venir. Pas le temps de fumer une clope sur le chemin, il le fera chez toi. Ça te fait doucement sourire, parce c’est quelque chose qui n’a pas changé chez lui.

Tu envoies un dernier message, te redresses doucement dans ton lit qui a toujours été beaucoup trop petit pour vous deux. Ce lit qui a sans doute connu trop de choses de votre vie. Votre vie de couple si on pouvait appeler ça comme ça. Franchement, est-ce qu’il y avait besoin de faire un dessin ? Tu en as déjà trop de Rory dans ce lit. Toujours le même angle, celui du bout de ton lit où tu t’installais pour t’occuper en le laissant dormir ; toujours la même technique. Parce que le dessin de nu à la sanguine est ce que tu préfères : c’est doux, c’est chaud, ça te fait penser à Rory tout simplement. Tu n’as pas jeté ces dessins. Tu ne jettes rien. Tu ne jettes personne. L’heure tourne et tu te décides de sortir du lit. Tu y penses quand tu enfiles un jogging, un pull – celui que tu as tant voulu, avec marqué the bags under my eyes are designer (même si t'es pas vraiment designer). Ce n’est pas toi qui aies jeté Rory pas vrai ? Ce n’est pas de ta faute si tu es comme tu es. Ce n’est pas de ta faute s’il en sans doute eu ras-le-cul. Et tant pis pour lui n’est-ce pas ?

Tu attrapes le paquet de cigarettes qui traînait sur ta table de chevet. Tu as une envie affreuse de fumer. La patience, ce n’est pas quelque chose qui te caractérise de toute façon. Alors en attendant Rory, tu ouvres les vitres, les volets de ta petite chambre qui offre une vue plus que magnifique sur ce ciel noir et sur les lumières de la ville. Tu t’accoudes au rebord de la fenêtre, frottes la pierre de ton briquet et inspires une bouffée, longue, salvatrice. Cette bouffée qui ne calme pas ton cœur, cette cigarette qui ne fait que te montrer que tes mains tremblent. Tu es nerveux. Pourquoi tu serais nerveux ? Tu n’as rien à te reprocher. Ou alors était-ce de l’excitation de le voir à nouveau ? Tu ne devrais pas. Ce n’est plus qu’un ami, un simple ami d’insomnie.

Et sa voix résonne dans ton appartement et t’insulte à nouveau. Tu ne l’as pas entendu rentrer, et tu as sursauté. Tu as tourné vivement la tête vers lui, tu l’as détaillé comme si tu venais de voir apparaître un fantôme et peut-être que d’un coup tu as eu peur. Peur de ne pas pouvoir te contrôler. Parce que cette distance entre vous est nouvelle, que tu pensais t’y être habitué et tu n’aimes franchement pas ça. Vous faites vraiment tout à l’envers hein. Mais tu tais ton malaise, tu souris, un peu moqueur, tes lèvres déjà prêtes à rétorquer alors qu’elles ne désirent que l’embrasser. « Je t’ai déjà dit, je sens toujours bon, pas comme toi. » C’est une réplique puérile, complètement, mais ça te détend, un peu, en apparence. « Allez viens fumer avant que je me décide de tout fermer parce que je crève de froid. »

Et tu lui fais signe d’approcher avant de lui tourner le dos. Tu poses ta main libre sur l’autre, en espérant faire arrêter les légers tremblements d’anxiété. Tu soupires la fumée par le nez et quand il arrive près de toi, à sa place habituelle tu ne te sens pas véritablement à l’aise. L'atmosphère autour de Rory t'es étrangère. C'est un étranger et tu le connais pourtant si bien, mieux que beaucoup d’autres sans doute. Tu essayes de ne pas y penser. Tu essayes de ne pas penser à cette envie effrayante de te coller contre lui, de lui claquer ta main sur la fesse parce que c’était ce que tu faisais d’habitude. Il n’y a plus rien de tout ça et ça te rend un peu triste – et pas que pour ta main. Mais tu souris, toujours et tu te mets un peu sur la pointe des pieds pour le détailler, tes yeux se posant sur le pansement de son cou. « Ah ouais, t’as pas déconné quand t’as dit qu’il serait grand ! J’ai hâte de voir ce que ça donne. » Et tu sais pertinemment qu’il va voir à travers ton sourire et ça te fait flipper.

hrp : voilà voilà pour ton kokoro. keur keur sur toi et ton crétin de perso.


Dernière édition par Alcyone Mayer le Dim 20 Nov - 13:46, édité 7 fois
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Ajisai

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Lun 31 Oct - 13:22



I HATE SLEEPIN' ALONE
tu as besoin de ses bras qui t'entourent comme tu as besoin du souvenir de son cœur

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Ton cœur bat plus fort, d'un coup. Tu retrouves le souvenir de sa chambre qui n'a pas changé depuis, tu retrouves son sourire, son regard, son visage. Tu retrouves vos souvenirs et votre complicité. Tu retrouves tout, ici, et tu te demandes comment il a pu continuer de rester dans cette chambre, tu n'aurais pas pu, à sa place. Tout te l'aurait rappelé. Tout t'aurait rappelé vos journées à traînasser, à faire l'amour, à jouer aux jeux vidéos. Tout t'aurait rappelé vos douches trop longues, vos fous rires à en avoir mal au ventre. Tu n'aurais pas pu, à sa place, ça t'aurait détruit. Tu chasses ces sentiments qui reviennent en force, qui reviennent détruire les barrières que tu remets en place, le masque que tu crées depuis quelques longues semaines, depuis Eden que tu fuis, depuis Lullaby que tu évites, depuis Arata que tu ne vois plus autant qu'avant, depuis Franz que tu ignores presque. Le masque s'effrite, comme si tu te retrouvais, comme si tu retrouvais une partie de toi dans un souvenir de vous.

— Je t'ai déjà dit, je sens toujours bon, pas comme toi. Allez, viens fumer avant que je me décide de tout fermer parce que je crève de froid.

Je peux te réchauffer si tu veux, ça a failli traverser tes lèvres et tu l'as ravalé à la dernière seconde. Tu râles un peu, pour la forme, et tu t'approches de lui, sortant de cette immense poche ton paquet de cigarette et ton briquet, en portant déjà une à tes lèvres pour te détendre, parce que tu es stressé, Rory. Tu es nerveux d'être ici, tu es nerveux d'être en sa présence. Tu n'aurais pas du venir sans y avoir réfléchis, sans t'y être préparé. Et il se met sur la pointe des pieds et tu déposes la cigarette à peine allumée dans le cendrier sans même le regarder, parce qu'il n'a pas bougé, il est toujours à la même place. Tu te mords la lèvre, il est proche, Rory, tellement proche de toi. Tu observes son sourire, son regard, tu sais que ça le fait flipper, d'un certain côté. Tu sais qu'il ne doit pas être totalement à l'aise, comme toi. La cigarette se consume dans le cendrier et tu réfléchis, ton cerveau bouillonne. Et un soupir un peu flippé sort de tes lèvres. Tant pis, n'est-ce pas, Rory ? Dans le pire des cas, tu te feras repousser, dans le pire des cas, tu sais que tu n'y auras plus jamais le droit mais... tu peux tenter, n'est-ce pas ?

Tes bras entourent sa taille et tes mains glissent dans son dos, tes bras l'enferment contre toi alors que ton visage vient se cacher dans le creux de son cou. Tu tentes de calmer ta respiration qui n'en fait qu'à sa tête, tu tentes de calmer les battements effrénés de ton cœur qui te détruisent, qu'il doit sûrement sentir malgré le gros pull que tu as sur toi. Tu tentes de calmer cette envie que tu as de le garder dans tes bras jusqu'à ce que vous en creviez. T'as pas pu résister, Rory. T'as pas pu résister parce que tu as partagé trop de choses avec lui, parce que ça aurait pu être lui, l'homme de ta vie, ça aurait pu être celui avec qui tu aurais partagé ta vie entière, peut-être. Ça aurait pu être lui si t'avais pas flippé, si t'avais pas eu peur des sentiments qui commençaient à se construire, petit à petit, au fil des mois. Ça aurait pu être lui si t'avais porté tes couilles, si t'avais compris que t'étais con, si t'avais été un peu plus mature, un peu plus... un peu plus celui que tu es maintenant. Mais l'Amour avec un grand A, ce n'est pas pour toi, n'est-ce pas ? C'est pour ça que tu fuis à chaque fois que tu t'attaches trop. Et encore maintenant, tu sais que tu ne devrais pas être là, encore maintenant, tu sais qu'il faudrait que tu partes, pour ne pas lui faire du mal comme tu as pu lui en faire la dernière fois, tu sais qu'il faudrait que tu ne le serres pas si fort dans tes bras. Mais tu es égoïste, Rory, si égoïste que tu ne peux pas t'en empêcher, tu ne peux pas t'empêcher de le serrer contre toi, de respirer son odeur qui n'a pas changée, de sentir ses cheveux qui chatouillent ton visage. C'est égoïste de lui faire ça, Rory, tellement égoïste. Tu le fais se rappeler de toi alors qu'il te reste trois ans tout au plus à vivre, et ça si tu as de la chance, et ça si tu restes totalement toi jusqu'à ta transformation... et encore, et encore non, car dès le stade 3, tu vas changer...

Tu le serres une dernière fois dans une étreinte un peu forte, un peu trop même avant de le lâcher et de te reculer, tes mains restent pourtant sur sa taille, pas sur ses hanches, sur sa taille, et puis, quand tu t'en rends compte, tu les retires un peu violemment, un peu comme si tu avais peur qu'il te crie dessus. Tu fuis son regard, laisse échapper un rire un peu gêné, un peu embêté.

— Désolé c'était... j'en avais vraiment envie.

Envie de le serrer contre toi jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à ce que ton cœur cesse de battre si vite et si fort contre ta poitrine, jusqu'à ce que tu puisses te souvenir de ses étreintes juste en fermant les yeux. Parce que c'est ça ton but, Rory, te souvenir de chaque partie de lui, de son regard, de ses mains, de son visage, de son corps. Tu veux te souvenir de tout avant de mourir, pour pouvoir te souvenir de tout ce que tu veux quand tu ne seras plus toi, quand tu te donneras la mort avant de devenir une créature monstrueuse qui a pour seul et unique but celui de tuer. Tu veux pouvoir t'en souvenir avant de fermer les yeux pour l'éternité. Tu te mords la lèvre inférieure dans un tic nerveux, tu le regardes et lui souris légèrement, comme pour t'excuser, comme pour lui dire que tu es désolé, vraiment : de débarquer dans sa vie de nouveau, au bout de temps de temps, de débarquer dans sa vie de nouveau, alors que tu vas crever, de débarquer dans sa vie une nouvelle fois alors qu'il t'avait sûrement oublié.


HRP : mes amours je les aime et genre PARDON y'a rien comme matière grheg tendresse sur toi lovelove ♥


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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Lun 31 Oct - 15:26
Il ne te montre pas. Il ne bouge pas alors que tu pensais qu’il soulèverait peut-être un peu le pansement pour te laisser entrapercevoir ton œuvre gravée sous sa peau. Tu te demandes toujours pourquoi il l’a quand même fait, parce que quand il se regardera dans le miroir, quand il le verra, il pensera surement à toi. Il pensera à ce mec qu’il ne connaissait pas, à qui il a demandé de sortir avec. Il pensera à cet Anglais avec qui il a partagé presque un an de sa vie pour finir par le tromper avec un inconnu. Tu ne lui en veux pas pour ça et tu ne lui en voudras sans doute jamais. Parce que c’était qu’une bêtise. Une connerie que tu peux pardonner une fois. Mais il se souviendra de sa culpabilité, c’est gravé à l’encre dans sa chair et tu trouves que ce n’est pas sain. Qu’il n’aurait tout simplement pas dû le faire, ce tatouage, et tu as un air dubitatif quand tu contemples ce pansement.

Et il t’attrape sans que tu ne puisses crier gare. Il t’enlace et t’emprisonne, cache son visage dans ce cou qui l’a si souvent accueilli. Ton corps entier se tend sous la surprise. Tu ne t’y attendais pas. Tu ne pensais pas qu’il oserait faire ce que tu te forces d’éviter depuis qu’il est entré dans cette pièce. Tu sens son souffle contre ta peau, ses mains dans ton dos et sa chaleur qui se diffuse à travers vos vêtements. Celle qui te faisait tant de bien, celle qui te réchauffait dans les nuits trop froides, celle qui t’apaisait quand tes pensées t’emmenaient beaucoup trop loin pour trouver le sommeil. Elle t’a manqué cette chaleur, plus que tu n’y croyais, beaucoup trop. Tu te dis qu’il faudrait que tu le repousses et que tu t’arraches de cette étreinte mais rien n’y fait. Tes muscles se décrispent lentement et la cigarette que tu tenais entre tes doigts roule sur le bord de la fenêtre et tombe, s’écrasera sûrement sur le sol comme il avait piétiné ton cœur en te quittant : d’un coup sec, en n’y laissant que des miettes. Et tu ne lui en veux toujours pas. Tes bras sont encore nerveux, tu sais qu’il ne faut pas que tu répondes, mais entre ce que te dit ta tête et ce que veut ton cœur, tu fais rapidement ton choix. Tu te laisses porter par le courant, tu fermes les yeux, inspirant doucement contre son épaule, et tu oses même laisser une de tes mains s’aventurer à la base de ses cheveux, juste pour les effleurer, parce qu’au fond de toi, tu sais que tu ne devrais pas. Rory aussi l’a compris. Il se détache de toi et tu es un peu déçu parce que tu pensais que ça durerait plus longtemps. Ne devrais-tu pas être soulagé plutôt ? C'est ça, il faut que tu paraisses soulagé.

Il y a toujours cette façade que tu veux garder, celle pour laquelle tu t’es s’y souvent disputé avec Rory, celle qui était la cause de tant de malentendus. Elle compte cette façade pas vrai ? C’est elle qu’il doit voir, celle qu’il se doit de connaitre, et pourtant il a tellement vu plus que ça. Ça te fait toujours autant flipper d’y repenser. Et il retire ses mains de ta taille, un peu brusquement. Il détourne le regard comme toi tu fixes son profil. Il y a un air déçu sur ton visage, un air boudeur quand il s’excuse et qu’il te dit qu’il en avait envie. Tu ne comprends pas sa logique, tu ne cherches pas. Toi aussi tu as envie de le serrer dans tes bras, toi aussi tu as envie. Tu as envie de vous retrouver, que ce soit comme avant, parce que tu n’as jamais vraiment oublié Rory. Ce n’est pas l’homme parfait, il est plein de défauts, mais c’était celui qui te mettait dans la figure ce que tu cachais sous le tapis en espérant que rien ne se verrait. C’est l’homme qui a vu à quel point tu pouvais être fragile, une fois. Une seule et unique fois. Il t’a laissé en morceaux, tu as fui, mais il t'a toujours rattrapé.

Et ton cœur qui cogne beaucoup trop fort, beaucoup trop vite te fait tourner la tête. Tes sourcils se froncent. Tu ne supportes pas de te voir en Rory. Tu ne supportes pas ce regard qui ne soutient pas le tien, tu ne supportes pas qu’on ne subisse pas les conséquences de ses actes. Ton soupir se fait un peu agacé, ta moue est puérile quand tes mains se posent sur ses joues, l’obligent à tourner la tête pour plonger dans son regard. « Qu’est-ce qui te prend de fuir, ce n’est que moi. » Son regard fuyant que tu ne supportes pas. Et peut-être que le bonheur de le retrouver t’es monté à la tête, peut-être que tu en as aussi assez de ta nervosité. Tu ne réfléchis pas. Si lui pouvait faire ce qu’il voulait alors toi aussi et tes mains glissent vers sa nuque, l’attire vers toi comme un aimant. Tu peux voir son visage s’approcher du tien comme tu clos les paupières et vos lèvres se rencontrent pour la première fois depuis des mois que tu ne comptes plus. Tu retrouves leur chaleur, leur douceur, le léger goût de tabac qui te rappelle un chez toi que tu retrouves à peine. Bon sang que ça t’avait manqué. Bon sang que ses lèvres contre les tiennes t’ont manquées, que tes doigts dans ses cheveux t’ont manqués. Bon sang pourquoi est-ce qu’il avait fallu qu’il ne comprenne pas que tu t’en foutais royalement s’il était allé voir ailleurs. Pourquoi est-ce qu’il était si con. Et vos lèvres s’épousent comme tu les embrasses, avec la tendresse des retrouvailles, avec toute l’incompréhension de votre séparation, toute l’amertume avec laquelle il t’a laissé, tout le bonheur que tu as de pouvoir à nouveau y goûter.

T’es con Rory. C’est ce que tu veux lui dire, mais rien ne passe la barrière de tes lèvres et quand tu te sépares de lui par manque de souffle, tu as toujours cette moue. Parce que t’es pas content de lui, qu’il t’a laissé sans raison valable et ça te met, mais tellement en rogne.

hrp : i don't know the fuck i'm doing. bye


Dernière édition par Alcyone Mayer le Dim 20 Nov - 13:51, édité 2 fois
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Ajisai

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Lun 31 Oct - 16:21



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Ses mains viennent se poser sur tes joues, comme elles l'ont souvent fait par le passé, comme elles ne l'ont pas fait pendant des mois, comme tu t'es interdis d'y repenser. Qu'est-ce que t'es en train de foutre, Rory ? Qu'est-ce que t'es en train de faire, bordel ? Pourquoi tu es là ? Pourquoi tu ne le repousses pas ? Pourquoi tu es si égoïste ? Tu n'es qu'un sale égoïste, tu penses qu'à toi, tu ne penses pas à ce que ça va lui faire quand il va apprendre que tu vas crever, tu ne penses pas à ce que ça va lui faire quand tu vas disparaître définitivement de ta vie, tu ne penses pas à tout ce que tu lui as fais subir. Égoïste. Tu déglutis, te mords la lèvre quand il force son regard à rencontrer le tien.

— Qu'est-ce qui te prend de fuir, ce n'est que moi.
— Je sais pas...

C'est un chuchotement, un léger chuchotis qui passe la barrière de tes lèvres, que tu aurais aimé empêcher. C'est fou, tu as toujours aussi peur de tomber pour lui. Tu as toujours aussi peur de tomber pour lui alors qu'il y a eu tant de monde dans ta vie depuis. Tu as toujours aussi peur de tomber pour lui alors qu'il y a Eden qui embrouille ton cerveau. Il suffit qu'il revienne dans ta vie pour tous les envoyer balader, pour tous les faire vaciller. Car Alcyone est tellement plus. Tu flippes de sombrer pour lui, de tout lui balancer, de tout lui dire, de tout lui avouer. Tout ce que tu es, tout ce que tu vas devenir. Tu as si peur de tout le lui dire, lui dire la véritable raison de votre séparation. Parce que tu aurais pu vivre avec la culpabilité de l'avoir trompé, tu aurais pu vivre avec, ça serait passé, avec le temps, et tu n'aurais pas recommencé, surtout. Tu n'aurais pas fais la connerie si tu n'avais pas flippé de tomber pour lui. T'es vraiment trop con, Rory. Tu fermes les yeux quand ses mains glissent de ton cou à ta nuque, frôlant le pansement de ton tatouage. Il te tire vers lui et tu ouvres les yeux de nouveau, tu devrais le repousser, tu devrais lui dire non, tu devrais tout lui avouer. Il mérite de connaître la vérité, il doit connaître la vérité. Tu n'en as pas la force, tu n'as pas la force de le repousser, c'est trop difficile, c'est trop difficile de se dire que tu dois le repousser.

Tu peux respirer, Rory. Tu respires quand ses lèvres se posent sur les tiennes. C'est une délivrance. Elle est fictive, et éphémère, mais c'est une délivrance. Tu t'abandonnes comme tu ne l'as pas fais depuis longtemps, tu t'abandonnes vraiment, sans honte, sans gêne. Tant pis s'il l'apprend, tant pis s'il se rend compte que quelque chose ne va pas, tant pis si tu n'es pas capable de garder le secret, tant pis s'il comprend. Tant pis. Tant pis si tu es égoïste. Tu prends sans donner, tu prends sans lui rendre. Juste cette fois. Juste une fois. Tes mains retrouvent ses hanches qu'elles serrent entre tes doigts, et tu aimerais passer tes mains sous son pull, laisser ta peau rencontrer la sienne, l'embrasser à en perdre haleine. Tu aimerais pouvoir lui donner la tendresse que tu lui as déjà donné une fois, celle qui t'a fait te rendre compte de ce que tu pouvais ressentir pour lui. Tu veux le serrer dans tes bras toute la nuit, te blottir contre son cou, faire glisser tes doigts sur sa peau, détailler son sourire, entendre son rire. Tu veux déposer tes lèvres dans son cou, le marquer comme tiens alors que tu n'en as plus le droit. Mais pour le moment, tu ne profites que de ses lèvres contre les tiennes, qui mouvent et s'unissent dans une harmonie quasi parfaite, comme si vous n'aviez rien oublié. Ça te fout le cœur en l'air, Rory. Il n'a rien oublié de vous, tu n'as rien oublié de vous. Et ça te fout en l'air putain. T'es tellement con, Rory, t'es tellement con d'avoir tout fait foiré. Et tu ne t'en rends vraiment compte que maintenant, tu ne t'en aperçois véritablement que maintenant. T'es trop con. Trop con.

Et il se recule de toi, et tu restes les yeux fermés un instant, humidifiant à peine tes lèvres comme pour te souvenir de cette sensation, puis tes paupières se soulèvent et tu le regardes, de tes yeux verts qui sont à peine humide. A peine. Tu ne veux pas pleurer, ta voix ne va pas trembler, rien de tout ça ne va arriver, ce n'est pas le moment.

— Je suis désolé... d'avoir merdé, de t'avoir quitté, je suis désolé. J'ai rien assumé, je suis désolé. Et tu devrais m'en vouloir et. Tu devrais tellement m'en vouloir.

Ce serait tellement plus simple, qu'il t'en veuille, qu'il ne veuille plus te voir. Tu fermes les yeux, reprends ta respiration, la calmes. Tu laisses échapper un soupir un peu tremblant, tes doigts se resserrent sur ses hanches et si tu pouvais, tu te donnerais des claques. Tu n'aurais pas du revenir. Tu n'aurais pas du lui envoyer un message, tu n'aurais pas du reprendre le contact. Tu aurais du le laisser vivre, ne pas l'attacher à toi, ne pas... faire tout ce que tu es en train de faire. Égoïste. Quel égoïste tu fais, Rory. Tu vas crever et tu retournes le voir, parce qu'il t'a toujours manqué, parce qu'il fait partie intégrante de toi, parce que tu ne peux pas – veux pas – oublier votre histoire. T'es bon pour l'Enfer, Rory. Putain. Ta tête vrille et tu ne sais pas si c'est tes dons, le virus, le fait de trop réfléchir à tout ce qu'il se passe. Putain putain. Tes mains abandonnent ses hanches, viennent retrouver tes cheveux que tu emmêles, tu détournes le regard, tu le fuis alors que c'est toi qui est venu, tu le fuis alors que c'est toi qui a envoyé le premier message, alors que tu viens de te le faire marquer à vie sur ta peau. Même si ça ne durera pas longtemps car c'est fini, car tu n'as plus de vie à proprement parlé... mais tu l'as quand même fait. Tu l'aurais fais quand même.

— Putain.

Et ça te détruit le cœur.


HRP : voilà, je vais mourir, merci, mes bb je les aime


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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Mar 1 Nov - 14:44
Tu ne sais pas bien s’il est avec toi quand tu te recules, le souffle légèrement court. Tu ne sais pas si tu as bien fait de le provoquer pour venir chez toi. Tu l’as fait parce que tu en avais envie pas vrai ? Tu ne devrais pas le regretter, et pourtant ses paroles te serrent le coeur comme jamais elles ne l’ont serré. Non t’es pas content de lui, oui tu boudes peut-être un peu, et peut-être que tu ne mesures pas suffisamment ce qui se passe dans la tête de Rory. Parce que tu n’es pas devin, tu n’es pas dans sa tête et qu’au final, tu n’as jamais vraiment fait attention à lui. Tu as juste profité. Tu n’es qu’un profiteur. Et Rory te demande pardon, trois fois, tu les as comptées. Rory qui se détache à nouveau de toi sans avoir la force de soutenir ton regard une nouvelle fois. Et toi, tu restes planté là, à le fixer comme si tu voulais voir à travers son âme, y déceler quelque chose que tu n’aurais pas encore compris et qui devrait te sauter aux yeux. Non, tu reprends ton paquet de cigarettes, visiblement agacé par ses excuses. « Je te l’ai déjà dit : je ne t’en veux pas. T’es bouché ou quoi ? » Tu aurais pu lui sortir ça sèchement, avec toute la froideur qui ne te va pas, mais non. Le ton de ta voix est doux. Tu n’as pas envie de te bagarrer avec lui, surtout pas pour cette histoire.

Ta cigarette tremble encore au bout de tes doigts, tu n’y fais pas attention et tu la portes à tes lèvres avant de l’allumer. Tu feras passer ça sur la faute du froid nocturne si jamais il te posait la question. Cette nouvelle première bouffée ne te calme pas. Ce n’est pas comme d’habitude. Pourtant que tu as retrouvé ses lèvres, quand tu l’as senti contre toi, c’était toujours le même Rory. Tes mains se souviennent des courbes de son dos, de sa nuque comme les siennes doivent se souvenir de celles de tes hanches. Ça devrait être comme d’habitude. Mais l’homme qui est à côté de toi, ce n’est pas Rory. Rory ne s’excuserait pas autant de fois. Rory s’en foutrait un peu de tout ça. L’homme qui est à côté de toi est un étranger, ça t’inquiète et ça te brise le cœur. Qu’est-ce qui avait bien pu changer ?

« Tu sais... » tu brises le silence qui s’était installé entre vous, te concentrant sur lui alors que ta main tremble encore, légèrement. Tu souffles la fumée par le nez. « Si c’est que ça, moi je te reprends. » Parce que tu ne supportes pas de le voir dans cet état. Parce que tu ne te rends véritablement pas compte de ce qu’il traverse, parce que pour toi, tout ça c’est qu’une connerie. Une simple connerie entre vous. « Même si t’es un véritable crétin d'Irlandais, je te reprends. » Ta main se pose sur sa joue et tu lui tournes à nouveau la tête. Tu veux qu’il te regarde, tu veux qu’il voit à quel point tu es sérieux, que tu ne dis pas ça pour lui faire plaisir. Et tes yeux sondent son regard alors que tu continues. « Même si tu me dis que tu vas crever demain, je te repends. Et si ça te pose un problème, je m’en fous. » Peut-être que tu auras dû lui dire ça sur le coup, quand il t’a annoncé qu’il te quittait. Peut-être que c’est simplement trop tard, qu’il ne bougera pas et très certainement tu penseras qu’il est con, parce qu’il y a que les cons qui ne changent pas d’avis. « Si tu ne veux pas que je te reprenne, si t’as envie de rester là ce soir, restes, même si c’est simplement pour dormir. Et si tu veux partir, pars. Je ne t’oblige à rien. » Même si tu as très envie qu’il reste, même si tu pries pour qu’il reste, tu mets ton égoïsme de côté et tu lui laisses le choix, pour la première fois.

hrp : je me suis brisé le kokoro. adieu


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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Mar 1 Nov - 15:34



I HATE SLEEPIN' ALONE
tu as besoin de ses bras qui t'entourent comme tu as besoin du souvenir de son cœur

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Sa voix douce te fait frémir, elle te fait fermer les yeux. Non il t'en veut pas. Il ne t'en veut pas et tu l'entends, tu l'entends si bien. Mais il devrait t'en vouloir, il devrait tellement t'en vouloir. Pourquoi il t'en veut pas ? Qu'est-ce que tu as fais pour ne pas qu'il t'en veuille ? T'as tout fait foirer bordel, il devrait tellement t'en vouloir. Tes mains sont toujours liées sur ta nuque, tes yeux sont toujours fermés et tu comptes tes respirations, comme si ça pouvait te calmer, comme si tu pouvais faire quelque chose pour tout ça. Pourquoi tu es venu, Rory ? Pourquoi tu es venu alors que tu savais que ça allait te détruire ? Pourquoi tu es venu alors que tu savais que tu ne tiendrais pas, que tu n'arriverais pas à rester... fidèle à toi-même ? Tu pouvais pas lui mentir, à Alcyone, c'était plus fort que toi, vous aviez trop partagé de choses, vous aviez trop partagé alors que rien n'était censé être sérieux, alors que ce n'était pas censé être réel. Merde Rory. Merde. T'as encore tout foutu en l'air, t'as foutu en l'air le souvenir de votre relation. Tu n'aurais pas du venir, n'est-ce pas ? Tu n'aurais pas du lui dire que tu t'étais fait tatouer. Tu aurais seulement du le faire et te taire, tu aurais simplement du rester fidèle à toi-même, sans reprendre contact avec lui, en lui laissant un souvenir de toi ni mauvais ni bon, un souvenir d'une relation sympa. C'est ça que tu aurais du faire, Rory, au lieu d'être égoïste comme tu l'es.

Il reprend la parole. Non. Non, tais toi. Mais tu ne lui dis pas. Tu ne veux pas qu'il parle, tu ne veux pas entendre ce qu'il va te dire. Tu ne sais pas ce qu'il va te dire, mais tu ne veux pas l'entendre. Ça te fait peur rien que d'imaginer toutes les options possibles, toutes les phrases qu'il peut te dire. Ça te fait flipper, ça te tord l'estomac. Si c'est que ça, moi je te reprends. Non. Non Alcyone il ne faut pas. Il ne faut pas qu'il te dise ça, n'est-ce pas ? Il ne faut pas qu'il te dise qu'il te reprend, que tu as juste à accepter, que tu as juste à lui dire que tu veux le retrouver. Il ne faut pas qu'il te dise ce genre de choses, car tu es faible Rory, tu es si faible en ce moment, tu es si faible ces temps-ci que le simple fait de savoir que tu peux retourner dans ses bras, qu'il peut t'appartenir le temps d'un instant, ça te fait te sentir mieux. Alors il ne faut pas qu'Alcyone te dise ce genre de choses. Un rire un peu mouillé t'échappe quand il te dit que t'es qu'un crétin d'Irlandais, ce genre de rire qui fait évacuer la pression, qui ressemble plus à un soupir de soulagement qu'autre chose, ce petit rire qui fait parvenir les larmes à tes yeux. Sa main vient se loger contre ta joue et les tiennes se perdent contre ton corps, pendent sans savoir quoi faire. Et ses yeux, Rory... ses yeux, si beaux, si sérieux te sondent.

— Même si tu me dis que tu vas crever demain, je te reprends. Et si ça te pose un problème, je m'en fous.

Il t'achève, il te met le coup de grâce. Chasses tes larmes, Rory, chasses cette humidité qui vient brouiller ton regard, qui rend ta vue si floue, qui cache son visage. Si, t'en crèves d'envie. T'en crèves d'envie qu'il te reprenne, tu crèves d'envie de rester là ce soir. T'en crèves d'envie putain. Putain Rory. Et les larmes s'échappent, et tu tournes la tête, pour ne pas qu'il te voie. Ça ne sert à rien, parce qu'il te voit, évidemment qu'il te voit, évidemment qu'il voit les larmes rouler sur tes joues. Putain. Il t'achève. Tu crèves d'envie de l'avoir à toi de nouveau, tu crèves d'envie d'oublier les autres, de ne plus rien ressentir vis-à-vis d'Eden, de laisser tomber Franz et vos parties de jambes en l'air. Tu sais que c'est ce qui se passera s'il te reprend, si t'acceptes qu'il te reprenne. Tu crèves d'envie qu'il te reprenne. Ta cigarette dans le cendrier se consume comme ta vie se consume : rapidement, et sans que tu ne puisses rien n'y faire. Alors fonce, Rory. Fonce, dis lui la vérité, dis lui tout. Avoue lui tout. Quitte à ce qu'il te repousse, quitte à ce qu'il ravale ses mots, quitte à ce qu'il te dise que non il ne supportera pas de te voir te transformer en quelqu'un d'autre, en quelque chose de monstrueux. La boule au fond de ta gorge se fait plus présente, pressente quand tu le regardes, quand tu captes son regard de ton propre gré. Elle t'empêche de respirer normalement, elle empêche les mots de sortir de ta bouche et il te faut un temps monstrueux pour lui avouer alors :

— Même s'il me reste que trois ans à vivre maxi, tu me reprends ?

Même si je vais ne plus être moi, même si je vais avoir des sautes d'humeurs, des crises de bipolarités ? Même si je suis infecté, même si on sait pas comment ça s'attrape ? Même si on sait pas comment le virus va se propager, s'il me reste trois ans ou trois mois ? Même si je crève, tu me reprends vraiment ? Même si je flippe de t'aimer, même si j'ai qu'une envie c'est de trouver un moyen de me tuer ? Même si j'ai peur de ce qu'il va m'arriver ? Même si je suis pas assez fort pour tenir ?

Trois ans. Trois ans maximum. Il va comprendre, n'est-ce pas ? Il va comprendre que t'es infecté, hein ? Il va comprendre que tu vas vraiment crever ? Que ce n'est pas des paroles en l'air ? Que t'as besoin d'entendre la vérité ? Il va comprendre, n'est-ce pas ? Et les larmes continuent de couler sans que tu ne puisses les empêcher, tu les essuies d'un revers de la main, mais elle continue de couler. C'est la première fois que tu pleures devant lui. C'est la première fois que tu es si faible devant lui, si détruit. C'est la première personne à qui tu le dis, à qui tu l'avoues. Personne d'autre n'est au courant. Tu voulais le garder secret jusqu'à ne plus pouvoir, mais tu ne peux pas supporter le poids tout seul, Rory, tu peux pas, tu n'en es pas capable. Et tu as partagé ton épée de Damoclès avec lui. C'est égoïste Rory, tellement égoïste. T'es qu'un putain d'égoïste, tu mériterais de crever tout seul, sans personne.

Tu mériterais de crever sans que personne ne s'en soucie.


HRP : je suis morte définitivement


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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Mar 1 Nov - 18:08
Tu les as vus ces yeux qui rougissent. Tu as vu le vert de ses iris briller comme jamais il n’a brillé en te regardant, et pourtant tu as continué à lui parler, à lui dire qu’il avait le choix de rester ou de partir. Tu ne pensais pas que ça le mettrait dans un tel état. Tu t’attendais à ce qu’il rit comme il a l’habitude de faire, qu’il te traite de sale Anglais colonialiste qui veut tout pour lui. Mais non. Non. Il détourne une nouvelle fois le visage et tu ne comprends pas. Tu vois ces larmes qui creusent ses joues, son sourire crispé comme s’il tentait de garder la face devant toi. Il reste silencieux et toi tu ne sais pas quoi faire. Tu te retiens de le prendre dans tes bras, tu te dis qu’il vaut mieux le laisser tranquille parce que ta question est peut-être déplacée même si tu ne vois pas en quoi. Et ton cœur tambourine dans ta poitrine. Tu veux qu’il reste, tu as terriblement envie qu’il reste avec toi ce soir. Même s’il te dit non, même s’il ne change pas d’avis, même s’il ne veut pas que tu le reprennes dans ta vie. Tu veux qu’il reste ce soir.

Le silence est pesant. Tes mains tremblent et tu as du mal à respirer. Tu attends, de longues minutes en lui jetant des coups d’œil inquiets. Tu le laisses dans ses larmes sans t’autoriser à le consoler. Tu ne peux pas le consoler, tu n’as pas le droit. Son silence est une corde qui te serre le cœur et quand il te donne enfin une réponse, tu t’immobilises. Ton cœur loupe un battement, peut-être deux, trois, quatre. Ton visage se fige dans une expression de stupeur que toi-même tu ne pensais pas possible. Il vient de t’assassiner en te regardant dans les yeux, véritablement. Et tu cesses de respirer l’espace d’un instant, le temps pour toi de retrouver tes fonctions motrices, d’assimiler cette phrase lourde de sous-entendus. Tu entends ton cœur qui se remet à battre, tu n’entends plus que lui, et la vie reprend dans ton corps, elle explose beaucoup trop vite dans ta tête pour que tu mesures toute l’étendue de ce qu’il venait de te dire. Le sang monte à ton visage, ton cerveau manque d’oxygène, ton souffle est court, rapide. Ça va beaucoup trop vite et tu peines à réagir, au point que tu n’entends pas les trémolos dans ta voix, tu ne sens pas tes yeux s’humidifier quand tu les fermeset que tu lui réponds : « Tu te fous de moi ? »

Il se fout de ta gueule pas vrai ? Ses larmes sont fausses, c’est une blague pour Halloween. C’est sûrement une blague pour Halloween. Tu essayes de convaincre que c’est ça, que quand tu ouvriras les yeux il sera en train de rire en te disant « je t’ai bien eu, crétin ! ». Non. Quand tu regardes à nouveau, il n’a pas bougé, et tu réalises. Tu réalises enfin que ce n’est que la vérité. Tu l’avais senti qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, ça t’inquiétait, mais maintenant ça te terrifie. Le virus te terrifie parce qu’on ne sait rien de lui. Tu l’as peut-être attrapé en l’embrassant, tu n’en sais rien et cette simple pensée te file la nausée. « Excuse-moi. » tu peines à articuler. Les excuses ne sont pas dans tes habitudes mais cette fois c’est différent. Tu as compris. Maintenant tu as compris qu’il ne se foutait pas de toi. Tu inspires, expires profondément pour tenter de caler ton cœur à un rythme plus normal mais rien n’y fait.

Rory vient de briser ton cœur et tu as sous doute fait la même chose en voulant reprendre le sien.

Tu as envie de hurler, de libérer ce poids sur tes cordes vocales. Tu as envie de crier au monde que ce n’est pas juste. Que tu aurais préféré que ce soit quelqu’un d’autre que lui. Tu maudis ce virus qui va t’enlever sans doute la personne la plus chère à tes yeux. Ce n’est pas juste. Tu te fais violence pour garder la tête droite alors que ton corps ne réclame que l’explosion. Et tu ne regrettes pas, tu ne veux pas regretter. Tu ne retireras pas tes paroles, même si ça te fait peur, même si c’est difficile, même si ce sera pire à l’avenir. Non. Tu le connais. Tu devines qu’il a voulu porter un fardeau trop lourd pour lui et tu trouves ça aussi stupide que lamentable. « Même. » Les tremblements de tes mains, tu ne t’en soucis même plus. « Même s’il ne te reste plus que trois ans à vivre, je te reprends. » Tu pourrais tellement le laisser se débrouiller parce qu’au final ça ne serait que justice pour ce qu’il t’a fait. Tu pourrais tellement. Mais tu balayes la Raison comme une poussière. Tu ne pourrais pas te permettre de le laisser seul. Tu t’en fous de paraître con, tu t’en fous que ce ne soit pas logique. Parce que rien n’est logique avec toi, tu l’as déjà dit.

Tu lui as répondu. C’est une libération et la pression retombe comme tes larmes coulent sur tes joues. Tu laisses tomber ta cigarette dans le cendrier et tu le reprends, tu le reprends contre toi. Tu accueilles son cœur contre le tien, tes mains se serrent sur le tissu de son pull, se tordent dans son dos. Elles tremblent encore mais tu t’en fous. Et tu poses tes lèvres sur les siennes, doucement, brièvement. Elles dévient sur sa joue, essuient ses larmes comme il l’a déjà fait avec toi. Tu embrasses sa mâchoire. Ça t’a manqué, tu ne devrais pas penser ça. Et tu finis par poser le front contre son épaule, le goût salé au bout des lèvres et la respiration profonde. « Crétin d’Irlandais. Ne me cache plus jamais rien. » C’est la seconde fois qu’il te fait pleurer. Cette fois ce n’est pas de joie, ce n’est pas de bonheur ; c’est parce que tu es triste, c’est parce que ça te fait flipper. Crétin, tu vas crever et je peux rien y faire. Parce que tu sais même pas si les médoc qu'on distribue marchent. Tu es terrifié de l’avenir, terrifié du futur, mais ça vaut la peine. Parce que Rory en vaut la peine.

hrp : y'a quelqu'un pour organiser nos obsèques svp ?


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Ajisai

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Mar 1 Nov - 19:15



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La surprise sur son visage, la peur, un peu, sûrement, aussi. La stupeur. Et ses yeux qui s'humidifient comme les tiens et déjà, déjà tu regrettes. Tu regrettes tellement de lui avoir dit et pourtant, ton cœur est plus léger, tu regrettes alors que tu as l'impression de pouvoir sortir la tête de l'eau, tu as l'impression que l'avoir dit te donne une bouffée d'oxygène et c'est horrible, Rory, c'est si horrible, si égoïste. Parce que tu chiales, parce qu'il ne veut pas le croire, parce qu'il ferme les yeux sur cette vérité comme tu as fermé les yeux dessus au début. Tu n'entendais rien, ne voyais rien... puis tu t'es effondré dans ta douche en pleurant tout ce que tu pouvais pleurer, jusqu'à oublier la raison de tes pleurs parce que, finalement Rory... la seule chose horrible dans ta mort, c'est que tu allais les laisser, n'est-ce pas ? Que tu allais les abandonner, ne plus voir leur sourire, oublier leur visage tout en étant vivant ? C'était ça, le pire, n'est-ce pas ? Et finalement... ce serait plus horrible pour eux que pour toi, n'est-ce pas ? Et ses paupières se soulèvent et tu te mords la lèvre quand il s'excuse, tu peux à peine secouer la tête de gauche à droite, pour lui faire comprendre que ce n'est pas lui, que c'est pas de sa faute à lui, que tu comprends. Que finalement, c'est ta faute à toi, n'est-ce pas ?

— Même. Même s'il ne te reste plus que trois ans à vivre, je te reprends.

Ton cœur tambourine dans ta poitrine, il tape si fort, si fort que tu as l'impression qu'il va faire exploser ta cage thoracique, il tambourine si fort que tu es persuadé qu'il peut l'entendre. Qu'est-ce que tu as fais, Rory, pour le mériter ? Qu'as-tu fais pour mériter un mec comme lui, hein ? T'as du être une sacrée bonne personne dans une vie antérieure. Mais pour lui... pour lui qu'as-tu fais ? T'as rien fait à part le fuir, à part l'abandonner, à part revenir quand tu avais besoin de lui, quand t'étais prêt à accepter des sentiments. Tu n'as rien fais pour avoir droit à son amour, tu n'as rien fais pour avoir droit à cette étreinte, à ses bras autour de ton corps. Tu n'en as pas le droit et pourtant... pourtant il le fait. Qu'as-tu fais pour mériter son amour, Rory ? Tu trembles de la tête aux pieds, Rory. Tu trembles de tout ton être, tout ton corps tremble : tes mains, tes jambes, tes épaules, tes bras. Tout. Il tremble aussi. Il tremble aussi quand il vient t'embrasser, quand il vient sécher tes larmes. Tu fermes les yeux, tu profites de son corps contre le tien que tu emprisonnes dans tes bras. Tu l'emprisonnes, Rory. Tu l'emprisonnes si fort, si violemment, si égoïstement. Mais tu lui devais la vérité. Tu lui devais la vérité, celle que tu ne lui as pas donné quand tu l'as quitté. Son front se pose sur ton épaule et tu te mords la lèvre, si fort que tu la coupes, que tu sens un léger goût de fer se propager sur le bout de la langue. Il pleure Rory. Tu l'as encore fait pleurer.

— Pardon...

Et tu le penses sincèrement, tu le penses vraiment. Tu es tellement désolé, de lui avoir dit, finalement. Tu es désolé de l'avoir quitté, désolé de le faire pleurer une nouvelle fois. Tu es désolé d'être toi. Tu l'enfermes contre toi et tes yeux se ferment. Il t'a embrassé, il te garde dans ses bras, il te garde dans sa chambre. Il te garde tout contre lui alors que tu sais à quel point ça le terrifie. Tu sais que ça le tétanise et pourtant Rory, pourtant il ne te repousse pas, il ne te dit pas de partir, il ne te dit pas qu'il a peur, il ne te dit pas que t'es qu'un gros con, il ne te dit pas tout ça. Il t'accepte. Il accepte de te reprendre, toi tout entier. Toi infecté, toi avec tes défauts, toi qui lui a déjà fait du mal, toi qui l'a déjà abandonné. Il te reprend, toi. Et si seulement tu pouvais lui donner la moitié de son amour, Rory. Si seulement tu pouvais lui faire comprendre à quel point il compte pour toi, à quel point il a toujours été important, à quel point il a toujours été trop important. Si seulement tu voulais croire qu'il t'aime comme tu l'aimes au fond de toi, de ces sentiments que tu caches, que tu tais depuis des mois, que tu as enfermé à double tour parce qu'ils te faisaient peur, qui sont ressortis quand tu t'es rendu compte que tu allais sombrer pour Eden... et ça t'a fait flipper, parce que si tu sombres pour quelqu'un, c'est pour Alcyone que tu voudrais vraiment sombrer, n'est-ce pas ?

Tu déposes un nouveau baiser sur sa tempe, tes mains montent et descendent le long de son dos avant de remonter sur son visage qu'elles prennent en coupe, qu'elles redressent pour que tu puisses l'observer. Tu sèches ses larmes de tes pouces, lentement, enlevant les sillons salées une nouvelle fois. Tu ne voulais pas le faire pleurer, tu ne voulais tellement pas le faire pleurer, tu n'es pas venu pour ça, t'as pas pu te contrôler, t'étais venu pour l'emmerder, pour fumer une clope et repartir, peut-être même squatter pendant qu'il dessinait, juste pour pouvoir ancrer son visage dans ta mémoire avant de crever. Tu ne voulais rien lui dire, rien lui avouer et pourtant, tout est sorti tout seul, les vannes ont lâchés, elles n'ont pas supportés de le voir, elles n'ont pas supportés les sentiments qui cogitaient depuis des mois, qui ont commencés à monter à la surface quand tu te faisais tatouer, qui ont ressurgit quand tu l'as vu. T'as pas tenu comme tu pensais tenir. Tes lèvres se posent sur son front sur lequel tu déposes un baiser appuyé, doux. Pas ses lèvres, plus ses lèvres. Tu ne veux pas l'embrasser, tu ne veux pas le faire flipper plus que nécessaire. Même si c'est peut-être trop tard, même si c'est déjà fait... tu ne veux pas le forcer à tout ça, tu ne veux pas qu'il se force à faire face à tout ça à cause de votre histoire, à cause de tes sentiments qui s'emmêlent qui se lient, se renforcent. Tu ne veux pas qu'il se force à faire face à ça avec toi, il n'en a pas l'obligation, il devrait te laisser, parce que ce ne serait qu'un retour en bonne et due forme de ce que tu lui as fais.

— Je peux te cacher quand je vais faire caca quand même ?

Et tu lui souris, légèrement, à peine. Parce que tu veux détendre l'atmosphère, parce que tu veux le voir sourire, parce que tu ne veux pas qu'il se souvienne de toi, de vous comme ça, tu veux qu'il se souvienne de vos rires, de vos batailles de peintures, de vos disputes sur quel film regarder, de vos fous rires pendant l'amour. Tu veux qu'il se souvienne de toi comme ça... et surtout pas de ce que tu vas devenir au fil des mois.


HRP : je ne fais rien avanceeeeeeer ;; mais je suis morte à cause des précédentes réponses c'pour ça kgrhger je les aime trop je les ship je meurs je gjrehgrh


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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Mer 2 Nov - 5:45
Il te serre contre lui, tu sens ses tremblements mais tu ne dis rien. Tu ne veux rien dire parce qu’il n’y a rien à dire. Ce qui compte pour toi ce n’est pas vos pleurs, ce n’est rien de tout ça. C’est qu’il soit là, contre toi, bien vivant, bien en chair. C’est tout ce qui compte. Il s’excuse, tu ne sais pas pourquoi et ton front se frotte contre son épaule. Tu ne veux pas qu’il s’excuse parce que ce n’est pas de sa faute. C’est ce virus de merde. Tout est de sa faute. Et tu ne penses pas une seule seconde que c’est grâce à lui qu’il est revenu vers toi, qu’il t’a envoyé ce premier message depuis des mois. Tu n’y penses pas une seule seconde et t’as pas envie d’y penser. Tu mentirais si tu lui disais que tu ne flippes pas, tu lui mentirais si tu lui disais que cela ne t’angoisse pas. Tu es terrifié pour lui, pour toi aussi, et tes doigts serrent un peu plus le tissu épais de son pull jusqu’à ce que leurs jointures deviennent blanches. Et tu respires, profondément, calmement. Il faut que tu te calmes, que tu arrêtes de pleurer. Vous aviez encore du temps devant vous. N’est-ce pas ?

Il te fait sursauter quand il t’embrasse la tempe. Il te sort de tes pensées d’un geste tendre, il te sort de ta cachette et instinctivement tes mains viennent attraper ses poignets. Tu ne veux pas qu’il te regarde comme ça et tu renifles, comme un gosse après une crise de larmes. Il essuie les dernière larmes qui roulent sur tes joues d’un geste doux, embrasse ton front. Il a déjà fait ça et le souvenir de cette fois-là te réchauffe un peu le cœur. Bon sang, t’as vraiment été con ce jour-là hein. Trop con pour lui avouer que ce genre de gestes t’apaisent, vraiment. Quand tu te vois en Rory, quand tu vois qu’il a essayé de paraître fort, quand tu sais que tu trouves ça stupide, tu ne peux pas t’en empêcher. T’es vraiment stupide Alcyone. Parce que tu fais pareil.

Et il te fait rire avec sa question. Le genre de rire qui libère la tension, qui te soulage aussi bien le cœur que le corps. Qu’il est bête. « Impossible. Et je veux même te la tenir quand tu pisses. » Tu sais que ce n’est pas vrai, que bien sûr tu ne feras pas ça. Il a très bien compris ce que tu voulais dire par là, et il a quand même choisi de te sortir la plus grosse connerie qu’il aurait pu te sortir. Mais c’est bien. Tu trouves ça bien. Ça vous libère un peu et toi ça te rassure : tu retrouves le Rory que tu as connu. Quand tu le regardes, même si son sourire est léger, tu revois le Rory que tu connais et ça t’enlève le lourd poids qui s’était déposé sur ton cœur. Tu te sentirais plus léger s’il n’était plus malade, mais c’est toujours ça de pris.

Tu soupires une dernière fois – tes mains ne tremblent plus sur sa peau – et tu souris, un peu. « Tu restes un peu ce soir quand même ? » Même si t’es crevé, même si tu préfères peut-être te barrer pour une raison quelconque. Même si je me goure et que c’est le matin. On s'en fout. « J’ai envie que tu restes. » Pour ne pas dire que tu en crèves d’envie. Que tu crèves d’envie de passer la fin de la nuit à le serrer dans tes bras, même si ça veut dire vous serrer dans ton lit trop petit – vous ne vous en êtes jamais plaints par le passé de toute façon. Même si ça veut dire être proche du virus. Tu veux qu’il reste. Et peut-être que tu perds la raison, peut-être que ta peur de la maladie n’est pas aussi forte que tu le crois. Tu n’en sais rien, tu ne veux pas réfléchir. Ce qui compte là maintenant, c’est qu’il soit avec toi, parce que c’est un peu toujours ce que tu as voulu.

Tu te mets à nouveau à rire. C’est nerveux, tu ne peux pas t’en empêcher tout comme tu ne contrôles pas tes pouces glissant doucement sur le dos de ses mains. « Et demain j’te monterai le masque de Majora à l’atelier si tu veux. »

hrp : on est parties pour la cérémonie de résurrection allez. on sera des zombies mais au moins ça colle avec halloween. keur sur toi j'avance rien et oui il est tôt, j'ai aucune honte


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Ajisai

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Mer 2 Nov - 15:00



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Il rit. Il rit et c'est le principal. Il rit et ça étire tes lèvres un peu plus, ça enlève le poids sur ton cœur, le poids sur tes épaules. Ça te permet de respirer un peu mieux, de te détendre à peine. Et il te fait rire, aussi. Tes jambes tremblent encore un peu, mais c'est à cause de la pression qui redescend, c'est parce que tu n'as plus la force de tenir sur tes jambes, alors elles tremblent car elles vont te lâcher, parce que l'adrénaline et le stresse te tenaient debout : ce n'est plus le cas maintenant. Mais tu restes droit, tu restes fort, un peu. Tu ne veux pas perdre totalement la face devant lui. Tu vas la perdre sûrement plus rapidement que tu ne le voudrais alors... alors tu restes debout. Tu veux le garder contre toi, le serrer contre ton corps, caler ton visage dans le creux de son cou, embrasser sa peau, sentir la chaleur de sa peau. Il te demande si tu restes et tu vas pour refuser, tu vas pour refuser parce que Rory, tu veux qu'il réfléchisse vraiment à tout ça, tu veux qu'il se rende véritablement compte de ce que ça veut dire, de te reprendre.

— J'ai envie que tu restes.

Mais tu ne peux pas, n'est-ce pas ? Tu ne peux pas lui dire non, tu ne veux pas lui dire non. Parce que toi aussi, tu as envie de rester, toi aussi, tu as envie de retrouver la chaleur de son corps contre le tien, de sentir son dos contre ton torse, de perdre ta main dans ses cheveux, profiter de lui, tout simplement. Mais tu te contentes de rester silencieux, de l'observer comme si c'était la dernière fois que tu pouvais le faire. C'est bête, n'est-ce pas ? Tu ne vas pas te transformer demain, tu n'en es encore qu'au stade un, tu n'es pas à la fin de ta vie, pas encore. Mais tu ne lui réponds pas, pas encore, tu ne sais pas pourquoi parce que tu aimerais lui dire oui, tu aimerais lui dire que tu crèves d'envie de rester. Puis il rit de nouveau, et ton sourire s'étire un peu plus et tu hoches la tête.

— J'aime bien l'idée... ça me plaît bien.

Ça te plaît plus que bien même et tu déposes un baiser sur son front, encore. Qu'est-ce que t'as fais pour mériter un mec pareil Rory ? Tu comprends même pas pourquoi tu as le droit à sa présence dans ta vie, il est trop bien pour toi. Toutes les personnes qui t'entourent sont trop bien pour toi, de toutes façons. Tes mains abandonnent son visage et glissent à ses hanches. Puis tu te recules, l'attirant avec toi, jusqu'à ce que tes jambes rencontrent le matelas sur lequel tu t'assois. Tu t'y laisses presque tomber, tes jambes ne te portent plus. Même si tu voulais partir, tu n'es pas sûr que tu aurais pu le faire. Tes mains vagabondent, glissent jusqu'à l'arrière de ses cuisses, passant par ses fesses et tu approches son corps du tien, tu déposes un baiser sur son ventre, à travers son pull, qu'importe, et tu le fais s'asseoir sur toi. Tu as besoin de sa tendresse, de ses câlins, de sa chaleur. Tu as juste besoin de ça, tel un égoïste. Et tu le regardes, lui souris, parce que tu ne peux que lui sourire Rory, tu ne peux que le serrer contre toi, caresser ses cuisses de tes doigts encore tremblants. C'est tout ce que tu peux lui offrir, toi qui prend sans rien donner en retour, tu ne peux que lui offrir des caresses tremblantes et des baisers volés. Tu ne peux lui offrir qu'un semblant d'histoire, qu'un semblant de bonheur illusoire.

Tu aimerais pouvoir dessiner son visage dans ta mémoire, pouvoir te souvenir de lui les paupières closes sans avoir un seul doute sur les lignes de son visage, les courbes de son corps que tu as tant parcouru. Tu aimerais le photographier et l'avoir partout avec toi, pour te souvenir de lui même quand tu n'y penses pas, comme tu aimerais te souvenir de Lullaby, d'Arata, de Franz, d'Eden. Tu aimerais te rappeler de son rire lorsque le silence t'accapare et te tue. Tu aimerais pouvoir te souvenir de lui dans toute son intégralité, sans y réfléchir, sans même y penser. Tu aimerais qu'il fasse partie intégrante de toi, et avoir l'illusion que tu fais partie intégrante de lui.

— Demain, quand je changerai le pansement, je te montrerai le tatouage.

Et tu regrettes comme tu bénis ce message que tu lui as envoyé cet après-midi, tu hais comme tu aimes ce virus qui t'infecte et te détruit, tu t'exècres comme tu t'aimes car c'est à cause et grâce à tout ça qu'il fait de nouveau partie de ta vie, qu'il est de nouveau en face de toi. C'est à cause et grâce à tout ça que tu le retrouves et que tu respires, enfin.


HRP : je les aime, je les shippe, je tombe amoureuse d'eux je fais pas avancer grand chose pardon j'espère que ça te va quand même ;;


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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Mer 2 Nov - 20:35
Tu n’as pas eu honte de pleurer comme tu l’as fait. Pour une fois, tu n’as pas eu honte. Parce que c’est quelque chose pour laquelle tu mérites de pleurer, que vous méritiez de pleurer tous les deux. Il t’observe et ne te répond pas. Il doit réfléchir à ce que tu viens de lui dire, à ce qu’il vient d’accepter. Tu sais pertinemment que les prochains mois vont être durs, mentalement c’est sûr, physiquement peut-être. Tu sais aussi que tu auras besoin d’être beaucoup plus présent, mais ce n’est pas comme si tu n’avais jamais été là pour lui. Même si au départ il n’y avait rien de tout ça, t’as appris à l’apprécier Rory, plus que pour un corps, plus que pour la satisfaction qu’il te donnait. T’as simplement fini par l’aimer, inconsciemment. Et même si tu en avais conscience, tu ne lui dirais sûrement pas. Tu n’aimes pas le dire, tu préfères le montrer – et tu as du le surprendre quand tu lui as avoué une fois, sous le coup de l’émotion, mais c’était de sa faute, c’est lui qui t’a fait tourné la tête ce jour-là. Et puis, tu le montres assez non ?

Ça lui plaît. L’idée lui plait et ton sourire ne se fait que plus soulagé, il s'étire de bonheur. Il t'embrasse une nouvelle fois le front, il t'attire contre lui et tu en profites pour déposer un baiser sur son menton, juste comme ça, parce que ça te fait plaisir. Et tu t'accroches à ses épaules quand il recule vers le lit, quand il s'assoit peut-être un peu brusquement et ta main remonte sur son cou, sur sa joue, là où il n'y a pas de pansement. Tu ris encore, doucement. Parce que les gestes qu'il fait sur ton corps te rappellent toutes ces fois où vous aviez fini par sombrer dans les bras de l'autre, toutes ces fois où il te provoquait pour avoir ton corps et toi t'y répondais. T'y répondais toujours. Mais ce soir tu n'as pas envie de ça, tu veux juste glisser tes mains dans ses cheveux, les faire lentement aller en arrière pour dévoiler son front. Ce sont des gestes tendres que tu n'as jamais fait qu'avec Rory parce qu'il n'y a qu'avec lui que tu voulais les faire. Ça ne devrait être rien, mais ça compte tellement pour toi.

Tu te laisses faire et tu t'assoies face à lui, faisant fi du reste et entoure sa taille de tes cuisses. Lentement tu passes une main à l'arrière de son crâne, le cales dans ton cou comme tu poses ta joue sur ses cheveux. Tu le serres un peu douloureusement, et tu te contrôles pour ne pas le faire trop fort par soucis pour son cou. Tu n'as rien besoin de plus de toute façon. Tu veux le garder contre toi comme si vous ne vous étiez jamais quittés, tu veux sentir son torse contre le tien, au plus près, tu veux sentir sa chaleur, sentir sa cage thoracique se soulever sous ses inspirations, un peu parce que ça te fait du bien, parce que ça te prouve qu'il est encore là avec toi. Et c'est un peu ce dont tu essayes de te convaincre pas vrai ? Tu crois. Il relève la tête quelques instants, te parle du tatouage fraîchement gravé sur sa peau. Tu lui souris, tendrement. Il est rare ce sourire chez toi. « J'ai hâte de voir ça ! » tu t'exclames en lui embrassant le bout de son nez, puis sa joue, laisses son visage revenir dans ton cou parce que tu caches le tien dans le sien.

T'en meurs d'envie de retrouver ses lèvres et maintenant que tu sais pour le virus, ça te bloque, beaucoup, et tu n'oses pas l'embrasser comme tu le voudrais. Tu sais qu'il comprendrait. Que t'as peur de cette connerie de virus, t'as peur de l'avoir, t'as peur de finir en monstre et c'est comme ça qu'il va finir lui aussi. Et tu espères, espères sincèrement que les médicaments distribués vont faire effet, que la maladie ne va pas te l'arracher avant de longues années. Le perdre te terrifie autant que tu as peur de ta propre pensée. Parce que personne ne te dompte, personne ne t'emprisonne et pourtant Rory a tellement réussi. Tu te demandes comment il y es arrivé et tu ne vois aucun élément déclencheur, aucun événement qui t'as autant attaché à lui. Comment avait-il fait ?

Tu es un peu plongé dans tes pensées, tes yeux fermés contre sa peau et tes doigts caressant paresseusement la naissance de ses cheveux. Et tes lèvres sont quémandeuses de ces baisers que tu ne peux pas avoir, elles se pincent, se tordent. Tu ris, nerveusement cette fois. Tu n'aimes pas cette idée et déjà tu veux lui imposer tes envies comme avant, comme si rien n'avait changé. « Quand tu verras le médecin ... » tu commences, pas vraiment sûr de toi. « ... tu pourras lui demander si c'est possible d'embrasser quelqu'un ? » Sans avoir peur qu'il ne te contamine, sans avoir peur de tout ça. « Parce que je ne sais pas si je vais survivre sans tu vois. » Parce que tu n'as jamais survécu sans.

hrp : c'est la tendresse


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Ajisai

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Mer 2 Nov - 22:11



I HATE SLEEPIN' ALONE
tu as besoin de ses bras qui t'entourent comme tu as besoin du souvenir de son cœur

www

Sa main dans tes cheveux te détend, ses caressent te font fermer les yeux tout contre lui et tu inspires son odeur sans honte ni gêne, tu le respires pour t'enivrer de lui, de sa présence. Tu ne devrais pas le toucher Rory, tu ne devrais pas l'embrasser, le serrer contre toi, l'avoir juste pour toi. Tu ne devrais pas Rory, ça va le détruire. T'as été un putain d'égoïste en le lui disant, en l'embrassant. Tu aurais du le repousser à la seconde même où tu l'as senti venir, tu n'aurais jamais du accepter de venir, tu n'aurais jamais du lui envoyer ce message. Quel con tu fais. Quel con bordel. Tu vas le détruire par ta présence. Et toute cette tendresse qu'il te donne, ses caresses à la base de tes cheveux qui te font fermer les yeux, qui t'apaisent, qui te donnent envie de dormir. Vas-tu pouvoir dormir cette nuit, Rory ? Toi qui ne dort plus depuis des jours et des jours, toi qui cauchemarde de ta mort, de ta transformation... de les blesser par ta transformation ? Est-ce que tu vas réussir à dormir, cette nuit, dans ses bras ? Tu ne sais pas. Tu sais seulement que sa présence t'apaise, que lui avoir avoué te soulage, qu'avoir confessé ton plus grand secret t'aide à mieux respirer et jamais, jamais tu ne le remercieras assez pour ce qu'il fait pour toi, pour tout ce qu'il a fait, pour tout ce qu'il fera. Tu ne le remercieras jamais assez pour tout ce qu'il te donne sans rien demander, sans rien attendre en échange.

Tu l'entends rire contre ton cou et tu ouvres les yeux contre le sien, sa voix parvient à tes oreilles comme un son un peu étouffé... et tu es soulagé, d'un certain côté, qu'il puisse en parler, qu'il ne le cache pas, qu'il ne le nie pas comme tu l'as nié pendant un très long moment. Cette imminence de la mort n'est plus la chimère que tu pensais repousser jusqu'à tes vieux jours. Non, elle est là, violente, vicieuse et lui... lui il t'accepte avec cette mort qui s'accroche à tes bras, qui enfonce ses serres dans tes cuisses, les fait saigner et qui engloutis tes jambes dans ses sables mouvants.

— … tu pourras lui demander si c'est possible d'embrasser quelqu'un ? Parce que je ne sais pas si je vais survivre sans tu vois.

Tu te tends, dans ses bras, contre son torse, tes mains se serrent trop fort sur ses hanches et ta respiration s'accélère sans que tu n'en donnes l'autorisation, sans que tu ne puisses le contrôler. Tu l'as embrassé. Il t'a embrassé. Il t'a embrassé après avoir su que tu étais infecté. Et tu ne te rends compte de la valeur de son geste que maintenant, tu ne te rends compte de ce que ça lui a véritablement demandé que maintenant. Tu bouges contre lui, enfonces ton visage un peu plus dans le creux de son cou et tu inspires son odeur. Tu devrais lui dire que ce n'est pas une bonne idée, tu devrais lui dire que ça va le détruire, que vous devriez juste profiter de l'instant ce soir avant que tu ne disparaisses de sa vie. Vous ne devriez seulement vous aimer une nouvelle nuit, avec vos mains et vos caresses, vos sourires et vos regards. Vous ne devriez seulement vous aimer une nouvelle nuit, en vous remémorant la chaleur de vos étreintes, les rires de vos embrassades. Vous ne devriez seulement vous aimer une nouvelle nuit, avant qu'il ne t'oublie définitivement. Tu devrais disparaître demain matin et ne jamais revenir, comme le voleur que tu es, comme l'égoïste que tu seras toujours, car le quitter une nouvelle fois le détruira peut-être, mais l'enfermer dans ta mort le détruira sûrement.

— J'irais demander demain matin.

Et tu lui enverrais un message plein de joie et de bonne humeur, car tu espères que oui, il peut t'embrasser jusqu'à n'en plus pouvoir... et puis tu disparaîtrais de sa vie. Ce serait la chose à faire, n'est-ce pas ? Pour lui. Parce que Rory ce que t'es en train de faire, c'est pour toi, seulement pour toi, y'a que toi qui y gagne quelque chose, lui, il y gagne rien. Rien du tout bordel.

Tes bras se détachent de lui un instant, pour détendre tes muscles qui ne se décrispent pas, tu prends une grande inspiration, respires son odeur une nouvelle fois et tu vous attires dans le lit, allongés l'un contre l'autre. Tu râles un peu contre tout ce qu'il y a dans la poche de ton sweat qui est en train de se faire la malle et tu l'enlèves, le fous quelque part dans la chambre avant de te rallonger sur le lit, à côté de lui, tout contre lui, ton bras enserrant sa taille. Tu déposes un baiser sur son front et tu le serres contre toi, si fort, si fermement. Et ton corps lui hurle merci, et ton cœur lui murmure je t'aime.


HRP : je revis grâce à cette tendresse omg et je fais rien avancer du touuuut ahahahahaha me déteste pas ;;


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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Jeu 3 Nov - 12:36
Tu as eu l’impression de le soulager quelques instants quand tu l’as pris dans tes bras, quand tu l’as serré contre toi avec toute cette tendresse qui ne te va tellement pas. Et tu as senti ses doigts se resserrer sur tes hanches, tu as senti son corps se raidir contre toi. Tu t’es figé, surpris par sa réaction. Tu ne bouges plus. Tu as stoppé tes caresses dans ses cheveux, bloqués ta respiration de peur que ton souffle ne le brise en mille morceaux et tu as écouté chaque signe qu’il pouvait te transmettre, chaque indice qui pouvait te dire qu’il n’était pas sur le point de s’effondrer. Et il respire, fort, un peu trop rapidement pour toi. Tu ne comprends pas sa réaction, tu ne comprends tout simplement pas ce qui lui passe par la tête. Des fois tu aimerais savoir, tu as longtemps espéré avoir cette faculté : lire dans les pensées, ça serait bien pratique, ça t’aurait évité tellement de malentendus, tellement de disputes, et tu comprendrais très certainement mieux ce que tu fais subir aux autres par ton comportement, ou par tes questions. Son visage s’enfouit dans ton cou, il bouge à nouveau et tu laisses échapper un soupir de soulagement en lui embrassant affectueusement la tempe.

Il te dit qu’il demandera demain. Tu ne savais pas qu’il avait rendez-vous demain, mais c’est bien, ça te rassure. Ça allège encore un peu plus tes craintes. Et tu souris, tes lèvres s’étirent sur ses cheveux que tu embrasses. Pour ce soir tu te contenteras de son visage, pour ce soir tu te contenteras de son cou, tu te contenteras des caresses sans rien demander de plus. Même si ça te manque, même si tu regrettes ne pas avoir profité plus de vous tout à l’heure comme tu aurais dû. Pour une fois tu vas t’y plier. « Tu lui demanderas aussi … pour autre chose que les bisous. » Et tu te sens un peu enfantin de demander ça comme ça, toi qui a l’habitude d’appeler le chat tel qu’il est, sans métaphore, sans bienséance, sans te soucier de choquer. Non aujourd’hui tu n’as pas envie de dire le mot. Tu n’as pas envie d’évoquer pleinement cette idée si la réponse est douloureuse à entendre. L’impossibilité de pouvoir lui montrer à quel point tu l’aimes te fait peur et ton cerveau bouillonne déjà de possibilités saugrenues, de scénarios catastrophes dans lesquels il vous sera impossible de faire l’amour, impossible de vous embrasser, impossible de vous toucher. Tu n’as pas envie. Tu ne veux pas. Et tu combattras férocement ces pensées qui te tourmentent autant que tu détruiras les médecins qui oseront te dire que Rory est condamné à ne plus recevoir ton amour.

Vous vous laissez tomber sur le matelas avec douceur. C’est quelque chose qui te fait rire, parce que c’est quelque chose que tu connais, et un peu d’habitude est la bienvenue. Et tu le laisses s’occuper de ses affaires. Tu ne regardes pas où il les pose, tu t’en fiches, tes yeux sont braqués sur lui, tes jambes s’entremêlent aux siennes par soucis de place, par envie aussi. Il te serre contre lui, fort, un peu trop et tu soupires par le nez, un peu riant. « Tu vas m’étouffer si tu me serres autant tu sais. » Et tu laisses ta main filer sous son pull, caresser doucement la peau de son dos, juste l’effleurer du bout des doigts en espérant que ça le détende. Tu poses tes lèvres sur son front toi aussi, avec un petit sourire.

Ta main glisse doucement sur cette peau qu’elle connait par cœur. Elle nage dans la vallée de ton dos, s’amuse à escalader les collines de ses omoplates, tendrement. Ces omoplates que tu as malmenées plus d’une fois te rappellent à nouveau ton ignorance de la situation. Tu crains un peu ce demain qui s’ensoleille à travers ta fenêtre, ce demain que tu ne veux pas voir venir, ce demain contre lequel tu ne peux pas lutter. « Je suis là, je ne vais pas t’abandonner. » C’est un soupir, un murmure. C’est vrai. Tu ne comptes pas le laisser, tu ne comptes pas le quitter et tu ne comptes surtout pas t’enfuir. Tu voudrais lui faire comprendre, même si ta décision n’a pas l’air mûrement réfléchie, que tu ne regrettes pas, que tu ne ravaleras absolument pas tes paroles. Tu l’acceptes comme ça, avec son avenir, avec votre futur, même si ce sera dur. Tu veux bien. Parce que c’est pour lui et que pour une fois ce n’est pas pour toi.

Et ta main préfère le creux de ses reins, elle préfère s’y perdre comme elle le retrouve et tu cales ton visage dans le creux de son cou. La chaleur est agréable contre toi, cette respiration te berce. Et peut-être que maintenant oui, tu acceptes que demain vienne, tant que c’est avec lui.

hrp : je ne fais rien avancer non plus mais voilà. keur keur


Dernière édition par Alcyone Mayer le Sam 17 Déc - 16:51, édité 2 fois
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Ajisai

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MessageSujet: Re: [fini] i hate sleepin' alone [PV Alcyone] Jeu 3 Nov - 15:00



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tu as besoin de ses bras qui t'entourent comme tu as besoin du souvenir de son cœur

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Il te fait sourire, rire un peu. Il rend tout ça moins réel, moins dur à porter, moins horrible à voir. C'est fou, n'est-ce pas ? Parce qu'il t'apporte tout ce dont tu as besoin par sa simple présence, par ses simples gestes tendres et ça te rend heureux, Rory. Ça te rend heureux. Sa simple présence te rend heureux. C'est quelque chose que tu ne comprends pas, c'est comme si toutes tes émotions étaient sur-développées, que tu les ressentais en double, triple, quadruple même. Peut-être est-ce l'imminence de ta mort ? Elle te fait comprendre la douceur de ses bras, la tendresse de ses sourires, la perfection de son cœur. Tu ne comprends plus vraiment, tu n'arrives plus à comprendre tout ce qu'il se passe, tu ne sais pas comment tout ceci est arrivé, lui, toi, enserrés l'un contre l'autre, ses doigts un peu froid se faufilant sous ton pull : ils te font frissonner. Le froid, la tendresse, le corps contre le sien pour la première fois depuis des mois. Le baiser sur ton front te fait fermer les yeux et tu respires. Tu respires comme si chaque bouffée d'air était la dernière, comme si l'air allait te manquer sous peau, comme si tes poumons allaient être en manque. En manque d'air, en manque d'oxygène, en manque de lui.

— Je suis là, je ne vais pas t'abandonner.

Le murmure te chatouille les oreilles, il réchauffe ton cœur et l'embrase sans même y faire attention, sans même qu'il ne s'en rende compte et tu soupires, de soulagement, un peu, de peur aussi, ton souffle tremble parce que ça te terrifie. Il ne va pas t'abandonner alors qu'il devrait, il ne va pas t'abandonner alors que tu vas devenir la pire personne au monde, il ne va pas t'abandonner alors que tu vas crever, que la corde est à ton cou et que ce virus n'a qu'à faire tomber le tabouret pour te tuer, t'asphyxier, pour enlever les souvenirs que tu as d'Alcyone, de Lullaby, d'Arata, de Franz, d'Eden, d'Alana, de ta mère, de toutes les personnes qui te sont chères. Je suis là, je ne vais pas t'abandonner. Et c'est terrifiant, ça fait peur, tu as tellement peur de l'enchaîner, peut-être que s'il avait su, il ne t'aurait jamais dis qu'il te reprenait, s'il avait su, les mots n'auraient pas dépassé la barrière de ses lèvres. Peut-être s'est-il senti obligé de tout ça.

Tu devrais m'abandonner.

Mais ce n'est pas quelque chose que tu lui dis, n'est-ce pas ? Ce n'est pas quelque chose que tu arrives à dire, que tu arrives à articuler à cause de la boule au fond de ta gorge qui se forme de nouveau, qui t'empêche de respirer, de parler, de vivre.

Et contre toi, il s'endort, le sommeil le prend comme il te fuit et tes doigts glissent sur ses hanches, tes pupilles l'observent dans le noir et tu le détailles comme la huitième merveille du monde, comme tu observes Lullaby ces temps-ci, comme tu observes Arata, Alana quand vous vous parlez sur skype. Tu le contemples dans le noir, tes doigts coulant sur son visage, passant dans ses cheveux avant de se reposer lentement sur sa hanche. Tu l'observes Rory, car tu veux te souvenir de chacun de ses traits, tu veux pouvoir les voir même quand tu oublieras qui il est, tu veux pouvoir les voir dans tes rêves, dans tes souvenirs qui deviendront douloureux et violents. Tu veux le marquer dans ton esprit comme tu l'as marqué sur ta peau. Tu veux les marquer tous dans ton esprit comme tu les as tous marqué sur ta peau.

Douloureusement, et de façon indélébile.

Et ta respiration s'apaise en le regardant, s'apaise à écouter la sienne. Tes yeux se ferment peu à peu. Et cette nuit Rory, pendant cette courte nuit, tu dormiras sans que les cauchemars ne viennent t'arracher le cœur.


HRP : voilà voilàààà, ceci est une fin de rp gljrhelghr et je m'en remets pas et j'espère que ça te va


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