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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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Un autre verre comme avant [PV Kyōya]
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MessageSujet: Un autre verre comme avant [PV Kyōya] Jeu 24 Nov - 10:08
Encore une de ces journées. Ces journées inlassables, où l'on agit sans réfléchir, comme de pur machine. On ne souhaite pas faire autre chose, on se complaît dans son habitude. C'est le propre de l'homme. Comme si on tirait des ficelles, qu'on n'y pouvait rien, qu'on attendait un ordre. Nombreux sont ceux qui ne veulent pas décider par eux-mêmes, libre que par leur dire. Au fond, peut-on vraiment y échapper? L'ennui. L'ennui est la clé de tout. On s'ennui, alors on s'occupe, comme d'habitude. L'ennui engendre le divertissement, la joie, la tristesse, l'habitude, ou encore plus d'ennui. Comme une boucle. On n'y sort pas. On croit en sortir. On veut en sortir. On finit par créer des sorties imaginaires, de simple contours. L'homme en a semé toute sa vie. Religion, guerre, et surtout, au grand surtout "l'amour". C'était une belle chose. Elle rends toute chose plus belle. Tu ne t'ennuis plus, tu t'amuses, tu rêves les yeux ouverts. Mais surtout, surtout tu souffres, attendant le coup de grâce. Le coup qui fera tout explosé. Soit tu le provoques toi-même, soit tu attends l'autre. Selon ton plaisir personnel. Et cette douleur emplira ton cœur. Tu ne pensera qu'à ça. Adieu l'ennui. Mais il reviendra. Encore et encore, t'harcelant de toute son âme. Âme? Peut-on vraiment parler d'âme? Alors tu recherchera de nouveau l'amour, et ainsi de suite. Jusqu'à la mort.

Les lumières clignotaient, comme d'habitude. Les feux des lampadaires, les appartements, les transports, les cigarettes. Centrale bouillonnait encore une fois. Encore une nuit. Le ciel dégagé laissait voir ses étoiles. Elle formait une sorte de moue rieuse, se moquant des idiots qui pensaient échappé à cette lumière. Qui pensait résister à leur beauté irrésistible. Et elle s'était mise juste au dessus du balcon de David. La fumée de sa cigarette s'envola dans l'air. Il avait les yeux fatigués, fixé sur le ciel, perdu. Il avait vu les étoiles. Il faisait partie de ces gens croyant avoir la moindre chance contre elle. Il ne dormait pas, comme à l'accoutumée, et fumait pour penser à autre chose. Mais ça ne marchait pas, alors il en prenait une autre, puis une autre. Au final, le reste du paquet qui lui restait fut vidé à vitesse grand V. Il ne savait pas quoi faire après cette dernière inspiration. Il avait dû sacrément saboter ses poumons cette nuit. Et sa trachée. Ce serait trop beau de s'arrêter là. Rendons la scène plus dramatique, plus dangereuse pour sa santé se disait-il. Il avait déjà fait du sport, jouer, n'avait rien fait pendant une heure, il ne lui restait qu'une option. Rejoindre ces lumières. Se fondre parmi elle. Et succomber aux moqueries des étoiles. Lumière, me voilà.

Il c'était habillé simplement. T-shirt blanc au col bien trop ouvert pour un homme normale, un jean à l'allure délavé et une veste en cuir noir, simple, contrastant aux couleurs clairs de la tenue. Il c'était à peine coiffé, se contentant d'une main dans les cheveux. Il savait que ça lui allait bien, et en jouait. Après tout, peut-être sa beauté l'aidera à trouver un autre divertissement cette nuit, ce ne serait pas la première fois. Que chasserait-il aujourd'hui? Homme? Femme? Non, il laisserait venir. On vient toujours à lui. "Si tu ne m'aimes pas je t'aime, et si je t'aime prends garde à toi" lui correspondait en quelques sortes. Besoin d'amour ce soir, de distribuer cette contrefaçon dont il avait le monopole, la recette secrète. Cette amour mystérieux, joueur, manipulateur. Cet amour qui consumait tout entier David. Il eut envie de parler à voix haute mais se reprit. Il était bien temps de se brûler la gorge pour se taire.

Il marcha dans la rue nonchalamment, avec sa tenue insolite, mais qui lui allait pourtant étrangement parfaitement. Il tourna dans une allée moins fréquentée, qui embouchait sur un bar plutôt bien fréquenté. Cela devait faire... Un an qu'il n'y était pas allé? Il avait fait le tour des établissements comme celui-ci. Il en avait eut le temps. Il en avait profité. Sauf qu'il n'avait pas de préférence, donc il avait reprit son tour. Depuis le début, sauf quand il ne voulait pas descendre plus bas que sa rue. Il entra donc dans le bar. Il ne prit même pas la peine de lire la pancarte lumineuse et attrayante qui accueillait le client avec le nom de la bâtisse. La porte grinça presque, et offrit enfin à David ce qu'il voulait.

Une salle bondée, des gens qui rigolent, pleurent, s'égueulent dans tout les coins. La soirée était bien avancée. Une sorte d'allée s'était formée autour du passage jusqu'au bar, comme si on s'était concilié à laisser aux hommes la venue à leur but: la boisson. David ne se fit pas prié. Personne ne semblait s'occuper des autres, tous centrer sur ce qu'il faisait. Une ambiance agréable, vraiment. Une musique énergique, mais pas trop forte, des néons, la couleur rouge abondamment. David arriva enfin au bar. Il commanda une bière. Commençons doucement. Et attendons de voir ce que ce soir lui réserve. Et ce qu'il reçu fut au dessus de ses attentes.

Un garçon, non, maintenant c'était un homme. Il le connaissait bien. Ils se connaissaient bien. L'avait-il vu? En tout cas, c'était le cas de David, qui eut se sourire charmeur. Il détacha son regard de lui. Il voulait agir comme si il ne l'avait pas vu. Il eut un rire frénétique. Sa cible, il l'avait choisi. Il le connaissait bien. C'était compliqué, mais l'envie de le revoir, de l'avoir était trop forte. Il voulait attendre de voir s'il le voyait, mais non, finalement. Il se dirigea vers lui, assis au bar, juste à côté de lui. L'avait-il vu? Il n'aurait pas le choix. Il toussa avant de commencer sans attendre.

« Bonjour toi. »

Il avait cette voix grave qui lui correspondait, massacré par l'alcool et la cigarette. Il planta ses yeux sur ceux de son interlocuteur qui n'avait rien demandé. Il avait le même air qu'avant, il avait choisi de garder le même avec lui. Cette air de capitaine des Sumire fier de lui. Cet air qui t'avait fait craquer. Es-tu prêt, Kyōya Nakamura?
HRP: VOILA VOILA! J'espère que ça te plaira, si quelque chose ne va pas, dis le moi ;;
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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: Un autre verre comme avant [PV Kyōya] Ven 25 Nov - 17:08

But sometimes the shit just seems, everybody only wants to discuss me, So this must mean I'm disgusting, but it's just me I'm just obsceneFEAT DAVID

MADNESS — La nuit est belle, l'air est froid et les étoiles semblent le regarder, lui, qui apprécie la fin de sa journée assis sur le rebord de sa fenêtre. Les pupilles rivées sur la lune qui est pleine, une cigarette éteinte nichée aux coins de ses lèvres abîmées par la fraîcheur des nuits d'automne, Kyōya en vient à se demander ce qu'il pourrait bien faire par une nuit pareille ; une nuit qui lui semblait complice de son envie à s'extirper de sa chambre ; juste pour oublier les banalités du quotidien ; juste pour aller profiter de central et de ce qu'elle pourrait bien avoir à lui offrir. L'ennui, c'est ce qu'il ressentait en cet instant ; un profond sentiment d'ennui. Ce soir, il n'aurait pas d'entraînement, les nombreux projets qu'il devait boucler était terminés depuis trois jours et c'était son jour de repos donc pas de peau à griffonner. Profond soupir alors que le jeune homme daigne enfin allumé sa cigarette, tapotant sur son holokit, contemplant les nombreuses notifications bien dérisoire de facebook et autre réseaux sociaux sur lesquels il s'était inscrit surtout pour faire jolie. Un message de Yuichirō, son cousin ; une envie d'aller boire un verre ? Lui ? C'était pour le peu étonnant, mais pas inquiétant. Les humeurs de son cousin étaient un peu comme les siennes, nonchalantes, se laissant porter par ses envies sans se poser trop de questions. C'est en se massant le sommet du crâne et en enfilant une veste par-dessus son tee-shirt bleu et son jogging large noir qu'il daigna quitter son appartement, prenant bien soin de vérifier au préalable qu'il n'avait pas oublié ses clés ainsi que son portefeuille.

Le voilà parti dans les rues de la ville, en quête de la fameuse rue de la soif de central, celle dans laquelle il passait le plus clair de son temps ; vu qu'elle abritait aussi le salon de tatouage dans lequel il bossait. Sa cigarette est allumée, le vent frais de la nuit le fait frisonner légèrement, mais il était conscient Kyōya, qu'une fois quelques verres dans le gosier, il ne sentirait plus le froid. Lui qui est normalement une bouillotte humaine, c'était perturbant pour Kyō' de grelotter à cause du vent glacial. Haussant les épaules par dépit de ne pas avoir prit au moins un pull dans son sac à bandoulière ou une écharpe, il savait qu'il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même... Mais bientôt il rejoindrait le bar de ses convoitises, il recevrait un message de Yuichirō qui lui dirait très certainement qu'il sera en retard et Kyōya commencera donc à boire, assis au comptoir, seul ; comme à son habitude. La fumée s'échappe de ses lèvres alors qu'il avance sur un pas nonchalant à travers les ruelles, les lumières des lampadaires qui s'allument au fur et à mesure ainsi que celle des lanternes accrochés sur les rambardes des immeubles. Son regard fut happé par les nombreuses couleurs qui planait désormais dans ces rues autrefois sombres ; son petit appareil photo dégainé, c'est en s'arrêtant et en faisant bien attention à ne pas bouger qu'il prit une capture de cet instant ; l'immortalisant de son objet fétiche. Ne pas se rendre compte de la beauté du monde ou d'une scène alors qu'il la contemple presque tous les soirs, c'est assez affligeant, mais Kyōya s'en était enfin rendu compte ; mieux valait tard que jamais.

Cette envie de dessiner venait de le prendre d'assaut, mais ce n'était très clairement pas le bon moment ; il ferait ça une fois à l'intérieur, en attendant son retardataire de cousin, avec une pinte de bière à la main. En imaginant ce beau programme dans sa tête, le jeune homme avance d'un pas un peu plus résolu, un peu plus décidé à atteindre le fameux bar rempli de soiffard, avec des échos de rires et des effluves de senteur d'alcool qu'on entend et qu'on sent même avant de franchir le pas de la porte. Il y est Kyōya et les rires, il s'en abreuve, les senteurs, il les humes à plein poumon après avoir écrasé sa cigarette de sa semelle sur la rue pavée. Une main dans la poche, il ouvre la porte du bar et se dirige instinctivement au comptoir, loin de la porte d'entrée pour ne pas se prendre à chaque entré et sorti le courant d'air glacial. Se laissant à moitié tombé sur le tabouret, rehaussant les manches de sa veste de survêtement, il sort un crayon et un carnet avant de commander une pinte de bière que le barman laisse glisser un peu sur le comptoir en lui adressant un sourire. Être habitué de l'endroit avait certes des avantages, c'était indéniable. Personne ne faisait chier Kyōya ici ; et il n'emmerdait personne non plus. Son téléphone retentit, voilà le message qu'il avait prédit... Ou pas. « Désolé cousin, je me suis endormis comme une merde... » Profond soupir de mécontentement, les veines de ses tempes ressortent légèrement alors qu'il jure entre ses dents avant de répondre avec rapidité. « Ouais, t'es une merde. Bon, tant-pis, je bois un ou deux verres et je rentre. » Mais étrangement, il n'y croyait pas vraiment.

Et le voilà prit de frénésie, lui qui gratte le papier avec une vitesse qui n'appartenait qu'à lui, pas besoin de dégainer son appareil photo pour se souvenirs de la scène qu'il avait vu plus tôt ; les lanternes colorés qui s'allume au fur et à mesure, les lampadaires qui éclaire la ruelle pavée et les gens entrant et sortant des différentes échoppes... Scène banale du quotidien pour ceux qui savent regarder, mais pour lui, c'était autre chose. Son œil d'artiste lui faisait voir la beauté dans n'importe quelles situations, dans n'importe quels objets. C'est en prenant cependant une nouvelle gorgée de bière qu'une voix le sortit immédiatement de sa bulle créative. « Bonjour toi. » ; une voix qu'il connaissait bien, mais une personne qu'il ne s'attendait pas à croiser ici... Et le voilà reparti dans une scène du passé qu'il avait déjà vu, qu'il avait déjà vécu. Sans daigner lever la tête, Kyōya se contente de sourire légèrement en levant son verre de bière.

C'est « Bonsoir » et non pas « Bonjour » ; mais bon, faut pas trop t'en demander j'imagine.

Ce n'était pas une façon de s'adresser à un professeur, certes, il le sait bien ; mais ici, David n'est pas son professeur, ni même son aîné diplômé. Non. Tu n'es rien de tout ça ici David. Dans ce bar, tu n'est rien de ce qu'il énumère dans sa tête, si ce n'est une aventure d'un soir qui à tourner au désastre sa vie sentimentale déjà foireuse. Tromper sa copine de l'époque avec un mec en étant complètement arraché, quelle merveilleuse idée... Le passé appartenait au passé, cela ne servirait à rien de le ressasser. En s'abreuvant une nouvelle fois de sa bière, le jeune homme lâcha soudainement, un sourire aux coins des lèvres.

Laisse moi deviner, tu attends que je t'autorise à t'asseoir à mes côtés pour boire avec moi à en finir ivre ? Il te regarde alors, cherchant à sonder ton esprit de son regard ; on pouvait clairement lire en toi David, tu portes tes émotions sur ton faciès. Assis toi si tu le souhaites, t'as pas besoin de ma permission et de toute façon ; tu le feras même si je te dis non, pas vrai ?

Refermant son carnet à dessin, il pose sa pinte de bière vide sur la table avant de lever la main vers le barman pour qu'il lui serve la même chose ; s'accoudant alors au comptoir, les mains jointent devant le visage, te jugeant du coin de son regard.

Alors ? Tu me veux quelque chose ou tu n'veux juste pas être tout seul et je suis malheureusement la seule de tes connaissances dans ce bar ?

Il aurait pu user de sa vérité absolue Kyōya, juste pour prouver que ses suspicions sont justes, mais il sait que tu n'es pas du genre à tourner autour du pot. Peut-être qu'aujourd'hui tu feras preuve de subtilité, mais il en doute beaucoup. Et sa pinte de bière arrive, alors il la lève vers toi, pour trinquer ; malgré qui il est, il sait encore être poli ; mais l'amabilité ça, c'était peut-être à revoir.  

hrp ; hop, j'espère que la réponse te conviendra, beaucoup de blabla pour pas grand chose uhuh, ce sera plus simple par la suite /DIE/ ♥ correction en cours
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MessageSujet: Re: Un autre verre comme avant [PV Kyōya] Dim 27 Nov - 23:12
Kyōya avait ce don, ce charisme propre à lui. C'était indescriptible. Il était différent des autres. Au fond sommes nous vraiment comme les autres ? Normaux ? Peut importe comment l'on se décrit, on ne pourra atteindre cette nuance, cette particularité propre à nous, notre objet qu'on a créé. Finalement, on a jamais rien inventé, innové en étant nous même. Quelqu'un a déjà été ainsi, quelqu'un d'autre partageait le même trait de caractère. On n'innove pas les sentiments, la réalité, la personnalité. On s'adapte, on coche des options, on règle une molette. A l'époque, David l'avait déjà réalisé. Et pourtant, il avait du mal à définir Kyōya. Il avait quelque chose de spécial. Il n'arrivait pas à mettre un nom dessus. Et au fond, ça l'énervait. Lui, il était fier d'être incroyable, bizarre, changeant. Il aimait être indéfinissable, inébranlable, incompréhensible. Comment pouvait-on comprendre quelqu'un qui n'est pas lui même, qui n'a pas de définition propre ? Et il se trouvait face à Kyōya. Il réussissait parfois à le cerner. Il semblait en quête de perfection, de beauté. Il la voyait presque partout. David lui ne la voyait plus. Il ne voyait plus la beauté en elle-même, il parlait d'attirance. Pour lui, la beauté n'existait plus, c'était quelque chose de pur, d'abstrait, d'indestructible. Lui l'avait pulvérisé, il était horrible, monstrueux. Alors il montrait son attirance. Et pourtant, pourtant Kyōya avait percé son armure, trouvé sa beauté, à l'instant où le flash était enclenché, la première, la deuxième, jusqu'à la dernière fois. Et David n'aimait pas ça. Être transpercé au fond d'un lieu que même lui ne connaissait pas. Son lui profond. Sa beauté interne. Laissez lui son attirance !

Kyōya, ce bon vieux Kyōya. Vieux ? Non c'était pas le bon terme. Il n'avait pas beaucoup changé. Mûri au niveau du visage. Un peu renforcé au niveau des épaules peut-être. Avait-il grandi depuis leur première rencontre ? David ne savait pas, enfin, plus. Il ne remarquait pas les détails, c'était pas important. Et puis, il avait déjà croisé Kyōya à l'époque, dans les couloirs, et ne l'avait pas assez scruté pour déceler les moindres petits changements. Il n'avait pas le temps. Mais maintenant, il allait le prendre. Après son approche quelque peu directe, Kyōya lui fit une remarque un peu perfide, tranchante. C'était cruel. On ne retrouve pas un bon vieux ami de cette manière. A moins que pour toi, ce soit plus que ça ? Si seulement.

Il ne put s'empêcher de lâcher un petit rire, venant du fond de la gorge. Ce genre de rire entre l'énervement et la rigolade. Ce n'était pas à but d'exprimer un sentiment négatif, loin de là. David était bien trop habile pour ça. Non, ce rire, il l'utilisait pour recevoir une réflexion, pour dire qu'on avait visé juste, qu'on avait marqué un point, mais que ce n'était pas fini. Qu'il n'allait pas se laisser faire. Et Kyōya non plus. Un duel mental allait se préparer. David le savait, ça s'annonçait rude.  Kyōya avait toujours été fort à ce jeu. Fort à ne pas montrer ce qu'on attend de lui, mener une discussion. Un défi à relever. Tu veux jouer à ça ? Tu ne sais pas ce qui t'attend ? Tu as déjà sombré une fois pourtant. Il continue sa réponse. Il scanne David. Enfin, essaye. David, il avait ce regard provocateur, dragueur, sûr de lui. Il se faisait passer pour cet homme à femme (et à homme). Il prenait un air de défi, justement. La posture allant avec. Kyōya lisait en lui. Mais il ne lisait que le milieu du livre, croyant berné David, cachant ses attentions entre les lignes. Vaincre l'ennui.

-Tu me connais trop bien, mon pauvre. Je te plains. J'ai soif, et je m'ennuie. Rien de mieux qu'on camarade de buvette non ? Un bon vieil ami, hein ?

Il s'assit à coté de lui, sur un de ces tabourets bien trop élevés pour les tailles moyennes. Son regard dévia sur le dessin qu'avait griffoné l'étudiant juste avant  qu'il ne le ferme. Il recherche la beauté et savait la trouvé où il la voulait. Visiblement, son œil était resté accroché sur une rue remplit de monde. Kyōya avait un don pour reproduire le jeu d'ombre. Et alors sors des lampadaires en carbone de la lumière surréaliste, transcendant celui qui ose regarder. Cette même lumière qui avait captivé David, sur son balcon. Cette lumière mouvante des villes. Cette lumière changeante. Il eut un sourire intéressé, intrigué, subjugué. Comment décrire ? Comment le décrire ? La question revenait. Une question. Encore une fois, plus aiguisée qu'un sabre. Plus dangereuse que n'importe quelle arme.

-Hum, tu n'es pas déçu si je réponds que c'est un peu des deux ?

Il trinqua, conscient qu'il ne répondait pas vraiment à la question. Il avait choisi d'adopter un ton amicale, rigoleur. Il faisait croire qu'il s'y intéressait, mais il ne souhaite qu'une chose. S'occuper. Le mieux serait au lit, évidemment, mais si au moins il pouvait se créer un pont vers cette âme torturée de Kyōya qui c'était trahi dans ses bras. Mais on ne se trahit jamais sans le vouloir, non ? Au fond, il aurait pu choisir n'importe qui dans ce bar, dans cette ville, d'autre que lui. Pourtant, il savait qu'il s'attaquait à une falaise escarpée, usant de toute la puissance de la nature pour le faire tomber. Mais il se relèvera. Mais pourquoi ? Il se posait la question, au fond. Il connaissait la réponse. « Au fond, je m'en moque s'il m'en veut, si je ne peux l'avoir pour moi seul » cachait-il au plus profond de lui même. Et pourtant, une petite voix, tout au fond de lui, une voix d'enfant hurlait « Tu ne veux pas être seul. Être rejeté c'est comme être seul. Tu ne veux plus être seul. Faible. Comme dans la rue ». Il but une grosse gorgée de bière pour noyer cette horreur. Il ne le pensait pas, il l'entendait. C'était étrange. Pas de la schizophrénie, non. Une pensée interne. Mais maintenant que l'alcool était là, elle se taisait. Ce n'était pas le moment de déprimer, comme chez lui. L'instant était aux retrouvailles.

-Je vois que tu dessines encore. Toujours aussi bon, toujours à cerner le détail qu'il faut. A trouver ce qu'il y a de beau dans le moche et le banal. Hum, c'est peut-être un peu trop réfléchi pour quelqu'un comme moi, j'ai trop bu ?

Non, tu n'avais pas trop bu David. L'alcool n'avait jamais rien à faire dedans. Ce message était réfléchi, avait remué dans la tête de l'espagnol. Il réfléchissait parfois. Il n'a jamais été un mauvais élève. Même s'il se donnait des airs, son cerveau aimait imaginer et former des phrases réfléchis. C'était pas le dernier des abrutis. Il possédait une embouchure dans son fleuve qui était poétique, créative, artistique. Une voix qui ne réagissait pas aux réflexions cinglantes de Kyōya. Une voix qu'il ne pratiquait pratiquement jamais, voir même qu'il ne connaissait pas l'existence. Mais elle faisait bien parti de lui. Et pourtant, celle là, il n'en voulait pas. Sans raison. Il l'ignorait. Alors quand il s'en était rendu compte, il avait continué sa bière. L'atmosphère n'était pas forcément tendu, les gens autour s'amusaient bien. David eut un pressentiment. Il devait parler du sujet qui fâche, avant tout. Plus tôt c'était abordé, mieux la soirée se terminerait.

-Tu m'en veux encore ?

Il ne le regardait pas, cette fois. Effaçant son sourire. Il prit son air sérieux. D'ailleurs, il avait déjà pris ce regard perçant lors d'une séance photo. C'était l'une des plus longues, d'ailleurs. Kyōya l'avait particulièrement aimé et prit sous différents angles. Servir de muse, ça l'amusait. Enfin, si on pouvait dire qu'il s'amusait. Disons que c'était à sa façon. Kyōya... Pourquoi ça avait du finir comment ça ? David ne pensait pas que tu allais réagir comme ça. C'était pas prévu. Et il déteste l'imprévu. Au fond, il tenait à toi. Il t'aimait. Comme on aime un ami. Un jouet. Encore une fois. Mais un bon jouet, le doudou que tu gardes depuis ton enfance. Le cadeau de départ de ta mère, si tu en as un. Alors David, il voulait te revoir. Vraiment. Kyōya, tu lui manques à David. Te voir comme avant, rigoler, boire ensemble, juste attendre sur un banc. Ou même quand tu le traquais en photo. Tout, le bien comme le mal. Dis, Kyōya, tu ne veux pas ressentir la même chose ? Partage ce sentiment. Ce sentiment de manque de David. Partage cette partie du miroir que tu as arraché à l'ensemble était détruit. Ressens le.

Il fixa Kyōya. De ces yeux perçants, cherchant une réponse. Il avait activé sa magie. Sans le vouloir ? Si, il l'avait voulu, en parti. Il voulait qu'il ressente ce qu'il sentait. Cette brûlure au cœur. David savait que dans trois jours, il s'en moquerait, passerait à autre chose, le remplacerait. Mais rien que de le voir avait suffit à frapper violemment avec un marteau ce qu'il restait de David. Tu es fourbe Kyōya. Tu es fourbe.
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MessageSujet: Re: Un autre verre comme avant [PV Kyōya] Lun 30 Jan - 13:52

I'm friends with the monster that's under my bed get along with the voices inside of my head and you think i'm crazy — FEAT DAVID

AMUSEMENT — Qui est David ? Comment le perçoit-il ? Quel est son avis sur ce curieux personnage ? Kyōya se le demande dans un coin de son esprit, réfléchit à ce genre de questions un peu sans queue ni tête, juste pour combler le vide qui semble s'y installer dès lors que son 'ami' avait pris ses aises à ses côtés. Retrouvailles étrangement déconcertantes, ronger par la gêne et les souvenirs qui affluent sans crier garde ; il reste malgré tout imperturbable, comme à son habitude, parce que c'est ce qu'il est ; comme un roseau qui se fait secouer dans tous les sens par un vent hurlant, mais qui ne se rompt pas. Il fait tourner son critérium sur ses doigts, s'amuse comme il le peut alors que le rire de David le sort un peu de son enfer de songes ; cependant, Kyōya n'avait rien dit d'amusant. Il avait tapé là où cela faisait mal, avec son honnêteté primaire qu'il ne peut restreindre, dont il est obligé d'user pour se sentir vivant ; pour être lui-même. Qui es-tu David ? Kyōya le sait, il a appris avec le temps, car il capture l'essence d'une personne de son appareil, de ses yeux inquisiteurs, car la beauté extérieure ne l'intéresse pas plus que la beauté intérieure. Il sait, il sait que tu joues avec un masque de faux-semblant, que tu crois le tromper, le berner ; et c'est avec plaisir qu'il te conforte dans ce sens ; parce qu'aller à cette encontre ne l'intéresse pas, car il faut de tout pour faire un monde. Ses poumons hurlent leur envie d'une cigarette, mais l'artiste préfère rafraîchir son gosier plutôt que de l'étouffer ; attendant sans rien dire, maître de la parole silencieuse. Il sait Kyōya, il sait qu'il te connaît trop bien, ne lui dit pas ce genre d'évidence, s'en serait presque alarmant, comme si tu sonnais la cloche de ta sirène interne, comme si tu avais besoin de lui en cet instant et pas de quelqu'un d'autres ; quelqu'un capable de te cerner comme personne.

Tu joues David, tu joues le jeu de celui qui s'ennuie, qui a besoin de quelqu'un pour combler ce vide cruel qui prend de l'ampleur dans ta poitrine ; mais Kyōya ne peut décidément pas le combler, il le sait ; pas parce qu'il n'en est pas capable, mais parce que l'envie n'y est tout simplement pas. Ton regard dévie sur son dessin et il le cache alors de par sa grande main, refermant aussitôt le carnet à croquis, continuant malgré tout de faire tourner son critérium. La curiosité est un vilain défaut que le jeune basketteur connaît très bien et dont il est avide ; mais ne supporte pas qu'on en fasse de même avec lui ; car ses barrières ne doivent pas être franchises, pas tant qu'il n'en donne pas l'ordre. Ses épaules se redressent alors qu'il recule un peu sur son tabouret, le dos droit, toisant un peu de sa nouvelle hauteur ; sa grandeur n'a d'égal que sa prestance et il sait très bien que c'est un attrait chez lui qui t’interpelle ; son charisme naturel attire les gens, mais Kyōya, lui, ne s'en rend pas forcément compte. Il voit la beauté partout, sauf en lui. Et tu lui réponds encore ; 'un peu des deux' hein ? À cette sentence, le jeune homme lève sa pinte de bière à ses lèvres, soupirant légèrement après ses gorgées. Que répondre à cela ? Te demander ce que tu lui veux ? À quoi bon ? Tu répondras sur un ton enjoué que ce n'est pas important ou autre chose. Parce que tu joues, en cet instant, tu prépares ton terrain, prépare l'échiquier pour une partie que Kyōya n'a pas forcément envie de jouer. Comme à ton habitude, tu le forces à tes jeux, à entrer dans ton monde et il se masse la nuque de dépit à cette pensée, car il déteste qu'on lui impose quoi que ce soit Kyō' ; par fierté.

Et voilà, une pièce est avancée sur l'échiquier interne, à une place où elle ne devrait pas se trouver pour un premier placement ; une remarque sur ses dessins, sur sa quête de la beauté interne, sur la beauté éphémère. Tu joues la carte de celui qui a trop bu, mais Kyōya sait très bien que tu bois toujours, que tu consommes l'alcool comme lui consume l'amour et les cigarettes, comme il s'abreuve d'eau fraîche et d'encre. Un craquement de phalange alors qu'il s'étire, attendant un peu, réfléchissant à son prochain mouvement ; toujours prêt à faire mat en trois coups, juste pour réduire à néant le reste, pour montrer qu'il n'est pas l'esclave, mais bien le maître. Tu as l'air si faible David, si triste, sur le point de te briser comme le verre qu'un des alcooliques derrière vous vient de faire tomber. Peut-être ne te rends-tu pas compte de ta propre détresse ? Kyō' n'en sait rien, il n'est pas psychologue, même s'il en avait très clairement les capacités, analysant un peu trop le monde et les gens, rentrant dans leur tête et dévoilant les vérités les plus cruelles. Son regard d'un bleu profond se pose sur le contenu de son verre qui stagne, bientôt, il serait vide, alors pour combler ce manque qui arriverait bien vite, il commanda directement la prochaine pinte de bière, terminant alors la précédente tandis que ta voix s'élevait de nouveau dans la pièce, surpassant toutes les autres de par ton sérieux ; oubliant ta désinvolture passée. 'Tu m'en veux encore ?' Il s'était attendu à tout, s'était paru à toute éventualité, mais non pas à celle-là. Tu venais de jouer deux pièces à des endroits improbables alors qu'il n'avait déplacé qu'un pion en se terrant dans le silence. Un soupir profond vient s'échapper de ses lèvres et l'envie de fumer vient de nouveau s'emparer de lui sans que Kyōya ne puisse faire quoi que ce soit. C'est en faisant craquer sa nuque et en portant le verre à ses lèvres que le jeune homme lâcha sur un ton neutre ; comme bien souvent. « T'en vouloir pour quel motif ? Je ne vois pas de quoi tu m'parles. » Non, il ne jouait pas les lâches, car c'est là ce qu'il n'était pas, il avait juste décidé d'oublier, car c'était bien plus simple pour lui. Quand quelque chose ne lui convient pas, quand quelque chose lui prend trop la tête, il raye, il jette, il passe la page, c'est bien plus vivable ainsi. « Tu ressasses trop le passé, moi, je l'oublie, c'est bien plus facile ; essaye à l'avenir. » Sa franchise cassante, sa vérité imposante, son honnêteté cinglante ; Kyōya est ainsi, il ne peut s'empêcher d'être comme ça, car la vie l'a toujours forgé dans ce sens, il a été façonné à cette image, celle d'un monde en déclin que le mensonge tire vers la fin. La vérité, rien que la vérité, même si elle fait mal, c'est là son credo, c'est ainsi qu'il veut vivre sa vie, c'est comme ça qu'il compte trouver la beauté absolue ; même si toute beauté n'est pas relative ; chacun voit ce qu'il veut.

Son verre descend à une vitesse effarante, mais l'alcool n’influe pas sur son organisme ; plus il boit, plus il supporte, moins il en ressent les effets. Boire n'est devenu qu'une passion, qu'un passe-temps parmi tant d'autres et c'est assez triste quand il y pense. Boire pour oublier ? Non, chez Kyōya, ce dicton ne marche pas. C'est en finissant sa deuxième pinte et en rouvrant son carnet pour griffonner un peu son prochain tatouage qu'il lâcha toujours sur la même intonation. « Je ne cerne pas que la beauté, je cerne bien d'autre chose, tu devrais le savoir David... Après tout... Il me semble que tu me 'connais' aussi bien que je te connais, non ? » Pas besoin de planter ses iris dans les tiens pour te faire comprendre les choses, il ressent le manque, mais Kyōya sait très bien que ça vient de toi, que tu es celui qui tire les ficelles et son envie de cigarette ne fait qu’accroître. Il gomme, il raye, il recommence son dessin, mais c'est en relevant la tête que le basketteur n'hésite pas une seconde à rajouter. « Alors arrête d'user de tes pouvoirs sur moi, ça ne t'apportera rien ; à part m'énerver et je ne suis pas certain que c'est là ce que tu souhaites. » Son regard rentre alors en collision avec le tien, affrontant ton sérieux avec le siens, grondant sa sentence comme le vent sur les carreaux des fenêtres. « A moins que c'est justement ce que tu cherches ? » Kyōya sait très bien que non, il sait très bien que tu cherches juste une réponse à tes questions ; que tu te demandes s'il t'en veut encore, s'il a vraiment oublié, s'il te déteste ; ce genre de choses que le tatoueur ne peut dévoiler facilement, pas ainsi, pas comme ça. « Tu devrais savoir, depuis le temps, de quoi je suis fait. Ce n'est pas en m'imposant les choses que tu auras ce que tu désires, loin de là. »

Et il est cruel Kyōya, il le sait et il en joue ; parce qu'il aime rendre les gens fous. C'est lui qui s'impose chez les gens avec une adresse semblable à aucune autre ; pour mieux combler le vide chez lui, mais en créer un à son départ. Il est ainsi Kyōya, c'est un être froid, un immonde salopard, un gars implacable ; peut-être en prends-tu enfin conscience David ? C'est avec un sourire aux coins des lèvres qu'il vient porter ton propre verre à ses lèvres, en buvant quelques gorgées avant de laisser s'échapper sur un ton amusé. « Ne me dis pas que tu me désires "moi" ? Je t'ai à ce point marqué David ? » Mesquin et sournois, tout ce qu'il détestait chez lui, tout ce qu'il n'était pas ; mais il y a bien des choses qu'il ne peut pas oublier, alors il joue ce rôle pour mieux les effacer... Ou du moins, Kyōya essaye.

hrp ; deux mois plus tard putain je suis vraiment désolé, tu peux m'abattre si tu veux, j'espère que la réponse te conviendra et que ça te motivera ;; désolé encore raaaaah kill me now /die/
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MessageSujet: Re: Un autre verre comme avant [PV Kyōya] Dim 5 Fév - 17:05
Une discussion, la parole, qu'est-ce donc que ceci ? Un don, un objet de l'évolution ? Non, c'est bien plus que tout cela. C'est une dispute sans fin entre deux âmes, se tournant autour, se regardant, s'affrontant. Juste pour savoir qui sera le plus résistant, le plus perspicace, savoir qui a l'ascendant sur l'autre. Que ce soit entre amis ou inconnus, on recherche toujours l'approbation de l'autre. L'approbation dans son énervement, dans sa colère, dans sa tristesse ou dans sa joie. On cherche à ce que l'autre ressente ce que l'on veut. On joue avec l'autre, dans une bataille ardue morale. Certains ont un don dedans, ont ce pouvoir mystérieux d'influencer les autres. David lui a la magie, les masques, la voix. Kyōya  à la force, le cynisme, l'imperturbabilité. Ils ont tout deux la volonté, mais pas la même. David lui, ne recherche que la mort de l'ennui. Que cherche Kyoya ? Mystère. L'un et l'autre se connaissent, se tournent autour, se regardent. Ils croient savoir tout de l'autre, ses moindres recoins, ses intentions. Avant, c'était simple, tout deux se complaisaient dans une tornade de cliché, de flash lumineux, de rires écarlates. Il y avait cette lueur dans leurs yeux quand ils se parlaient, quand ils se dévoraient. Où était-elle passée ? Qu'était-elle devenue ?

Pourquoi avoir utilisé sa magie ? Il savait que Kyōya le prendrait mal. Il était froid, il n'aimait pas qu'on l'influence. David le savait, et pourtant il le faisait. Était-ce une vengeance ? Cherchait-il à l'énerver ? Non pas vraiment. Plutôt à le sonder, savoir ce que lui pensait de tout cela. Et ça avait plutôt bien marché. Dans sa conduite, sa posture, ses mots. Même avant la magie, il avait senti l'efficacité de ses actes. Kyōya n'était pas insensible. Il ne s'attendait pas aux mouvements stratégiques de l'espagnol. A vrai dire, l'espagnol y allait au feeling, petit à petit, sans réfléchir à après. Y aurait-il un après ? Quel genre d'après ? Une séparation cordiale, amicale, amoureuse, violente ? Aucune idée, il ne voulait pas y réfléchir. Il était trop occupé à comprendre son adversaire. En vain. Comment allait-il opérer ? Non, il ne fallait pas réagir comme ça. Il suffisait de l'observer, de se complaire dans son embarras, dans la difficulté que semblait éprouvé Kyōya. Essaye de le comprendre. Essaye de percer l'armure de David. Personne n'a jamais réussi. Le mieux qu'on a pu lui faire fut de le renforcer dans son mensonge. Peut-être sait-il que David n'est pas franc. Ne l'est jamais. Qu'il s'efforce de ne pas paraître ce qu'il est. Mais il ne sait probablement pas ce qu'il est réellement, car même David ne le sait pas. Même lui ne se comprend pas. Mais encore une fois, qu'il essaye, qu'il tombe dans le piège de David. Ce serait le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire.

Kyōya buvait vite sa bière, et l'avait presque déjà finit. David la buvait à petite gorgée, pour en profiter, mais en réalité, l'alcool ne lui faisait déjà plus rien. Sa gorge ne ressentait plus le goût du liquide, brûlée par la boisson précédemment but par David, ainsi que par la cigarette. Probablement mourrait-il jeune à se rythme. Si seulement il pouvait ne plus y être sensible, être bourré comme avant, oublié tout le bordel dans sa tête. Ne plus à ressentir sa solitude devenu son bourreau. Comment finira-t-il ? Dans l'alcool ? La douleur ? La vieillesse ? Aucune idée, il n'y pensait pas. Ses veines décidèrent de buté contre la paroi plus fort que d'habitude, l'adrénaline le prit et une envie profonde lui prit. Son sang circulait trop aisément, et un manque devait être comblé. Sa peau frissonna qu'à cette pensée. Mais il se reprit. Il fallait continuer ce duel spirituel contre Kyōya. Il fallait tenir, ne pas succomber au sensation. David attend alors le résultat de sa réplique, savoir ce qu'il en pensait, enfin. La réaction ne fut pas celle attendu. Il fut presque surpris. Il n'attendait pas cela de Kyōya. Il ne l'imaginait pas si... Simple. Avoir une réaction si commune, si loin de la vérité qu'il chassait souvent. S'en était presque blessant pour David, qui souleva son sourcil nonchalamment pour fixer le japonais, l'air de dire que c'était ridicule. C'était ridicule. Il était déçu. Il attendait mieux de lui. Plus cinglant aussi. Cependant, la seconde partie de sa réponse était encore pire. Tu ressasses trop le passé. Oui. Oui il le faisait, oui il ressassait toujours le passé, oui il ne pensait qu'à ça. Non il ne pensait jamais au futur, et n'oubliait jamais rien. Il restait au présent, tourné vers ce qui ne pouvait plus être changé. Il ne voulait pas oublier. C'était trop facile. C'était trop simple. On apprend pas de ses erreurs comme ça. On ne s'en lave pas, on se les traîne jusqu'à notre mort. C'était ridicule. Son sang frappa encore plus la paroi de ses vaisseaux et il pencha la tête vers le comptoir, se mordant la lèvre pour ne pas s'énerver. Il n'avait jamais parlé de son passé, personne n'en savait rien. On avait déjà essayé de savoir, mais il contournait souvent le sujet, ou usait de vil stratagème pour le tourner à sa façon. Son passé était douloureux, il ne voulait plus en entendre parler. Il réfléchit à comment se venger alors que ses veines prenaient le relais sur ses artères, demandant elles aussi le soulagement ultime. Qu'elles se taisent. Tout viendra à point.

Kyōya changea rapidement de sujet, sans laisser le temps à David de répondre. Enfin non, David avait eut le temps, mais était trop concentré à relever la tête, à réfléchir à quoi répondre, à sourire au vu du défi. Il avait été touché, c'est vrai, mais rien n'était perdu. Un pion n'était qu'un pion. Ses pièces étaient indemne, et d'autres unités venaient de remplacé la dernière. Bien joué Kyōya, mais ça ne suffira pas. La magie fit effet, et il sentit aussitôt le manque de Kyōya. Dans des tics presque invisible, communs aux fumeurs. Il s'énerve. Il s'énerve et c'est beau à voir. Il faudrait un cliché, un dessin. Il faudrait qu'il se voit dans un miroir. Les courbures de son visage, la contraction de ses muscles. Le regard sérieux, et amusé de David reste inébranlable face au sien, plein de rage. Non, il ne cherchait pas à l'énerver, mais le résultat était fort plaisant pour ne pas mentir. David attend un peu, encore, avant de répondre, laissant à Kyōya le temps de s'amuser, de se croire supérieur et cruel, d'avoir le choix. Une réponse se trace de plus en plus dans l'esprit joueur du playboy. C'était ridicule, sûrement pas aussi cassant que son adversaire, mais l'idée sera là. Et elle fera mal, très mal. Une question retentit, comme un carillon. Une ouverture, ridicule, un piège facile à voir, à éviter. Le moment était venu à la réponse. C'était le moment. Attention.

« Je sais pas, tu penses ? Il me semble que je t'ai marqué, plus physiquement. Et que tu avais plutôt bien aimé ses traces après mon passage. »

Il but une gorgée, il fallait remonter le fil de la discussion, c'était pas facile, son discours n'avait pas de sens, mais il s'en moquait.

« Oui je te connais, plutôt bien. Tout comme tu me connais. C'était une question rhétorique non. »

Pause, une gorgée

« Donc, tu ressens quand j'utilise de mes pouvoirs maintenant ? Il y a deux possibilités, soit tu t'es amélioré, mais moi aussi je l'ai fait, soit quand je l'avais utilisé la première fois, tu n'ai ressenti la même chose ? »

Il appuyait un bon point. Le jour fatidique où Kyōya avait fait une erreur, David avait abusé de son pouvoir, pour que lui aussi eut envie de lui, mais il n'avait rien remarqué. Et dans ce cas, l'autre était souvent déjà enclin à ce sentiment.

« Je ne cherche pas à t'énerver loin de là, bien que ce soit fort plaisant à voir. »

Une autre gorgée, un sourire moqueur, lourd de sens. Un regard en coin. Puis une pensée furtive. Il avait oublié un point.

« Donc, tu oublies c'est cela ? C'est facile, oui. Trop facile. Trop faible. C'est pas courageux. Je ne te pensais pas comme ça. Tu sais très bien de quoi je parle, et ce n'est pas une façon de tourner la page. Ne parle-t-on pas de surmonter ses erreurs ? Ou un truc comme ça. »

C'était faible, il avait mieux en tête, n'avait pas tout évoqué, c'était nul, il avait honte. Tais toi David, tais toi bon sang.

« Oui tu m'as marqué, ça t'étonne ? Après, qui te dis que je te désire ? Tout dépend de toi. Tu me connais non ?»

Et voilà, l'erreur. Il saisit rapidement son verre à moitié plein et le finit d'un coup. Il en commande une autre, urgemment. Il la boit presque aussi vite. Son cœur bat encore plus vite, un goût invisible dans sa bouche le démange, ses coupures précédemment faites le brûlent. Kyōya avait déjà vu ses blessures volontaires, mais ne savait pas comment elles étaient arrivé là. Il avait toujours prétendu que c'était lors de missions. Ce soir là, David s'était tranché tout le bras droit, et le ventre. La chaleur augmenta, l'envie était intenable. Il enleva sa veste en cuir, pour laisser respirer son bras, son sang qui tape encore contre les blessures récemment faites. Elles ressortent comme de la peinture rouge sur une toile blanche. On voit qu'elles sont volontaires, elles n'ont presque pas cicatrisés. David se retient de partir aux toilettes, abreuver sa nouvelle pulsion. Il se fiche un instant de Kyōya, pourtant à la source de se soudain désir de douleur. C'était peut-être une erreur d'être venu ici. Son souffle s'accéléra, et son esprit essayait de tout remettre en ordre. Il fallait continuer la discussion. Coûte que coûte, faire comme s'il était inébranlable, malgré la tentation.

« Et donc, tu oublies, oui c'est ça... Pourtant tu sembles bien t'en souvenir. Ce n'est pas bien de mentir tu sais. Et je n'ai pas besoin de mon pouvoir pour le savoir. Dis moi la vérité, ce n'est pas grand chose que je te demande, non ? »

Sa voix était plus énervé, grave. Sa diction était accéléré. Bordel, pourquoi maintenant ? Il fallait que ça arrive maintenant. Il fixait son verre, incroyablement fragile, entre ses grands doigts. Sa poigne se resserrait au même rythme que le besoin se faisait sentir. Le verre était fragile. Fin. Était-ce la chaleur, la tension ou la pression de l'air, David n'en savait rien, mais le verre se brisa en gros morceau et se plantèrent dans sa peau. Un juron s'échappa de sa voix alors qu'un liquide rouge se mélangea à la bière. Des regards se tournèrent vers lui pendant qu'un soulagement le traversait.

Mais ce n'était pas assez.

« Ok, pardon, ce n'est rien, je repaye le verre. »

Il ne regardait plus Kyōya. Il savait qu'il venait de faire une grosse erreur, et que Kyōya allait prendre le dessus. Et merde, tu viens encore de tout foirer.

HRP : Ok d'accord, alors j'ai fait n'importe quoi, c'est nul, c'est long ça sert à rien, même moi j'ai du mal à me comprendre x.x Ce que je dis n'a aucun sens, je me sens tellement mal ! J'ai complètement dérapé, et mes idées sont bancales... Jsuis désolé c'est nul ;; J'espère quand même que tu auras compris là où je voulais en venir ;; *va se flageller de honte*
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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: Un autre verre comme avant [PV Kyōya] Mer 14 Juin - 4:45

I won't take anyone down if I crawl tonight But I still let everyone down when I change in size And I went tumbling down trying to reach your height But I scream too loud if I speak my mind — FEAT DAVID

DEEP BREATH — Écouter en silence, sans rien dire. Le regard vissé sur le comptoir, les doigts caressants avec lenteur et douceur le rebord de son verre, le jeune homme ne fait rien de spécial, il reste en suspend alors que tu parles David, que tu déblatères ce que tu as à dire. Il ne t'en empêchera pas Kyōya, loin de là. Non, lui, il écoute en silence, il s'imprègne, il constate avec échéance ; mais surtout, il lit ta déchéance en chacune de tes paroles, en chacun de tes sourires forcés. Son cœur semble mis sur pause, la lenteur de son propre rythme cardiaque le surprend, l'inquiète légèrement ; mais le monstre d'égoïsme pour lequel il se fait passer n'arrive pas à se détourner de ta détresse... Le manque, ce que tu lui avais fait ressentir, sans aucun scrupule, en bon salopard que tu es David ; il ne le ressent plus, mais les traces restent, elle demeure, mais la rage et la colère sont d'autant plus conséquentes ; accentuant son envie de nicotine, son besoin de se crever les poumons à n'en plus respirer. Mais il écoute, silencieusement, portant son verre à ses lèvres de temps en temps, arquant un sourcil à quelques-unes de tes interrogations ; se contentant de répondre par un sourire en coin, tout simplement.

Et il est certain que son comportement t'agace, parce que c'est ce qu'il recherche ; en un sens, il se venge, te fait payer les erreurs du passé ; pas par rancune, mais tout simplement parce que ta persévérance l'amuse ; peut-être parce qu'il trouve cela beau en cet instant, mais qu'importe, ce sera oublié plus tard, il mettra ça avec le reste de votre passé, dans un carton de son esprit, avec pour étiquette au-dessus « oublie ». Certains y verront de la lâcheté et tu considères justement que c'est de la lâcheté David, mais Kyōya  voit les choses totalement différemment. Passé outre et avancer, c'était la solution ; il préférait cette dernière plutôt que de ressasser ; et quand il voit l'état dans lequel tu es – épave détruite du passé – il se dit qu'il a fait le bon choix. Et le jeu n'a que trop duré, il le sait Kyōya, parce que l'agacement commence aussi à le toucher, à lui donner envie d'te planter là ; lui qui n'était pas censé être en train de boire, qui était censé être avec son cousin, au mieux en train de comater sur son plumard... Mais non. Voilà qu'il est là, avec toi, à parler d'un passé qui ne le concerne plus, dont il ne veut plus entendre parler. Tu l'y contrains, comme tu l'as toujours fait, mais il ne tombe plus dans le piège, il ne joue que quand il en a envie et cette envie est en train de se barrer à vitesse grand V.

Il se remémore tes phrases, les intonations d'ta voix, rien que pour pouvoir te les renvoyer en pleine gueule ; car le retour à l'envoyeur peut parfois être beaucoup plus brutal, beaucoup plus fatal. Tu joues un jeu dangereux David et tu ne réalises sans doute pas à quel point Kyōya a changé ; peut-être que tu ne veux tout simplement pas y croire, pas le constater... Mais il faudra te faire une raison, il n'est plus le même garçon que tu as fréquenté ; loin de là... Et pourtant, tu sembles convaincu du contraire. Et c'est fou David, mais plus tu parles et moins il comprend ce que tu racontes ; parce que tu pars dans tous les sens, parce que cette discussion n'a plus aucune logique ; en tout cas, pas pour le tatoueur. Se massant la nuque avec légèreté, il continue d'écouter ton discours, sans mot dire, pas encore prêt à faire péter la bombe, pas encore prêt à s'énerver ; même s'il fulmine d'impatience. Il pourrait se lever et se casser, ça devrait être sa solution, mais non, ce serait ça la fuite, ce serait cela la solution de facilité. Et tu parles, encore, le considérant comme faible ; faible ; alors que tu ne sais rien... Mais tu parles et lui restes muet, terrer dans son mutisme, pour mieux te renvoyer à la triste réalité, celle que t'as l'air d'avoir oublié.

Puis vient le moment de l'adieu, le moment de l'erreur, tu signes toi-même ton arrêt de mort et ses muscles se détendent automatiquement, ses paupières se ferment et son soupir s'échappe de la barrière de ses lèvres. Tu as toi-même décidé d'amorcer cette discussion, ce jeu d'échec psychologique ; pour finalement finir en échet & mat ; en trois coups. Se massant l'épaule, Kyōya reste de marbre, son faciès ne laissant désormais plus aucune émotion y transparaître, repassant en boucle le sketch qui venait de se dérouler sous ses yeux. Quelle déception, c'est un beau gâchis ; tu ne t'en rends pas compte David, mais tu viens de lancer le processus de l'auto-destruction ; et malgré tout ça, malgré votre passé, malgré toutes vos emmerdes, son empathie reste bloquée dans les tréfonds d'sa conscience ; celle qu'il a bannie pour ne plus avoir à compatir. Son cœur se calme, au fur et à mesure alors qu'il soupire, constatant les marques qui ornent certaines surfaces de ton corps... Preuve qu'il y avait bien des choses qui n'avaient pas changé te concernant ; une main passe dans sa chevelure alors que son regard se fait de nouveau de plus en plus dur. Tu trouves cela plaisant de le voir en colère, mais c'est peut-être bien parce que tu ne l'as jamais vu véritablement énervé, tu ne l'as pas encore vu totalement consumé par sa rage ; mais prépare toi David, cela risque d'arriver bien plus tôt que tu ne sembles le croire si tu continues sur cette voie.

Ses fesses quittent son tabouret pour te toiser de sa nouvelle hauteur, de son mètre quatre-vingts dix, il te force à t'asseoir alors qu'il s'abaisse pour mieux attraper entre ses doigts les morceaux de verres qui jonchent le sol du bar. Ses sourcils froncés se détendent, comme le reste de ses muscles qu'il décontracte aussitôt en se relevant, te faisant face, jouant avec les bouts de verres qu'il secoue un peu, avant de resserrer sa poigne. Et le liquide carmin coule, mais il ne ressent rien, aucune douleur, aucun plaisir ; mais son regard ne te quitte pas, il ne dit rien, se contente de laisser perler les gouttes de son sang sur le sol avant de déposer tout cela sur le comptoir du bar. D'un geste lent, il attrape un mouchoir de sa poche, épongeant sa provocation légèrement avant d'enfin laisser sortir sa voix scellée ; sa voix totalement blasée. « T'es drôle David. Vraiment. Je crois que tu n'imagines pas à quel point. » Et pourtant, il ne rigole pas... Sa main attrape aussitôt son verre, qu'il finit d'une traite, sans vraiment réfléchir aux conséquences de ses actes, il ne sait pas trop ce qu'il fait Kyōya, il se contente de vivre les événements, pas de les imaginer. Rangeant son carnet dans son sac, il porte son sac à dos sur une de ses épaules, continuant de te toiser de sa hauteur imposante. « Tu dis que je suis faible ? Que je ne suis pas courageux ? Mais regarde toi David, t'es qu'une épave que j'pourrais briser rien qu'en posant un doigt sur une de tes épaules. Qui est faible en cet instant ? Qui manque de courage pour dire les choses avec franchise plutôt que de tourner autour du pot ? Je ne crois pas que c'est moi. »

Et il souffle entre ses dents Kyōya, fort et imperturbable malgré la douleur de sa main gauche qui commence à le lancer. Qu'est-ce qui lui avait pris de faire ça ? Pourquoi cette provocation ? Pourquoi vouloir te rendre encore plus mal ? Non, ce n'est pas une vengeance, loin de là, ce n'est pas son genre... Non, ce n'était qu'une énième action que son empathie lui avait dictée, juste pour te faire réaliser David que ta connerie n'avait d'égal que sa fierté. Oui, il préfère oublier que ressasser... « Tu sais ce qu'il y a de plus douloureux que l'oublie David ? L'ignorance et l'indifférence ; tu devrais donc t'estimer heureux du temps que je t'accorde. » Nouveau soupir, il rehausse la bandoulière sur son épaule, déposant l'argent pour régler vos consommations sur le comptoir du bar au milieu des débris de tes déboires, Kyō vient poser sa main sur ton épaule en s'adressant au barman. « Je m'occupe de raccompagner cet ivrogne chez lui, désolé pour le désordre. » Non. Il ne te laisse pas le temps de dire quoi que ce soit, il ne te laisse pas le temps de rouspéter, d'être en désaccord avec lui. Sa rage fulmine dans le bleu de ses yeux, la chaleur de la paume de sa main droite devrait te dissuader de le contredire ; alors il agrippe d'une poigne ferme ton bras, t'entraînant alors à sa suite à l'extérieur du bar ; loin des effluves d'alcool du bruit et de tout ce qui va avec.

Les étoiles vous matent, le ciel se fait noir, la lune éclairant le monde, comme le reste des lanternes de la rue. Cette scène qui était il y a quelques heures si belles ne laissait dans la gorge de Kyōya que de l'amertume. Cette soirée n'était en aucun cas ce qu'il avait espéré ; elle prenait des proportions qu'il aurait préféré ignorer ; dont il aurait préféré rester éloigné. Une cigarette vient se nicher entre ses lèvres torturées par ses canines qu'il allume avec lenteur avant de mettre ses mains dans ses poches ; la douleur de sa main gauche le ramenant à la réalité. « J'vois que tu continues toujours tes conneries, preuve incontestable que tu n'as pas changé. Quelle déception. » Son honnêteté tranchante était toujours la même, il y avait bien des choses qui ne changeaient pas, Kyōya en était la preuve formelle. « Et tu oses me faire la leçon ? C'est risible. Tu t'en rends compte ? » Un rire hautain et mesquin franchit la barrière de ses lippes et la propre sonorité de celui-ci lui donne envie de vomir, il se détestait quand il agissait ainsi, mais vu que tu voulais avoir affaire à son honnêteté, il allait te la donner ; mais non pas sur un plateau argenté. « J'suis plus le même que par le passé, fourre-toi ça dans le crâne une bonne fois pour toute David. Tu crois tout savoir, mais tu sais rien dans l'fond. Et tu sais pourquoi ? Parce que t'as toujours pensé qu'à ta gueule. Tout ce que tu sais d'moi, ou plutôt, ce que tu crois savoir, ce n'est qu'illusion, du vent. » Il se tait l'espace de quelques instants Kyō, le temps de passer sa main droite dans sa chevelure avant de la porter à sa cigarette, qu'il ôte de sa bouche pour mieux y expulser la cendre dans la brise passagère avant de reprendre en éjectant la fumée d'entre ses narines. « J'ai pas oublié pour faire le choix de la 'facilité' comme tu dis ; j'ai oublié parce que j'en ai strictement rien à carrer. C'est tout. »

Et un fin sourire vient apparaître sur son faciès, il ferme ses paupières pour accentuer sa notion de l'oublie. Oui, pour Kyōya, il suffit de fermer les yeux pour oublier les déboires, pour rayer, tout envoyé baladé. « Dis-moi David, à l'heure actuelle, ça te sert à quoi d'revenir en arrière ? Qu'est-ce que ça t'apporte ? T'es au courant que t'obtiendra rien de moi et sûrement pas comme ça ? » La fumée virevolte autour de son visage et de sa démarche lente, il s'approche un peu plus de ta personne, sa hauteur renouvelée, son regard de nouveau dur, il lâche sur son ton blasé, avec une pointe d'animosité. « Au lieu de jouer au con, dit clairement les choses, contrairement à toi, j'ai rien à cacher ; moi. »

Les masques, les faux-semblants, il n'en a plus rien à foutre.
Son empathie devrait être jetée à la poubelle.
Mais il ne peut pas tourner le dos à ta détresse.
C'est risible en un sens.
Totalement désespérant.


hrp ; bon voilà, la réponse au grand complet ; 2049 mots ptdr, c'était pas prévu, mais j'crois que c'était assez passionnant de jouer un kyo' vénère. si un truc ne vas pas dit le moi surtout.
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MessageSujet: Re: Un autre verre comme avant [PV Kyōya] Ven 16 Juin - 23:25
Un miroir, une assiette, un réveil. Rien ne les relis, rien si ce n'est leur fragilité. Ils se brisent en mille morceaux si on les frappe, les jette à terre. Rien ne les rassemble si ce n'est la fragilité et la surface réfléchissante qui les composent. Une surface pleine de mensonges, déformant celui qui ose s'y regarder. Dû à la force, ou simplement à la transparence de la surface. Rien ne les regroupe si ce n'est la fragilité, le reflet et la forme, ronde. Un rond qui revient encore et encore. On en fait vite le tour, on croit pouvoir arriver au bout. Mais il n'y a pas de fin. Dans une infinité de points, on se noie en espérant arriver au bout. Au bout du chiffre interminable qu'est Pi. Un miroir, une assiette, un réveil. On a tous déjà jeté quelque chose semblable. On a déjà tous brisé quelques choses jusqu'à ce qu'il soit inutilisable, essayant tout de même de le récupérer, de le rassembler, de le reformer. En vain. Alors on soupire, un long soupire et on abandonne. On abandonne au fond d'une poubelle, se promettant des années de malheur. Et comme le miroir, l'assiette ou le réveil, on brise toutes aussi des vies, des vies qui finissent en morceaux, morceaux coupant au sol dans une anarchie incontrôlable et incomprise. On s'y coupe, on ne comprend pas. Pourquoi personne ne ramasse les morceaux pour les jeter à la benne ? Qu'est-ce qu'on attend ? Le temps. Le temps que ces couteaux sanglants se dégradent d'eux même. Alors on reste là, à les regarder se détruire tout seul. Et pourtant, ses miroirs, ses assiettes, ses réveils. Certains les emmènent chez un spécialiste pour les réparer. Par souvenir, par valeur, par praticité. Ou simplement par attachement. L'attachement. Et cet attachement, il est cyclique, fragile, et on se voit dedans. Oui cet attachement est tout aussi fragile que le reste.

Le sang commençait a perlé au bout du verre planté dans la peau. Il s'infiltrait dans les petites rigoles car la fracture n'avait pas été parfaite, simplement par ses grandes mains, rugueuses et habituées à la douleur. Ses nerfs étaient cachés sous beaucoup trop de couches de peau. L'odeur de l'alcool mélangé au sang montait jusqu'à ses narines et s'infiltrait dans ses poumons, véritable champ de bataille de la fumée. Soudain, il se reconnecta avec la réalité. Le bruit sourd du verre lui vint enfin aux oreilles, le silence autour de lui, le barman qui ne savait pas quoi faire, les buveurs qui ne comprenaient pas ce qu'il se passait. Après l'ouïe se fut le regard qui s'éveilla. Il fixait l'inconnu, le regard brouillé. Il posa alors ses yeux sur ses mains pour voir la couleur vive, succulente de l'hémoglobine qui coulait lentement. Sa pupille se rétracta, comme absorbé par cette vision. Il approcha sa main gauche pour enlever un petit bout de verre, planté dans la base du pouce. Le liquide arriva au niveau des doigts. David monta alors ceux-ci vers sa bouche, léchant le sang instinctivement. Un goût caractéristique. Le goût de son sang. Ce goût indescriptible, répugnant et pourtant si envoûtant. L'éveil de ce derniers sens finit le rétablissement de ses neurones déjà bien écartés. Il se souvint de là où il était, ce qu'il faisait et avec qui il était. Kyōya. Merde c'est vrai. Il était dans un sacré merdier. Ils menaient encore avant cette bataille, difficile, violente. Cette bataille morale que ne pouvait pas gagné David. Il était stupide d'avoir cru cela. Il était bien trop faible. Bien trop fragile. Lui qui ne voulait que fuir le regard moqueur des étoiles en se plongeant dans des lumières artificielles, il sombrait lentement dans des ténèbres. Sa nouvelle demeure. Assigné à domicile.

Ses liens qui l'entravent, Kyōya les connaît. Après tout, David l'avait forcé de jouer à ce jeu stupide. Tel un enfant qui voulait passer du temps avec son père. Père. Il se mordit la langue d'un coup, plantant sa canine dedans, libérant un peu de sang, juste une goutte. Le goût le calma instinctivement. Il jeta un regard curieux vers l'autre. Il avait l'air blasé, comme d'habitude. Il se forçait ? Ou l'était-il vraiment ? Lui qui se revendiquait comme un masque constant, il fut vexé de ne pas réussir à décrypter ce visage qu'il vit pourtant de si prêt. D'ailleurs, ce visage se leva. Il toisait David. A ce moment, l'espagnol se rendit compte qu'il avait bien grandi, même qu'il était un poil plus grand que lui. Il força le professeur à s’asseoir avec une autorité incroyable. Dans le mouvement il s'abaissa et ramassa des morceaux de verre au sol. Il avait l'air calmé, plus décontracté alors qu'il jouait avec les morceaux. Soudain, sa poigne se resserra, brisant encore ses morceaux. Comme un signe; l'espagnol savait qu'il ne s'en sortirait pas. Que ce soir plus que les autres il allait se défoncer. Peut être on le retrouvera comateux dans son appartement. Mais peut importe son égoïsme pour l'instant. Il attendait sa sentence. L'artiste lui était absorbé par son sang. Pourquoi avait-il fait cela ? Pour provoquer David ? Pour savoir ce que ça fait ? Il n'en avait aucune idée, et à vrai dire, il s'en moquait un peu. Il pouvait bien faire ce qu'il voulait ; pour l'instant David devait juste sauver son derrière. Il parla. Drôle ? Ce n'était définitivement pas le terme à employer. Le fautif ne le regardait pas, sortant nonchalamment son portefeuille, difficilement, de sa poche, afin de sortir l'argent qu'il devait pour le verre et les boissons. Malgré le peu d'intérêt qu'il semblait donner, Kyōya continuait de s'adresser à lui, comme un père à son enfant. Et, dans la même provocation, il se contenta de faire craquer sa nuque. Oui il était fragile, mais on ne pouvait pas le briser rien qu'en posant un doigt sur ses épaules. Il l'était déjà, à quoi bon.

Et pourtant il continuait, il déblatérait comme l'avait fait avant David. L'ignorance et l'indifférence hein ? Il avait connu les deux, comme c'est amusant. Alors, son regard toujours planté dans celui de Kyōya , fatigué, il répondait d'un ton monocorde.

-J'en suis heureux ne t'en fais pas.

Il sortait l'argent qu'il devait pour les boissons, rajoutant de quoi payer le verre. Sa main vint se poser sur son épaule. Il se laissait faire, se contentant de soulever un sourcil. Ivrogne ? Voyons, pas encore. Il devait bien le savoir pourtant... Il ne rouspéta pas, il n'était pas en désaccord. Il se leva difficilement du tabouret, tiré de force par le jeune homme. Sans se soucier de son avis, sans se soucier de ce qu'il voulait, sans se soucier de sa main dont le sang perlait encore, atteinte par une anesthésie naturelle dû à l'habitude. Il dit alors au revoir au bar, où il aurait pu finir ivre, affalé sur son bois sombre et raffiné. A la sortie, les lumières de la ville les attendaient, comme pour leur dire « Non, on ne vous a pas oublié. On est pas prêt pour cela. » Instinctivement il ferma un œil.

La rue était toujours aussi active, la lumière tamisée se répandant comme du miel sur les passants. Le dessin de Kyōya revint à l'esprit du suicidaire. Pas de doute, il avait du talent. Ce talent actuellement gâché car il tenait un fou par le bras, au bout duquel goutte une substance rougeâtre. Sa poigne était forte, il était agacé, énervé, pour sûr. Et cette envie se concrétisa par une cigarette qui vint combler sa bouche et la fumée emplit la trachée. Rien que la fumée qui commençait à s'en dégager donnait des envie à David, qui se contenta de plonger sa main dans la poche de sa veste. On l'avait enfin libéré, et pourtant il laissait pendre son bras le long de son corps, une étrange lumière se reflétant sur les gouttes qui perlaient au sol maintenant. Une déception ? David était une déception. Il eut un rictus, tournant la tête. Il la secouait doucement. Tu ne savais pas Kyōya . Tu ne savais tellement pas. C'était une vraie déception, David. Du début jusqu'à la fin. Pendant ce temps, le japonnais riait. Il ne comprenait pas trop pourquoi. Peut-être était-il fier de se moquer de David, il devait se trouver malin. Mais on ne se trouve pas plus intelligent quand on n'a pas connaissance parfaite du sujet. Et là était son erreur. Encore une fois, il ne connaissait pas David. Tout comme David ne se connaissait pas lui même. Et à cet instant, cet instant précis Kyōya lui parlait de savoir. De savoir des illusions. Il eut un autre petit rire, regardant son professeur comme s'il disait des imbécillités profondes. Et pourtant, on lisait dans ses yeux « Si seulement. Si seulement. » Il fixa sa main transpercée alors qu'il continuait de lui parler. La violence de ses propos ne l'atteignait pas. Il enleva un autre morceau de verre, toujours pas le plus gros, ce qui le fit sourire quand le sang sortit plus facilement. Une question, il leva la tête.

-Oh j’attends plus rien...

Il avait un ton d'un enfant pris en faute, ce qui ne collait absolument pas à sa voix enrayé. Mais on ne tint pas compte de sa réponse. Il se gratta l'arrière de la tête de sa main saine, soupirant longuement. Il leva comme toujours son sourcil, posant son regard sur Kyōya. Il n'a pas envie de savoir. Et pourtant, pourtant il était entré dans un terrain qu'il n'aurait pas dû.

-Je ne reviens pas en arrière, j'y vis, c'est tout.

Il fixait la cigarette qui pendait au bout des lèvres de l'étudiant. Il se mordit l'intérieur de la joue, définitivement, il voulait goûter à celle-ci. Pas aux lèvres, mais à la nicotine. Les étoiles l'appelèrent, alors il leva les yeux, complètement perdu.

-Tu veux que je sois franc, très bien. Je n'ai jamais été fort pour ça, tu le sais. Tu te souviens de cette cicatrice ?

Il remonta sa manche pour relever son avant bras, couverts de coupures plus ou moins récentes, avant de soulever son T-shirt, couvert des mêmes cicatrices.

-Pas celles la, bien sûr, mais celle là, au niveau de mon nombril. Celle profonde, pas forcément longue. Tu t'en souviens ? J'espère bien, tu l'as prise en photo.

Il laissa retomber son haut, fixant droit dans les yeux Kyōya . Il avait adopter un ton neutre, monotone. Toujours. Toujours sans émotions. En était-il seulement capable ? Il oublia cette pensée aussitôt.

-C'est ça mon passé. J'aimerai bien l'oublier. Ce serait facile. J'aimerai n'en avoir rien à carrer. Ce serait facile aussi. Mais elle est là. Elle me rappelle que je suis là. Brisé. Depuis longtemps. Que j'y peux rien, qu'on m'a planter dans un passé que j'essaye de fuir. Voila la vérité. Voilà ma franchise. Et je me doute que tu t'en fous. Oh, je sais déjà que tu vas tout oublier demain, que tu vas continuer ta petite vie simple, légère.

Il retira un autre morceau de sa paume. Toujours le plus petit possible. Il n'en restait plus que trois.

-Tu sais Kyōya. Tout ce que tu m'as dit, je suis d'accord avec toi. Ah, du début jusqu'à la fin. Je pense qu'à ma gueule, c'est bien vrai. J’admets. Je sais rien des difficultés que tu surpasses, des problèmes que tu rencontres. Mais j'ai beau ne penser qu'à mes besoins, je me force de ne pas les montrer quand ils pourraient gêner les autres. Je me contente seul. Comme tu peux le voir.

Il montra sa main, où il enleva encore un autre bout de verre. Plus que deux.

-Je suis faible, je l'ai toujours été. Mais je reste. Pourquoi ? Car je veux être fort au moment où on aura besoin de moi. Où je pourrai me barrer quand on en aura besoin. Ma vie est une putain de blague, comme ce que je suis en train de dire. Je le sais, pas besoin de me le rappeler champion, c'est fort adorable, mais ça...

Il enleva l'avant dernier morceau de verre, laissant le plus gros au milieu de sa paume. Il laissa retomber sa main le long de son corps. Il fixait Kyōya avant de fermer les yeux

-« Une voiture qui s’est écrasée au fond d’un ravin, on ne la répare pas. Un train qui a déraillé, on n’essaie pas de le remettre sur ses rails. On l’abandonne, on l’oublie ».

Il avait entendu ça quelque part, un jour. Et ça l'avait marqué. Alors il l'avait ressorti, simplement.

-Je me suis écrasé depuis longtemps. J'ai déraillé tout aussi depuis longtemps. Et je m'oublie au fond d'un ravin. Car il n'y a simplement plus personne pour se souvenir de moi, de quelques façons qu'il soit. Et pourtant. Pourtant je voudrais qu'on se souvienne de moi. Mais en bien. Je suis contradictoire je sais. Mais voilà à quoi ça sert de rester en arrière. Savoir ne pas quoi faire pour ne pas me faire oublier comme c'était déjà le cas.

Il n'enleva pas le dernier morceau. Au contraire, il le présenta à Kyōya comme un trophée, le bras tendu.

-Alors pour te répondre, ce que je veux, c'est m'occuper. Me sentir important, me sentir aimé avant de devoir y aller. Une fois que j'aurai fait quelque chose ici bas. J'ai toujours été une erreur. Quelque chose d'imprévu. Et je n'ai engendré que plus d'erreurs. Erreur qu'on oublie quand même. C'est risible. Je me suis complètement perdu. J'ai rien répondu haha, je me suis laissé aller. Allez file, tu veux pas rester avec un timbré comme moi hein ?

Et malgré qu'il demandait à Kyōya de partir, il gardait la main tendu vers lui, le fixant dans les yeux. Ses yeux où il se noyait. Les siens étaient secs. Secs de toute émotion. Il eut un rire frénétique et secoua la tête. Le sol attirait son regard.

-Tu attends quoi ?

Mais par pitié. Ne pars pas. Ne pars pas Kyōya, ne le laisse pas dans cet état de chien. Un sale chien qui ne réclamait que quelques caresses.

HRP: DESOLE. Je t'ai déjà répondu, je m'en excuse, j'ai écris beaucoup trop et j'ai encore répondu à côté de la plaque. Je ne parle même pas des fautes de français qui ont dû t'arracher les yeux OMG. Ma réponse à tellement aucun sens, j'espère que ça t'ira ;;
Si y'a quelque chose à changer, dis le moi, car clairement là j'ai fait n'importe quoi, j'aurai pas du écrire aussi tard *dead*
*Vient de se rencontre qu'il a écrit plus de 2300 mots, presque 2400* Ok je retourne me suicider omg
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MessageSujet: Re: Un autre verre comme avant [PV Kyōya]
Un autre verre comme avant [PV Kyōya]
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