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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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あ さのこうがん、ゆうべのはっこつ // C H I D O R I
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Ajisai

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MessageSujet: あ さのこうがん、ゆうべのはっこつ // C H I D O R I Lun 31 Oct - 22:15

"あ さのこうがん、ゆうべのはっこつ, asa no kougan, yuube no hakkou ; Ce proverbe exprime la fragilité de la vie, il peut se traduire par « un jour blanc, un jour noir » dans son sens le plus positif" ; mais qu'est-ce qu'il y a de positif là dedans, hein ? — CHIDORI & LULLABY

Another Step — Cette impression d'avancer à reculons, cette impression que plus rien ne tournera jamais rond. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Même les questions les plus évidentes ne semblent plus avoir de réponses logiques. Elle ne sait plus qui elle est, parce qu'elle s'est perdue en révélant la vérité ; une vérité qui a dissipé le mensonge.

Alors j'avance à reculons ; Je me perds dans les tréfonds de mon être ; J'aspire à me retrouver ; Mais je ne sais pas si c'est encore possible.

Et son cœur tambourine dans sa poitrine, mais le sang ne tape plus dans ses veines. Quelque chose manque à l'appel ; une sonorité qu'elle n'est plus capable de retrouver. Les goûts et les saveurs ne sont désormais plus les mêmes ; il y a quelque chose qui est mort chez elle ; quelque chose qui est mort quand celui qui disparaît dans la pénombre lui a jeté son cruel venin mortel.

Mais ce n'était pas de sa faute, jamais de la faute de Rory ; c'est essentiellement la mienne. Je l'ai blessé, je l'ai trahi.

Et elle s'en veut ; s'en veut tellement qu'elle en déprime, que cette rage qu'elle contient se dirige désormais contre sa propre personne. Lullaby. C'est son prénom, c'est son identité ; mais la sonorité de son prénom ne lui fait plus éprouver que de la honte et du dégoût. Elle n'est pas pure, ce n'est qu'un monstre. Oui Lullaby est bien trop belle pour être honnête, c'est pourquoi elle détruit tout ce qu'elle touche et malheureusement, Rory n'a pas fait exception à cette putain de règle. Elle se hait, elle se déteste et cette rage qui l'anime désormais fait bouillir son crâne et met en marche ses jambes. La voilà qui part à la dérive dans l'horizon alors que ses pieds accélèrent ; courir semble être le meilleur remède à ses problèmes.

Quand le souffle se perd dans les airs, qu'il devient aussi saccadé que sa vision en proie à l'adrénaline et à la fatigue ; alors, elle le sait. Pourquoi avoir dit à Jasmin toutes ces choses fausses ? Pourquoi avoir dit la vérité à Rory ? Pourquoi ouvrait-elle encore la bouche ? Peut-être devrait-elle enfermer sa voix, ne plus jamais la laisser s'échapper, l'enfermer pour toujours dans une cage de fer dans les enfers de son inconscience. Ses mensonges, voilà où on porter ses mensonges... Rory avait raison. Lullaby n'est qu'une hypocrite. Mourir, vivre ? Elle ne sait plus ce qui est juste. Le monde ne tourne plus rond. Plus rien ne tourne vraiment rond.

Il y a son cœur qui cogne, sa tête qui tangue, son corps qui lâche. Sur le haut de cette colline, elle tombe, se laisser aller, parce qu'ici, personne ne peut l'entendre hurler. Il y a son corps qu'elle cogne, sa tête qui lâche, son cœur qui tangue et sa voix portée par le vent atteint ses propres oreilles. Ses pleurs lui donnent envie de vomir, de disparaître, de s'enterrer loin de la surface, loin du ciel carmin qui arrive. Rouge, tout est rouge, comme les jointures de ses doigts qu'elle maltraite en serrant trop fort, comme son front qu'elle cogne contre l'écorce de cet arbre qui est plus bien résistante qu'elle... Rouge comme le ciel, rouge comme cette feuille vermeille qui tombe.

Elle ne peut pas survivre Lullaby, car ce monde n'a jamais voulu d'elle. Depuis le début, c'est écrit ainsi, elle va disparaître plus tôt que prévue, parce que c'est son destin... Et sa pièce fétiche retrouve sa place entre ses doigts fins, une pièce qu'elle n'avait pas dégainée depuis un bail. C'est en reniflant une fois, puis deux, puis trois avant d'essuyer ses larmes que la jeune femme pose cette énième question ; une question à laquelle elle ne regardait jamais la réponse. "Pile, je vis, Face, je crève." Elle reprend ses mauvaises habitudes. Et la pièce virevolte dans les airs, une pièce qu'elle n'arrive pas à rattraper, qui tombe sur le sol au milieu des feuilles vermeilles et c'est après quelques minutes de recherche qu'elle la voit ; posée, la réponse est toute désignée.

Et elle pleure Lullaby ; encore une fois, en attrapant cette pièce de nouveau entre ses doigts. Le cœur se meurt ainsi que sa peine, mais les larmes coulent quand même.

Je me vante toujours d'être trop fière pour pleurer ; mais bordel, je ne fais que ça depuis quelques semaines... Qu'est-ce que je fabrique putain ?

Un bruit, celui de pas sur des feuilles sèches qui craquent à leur passage. Un bruit qui la fait sortir de sa crise de larmes, qui éveille ses sens, qui la mettent de nouveau en alerte. Mais les faux-semblants, elle ne les utilisera plus, elle ne se cachera plus. Une main sur sa nuque qu'elle masse légèrement, la jeune femme se retourne, pièce rangée dans le fin fond de sa poche, une cigarette trouvant refuge à la commissure de ses lèvres. Une silhouette que Lullaby connaît...

Je ne m'attendais pas à te voir là ; ou en tout cas, pas seule. Un sourire vient s'emparer de ses lèvres alors qu'elle allume sa cigarette après avoir essuyé une nouvelle fois, le sillage de ses larmes. On ne s'est pas vu depuis quelque temps... Comment te portes-tu, Chidori ?

Chidori, jolie Chidori, étrange Chidori
Un joli oiseau que l'on met en cage
Que l'on ne peut s'empêcher de dévorer des yeux
Mais à qui on veut, plus que tout, rendre sa liberté


 


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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: あ さのこうがん、ゆうべのはっこつ // C H I D O R I Mar 6 Juin - 0:19
あ さのこうがん、ゆうべのはっこつ

feat. lullaby

(dés)espoir — Que le monde est rempli de beauté. Qu'il resplendit de toutes choses; qu'il brille dans son grandiose. La nature est si bien faite. Elle appelle les regards, ensorcelle les âmes; divine chose incontrôlable. Et vous, hommes, vous pensez grands, si ce n'est importants. Il n'en est rien. Vous êtes imbus de vous-même, ne prêtant pas attention à l'impact produit ici et là, sur la terre comme sur les chairs. Les hommes banalisent leur présence.

Tu le fais aussi. Tu laisses ton impact sur ce monde, tu le détruis à ton rythme, qui se rajoute à celui des autres; à des simples respirations. Ce n'est pas la bonne conscience qui changera quoi que cela – ô que non. Tu t'en doutes. Et, alors que certains artistes utilisent l'art pour dénoncer, faire croire que cela peut diminuer les choses, tu t'éloignes de cette idée. Tout ce que tu cherches, c'est un peu de beauté. Quelque chose qui frappe ton regard, qui t'ensorcelle l'âme. Qu'il soit brillant ou resplendissant; un rien qui peut durer un instant, ou bien indéfiniment. Ce je-ne-sais-quoi qui fait battre les cœurs.

Tu veux ressentir cette chaleur, celle qui te donne l'impression d'avoir fait quelque chose de bien, alors qu'il n'en est rien. C'est peut-être beau, oui, mais pas autant que le vrai, qui change à chaque instant. Il vieillit, grandit et, parfois, se détruit. Toi, tu figes l'éphémère en pensant le rendre immortel. De ce fait, tu es bien sotte.

Tu peux grimper toutes les montagnes du monde, voir toutes les plages de la terre, traverser toutes les forêts des continents; cela ne changera pas. Mais va, garde donc tes carnets avec toi, escalade donc monts et merveilles – et vois; vois l'impuissance des hommes. Elle est exquisement hideuse.

De tout cela, tu ne t'en rends guère compte, Chidori. Tu es de ceux qui vivent dans le présent, et à peine dans le futur. Tu croises les doigts pour toi, pour survivre à tout cela. Les autres, cela attendra; quelle égoïste personne fais-tu là. Peut-être cherches-tu à fuir, en t'installant seule à diverses endroits, cessant de réfléchir pour mieux reproduire. Et, au fond de toi, tu as l'impression que cela fonctionne.

Alors aujourd'hui, comme bien d'autres fois, tu t'étais armée de ce sac à bandoulière, souillé par les diverses couleurs qui s'évadent parfois à l'intérieur. Le voici bien rempli, de quoi profiter de cette après-midi. Tu t'étais dirigé vers cette œuvre d'architecture qu'est le palais des cerisiers. À ce moment encore, tu avais l'esprit léger, apaisé à l'idée d'être seule durant un peu de temps.

Mais, comment résister ? Comment ne pas chercher la présence d'un autre être, alors que celui pleur à s'en briser le cœur. Toi qui a reconnu cette magnifique crinière blonde, tu ne pouvais pas rester là, à voir ce désastre que cause les émotions sur l'homme. Peut-être même que ton corps avait réagit de lui-même, qu'il s'était inconsciemment rapproché d'elle. Comment résister, après tout.

Elle est là, avec son sourire au bout des lèvres, la cigarette coincée entre ces lippes, et ces larmes s’effaçant à peine. Tu refais quelques pas, peut-être plus discrets, moins osés. Elle te parle, comme toujours, et tu ne peux que l'écouter alors que tu te demandes ce qui a bien pu se passer. Ce qui a bien ébrécher si durement Lullaby, que tu connais si forte. Pourtant, tu ne las harcèles pas. Tu prends le temps de t'installer auprès d'elle, tout en lui répondant d'une voix bien plus douce qu'à la normale.

— Comme on peut aller, Lullaby, comme on peut aller.

Tu n'as pas osé dire bien. Tu n'as pas osé, car au fond, tu as ce pincement à la poitrine, qui te fait douter. Tu vas peut-être bien, oui, mais tu es inquiète, soucieuse. Tu as envie de passer une main contre son dos, pour y faire quelques cercles, comme pour la soulager. Tu n'en fais rien, bien sûr. Tu préfères reprendre la parole plutôt que de laisser tes gestes faire quelque chose qui pourrait être pris pour de la pitié.

— Qu'en est-il de toi ? Tu as le regard qui s'attarde sur ses yeux, avant de glisser contre ses joues toujours salées par les anciennes larmes. Tu n'as pas le droit de répondre bien, Lulla.

Tu lui interdis. Elle peut te le dire, à toi, ce qui se passe. Elle peut te le dire, ça ne t'échappera pas, et personne d'autre ne le saura. Il n'y a pas d'intérêts pour toi à le crier sur tous les toits. C'est ce qui est agréable, entre vous; c'est une relation qui ne vient de rien, mais qui peut parler de tout, partir vers tout. Il n'y a pas de honte à avoir quand tu lui parles, ni besoin d'être cachée, par-ci ou là. Il s'agit de Lullaby, après tout. Ce serait mentir de dire qu'elle ne tape à l’œil, qu'elle n'intrigue pas, qu'elle ne donne pas envie de lui parler la première fois qu'on la voit.

Ce serait mentir que de dire qu'au fond, cela ne te dérangerait pas de dire à d'autres qu'elle est ton amie, ô combien votre relation s'en rapprocherait. Mais là, ce n'est pas ça dont il est question. Il est question de ces yeux dans lesquels tu replonges ton regard, où tu peux déceler l'ancienne présence de larmes. Il est question de ta voix, sincère, qui lui dit ce que tu as à l'esprit. Que tu es ici.

— Tu peux me le dire, à moi. Je ne le répéterai pas.

Mais cela fait mal. Mal de te voir ainsi, ô Lullaby.



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Ajisai

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MessageSujet: Re: あ さのこうがん、ゆうべのはっこつ // C H I D O R I Mer 14 Juin - 22:18

"あ さのこうがん、ゆうべのはっこつ, asa no kougan, yuube no hakkou ; Ce proverbe exprime la fragilité de la vie, il peut se traduire par « un jour blanc, un jour noir » dans son sens le plus positif" ; mais qu'est-ce qu'il y a de positif là dedans, hein ? — CHIDORI & LULLABY

R é v é l a t i o n — Il y a des êtres particulièrement beaux en ce monde, Lullaby ne se rangerait très certainement pas dans cette case-là ; mais une chose est certaine, elle y glisserait ton prénom sans réfléchir ; Chidori. Amie chère avec qui elle peut parler en silence, toi qui ne la juges pas, qui reste juste à ses côtés, sans rien dire ; car vous n'aviez pas besoin de plus, jamais de moins. Un soupir de bien-être s'échappe lentement de ses lèvres en même temps que la fumée de sa cigarette alors que tu lui réponds avec ta nonchalance habituelle ; remplissant une nouvelle fois son monde d'une couleur qu'elle pensait avoir oublié ; c'est fou, il émane de toi une beauté sans pareille. Une main vient se glisser sur sa nuque alors que ses prunelles daignent de nouveau te quitter, pour regarder une nouvelle fois l'horizon qui se baigne dans ce coucher de soleil radieux. Et tu t'installes à ses côtés, alors que la blonde, elle, reste debout, sa pièce tenue fermement dans sa main qu'elle a glissée à l'intérieur de sa poche. Beaucoup de choses lui démangent les lèvres, mais le fait que tu ne lui poses aucune question l'apaise ; pour un temps ; parce que la réalité va vite la rattraper, comme d'habitude.

Ton regard trompe ton angoisse, elle sait très bien Lullaby que tu es soucieuse de sa condition ; qui ne le serait pas. Elle peut très facilement imaginer l'état de son visage ; sans doute, un très beau carnage. Pourtant, l'envie de dire les choses lui broie la poitrine, lui ressers les entrailles. C'est dur, bien trop dur, car une fois qu'on a dit les choses, une fois qu'on les a exprimés à voix haute, il n'y a plus aucun retour en arrière possible. Est-ce qu'elle peut vraiment agir comme elle l'avait fait avec Rory ? Comme avec Arata et Shion ? Elle n'en sait rien. Ce n'est pas facile. Sa situation ne sera jamais facile. Alors Lullaby réfléchit, alors que tu lui poses la question fatidique ; celle à laquelle elle s'attendait bien évidemment ; car c'était humain que de succomber à la curiosité, surtout devant la détresse de quelqu'un. Mais pourtant, Lullaby ne se sent plus qu'apaisé, elle ne ressent plus de tristesse ; loin de là ; non, maintenant, seule la vérité l'enivre. Pourquoi avoir arboré ce masque pendant autant d'années ? Pour se préserver ? Pour préserver Evan ? C'est bien cela qui était en train de lui faire perdre les gens qu'elle appréciait ; alors au diable les mensonges, ils n'ont plus la place dans son monde.

Dans une confession, tu lui confirmes que tu ne le diras à personne, mais ça, Lullaby n'avait pas besoin de te l'entendre dire ; elle le savait. Vous étiez amies et une amitié est basé avant tout sur la confiance mutuelle. Alors elle savait très bien la blonde, que, quoi qu'elle te dise, cela resterait votre secret. Alors c'est avec nonchalance qu'elle s'étire, qu'elle grogne un peu, comme un chat, avant de soupirer de soulagement, un sourire mélancolique figé sur le visage. Sa cigarette est écrasée sous sa basket et c'est en plaçant le mégot dans sa poche de jean que Lullaby daigne enfin répondre sur le ton de la confidence. « Les aléas de la vie Chidori. Je crois que j'ai perdu ceux qui m'étaient vraiment chers. Je crois que j'ai perdu Shion, Arata et Rory. Parce que j'fous beaucoup de choses en l'air en ce moment ma belle. Tout ça parce que j'ai menti, pendant longtemps, beaucoup trop longtemps. J'suis la seule à blâmer ahahaha. » Son rire pourrait sonner faux à tes oreilles et pourtant, pourtant, il est vraiment sincère. Parce qu'elle n'a pas le temps de se morfondre, elle n'a pas le temps de jouer encore une fois avec les faux-semblants. Elle doit dire la vérité dorénavant... Alors elle se retourne vers toi, prend place à tes côtés avant de s'asseoir en tailleur, les mains posées sur l'herbe fraîche, contemplant le couché de soleil avant de te regarder toi. « J'ai toujours caché le fait que j'suis malade... Que j'ai le cœur malade... Que je vivrais sans doute pas longtemps ; même à Evan. Je sais ce que tu dois te dire, que j'ai l'air d'avoir une santé de fer, hein ? 'Sportive, toujours le sourire, pleine de vie' ahaha, ouais, c'est ce que j'ai toujours voulu faire croire... Parce que c'est la vie dont j'ai toujours rêvée. » Sa main passe dans sa crinière qu'elle malmène un peu, elle ne devrait pas sourire, mais elle n'arrive pas à faire autrement ; elle en a assez de pleurer Lullaby, elle en a assez de lire de la pitié chez les gens ; elle ne veut pas de ça, pas de compassion, pas de regard à son encontre qui change ; non.

« Et je l'avais dit qu'à une personne jusqu'à aujourd'hui, Rory. Mais une chose en entraînant une autre, Franz a aussi découvert mon secret, puis il s'est passé plein de choses et.. J'ai dû révéler la vérité à Shion et à Arata. Et je me rends compte de l'égoïste et grosse hypocrite que j'ai été Chidori. » Oui, les gens se sont attachés à elle, mais dans son cœur, depuis son arrivée et en apprenant la vérité sur la santé de son frère, le choix avait été fait. Elle ne lui survivrait pas... C'est ce qu'elle avait toujours cru, toujours imaginé ; mais voilà. Les gens qu'elle a rencontrées, les gens qui l'ont changé, qui l'ont fait évoluer, elle ne peut pas se résoudre à les abandonner. Ce n'est pas ce que voudrait sa mère, pas la sœur de Rory, pas Evan ; certainement pas Evan. Son rire est de nouveau porté par le vent, mais sa gorge se sert une nouvelle fois, c'est en soupirant et en relevant la tête vers le ciel teinté d'orange que la jeune femme continue. « J'ai été un putain de monstre avec eux Chidori et j'sais pas s'ils pourront me pardonner un jour. J'veux pas crever, j'veux pas mourir, c'est la réponse dont je suis certaine aujourd'hui. »

Cela peut paraître logique pour certains, ce ne fut pas la sienne, pendant longtemps, très longtemps, beaucoup trop longtemps. Vivre lui semblait futile, vide de sens, dénué d'intérêt. Elle ne tenait bon que grâce à sa moitié, son frère. Mais il a fallu qu'un cercle de personne se fraye un chemin jusqu'à son organe vital défaillant. C'est risible dans un sens, pourtant Lullaby n'est pas mécontente, au contraire ; ce serait tellement irrespectueux envers la vie que d'abandonner. Il lui aura fallu des années pour s'en rendre compte. S'étirant une nouvelle fois, la jeune blonde n'ose pas affronter ton regard, elle reste en tailleur, la tête nouvellement baissée, sa main droite passant dans sa chevelure blonde, les lèvres un peu pincées. « Je suis désolée de te l'avoir caché à toi aussi Chidori. Ce n'est pas ce qu'on fait à une amie ; on ne lui ment pas dans les yeux... » Et il y a bien des choses qu'elle aimerait encore te dire, mais cela doit faire beaucoup à assimiler. Alors dans un geste lent, elle dégaine une nouvelle cigarette qu'elle porte à ses lèvres, attendant patiemment que tu digères le flot d'informations qu'elle vient de te balancer avec une facilité apparente déconcertante ; malgré son cœur qui bat à tout rompre et sa gorge nouée à n'en plus pouvoir respirer.
 


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