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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion]
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Ajisai

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MessageSujet: les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion] Lun 7 Nov - 22:03



LES PHALANGES SE BRISENT
on est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté

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C'était un tout. Un tout qui allait et venait dans ton esprit, qui te faisait être ailleurs, qui t'empêchait de respirer, qui te faisait couler, te noyait jusqu'à ce que le souffle te manque... puis tu arrivais à ressortir la tête de l'eau, une courte seconde, juste assez pour pouvoir te noyer un peu plus, pour pouvoir t'enfoncer un peu plus dans cette eau profonde, dans les profondeurs de ton cœur, de ton être tout entier. Les migraines se font de plus en plus fortes, et des fois, elles disparaissent complètement, toute une journée, toute une semaine... avant de revenir, plus fortes, plus violentes, plus vicieuses. Les crampes sont là, toujours présentes, comme une douleur constante avec laquelle tu devais désormais vivre, elles semblaient ne pas vouloir partir elles non plus. Tu ne pouvais plus faire du sport autant qu'avant, tu ne pouvais plus courir, dormir confortablement, le sommeil te quittait chaque nuit un peu plus et ça se voyait, même si tu le cachais, même si tu essayais de le cacher le plus possible, ça commençait à se voir : tu étais irritable, jamais vraiment présent, tu évitais un peu Lullaby, un peu Arata, un peu toutes les personnes qui pouvaient se rendre compte que ton comportement changeait chaque jour un peu plus. Mais tout semblait être contre toi, ces temps-ci.

Le sac frappant contre ta cuisse, tu marches dans les couloirs pour changer de classe, pour aller à un cours que tu suis plus par obligation que par autre chose, tu le suis juste pour garder la face, pour faire croire que tout allait bien, que tout était normal. Mais le regard des professeurs avaient changé, celui du personnel entier avait changé. Parce que tu étais un Yajuu en devenir, et même à toi, ça te donnait envie de vomir. Mais le pire, Rory, le pire... c'est Lullaby, hein ? Évidemment que c'est elle. Lullaby et sa putain de greffe. Lullaby et son putain de cœur. Comme si tu n'avais pas assez à t'occuper d'elle, il fallait en plus que tu t'occupes de toi, de tes médocs à prendre tous les jours, de toutes ces merdes qui venaient te bouffer le cerveau, des rendez-vous cachés, des rendez-vous avec Lullaby. Tout était trop difficile, trop compliqué, trop horrible à vivre, finalement.

Et tu le vois. Evan dans toute sa splendeur. C'est à cause de lui qu'elle abandonne. C'est à cause de lui qu'elle t'abandonne, qu'elle laisse tomber, qu'elle ne veut pas se battre. C'est à cause de lui si elle a refusé une greffe, si tu l'as perdue. Tout est de sa faute.

Et cette haine Rory, cette haine vient s'emparer de ton corps sans que tu ne t'en rendes vraiment compte. Ô tu t'étais promis de lui foutre une baigne monstrueuse, tu t'étais promis de lui envoyer des tartes jusqu'à n'en plus pouvoir, lui envoyer tes poings dans la gueule jusqu'à ce qu'il te supplie d'arrêter. Et c'est ce que tu fais, Rory. Tant pis pour les conséquences de tes actes, tant pis pour toutes les merdes que ça va apporter, tant pis pour tout ce que ça peut foutre comme merde avec tout le monde, tu t'en branles, t'en as rien à foutre. Et tu abandonnes ton sac en plein milieu du couloir, pas très loin de lui, finalement. Et peut-être sait-il qu'il va s'en prendre une, parce qu'il n'essaie pas d'esquiver le poings que tu balances si fort, si rapidement. Peut-être n'a-t-il pas eu le temps, aussi ? Tu ne sais pas. Dans tous les cas, le premier coup le sonne, le surprend. Parce que t'as pas fais ça à la loyale, oh non... t'as vraiment pas fais ça à la loyale Rory.

— T'es vraiment qu'un gros enfoiré, tu l'sais ça ?

T'en doutes, et de toutes façons, tu ne lui donnes même pas le temps de répondre, parce que déjà, le deuxième coups part. Et tu comptais t'arrêter là Rory. Oh oui tu comptais t'arrêter là, tu ne voulais pas faire plus, mais tu te laisses emporter. Tu te laisses emporter par ta rage, ta haine, ton désespoir, ta peur de la perdre, ta peur de crever. Et tu te laisses emporter, tellement. C'est du lynchage public, tu fracasses tes phalanges contre son visage comme se fracassent les vagues contre les falaises du Moher. Et ton cœur saigne autant que son visage, et ton besoin de le voir disparaître n'est que le reflet de ton besoin de vivre.


HRP : c'est court, pardon, mais j'espère que ça vous va blblbl on est parti pour du drama, avec tout mon amour à vous trois, j'vous aime ♥


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Ajisai

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MessageSujet: Re: les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion] Ven 11 Nov - 17:12

YOU THINK YOU KNOW DEATH, BUT YOU DON’T. NOT UNTIL YOU’VE SEEN IT, REALLY SEEN IT. AND IT GETS UNDER YOUR SKIN, AND LIVES INSIDE YOU. YOU ALSO THINK YOU KNOW LIFE. YOU STAND ON THE EDGE OF THINGS AND WATCH IT GO BY, BUT YOU’RE NOT LIVING IT, NOT REALLY. YOU’RE JUST A TOURIST. A GHOST. — skins rises

Carnage — Les cours sont longs, beaucoup trop longs, semblables à l'éternité. Elle passe son temps à regarder par la fenêtre de son dernier rang, à moitié affalée sur sa table ; la concentration manquante. Le menton posé dans la paume de sa main, elle ne fait plus attention à rien, ce qu'il se passe autour ne l'intéresse plus, elle se conforte dans sa bulle en cogitant sur les événements des dernières semaines. Qu'est-ce que Lullaby peut bien en penser ? Elle-même n'arrive pas à clarifier ce qu'il se passe dans sa tête. Trop de choses se bousculent, trop de choses qui s'enchaînent et qu'elle n'avait pas pu prévoir ; pourquoi n'est-elle pas devineresse ? Une migraine commence à s'emparer de son crâne, y'a plus rien qui ne va, tout lui paraît dérisoire, elle ne se rend même pas compte que sa face ravagé transpire le désespoir. Alors elle s'allonge sur sa table, le front collé à la surface, les pupilles closes. Comment inverser le cours des choses ? En est-elle seulement capable ? Est-ce encore possible ? Est-ce que Rory sera assez réceptif ? Arrivera-t-il à lui pardonner ? Beaucoup de questions qui viennent prendre possession de son esprit, mais aucune réponse ne lui vient ; elle doit subir, elle doit faire face. Quand on ne fait rien, rien ne change, c'était pareil pour elle, si Lullaby n'avance pas, si elle ne fait rien, les choses resteront telles quelles et ce n'était pas une option envisageable. C'est en se redressant sur sa chaise qu'elle entend la sonnerie de la fin de ce cours plus que chiant, l'économie, ça n'a jamais été son délire ; alors elle s'étire de sa taille, baille légèrement avant de mettre ses affaires dans son sac à bandoulière en se massant légèrement la nuque... Le manque de sommeil, il se faisait clairement ressentir et il était visible, un visage déformé, des voiles sous les yeux. Elle a une mine effroyable et elle s'en rend même pas compte. Elle n'ose même pas aborder Shion ou Arata, son cœur ne semble pas prêt à une entrevue. Mais voilà... Y'a un bruit lourd d'une porte qui s'ouvre dans un fracas après que le prof est quitté la salle ; puis une voix qui gueule.

Putain Lullaby, c'est horrible ! Il y a ton meilleur ami qui est en train de casser la gueule à ton frère !
… Quoi ?

Arrêt sur image.
On rembobine.
L'hôpital, la vérité, Evan.
Putain de bordel de merde.

Elle se mord la lèvre inférieure, passe son sac sur son épaule et quitte la salle de classe en courant comme une dératé ; sa camarade lui indique le couloir, mais Lullaby ne se retourne pas, juste un mouvement de main en guise de remerciement, tout en reprenant sa course effrénée. Qu'est-ce que tu fous Rory ? Putain, mais qu'est-ce que tu fous ?! Son cœur percute sa cage thoracique, sa respiration haletante, elle est au bord du précipice ; pourquoi ? Cette putain de question laissée en suspend ; pourquoi ? Toujours cette putain de question universelle, pour tout et n'importe quoi ; pourquoi ? La réponse est évidente, Lullaby ne se voile plus la face, cette époque est révolue, c'est fini. Aujourd'hui, elle assume les conséquences, porte fièrement les couilles qu'elle ne possède pas, elle comprend le poids de sa vérité, elle laisse entrevoir la triste réalité. Et elle court, sans s'arrêter, comme si la vie de quelqu'un en dépendait ; et c'est effectivement le cas ; la vie de Rory et celle d'Evan en dépend, elle en est persuadée. Les secondes qui défilent alors que ses jambes filent le long des couloirs semblent durée des heures et étrangement, Lullaby a l'impression de ne pas avancer, de faire du sur place ; comme si son cœur savait que ce sombre spectacle n'allait clairement pas lui plaire. Il y a un attroupement de gens, mais personne ne bouge, personne ne fait rien, tout le monde contemple, mais personne n'intervient. Alors elle pousse, joue des coudes, attrape les tee-shirts pour écarter la foule et la voilà elle aussi, spectatrice d'une scène qu'elle ne pensait pas un jour contempler.

Evan, au sol, du sang
Rory, sur lui, le craquement des phalanges
Lullaby, debout, mais absente mentalement


Elle n'a pas le temps de réfléchir, ce n'est pas le moment, elle n'est pas comme tous ces connards de pigeons sordides qui aiment contempler ce genre d'immondices ; non, agir, ne pas se poser de questions et foncer. Son sac quitte son épaule et elle t'attrape Rory. De ses bras qu'elle passe en dessous de tes aisselles pour te bloquer, elle tente vainement de t'arrêter par la force, hésitant même pendant l'ombre d'un instant à user de ses pouvoirs pour te mettre hors service ; mais la violence envers un ami lui semble impossible. Et tu te débats Rory, elle a beau t'agripper de toutes ses forces, de tenter de te restreindre, rien ne marche.

Putain de merde Rory, arrête ! Tu vas le tuer si tu continues !

Même en s'infiltrant dans tes pensées, elle ne peut rien y lire, il n'y a rien, juste un blanc, comme si t'étais absent, physiquement présent, mais mort mentalement. Puis vient un coup de coude qui lui cogne le nez, prit dans ta frénésie, tu ne vois plus ce qu'il se passe autour, tu n'entends plus rien, elle le comprend, elle le ressent. C'est le nez en sang qu'elle se redresse, te bondissant une nouvelle fois dessus, enroulant un bras en dessous de ta gorge.

Il n'y est pour rien Rory et tu le sais, alors bordel arrête ça tout de suite !

Mais rien ni fait, tu ne t'arrêtera pas ; n'est-ce pas ?

hrp ; voilà, bon, c'pas tip top ; mais au moins je l'ai fais /MEURT/ ♥ amour sur vous



Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435


Dernière édition par S. Lullaby McCormick le Lun 30 Jan - 12:12, édité 2 fois
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Ajisai

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MessageSujet: Re: les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion] Mar 15 Nov - 20:40
Quelle existence méprisable est la vie humaine, où chaque individu était un pion sur l'échiquier du destin. Il n'était pas dans sa meilleure forme, Arata. Sa santé physique n'était pas un problème par contre, son moral en prenait un coup depuis quelque temps. Doutes, peurs, hésitations, mensonges. Pourquoi avait-il à nouveau cette impression que tout lui échappait ? Rory l'évitait presque pour x raison, Lullaby...On aurait dit qu'elle s'était d'avantage repliée sur elle-même. Et sans parler de son père. Menacé de perdre son emploi, il ne daignait quasiment plus à parler au dernier fils qui lui restait, préférant passer encore plus de temps à s'enfermer pour se tuer à la tâche. Arata voyait tout s'écouler autour de lui, et il tombait avec.

Le cours d'économie lui semblait être tout simplement interminable. Pas étonnant, c'était pour lui la matière de l'ennuie. Il passa tout le long à rêvasser jetant de temps à autre des regards à Lullaby en poussant de longs soupires, à se demander si un jour tout redeviendrai comme avant. Avec elle, Rory, tout les autres. A rire, sans prise de tête, à se faire des soirées jusqu'à pas d'heure. Ou alors il écrivait discrètement dans son carnet personnel histoire de se vider la tête. D'ailleurs, le brun était tellement dans sa bulle que si Shion regardait par dessus son épaule, il pouvait aisément lire ce que son camarade était en train de gratter. Son ressentis, ses sentiments. Amour, tristesse, colère. Finement modelés à travers des mots tantôt anglais, tantôt écrits en caractères japonais.

La sonnerie retentissait. Sans surprise, la plupart des Ajisai se précipitèrent vers la porte alors qu'Arata rangea ses affaires sans se presser. Sac et étui de guitare sur le dos, il quitta la salle avec l'intention d'aller prendre l'air à l'extérieur. D'ailleurs, le half en profita pour demander quelque chose à son capitaine. Avec le temps, il était devenu l'une des personnes en qui il avait le plus confiance. Ce n'était pas qu'un très bon ami mais aussi un confident. Les deux japonais avaient d'ailleurs pris l'habitude de parler dans leurs langue natale pour communiquer.

— Ah Shion, concernant la mission de la semaine prochaine, tu sais comment ça va se passer ? Parce qu'on a pas eu tout les détails et -

Un grand fracas. Machinalement, Arata avait tourné la tête dans la direction où cela provenait, et on y voyait des élèves au loin se rassembler autour de quelque chose. Ou peut-être quelqu'un, il n'en était pas sûr. De toute façon, il n'était pas d'humeur à se mêler à la foule. Mais pour que sa conscience soit définitivement tranquille, il usa de sa vue améliorée afin d'avoir un meilleur aperçu de ce qui était en train de se tramer. Et là. Ce qu'il y vit était loin de tout ce que ce dernier avait pu imaginer.

Arata serra les dents, les poings. Sans l'ombre d'une hésitation, il fonça vers le tumulte quitte à bousculer les autres sans scrupules. La politesse, au second plan pour une fois. Lulla, Evan. Les deux étaient en sang. Et Rory. Rory, pourquoi tu fais ça ? Qu'est-ce qui te prends ? Pourquoi Evan, pourquoi maintenant, pourquoi comme ça ? Il resta figé pendant quelques secondes, à réaliser ce qu'il voyait se dérouler sous ses yeux. Ses affaires, le half avait fini par s'en était débarrasser à la va-vite sans trop faire gaffe avant de s'y mêler à son tour, tentant de calmer la rage inexpliquée de son meilleur pote. Lullaby, elle essayait déjà de le stopper de ses propres mains. Un grand gaillard comme Rory ? Même Arata savait que se frotter à lui seule dans cet état était une très mauvaise idée et pourtant, il préférait être maso lui aussi. Y'en a marre, ça suffit. Il tenta de lui choper le bras PAF, un coup dans la mâchoire en retour avec un jolie marque sur le visage. Ça arrêta le brun un instant le temps d'encaisser le choc puis reprit l'assaut de plus belle avec une volonté supplémentaire. Il avait enfin prise et n'avait absolument pas l'intention de le lâcher jusqu'à ce que la personne concernée ait retrouvée ses esprits.

— C'est quoi ton problème ?! T'as vu le foutoir que t'es en train de mettre ?! Ouvre les yeux bon sang !! C'est pas toi qui disais ne jamais être capable de mettre la main sur ceux qui te sont chers ? HEIN ?! REGARDE BORDEL !!

La colère. Il se retenait.
Oh oui qu'il se retenait.
Respire.

— ...Je ne rigole pas, Rory. Arrête ces conneries avant que tu puisses le regretter amèrement.


Je ne te reconnais plus.

Ses parles cherchaient à le défier. A le transpercer, à l'atteindre. A lui montrer qu'il était prêt à s'opposer à lui sans flancher une seconde, frère de cœur ou pas. Tout comme il l'avait fait une fois avec Tsubasa.

Tu serais vraiment capable de franchir la limite, Rory ?

HRP:
 


Dernière édition par Arata Kagami le Mer 16 Nov - 17:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion] Mer 16 Nov - 11:02
гнев
And all foundation that we made built to last, they disintegrate. And when your house begins to rust, it's just metal and dust.
C’est pas vraiment la joie ce matin : le temps est maussade, le cours n'est pas celui qui t’intéresse le plus, il y a des soucis dans ta Division, et ça, c’est vraiment le pire. Tu jettes un coup d’œil en arrière à Franz qui n’a pas l’air dans son assiette, à Lullaby qui soupire de lassitude, à Arata qui, assis devant toi, n’a pas l’air de porter plus attention que ça au professeur. Et tu penses à Rory qui inquiète son colocataire, Rory qui t’inquiète aussi par sa distance. Heureusement que Jasmin n’en ajoutait pas avec une mauvaise humeur sinon tu serais bon pour l’Enfer. Tu soupires aussi. Ouais. C’est pas vraiment la joie ce matin chez les Ajisai.

La sonnerie retentit dans la salle et tu ranges tes affaires dans ton sac, soulagé de ne plus subir la torture du professeur d’Economie. Tu aurais pris une spécialité trader si tu avais voulu étudier les flux d’argent et les stratégies, pas Forces Spéciales. Attrapant ton sac que tu poses sur ton épaule, tu réfléchis. Il faudrait que tu trouves un instant pour parler à ton cadet : pas en tant qu’ami, en tant que Capitaine. Que tu parles aussi à Lulla, à Arata, que tu rassures Ambros parce qu’au final, ce sont eux qui souffrent le plus des changements chez Rory. Et tu te demandes ce qui pouvait lui passer par la tête en ce moment pour vouloir être si seul. Ah elles sont loin les soirées jeux vidéo ou Ghibli, elles sont loin les soirées où ils venaient squatter dans votre chambre. Peut-être aussi parce que tu passes presque trois jours par semaine à Centrale dans celle de Jasmin, peut-être aussi parce que vous n’en organisiez plus aussi souvent.

Tu es un peu perdu dans tes pensées, à tel point que tu ne prêtes pas attention à l’étudiante qui appelle Lullaby dans la salle, à celle-ci qui sort en courant, comme une scène de fond dans ton esprit quand Arata t’en sort. Et la douce langue japonaise se fait entendre à la sortie de la classe. Il te parle de la semaine prochaine et ton esprit vire sur l’organisation de la mission. Mais il n’a pas le temps de finir. Vous tournez simultanément la tête en direction du bruit à la sortie et avant que tu ne réagisses, Arata disparaît déjà dans la foule. Tu as compris l’urgence de la situation quand tu entends la voix de Lullaby hurler au centre du cercle, celle d’Arata que tu as fini par suivre en trottinant et en distribuant des « pardon » et des « excusez-moi » aux élèves spectateurs de la scène surréaliste qui a attisé leur curiosité. Ta curiosité.

Ok. Là Rory, t’as définitivement merdé.

Le spectacle te stupéfait, t’horrifie aussi. Parce que tu n’as jamais vu Rory dans cet état, parce que Lulla’ et Ara’ essayent tous les deux de le maîtriser par la force, parce que le frère de l’irlandaise n’a tout simplement plus l’air de faire un mouvement. Et ton esprit ne sait pas par où commencer, il réfléchit encore quand tu attrapes Evan pour l’éloigner des poings de Rory, que tu le soutiens en appelant à l’aide d’un étudiant en Médecine Magique pour administrer les premiers secours. Personne ne se bouge. Il y a un instant de flottement pendant lequel tu jettes un coup d’œil à tes deux amis qui tentent de raisonner le plus jeune d’entre vous. Et ça finit par t’agacer. La situation est urgente, il n’y a pas de place pour l’hésitation et tu finis par t’énerver, sans doute comme jamais on ne t’a vu énervé. Tu ne connais pas l’état dans lequel est Evan et sans connaissance, autant agir vite.

Finalement, une sixième année s’avance et prend en charge le blessé. Elle dit qu’elle l’amènera à l’infirmerie et tu la remercies, soulagé de voir la victime disparaître dans la foule.

Tu te retournes vers le fautif. T’es définitivement pas heureux de son comportement. Il n’a même pas eu l’air de s’être calmé entre temps. Tu inspires, profondément. Expires. Inspires à nouveau en t’avançant calmement vers Rory. Tu n’aimes vraiment pas utiliser les poings, tu ne tenteras pas d’user de la force pour le calmer même s’il mériterait que tu lui mettes une droite parce qu’il n’a l’air de comprendre que ça. Mais c’est indigne de toi. Et tu attrapes ses joues entre tes paumes, l’oblige à te regarder droit dans les yeux. Tu laisses filer tes pouvoirs à travers tes mains. Tu les contrôles comme tu contrôles ses émotions, que tu laisses dissiper sa colère dans l’air, même si la violence de ses sentiments te fatigue plus rapidement que prévu et que tu t’essouffles quand tu le lâches.

« T’es calmé ? » Ce sont les seuls mots qui sortiront de ta bouche pendant les dix secondes où tu continues de sonder son regard. Puis tu te retournes vers l’audience visiblement agacé par leur inaction. « Allez, filez, y’a plus rien à voir. » Tu gardes un calme olympien, alors que tu boues à l’intérieur. Décidément, le boulot de Capitaine est plus difficile que prévu.


Dernière édition par Shion Nakajima le Dim 20 Nov - 15:03, édité 1 fois
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Ajisai

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MessageSujet: Re: les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion] Mer 16 Nov - 14:12



LES PHALANGES SE BRISENT
on est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté

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Et tu frappes, frappes, frappes encore et encore, jusqu'à ce que cela devienne un automatisme, jusqu'à ce que ton corps le fasse sans que tu aies besoin de réfléchir. Et tes phalanges te feraient mal si tu n'étais pas si concentré sur ta haine, si concentré sur lui, si concentré sur le virus, si concentré sur Lullaby, si concentré sur la vie qui t'abandonne chaque jour un peu plus. Tu perds le contrôle de toi-même, tu perds le contrôle de tes bras, de ton poings droit qui ne fait que monter et descendre, qui se fracasse sur sa mâchoire, qui se fracasse sur son visage déjà tuméfié.

Il n'y est pour rien Rory et tu le sais, alors bordel arrête ça tout de suite ! Mais tu n'entends pas, tu n'entends pas du tout tout ce qu'il se passe autour de toi, par contre, tu sens le bras en dessous de ta gorge qui t'empêche de bouger un instant, mais tu veux te défaire de l'emprise, ton coude rencontrer une mâchoire, et puis, deux autres bras qui t'entourent, qui te stoppent, qui te redressent et tes genoux quittent le sol, tu quittes le bassin d'Evan parce qu'on t'y force. Regarde bordel ! Mais tu ne fais pas attention, tu n'écoutes pas, tu vois à peine Shion l'aider à se redresser parce que tu n'es concentré que sur lui, que sur Evan.

— C'est toi qui mérite de crever, craches-tu sans même t'en rendre compte, sans même y réfléchir, sans même faire attention aux personnes autour de vous.

Tant pis, n'est-ce pas, Rory ? Tant pis, lui, il devait le savoir. Lui, il devait savoir que sa sœur allait crever et qu'il n'y faisait pas attention, qu'il était seulement qu'un gros égoïste qui ne pensait qu'à lui, qui ne voyait que lui, qui ne faisait pas attention à son autre lui, à son alter ego. Comment pouvait-il encore être au niveau d'un frère, au niveau d'un autre elle, alors qu'il l'abandonne tous les jours, alors qu'il ne fait que l'éviter, qu'il ne fait que penser à lui, rien qu'à lui. Oui, c'est lui qui mérite de crever, pas toi, qui ne l'abandonne pas, pas elle, qui n'a fait que survivre, qui n'a fait que se battre jusqu'à ce qu'il l'abandonne. C'est lui qui devrait crever, pas toi, pas elle. Tout est de sa faute à lui. Parce qu'il te faut un coupable, il te quelqu'un à détester, il te faut quelqu'un à haïr. Arrête ces conneries avant que tu puisses le regretter amèrement.

Tu serres les dents, tentes de te défaire de leur emprise à tous les deux, mais ils te tiennent trop fort, ils te serrent trop fort. Tu étouffes. Puis Shion. Shion qui arrive, qui pose ses mains sur ton visage en le prenant en coupe, qui te fixe droit dans les yeux. Et tu te calmes. Pas instantanément, pas entièrement, mais la colère n'est plus là, la haine est présente, mais tapie dans l'ombre. Ton torse se soulève trop vite, beaucoup trop vite, même si ta respiration est plus calme qu'avant. Tu trembles Rory. Tu trembles parce que l'adrénaline redescend, parce que ton corps a fait un effort soudain trop violent, parce que ta migraine semble vouloir faire sortir ton cerveau de ton crâne. Il te fixe, te demande si tu t'es calmé et tu te contentes de te mordre la lèvre, bien trop fort, bien trop violemment et déjà, le goût du fer vient couler contre ta langue, envahir ta bouche. Tu as envie de vomir.

Ta main droite tremble beaucoup trop, comme si elle avait des spasmes en continu et tu te défais de l'emprise de Lullaby et Arata d'un mouvement sec, encore violent, mais plus calme. Tu serres et desserres le poing, faisant grincer tes phalanges en sang : en sang du sien, en sang du tien, aussi. Elles sont écorchées, à vif elle aussi. Tu l'as frappé beaucoup trop fort, beaucoup trop longtemps. Tu aurais pu le tuer de ton poings. Ton regard reste fixé dans le vide. Tu aurais pu le tuer Rory. Et c'est horrible. Parce que tu pourrais tuer de ta haine. Tu pourrais tuer pour elle. A cause d'elle. Tu ne sais pas vraiment lequel des deux est le vrai. Tu ne veux pas y réfléchir. Ta main te lance, elle te fait mal, et tu portes enfin ton regard dessus, et ce que tu vois te dégoutte. Oh oui ça te dégoutte Rory, parce que ça ne fait que rendre plus vivant tout ce qui t'entoure actuellement : la maladie de Lullaby, le virus, son abandon, ta contamination...

Le cercle se dissout, disparaît, et bientôt, vous n'êtes plus que quatre dans le couloir. Tu veux fuir. Tu veux fuir parce que tu te donnes envie de vomir, tu veux fuir parce que tu ne veux pas voir le nez en sang de Lullaby. Tu veux fuir parce qu'il va falloir que tu donnes une explication, à Shion, à Arata, que c'est pas à toi de la leur donner. Ta main tremble toujours autant et tu commences vraiment à avoir mal, tu commences vraiment à la sentir chauffer, à la sentir tout court, finalement. Et ton regard ne quitte pas ta main droite que tu couvres de ta main gauche. Putain. Putain putain putain.

Et tu ne te rends compte de la violence de tes actes qu'une fois que tu les as accompli. Tu t'es laissé emporter par ta haine, par la peur, par tout en même temps, par toutes ces émotions négatives qui ne font que t'entourer ces temps-ci. Tu as envie de vomir ta haine, tu as envie de pleurer ta douleur. Tu as envie de fuir, leur regard d'incompréhension, leur regard de suspicion, leur regard de... tu ne sais pas, mais tu les sens te regarder, tu le vois. Et le silence est violent, il fait mal, il fait siffler tes oreilles.

— Tu devrais mettre quelque chose sur ton nez...

Tu ne te tournes même pas vers Lullaby, ton regard n'a pas quitté ta main ensanglantée. Ton sang, le sien. Tu n'oses pas relever la tête, tu as peur de leur regard, tu as peur de leur réaction.

Tu as peur de les perdre.


HRP : blblblbl je meurs


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Ajisai

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MessageSujet: Re: les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion] Mer 16 Nov - 17:13

YOU THINK YOU KNOW DEATH, BUT YOU DON’T. NOT UNTIL YOU’VE SEEN IT, REALLY SEEN IT. AND IT GETS UNDER YOUR SKIN, AND LIVES INSIDE YOU. YOU ALSO THINK YOU KNOW LIFE. YOU STAND ON THE EDGE OF THINGS AND WATCH IT GO BY, BUT YOU’RE NOT LIVING IT, NOT REALLY. YOU’RE JUST A TOURIST. A GHOST. — skins rises

Loneliness —  Le cœur aux bords des lèvres, la poitrine se soulève de plus en plus vite alors que le visage de sa moitié se retrouve déformé. Dans cette situation, avec les mêmes traits, le même faciès, elle a l'impression de prendre les coups à sa place, comme par le passé... Et cette douleur que ressent Evan en cet instant lui foudroie le cœur, comprime ses muscles ; mais Lullaby ne lâche pas prise. Jamais. Resserrant même l'étreinte sur ta gorge alors que tu te débats, essayant de la faire dégager de là ; mais non, même avec le nez en sang, elle ne bouge pas ; elle ne bougera pas. Il y a tout qui s'enchaîne et elle ne peut pas s'empêcher d'éprouver des remords, car c'est bien de sa faute tout ça ; si Evan est dans cet état, gisant dans son propre sang, c'est de sa faute ; si toi Rory, tu as autant les nerfs, si tu éprouves autant de haine et de peine, c'est de sa faute... Tout ça parce qu'elle avait décidé de mentir, de cacher la vérité. Elle resserre l'étreinte, quitte à t'étouffer, pour te faire comprendre que tu étais en train de prendre le mauvais chemin ; comme Lullaby l'avait pris quelques années auparavant. Puis, la suite survient, tout s'enchaînent à une vitesse bien trop rapide pour elle ; Arata vient d'entrer dans son champ de vision, tentant d'arrêter Rory par la force de ses bras. Un soupir de soulagement allait quitter sa bouche, mais il était bien trop tôt pour crier victoire. Rory ne retrouve pas la raison... Tu restes la même bête enragée, tu viens même gueuler une phrase qui n'a pas de sens pour certain, mais qui a une énorme signification pour elle. « C'est toi qui mérite de crever. »

Evan ? Mourir ? Mais il était déjà condamné. Le virus le ronge depuis des années... Il ne mérite pas de crever, certainement pas, surtout pas. Les ongles de Lullaby se resserrent un peu plus sur ta gorge ; mais le calme se pointe, car Shion est là. Shion et sa capacité à calmer les ardeurs de tout le monde avec ses manières et son faciès quasi-imperturbable... La jalousie qu'elle avait éprouvée envers lui aurait pu la prendre d'assaut de nouveau aujourd'hui, mais ce n'était clairement pas le moment d'avoir de telles pensées, ils avaient tous le même but en cet instant ; calmer leur plus cher ami ; te calmer toi Rory. Les mains de Shion sur ton visage te décrispent et Lullaby lâche alors immédiatement son emprise, redevenant spectatrice de la situation ; l'adrénaline redescend, la pression se relâche, mais les nerfs sont encore à vifs. Une main sous son nez, elle tente de stopper le flot de sang qui en coule inlassablement.. Et son regard vient rencontrer le sol, à l'endroit ou Evan venait de se faire passer à tabac. Dans la cohue, Lullaby n'avait même pas vu son extraction de cet enfer ; elle n'y avait pas prêté grande attention ; trop concentrer pour le défendre. Mais voilà, elle a échouée Lullaby, elle n'a pas pu le protéger de cette situation. Il vient de se faire tabasser pour une raison qu'il ignore, dans sa tête, Evan doit être empli d'incompréhension. « Je me suis fait fracasser, mais pour quel motif ? » Elle le ressent et ça se resserre sur sa poitrine qu'elle comprime de sa main libre.

Le sol est sale, le sang la fait grimacer légèrement, mais elle reste malgré tout imperturbable ; lâchant un soupir de dépit. Depuis sa sortie de l'hôpital, depuis son entrevue avec Chidori, Lullaby a changé, elle le sait, ça se voit. Son sourire n'apparaît sur son visage qu'à de très rares occasions ; elle n'en éprouve plus vraiment l'envie ; cependant, elle avait pris une décision. Il était temps d'en assumer les conséquences. Revenant sur ses pas et attrapant son sac à bandoulière sur le sol, la jeune femme dégaine un paquet de mouchoirs, celui que Jasmin lui avait dépanné pour le même usage ; un saignement de nez. C'est en se mouchant que la douleur se fait plus vive et le flot coule encore plus vivement... Il lui avait pété le nez ? Apparemment non, mais l'os avait émis un bruit étrange. Nouveau soupir, Shion fait circuler la foule, plus personne ne se trouve dans les couloirs ; sauf eux. Et la voix de son meilleur ami brise le silence.

Tu devrais mettre quelque chose sur ton nez...
Ta gueule Rory.

C'était sorti instinctivement. C'était sorti tout seul, parce qu'elle savait très bien ce que t'allais dire, elle savait très bien que t'allais chercher un moyen de t'excuser de l'avoir frappé sans le vouloir ; mais elle s'en branle de ça Lullaby. Son nez, elle s'en branle, son propre sang, elle s'en fout. Mais Evan, Rory ? Malgré l'amour qu'elle éprouve pour toi, tu as franchi une limite par sa faute ; et c'est comme si c'était elle qui avait fait un faux pas. Les dents s'entrechoquent, les ongles s'enfoncent dans la paume de sa main gauche, alors que la droite essuie encore le sang qui coule ; elle en vient même à cracher le sang qui s'était agglutiné dans sa gorge.

Tu te fous de moi, c'est ça ? T'as rien d'autre à dire ? Elle se stoppe, toujours dos à vous, faisant bien attention à ne croiser aucun de vos regards. Tu ne crois pas que tu devrais remercier Arata et Shion ? Ils t'ont empêché de devenir un putain de meurtrier !

Non, elle ne se met pas dans le lot, car elle n'a servi à rien ; juste à te rendre plus coupable ; il avait fallu qu'elle se prenne un coup, il avait fallu que, par son intervention, tu te sentes encore plus coupable que tu ne l'étais déjà. Risible ? Ouais, cette situation était risible, même pathétique. Les jointures de ses mains deviennent blanches, puis rouge, la pression de sa mâchoire se desserre alors qu'elle daigne enfin se retourner... Une colère noire, quelque chose était en train de bouillir en elle et son regard rempli de haine en était la preuve formelle.

Maintenant que t'as passé tes nerfs sur la mauvaise personne ; je vais en faire tout autant ; mais autrement.

L'envie de pleurer, l'envie de tout renverser sur son passage ; toutes ses envies étranges qui prennent de l'ampleur dans sa caboche sont en train de partir en fumée ; elles sont remplacées par cette envie ; celle de la vérité.

Shion. Vu que tu es capitaine, tu mérites de savoir. La raison pour laquelle Rory vient de péter un câble ; c'est d'ma faute. Sans doute qu'il y avait autre chose, elle n'en doutait pas, mais pour l'heure, pour tout ce qu'il s'était passé récemment ; Lullaby ne s'illusionnait pas, c'était en grande partie de sa faute. Et vous vous demandez sans doute « pourquoi » tous les deux ? Pointant du nez Arata, elle avance vers son capitaine, une courbette en avant en guise d'excuse avant d'enchaîner, le regard résolu. Parce que j'suis malade, j'suis en sursit, j'suis en train de crever lentement, mais sûrement.

Plus de mensonges, c'était sa résolution ; elle n'avait plus aucune intention de le cacher ; elle s'en fichait de devenir la fille « malade » aux yeux des gens ; c'était la réalité, il fallait l'accepter. « Hé, c'est Lullaby, la fille qui à le cœur malade. » C'était sa peur autrefois, mais elle en ferait dorénavant une force.

Evan n'est pas au courant, il vient de se faire défoncer sans aucune raison ; parce que j'ai été lâche, parce que j'ai rien dit. Nouveau soupir, toujours son faciès imperturbable, sa voix résolue, mais tout de même blasée... Blasée de ce qu'elle était. Et je suis désolée de vous l'avoir caché à tous les deux.

Les détails ? Il n'y avait pas besoin de plus de détails, les choses étaient dites ; plus de retour en arrière possible et de toute façon, Lullaby ne l'envisagerait même pas. Ce n'est pas dans sa nature d'être lâche, ce n'est pas comme ça qu'elle avait voulu tourner... Chez les McCormick, on avance, on ne recule pas ; chez les McCormick, on se bat pour survivre, on n'abandonne pas et on protège les siens. Les gens qui étaient présents étaient sa nouvelle famille, des gens à qui elle pouvait faire confiance, Lullaby l'avait juste oubliée. Se retournant vers Rory, n'approchant pas malgré tout ; par automatisme, pour ne pas être de nouveau frappé, elle lâche en plissant les yeux.

Maintenant que j'ai porté mes couilles, tu vas porter les tiennes Rory. Qu'est-ce qui t'as pris ?

Les bras croisés, elle s'adosse à un mur, essuyant encore une fois le sang qui coule, mais de moins en moins abondamment. C'est le moment d'avoir une discussion, sur le vif, pas une fois que la tempête est passée ; certainement pas. Aucune dissimulation possible ; il lui fallait des réponses ; en bonne égoïste qu'elle est.

hrp ; *sifflote* lulla 2.0 débarque uhuhu ; désolé d'avance, c'est pas top ; mais bon, révélatiooooooonn.



Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435


Dernière édition par S. Lullaby McCormick le Lun 30 Jan - 12:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion] Dim 27 Nov - 4:37
Shion. Shion. Yokatta... Il était là. Leur ange gardien. Arata le remercierait jamais assez, mais là l'idée ne lui traversa même pas l'esprit; Rory s'était calmé, il lâcha prise sur lui. Y'avait plus que les quatre, plus de Evan, plus personne. Juste du sang parterre et cette tension qui animait le groupe alors que quelques temps auparavant, ils étaient comme les doigts de la main. Il était même prêt à aider son meilleur ami avec ses sentiments alors que lui avait fini par par accepter les siens et tenir sa parole quant à vider son sac devant la personne concernée. Mais voilà, fallait que plusieurs merdes viennent briser cette harmonie. Et parmi elles, y'en a qui lui étaient inconnues. Remercier pour quoi ? Agir comme un enfoiré et ensuite effacer les traces ? Non, ce n'est pas aussi facile Rory. Arata, il a mal.

— Je m'en tape de ses remerciements.

Ses mots étaient secs, francs, sans regrets, plus familiers que d'habitude. Ceci n'était encore qu'un échantillon de la douleur qu'il éprouvait accumulée depuis des jours et des jours durant en grande partie par leur faute; sa joue le lançait un peu, accompagné d'un goût amer dans sa bouche qui n'étaient le résultat que du coup de tout à l'heure. Pourtant, c'était Lullaby qui monopolisait à présent toute son attention. Arata observait la scène, les poings serrés, le coeur battant avec cette sensation de vivre un véritable cauchemar. Qu'on ne pouvait voir un truc pareil que dans les drama coréens et japonais qu'il avait pu voir dans sa chambre lorsqu'il s'ennuyait pas un temps de pluie. Pourtant ce n'était pas un rêve. Bienvenue dans le monde réel;

C'est de ma faute. Qu'elle leur disait. Preuve qu'on lui cachait des choses. Mais ce n'était pas le pire. Arata sentait les révélations venir à plein nez et ça le tétanisait dans le fond, tout comme il se hâtait d'enfin connaitre le fin mot de l'histoire. Le voilà devant elle, ses yeux émeraudes qui essayaient de percer les siens.

— Et qu'est-ce qu'on doit comprendre ?
— J'suis malade, j'suis en sursit, j'suis en train de crever lentement, mais sûrement.

Son monde venait de s'écouler. Sa gorge, sa poitrine se serraient. Et son cœur tant malmené se brisa en mille morceaux. Non non non. Elle ment. Elle ment !! Son expression avait changée du tout au tout, on aurait dit qu'il était totalement déconnecté. Pourquoi maintenant, pourquoi elle, pourquoi...Pourquoi quand il était enfin prêt à assumer pouvoir aimer quelqu'un à nouveau, il fallait que la vie soit à nouveau si cruelle ? Arata n'avait rien entendu de la suite, tout n'était que non sens pour lui. Juste des excuses pitoyables. Dès lors, il redescendit sur terre, se mordit méchamment la lèvre inférieure pour empêcher les larmes de couler. Il n'avait même pas laissé Rory parlé.

— ...Désolée. C'est tout ce que t'as à dire ? Te fous pas de moi, Lulla. Te fous pas de moi...Et tu comptais me le dire quand, HEIN ?

Arata rentra dans le déni. En seulement quelques mots, Lullaby avait tué sa lumière. Elle allait mourir. Sa Lulla, s'éteindre pour ne plus revenir. L'idée en elle-même le rendait malade. Sûrement la même folie qui venait d'emporter Rory. D'ailleurs, il en avait absolument pas fini avec lui. En deux temps trois mouvements, le brun le confrontait lui aussi.

— Et toi. TOI. T'étais au courant pas vrai ? Après ça se dit être mon meilleur ami, mon frère ? Laisse-moi rire. Continuez encore avec vos cachotteries, c'est bien. Vous savez quoi ? Vous deux-là...Vous n'êtes que des putains d’égoïstes.

Ses iris se posèrent une nouvelle fois sur elle, lui montrant bien que c'était également à cette dernière qu'il s'adressait. Sa voix était nouée par le chagrin et la colère : Arata sentait qu'il allait faire un burn out à tout moment.

— J'ai vraiment été con de croire que je pouvais enfin tout te dire ou même que ça pourrait aller au delà de notre amitié.

C'était la goutte de trop; Arata venait de s'infliger lui-même un ultime coup de poignard en lui balançant une pseudo-déclaration dans une situation pareille. Inconsciemment, il avait en fait juste besoin de vider son sac à propos de tout les ressentis qu'il avait accumulés depuis belle lurette. Il était en train de craquer, ça ne faisait aucun doute : ses membres tremblaient et des larmes commençaient à perler dans le coin de ses yeux. Arata eu un bref regard reconnaissant envers Shion et partit aussitôt d'un pas rapide s'isoler plus loin, n'ayant pas la volonté de s'éloigner d'avantage. Au passage, il zappa en plus ses affaires dont son sac, sa guitare, son carnet. Il se laissa finalement glisser contre le mur, passa une main sur le visage, dans ses cheveux. Et c'est à cet instant précis qu'Arata se lâcha complètement comme la fois où il avait réalisé que Tsubasa ne redeviendrait sûrement plus jamais.

Realizing, everything I love is slowly killing me


Taking off — (music)
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MessageSujet: Re: les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion] Lun 26 Déc - 18:25
гнев
And all foundation that we made built to last, they disintegrate. And when your house begins to rust, it's just metal and dust.
Ça a failli partir en cacahuète. Mais toi qui te maudis souvent de n’avoir aucun pouvoir offensif opérationnel, il y a des fois comme celle-ci où tu bénis véritablement ta capacité à dissiper les émotions, en faire naitre de nouvelles, agir tout simplement pour affronter la tempête et revenir en eaux calmes. Rory s’apaise un peu quand tu le lâches et tu t’occupes de faire disperser les derniers curieux loin de votre petit groupe. Pour l’instant, c’était une histoire entre vous le groupe d’amis, entre toi le Capitaine et les Ajisai. Le temps que tu termines, c’était déjà reparti. Le ton sec d’Arata est étonnant, parce que ce n’est pas dans les habitudes de ton colocataire de parler de la sorte ; la voix de Lullaby est déjà plus forte. Et tu viens enfin de remarquer le sang qui coule sur son visage. Tu ne sais même pas si elle s’est pris un coup volontaire ou pas, mais la situation n’est pas à savoir si c’était le cas ou non. Lulla, c’est pas le moment pour ça, as-tu envie de sortir mais l’Irlandaise est partie, la colère l’emporte et tu l’observes s’avancer vers toi sans vraiment comprendre la situation, ses actions ni ses paroles.

Lullaby aussi est malade : comme Franz, comme beaucoup de gens dans ton entourage. Et la première chose qui te vient à l’esprit est cette histoire de virus dont on a aucun vaccin. Ton cerveau boue avant ton corps et maintenant qu’il a assimilé ces paroles, le voilà qui repart, envoie des signaux de détresse. Ton cœur s’accélère, ta respiration se coupe, tes muscles se tendent, ton visage se fige dans une expression de stupeur, cette même expression que tu as à chaque fois qu’on t’annonce qu’il y a un nouveau malade dans ta Division. Le genre de chose qui te bouffe jusque-là moelle, beaucoup plus que les atteints eux-mêmes. Parce que tu veux être là pour tout le monde, soutenir tout le monde, mais t’es peut-être un peu présomptueux de te dire que tu peux porter tous les fardeaux du monde sur tes épaules. Tu inspires à fond, expires lentement pour calmer ton cœur, garder la tête froide dans ce genre de situation, parce que c’est comme ça que tu as appris à gérer les conflits. Elle ne pouvait pas te laisser dans le doute : virus ou pas, il faut que tu saches au moins ça. Il faut que tu saches si tu peux aider en quelque chose, parce que tu es comme ça de nature. C’était pas vraiment le moment pour les excuses. « On en parlera plus t.... »

Tu n’as pas terminé ta phrase et cette fois, c’était Arata qui se laissait entendre. Sa voix s’élève, il conteste, il n’est pas d’accord, et toi qui sait pertinemment ce qu’il y a entre lui et Lullaby, tu passes pour le sans cœur de service. Parce que tu ne réagis pas comme tu le devrais, mais ancré dans ton rôle de Capitaine, tu ne peux pas te permettre de réagir comme tous le faisaient. Tu laisses ton colocataire exploser en le surveillant du coin de l’œil, au cas où. Finalement, il s’éloigne, s’isole et se laisse aller contre un mur. Tu ne réalises pas toute la portée de ses paroles et tu regardes chacun des trois protagonistes dans leurs coins respectifs sans savoir par où commencer. Prioriser les problèmes, c’est ce qu’il faut que tu fasses et tu inspires à nouveau, puis expires en passant une main sur ton visage. « Ok. » Il faut absolument que tu agisses avant que cela n’échappe à tout contrôle.

Tu regardes Rory qui, le connaissant, n’est pas spécialement prêt à parler. Tu n’en tireras rien aujourd’hui. A remettre à plus tard quand tu pourrais lui parler seul à seul. Il faut aussi que tu préviennes l’administration pour les dégâts, pourquoi le sol est tâché de sang, pourquoi il y a un étudiant à l’infirmerie dans un sale état.

Tu regardes Lullaby qui, adossée à son mur, semblait tenir à ce que son compatriote crache le morceau. Peine perdue pour elle. Et tu te devais d’aller lui parler quand elle serait allée voir son frère à l’infirmerie.

Tu regardes Arata, au sol, blessé dans son cœur autant que son orgueil, dont tu devrais laisser le soin à Lullaby d’aller lui parler parce que tu serais décidément de trop dans leur histoire.

« Ok. » tu répètes à nouveau en essayant vraiment de garder la tête froide pour réguler ces Ajisai au sang chaud. Ton visage est pourtant rouge de toutes ces émotions que tu tentes de contenir. Tu te dois d’être plus responsable que les autres dans ce genre de situation et c’est un véritablement défi à chaque fois. « Voilà ce qu’on va faire parce que c’est décidément pas le moment de mettre les choses au clair maintenant : Rory ne va pas ‘porter ses couilles’ aujourd’hui. Il va venir avec moi à l’administration pour qu’on explique ce qui s’est passé dans ce couloir. » Ton regard se pose sur l’Irlandais, qu’il comprenne bien que tu ne tenais pas à ce qu’il te fasse faux bond sur ça car tu l’y amènerais par la peau des fesses s’il le fallait. « On est d’accord Rory ? » Question rhétorique. Ton ton est un peu autoritaire et franchement là, tu ne t’attendais pas spécialement à ce qu’on te conteste. C’était comme ça, point. « Lulla, je sais que tu aurais préféré qu’on fasse ça tout de suite mais vu la tournure que prennent les choses, on n’arrivera à rien. Je préférerai que tu ailles voir ton frère à l’infirmerie pour t’assurer qu’il va bien. » Tu te tournes vers Arata, soupires à nouveau. Il te fend véritablement le cœur. « Tu pourrais peut-être emmener Arata avec toi ? Je crois qu’il va falloir que vous ayez une conversation tous les deux. » Tu ne peux pas t’en empêcher et tu viens t’accroupir en face de ton colocataire, penches doucement le visage pour tenter d’apercevoir le sien. « Ara’, qu’est-ce que tu veux faire ? Aller à l’infirmerie avec Lullaby ou avec moi dans le bureau des prof ? » Parce qu’au final, tu ne voudrais pas lui faire subir quelque chose dont il n’a pas envie. Il en bavait déjà assez.


hrp : c'est pourri, c'est kk, et je suis désolée pour le temps que j'ai mis à répondre

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Ajisai

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MessageSujet: Re: les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion] Mer 28 Déc - 10:33


LES PHALANGES SE BRISENT
on est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté

www

Ta main tremble toujours autant et tu as l'impression qu'elle est cassée, ou fêlée, tu ne sais pas. Dans tous les cas, elle fait mal. Elle fait vraiment, vraiment très mal, et plus tes doigts tremblent, plus tu as mal, et plus tu as mal, plus tes doigts tremblent. C'est un cercle vicieux, ça ne s'arrête pas. C'est un cercle vicieux comme cette haine qui t'a pris aux tripes, qui t'a retourné l'estomac et qui te donne mal au cœur maintenant. La voix de Lullaby te donne le premier coup, elle te détruit, enfonce la lame si profondément dans ton estomac que tu as l'impression d'étouffer, que tu as l'impression que tu vas cracher ton sang sur le sol déjà tâché. Tâché du sang d'Evan, tâché du sang de Lullaby, tâché de ton sang. Est-ce que tes phalanges écorchées pouvaient les contaminer ? Est-ce que tes phalanges écorchées pouvaient les salir, détruire leur vie ? Elles venaient de le faire, certes, mais pouvaient-elles le faire encore plus ? Arata s'en fout. Il s'en fout de tes remerciements, des remerciements que tu n'as pas encore prononcés, des remerciements que tu n'oseras jamais chuchoter. Il s'en tape, de tes remerciements, il s'en tape parce qu'il ne comprend pas pourquoi, il ne comprend pas ce qu'il se passe et à sa place, tu aimerais tellement comprendre.

Lullaby se confesse. Elle confesse sa maladie comme tu devrais confesser tes crimes. Elle balance la vérité sans prendre de pincettes, sans essayer de calmer le jeu et tu jettes un regard à Arata, soudain terrifié qu'il apprenne la vérité comme ça, soudain terrifié de l'impact que ça aura sur lui, soudain terrifié de savoir que tu ne seras pas là pour l'épauler. Et elle se tourne de nouveau vers toi, ta Lullaby qui ne sonne plus si douce à tes oreilles. Porte tes couilles. Mais non, non tu ne vas pas les porter, parce que tu n'es pas capable de dire la vérité, tu n'es pas capable de dire que t'as pété les plombs, que t'as craqué parce qu'il y a trop de choses qui se passent ces temps-ci et que tu avais besoin d'un défouloir, qu'il était là, que tu ne voulais pas y aller si fort, que tu voulais juste lui mettre une baigne pour lui remettre les idées en place ; tu n peux pas lui, tu ne peux pas leur dire.

Après ça se dit être mon meilleur ami, mon frère ?

Tu baisses les yeux sur cette main ensanglantée, sur cette main qui vient de détruire tout ce que tu étais, tout ce à quoi tu tenais ici. Tu observes cette main ensanglantée qui n'est que le miroir de ce que tu es : détruit, sale, destructeur. Le silence est violent, il fait mal, il te tue, il t'ouvre les veines. Le sang perle sur ta main, coule doucement et la goutte met du temps à s'écraser sur le sol, tu as contemplé cette goutte de sang mêlé pour ne pas les regarder, pour ne pas lever les yeux vers ce qui t'attend, vers cette horreur que tu viens de commettre. Puis Shion.

Shion, l'ami. Shion, le capitaine. Shion, celui qui arrive à calmer le jeu, comme d'habitude. Ton prénom sort de ses lèvres et tu ne lèves pas la tête. Tu crèves d'envie de lui dire d'aller se faire foutre, tu crèves d'envie d'aller chialer dans ton coin, tu crèves d'envie de retourner dans ta chambre et d'aller taper le mur, hurler ta haine dans ton coussin, hurler jusqu'à n'en plus pouvoir, frapper jusqu'à en crever. Puis tu l'entends marcher, se diriger vers Arata et tu lèves les yeux vers ton meilleur ami. Ton meilleur ami que tu viens de trahir, que tu viens de détruire. Ton meilleur ami que tu as tué par ton égoïsme, parce que tu es un monstre d'égoïsme, Rory, tu l'as toujours été, tu le seras toujours... et tu te demandes comment tu fais pour avoir des personnes aussi magnifiques, et aussi belles, et aussi parfaites dans ton entourage, alors que tu es d'un égoïsme à couper le souffle, alors que tu n'es ni capable de les aider, ni même capable de les épauler dans cette épreuve que tu leur fait subir sans même leur avoir demandé leur avis, sans même leur expliquer la raison. Ce n'est pas toi, le meilleur ami d'Arata, ça n'aurait jamais du être toi. Ce n'est pas toi, le bout du monde de Lullaby, ça n'aurait jamais du être toi. Ce n'est pas toi, l'ami de Shion, tu n'aurais jamais du l'être. Tu ne les mérites pas, tu ne les as jamais mérité.

T'es qu'une merde égoïste, Rory.

Ça te donne envie de chialer, tu as envie de chialer comme le gosse que tu es, comme le mec de dix-neuf ans qui vient d'apprendre qu'il a que trois ans à vivre au grand maximum, comme le mec qui a peur de tomber amoureux, comme le mec de dix-neuf qui voit toutes les conneries qu'il a faites dans sa vie, comme le mec de dix-neuf qui observe ses erreurs comme s'il en avait soixante-dix, et tu crèves d'envie de rattraper tout ça : aller voir Eden, passer une après-midi avec lui, faire ce camping que tu lui as promis avant de crever ; faire ce tatouage dessiné par Alcyone qui traîne dans ton tiroir depuis que tu l'as quitté parce que tu avais peur de tomber amoureux de lui ; aller voir Franz, lui dire la vérité, passer une après-midi à parler cul, jeux vidéos et musique ; reprendre contact avec Alcyone, peut-être, pour pousser ton égoïsme jusqu'au bout...

Ta vue devient floue, tes paupières papillonnent et tu veux chasser ses larmes, tu ne veux pas leur montrer que tu pleures, tu ne veux pas qu'ils s'en aperçoivent, surtout pas, il ne faut pas. Alors le dos de ta main vient essuyer rageusement cette eau salée. Les larmes se mélangent au sang, ou le sang aux larmes, tu ne sais pas vraiment. Tu rejettes ta tête en arrière, regardes le plafond de l'académie comme s'il pouvait avoir la solution à ton égoïsme horrible... non, aucune réponse. Tu croyais vraiment que ça allait te tomber du ciel, Rory, mh ? Tu crèves d'envie d'aller voir Arata, de lui demander parole, de le supplier de te pardonner ; tu crèves d'envie de leur dire la vérité, mais ça va les détruire, ça va les détruire comme ça va te détruire un peu plus. Tu lâches un soupir, un soupir pour chasser la boule au fond de ta gorge, pour chasser les larmes qui brouillent ta vue, un soupir pour calmer ta respiration bien trop rapide, pour calmer la douleur de ta main, pour calmer ta voix qui va sûrement être tremblante quand tu vas prendre la parole.

— J'ai pas besoin de toi pour y aller, Shion.

Tu as voulu faire le dur, jouer le mec froid qui n'est pas atteint par le regard réprobateur de Lullaby, par l'accusation fondée d'Arata, pour le regard incompréhensif de Shion. Tu as voulu jouer les dur, mais ta voix a tremblé, elle a tellement tremblé que tu sais qu'ils l'ont remarqué. Tu attrapes ton sac de ta main gauche – ta main droite te fait beaucoup trop mal – et tu les quittes, vite, très vite, presque en courant, pour fuir. Tu préfères avoir les regards de l'administration que ceux de Shion, tu ne veux pas qu'ils comprennent, tu ne veux pas qu'ils sachent. Tu ne veux pas porter tes couilles avec cette deuxième famille que tu as trouvé ici, tant pis.

Aujourd'hui, comme tous les autres jours, tu fuis.



HRP : blblblbl let me diiiiiiie
Je sais pas si quelqu'un rattrape Rory ou pas ou je sais pas, mais fuir est sa seule option s'il veut pas craquer blblbl
Je vous laisse carte blanche, vous avez même droit d'en foutre une à Rory, il le mérite ♥


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Ajisai

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MessageSujet: Re: les phalanges se brisent [Lullaby ; Arata ; Shion] Lun 30 Jan - 12:04

C’est plus facile de tomber dans la drogue que d’affronter la vie, plus facile de piquer ce que vous avez envie que d’essayer de le gagner, plus facile de battre un enfant que de l’élever. L’amour par contre, ça demande des efforts, du courage — seven

Madness — Elle avait recommencé, de son plein gré cette fois ; elle venait de tout révéler, sans aucune once de regret. Le visage de Shion semble perplexe, mais il reste néanmoins humble, Arata lui explose alors que Rory se décompose. C'est avec une oreille attentive, mais cependant sans le regarder que la jeune femme reste adossée à son mur, ses yeux azurés fixant le sol pour mieux encaisser. Ce n'était pas facile, ce n'est pas de cette façon qu'elle avait souhaité annoncer les choses, mais le cours des événements l'y avait contrainte. C'est en se massant la nuque avec férocité que la jeune femme souffle entre ses dents après avoir claquée sans langue contre son palet, elle comprenait mieux que quiconque la frustration d'Arata, mais contrairement aux autres, Lullaby avait dépassé le stade de pleurer ou même de s'énerver quant à sa condition. Que dire ? Que faire ? La demoiselle n'en sait rien, son esprit vagabonde par-ci par-là alors que son cœur s'accélère, lui tapant dans la cage thoracique avec férocité, avec acharnement. Elle sent alors son sang bouillir dans ses veines, taper contre ses poignets tremblants qu'elle vient coller à son corps en croisant les bras. La frustration. L'amertume. L'incompréhension. La colère. Toute forme d'émotions qui viennent s'emparer d'elle sans qu'elle ne puisse contrôler quoi que ce soit ; elle qui était depuis peu relâchée, suffisante, tout le temps blasée ; ce genre d'émotions négatives ne lui avait, décidément, pas manqué. Il s'énerve Arata, contre elle, contre Rory, et elle aimerait compatir, mais elle n'y arrive pas ; car ce n'est tout simplement pas le moment adéquat pour cela. Tous, tous autant qu'ils sont, mérite de prendre pour leur grade. Shion qui n'a rien vu, Rory qui n'en a fait qu'à sa tête, Arata qui croyait que tout allait bien, Lullaby qui a menti. Tous autant qu'ils sont, dans la tête de la blonde, ils étaient complètement coupables, une amitié presque réduite à néant pour un manque d'honnêteté et de communication. C'était triste, oui, indéniablement triste, mais les erreurs engendrent une correction amère qui passe tout envie de recommencer dans le futur.

Nouveau soupir alors qu'Arata part s'asseoir plus loin, que Rory lui reste telle une statue, droit comme un i et que Shion lui, semble réfléchir. Son rôle de capitaine lui allait comme un gant, Lullaby en avait conscience et elle savait très bien où la suite des événements allait la mener. Se grattant la tête en anticipant ce que Shion allait dire, la jeune femme soupire bruyamment, agacée comme jamais ; c'est pourtant dans ce genre de moment qu'elle ne devait pas se montrer égoïste, mais rien ni fait, elle ne peut pas s'en empêcher. Les pensées se mélangent, engourdissant ses sens, endormant sa langue pour mieux réfléchir, pour mieux poser ses idées, pour mieux exploser de nouveau par la suite. Elle écoute, s'abreuve, réfléchit. C'est la dernière phrase de Shion qui la sort de ses gonds, la transformant en braise incandescente, prête à tout ravager de nouveau, car son honnêteté cinglante et sa vérité tranchante sont destructrices, elle en a conscience. « Shion, avec tout le respect que je te dois, ferme-là s'il te plaît. » Les prunelles parlent-elles aussi ; de la fureur, de la frustration, de l'entêtement. « Si ça avait été Jasmin que j'avais passé à tabac en plein milieu d'un couloir, t'aurais pas aimé un minimum d'explication sur le tas ? » Avant que quelqu'un n'ose lui dire que ça n'aurait pas été pareil, la jeune femme frappa le mur aussitôt, dans un fracas lourd de conséquence. « Et ne me sors pas que ce n'est pas pareil ou je ne sais pas quoi, c'est exactement pareil et tu le sais. » Le cœur s'accélère alors que son poing à la peau arraché quitte la surface du mur pour mieux se glisser dans sa poche.

Encore une fois, elle avait recommencé, elle n'avait pas pris en considération leur sentiment, c'était contenté de gueuler sa propre haine, sa propre injustice, sa propre frustration ; en bonne égoïste qu'elle était. Parce que c'est ce qu'elle est devenue Lullaby avec toute cette histoire, quelqu'un de froid, d'insupportable, d’exécrable... Et la raison à tout cela et tout aussi conne que ce passage à tabac ; les perdre avant que sa disparition ne leur fasse du mal. Et elle le sait Lullaby qu'elle a foiré sur toute la ligne, qu'elle n'a pas réfléchi, elle le sait mieux que quiconque. Les larmes coulent toute seule, mais ce n'est pas de la tristesse ; elle pleure, mais elle ne ressent rien à part de la colère ; elle pleure, mais les pensées sont vide. Aucun sens, toute cette situation n'avait décidément aucun sens. « Tu veux que j'aille voir mon frère à l'infirmerie ? Un frère qui m'ignore depuis qu'il a appris sa maladie ? Depuis que le virus m'a arraché à lui ? » Elle en rigole, mais les larmes ruinent cet effet, tout n'a plus de sens, rien n'est logique, tout est vide, semblable à cette tache de sang sur le sol ; semblable au verre brisé qui explose quand elle tape sur le carreau de la fenêtre. « C'est drôle. Vraiment très drôle. Mais non. Je n'irais pas à l'infirmerie. J'ai cassé une fenêtre, je dois donc aller donner des explications à l'administration, tu ne crois pas 'capitaine' ? » La raison n'a plus sa place, emportée par le virus, fragilisé par la détresse, détruite par sa maladie. Et le respect avec tout cela est mort, embarqué dans une spirale qu'elle ne contrôle plus, qu'elle ne souhaite plus comprendre et encore moins maîtrisé. Tout lui paraît insignifiant, presque sans conséquence. Quand la mort vous appelle à elle, vous n'avez pas d'autres choix que de répondre présent, mais la mort se fait parfois cruelle et vous fait alors attendre impatiemment. La mort appelle Lullaby, souvent, chaque jour, chaque seconde de sa vie, mais avec eux ; avec vous ; elle n'a aucune envie de répondre présente, aucune envie de rejoindre la mort, aucune envie d'être éloigné de vous. Mais ce n'est pas quelque chose que la jeune femme peut consciemment dire, car cela lui est interdit maintenant.

Alors elle se mord la lèvre avec insistance, son regard se relevant alors que d'un revers de main ensanglantée, elle vient essuyer les larmes qui coulent le long de ses joues pâles. Et elle le voit, lui, qui fuit, sans rien dire, comme si c'était normal. Il attrape son sac et se casse, après le foutoir qu'il a foutu, il les fuit eux, le bout de son monde. Rory ne se l'avoue pas, Rory ne peut s'y résoudre, alors Lullaby se doit de le lui faire comprendre par la force des choses. Il ose lui tourner le dos, il ose ne pas répondre, il ose ne pas lui donner d'explication ; très bien. Elle use de sa magie, se foutant des conséquences, rattrapant le jeune homme de par sa vitesse décuplée, finissant devant lui pour mieux lui choper le col du tee-shirt, le plaquant contre le mur derrière avec férocité. « Je sais que tu es lâche, mais ne me déçois pas d'avantage s'il te plaît. Ne me fais pas regretter tout ce temps passé ensemble ; ne me fais pas regretter de t'avoir dit la vérité ; ne me fais pas regretter... » Les mots sont lourds, le poids est conséquent, elle le sait, elle le sent, mais ils sortent malgré tout, lui arrachant la trachée, lui paralysant un peu la mâchoire. « Ne me fais pas regretter de vouloir rester en vie à vos côtés. » Pourquoi Rory ? Pourquoi le jour où une bonne nouvelle doit être donnée ? Pourquoi quand la greffe est vraiment devenue son unique option pour ne pas vous quitter ? Pourquoi faire ça a Evan aujourd'hui ? Et elle serre son poing Lullaby, le sang coule, les morceaux de verres brisés la rappelant à l'ordre. Elle desserre son emprise sur le col de son meilleur ami, le visage baissé, reculant légèrement ; les mains dans les poches, les lèvres pincées. « J'en... Ai assez. J'ai eu... Ma dose. »

La voilà qui tourne les talons, la sueur coulant de son front, son cœur prêt à imploser, prêt à lâcher. Elle avance en direction des toilettes pour fille, s'enfermant à l'intérieur pour mieux s'y effondrer dans un silence de plomb... Le sang déborde de ses lèvres, les larmes s'échappent toute seule, sans qu'elle n'ait besoin de dire quoi que ce soit ; elle pleure pour Arata, elle pleure pour Shion, elle pleure pour Rory ; ceux qui luttent pour ne pas succomber, ceux qui restent forts malgré tout ; Lullaby, elle, ne peut décidément pas s'en empêcher. Elle pleure sa haine, elle pleure sa peine, elle pleure la fin de son monde ; mais où est donc passer son 'bout du monde' ?

hrp ; un mois pour répondre, je suis impardonnable, surtout que ce n'est pas terrible terrible, je pensais faire mieux pour mon comeback. désolé d'avance si ça vous inspire pas ;; je ferais mieux au prochain (bon et sinon vos réponses m'ont fait décéder alors tout vas mal dans mon coeur. ♥



Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435
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