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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs
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MessageSujet: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Mar 16 Aoû - 2:21
RÈGLES DU MAGASINAGE POUR UN JOUR DE PLUIE
AVEC NILES BURROUGHS


Douce et fraîche, froide et délicate. Chaque goutte tombait vers le sol, trop lourde pour rester là-haut, dans ce ciel d’une teinte si foncé qu’il semblait avoir été noirci par du charbon. La scène était tout de même magnifique lorsque un rayon de soleil arrivait avec peine à traverser l’épaisse couche de nuage pour faire briller de mille feux la petite goutte. Enfin, cette scène aurait été magnifique si seulement Elizabeth s’était trouvé à l’intérieur lorsque l’averse s’était déclenché. La pluie l’avait surprise durant son jogging du matin et si forte qu’elle savait qu’il était inutile de faire demi-tour, autant rester planter comme un piquet et attendre d’être tremper aux os : le résultat sera le même. Chacun de ses pas l’éclaboussaient, mais elle continua, s’aidant un peu de sa vitesse pour se diriger plus rapidement vers sa cible : le centre commercial.

Elle poussa les portes avec force, s’arrêtant d’un coup pour s’agenouiller, la tête entre les genoux, essoufflée. Cette journée n’avait rien de merveilleuse à ses yeux. Elle se sentait comme un chat de gouttière avec ses cheveux collés à son visage; son maquillage avait sûrement coulé ce qui n’était pas son apparence. Le seul aspect positif est que ses vêtements lui collaient à la peau de telle façon qu’ils moulaient son corps à la perfection, faisant tourner quelques têtes à son grand bonheur, parce que tout le monde sait qu’Elizabeth aime avoir l’attention sur elle. La jeune fille finit par se relever pour libérer de l’entrée et fit un pas vers l’avant lorsqu’elle sentit une forte douleur dans son bas ventre. Une grimace se traça sur son visage et elle crispa ses mains contre ses hanches. Elle avait le sentiment qu’une personne déchirait ses entrailles, qu’une nouvelle guerre mondiale se jouait dans son jardin secret et qu’elle était en train de perdre lamentablement. Elle soupira, tentant d’extérioriser sa douleur et reprit sa marche vers un petit banc non loin, où avec délicatesse et grâce, elle fit un mouvement de la main aux deux jeunes filles déjà assises et de sa voix aimable et accueillante leur exprima sa pensée :▬  C’est mon banc maintenant, dégagez!Et oui, dans cette belle période du mois, Elizabeth ne devait pas un être patient et plein de générosité. Elle ne s’améliorait pas, bien au contraire! Tous ses défauts s’empiraient : plus égoïste, plus grognonne, plus chiante et plus bête. Elle se plaignait que la vie la faisait souffrir et voulait qu’on la prenne en pitié. En même temps, elle ne voulait voir personne et voulait arracher la tête de toute personne qui osait s’approcher d’elle sans son accord. Or, en ce moment de la journée, Elizabeth se sentait seule et il n’y avait qu’une personne dont la présence de la dérangerait pas durant la visite de Mère Nature. Elle sortie son holokit et envoya un message à la dites personne puis se mit en tête d’améliorer son apparence en essuyant avec les manches de sa veste de sport les yeux de raton-laveur dont la météo l’avait gracié. Elle attendait, sans grande patience, en tapotant son téléphone avec rapidité, se demandant si elle avait oublié d’ouvrir le son ou si le messages s’était bien envoyé, répétant à voix basse que c’était loin et pourquoi est-ce qu’il mettait autant de temps à répondre. Elle savait bien que le magasinage n’était pas l’activité préféré de tous, mais elle en avait de besoin actuellement, pour se sentir mieux qu’une épave et ce que princesse veut, princesse l’obtient.

Une nouvelle crampe se fit sentir et elle sentit un choc électrique la parcourir jusqu’à la pointe de ses orteils. Se pliant en deux, elle plaqua à nouveau ses mains contre les creux de ses crêtes iliaques, laissant s’échapper un petit juron entre ses lèvres. Un bruit de pas se fit entendre devant elle et sans même lever les yeux, se doutant de qui était devant elle, elle dit d’une petite voix mielleuse et piteuse :▬  S’il te plait, dit-moi que je suis la plus belle.
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Mar 30 Aoû - 0:00
La journée de Niles commençait juste comme toutes les autres. Il s'était levé, il avait regardé par une fenêtre des gens se tenir la main, être heureux, marcher sous la pluie, tenir un parapluie et se balader en amoureux malgré le mauvais temps... Et lui, il adorait regarder ça. Il adorait tout simplement car cela entretenait la rage et la haine qu'il avait envers tout et tout le monde. Au fond de lui, Niles avait beau agir par sacrifice et compassion, il voulait être misanthrope. Il voulait se justifier différemment. Il voulait qu'on ne le prenne pas en pitié, que personne ne l'aide, il voulait être seul dans sa descente aux enfers.

Personne au monde n'aurait le courage d'effectuer les recherches qu'il avait entamé. Il fallait, de plus, ne rien avoir à perdre. Et quelqu'un aimant et étant aimé du monde possédait forcément quelque-chose... Ainsi, il regardait chaque jour le commun des mortels prendre du bon temps. Il se sentait si supérieur, et pourtant si piteux, et il désirait plus que tout écraser leurs têtes d'une seule main tant il haïssait sa propre condition. Et pourtant, c'était ça qu'il voulait.

Et pourtant, durant la journée, Niles reçut un message sur son holokit. Elizabeth... Évidemment. Allez savoir ce que la jeune femme trouvait chez lui pour l'appeler comme ça et lui demander de venir. À chaque fois, ça partait soit en joute verbale, soit en d'autres choses improbables. Restait que pour une raison inconnue, ces deux-là étaient difficilement séparables. Niles se sentait inexorablement intéressé par le fait d'aller la taquiner, et elle le lui rendait bien. Au final, même s'il le niait parfaitement extérieurement, c'était la personne la plus proche d'une très bonne amie qu'il pouvait avoir.

Ainsi il enfila son grand manteau, prit son parapluie, puis il passa les portes du centre commercial en sifflotant. Sa dégaine était élégante et mystérieuse, ses pas lents le portant finalement jusqu'à Elizabeth. Elle avait fière allure, avec son maquillage dégoulinant et ses crampes visiblement chroniques ! Il ne lui fallut pas longtemps pour déjà émettre l'hypothèse de la mauvaise période du mois quand à ses douleurs. Elle voulait qu'il lui dise qu'elle était la plus belle... ? Alors il s'assit sur le banc à côté d'elle, s'étirant en ricanant avec malice.

« C'est original comme style de maquillage... La dernière tendance du moment ? Oh, ou alors c'était juste pour moi, c'est ça ? Je suis tellement touché, ma p'tite ~ »

Effectivement, il fallait s'y attendre... Niles était tout sauf quelqu'un qui avait la langue dans la poche. S'il avait envie d'être vache, il le serait, et ce n'était pas de chance pour le reste du monde : il l'était. Cependant, derrière cette pique, il sentait bien sa détresse interne. C'était peut-être ça qu'il appréciait, chez elle... Au fond, tous les deux, ils avaient besoin d'un peu de stimulation. Mais ils ne faisaient que le nier et passer pour les deux pires êtres de l'Univers... Qui sait, peut-être qu'ils ne pourraient juste jamais se passer l'un de l'autre ? Mais est-ce qu'ils pourraient seulement outrepasser leurs sales caractères ?

« Alors, tu veux commencer par quoi, beauté des temps modernes, Picasso parmi les De Vinci ? Tu sais très bien que pour toi, je ferais la moitié de la ville à pieds juste pour pouvoir profiter d'un peu d'insolence... »
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Mer 31 Aoû - 20:15
À peine était-il arrivé que déjà, il lui tapait sur les nerfs. Comment pouvait-il, en cette laide journée, sifflotée joyeusement devant elle? Il était arrivé dans les lieux, lumineux et heureux, comme si à l’extérieur, il y a avait des licornes et des arc-en-ciel et qu’un lutin distribuait de l’or à qui en voulait. Comment pouvait-il avoir si belle allure et avoir la classe alors qu’elle, elle ressemblait à un chat de gouttière qui ne trouvait certainement pas une douce famille pour la soigner? Est-ce qu’il était béni des dieux et isolé par cette pluie? Il était à peine tremper, alors qu’elle s’était prise une douche. Alors, elle remarqua le parapluie, envieuse de cet objet qui lui aurait éviter cette horrible apparence. Elle plissa les yeux et lui tira la langue alors qu’il la jugeait de haut en bas, sachant pertinemment qu’une réplique allait bientôt suivre, parce que c’était ainsi entre eux.  Elle sentait son regard pesant sur le contour de yeux et par réflexe, Elizabeth tenta de frotter un peu plus fort pour enlever le maquillage. Peut-être était-ce pire, peut-être ne faisait-elle que l’étaler et bientôt, elle aurait l’air d’un nouveau membre du groupe de Kiss. Ou encore, peut-être était en train de réussir à enlever la noirceur de son visage pour renaître tel un ange brillant de beauté. ▬  C’est original comme style de maquillage… La dernière tendance du moment? Oh, ou alors c’était juste pour moi, c’est ça? Je suis tellement touché ma p’tite ~

Prend une photo tant que tu y ais ! T’aurais pas un mouchoir ou quelque chose pour que je puisse me débarrasser de mon look d’Halloween? Non, mais habillé comme ça, tu sembles plus galant que tu l’es réellement!
La douleur dans son bas ventre s’était calmé, elle pouvait enfin avoir un peu de repos. Un frisson s’était installée sur sa peau et chacun de ses poils étaient relevés vers le ciel. Elle avait plutôt froid dans cette tenue : il faut dire qu’elle était encore en tenue de sport, soit un short noir plutôt court avec une camisole rouge qui semblait fusionner à sa peau. On pouvait y voir la démarcation de son soutien-gorge de sport qui ne cachait pas grand-chose, considérant que l’air climatisé du centre commercial avait permis à deux petites choses de pointer le bout de leur nez. Un peu gênée, mais à la fois insouciante que les gens puissent le remarquer, elle se contenta de croiser les bras sur sa poitrine en frottant ses biceps avec ardeur. Elle était complètement glacé et avait simplement envie de déshabiller Niles pour se réchauffer. Pas de la façon théorique que deux corps nus se réchauffent plus rapidement qu’habiller, mais plutôt pour se couvrir d’un morceau de tissu sec le temps d’en trouver d’autres. Alors, tu veux commencer par quoi, beauté des temps modernes, Picasso parmi les De Vinci ? Tu sais très bien que pour toi, je ferais la moitié de la ville à pieds juste pour pouvoir profiter d'un peu d'insolence...

▬   On va commencer par faire ça !
Elle se leva d’un coup, le tirant de toutes ses forces par le bras pour l’obliger à prendre la même position qu’elle. Face à lui, ses petits doigts se débattaient avec les boutons du col de son grand manteau. Elle aurait aimé que le tout se fasse plus rapidement, mais il faut croire qu’aujourd’hui n’était vraiment pas son jour. Un nouveau juron s’échappa entre ses lèvres et finit par écraser sa tête sur son torse, les bras pendant de chaque côté de son corps comme si étaient incapables de se soulever, déclarant forfait. ▬   C’est quoi ce manteau, une camisole de force? J’ai froid moi p’tain. J’veux trouver n’importe quoi de sec et sexy à me mettre sur le dos. Doit bien y avoir ça quelque part? Allez, fait rouler ton hamster, je sais pas par où commencer.
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Dim 4 Sep - 14:55
Décidément, tourmenter Elizabeth était toujours une activité de choix pour Niles qui s'en délectait toujours plus à chaque instant lorsqu'il observait minutieusement ses réactions et autres frustrations diverses. En la voyant tenter de retirer son manteau et échouer, il retint difficilement un petit rire avant de finalement laisser s'échapper un ricanement en lui répondant avec ce petit air narquois qui faisait à la fois tout son charme et toute son antipathie :

« Oh ho, tu vas vite en besogne, dis donc... Tu aurais du me dire que tu voulais faire des choses de ce genre, comme ça tu m'aurais envoyé un message et on se serait retrouvés dans un endroit plus... intime. »

Oui, il adorait user de sous-entendus obscènes. C'était toujours amusant d'observer la réaction des gens lors de ce genre d'implications... Comme si c'était indécent ou inapproprié. Pourtant, il était capable de bien, bien pire. Une fois cette pique envoyée, il commença à marcher à ses côtés dans la galerie commerciale. Au moins, on pouvait dire qu'il avait l'oeil pour ce qui était de repérer des vêtements élégants et chics. Repérant un magasin bien en particulier, il s'y dirigea en sa compagnie en regardant plusieurs manteaux et autres

« Là... Je suis sûr qu'un manteau dans ce genre t'irait à merveille. Allez, hop, va m'essayer tout de suite ! »

Prenant le manteau sur son cintre et le lui calant dans les bras, il se contenta de croiser les bras et de l'attendre. Il avait une élégance et une classe naturelle assez prononcées, et c'était d'autant plus rageant quand on connaissait son caractère litigieux et insolent. Pourtant, il se sentait plus proche d'elle que de n'importe qui d'autre dans cette académie. Au moins, ils pouvaient mutuellement s'en envoyer plein la tronche, et aucun des deux n'oserait faire le faux-cul. C'était mince, mais c'était ce qui se rapprochait le plus d'une relation de confiance...

Le manteau qu'il lui avait donné était un imperméable légèrement similaire au sien, mais plus à sa taille, avec des boutons à fermeture croisée. Le bas du manteau descendait jusqu'au-dessus des genoux, et il semblait à la fois élégant et parfaitement adapté à la saison. Quand au prix... Dans le pire des cas, Niles avait une famille riche, à l'origine, et avec qui il était en très bon termes. Alors même s'il refusait de lui proposer ouvertement, dans son dos, il pourrait peut-être lui faire une petite faveur si jamais l'étiquette indiquait un chiffre trop exorbitant... En revanche, il comptait bien la lui faire mériter, sa journée shopping.
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Sam 10 Sep - 17:38
Un soupir, un simple souffle contre un torse qui se soulevait à répétitions. Sa tête était bien dans cette position, mais il fallait qu’il rit, évidemment, rendant le tout inconfortable. Elizabeth recula son corps et fixa avec une dose de colère les boutons de son manteau. Il n’y avait pourtant rien de complexe dans leur fonctionnement, alors pourquoi n’avait-elle pas réussi à le lui voler? Y avait-il un secret, une méthode unique ou était-elle simplement trop stupide en ce début de journée? Un autre soupir, cette fois-ci de découragement envers elle-même. La journée s’annonçait longue et pénible, mais c’était bien pour ça qu’elle avait appelé son cher ami à la rescousse. Ils étaient proches, malgré les apparences. Elle l’aimait bien, mais juste comme un ami. Il était présent et ses répliques prouvaient qu’il était attentif à ses propos ce qui était parfait, parce qu’on sait bien que les princesses ont besoin d’oreilles pour les entendre se plaindre. ▬  Oh ho, tu vas vite en besogne, dis donc... Tu aurais du me dire que tu voulais faire des choses de ce genre, comme ça tu m'aurais envoyé un message et on se serait retrouvés dans un endroit plus... intime. Elle s’approcha à nouveau de lui, plaçant leurs bras par-dessus et par-dessous et colla son corps contre son biceps. Elle cherchait à lui voler de la chaleur, mais également à faire son aguichante. La bouche en coeur, elle émit un petit roucoulement accompagnée d’un petit clin d’oeil.Oh petit coquin, les lieux publics, c’est beaucoup plus excitants voyons! Ce type de phrase ne la gênait pas, parce que c’était lui qui les disait. Une autre personne pourrait lui faire piquer un fard ou encore, une crise monumentale, mais avec Niles, c’était différent. Elle savait bien que répondre à ses avances n’incluaient rien et ne l’engageaient à rien avec lui, parce que c’était ainsi que leurs relations étaient construites : une vacherie pleine d’attention. Il était le grand frère qu’elle n’avait jamais eu, le bon ami qu’elle n’avait jamais gardé, mais jamais elle ne le verrait comme un petit ami ou une aventure d’un soir. Surtout, elle ne voulait pas que ce genre de chose arrive parce que ça gâcherait tout. L’amour, Elizabeth n’aime pas ce sentiment. Si incontrôlable, comme une catastrophe naturelle qui s’abat et détruit tout dans un vie. L’amour, c’est inutile. Les contacts physiques avec des inconnus, c’est toujours plus intéressant et satisfaisant. Aucun engagement, aucune complication. C’était ce qu’elle avait retenue de sa mère et peut-être était-ce la bonne façon de pensée?

Perdue dans ses pensées, Lizzy revint à elle lorsqu’il s’arrêta devant les manteaux. Elle l’avait suivi, accroché à son bras et le regardait de façon septique. Un sourcil soulevé, l’autre bien écrasé, son regard voulait tout dire. Étonnement, questionnement et doute. Ses lèvres se tordirent dans tous les sens, de la droite vers la gauche alors qu’elle émettait un petit uhm de réflexion. Elle s’apprêta à ouvrir la bouche pour émettre une objection lorsqu’il lui cala le cintre dans les bras. T’es sérieux? Un manteau, c’est ta définition d’un vêtement sexy? Wah, je plains la pauvre fille qui tentera de te séduire avec des déshabiller, elle sera vachement déçue!Sur ses paroles, elle se dirigea vers les cabines d’essayage. Elle tira le rideau de sa petite cabine et commença à enlever ses vêtements qui s’écrasaient dans un bruit lourd, encore humide. Oui, un manteau se porte souvent par-dessus d’autres vêtements, mais l’objectif de Takahashi était surtout de ne plus avoir cette sensation poisseuse contre son corps, ce frisson à chaque courant d’air, cette impression que bientôt, elle allait avoir une odeur d’humidité désagréable. Ainsi, tous ses vêtements, hormis sa petite culotte, était maintenant sur le sol et entre ses doigts, elle caressait le tissu du manteau. Il était doux, sans être trop épais. Une belle coupe dans le tissu et une allure semblable à celui de Niles. Ils formeraient un duo et seraient assorties, l’un devant l’accessoire de l’autre. L’idée lui semblait un peu ridicule, elle aimait se démarquer, mais c’était une autre façon de briller à travers la foule. Enfin, elle tira le rideau et fit un tour sur elle-même, faisant relever le bas du manteau qui dévoila l’absence du cuissard d’entraînement. Alors, ça te plait?Elle avait décidé d’avoir l’air la plus séduisante possible à travers ce vêtement, laissant quelques boutons détachés pour laisser voir un début de sa poitrine, sans permettre aux gens d’apercevoir ses boutons de rose. Le manteau moulait bien sa silhouette et elle reconnaissait qu’il avait fait un bon choix. Terminant son tour sur elle-même, elle leva le pouce en l’air et s’approcha de lui, pieds nues et se retourna pour lui faire dos, pointant l’arrière du col. Tu peux me dire le prix? J’ai pas pensé à regarder avant de l’essayer.. Plutôt un bon choix que tu as fais, mais il faudra trouver le reste de vêtements qui iront en dessous! Alors conseiller de la princesse, qu’est qui serait le mieux avec ce manteau : une robe ou un simple t-shirt avec pantalon?
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Sam 10 Sep - 22:40
Niles devait admettre, malgré sa réticence à approcher la moindre personne en ce monde avec un quelconque semblant de bonnes intentions ou de pensées positives... Elizabeth la fascinait. Ils pouvaient s'envoyer ce qu'ils voulaient en pleine face, toujours être acides... Et il adorait ça. Il adorait à la fois la vanner, mais aussi en recevoir plein la figure. Elle en deviendrait presque séduisante... Mais c'était le genre de dilemme qu'il aurait trop de mal à exposer, préférant laisser les choses telles quel. Au fond de lui, toutefois, il ne pouvait que se voiler la face contre la vérité : elle lui plaisait. Il était simplement incompatible avec le concept même d'affection...

Ainsi il l'attendait, alors qu'elle s'habillait dans la cabine d'essayage, jusqu'à ce qu'enfin elle n'en sorte en lui demandant son avis. Souriant en coin, l'air taquin, l'observant de haut en bas, avant de passer ses mains contre ses hanches en ricanant, finissant par faire un pas en arrière pour lui parler.

« Absolument ra-vi-ssante... Mais bon, c'était à prévoir, puisque c'est moi qui l'ai choisi, après tout »

Vint alors la question du prix, ce qui lui arracha un autre ricanement élégant et léger, toujours aussi narquois mais étrangement pas si antipathique lorsque c'était à son égard.

« Le prix ? Quel bon chevalier en armure je ferais si je ne prenais même pas la peine de te l'offrir, après tout... ? »

En effet, Niles avait bien vu le prix de son côté, et une chose était sûre : il y avait tout de même quelques "0" derrière... C'était une création de tailleur, après tout. Mais au vu de sa famille et de sa fortune, il pouvait se le permettre. Il n'était pas du genre à profiter de sa richesse pour tout, mais lorsqu'il en avait envie - ce qui était déjà assez rare comme ça, il n'hésitait pas une seule seconde. Encore moins pour elle...

« Avec ce genre de manteau ? Oh, mais je vais t'offrir tout ce qu'il y a avec... Une jupe, une paire de bottes, une chemise bien immaculée et élégante... Décidément, tu n'as en commun avec le sens du bon goût britannique que le prénom, pas vrai ? »

Comme d'habitude, il trouvait une pique à lui envoyer... Mais c'était ça qu'il adorait. Ils pouvaient faire ça entre eux, en dépit des gens qui les regardaient. De l'extérieur, ils étaient comme deux idiots prétentieux s'envoyant des remarques acides à longueur de journée. Mais entre eux... C'était quelque-chose de beaucoup plus proche et intime que ce qu'énormément de monde pouvait connaître. Elle était une princesse, et lui un élégant roublard ténébreux. À deux, ils étaient inséparables.

Se dirigeant vers d'autres articles, il finit alors par lui rapporter le reste de sa sélection : une paire de hautes bottes remontant jusqu'aux cuisses, une jupe assez courte et plutôt élégante, et enfin une chemise blanche d'une élégance rare, taillée pour un corps féminin

« Allez, va essayer tout ça, que je puisse faire de beaux rêves de ton corps sexy combiné à l'élégance d'un peu de bon goût... Ça te changera de d'habitude. En plus, c'est moi qui paye ~ »
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Dim 11 Sep - 1:47
Elle attendait sa réponse, fixant son reflet dans la glace devant elle. Un sourire aux lèvres, elle était fière du résultat. C’était séduisant, mais ce n’était pas l’effet qu’elle voulait dégager pour Niles. Plutôt pour le reste des gens qui faisaient leurs courses tranquillement. Elle aimait voir le regard plein de jugements de certaines filles dont elle avait envie de provoquer en dévoilant un peu plus de chair. Elle aimait sentir les hommes qui la fixaient et qui détournaient le regard quand elle les remarquait. Un vrai plaisir, un jeu dont elle ne se lasserait jamais. Il est agréable d’être reluquer et c’était son objectif. De voir que ses efforts étaient payants, que toutes ses joggings aux petites heures lui donnait fière allure, qu’on la remarquait, qu’on pouvait l’envier. Son apparence est si importante, si précieuse, le moindre opinion d’autrui compte.  ▬  Absolument ra-vi-ssante... Mais bon, c'était à prévoir, puisque c'est moi qui l'ai choisi, après tout

Tut! Tut! Tut! Monsieur Burroughs, ne prends pas tous les mérites. C’est mes fines jambes qui lui donnent autant la classe, alors c’est à moi que tu devrais lancer des fleurs. Y a du travail investi dans tout ça!
Elle bougea ses mains devant elle, se présentant comme une marchandise. Puis, il recommença à parler, de cette façon narquoise qui lui était unique. Le sourire aux lèvres, elle sautilla sur place en claquant dans ses mains. Quelle heure surprise venait-il de lui faire en acceptant de devenir son porte-feuille pour la journée, mais il n’avait pas idée dans quelle horreur il venait de s’embarquer. Ou au contraire, il aimait peut-être cette situation, se sentir utile auprès d’’autrui. Elle osa les épaules et se retourna, tentant de repérer d’autres vêtements intéressants. Un petit frisson la parcourait alors qu’elle avançait, la paume de ses pieds en contact avec la fraîcheur du plancher. Elle s’arrêta devant un présentoir de chemise et commença à défiler les vêtements sous ses yeux, cherchant quelques choses qui l’accrocherait. ▬  Avec ce genre de manteau ? Oh, mais je vais t'offrir tout ce qu'il y a avec... Une jupe, une paire de bottes, une chemise bien immaculée et élégante... Décidément, tu n'as en commun avec le sens du bon goût britannique que le prénom, pas vrai ? Elle s’arrêta et releva la tête, le fixant un peu étonnée. Il était rare qu’on lui rappelle ses racines britanniques et il y a longtemps qu’elle n’y avait pas pensé. C’était sa mère qui avait tenue à ce qu’elle ait ce nom. Un peu ironique que la Londonienne de souche ait le même nom que la reine d’Angleterre. Tout simplement un signe qu’elle est destinée à la royauté, que voulez-vous. Du moins, c’était une bonne excuse pour Elizabeth d’agir ainsi et de se croire supérieur.   Elle finit par abandonner son présentoir et retourna auprès de Niles qui semblait avoir fait une belle trouvaille. Il avait bon goût, pensait-elle en regardant les nouveaux vêtements qu’elle devait essayer. Pourtant, elle ne le débarassa pas des supports entre ses mains. Lizzy s’approcha encore un peu, entrant dans la bulle de Niles. Elle ne supportait pas qu’on l’approche sans son autorisation, mais la jeune femme aimait mettre en pratique le fameux faites ce que je dis, pas ce que je fais. Elle glissa ses mains le long de ses bras, puis les réunit derrière son cou où elle s’accrochait, cambrant le corps vers l’arrière pour dégager son visage de ses cheveux. Regarde-moi bien, Niles.Elle fit un arrêt et recula en tournant sur elle-même une autre fois, pour se présenter à nouveau. Pour qu’il la regarde plus attentivement.J’ai seulement mon nom de japonais. Bien heureusement. Regarde-moi bien, mon chaton. J’ai à peine le regard bridé de mon père. J’ai le visage de ma mère. J’ai les longues jambes des britanniques, la fine taille des londoniennes. J’ai les lèvres de Mme Darling et j’aurais bien aimer avoir le parapluie de Mary Poppins tout à l’heure d’ailleurs.  Le bon goût britannique coule dans mes veines, my dear!Tel une ballerine, elle revint vers lui, souriante. Sur la pointe des pieds, elle laissa un baiser sur sa joue, attrapant les vêtements par la même occasion et retourna vers se changer derrière le rideau avec la même élégance. Elle retira le manteau qu’elle accrocha sur un crochet et décida de commencer par la jupe. Un tissu doux contre ses doigts, elle ronronnait presque de bonheur en voyant la qualité des coutures et commença à glisser un pied, puis un autre et commença à remontrer le tissu jusqu’à ce que.. blocage au niveau des hanches. Elle n’arrivait pas à le faire passer. Non, c’était pas sérieux! Il manquait à peine quelques centimètres pour être à la bonne place. C’était impossible. Elle enleva le morceau et regarda la taille du vêtement. Niles n’avait pas fait d’erreur, c’était bien sa taille habituelle, mais pourquoi donc n’arrivait-elle pas à mettre le vêtement. Était-ce une erreur d’étiquetage pour la taille? Elle se regarda de profil dans le miroir, la bouche serrée de frustration. Foutue période du mois, de quoi avait-elle l’air maintenant. Elle remarquait son ventre un peu plus rebondit qu’à l’habitude, sans réellement raison. Elle n’était pas enceinte, seulement enflée par la situation, enlourdie. Remettant le manteau pour couvrir surtout le haut de son corps, elle sortie en furie et lui balança par la tête la petite jupe.Avant de payer, commence par me prendre la bonne taille. Non, mais, le principe du magasinage, c’est de m’habiller, pas me laisser nue comme un nouveau né! Croisant les bras sur la poitrine, elle lui tourna le dos, prête à essayer le reste, sans attendre sa réponse. Elle referma le rideau, faussement furieuse. Elle avait préféré mentir, comme toujours, lui faisant croire qu’il s’était trompé. Elle espérait qu’il doute, qu’il ne pose pas de questions. Soupirant, elle enleva le manteau, se retrouvant à nouveau à moitié nue. D’ailleurs, c’était bien un problème qu’il aurait.. Une chemise blanche alors qu’elle ne peut mettre aucun soutien-gorge, c’était un peu plus délicat. Il était hors de question qu’elle enfile celui de sport qu’elle avait un peu plus tôt. D’abord, parce que ce n’était pas hygiénique. Ensuite, parce qu’il était mouillé et mouillerait les nouveaux vêtements et surtout, parce que ce serait un véritable sacrilège. NILES ? Dit. Tu penses pas qu’une chemise noire ça serait mieux? J’ai un doute.
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Dim 11 Sep - 16:26
Il ne faisait pas bon, en temps normal, pénétrer dans le cercle intime de Niles. S'approcher si près de lui, briser une sorte de distance avec lui... Il en finissait stressé et nerveux. Mais alors bon sang, pourquoi était-ce si agréable lorsqu'elle le bousculait, qu'elle le faisait tiquer, qu'elle outrepassait cette limite avec lui... ? Lorsqu'elle lui parlait de ses atouts britanniques en étant si accrochée à lui, Niles sentit le temps ralentir. Il pouvait entendre les battements de son propre coeur, et tout était si lent autour de lui... Presque comme si plus personne ne pouvait désormais bouger. Il voyait Elizabeth, ses mains jointes derrière sa nuque et ses doigts frêles et doux se servant de lui comme support, et son visage fin et élégant si près de lui...

Ce genre de situation était une énigme pour Niles. Il était un être abject, injurieux et qui ne vivait que par la haine et la colère. Et pourtant, lorsqu'il se trouvait en présence d'une de ses pairs, il en aurait presque souhaité que les choses changent. Il avait cette petite boule au ventre qui le rendait tout chose, qui insufflait en lui ce sentiment si inexplicable, douloureux et rassurant à la fois. Est-ce que c'était ça, ce que les esprits inférieurs appelaient de "l'affection" ? Son visage était plus doux face à ses paroles, l'espace d'un bref instant. Il se serait senti capable de faire de grands sacrifices pour elle...

Et puis, le temps revint à la normale. Elle déposa un baiser sur sa joue, et il aurait presque aimé lui offrir bien plus en retour. Ce n'était pas le monde autour qui le dérangeait, mais la réaction qu'Elizabeth aurait pu avoir. Alors il fit comme d'habitude : il sourit en coin et la laissa faire ce qu'elle voulait. Il n'avait trouvé aucune remarque injurieuse à lui faire, pour cette fois... Ce n'était que partie remise.

À peine un bref instant après l'échec de la jupe, il était revenu avec la même jupe, dans un ton bordeaux sombre, et un tout petit peu plus grande. C'était la même taille, mais le tissu était plus extensible : il avait deviné...

« Tu me prend pour qui ? Bien sûr que j'ai pris la bonne taille... J'ai juste pris, disons, un tissu plus extensible, comme ça, tu pourras la porter même dans les moments les plus gênants ~ »

Oh, il avait bien vu à son comportement que ce n'était pas ça, alors c'était forcément autre chose... Après tout, Niles avait beau ne pas l'avouer, mais il usait parfois de son esprit supérieur pour remarquer des choses qu'il n'était pas supposé remarquer. Les formes de son corps, sa taille de vêtements, les détails de son visage... Ça en aurait presque été gênant, pour d'autres.

« Ah, hmoui... La chemise. Ça serait dommage qu'on se retrouve tous face à tes boutons de rose, pas vrai ? »

Oui, il avait vu ça, aussi. Ainsi il s'éclipsa quelques secondes pour ramener, toujours sans regarder, une chemise noire dans sa cabine d'essayage. Exactement le même modèle, la même coupe, mais noire. Et il avait rajouté un petit cadeau à côté, car il l'avait bien attentivement écoute : un parapluie, brodé avec de la dentelle, qui ressemblait trait pour trait à un parapluie noir typiquement britannique ressemblant trait pour trait à celui porté par Mary Poppins... En plus élégant, même.

« Allez, dépêche-toi d'enfiler ça... En plus, il n'y a même pas d'étiquette et de prix indiqués dessus, je me suis déjà chargé de remplir un contrat de paiement avant ton arrivée. Tu n'allais quand même pas penser que j'allais te rejoindre pour faire du shopping et ne pas prendre une longueur d'avance, Lizzy ? ~ »

Oui, il était allé, pendant son premier essayage, signer un contrat avec le gérant de ce magasin de luxe. Il s'engageait à payer, laissant quelques coordonnées à lui pour bien s'en assurer, tous les articles qui étaient essayés ici. Ainsi, tous les anti-vols et autres avaient été retirés. De cette façon, elle pourrait repartir déjà vêtue de ses nouveaux vêtements !

« Comme ça, tu pourras te débarrasser de ces torchons qui te servaient de vêtements... Ça te va beaucoup mieux, le look "élégante et raffinée". Bon, pour ce qui est de coller à ta personnalité, il y a encore du progrès à faire mais au moins le physique est là ~ »
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Mer 14 Sep - 20:37
Penchée devant le miroir, elle fixait le moindre de ses angles. Elle fixait ses iris parsemés de ces éclats rosés à travers le caramel qui coulaient à flot dans son regard. Si les yeux sont les miroirs de l’âme, elle trouvait bien curieux que les siens soient aussi beaux et cela la rassurait, d’une certaine façon. Elle n’était peut-être pas aussi laide intérieurement que certains voulaient lui faire croire. Elle n’était peut-être pas elle-même à 100% avec son comportement de princesse chiante et désagréable, vaniteuse et égoïste, mais elle était fidèle à cette attitude. Son regard se posa sur les autres traits de son visage dans lequel elle retrouvait sa mère. La forme de ses sourcils, le trait de son menton, la pointe de ses pommettes. Elle tentait d’ignorer les éléments qui la constituaient qui lui rappelait son père. Elle ne voulait pas lui ressembler, elle ne voulait pas y être associer. Or, la génétique en décidait autrement et même si elle tentait d’être aveugle, elle était liée à lui.▬  Tu me prend pour qui ? Bien sûr que j'ai pris la bonne taille... J'ai juste pris, disons, un tissu plus extensible, comme ça, tu pourras la porter même dans les moments les plus gênants ~ Elizabeth détacha le regard de la glace, comme si elle revenait soudainement à la réalité, comme si la voix de son ami l’avait ramené les deux pieds sur Terre. Clignant des yeux, elle fit volte-face et sorti le bras droit du rideau, attrapant le tissu et le faisait disparaître aussitôt. Un peu comme un chat qui attrape sa proie et qui s’enfuit. Tu veux pas faire semblant d’être stupide pour une fois et me donner  raison?Elle avait craché ses mots avec un peu de colère, mais elle savait qu’il ne le prendrait pas personnel. Il n’était pas comme ça, son bitch. Il n’était pas aussi susceptible que les autres : il était intelligent. Et c’était justement le problème. Elle ne pouvait pas le berner aussi facilement que les autres. Pour autant, elle se contentait de claquer des doigts et de profiter de sa présence. Il était déjà plus rassurant de savoir qu’elle pouvait être sincère avec quelqu’un, jouer le jeu sans risque de voir le voile tombé : parce qu’il l’était déjà. Elle commença à glisser le tissu sur sa peau et relâcha le tissu élastique contre ses hanches, le portant à taille basse. C’était parfait.

Elle eut un petit sursaut lorsqu’elle vit dans le miroir que le rideau bougeait, mais pourtant n’eut pas le réflexe de se couvrir. Inconsciemment, elle savait que c’était lui et qu’il ne la regarderait pas. Ou peut-être le faisait-il sans qu’elle le remarque, mais dans tous les cas, la situation ne le dérangeait pas. Ils étaient des amis assez proches. Bon, peut-être pas assez pour qu’elle se promène à poil devant lui, il restait tout de même un homme et elle n’avait pas envie de l’attirer dans son lit. Parce que si Lizzy finissait par faire une bêtise de ce genre, elle se doutait bien que leurs relations en prendrait un coup. Et alors, à qui allait-elle pouvait se plaindre de la vie sans se soucier de ce qu’il pourrait penser d’elle? Friendzone à jamais, c’était l’idéal pour eux.

Elle prit la chemise puis elle fixa le parapluie. Était-ce parce qu’elle avait parlé de Mary Poppins plus tôt ou avait-il eu pitié de son allure de chaton de gouttière? Une chose était certaine : Niles avait du goût. Mais ça, elle ne lui dirait pas. Hors de question de lui faire un compliment aussi flatteur, surtout lorsqu’il commença à juger son look habituel. Elle sentit ses joues s’empourprer. Rapidement, elle se changea puis elle sortie de sa cabine avant de faire quelques pas et terminer en prenant la pause, comme dans un défilé. Elle avait fière allure et c’était bien grâce à lui. Une tenue appropriée et surtout, différente de ce qu’elle portait à l’habitude. Elle avait tout de même mis sa touche personnelle et aguicheuse en laissant deux boutons du haut détachés pour voir le chemin entre les Monts du Bonheur. Chose certaine, même si elle n’avait pas essayé la chemise blanche, il était clair qu’elle allait faire parti du voyage. Euuuuh pardon? Mes « torchons » – elle fit le signe des guillemets avec ses doigts – comme tu le dis, c’est pourtant les vêtements de sport les plus tendances et de bonnes qualités. J’avoue que détremper, ça ressemble pas à quelque chose d’aussi raffinée que ta camisole de force, mais comment peux-tu oser dire à une princesse qu’elle n’a pas d’allure dans ses vêtements! Et puis, qu’est qui me dit que sous ton manteau, tu es aussi classy que tu le fais croire?Certes, elle n’allait pas essayer de le déshabiller une seconde fois, les boutons de ce manteau allait rester un mystère à jamais pour elle. Elizabeth claque des doigts, exigeant un sac pour mettre ses vêtements trempés à l’intérieur. Elle n’avait pas du tout l’intention de jeter sa tenue de sport. Non, mais pour qui il se prenait! On ne dit pas à Elizabeth Takahashi ce qu’elle doit faire, seul l’inverse fonctionne. Elle tourna donc les talons et commença à glisser les vêtements à l’intérieur du sac, y compris sa paire de chaussure. C’était d’ailleurs la prochaine chose qu’il fallait à sa tenue : une paire de talon haut qui rendrait justice à ses mollets athlétiques. Et elle s’arrêta soudainement, tournant le visage vers son ami. Attend un peu. C’est louche tout ça. Quelle idée tu as derrière la tête, Burroughs? Tu es pas assez idiot pour croire que je vais te rembourser en nature ou pour croire que je vais te rembourser tout simplement. Qu’est que ça va me coûter ce magnifique léchage de bottes?


HRP : Désolé du retard, j'ai fais des doubles au boulot et j'ai pas eu le temps de te répondre avant q_q
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Jeu 15 Sep - 15:44
Décidément, était-il si atroce pour que même elle puisse l'imaginer capable de chantage sexuel ? Non pas qu'il ne l'était pas, après tout... Si il avait l'envie de briser quelqu'un jusqu'au dernier degré, il en ferait peut-être usage simplement pour les atrocités que l'on peut créer avec ce genre de chose. Il était capable du pire, mais seulement pour ceux qu'il haïssait. Pour Elizabeth... C'était différent, et plus compliqué. Il était capable d'énormément de choses pour elle, aussi bien face à elle et dans son dos. En face d'elle, il pouvait faire preuve d'une rare "obéissance", faisant de son rêve de pouvoir vivre comme une princesse une semi-réalité. Mais derrière... S'il fallait la protéger, il serait toujours là, qu'elle en prenne conscience ou non.

Certes, elle était susceptible et n'hésitait pas à profiter de son compte bancaire ridiculement grand, mais ça ne le dérangeait pas. En plus, c'était lui qui proposait, à chaque fois. Ça, il l'avait remarqué : Elizabeth ne le forçait jamais à payer, et n'essayait même pas de lui faire les yeux doux; c'était lui qui s'avançait pour payer. Évidemment, le but derrière ce comportement, c'était de lui faire vivre sa vie de rêve, au moins un peu. Mais il ne pouvait pas lui dire... Pas comme ça. S'il était honnête sur ce genre de sujet, il devrait lui avouer ce qu'il ressentait pour elle. Et ça, il savait qu'elle serait incapable de le comprendre comme lui. Il était capable de continuer leur relation exactement telle quel tout en rajoutant une couche sentimentale, sans imaginer qu'ils arrêtent leurs vacheries ou autres. Mais elle... Est-ce qu'elle en serait capable ?

C'est après un léger moment de réflexion où on pouvait sentir une légère divagation qu'il revint à la réalité quand elle lui parla du paiement de ce magnifique "léchage de bottes" : elle lui arracha un léger rire suite à sa formulation, et il tenta de lui donner une réponse toute bien typique de lui : partiellement honnête, mais mystérieuse et pas forcément complète. Au moins, on avait les grandes lignes...

« Oh non, voyons... Disons qu'une princesse a besoin de pouvoir faire ce qu'elle veut, et que c'est moi, le chevalier servant à la carte bancaire sans fond, de faire plaisir à sa dame. Après, maintenant que tu parles de paiement en nature, si c'est de bon coeur et - surtout - si c'est toi, je pourrais jamais dire non, héhé ~ »

Il avait beau le dire avec une pointe d'ironie, il était honnête. Sa relation avec elle avait beau être étrange et amicale, pour lui, elle était plus spéciale. Il était tiraillé entre l'envie de la préserver et de la laisser vivre cette relation cordiale sans aller plus loin et ses sentiments personnels qui lui disaient d'aller plus loin. Il n'avait jamais eu une seule relation sérieuse de sa vie... Les seules femmes avec qui il eut l'occasion de prendre du bon temps n'étaient autres que des call-girls ou escort-girls qu'il séduisait simplement par son éloquence et son élégance dans le but de prouver sa supériorité intellectuelle. Il n'avait jamais connu la sensation de passer du temps avec une personne qu'il apprécie réellement, et Elizabeth était la première à faire fondre cet Iceberg que constituait son coeur. Mais comment pouvait-il aborder le problème avec elle sans que ça parte en histoire tragique ou, pire, que ça altère leur relation ?

Alors pour le moment, il se contentait d'envoyer des signaux. Subtils, subconscients, mais cumulés... À un moment, elle comprendrait sûrement. En tout cas, c'est ce qu'il se disait. Il glissait des petites phrases, parfois, tout à fait sérieuses et sans ironie. Et ces phrases, il mettait l'accent dessus, comme une pièce de puzzle qui faisait partie d'un grand message codé qu'il tentait de lui envoyer dans l'espoir qu'elle le déchiffre un jour. Niles était quelqu'un de complexe... Comprendre sa psychée était un défi. Et à vrai dire, Elizabeth ne le connaissait même pas totalement. Elle connaissait le Niles désinvolte, injurieux et intelligent. Elle ignorait probablement tout de la partie la plus sombre de cet être... C'était peut-être ça, qui le rendait dangereux.

Au fond de lui, il était avant tout capable du pire face à ses ennemis... et à lui-même. Si il souhaitait réellement aller plus loin, il aurait, tôt ou tard, à révéler les pires de ses secrets. Ses expérimentations, ses blessures, son passé, son esprit malade et tordu... Tout cela faisait partie de lui. Mais au fond de lui, Niles avait peur. Peur que ce qu'il était au plus profond de lui ne puisse changer leur relation. Alors, en bon chevalier servant, il la préservait. Mais plus le temps passait, et plus on pouvait sentir en lui la graine de la préoccupation qui poussait, lentement mais sûrement, se frayant un chemin dans ses paroles et son esprit et qui semait le doute au plus profond de lui...

HRP : Aucun problème, courage !
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Dim 18 Sep - 6:12
Il n’y a rien de pire au monde pour Elizabeth que de passer inaperçu. Elle détestait se prendre un vent, comme si une quelconque personne dans ce monde avait le droit de l’ignorer, elle et ses belles paroles. Pourtant, indirectement, c’était ce que Niles venait de lui faire ressentir, en ignorant sa première question et en répondant seulement à la deuxième. Certes, elle avait une réponse, mais elle en voulait deux. Et ça, c’était fâchant. Ça l’horripilait, ça lui donner une sensation amer dans la bouche, ça lui donne l’impression d’être une simple personne alors qu’elle était bien plus, elle en était convaincu. Alors, elle commença à se questionner sur ce qui pouvait bien y avoir en dessous de ce manteau. Elle se demanda s’il était encore avec un chandail de pyjama, s’il avait pris la peine de bien s’habiller même en dessous, s’il avait des choses à cacher dans ses attitudes vestimentaires. Après tout, il venait de juger les siennes et ça, elle le prenait un peu de travers. Comme une arrête de poisson qui s’était trouvé dans son repas et qui était indésirablement pris dans sa gorge. Néanmoins, elle en doutait. Sûrement n’avait-il pas entendu la question, alors qu’il aurait dû être percher à ses lèvres, se nourrissant de chaque syllabe.En fait, ton intelligence, c’est seulement une façade. Si je cogne sur ton crâne, est-ce que ça va sonner creux?La question était sortie d'elle-même, suite à sa réponse comme quoi il accepterait tout le nature qu'elle était prête à lui offrir. Elizabeth le prit comme une vanne habituelle, elle pensait qu'il n'était pas sérieux, comme toujours. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle avait demandé quel était ces intentions, parce qu'elle savait bien que ce n'était pas ça qu'il attendait d'elle. D'ailleurs, elle n'avait jamais réussi à savoir qu'est que leur amitié lui apportait. Pour une princesse, avoir un vaillant chevalier qui répond à tous vos caprices, c'est toujours agréable. Mais pour lui, avoir une petite orgueilleuse désagréable, qu'est que cela pouvait apporter, outre le permettre de vanter un meilleur statut social auprès d'elle ? La petite dame à chevelure rose s’approcha suite à ses paroles et de sa petite menotte donna deux petits coups au centre de son front, caché par ses mèches de cheveux de jais. Elle haussa les épaules, lui fit une petite grimace et fit demi-tour.J’ai cru entendre un écho. Sûrement parce que comme tous les hommes, tu réfléchis plus avec le cerveau du bas que celui du crâne. Ne me rabaisse pas au même niveau que ces gigolottes d’un soir qui font de douces choses seulement pour de l’argent. Un homme doit mériter sa présence dans un lit aussi prestigieux que le mien.Elle ne s’enquiquina pas davantage sur les détails, parce que jamais elle n’avait vraiment aborder ce sujet avec Niles. Elle l’avait effleuré, elle avait tourné en rond autour, mais jamais ni l’un, ni l’autre, n’avaient parlés de leurs aventures, de leurs fréquentations et autres. Ou du moins, Elizabeth n’avait sûrement pas écouté si Niles lui avait fait part. Elle se doutait que son ami l’écouterait, en lâchant une réplique aussi pointu qu’à son habitude, mais c’était le genre de potin qu’elle réservait pour ses amies féminines, durant une soirée avec un petit verre, du vernis à ongle et des masques au miel et au concombre.  Elle se voyait mal avoir ce type de moment avec lui, même si les instants ensemble étaient des souvenirs qu’elle chérissait.

Bref, elle avait maintenant fait demi-tour, avait laissé les vêtements qu’elle souhaitait conserver dans sa cabine et maintenant, il était temps de regarder pour un autre type de vêtement. Sur la pointe des orteils, telle une petite ballerine, elle s’approchait des présentoirs pour homme et commençait à faire défiler les vêtements sous ses yeux. Qui avait dit que cette journée était exclusivement pour elle? Bon, il faut avouer qu’elle est égoïste et ne pense qu’à couvrir son petit nombril, mais en cet instant, elle avait envie d’un peu d’humour, de s’amuser légèrement et surtout, elle voulait le rendre ridicule, juste un peu. Une petite vengeance personnelle contre les hommes. Eux qui n’avaient pas cette horrible semaine dans leur calendrier, ceux qui n’avaient pas à souffrir ou à se sentir déchirer de l’intérieur. Ceux dont les organes restaient intactes. Elle s’arrêta sur un support, un petit rire peu rassurant qui s’échappait entre ses lèvres. Or, Lizzy n’avait pas terminé. C’était bien trop peu de s’arrêter sur un seul vêtement, il en fallait plus. Alors, elle se dirigea vers un autre présentoir où l’objet de ses rêves semblaient briller d’un halo, tel un objet divin qui lui apparaissait, comme si le doigt de Dieu venait de lui indiquer la réponse. Il s’agissait en réalité seulement de l’éclairage bien disposé pour mettre en valeur les vêtements, mais c’était un détail peu important en cet instant.

Takahashi se tourna vers son ami et lui enfonça les supports entre les mains en le poussant vers une cabine d’essayage. Le premier était un simple t-shirt d’un vert menthe pastel avec des motifs de flamant rose et de palmier qui se répétaient dans tous les sens. Le second était une chemise à manche courte marine avec un motif d’ananas d’un jaune délavé. Les deux vêtements juraient complètement avec le style habituel de Niles et c’était justement l’objectif. Son sourire était large, si large qu'on aurait cru qu'il allait déchirer son visage ou simplement le déformer. Pourtant, elle avait tout de même un air doux et angélique, qui jurait avec l'ensemble. Parce qu'en cet instant, on pourrait presque voir une aura maléfique autour d'elle, une petite queue de diablesse s'échapper de sa robe. C'était peut-être ridicule comme vêtements, mais c'était tout de même de la dernière mode. Par contre, pour un homme tel que son ami, elle se doutait que c'était pas important pour lui, de suivre la vague hipster. Va m’essayer ça, pas de discussion. Moi aussi, j’ai le droit d’agir sur ton style vestimentaire et il est temps de te rendre un peu plus aimable et approchable, créature sauvage de la société!


HRP : j'ai même de belles images pour toi ♥ (image #1) (image #2)
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Dim 18 Sep - 18:15
Oui, Niles avait évité la question. Il était bien, comme ça, mais surtout... Il n'aimait pas montrer la moindre parcelle de sa peau. La raison était très simple; sa peau était couverte de cicatrices fraîches. Niles expérimentait, et il étudiait la douleur. Ça lui avait valu quelques rumeurs pour les rares personnes ayant eu des doutes quand à ses façons de procéder. Il se mutilait, contrôlait son propre corps pour se faire du mal, puis il notait chacune de ses réactions. Son carnet de notes ressemblait à un véritable recueil d'horreur qui aurait fait perdre son sang froid à certains des plus courageux. Il y détaillait tout ce qui pouvait se passer dans la tête de quelqu'un subissant une séance de torture... Seulement c'était lui, le tortionnaire et la victime à la fois.

Alors qu'elle choisissait des vêtements, son sourire s'était perdu. Il avait un air grave, ses yeux se perdant sur le côté, repensant à ses expériences. Puis il reçut des vêtements et fut poussé vers une cabine, mais alors il serra les dents, l'air... mal à l'aise. Il y avait quelque chose dans son comportement qui clochait, et c'était compréhensible : elle lui avait donné un vêtement à manches courtes. En temps normal, il l'aurait essayé sans problème pour lui faire plaisir, mais là... Ses bras étaient couverts de cicatrices vilaines qui témoignaient de profondes coupures en plein rétablissement, et ça, il ne voulait surtout pas lui montrer. À n'importe qui, il aurait menti aisément, mais à elle...

« Désolé... Mais je ne peux pas. Je... suis très bien dans mon manteau. J'ai pas très envie de l'enlever... »

Sa phrase témoignait d'un certain malaise... De base, il n'était pas travaillé par ce genre d'émotion, ce qui était surprenant pour lui. Une légère goutte de sueur froide pouvait se déceler sur son front, car il ne voulait pas avoir à répondre de ses actes envers elle. N'importe qui d'autre, il n'en aurait rien eu à faire. Mais elle... Lui mentir était suffisamment difficile, alors en plus devoir lui expliquer tout ce qu'il faisait... Ses expériences, ses recherches, la douleur qu'il s'infligeait pour l'épargner à d'autres cobayes vivants...

« ... Ou alors, si t'as une veste à manches longues à mettre par-dessus, ça serait plus chic... non ? »

C'était ça, le côté obscur de Niles, celui que personne ne connaissait. Au fond de lui, il était réellement dangereux, mais surtout pour lui-même. Mais il ne voulait pas perdre Elizabeth... C'était une des rares personnes qui lui permettait de profiter plus légèrement de la vie. Sans elle, il serait probablement dans un état bien pire que tout ce qui aurait pu être imaginable. S'il avait encore été en vie pour en parler...
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Jeu 22 Sep - 6:05
Et le sourire disparut. Aussi rapide qu’il était arrivée, il s’était écrasé sur un rocher, était retourné dans les enfers, il n’était plus sur son visage. Elle affichait seulement une moue, un adorable mélange entre la déception et l’amertume qu’on ne lui obéisse pas aux doigts et à l’oeil. Le sentiment était multiplié, résultat de la période du mois qui la rendait plus hostile et désagréable. Elle lui arracha des mains le support avec le vêtement où poussait les ananas, lui laissant seulement celui des flamant rose. Désolé... Mais je ne peux pas. Je... suis très bien dans mon manteau. J'ai pas très envie de l'enlever...
Parce que ton avis est important peut-être? Je devrais plutôt t’acheter un dictionnaire pour te faire comprendre la définition de sans discuter.
Elle fit un soupir, le visage toujours aussi furieux, les lèvres pincées, les joues un peu gonflé, comme un enfant sur le point de faire sa petite crise. Un petit juron s’échappa entre ses lèvres qui allaient peut-être finir par être bleu, tant elles se pressaient l’une sur l’autre en se coupant mutuellement la circulation sanguine. Elizabeth posa sa main valide sur le torse de Niles et commença à le pousser vers la cabine et referma le rideau, sans lui laisser la moindre chance d’explication. Peut-être faisait-elle assez peur, mais elle n’avait pas envie de discuter. Bon… Ouvre bien tes oreilles parce que je le dirais pas d’autre fois aujourd’hui. Sauf que s’té.. Tu as raison.Un veston s’accorderait bien avec les flamants roses, ça donnerait une allure plus chic tout en créant l’illusion que tu es une personne approchable. Créer une apparence mensongère, je suis une experte. Commence à l’essayer, je reviens. Elle repartie avec les ananas, les retournant sur leur support. Entre les deux modèles, c’était surtout les longues perches roses avec palmiers qui étaient mignons à ses yeux et puis, Niles lui avait fait remarqué un défaut en se plaignant. Par contre, elle n’allait pas lui donner les mérites, pas encore une fois. Son orgueil en avait déjà assez qui lui pesait, elle ne devait pas en rajouter. Aussitôt partie, aussitôt revenue, Bambi revint devant le rideau et tendit le veston noir, une coupe classique et chic, ne faisant entrer que son bras dans la cabine. Elle ne se serait sûrement pas gêner pour entrer en entier à l’habitude, mais actuellement, elle était un peu en colère contre lui et ne pas voir son visage permettait de faire disparaître lentement ce sentiment qu’elle n’aimait pas ressentir envers lui.  Allez, arrête de te faire désirer et sort que je vois le résultat. J’ai remis les ananas là-bas, il est hors de question que je te laisse commettre l’horripilante erreur de mettre une chemise à manche courte sous un veston. Un chandail, ça passe, mais seule une chemise à manche longue peut avoir le mérite d’un veston, rien d’autre. Puis, le jaune jurait avec la couleur de tes yeux, c'était une mauvaise idée.Une douleur vive revint à la surface, forçant Elizabeth à s’asseoir en prenant une grande respiration. La journée n’était décidément pas la plus agréable, mais elle semblait tout de même s’améliorer. Regardant son reflet dans la glace, elle tenta de faire disparaître avec un peu de salive sur le bout de son pouce, un peu de noir autour de ses yeux en attendant qu’il apparaisse. Trop obséder par elle-même et son petit monde, elle n’avait pas fait attention, comme toujours. Non, jamais elle n’avait remarqué les cicatrices sur ses bras ou sur son corps. Jamais elle n’avait connu cet aspect de Niles et ce n’était pas aujourd’hui qu’elle allait le découvrir. Elle aurait pu, si seulement elle avait insisté, si elle avait tenu son bout du bâton en l’obligeant à enlever ce manteau. Or, depuis qu’il était arrivé, c’était son grand ennemi, la camisole de force qui ne se détache pas. Le désir d’être encore une risée pour ne pas réussir à déboutonner ce simple vêtement ne l’intéressait pas. Dit, après, on va chercher de magnifiques chaussures ou on commence par de nouveaux sous vêtements? D’une façon ou d’une autre, tu vas devoir me servir de monture. Il est HORS de question que mes parfaits petits pieds marchent sur le sol sale et mouillé du corridor.
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Jeu 22 Sep - 11:59
Il avait beau l'adorer et rester avec elle, parfois, Niles allait tout simplement mal. Il allait mal, et rien ni personne ne pourrait l'en tirer... Évidemment, il était un véritable champion pour sauver les apparences, et quand elle lui ramena quelque-chose de plus long, il se sentit rassuré. Enfilant dans la cabine les vêtements qu'elle lui avait donné, il s'assura bien de cacher ses bras et ses poignets. Ces derniers étaient de véritables présentoirs à cicatrices assez vilaines, et il était absolument impossible de justifier ça de façon honnête sans que quelque-chose ne sente pas très bon dans son explication.

Finalement, il sortit alors, avec un air vraiment classieux. La coupe était pile à sa taille, et déjà qu'il avait une sorte de classe naturelle chic et élégante, avec tout cet attirail haut-de-gamme, il avait décidément l'air d'un haut dignitaire ou quelque-chose dans le genre.

« Alors ? Je suis plus à ton goût, comme ça ? Ou bien je ne suis toujours pas au niveau de tes histoires d'un soir en boîte de nuit ? Après tout, il faut bien que je me redouble d'efforts, ça en deviendrait presque vexant, sinon... ~ »

Sa petite pointe envoyée pour ramener un air de normalité dans son comportement et cacher cet accès de stress, il se permit un ricanement quand il entendit sa requête. En effet, le corridor était légèrement mouillé. Alors sans la prévenir, d'un coup, il la prit dans ses bras telle une princesse rescapée par son chevalier servant aux griffes d'une terrible bête, puis il commença à marcher, bien que faisant tout son possible pour ne pas montrer la moindre once de difficulté dans sa marche. Il se dirigeait vers le rayon des chaussures, avant de finalement la déposer en position allongée sur le banc matelassé qui faisait office d'espace de détente pour ceux qui essayaient les différents modèles de chaussures.

À cette heure-ci, le magasin n'était pas très rempli, à vrai dire. C'était préférable, au vu des scènes improbables qu'ils étaient capables d'avoir. Soudainement, Niles, cependant, après l'avoir déposé, se tourna pour s'appuyer au mur, tentant de cacher au mieux son comportement soudainement légèrement anormal. Un sentiment familier et abominable l'envahit : sueurs froides, dilatation des pupilles, tremblements compulsifs du bras gauche... Ça le reprenait. Ses expériences avaient eu, à long terme, un effet assez indésirable sur son esprit; parfois, suite à un grand stress, il se mettait à avoir une sorte de crise de ce genre.

Non, il ne pouvait pas se laisser aller... Elizabeth était juste à côté, juste là, et d'un seul coup il commençait à se sentir flancher. Son souffle était très rapide, restant dos à elle et appuyé au mur, laissant plusieurs longues secondes passer tandis qu'il fermait les yeux. Il devait se concentrer... Se calmer. Il devait absolument tout faire pour que ça aille mieux. Finalement, cet instant qui ne dura qu'une trentaine de secondes dura pour lui comme une véritable éternité. Durant ces trente secondes, des milliers d'images avaient défilé à toute vitesse dans son esprit, comme une sorte de véritable épilepsie de souvenirs, d'imagination et de rêves. Il s'imaginait, dans des milliers de situations différentes, ayant déjà été vécues ou non, et tout cela allait trop vite pour son esprit fragile.

Redressant sa tête, rouvrant les yeux, des sueurs froides encore présentes sur son front, il finit par regarder autour de lui, reprenant tout juste pied. Il préférait d'abord savoir comment Elizabeth allait réagir, ne rien anticiper... Cette fois-ci, il n'était pas sûr de quelle explication ou excuse fournir; il avait juste eu un contrecoup au mauvais moment...
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MessageSujet: Re: Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs Mar 27 Sep - 19:45
Assise sur son petit banc, elle appuyait sur son bas ventre avec ses mains, espérant que la pression diffuserait le mal ailleurs. Comme par magie, elle sentit un soulagement et soupira à cet effet. Lentement, elle se mit à s’étirer, levant les bras vers le ciel en baillant légèrement. Elle se sentait légèrement fatigué suite à son jogging de la matinée. Ajoutée avec Mère Nature, elle avait l’impression qu’elle était réveillée depuis une éternité. Néanmoins, son attention se reporta sur autre chose, soit son cher ami qui sortait en grande classe de sa cabine. Elle laissa un petit sifflement d’admiration glisser entre ses lèvres et elle s’approcha de lui, examinant la couture du vêtement et comment le veston retombait sur ses épaules, caressant du bout des doigts le soyeux tissu avant de remonter vers le visage de Niles, flattant sa joue du revers de sa main.Oh n’exagère pas. Tu sais bien que tu es cent fois mieux que toutes ses histoires, en terme de classe du moins. Et c’est bien pour ça que les gens peuvent te voir auprès de moi, il m’est impossible de te jeter aux oubliettes comme tous les autres.Et sans prévenir, elle laissa un petit cri s’échapper entre ses lèvres, étonnée de cet acte soudain. Bon, après tout, Niles était toujours plein de surprise, il était un vrai rebondissement comme elle, en moins extravagant. Elle ne se débatta point, se laissant prendre comme la princesse qu’elle se faisait croire qu’elle était. Afin, elle se laissa étendre sur le banc en riant.Pas mal Burroughs! Je ne pensais pas que tes petits bras pouvaient me soutenir aussi longtemps. Je suis impressionnée, et c’est bien rare!Et d’un coup, elle se releva, laissant un nouveau petit cri hystérique l’échapper. Elle n’y croyait pas, devant elle, sur son présentoire à chaussures, il y avait ce modèle qu’elle avait tant rêver rencontrer. C’était un réel coup de coeur, une histoire improbable, un amour infini. OH MON DIEU! Des Jimmy Choo! Elle prit la paire d’escarpins entre ses mains, caressant la douce finition de ce talon aiguille d’une dizaine de centimètre. Il était d’un noir corbeau, luisant au niveau de la base et complété par une finition en dentelle pour entourer le long du pied. L’ouverture était ouverte, parfaite pour y laisser entrevoir des orteils dont les ongles seraient parfaitement tailler et peinturer. Le prix explosait son budget, mais en cet instant, elle s’en fichait surtout que c’était pas elle qui allait payer. Elle claqua dans ses mains et exigea qu’on lui apporte sa taille pour les essayer. Enfin, se tourna-t-elle vers Niles et se figea, levant un sourcil vers le haut. Il semblait terrorisé, respirant rapidement, les yeux clos. Tu viens de réaliser que la facture allait être salé?Une partie d’elle se sentit mal d’avoir plaisanter. Il semblait vraiment mal en point et elle ignorait quoi faire. Elle s’approcha doucement de lui, hésitante avant de mettre sa main sur son épaule. Elle pencha le visage sur le côté, attendant de pouvoir croiser son visage. Dit… Ça va? Tu es tout pâle.. Sa main devint un peu plus ferme et elle l’attira vers le banc où il l’avait déposé plus tôt et elle s’assit en prenant ses mains pour le faire asseoir. Il était rare qu’elle soit soucieuse des autres, mais ce n’était pas réellement le cas. Bon, elle se demandait bien qu’elle mouche pouvait l’avoir piquer, mais surtout, elle n’était pas prête à quitter le centre commercial. Son moral n’était pas encore remonter, bien qu’elle savait que les chaussures allaient aider la situation. Alors, elle glissa sa main sur sa joue à nouveau, laissant une expression inquiète dans son regard. C’est la faim qui te met dans cet état? C’est quand la dernière fois que tu as mangé? Tu es peut-être en hypoglycémie, surtout avec ce teint.. Je termine d’essayer ses chaussures et on ira se prendre quelque chose à grignoter? Oh vous savez bien, Elizabeth n’est pas nécessairement le crayon le plus aiguisé de la boîte. Surtout quand il s’agit de regarder plus haut que son nombril, elle avait bien de la difficulté. Peut-être tentait-elle de se faire croire que la situation était moins grave qu’elle pourrait l’être. Elle ne cherchait pas les réelles raisons, elle se contentait d’en trouver une qui faisait son affaire avant de s’y accrocher. Enfin, la commis revint vers elle avec une boîte et elle examina le contenu comme si on lui avait présenter une véritable trésor. Elizabeth glissa son pied à l’intérieur, comme si elle avait sous la main la chaussure de verre de Cendrillon. Elle se releva, sans chanceler. Dix centimètres, ce n’était pas si haut, elle avait l’habitude des talons. Alors s’approcha-t-elle de la glace et regarda ses pieds.Avoue que ça me va parfaitement. Sinon, tu as envie de manger quoi? Une idée d’où on pourrait aller?
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Règles du magasinage pour un jour de pluie ; Niles Burroughs
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