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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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Bourgeons d'une relation [PV : Olivia Albarn]
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Sumire

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MessageSujet: Bourgeons d'une relation [PV : Olivia Albarn] Lun 17 Avr - 19:30
Il y a quelque temps, avant le coup d’état de Neoboros, quand elle pouvait encore utiliser plus ses pouvoirs fonctionnait encore, dans ce bon temps qui lui manque tellement Ushio avait prise des photos. Comme souvent quelque part, comme tout le temps, comme encore maintenant. Seulement là c’était des photos pour Vésuve, celles prises sans complexe sous son invisibilité, avec une téléportation bien placé, sans vêtements du sujet pris. La douche était vraiment un lieu parfait pour ce genre de scène. Elle est une voyeuse, ça elle l’assume, n’en parle pas, c’est vrai, mais elle sait l’être, complétement, parfaitement. De vive voix elle a déjà osé dire qu’elle voulait faire des photos plus osées, mais sans mettre tout cela en pratique à un autre moment que sous son pseudonyme. La vie est plus simple dans la peau d’un autre pour certaine chose.

Quoi qu’il en soit dans ce temps bénis où elle utilisait sa magie toujours à son extrême tous les jours la jeune Sumire avait prise une des diplômées sous sa douche. Un corps non asiatique, un exotisme particulier à regarder, la beauté du corps lui avait fait commencer à former des théories plus ou moins folles dans son esprit. De quoi jouer, de quoi oublier les idées noires de ne plus avoir de magie. En plus cerise sur le gâteau c’était quand en bonne voyeuse elle avait voulu voir la réaction de sa « victime » suite à la mise en ligne de certain des cliché, ceux qui se coupe à la bonne hauteur pour ne pas dévoiler sa pudeur, mais qui laisse peu de place à l’imagination quant à l’absence de tenue. Qu’est-ce qu’elle pouvait être fière de son cadrage. La réaction avait été beaucoup plus calme que ce qu’elle aurait pensé.

Ce calme était intriguant, le fait que la demoiselle vienne en plus d’un pays qui nourrissait beaucoup de contes et légendes avec des créatures magiques ainsi que son travail chez un fleuriste n’avait que fini d’éveillé la curiosité de la photographe. Il lui fallait en savoir plus. Connaitre ses réactions à ses manies. Voir si la magie vivait encore dans son corps. Jouer tout simplement, inventer un nouvel univers où Olivia serait une descendante caché d’un leprechaun et d’un elfe qui aurait laissé l’enfant dans une famille humaine pour le faire grandir comme l’un des leur. Là où certaine fée volent des enfants là ils auraient fait l’inverse. Peut-être une passion interdite derrière tout cela. Tellement de magie et imagination possible si on joue un peu le jeu.

Alors qu’elle poussait la porte du fleuriste pour parler pour la première fois à celle qui l’intriguait une question lui revient rapidement en mémoire. Comment l’aborder sans paraitre totalement folle ? Un haussement d’épaule plus tard elle s’avançait vers des jonquilles encore en bougeons en se disant que de tout façon elle avait un grain et que le caché dès le début ne changerais rien. Elle tentera de paraitre normal. Comme elle. Laissera Vésuve dans sa boite et laissera la journaliste qu’elle se doit être prendre place. Il n’y a rien de plus simple que cela. Pas de prise de tête tout au feeling. Comme souvent. Un mouvement sur sa droite, elle qui se retourne et fait bruisser des papiers de bonbon dans ses poches pour avoir un bruit toujours avec elle. Celle qu’elle vient voir est là.

Alors doucement, des plus professionnellement que lui donne sa position dans le club presse et radio, elle approche d’Olivia et lui tapote doucement le bras pour établir un premier contact tactile avec elle. Parce que là elle était visible, parce que là elle devait être vue pour bien faire, parce que ça apporte de la chance de toucher un leprechaun aussi.

« Mademoiselle Albarn, je suis Okami Ushio, membre du club de presse. Je DOIS faire un article sur toi. Obligatoirement. Parce qu’il y a tellement de fleur et de magie ici qui règne qu’il y a forcément un lien avec tes origines fantastique. Puis on se doit de refaire le monde. Tu es partante n’est-ce pas ? »

Si ce n’est pas le cas, pas grave, Ushio l’est pour deux, voire quatre ou cinq, elle ne lâchera simplement pas l’affaire, c’est aussi simple que cela.
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MessageSujet: Re: Bourgeons d'une relation [PV : Olivia Albarn] Lun 17 Avr - 21:18
Malgré tous les événements récents, malgré son incertitude sur sa possibilité de réellement pouvoir sortir au moment prévu de cette île, Olivia se levait chaque matin avec pour objectif de passer une belle journée. Encore allongée sur son lit défait, elle observait avec une intensité trop sérieuse, son plafond. Restant ainsi les yeux dans le vague pendant quelques instants, elle s'obligea comme tous les jours à penser aux choses qui lui feraient le plus plaisir.

Jusqu'à ce que son regard glissa nonchalamment sur son réveil matin lui indiquant son retard à la boutique de fleurs. En soit, ce n'était pas une chose rare. Elle se perdait souvent dans ses pensées, se perdait dans une rue en suivant sans réellement savoir pourquoi un ballon, perdait un peu trop de temps à danser pour accompagner un jeune musicien ou encore pour grimacer devant une statue ou un mannequin de magasin de vêtements. En soit, ses retards n'étaient pas un gros souci. Les gens n'avaient pas réellement la tête à acheter des fleurs en ce moment, de toute façon.

D'un coup de bassin, elle roula sur le côté jusqu'à devoir se relever ou tomber. Échappant de peu à la chute, elle se dépêcha de filer sous la douche dans laquelle elle s'inventa une vie de chanteuse mondialement connue et perdit un peu plus de temps. Sautant dans une courte robe jaune poussin, elle attrapa au passage son sac à main et ses escarpins noirs qu'elle décida de ne chausser qu'une fois arrivée dans la rue.

Avec une bonne trentaine de minutes de retard, elle poussa la porte transparente avec un petit sourire à peine visible. Digne d'une enfant prise sur le fait, elle s’apprêta à inventer une histoire farfelue lorsqu'elle tomba nez à nez avec son patron. Mais elle n'était pas bonne menteuse. En réalité elle n'aimait pas les mensonges, alors elle assuma avec une certaine maturité son insouciance du matin.

C'est en roulant des yeux que le vieux moustachu lui rappela qu'il était déjà bien content de l'avoir pour l'aider, sachant très bien que la jeune femme s'était tournée dans le domaine médical. Tout en se retenant de lui déposer un baiser sur la joue, la jeune femme fila se mettre au travail avec sérieux.

Elle aperçu du coin de l’œil la jeune femme qui observait d'un regard, qui sembla à Olivia, vague, les jonquilles. C'est en perdant elle-même son regard sur ces fleurs, qu'elle remarqua que sa robe tenait plus du jaune jonquille que du jaune poussin. Elle voulu s'approcher pour offrir son aide à la demoiselle, lorsque celle-ci l'accosta avant même qu'elle ne put le faire.

Elle était un peu étonnée. Généralement, elle n'arrivait pas réellement à laisser la surprise s'emparer d'elle, puisqu'au lieu de le faire, elle s'emparait immédiatement de la chose en décidant de se demander le pourquoi du comment par la suite. Il était cependant étonnant qu'un article de l'école soit fait sur elle après son diplôme. D'autant plus que cela faisait déjà quelques mois maintenant qu'elle avait quitté les bancs de l'école.

Malgré son port de tête droit et sa mine sérieuse, comme Olivia se sentait des airs de super star elle décida de jouer le jeu. Pétillante et lumineuse, elle ne put que dépeindre un regard plein de malice pour dissimuler un sourire ravi.

« Evidemment ! C'est un devoir après tout, qui serais-je si je refusais une tâche aussi importante pour le bien de tous ? »

Et puis, elle aimait bien lorsqu'on l'appelait « Mademoiselle ». Elle observa un instant la boutique désertée de tout client, croisa derrière son épaule le regard à la fois bienveillant et exaspéré de son patron et s'envola derrière son comptoir dans une pirouette avec une élégance digne d'une danseuse.

« Je te sers un thé peut-être ? »

Dans tous les cas, elle appuya sur le bouton de la bouilloire avant de s'abaisser pour farfouiller dans les nombreux tiroirs. Entre la multitude de rubans qui servaient à confectionner de jolis emballages pour les diverses compositions, elle trouva la boite dans laquelle se trouvait des dizaines de sachets de thés différents. Si son bon patron répugnait l'amertume de ses thés, elle en raffolait. En posant le bien sur le comptoir, elle jeta un autre coup d’œil dans la boutique, s'assurant du vide de celle-ci.

« Tu es en quelle année, on s'est peut-être déjà croisé après tout ? Ah ! J'ai beaucoup parlé, je t'écoute. Que veux-tu donc savoir ? »

Elle n'avait pas réellement beaucoup parlé finalement. Olivia n'était pas une grande bavarde mais ses quelques mots étaient teintés d'autant de chaleur et de jovialité que si elle avait discuté d'un doux sujet pendant des heures.
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Sumire

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MessageSujet: Re: Bourgeons d'une relation [PV : Olivia Albarn] Mar 18 Avr - 9:07
Olivia est adorable. Voilà ce qui traverse l’esprit d’Ushio quand cette dernière entre dans son jeu. Soyons honnête c’est sa proposition de thé qui l’enchante encore plus. C’est certain qu’elle aurait préféré un chocolat chaud avec des dango, plein de dango ou bien de d’adorable bonbon coulant au miel. On avait beau être tôt un peu de salé aurait être bien aussi, une pizza de son travail, voir même deux, peut-être même de belles côtelettes avec une sauce champignon pour aller avec. Oui, de la bonne nourriture qui fond dans la bouche.  Dommage qu’il ne soit pas d’usage de proposer un bon repas pour répondre à des questions et plus un verre. Concentration. Il faut choisir son paquet de thé, pas faire gargouiller son ventre de faim, même si c’est peu tard et que ce dernier a déjà fait des sienne. D’un geste assuré elle attrape un dragibus dans la poche de sa veste en jean et le fait sauter dans sa bouche.

« Merci, de m’accorder une interview mademoiselle. J’aime bien dire mademoiselle, je trouve que ça fait classe et super pro. J’espère que ça t’ira en tout cas. Tout comme le fait que je te tutoie. On va rester un moment ensemble, il faut bien ne pas mettre de barrière entre nous. Parce que les barrières c’est franchement moche, c’est comme ce qui est entre mes pieds et le sol. Les chaussures sont simplement horribles. D’ailleurs je vais me mettre à l’aise. OH ! Je prendrais ce thé-là ! »

Quelle politesse… Pour Ushio c’était tellement logique que la question du thé était une invitation qui ne demande aucune confirmation qu’elle tend directement sa main vers un paquet de couleur légèrement violette. La couleur lui inspirait confiance, puis elle voulait gouter quelque chose de nouveau. Au pire si ce n’était pas bon elle finirait son thé rapidement et en demanderais un autre. Aussi simple que cela. Une fois du coup l’impératif de son parfum de boisson terminé elle retira à la hâte ses sandalettes qu’elle mit directement dans son sac sans plus se poser de question. Elle avait beau adorer se promener pied nu venir en plein centre-ville avec les possible risque de bout de verre par terre n’était pas l’idée du siècle, il parait. Pff, vivement que la magie revienne et qu’elle puisse à nouveau se téléporté d’un lieu à l’autre sans devoir porter quoi que ce soit entre elle et la terre.

Après un lissage en règle de sa jupe un peu bouffante noir et un tirage de son T-Shirt blanc avec un phénix à son centre ainsi qu’un rapide effleurement à son appareil photo autour de son cou elle sortir un petit carnet de note. Elle avait beau avoir une très bonne mémoire, ne pas prendre de note semblerait suspect, puis on savait jamais, peut-être que Indie voudrait lire ça. Elle en doutait fortement, mais on ne sait jamais. Quoi que si elle lui montre les photos sous la douche ça pourrait devenir digne de son intérêt. A médité. Plus tard. Pour le moment l’important n’est pas là. Un rire franc prend la gorge de l’apprenti journaliste quand elle entend le mot bavard entre les lèvres de la fleuriste du moment. Elle était tellement loin de l’être. Elle eut un moment de doute intense, clairement visible sur son visage sur le fait que son propre débit de parole face fuir son interlocutrice. Une respiration difficile, un bonbon en bouche et le plaisir du gout de ce dernier efface ses doutes. Aussi rapidement qu’ils sont arrivés.

« Tu parles peu. Pas que ça soit un souci. Il n’y a pas forcément besoin de mille mots pour faire passer une idée ou une réponse. Il est même plus souvent le cas que l’afflux de mots perde notre interlocuteur et donne une sensation de montagne russe. Je ne vois pas pourquoi ces montagnes seraient forcément russes, d’Amérique du sud ou tibétaine aurait peut-être pu le faire. Celle entre l’inde et la chine sont classe aussi.  Il y avait des tonnes d’endroit montagneux super classe et ça a fini en Russie. J’aurais aimé que ça soit un plus exotique, un pays plus petit qui ainsi deviens plus qu’un petit point dans la carte du monde. Un peu comme Dubaï qui a su faire devenir son bout de terre inconnue du monde l’un des plus grands endroits pour le tourisme de riche. C’est tellement … »

Sa voix se coupe sur la fin de sa phrase. Elle vient encore de partir dans ses grandes tirades. Au moins elle s’est rendu compte de la chose assez rapidement tout de même. Plus que certaine fois en tout cas. Secouant sa main gauche devant son visage comme pour effacer rapidement ce qu’elle a pu dire elle offre un grand sourire à l’autre femme.

« J’ai tendance à partir un peu, beaucoup, souvent. Du coup pour te répondre je suis en 5ème année, chez les Sumlre, on s’est déjà croisé, mais jamais parler. C’est dommage d’ailleurs, mais on va rattraper cela rapidement. En tout cas pour moi. Ne te force pas à tenir mon rythme ou débit de parole. C’est tellement moins amusant si tu n’es pas toi-même. Tu es amusante en étant toi, très amusante. Pas en mal. Pour commencer avec les questions que je voudrais on va commencer simplement en faisant le point sur la base de ce qui fait toi. Pour faire une belle image de toi on doit prendre le tout à la racine. Alors il me faudrait savoir d’où tu viens exactement, de comment était ta famille et surtout pourquoi en venir chez un fleuriste alors que tu étais en parcours de médecine magique et qu’il me semble que tu es tourné pour continuer dans cette branche une fois partie d’ici. Enfin si on part… Oublie la dernière phrase. On fera au pire une révolte tous ensemble et on se barrera de cette prison si ça reste trop longtemps. Bref, pourquoi fleuriste et pas plombier ou encore moniteur de deltaplane voir serveuse ? »


Cette fois ses mains attrapent un stylo parce que le carnet tout seul n’allait pas prendre des notes sans rien pour écrire. Sa tête se tourne à nouveau vers les sachets de thé et un mythe lui revient en tête avec une certaine vivacité.

« Connais-tu le mythe des violettes ? Enfin on pourra parler de ça ensuite, une fois qu’on aura terminé de faire le lien entre toi, les leprechauns et les elfes. Oui, nous avons tout notre temps. Enfin tant qu’un client ne rentre pas. »

Il allait falloir qu’elle tente de rester un peu concentrer. C’était vraiment pour cette raison qu’elle était photographe à la base et pas journaliste, il allait falloir vraiment qu’elle arrive à obtenir un binôme sinon ça n’allait pas le faire.
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MessageSujet: Re: Bourgeons d'une relation [PV : Olivia Albarn] Lun 24 Avr - 16:17
C'était quelque chose qui amusait beaucoup Olivia. Si elle-même était une personne énergique, pleine de curiosité et de spontanéité, de douceur et de chaleur, elle conservait un certain calme apparent et son débit de paroles expédiait rarement celui d'une personne réservée. La jeune femme face à elle, lui semblait ainsi être à la fois son parfait opposé tout en lui renvoyant une image partiellement semblable à un double. Ushio lui apparaissait comme une boule de nerfs, d'énergie qui combattait de toutes ses forces pour ne pas déborder, exploser. Pour ne pas se mettre à courir en secouant les bras.

Elle pouffa discrètement à l'image qui s'instaurait dans son esprit. Ushio lui apparaissait comme quelqu'un qui se rabattait sans souci sur la parole pour compenser son manque d'explosion. Un peu comme un enfant. Non pas le genre innocent de seulement trois quatre ans, mais celui de huit neuf ans qui ne savait pas cesser de parler pour se faire une place dans une discussion d'adultes tout en souhaitant juste continuer à faire des bêtises.

Elle ne la connaissait pas, avait parfaitement conscience que l'image qu'elle se faisait de la jeune femme était sans aucun doute faussé par son interprétation due à trois phrases échangées. Mais d'un coup, Olivia se dit qu'elle aimait bien Ushio.

D'un geste précis, sans détourner son regard de la jeune femme, elle attrapa deux jolies tasses semblant avoir été aspergé de différentes peintures. Avec un petit sourire, elle quitta l'étudiante pour de nouveau s'assurer du vide de la boutique avant de légèrement rouler des yeux. C'était un réflexe idiot puisque le bruit de la porte l'avertirait de lui-même d'un potentiel client. Elle glissa les sachets de thé dans les différentes tasses, s'étonnant du choix de son interlocutrice sans ne rien dire. Peu de personnes de son entourage partageait son amour pour le Blue Butterfly Pea.

Elle haussa un sourcil en versant l'eau dans les tasses, manquant d'en renverser sur le comptoir en voyant la jeune femme retirer ses chaussures. Si le geste en lui-même ne la choquait pas tant que ça, elle-même appréciait sentir l'herbe sous ses pieds nus, elle espérait qu'elle ne prendrait pas froid avec l'humidité de la boutique de fleurs. Des rhumes, elle en avait attrapé avec cette clim glaciale et ces sols souvent mouillés. Sans se départir d'un léger sourire, en la voyant sortir son carnet, elle, sortir le sucre et les cuillères. Si peu partageait son amour du thé pois bleu, encore moins appréciait l’amertume avec laquelle elle-même buvait son propre thé.

Attentive au monologue de la demoiselle, elle voulu prendre la parole pour lui répondre mais se fit couper avant même de pouvoir ouvrir la bouche plus que si elle avait voulu inspirer. Alors elle se tut et se rendit de nouveau attentive, écoutant avec l'attention qu'un petit scarabée offrirait à son maître. Malgré les informations sur sa division et son année, Olivia n'arriva pas situer la jeune étudiante qui lui assurait pourtant l'avoir déjà croisé. Peut-être l'avait-elle vu lors de la manifestation pour le droit aux boites de thons dans les dortoirs ?

Elle secoua légèrement la tête, se reconcentrant ainsi sur le flot de paroles débité face à elle. Amusant, belle image, racine, famille, fleuriste, médecine, révolte, prison, plombier, serveuse, mythes, violettes, elfes et client. Il lui sembla avoir réussi à tout suivre plus ou moins correctement, même si elle se sentait incapable de répéter clairement la dernière phrase énoncée.

Elle se racla un peu la gorge et lâcha de but en blanc d'un ton clair.

« C'était par rapport aux attractions. Non pas réellement aux montages. Elles ont été inventé en Russie, donc montagnes russes. Et non pas montagnes Tibétaines. Sinon ce serait du vol de création et je doute que cela plaise aux deux peuples. »

Voilà, elle l'avait enfin cas ce foutu truc. Non pas qu'elle y attachait une importance capitale, néanmoins elle avait voulu répondre à sa première tirade. Pour la forme.

« Alors, niveau famille je- Oh ! J'ai oublié ! »

Si elle n'avait pas oublié sa famille, comment le pourrait-elle ?, elle avait oublié de proposer le citron à la demoiselle. Levant l'index vers le haut et lâchant un petit «Un instant !», elle se baissa pour chercher le citron dans le mini frigo. D'un bon, elle se releva en posant le jus de citron à côté des tasses.

« Du citron ? »

Elle se sentit obligée de préciser au cas où.

« Pour la couleur. »

Elle le précisa tout en se servant elle-même, laissant de côté la politesse de devoir servir l'invité en premier, démontrant l'effet du citron sur le thé bleu qui se transforma peu à peu en un thé violet. Elle reprit ses réponses qu'elle avait voulu donner après avoir doucement poussé le citron vers la journaliste en herbe.

« Je disais donc, je suis anglaise. Ma mère est anglaise et mon autre mère est japonaise, néanmoins elle vit en Angleterre depuis maintenant plus de vingt ans. Je suis fille unique, les procédures d'adoption sont plutôt compliquées, alors un deuxième c'est compliqué à envisager. Effectivement, après tout ça j'aimerais emprunter la voie de médecin légiste. »

Elle se coupa quelques secondes, un léger sourire amusé se glissant sur ses lèvres.

« Là, on oublie un peu le côté féérique de la chose je pense ! »

Elle reprit en dessinant des cercles sur le comptoir avec une petite cuillère.

« Eh bien fleuriste, fleuriste... Parce que j'aime les plantes, que le travail est tranquille ce qui change du rythme soutenu des cours. J'ai bien essayé serveuse, néanmoins il n'existe aucun flexibilité niveau retard. Lors de grosses chaleur, il y fait toujours frais, j'ai le droit de ramener les plantes qu'on ne peut plus vendre ce qui est un réel gros plus. »

Olivia but une petite gorgée de son thé, réfléchissant quelques secondes. En réalité, sa nature spontanée l'avait fait essayé quelques autres jobs durant sa scolarité et son après scolarité. Elle faisait sûrement partie de ceux qui avaient le plus travaillé dans différents domaines sur l'île.

« Peut-être que la semaine prochaine je ferais autre chose après tout, je ne peux rien prévoir ! »

Elle se tourna d'un coup net vers l'arrière boutique, croisant la silhouette de son patron et ajouta doucement.

« Enfin non pas que je veuille particulièrement partir d'ici, j'apprécie le job et ses avantages et tout le tralala ! »

Sous l'oeil exaspéré du vieil homme, elle sourit légèrement embarrassée en se retournant vers son interlocutrice principale.

« Toutefois, si on me propose de tenter le deltaplane, pourquoi pas ! »


héhéhéhéhé:
 
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