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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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HIDDEN COMPANION [PV Jazz]
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Ajisai

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MessageSujet: HIDDEN COMPANION [PV Jazz] Mer 3 Mai - 15:49


HIDDEN COMPANION
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La musique résonne dans tes oreilles, tout semble silencieux autour de toi et tu ne vois que devant toi tes cours et tes révisions. Tu as décidé de t'y remettre, tu as décidé de bosser, de réussir ta vie, un peu, tout en cherchant un moyen de te battre contre Neoboros, quelques plans se dessinent dans ta tête, mais il faudrait que tu arrives à te créer une sorte de réseaux, que tu arrives à savoir qui est pour, qui est contre, qui s'en fout. Il faudrait que tu arrives à créer une sorte de rébellion, mais tu es loin d'être assez persuasif pour faire ça tout seul. Tu devrais demander de l'aide à Shion, à Arata, Lulla. Bizarrement, tu sais que Hasegawa sera d'une grande aide... Mais il fallait réfléchir, faire ça intelligemment. Après tout, vous étiez tous désormais des humains tout ce qu'il y a de plus normaux. Tu avais juste un virus qui te bouffait ton énergie, mais ça, c'était autre chose.

Tu portes le café à tes lèvres, en bois une gorgée ou deux, la musique toujours vibrante dans tes oreilles. Comment réunir des gens de confiance, comment faire passer des informations, comment se rebeller sans que Neoboros s'en rende compte, sans que tout reste secret, sans que personne ne sache qui est contre et qui est pour, pour que tout se fasse en secret ? Tu termines ton café, en commande un autre, et quand la serveuse t'en apporte un, tu relèves la tête... retires tes écouteurs.

— Salut...

Ce n'était pas la serveuse. Jazz se tient devant toi et tu te mords la lèvre, débarrasses un peu la table pour qu'il puisse s'asseoir s'il le souhaite. Votre dernière rencontre a été un peu explosive... puis plutôt triste. Tu n'as pas vraiment de souvenirs de comment s'est terminé cette journée, et tu as encore un joli œil au beurre noire et la lèvre fendue de votre dernière rencontre. Tu te souviens surtout d'avoir pleuré dans ses bras, de l'avoir serré contre toi si fort, tellement fort, comme s'il pouvait enlever toute la peine au fond de toi. Ça n'a pas été le cas, la nuit suivante, tu rêvais encore de son assassinat, de ce meurtre que tu as commis. Franz te hante.

Franz te hante encore et toujours.

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MessageSujet: Re: HIDDEN COMPANION [PV Jazz] Dim 21 Mai - 17:32
breathe,
believing


Tu inspires distraitement l'air frai de l'extérieur, accoudé à ton balcon une cigarette entre tes doigts pendant que face à toi s'étend l'horizon. Tu penses, encore, tu penses à Rory, à cette soirée un peu mouvementée et à tout ce que tu n'avais pas prévu. Tu penses, Jazz, à toutes tes erreurs, à toutes tes peurs et à vos pleurs aussi. Parce que vos larmes ont rejoint son sang, tu regrettes tellement d'avoir pu être capable d'aller aussi loin. Tu t'es laissé emporté. Tu penses. Et tu soupires une fois encore, aspires ta drogue pour en recracher la fumée lassement. Tu es horrible, à peine humain moralement. Ce sont ces mots que tu t'adresses depuis tout ce temps pour tenter de te faire réagir, pour que tu puisses enfin comprendre que ça fait longtemps que tu n'avances plus même si tu t'évertues à prétendre le contraire. Tu te détestes, et le simple fait qu'il pourrait en être de même pour Rory te file la nausée.

Tu refuses cette idée.
Parce que Rory ne mérite pas ça.
Rory n'a jamais mérité ça.

C'est parce que tu le vois installé à cette table de ce café où tu vas si souvent le soir que tu n'as pas prit le temps d'éteindre correctement ta clope. C'est parce que, dans cet élan d'égoïsme pourtant si sincère, tu as décidé de réparer les morceaux. C'est parce que t'as décider d'enfin apprendre à remarcher sans reculer que tu as décidé de saisir ta chance. Que cette porte, celle de ton appartement, a claqué une nouvelle fois. Comme d'habitude quand tu pars aussi précipitamment. Comme ce jour un peu particulier où tu as perdu ton cousin et où, dans cet ascenseur où tu te trouves, tu as pleuré toutes les larmes de ton corps. Comme si tu étais mort toi aussi. Et pourtant Jazz, tu es bien là à te ressasser cette douleur, toujours en vie à contempler dans le miroir ta vie un peu brisée, celle que t'as même pas prit la peine de réparer. Tu sais, on appelle ça la dépression Jazz. Et si tu n'avais pas conscience d'être aussi faible alors peut-être que tu l'aurais compris bien avant, peut-être que t'aurais pu aller plus loin que maintenant.

Une fois en dehors de la résidence tu marches doucement vers Rory que tu as aperçu plus tôt à cette terrasse juste en face de chez toi. Ses traits se dessinent plus précisément, sa peine retranscrite sur le visage, ces bleus sur le corps que tu lui as fait toi-même l'autre soir. Oh Jazz tu te détestes d'avoir fait ça, t'es vraiment trop con. Mais malgré tous tes dires tu t'arrêtes, un instant, en plein passage piéton. Tu t'arrêtes et tu l'observes sans savoir pourquoi tu fais ça. Peut-être espères-tu retrouver en lui un bout de Franz, peut-être espères-tu qu'ils te pardonnent tous les deux les erreurs que tu as pu commettre. Peut-être que tu ne saurais le pardonner, toi finalement. Tu t'arrêtes et tu reprends aussitôt, t'as décidé d'arrêter de réfléchir pour une fois. De laisser ta spontanéité agir à son gré.
C'est pas plus mal tu sais.

Salut.
Tellement de mots qui ne sortent pas. Tant de colère, trop de regrets. C'est toujours comme ça depuis quelques temps, toujours comme ça à chaque fois que tu le croises de façon si proche, et ça te rappelle cette période où tous deux étiez amis. Cette période effacée par un drame dont aucun de vous n'êtes responsables. Mais c'est si facile de s'avouer le contraire pas vrai ? Oh tellement plus facile. Il te fait un peu de place sur la table pendant que tu tires une chaise à sa droite, face aux passants, pour t'y asseoir sans un mot. Toujours aussi tendus. Pas un regard direct.

Ça va aller, ça finira par s'arranger.
Tout finit toujours pas s'arranger, qu'il disait.
Mais, Franz, est-ce que tout s'arrange vraiment quand tout est brisé ?

Finalement tu brises le silence de ta voix grave, un peu triste, un peu seule. Un peu toi. Tu t'en veux. T'es désolé, tellement désolé.

Comment va ton œil ?

Pour ne pas lui demander comment tu vas, parce que c'est trop dur à poser comme question.



HRP : J'suis désolée pour le retard vraiment, pardon ;;
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Ajisai

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MessageSujet: Re: HIDDEN COMPANION [PV Jazz] Dim 21 Mai - 18:01


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Il ne te répond pas. Il ne te répond, se contente de t'observer, de te regarder et, pendant un court instant, tu as l'impression qu'il serait capable de t'en refoutre une. Tu te racles la gorge et tu baisses de nouveau le regard sur tes cours, ton cerveau tournant à vive allure. Tu n'arrives pas à te concentrer sur tes notes, sur tes cours, sur tes fiches. Tu ne penses qu'à Jazz. Jazz, assis devant toi. Jazz, qui t'a foutu une des raclés de ta vie. Jazz, le cousin de Franz. Jazz, l'ami que tu as perdu. Jazz, le professeur. Tu te souviens encore de la force de ses poings sur ton visage et tu te mords les lèvres, tu as l'impression que ta peau tire un peu plus sur ta pommette et sur ton œil, mais ce n'est sûrement qu'une impression.

— Comment va ton œil ?

Instinctivement, ta main se porte à ton œil, tes doigts effleurent la peau violette, brunie sur certains endroits, jaunie et verdie sur d'autres. Tu hausses les épaules et remercies la serveuse qui t'apporte un café, demande à Jazz s'il veut quelque chose avant de repartir.

— J'ai eu pire. Avec les entraînements tout ça, c'est pas grand chose finalement !

Tu essaies d'être un peu joyeux, de faire comme si ça ne te faisait rien de le voir, comme si tu ne te revoyais pas en train de pleurer dans ses bras. Tu te racles la gorge de nouveau... avant de soupirer. L'hypocrisie n'a jamais été trop truc, t'as toujours été trop franc, trop direct pour ça. Et c'est ce que tu continues d'être maintenant. Alors tu relèves la tête et le regardes, annonces de but en blanc, sans prendre des pincettes :

— T'es pas obligé de faire ça. T'es pas obligé de venir voir comment je vais, comment ça se passe pour moi, si je survis à tout ça. C'est assez difficile pour toi. T'es pas obligé. Puis bon, j'ai plus que deux ans et demi à vivre au maximum, ça sert à rien de...

Tu fais une courte pause, cherches tes mots avant de finir :

— T'es pas obligé de faire tout ça. Ça t'évitera d'aller à un deuxième enterrement.

Et tu baisses la tête, te mords la lèvre un peu trop fort avant de jouer avec ton stylo. Non, il n'était pas obligé de faire ça, d'essayer de voir comment tu allais, d'essayer de renouer. Il était pas obligé de souffrir une deuxième fois, tu ne lui en voudrais pas, au contraire, tu le comprendrais, vraiment. Après la mort de Marie, tu as tout fait pour ne plus t'attacher aux autres, tu as tout fait pour ne plus rien ressentir... et pourtant, tu as connu toutes ses personnes que tu vas laisser tomber d'ici si peu de temps, finalement.

La vie est une chienne, tout de même.

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MessageSujet: Re: HIDDEN COMPANION [PV Jazz] Dim 21 Mai - 22:20
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Un café noir, sans sucre.
Comme d'habitude.

La serveuse s'en va avec un léger sourire entendu tandis que tu reportes ton attention sur Rory. Rory qui, si tu ne le connaissais pas si bien, aurait presque pu te faire croire que tout allait bien. Rory qui mentait si mal que ça te démangeait de lui en remettre une, juste pour voir son pseudo sourire s'envoler. Rory qui avait si mal à cause de toi qui l'a enfoncé. On te connaissait grand connard Jazz, mais pas assassin. Encore moins repenti. Pourtant c'est ce que tu essaies de faire, avec du mal parce que c'est Rory, que tout est encore trop frai pour que ton esprit soit bien clair. Parce que tu as toute cette violence en toi que tu n'as jamais trop montrée malgré bien les coups que t'as pu donner. Parce que, simplement, tu es un être humain et l'humain n'est pas fait pour ça. La paix c'est l'utopie avec laquelle l'on vous bourre le crâne à l'école mais elle n'existe pas. Alors c'est pour ça que c'est si difficile de faire le premier pas et de sortir le drapeau blanc.

C'est pour ça que, lorsque son esquisse se fane et qu'il te parle enfin sincèrement, ton cœur se serre un peu. Ça fait toujours mal de se prendre la vérité en pleine face, même quand on y est habitué ou qu'on la connaît. Non, ça fait rarement du bien.

Je fais pas ça par obligation.

Un soupir, tes yeux qui se ferment un instant rapide pour réfléchir aux mots pour ne pas le blesser, puis qui s'ouvrent à nouveau sur lui. Droit dans les siens.

Tu devrais le savoir depuis le temps, je suis là pour faire la paix.

Parce que je m'inquiète pour toi.
Parce que j'suis désolé.

Tu laisses un silence s'imposer, presque trop doux pour les mots qui suivront tu le sais.Tes iris se posent sur les passants et tu humes tranquillement l'air qui vous entoure pour tenter de t'apaiser. Apaiser ton cerveau qui s'est remit à fonctionner beaucoup trop vite pour que tu puisses le suivre.

La serveuse revient quelques minutes plus tard apporter ton café, tu la remercies d'un sourire et lui glisse quelques pièces avant qu'elle ne reparte. Elle est bien gentille de venir vous voir malgré cette tension un peu étrange qui semble ne faire que s'accroître. Tu portes la tasse à tes lèvres pour en prendre une gorgée, la repose sur la soucoupe doucement avant de reporter une nouvelle fois ton attention sur Rory.

Je suis encore incapable de te pardonner, mais j'ai l'intention d'essayer alors fais-en de même. T'es pas tout seul Rory. Si tu ne te pardonnes pas toi-même c'est que mon cousin a eu tort de croire en toi.

Et que j'ai eu tort aussi.



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Ajisai

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MessageSujet: Re: HIDDEN COMPANION [PV Jazz] Dim 21 Mai - 23:38


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Il commande un café et tu attends encore. Tu as l'impression que... tu ne sais pas. Il y a quelque chose qui cloche. Il te dit que ce n'est pas par obligation et tu hausses les épaules. Oui, certes, il n'est pas venu ici par obligation, il était loin d'être obligé de venir squatter ta table, de venir te voir, surtout que tu ne l'avais pas vu. Il pouvait continuer son chemin, ne pas faire attention à toi sur ta terrasse avec tes cours et tes pensées anti-neoboros. Tu as besoin d'une clope.

— Tu devrais le savoir depuis le temps, je suis là pour faire la paix.
— Tu as une drôle de façon de le montrer, lâches-tu en le regardant, pointant du doigt ton œil au beurre noir.

Okay, celle-ci était fourbe et mesquine. Tu l'as su au moment même où tu ouvrais la bouche, mais tant pis. Tu soupires, repars dans tes cours, mais tu n'y arrives pas. Tu trembles un peu et le mal de crâne vient pointer le bout de son nez. Connard de virus. Tu récupères une cigarette dans ton paquet de clopes et en allumes une, inspires cette bouffée de cancer et tu espères qu'il ne te fera aucune remarque dessus. Tu n'as pas envie de te battre pour ça aussi. La serveuse revient, dépose le café, repart, et il le sirote tranquillement, un instant, avant de reprendre la parole.

Ton cœur saigne, Rory.

— Je suis encore incapable de te pardonner, mais j'ai l'intention d'essayer alors fais-en de même. Si tu ne te pardonnes pas toi-même c'est que mon cousin a eu tort de croire en toi.

C'est un coup bas, et il le sait sûrement. C'est un coup bas de mettre le pardon sur le tapis, c'est un coup bas de parler de Franz et de sa confiance en toi, c'est un coup bas de te mettre dans cette situation. Tu serres les dents et tentes de te détendre sans y arriver. Une inspiration avec la cigarette à tes lèvres plus tard, tu réponds, la voix lasse, fatiguée :

— Franz a eu tort de croire en moi pour beaucoup de choses.

Beaucoup trop de choses, finalement.

— Et tu le sais. Et c'est vraiment, vraiment un coup bas de me le foutre dans la gueule. Fous moi ton poing dans la gueule une nouvelle fois, ce sera la même chose.

Et tu as envie de partir, Rory, tu as envie de fuir. T'en as marre. Pendant un court instant, tu n'y pensais pas, pendant un court instant, tu as oublié ce que tu étais, tu as oublié ce que tu étais devenu. Tu soupires, écrases ta cigarette alors qu'elle n'est même pas à moitié consumée et tu te redresses, commençant à ranger tes affaires de cours. Tu t'arrêtes un instant, te figes et tu relèves la tête vers Jazz.

— En fait... ça fait même vachement plus mal que tes poings dans la gueule. C'est... t'es doué pour appuyer là où ça fait mal, hein ?

Tellement plus mal, ça te brise le cœur, ça te rend malade, ça te donne envie de vomir. Tu te donnes envie de vomir, Rory. Tu passes une main dans tes cheveux et tu te laisses glisser sur le dossier de la chaise. Tu veux fuir, tu ne veux plus y penser. Tes doigts massent discrètement une de tes tempes, tentant de faire disparaître ce mal de tête affreux.

Virus de merde.

Et certaines fois, l'idée de disparaître refait surface, même avec ta promesse à Alcyone. Et tu as envie de t'effacer, de disparaître, de ne plus exister.

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MessageSujet: Re: HIDDEN COMPANION [PV Jazz] Dim 2 Juil - 12:21
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C’était cette détresse dans ses yeux que tu détestais le plus, sans doute parce qu’une petite partie d’elle était apparue à cause de toi. C’était cette peur, cette haine, cette tristesse que tu croyais discerner, semblants de sentiments qui tourbillonnaient autour de lui en maux si puissants que tu n’arrivais pas à les effacer. Et tu voudrais, oh tu le voudrais si fort Jazz, pouvoir te racheter de cette façon si égoïste qui te collait à la peau. Mais tu ne peux pas, tu peux pas parce que t’en as pas la volonté profonde, parce que Rory est déjà à terre et que tes maigres tentatives l’ont déjà presque achevé. Tu peux pas le sauver Jazz, et c’est seulement maintenant que la vérité te claque la gueule, parce que tu l’aurai souhaité tellement mais que même ça c’est impossible pour toi. Et ça fait mal. Ça te fait mal d’évoquer Franz de cette façon, et sa réponse te fait mal aussi. Atrocement. C’est le retour du boomerang qui t’avais échappé, que tu avais lancé avec tant d’ardeur et qui te revient plus durement encore. Comme un mur de béton qu’on se prendrait en pleine face.

Il a changé Rory.
Ou peut-être est-ce sa personnalité réelle que tu aperçois enfin, tu ne sais pas. Mais tu regrettes déjà tes mots. Il a changé, c’est cette pensée un peu facile que tu as eu pour justifier son comportement, et cette distance qu’il y avait entre vous. Pour justifier la vérité qu’il t’exprime et que tu as cherché. C’est ta faute, Jazz. À être trop maladroit on finit par faire n’importe quoi alors que parfois vaut mieux se taire, mais tu ne sais que parler. Tu parles tellement pour quelqu’un qui n’aime pas ça, tes pensées qui s’échappent si facilement, sans aucun filtre. Ça coupe, ça brûle, ça déchire. Douleur partagée qui te blesse presque autant que lui. Tu te détestes.

Ça te fait quoi de le voir souffrir, Jazz ?
Ça te fait quoi de le voir te fuir ?

Rassieds-toi.

C’est à peine murmuré, sur ce ton fatigué qui te va si bien, vos regards entrelacés ensembles, entre dureté et probablement un peu de compassion. Tu n’es pas là pour te battre et lui courir après, t’as pas envie de ça. Tu voudrais juste… Tenter d’avancer, peut-être. Tu n’es même plus sûr de ça en vérité, mais lorsque tes lèvres touchent à nouveau ta tasse pour avaler quelques gorgées de café, tu décides de ne plus y penser. Il se rassoit et tu l’observes sans un mot. Pose ta tasse désormais vide sur la coupelle et lâche un soupir, lourd.

Ennuyé de ne savoir comment t’expliquer.

Il t’aimait. C’était pas pour rien, Franz ne faisait jamais rien sans raison.

Tu te redresses sans un mot, te lève pour t’approcher de lui toujours sur sa chaise et le contourner légèrement. Le regard imperceptiblement plus doux, et en silence toujours et sans aucune raison, tes doigts se posent sur ses tempes, sur sa main brûlante. Tu n’étais pas sûr d’avoir vraiment remarqué tout à l’heure, tu n’es pas certain qu’il veuille que tu l’aides comme ça non plus. Mais tu t’en fou. T’en as tellement rien à faire que tu lui intimes de se taire avant même qu’il ne puisse dire quoique ce soit. Où est-ce que ça t’fait mal ? Tu masses ses tempes doucement, le regard perdu dans le vide au loin et tous ces gens qui vous regardent, tu les oublies instantanément. Il n’y a plus personne autour de vous, Jazz, dans cette bulle que tu veux vous créer. Brin d’intimité éphémère mais véritablement bienvenu.

Si vous n’aviez pas ces bracelets tout aurait été si simple..
Ta mâchoire se serre, tes doigts se crispent une seconde
Se détendent la suivante.
Et tu reportes ton attention sur Rory.

T'as juste à fermer les yeux et à te détendre. Autrement j'vais m'occuper de toi beaucoup moins gentiment.

Rory qui ne mérite pas d’être aussi malheureux.



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Ajisai

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MessageSujet: Re: HIDDEN COMPANION [PV Jazz] Dim 2 Juil - 14:26


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T'as le cœur au bord des lèvres, les tempes qui brûlent, la gorge serrée. T'as l'envie de vomir, l'envie de t'enfuir. T'as l'impression que ton monde va s'effondrer encore plus, qu'il va se détruire encore plus vite, plus rapidement, comme si la vie n'avait pas assez été une chienne avec toi, comme si la vie ne t'avait pas assez détruit comme ça. Il te demande de te rasseoir, et tu t'exécutes, pas vraiment levé non plus. Tu veux tellement fuir, mais tu n'en as pas la force, tu as l'impression que tout s'écroule, que le poids du monde est sur tes épaules. Quoique tu fasses, quoique tu tentes de faire, quand tu essaies d'avancer, quand tu essaies d'oublier, quand tu essaies de faire ton deuil, de retirer toute cette haine, toute cette peine de ton cœur, tout revient en bloc. Tout revient dans ton esprit comme si tu n'avais pas le droit, plus le droit d'être heureux, comme si tu ne pouvais être qu'un combattant, qu'un leader de cette rébellion avant de t'effondrer à cause du virus. Stade 1, encore, plus pour très longtemps, tu en as l'impression, le sentiment.

— Il t’aimait. C’était pas pour rien, Franz ne faisait jamais rien sans raison.

Oh oui, il t'aimait, Franz. Il t'aimait peut-être un peu trop, et peut-être que tu ne l'aimais pas assez. Il t'aimait Franz, assez pour te regarder droit dans les yeux quand tu l'as tué, il t'aimait assez pour te faire confiance, pour croire que tu n'allais pas le laisser tomber. Il t'aimait trop, et toi pas assez. Tu ne l'as jamais aimé assez, tu aurais dû comprendre quand tu as tout arrêté, l'été dernier. Tu aurais dû comprendre après vos baisers, après votre discussion, après cette dernière étreinte... tu aurais dû comprendre. Tu aurais dû comprendre son éloignement, ses sourires moins joyeux, plus triste, plus faux. Tu aurais dû comprendre Rory, tu aurais dû comprendre.

Quel ami fais-tu, Rory ?
Tu es pathétique.
Tu n'arrives même pas à voir quand tes amis vont mal.
Quel ami fais-tu, Rory ?
T'es égoïste, t'es pathétique.
T'es pathétique, Rory.

Il se décale vers toi, ses doigts retirent les tiens, viennent les remplacer dans leur massage et tu fermes les yeux. T'es pathétique Rory. Il a les mains froides et ça te soulage légèrement. A peine, quelques instants. Tu n'as pas la force de le repousser. T'es pathétique Rory. Tu n'arrives pas à lui dire de partir, tu n'arrives pas à lui hurler ta haine au visage. Tu es si las, tellement las et fatigué. Il ouvre de nouveau la bouche et tu retires ses mains d'un mouvement de poignet, tu détournes la tête, te redresses légèrement sur ton siège et tu soupires.

Tu vas vomir.

Tu sais qu'il essaie, tu sais qu'il tente vraiment de vous retrouver, de créer quelque chose sur ce que vous aviez détruit, sur ce que la mort de Franz avait laissé derrière elle. Tu le sais, et tu le remercies pour ça, mais finalement, tu n'en es pas capable : il sait comment te faire mal, comment te détruire... et le voir, l'avoir si proche de toi en sachant qu'il te porte toute cette haine, en sachant qu'il te déteste, qu'il te hait, qu'il t'en veut et qu'il t'en voudra toute sa vie pour lui avoir arraché Franz... tu ne peux pas, tu ne peux pas le supporter, Rory. C'est trop difficile, ça fait trop mal.

— Ça va passer.

Tu vas vomir, Rory.

— J'ai l'habitude.

Les maux de têtes, les envies de vomir, les crampes, les courbatures. Tu as l'habitude de tout ça, tu sais que ça passe, que ça revient, que ça repart. Les migraines et les courbatures sont les plus persistantes. Les envies de vomir et les crampes, elles, semblent aller et venir aléatoirement, de temps en temps. Tu as l'impression que la fatigue devient de plus en plus forte, ces temps-ci, mais peut-être n'est-ce qu'une idée, qu'une impression. Tu veux fuir, tu veux partir.

Tu vas vomir.

Un rire t'échappe soudain, comme si tes pensées venaient de remarquer la mort de Franz, comme si tu venais de comprendre tout ce que ça impliquait. Un rire t'échappe, un peu triste, un peu défaitiste. Une pensée égoïste t'échappe, comme ce rire trop triste pour tes lèvres étirées.

— Y'aura personne pour m'achever.

Non. Il n'y aura personne pour t'achever, Rory. Tu as tué Franz, tu as assassiné Franz. Il n'y aura personne pour t'achever, pour t'empêcher de faire du mal autour de toi, pour tuer le monstre en toi. Non Rory, il n'y aura personne pour t'achever. Franz est parti, Rory. Franz n'est plus là. Franz ne sera plus jamais là.

— Y'aura personne pour m'achever... réitères-tu, plus calmement.

Ta voix est trop douce, trop triste, trop silencieuse, trop calme. Y aura personne pour t'achever, Rory. Et malgré la promesse que tu as faite à Alcyone cet hiver... tu vas devoir t'achever toi-même.

Tu seras ton seul bourreau, Rory.
Ton seul et unique boureau.

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