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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros]
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MessageSujet: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Ven 3 Mar - 18:48
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Vingt jours que t’as disparu, Franz.
Vingt jours qu’on n’a plus de nouvelles de toi.
Vingt jours et tout le monde t’a déjà oublié.
Putain.

T’as mal aux pieds, à force de trop marcher, à force de ne pas dormir. T’as peur des cauchemars que tu pourrais faire, de ceux que tu fais tout le temps depuis qu’tu fermes les yeux qu’une fois tous les trois jours pour te reposer, parce que c’est vital. Ça t’rend fou. Tellement. T’as mal aux pieds, mais t’avances et tu fermes ta gueule parce que c’est encore c’que tu sais faire de mieux.

Vingt jours que t’as essayé de l’effacer de ton cœur, mais t’as pas pu.
Si faible que t’es, Franz.
Rory.

Il faut que tu le vois, tu t’sens mal quand il est pas là. Il faut que tu le vois, vite. Vite parce que sinon tu vas crever. Tes poings se serrent, tes ongles lacèrent ta peau glacée, t’avances. Et tu te détestes, Franz, plus t’avances plus tu te détestes. Lui aussi, tu le détestes. Lui aussi, eux aussi. Parce qu’ils sourient, parce qu’ils t’oublient. Parce qu’Alcyone t’a volé Rory, parce que Rory a préféré Alcyone. Parce que t’es amoureux putain, et que t’as le cœur brisé. Que t’es fatigué. Que tu voudrais juste crever mais que tu peux pas. T’as déjà essayé, t’as déjà voulu, Franz, mais t’es si faible, si bête. Imbécile. Il t’a pas laissé faire, qui aurait pu ? Tu voudrais tous les tuer. Toi avec, le premier. Et Ambros aussi. Ambros qui n’a jamais cessé de te soutenir. C’est dégoûtant, toute cette attention qu’il te porte. Ça te dégoûte. Tu lui en veux de ne penser qu’à toi, bizarrement, tu comprends pas. Ça fait un moment qu’tu comprends plus, un long moment qu’t’as renoncé. Et tu t’es éclipsé, t’as fuis aussi loin que tu pouvais –pas si loin au final, parce qu’ils sont toujours là. Si proches, si proches de toi. T’es incapable de vivre sans eux mais tu les détestes, Franz.

T’as mal à la tête, ça t’file la gerbe.

Tes pieds s’emmêlent et tu vacilles, tombes sur le sol sans prendre la peine de te retenir. Tu te cognes la tête contre une pierre sans vraiment le calculer ; elle est si faible la douleur comparée au reste. Si faible et toi t’es vidé, Franz, t’as plus la force de rien. Et ça pulse dans tes tempes, ça t’fait si mal. C’est comme cette douleur dans ta poitrine, celle qui tape si fort, qui t’coupe le souffle, celle qui te torture parce que tu la soignes pas. Parce que tu le mérites. Pas celle de Rory, pas celle d’Ambros non. C’est pas tous tes putains de regrets, Franz, cette douleur c’est le signe certain qu’tu vas vraiment crever finalement. Que t’aurais dû prendre ces cachets. Que tu veux emporter tout ton monde avec toi, pour pas être tout seul là-bas. Pour pas abandonner ceux qui t’ont laissé tomber. C’est le signe certain que le destin est un fils de pute et qu’toi t’es qu’un connard malchanceux. Mais tu veux pas l’admettre. Jamais.

Plutôt crever, c’est ça ?
Putain.

Ton poing frappe le sol une fois. Putain. Puis une seconde fois, un peu plus fort. Putain. T’en peux plus Franz, et c’est les larmes qui te montent aux yeux, que tu ne retiens pas, les larmes qui coulent, camouflées par la pluie dégueulasse qui te tombe sauvagement dessus.

Putain merde !

Merde Franz. Tu cris, ton poing ne cessant de frapper le sol, et bientôt c’est ton visage qui le rejoint, comme un concours pour savoir où t’auras le plus mal. C’est ta tête qui heurte cette branche une fois, rafle ce caillou la deuxième fois. Et ça saigne un peu mais t’en as rien à foutre, t’en as plus rien à foutre maintenant. T’es dégueulasse Franz, regarde toi. Tu ferais honte au plus pauvre des miséreux.

Tu restes un moment comme ça. Un long moment à pleurer et hurler tout c’que t’en peux, mais y a personne pour venir te consoler. T’as personne pour t’relever, t’es seul, tout seul Franz. T’as toujours été tout seul. C’est difficile à admettre.

Rory. Tes poings se serrent encore. Ambros. Tu réprimes un sanglot, sans retenir le suivant. Lullaby. Tu suffoques.

Vingt jours et t’es encore plus pathétique.
T’as mal au cœur.
T’as mal au crâne.
Vingt jours ça va t’achever.
T’as la dalle.
T’as la rage.
T’es frigorifié, effrayé.

Au pied du dortoir des Ajisai.
À deux pas de ta maison.



HRP : C’est un peu à chier pour un premier post j'suis désolée omg qsdfrgthyu


Dernière édition par J. Hiroki Kamiyoshi le Dim 19 Mar - 22:26, édité 1 fois
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Sam 4 Mar - 9:58


LET'S DIE AWAY
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Vous aviez eu cette période, où toi tu le fuyais, où lui te cherchait. Vous aviez eu cette période, où tu ne le fuyais plus, où tu le cherchais, et où il te cherchait aussi ; cette période où vous vous étiez retrouvés, un peu, sans le sexe, sans l'ambiguïté de votre relation, sans les caresses, les rires tendres, les regards un peu trop amoureux. Et puis il y avait eu cette période où il te fuyait, où tu le cherchais. Sans cesse, en le harcelant de messages, en l'appelant jusqu'à saturer sa messagerie. Et ça te donne envie de vomir, Rory, parce qu'il te fuit, et tu sais pourquoi il te fuit. Parce que tu savais. Évidemment que tu savais, tu passais par le même chemin, tu avais la même idée, tu étais passer par là... sauf que toi, toi tu avais Alcyone. Et que lui, lui tu l'avais abandonné à son sort, car tu étais égoïste, que tu n'avais pensé qu'à toi, que tu l'avais remarqué trop tard.

Tu avais tout remarqué trop tard.

Ton cœur se serre quand tu passes l'appelles une énième fois et qu'il ne te répond pas ; tes ongles viennent s'enfoncer dans tes paumes quand tu tentes tous les endroits qu'il aime tellement quand il est mal ; ton estomac se retourne quand tu te rends compte qu'il te fuit encore plus maintenant qu'avant, qu'il te fuit plus que tu ne l'as fuis, qu'il fuit sa vie sans que tu n'arrives à lui dire de ne pas le faire, qu'il fuit son existence sans que tu ne pusses l'en empêcher. Et tu vagabondes, à sa recherche, et tu vagabondes, à le chercher. Tu avais prévenu Alcyone que tu devais parler à Franz, qu'il allait mal et que tu ne rentrerais que le soir, sûrement, et que tu passais la journée avec Franz. Tu aurais du préciser que tu allais passer la journée à chercher Franz avant de rentrer bredouille.

Puis des injures.
Des cris.
Des pleurs.

Et tu reconnais la voix de Franz, alors tu te précipites. Tu te précipites si vite, Rory. Si vite, si fort, tu trébuches, manques de te ramasser tête la première sur une racine. Mais bordel maintenant que tu sais où il est, il est pas question que tu le lâches. Tu le retrouves par terre, à genoux, tête contre le sol, à pleurer sa rage, à hurler sa haine... et ça te stoppe, ça te stoppe un instant, tu as l'impression que tu vas vomir tellement cette vue te dégoutte de toi-même. Mais tu te retiens, tu retiens l'humidité dans tes yeux, tu retiens ton cœur qui bat trop vite, trop fort, et pour la mauvaise raison.

— Arrête.

Tes mains glissent dans son dos après que tu te sois agenouillé devant lui. Tu le redresses légèrement, tentes de respirer, mais tu n'y arrives pas vraiment, un peu comme lui. Tu n'arrives pas à respirer, il n'y arrive pas non plus. Le monde est un connard, la vie est une chienne. Pourquoi eux, pourquoi pas toi ? Pourquoi tu n'as pas réussis à prendre toute leur douleur, pourquoi tu n'es pas en train de crever toi, plutôt que lui ? Pourquoi il a fallu que ça tombe sur lui aussi.

— Franz, regarde moi.

Tu le forces à te regarder, tes mains prennent son visage en coupe et tu te mords la lèvre, si fort, si violemment que tu en saignes presque.

— Je suis là, je te laisse pas tomber. Jamais.

Menteur.
Menteur Rory.

Tu l'as déjà abandonné une fois. Pourquoi pas une deuxième ? Mais tu veux réparer tes erreurs, tu ne veux pas les recommencer, tu veux rester avec lui, tu veux être là pour lui, tu veux l'aider, tu veux rester avec lui le temps qu'il faudra, comme tu lui as promis, comme vous vous l'êtes promis, finalement. Parce que tu te souviens de ce moment, après une des nombreuses parties de jambes en l'air. Tu te souviens de cette conversation, un peu bizarre, sans réelle portée, qui était beaucoup trop sérieuse pour ce que vous étiez en train de faire, trop sérieuse pour le moment. Tu te souviens de cette conversation où vous vous êtes regardés, où vous vous l'êtes promis, l'un à l'autre.

Ne me laisse pas blesser quelqu'un.
Je te laisserai pas faire.
Tue moi si j'en deviens un.
Je le ferai.
Tue moi dès que je l'ai.
Nan.
Tue moi si j'en deviens un.
Je te le promets.

Et tu refuses tellement, Rory. Tellement. Tu ne veux pas, tu veux retourner en arrière, tu veux qu'ils trouvent un vaccin, tu veux qu'il tienne encore un peu, encore longtemps. Car tu ne veux pas. Tu refuses. La vie est une chienne. Elle t'oblige à le devenir.

Elle t'oblige à devenir son bourreau.


HRP : Je sens que je vais tellement pleurer sur ce rp, lemme die. Tendresse sur vous.


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Ajisai

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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Mar 4 Avr - 16:51

Trop tard. C'est déjà trop tard. Te battre maintenant pour avoir Franz c'est déjà trop tard. Parce que tu ne l'as pas fait avant. Tu as été lâche. Faible. Pleutre. Pas plus digne qu'une sourie fuyant le chat. Un gosse pleurant devant un monstre sous son lit. Tu le sais que c'est trop tard. Infiniment trop tard. Beaucoup trop tard pourtant quand tes yeux voient le message de Rory sur ton holokit pour retrouver Franz ton cœur fait un bon et pour une fois tu décides d'avoir du courage. Même si c'est trop cette fois tu battras pour lui. Pour l'avoir même quelque minute contre ton cœur. Tu es niai. C'est aussi trop tard pour ne pas l'être. Si Rory t'a envoyé ce message c'est bien qu'il y a une raison. Il ne ferait pas cela uniquement pour du vent. Après tout même si tu es lâche, égoïste, peureux, un pauvre gosse surtout, ce message est là.

Pas besoin de plus. Tu y iras, qu'importe ce qu'il finira par arriver là-bas. Tu as trop été sevré de lui, d'eux, de tout, de vie, d'émotion. Etre lâche c'est fatiguant aussi, alors autant s'épuiser avec un peu de courage. Pour une fois tu ne ferais pas preuve de ton altruisme de merde, non. TU veux voir Franz. TU veux être là pour lui. TU veux voir tout ça en face même si tu n'as aucune idée de ce que ça veut dire. Rien que pour une fois tu aimerais te sentir à ta place.

Alors, tu fais machine arrière à ce que tu faisais pour le moment, tu laisses en plan le paquet de croquette sur l'étagère du magasin et vas en direction des dortoirs. Votre chambre d'abord, après tu verras. Ton cœur bat la chamade, lui comme toi vous ne savez pas. Vous êtes tellement ignorant. C'est ironique. Tu te doutes de la maladie de Rory, c'est presque sûr même que tu sais, même sans preuve et pourtant pour Franz tu ne le vois pas. Tu ne veux pas le voir. Parce que ça ne fait pas. Parce que tu l'aimes et personne ne veux savoir la personne qu'on aime mourant. Qu'importe si jamais elle ne nous rend nos sentiments.

Tu avais laissé Franz au bon soin de Rory, mais est-ce que ça n'aurais pas dû être là que tu aurais dû te battre plutôt ? Certainement, mais tu as été lâche. Plus aujourd'hui, mais c'est trop tard. Pour avoir son cœur en tout cas. Certainement. Pour lui offrir clairement le tien c'est encore temps. Tu veux y croire. Une fois qu'il ira un peu mieux. Ce n'est pas trop tard. Peut-être. Tu n'en sais rien, mais si tu recules maintenant définitivement il sera trop tard. Soit vraiment adulte pour une fois. Avance. Ne te pose pas de questions stupides tout de suite. Les interrogations pour les cons ça peut attendre. Tu as toute la vie pour ça. Là Franz est le plus important.

La pluie commence à tomber, mais ce n'est pas important. Aujourd'hui tu grandis. Aujourd'hui c'est terminé d'être un enfant. C'est trop tard pour l'être. Alors que tes foulés s'allongent à l'approche du dortoir et que la pluie glisse tu les vois, tous les deux. Ton cœur rate un battement. C'est trop tard pour avoir mal maintenant. Tu t'approches et grimace en voyant l'état de celui qui garde ton cœur. Tu es un idiot, rien ne t'empêchait de te battre pour l'avoir, même s'il te fuyait, mais tu as été lâche, c'est une partie du résultat devant tes yeux. Peut-être. Certainement pas. Tu le sais, tu le sais trop bien. Ça remonte dans ta gorge ce qui fait que Franz sois ainsi, tu as mal d'avance, mais c'est aussi trop tard pour ça. Tout est trop tard, alors qu'au moins ce qui arrive maintenant il faut être là au bon moment.

« Je vais t'aider. »


Tu veux au moins le dire pour te forcer à ne pas fuir. Tu n'as plus le droit. Tu es adulte maintenant, il est temps aujourd'hui de tuer l'enfant dans ton âme. Ça c'est le bon moment. Alors, tu aides de ton mieux Rory pour transporter Franz.

« Notre chambre, c'est plus proche. »

C'est entre vous, personne d'autre. Il est temps. L'enfance est morte. Le reste arrive.


níl a fhios ag aon duine cá bhfuil fód a bháis




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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Dim 9 Avr - 23:27
feel the pain
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Il fait noir, tout autour tu ne vois rien. Il fait si noir, pourquoi ? Tes yeux sont brouillés, Franz. Tu vois flou, tu ne vois rien, plus rien du tout. Alors tu suffoques encore, tu paniques encore, et tu pleures toujours plus. Toujours plus tu pleures à en perdre ta voix, à t'en déshydrater le corps, parce que c'est encore ce que tu saurais faire de mieux sur le moment. Il fait si noir. Boom. Ça t'fait mal dans la poitrine soudain, ça tape tellement fort que tu crois mourir, tu espères mourir, Franz. Oh t'aurais tellement adoré crever pour ne plus souffrir. Mais au lieu de ça tu te recroquevilles un peu plus sur toi-même, ta tête sur le sol, et tu serres les dents, tu serres les poings. Tu respires plus vraiment depuis qu't'es ici. Tu sais pas depuis quand, tu sais même plus pourquoi.

Et ça tape encore.
Baam !
Dans ta poitrine et dans ta tête.
Dans ton cœur jusque ton âme.

Tu t'entends pas hurler Franz, tu t'entends plus pleurer, devenant sourd à tes propres plaintes et suffocations. Les ongles qui s'enfoncent dans ta chair, lacèrent ta peau comme tes dents qui mordent ta lèvre. Tu t'entends plus hurler mais pourtant tu le fais. Ça fait si mal de perdre la raison. Pourquoi t'es pas encore mort Franz ? Pourquoi tu veux pas mourir, pourquoi tu veux souffrir ? Rory. C'est parce que tu veux le voir que tu tiens, parce que tu veux le voir que tu luttes. Et c'est parce que tu sais qu'il est là même si tu le vois pas. C'est parce qu'il est tout proche de toi, parce qu'il te retient que tu ne tombe pas plus bas que tu ne l'es déjà. Boom. Ses mains dans ton dos t'apaisent, elles t'apaisent tellement. Boom. Et sa voix, oh tu voulais tellement l'entendre sa voix, au moins une dernière fois. Boom. Tu grimaces, fermes les yeux et t'attends le prochain. T'es déchiré entre douleur et soulagement. Écartelé au-dessus du précipice entre lui et cette putain de maladie qui te ronge, Franz. Cette rage qui t'anime et l'amour qui te fait reprendre raison. Ça te fait si mal que t'en tousse, et tu peines à tenir son regard sans pleurer, tu peines à le voir au travers toutes ces larmes qui font rideau à tes yeux.

Rory...

Tu peux pas arrêter, tu peux pas l'écouter. T'arrêter de pleurer. Tu peux pas sourire, Franz, tu peux pas le rassurer. Et ça te fait si mal. Boom. Ça s'accentue encore et encore.
Tu l'aimes si fort après tout.
Tellement fort, tu l'aimes tellement fort Rory.

Tu ne cesses de répéter son prénom de ta voix brisée, parce qu'il te permet de lutter. Et tu comprends quand il est là qu'il ne t'abandonne pas, tu comprends qu'il te dit la vérité quand il affirme qu'il te lâchera pas. Et t'as confiance en lui, Franz, t'as confiance parce que t'es perdu et qu'il est ton seul repère. Actuellement il est le seul qui puisse te relever. Même si ça n'est que pour un instant, même si tu retombes après. Même si c'est pour mieux tomber, pour que ta chute te soit mortelle, définitivement. Tu dis son nom avec toute cette peine, toute cette douleur, et tu suffoques, baisses la tête et serres les dents encore. Et tu gémis, tu geins dans ses bras parce que ça tape si fort dans ta tête, si fort dans ta cage thoracique. Tu manques d'air pour respirer, tu crois que lui aussi. Vous suffoquez tous les deux et ça t'fait si mal de l'imaginer. Il fait tout noir, le jour ne se lève pas. Tout noir autour de vous. Et sous cette pluie incessante, dans cette boue dégueulasse tu t'accroches à lui, tes mains agrippent son haut et tu te réfugie contre lui, la tête dans ses jambes. T'as plus la force que de verser des larmes, Franz, t'as plus que cette force qui te rend si pathétique aujourd'hui. T'as plus rien, même plus lui. Même plus lui.
Rory.

Je vais t'aider.

Ambros ?
Boom.
Tu tressautes, toujours dans les bras de Rory. Tu sursautes parce que tu t'y attendais pas. Parce que tu voulais pas, parce que t'as peur Franz. T'as peur de ce qu'il pourrait penser de toi maintenant qu'il te voit comme ça. Et tu voulais pas qu'il puisse un jour te voir dans cet état, pas lui. Pas Ambros, il mérite pas ça. Et sa voix que t'entends sans prendre la peine de relever la tête, sa voix que t'écoutes sans vraiment le faire comme tu en as l'habitude, sa présence que tu sens alors que tu voudrais tellement quelle disparaisse, tout ça. Tout ça te fait du bien et si mal en même temps.

Pourquoi t'es là Ambros ?
Pourquoi tu l'abandonnes pas ?
Pourquoi tu viens l'aider alors que lui t'aurait laissé crever.
Il t'aurait laisser crever d'amour Ambros, alors pourquoi tu viens le secourir ?
Pourquoi toi ?
Tu mérites pas ça. Tu devrais pas faire ça.
Casse toi.
Barre toi et oublie tout ça, laisse le Ambros.
Il te mérite pas, il t'a jamais mérité.
Pourquoi t'es là ?
Pourquoi tu l'aimes ?
Pourquoi t'es comme ça ?
... Pourquoi tu l'as pas laissé tout seul ?

Alors tes cris reprennent, lorsqu'il pose sa main sur ton épaule tu recommences à hurler ton agonie, à briser le son de la pluie par celui de ta voix sans même comprendre ce que tu dis. Tu voudrais tellement comprendre ce que tu dis Franz, pouvoir t'entendre et te contrôler, pouvoir leur demander de partir mais de pas t'abandonner. Leur ordonner de te laisser crever ici pour qu'ils trouvent enfin la paix. Que plus personne ne soit tourmenté. Plus Ambros pour ses sentiments que tu n'ignores plus, que tu avais deviné un peu, sans l'avouer. Plus Rory pour ce que t'éprouve, qu'il ne soit plus tiraillé entre tes hésitations et Alcyone. Plus Alcyone pour ta haine envers lui, pour ta tristesse d'avoir perdu, pour ton dégoût de lui en vouloir alors qu'il n'a rien fait. Plus Lullaby, plus Arata. Plus Shion que tu allais voir si souvent depuis que tu lui avais demandé de t'accompagner à l'hôpital. Plus ton père pour la mort de ta mère, plus ton frère ni ta sœur pour cette absence qui dure depuis trop longtemps. Et tu en oublies sûrement dans tes pleures, alors tu hurles pour tout ceux que t'as oublié.

Tu hurles avant de t’effondrer sur les genoux de Rory.
Essoufflé.
Tout est si noir, toujours si noir.
Effrayé.

Tu sens qu'on te soulèves mais tu ne réagis pas, à moitié inconscient. T'entends les battements de ton cœur qui cogne si fort dans ta poitrine, et tes tempes qui te lancent. Tu crois mourir doucement. Oui tu crois que t'es mort Franz, parce que ça ne te fait plus mal pendant un instant, alors tu te laisses penser que t'es enfin délivré. Mais, tu sais, l'inconscience te laisse entrevoir ce bout de mensonge auquel tu t'accroches, cette délivrance factice à laquelle tu crois si fort. Parce que t'as plus mal et que tes larmes ne te brûlent plus. Parce que c'est mieux comme ça, c'est mieux si t'es mort même si tu veux pas Franz. Même si tu veux pas mourir et que tu crois au contraire.

Quand tu ouvres les yeux enfin après quelques minutes, ton regard vide découvre avec horreur que tu t'es laissé duper. Et elle revient la douleur, si forte dans ton crâne. Alors tu grimaces, une main sur ton front, tu fermes les yeux et tu souffles. Longuement. S'arrête quand tes iris paniqués se posent sur Ambros et Rory, assis près de toi, quand tu prends conscience d'être sur le canapé de leur salon. Tu recules si loin, remonte le dossier pour passer à l'arrière du meuble sans te retourner, à tâtons. Et tu leur cris de ne pas s'approcher. Tu leur cris de dégager si fort Franz, quand ton dos rencontre le mur et que tu te laisses choir sur le parquet.

Pourquoi vous êtes là... Pourquoi vous faites ça... ?

Tu peux pas empêcher les larmes de revenir quand ta voix se perd dans les aiguës, malgré ta gorge sèche. Dégagez. Pardon. Pardon les gars. J'suis désolé. Pardon.

J'ai pas besoin de vous. J'ai plus b'soin maintenant. J-Cassez-vous putain...

Tu les supplies, leur cracherait presque à la gueule si tu le pouvais.
Tu les détestes pour être arrivés si tard.
Tu les détestes autant que toi.

Laissez-moi crever...



HRP : J'suis partie un peu loin pardon sdfghyjthgrf ;; ♥
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Lun 10 Avr - 16:35


LET'S DIE AWAY
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Ton prénom passe la barrière de ses lèvres et tu serres tes bras un peu plus autour de lui, un peu plus fort. Puis tes mains sur ses joues, ton regard plongé dans le sien. Est-ce que tes yeux verts arrivent à le guider ? Est-ce que la couleur de tes iris arrive à lui montrer que tu es là, le voit-il vraiment ?

Vos corps sont couverts de boue et dégoulinant des larmes du ciel, ces larmes qui cachent les vôtres, ces larmes qui étouffent les sons, ces larmes qui vous vont frissonner, qui vous écrasent par leur force. Les mains glissent, se faufilent sur les vêtements trempés, le serrent si forts, peut-être trop. Les doigts s'accrochent aux hanches, l'attirent contre ton corps chaud, contre ton corps bouillant de haine, bouillant de douleur, bouillant d'une colère profonde. Les lèvres mouillées d'eau douce et salée se déposent sur son front, murmurent que tu ne l'abandonneras pas, que tu ne le laisses pas comme ça, que tu es désolé de ne pas l'avoir forcé à t'accepter, désolé d'avoir pensé qu'il lui fallait du temps seul... Mais ces murmures, il ne les entends sûrement pas. Il s'abaisse, se blottit contre ce corps si bouillant qu'est le tien, et tu attends un peu, quelques minutes. Tu aimerais le lever, vous redresser, vous lever de cette boue qui s'accroche à vos chevilles, monte jusqu'à vos genoux. Il n'est pas question que tu le laisses à terre, jamais. Plus jamais. Ton corps se recroqueville contre lui, protège sa tête, sa nuque de la pluie. Il faut que tu le relèves, que tu le redresses, il faut que tu l'aides, mais tu n'es pas sûr d'avoir la force, tu n'as pas sûr d'avoir la force de le faire tout seul.

Tu relèves la tête quand la voix d'Ambros arrive à tes oreilles et un soupir de soulagement t'échappe, alors que, dans tes bras, Franz sursaute. Et tu te contentes de resserrer ton emprise sur lui, pour lui faire comprendre que tu es là, que tu ne le laisses pas tout seul, que tu ne l'abandonnes pas. Tes doigts serrent un peu plus son corps si froid contre le tien si chaud. Tu échanges un regard avec Ambros avant de te courber contre le corps de Franz, avant de glisser sur sa nuque un souffle un peu chaud, un peu doux :

— On va se mettre au chaud, d'accord ? On va se protéger.

Tu aurais aimé être tout seul avec lui, tu aurais aimé qu'Ambros ne soit pas là... car il y a une certaines tensions entre vous, car tu es sûrement plus proche de Franz qu'il ne l'est, car Franz détesterait se laisser voir dans cet état, tu le sais, vous êtes pareil. La seule personne à qui tu pourrais te montrer dans cet état, si ce n'est toi-même... tu chasses Alcyone de tes pensées, ce n'est pas le moment d'y penser. Et Ambros s'approche, pose sa main sur l'épaule de Franz, et cela semble être un déclencheur pour tu ne sais quelle raison. Tu ne comprends pas ce qu'il crie, tu ne comprends pas trop pourquoi il vous repousse si fort, si violemment, si brusquement. Peut-être hurle-t-il simplement sa haine contre le monde. Et il hurle, et tu ne sais pas quoi faire, tu te contentes de le serrer contre toi, de protéger sa nuque et sa tête de la pluie par ton corps, tu te contentes simplement de l'enserrer, si fort, de lui donner un peu de ta force, un peu de ta chaleur, un peu de ton amour. Puis il s'arrête, il s'effondre et Ambros et toi agissez rapidement, vous le relevez, et tu hoches la tête quand il te dit de l'amener dans votre chambre. Après tout, il n'en était pas question autrement.

Il est plongé dans cet état d'inconscience, dans ce sommeil un peu lourd et, quand vous entrez dans le chambre, vous l'allongez sur le canapé. Tant pis pour la boue, tant pis pour le sol trempé, tant pis. Ce n'est pas important. Tu ne bouges pas pendant un instant, tu ne parles même pas à Ambros... tu te contentes d'observer Franz, soudain calme dans ce sommeil que tu espères sans cauchemars et, au bout de quelques longues secondes, tu te diriges vers la salle de bain pour récupérer deux serviettes, puis dans ta chambre pour récupérer un de tes jogging et un de tes t-shirts, trop large, pour lui comme pour toi. Tu envoies une serviette à Ambros et tu commences à déshabiller Franz, lui laissant son boxer pas trop humide. Le jean lui colle à la peau, comme son t-shirt aussi. Puis, tu essuies doucement son visage, son torse, ses bras, laissant à Ambros le soin de lui sécher les jambes. Tu es tout aussi trempé que lui, et tu vas sûrement chopper le plus gros rhume de ta vie, mais qu'importe, ce n'est pas important.

Franz est important.

Tu récupères le jogging et le t-shirt, lui enfiles le deuxième avant le premier, Ambros t'aidant, sans même que tu ne lui demandes, sans même que vous n'échangiez un regard. Puis une fois fait, il y a un moment de flottement, un moment où vous restez tous les deux, les bras ballants... ou peut-être est-ce seulement toi.

— Je vais me changer... lâches-tu après avoir frissonné.

Et tu t'exécutes, passant par la salle de bain pour y aller les serviettes mouillées, ou récupérer la tienne et te sécher, avant de te changer, d'enfiler un jogging et un débardeur bien trop large. Tu retournes dans la pièce principale, te laisses choir en tailleur sur le sol, juste à côté du canapé, et tu observes Franz, tu le détailles comme si c'était la dernière fois que tu le voyais... et ce sentiment te laisse une boule au fond de la gorge qui te dérange, ce sentiment te retourne l'estomac et tu as l'impression que tu vas vomir dans l'instant, sans savoir pourquoi. Tu n'es pas prêt à ça, Rory. Tu n'es pas prêt à perdre Franz, tu n'es pas prêt à le perdre, tu n'es pas prêt à accomplir ta promesse, tu n'es pas prêt au deuil qui va arriver, tu n'es pas prêt à reperdre quelqu'un... tu n'es pas prêt, tu ne le seras sûrement jamais... mais pas aujourd'hui, pas aujourd'hui. Pas aujourd'hui s'il-vous-plaît... Tu passes une main dans tes cheveux humides, essuies tes yeux d'un revers de main. Ne pleure pas, Rory, ne pleure pas, ce n'est pas le moment de pleurer, il est encore là, il est toujours là, il est vivant, son torse se soulève, s'abaisse, se soulève, s'abaisse encore. Il est là, devant toi, vivant.

Il est vivant.

Puis il se réveille. Il sort de son inconscience, de son sommeil, et tu te redresses un peu, chasses la boule d'anxiété au fond de ta gorge et tu esquisses un léger sourire... qui disparaît bien vite. La peur revient, la colère aussi. Et il crie, il vous hurle dessus, il vous crie de dégager, de ne pas s'approcher. Mais tu t'en fous de ce qu'il te raconte, tu t'en fous, tu t'approches de lui, tu avances, peut-être trop rapidement, trop violemment, et tu t'accroupis devant lui, les larmes aux yeux d'un coup.

— Arrête ! Arrête s'il-te-plaît... je suis désolé, je suis vraiment désolé... mais je te laisse pas Franz, je te laisse pas tout seul, et je vais pas te laisser crever tout seul putain.

Il ne te regarde pas, Rory, il ne te regarde pas, Franz.

— Regarde moi bordel !

Et tu le forces à le faire, tes mains prennent de nouveau son visage en coupe, et ton regard se fond dans le sien, et tu lui souris, un peu triste, d'un coup, comme si tu étais le héros tragique d'une pièce de théâtre de Racine, attendant que la fatalité vienne s'abattre sur toi, telle la foudre de Zeus.

— Je te laisse pas. Je te laisse pas crever tout seul. Je te laisse pas mourir Franz. Je te laisserai pas mourir, Franz. Je te l'ai promis.

Les mains un peu tremblantes abandonnent son visage, se posent sur ses genoux alors que tu te laisses tomber ton corps au sol, un genou plié, une jambe tendue. Tu gardes Franz rien que pour toi, comme un égoïste, tu repousses Ambros si loin, tu fais mur entre Franz et lui, tu veux le garder un peu pour toi, rien qu'un tout petit peu, comme l'égoïste que tu es. Tu veux pouvoir lui dire que tu le feras quand même, tu veux pouvoir lui dire que tu as compris, tu veux pouvoir lui dire que tu accepteras, que tu ne reculeras pas. Ton front se pose sur tes mains qui serrent ses genoux si fort, et tu fermes les yeux, tu te mords les lèvres et tu murmures, si bas, pour que lui seul entende :

— Je te laisserai pas crever tout seul... on se l'est promis Franz. Je te laisserai pas crever tout seul. Je le ferai... je tiendrai ma promesse, je te le jure.

Même si ça te fait si mal, même si t'as envie de pleurer rien que d'y penser, même si ton corps en tremble d'avance.

— Laisse moi être avec toi avant tout ça... s'il-te-plaît...

Je t'en supplie. Fais en sorte que les derniers moments avec toi ne soient pas seulement ton assassinat.


HRP : Bon, Rory est un connard égoïste qui pense qu'à lui et qui laisse Ambros de côté, j'suis désolée ;;
et pardon pour ce drama kghrelkgr les réjouissances commencent, je lirai ce rp et je répondrai à ce rp seulement avec une boîte de mouchoirs à côté.


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Ajisai

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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Lun 10 Avr - 18:39
Il y a Franz et Rory, une seule entité dans cette épreuve, un tout, un déchirement, une douleur, eux. Eux qui ont tous les éléments de pourquoi maintenant est simplement horrible, pourquoi tout se joue aujourd’hui, pourquoi demain ne sera plus jamais pareil. Eux qui savent si bien ce qui arrive, même si ils ne le veulent pas. Puis, là, servant de meuble dans cette scène il y a toi Ambros. L’intrus, le couillon amoureux, mais dont on se fiche, l’enfant égoïste qui se croit adulte,  le gars qui sais parfaitement qu’il n’a rien à faire ici, mais qui pour une fois se battra pour ne pas fuir lâchement comme toujours. Il y a toi qui suis le mouvement dans tes vêtements couverts de boue et de pluie, qui comprends doucement avec une boule au ventre ce que tout ça implique sans vraiment comprendre. Eux qui sont dans leur bulle à eux, même avec Franz inconscient, ce n’est pas l’important, parce que même comme ça ils sont eux et toi l’intrus que Rory dois s’en vouloir d’avoir contacté pour ce qui devrait être à eux, aussi horrible que ça puisse être.

Du coup tu te la boucles, tu fermes ta gueule accordant le silence à Rory dont de toute tu n’aurais pas su quoi dire et cette intimité à Franz même si pour le moment il ne la ressent pas. Il serait tellement facile de les laisser là, d’une fois celui qu’il aime mit dans cette chambre fuir, partir, chialer comme un gosse dans un coin en se bouchant les oreilles pour ne rien entendre du monde, seulement tu te dois d’être adulte, pour une fois. Au moins aujourd’hui, même si tu as envie de prendre Franz fort contre toi, lui murmurer encore et encore ton amour, tu le feras pas, parce que là c’est Rory est un tout avec lui. C’est trop tard, aujourd’hui n’est pas le jour où tu mènes une bataille perdu d’avance, aujourd’hui tu te bats pour être là même si ça vas faire mal et marqué ton âme au fer rouge. L’ambiance est déjà en train de tout changer. Demain quelque chose sera différent, mais ça sera demain.

Tu attends, tu ne sais pas quoi, mais tu l’attends, droit dans tes bottes sans avoir cherché à te changer ou à retirer cette boues et pluie sur toi, c’est ton armure du jour, puis tu es un meuble ça n’a pas d’importance. Rory lui c’est changer, lui a enfilé une autre tenue de combat toi tu fixes Franz comme pour imprimer pour toujours son image dans ta rétine sans rien dire, seulement le silence. Tu voulais dire quoi de toute façon ? Tu es le meuble, celui est là par circonstance, pas l’ami qui soutient. Rory te le crachera à la gueule tout ce que tu pourras tenter de lui offrir et Franz… Hahaha … Tu doutes qu’il fasse vraiment au meuble. C’est Rory qui importera, ça fait mal ce genre de constat, mais tu dois être adulte et ne pas stupidement envié quelque chose de non enviable. Aujourd’hui la place de Rory semble bien amer, certes tu la voudrais, mais tu sais aussi que c’est horriblement amer, alors tu te la ferme et ne pense même pas une seule seconde à utiliser ton empathie. Tu n’as pas besoin de ça pour avoir le cœur au bord des lèvres alors que tu ne comprends pas tout.

Franz s’éveille. Le calme est fini, la tempête arrive et pour le moment tu le sens que c’est beaucoup trop doux. Pourquoi t’es là ? Pourquoi tu fais ça ? Vraiment ? Il ose demander ça ? Maintenant ? Cela ne devrait pas si mal qu’il ose poser cette question. Pourtant si. Parce que tu as encore plus l’impression que c’est un connard qui se fout de toi, qui piétine ton cœur de gosse, mais tu l’aime, comme un con. Ta faute, pas la sienne. Jamais. Tu aimerais rire pour te détendre, mais ça ne glacerais qu’encore plus l’ambiance alors pendant que Rory est là pour lui. Pendant qu’ils sont eux deux contre ça. Pendant qu’ils se brisent un peu plus tu t’autorise à avancer. Rory te fait pitié avec ses mots, trop intimes, trop eux, qui mettent tellement trop en avant le fait que tout se joue aujourd’hui. Tu leur laisse leur moment, un peu, puis égoïstement tu touche un bout de la joue de Franz et les mots sortent tout seul.

« Franz, connard, je t’aime trop pour te laisser crever loin de mes yeux. »

Tu t’en fous que ça soit loin de tout réconfort, de toute compassion et vachement mal dit, c’est la stricte vérité. Pas de faux semblant, pas de mots détourner, juste ma vérité sortie crument de ta bouche. Qu’importe que ça soit pas compatissant, pas plein de larmes. Tu l’aime trop pour lui donner ça. Tu es trop un gosse pour garder ça en toi, qu’importe si ça doit énerver Rory. Pour une fois tu dis franchement ce que tu penses. Ta main touche simplement sa joue pour laisser tout le reste à Rory. Tu es un meuble dans tout cela, mais tu as tout de même le droit de tenter d’être plus.

« Même si tu dois mourir, ce que je veux putain de pas… Même … Même … Si … Même si je ne suis rien et que ne t’a pas besoin de nous, je reste. Tu es un connard. Je t’aime. Je ne te laisserais pas, c’est tout. »

C’est la seconde fois que tu lui dis que c’est un connard. Pourtant tu t’en fiches, c’est une vérité. Parfois il l’était, c’est un des adjectifs de ce qu’il est avec ton cœur, pourtant malgré ça tu l’aimes tellement que tu as le cœur au bord des lèvres de le voir comme ça. Tu devrais pas être là, tu devrais dans le pire des cas être un meuble, mais tu ne peux pas les laisser vivre ça ainsi, tout seul, entre eux. Tu es un gosse. Tu veux au moins qu’avant de partir tu lui l’ais dit ce que tu ressentais, même si c’est trop tard et que comme pour  ce que tu avais pour Rory tu l’as perdu par le fait d’être un enfant. Pourquoi les gens auquel tu tiens finissent forcément loin de toi ? Pas important à savoir, là ce qui compte c’est Franz et rien d’autre. Faux. Il y a aussi Rory qui importe, Rory qui ressemble tellement un enfant là tout de suite et que tu voudrais protéger de tout ça. Pourtant tu ne peux pas, tu le sais, alors tu feras de ton mieux et seulement ça. Tu te sens tellement inutile dans cette pièce. Inutile et de trop, pourtant tu resteras quoi qu’il arrive car c’est là que doit être ta place. Tu ne pleures pas, pas encore, parce que tu te dois d’être fort, ce qui glisse sur tes joues devant l’incompréhension du tout de ce qui arrive c’est le restant de la pluie sur toi. Qu’importe si ça a un gout de sel.


níl a fhios ag aon duine cá bhfuil fód a bháis




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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Dim 21 Mai - 21:34
feel the pain
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Pardon.
Tu voudrais t'excuser de tout ce mal que tu leur cause, mais tu n'y arrives pas. T'arrives pas à t'excuser Franz, les seuls mots qui sortent de ta bouche sont des rejets. Et tu t'en veux, tu t'en veux tellement. Mais, tu sais, ils ne méritent pas tout ça. Pas ta colère, pas tes excuses. Franz ils ne méritent rien parce qu'ils se battent pour toi. Regarde comme ils se battent pour t'avoir, regarde comme Rory avance, comme Ambros perd, si loin dans le fond de la pièce. Regarde leur égoïsme et regarde toi. Oui, regarde toi, assis contre ce mur, près de la fenêtre, à leur hurler toutes ces choses que tu penses. Oh, tu les penses Franz, tu leur en veux, tu les détestes. Mais tu les aimes aussi, pas vrai ? Pourquoi c'est si difficile à admettre, pourquoi c'est ton cœur qui dérape quand Rory te force à lui faire face, les yeux dans les yeux.

Pourquoi est-ce ta main qui vient vous séparer avec autant de violence... Ne me touches pas. Franz, pourquoi vous briser encore plus que vous ne l'êtes déjà ? Arrête d'être si proche de moi.

Pardon.
C'est un murmure à peine prononcé que même cette proximité avec Rory ne pourra effacer, un murmure soufflé à peine audible qu'il ne pourrait sans doute jamais entendre. Et ça t'arrange, tu voudrais le dire plus fort mais ça t'arrange qu'il n'entende pas. Parce qu'Ambros ne l'entendra pas non plus. Et Ambros, tu sais, il a besoin de penser que tu n'es qu'un connard. Il a besoin de croire que c'est la vérité, que c'est toi. Parce que son amour sera plus simple à effacer, et briser les illusions des autres reste l'une des choses que tu maîtrises le mieux.

Et c'est Rory qui te parle, Rory qui te promet, qui te fait te souvenir de cette nuit il y a de ça si longtemps. De ces mots que vous aviez échangés, de la gravité de vos voix, de ce discours beaucoup trop irréel pour être vrai. C'est Rory qui te rappelle que tu vas crever quand tu le regardes dans les yeux. Quand tu ne penses plus qu'à lui, quand ton cœur se calme enfin. Quand, après l'avoir rejeté, tu t'accroches à nouveau. Parce que tu l'aimes, tu l'aimes si fort Rory. Si fort, à en crever. Tu vas mourir Franz, bientôt. Tu vas mourir. Alors pourquoi ça fait si mal ? Je t'aime. C'est une chose que tu ne sauras jamais lui dire, mais tu sais qu'il le sait. Tu sais qu'il le ressent, qu'il l'a entendu. Oh tu le sais si fort Franz, tellement tu y as pensé, tellement tu es sérieux. Tu l'aimes si fort Rory. Tu n'as jamais vraiment su quand est-ce que ça avait changé entre vous, quand les choses avaient tournées de cette façon, mais tu l'aimes. Et désormais, il le sait. Il le saura s'il veut bien l'entendre, s'il veut bien le comprendre. Peu importe s'il te rejette, tu as fait pareil avec Ambros. Mais tu t'en fous. Tu mérites qu'il te rejette. Tu les détestes. Tu te détestes.

Et pourtant, incapable de t'en passer, tu les aimes si fort tous les deux.
Un doigt sur ta joue, une caresse. Ça n'est pas Rory, non.

C'est Ambros.
Ambros qui s'avance.
Ambros qui s'avance enfin.
Ambros qui cherche à trouver sa place aussi, près de toi, sans Rory.
Regarde comme ils se battent pour toi, Franz. Regarde les qui souffrent à cause de toi.

Tu n'es pas aussi brutal quand tu tournes ton visage vers lui, tellement surpris par ses mots que tu n'enlèves même pas sa main, si douce main. Ses mots sont un peu électrochoc qu'il te manquait pour te réveiller, et tu ouvres un peu la bouche, un peu grand les yeux. Tu le savais pourtant Franz, tu savais qu'il t'aimait comme toi tu aimes Rory. Ça se voyait tellement, tellement et pourtant t'as jamais rien dit. Tu t'es contenté de jouer avec lui, ses sentiments, de piétiner son cœur comme l'affreuse ordure que tu es. Que tu hais. Ambros... Tu l'écoutes parler sans un mot, tu le regardes sans comprendre. Un peu bête, un peu toi. Comme d'habitude. On voit de la vie dans tes yeux, Franz, de la vie que t'avais perdu quand tu t'étais enfui, de cette vie là que tu rejettes si loin parce que tu leur en veux tellement. Ils t'ont abandonnés quand tu allais mal et voilà qu'ils veulent de racheter. Voilà qu'Ambros te regarde avec courage lui qui a fuit toutes ces années. Ça te dégoûte... Et pourtant, pourtant, peut-être qu'au fond ça t'apaise un peu.

Même si je ne suis rien et que ne t’a pas besoin de nous- Il arrive encore à s'associer à Rory, il parvient encore à parler de nous, de eux, ensembles, amis comme avant. Il parvient encore à se tenir droit devant vous qui ne formiez qu'un, toi et Rory. Et il se rabaisse, encore. Il n'est rien. Rien du tout. Ambros après tout n'est qu'Ambros et ne sera que ça, Ambros. Ce gars un peu collant, un peu bizarre avec qui tu partageais ta passion des chats. Ce garçon gentil aux réactions enfantines, étranges, ce garçon ce que tu faisais espérer de tout son coeur. Ton ami. Rien du tout.

Mais Ambros n'était pas rien.
Ambros ne pouvait pas être rien.
C'était impossible, pas après tout ce qu'il avait fait pour toi. Pas après toutes ces choses que vous aviez vécues et ces moments passés ensembles. Il n'était pas rien, ne serait jamais rien. Pas Ambros. Jamais.
Un rire t'échappe, mauvais. Tu baisses les yeux un instant avant de les relever vers lui, dans les siens qui t'y accrocher. Pour le brûler de ce regard méchant qui t'anime soudain. Et un nouveau rire t'échappe, un sourire étire tes lèvres. Horrible, hideux sourire qui montre ta haine.

Toi, tu m'aimes ? Ha, laisse-moi rire !

Ta haine d'être ce que tu es. De le détester. De perdre le contrôle sur ta maladie. Parce que tu es malade, Franz. Et tu vas crever. Désespéré.

C'est trop tard, Ambros, tu t'pointes beaucoup trop tard. Je ne t'aime pas. Et tu sais quoi ? Hein tu sais quoi ? Je t'ai jamais aimé. Jamais ! Mais toi, tu m'aimes hein. Un rire encore qui t'échappe, vulgaire. Glaçant. Qui pourrait vouloir d'un idiot aussi naïf toi ? Non mais regarde toi Ambros ! T'es pathétique, tu m'dégoûtes... Dégage, j'veux pas de ton aide j'ai pas besoin d'toi.

Tu m'dégoûtes...
Non. Non c'est pas vrai.
T'es pathétique...
Reste Ambros, s'il te plaît.

Dégage putain !

S'il te plaît...

S'il te plaît Ambros...

Reste.

Ne m'abandonne pas encore une fois.

Une larme roule sur ta joue, puis une autre sans que tu n'ais la force de les essuyer. Et tu le regardes, entre haine et chagrin, la bouche entre ouverte sans savoir quoi dire parce que c'est ton cœur qui se brise, tu sais pas pourquoi tu fais ça. Pourquoi tu le vires, pourquoi tu pleures. Qu'est-ce qui t'arrive Franz ? Tu veux pas qu'il parte. Je te hais. Tu veux qu'il reste près de toi, juste là, comme ça. T'es pathétique. Comme Rory. Non mais tu t'es regardé ? Même si ça te fait peur. Qui voudrait de toi, Ambros ?

Je t'aime.
Et tu fonds en larmes, te recroquevilles sur toi-même.
T'as pas la force de le repousser.
T'as plus la force de rien.

Ça fait si mal de perdre la raison.



HRP : Je... Pardon ? ;; ♥
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Dim 21 Mai - 23:05


LET'S DIE AWAY
don't forget it was real

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Ça te fait mal, la façon dont il te repousse, la façon dont il t'empêche d'être là pour ça. Ça te tue, ça te détruit, ça te rend malade. Ton cœur se serre, si fort, si violemment. Tu as envie de pleurer, tu as envie de t'effondrer. Tu entends toutes ses pensées décousues qu'il envoie, sans même s'en rendre compte. Ses pardon et ses je t'aime. Oh tu le sais, tu le sais qu'il t'aime, tu le sais et tu le regardes droit dans les yeux, ton regard vert, empli de larmes, trouve le sien et tu ouvres la bouche. Tu ouvres la bouche pour dire quelque chose, pour lui dire que toi aussi, toi aussi tu l'aimes. Clairement pas de la façon dont toi il t'aime, mais tu l'aimes, tu l'aimes à en crever, comme tu les aimes tous à en crever. Ça te rend malade, tu en trembles, tes doigts agrippent ses genoux, les serrent et tu continues de le dévisager, de le détailler. Tu vois cette main sur sa joue et tu fermes les yeux. Oh, comme tu hais Ambros à cet instant. Tu le détestes tellement, tu le hais à en crever, tu le hais si fort. Tu le détestes car il est là, car Franz joue les dur pour lui, car Franz ne veut pas craquer à cause de lui. Tu le hais parce qu'il est présent, et par sa présence, Franz ne voudra pas laisser tomber... et ça te rend malade.

Et puis Franz. Franz qui lui envoie sa haine à la gueule, Franz qui crache son venin avec tellement de facilité. Tu te racles la gorge, fermes les yeux. Ambros qui se prend tout dans la gueule. C'est injuste. C'est injuste pour lui, tellement. Tu serais en train de hurler à sa place, tu serais en train de lui envoyer ton poing dans la gueule, ou de lui dire d'aller se faire foutre. Qu'importe. Qu'importe, tu ne sais pas, tu ne sais plus vraiment. Tu as juste envie de pleurer, tu es malade, ça te rend malade, tu vas vomir. Qu'il se taise, qu'il arrête, qu'il arrête de lui envoyer son venin, qu'il arrête de hurler si fort, qu'il arrête de lui faire croire qu'il n'est rien.

Qu'il arrête de le détruire.
Qu'il arrête de se détruire.

Tu ne sais pas quoi faire, tu ne sais plus quoi faire. Tu as l'impression que tout t'échappe, tu as l'impression que tu vas crever avec lui, tu as l'impression que c'est la fin, que tout se termine ce soir. Et il faut... il faut que tu trouves quelque chose, mais rien ne te vient. Tu réfléchis, réfléchis encore et encore, mais rien ne vient, rien ne semble vouloir venir t'aider. Personne ne te vient en aide. Personne ne t'aidera ce soir, Rory, personne ne t'aidera pour ce qu'il se passe dans cette chambre. Personne, jamais. Peut-être que tu devrais... fuir ? Fuir, si loin, avec lui. Fuir dans un autre monde, dans un autre univers, autre part, ailleurs, loin de tout et de tout le monde. Et le voilà qu'il s'enfonce dans les méandres de son agonie. Et toi, tu ne peux rien faire, tu ne peux pas le tirer vers toi, tu ne peux pas le sauver, tu ne peux pas, tu n'y arrives pas.

Il faut que tu partes.
Il faut que tu partes avant de craquer, avant de pleurer, avant de... Non. Non, tu ne peux pas faire ça, Rory, il a besoin de toi, il a tellement besoin de toi, tu l'entends, tu entends ses pensées arriver à tes oreilles, tu les entends sans le vouloir. Putain de don de merde, hein, Rory ? Ça te rend malade, il va crever. Qu'il t'emporte avec lui. Une de tes mains quitte le genou de Franz, attrape le poignet d'Ambros avant qu'il parte, sait-on jamais...

— Reste... il veut que tu restes.

Puis tu lâches son poignet et tes doigts partent à la recherche du visage de Franz, le redressent alors que tu es à genoux devant lui. Tes pouces viennent essuyer tendrement les larmes qui mouillent ses joues et ton front vient se poser tout contre le sien. Tu ouvres la bouche pour dire quelque chose, la refermes. Tu ne sais pas, tu ne sais plus. Tu ne sais plus quoi faire, ton cerveau réfléchit, continue de réfléchir encore et encore, mais rien ne vient. Tu aimerais lui faire comprendre que tu es là, que tu ne le quittes pas, que tu es désolé, que tu feras ce qu'il y a à faire, que... n'importe quoi, n'importe quoi. Tu ne sais juste pas comment lui dire.

Tu ne sais pas comment lui montrer.

Tes lèvres se posent sur les siennes. Peut-être un peu trop rapidement, peut-être sans trop lui laisser le temps de dire quoique ce soit, et tu ne devrais pas, oh non tu ne devrais pas, c'est égoïste, si égoïste, tellement égoïste. Mais c'est la seule façon que tu as de lui dire tout ce que tu veux lui dire. Alors tes lèvres se posent sur les siennes, rapidement, mais délicatement. Tu l'embrasses avec tendresse, avec douceur, avec violence, aussi. Tu l'embrasses en sachant que c'est la dernière fois que tu le fais. Tu l'embrasses pour lui dire que tu l'aimes, tu l'embrasses pour lui dire que tu ne l'abandonnes pas, tu l'embrasses pour lui dire que tu sais, tu l'embrasses pour lui dire tout ce que tu n'as pas pu lui dire.

Oh comme tu n'aurais pas du faire ça.

Tu te recules au bout d'un moment, abandonnant ses lèvres et tu déglutis. Bordel. Bordel.

— M'oblige pas à te foutre mon poing dans la gueule... pas aujourd'hui. T'as pas le droit de nous envoyer ça dans la gueule, t'as pas le droit de lui envoyer ça dans la gueule. Il a toujours été là, il a jamais... fuis. Okay ? Alors lui envoie pas ta merde dans la gueule, Franz. T'as pas le droit, pas à lui. Tu peux le faire sur moi, parce que j'ai merdé, parce que j'ai tout foiré. Mais pas lui. T'as pas le droit, pas sur lui ! Et ne crois pas que t'es le seul dans la merde, ne crois pas que ça nous fait rien, ne crois pas que... ne crois pas qu'on essaie pas.

Et tu te recules légèrement, et tu attends les foudres, car tu sais qu'elles vont arriver. Elles vont forcément arriver, il va forcément t'envoyer son poing dans la gueule...

Et en fait, tu n'attends que ça.
Qu'il se défoule.
Qu'il se libère.


HRP : mh. Pardon. Vraiment. Je vous aime.


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Ajisai

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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Mar 6 Juin - 7:13
Oui. Laisse le rire. Laisse ne pas y croire. Laisse-le te détruire. Arrête de fuir cette douleur. Sois adulte. Vie un peu à la place de ta mère pour une fois. Affronte ton cœur de môme qui s’écrase sur le sol si violement, qui est écraser et piétiné sur rudement. Il bat encore, ce n’est pas grave. Ça fait mal, mais il bat. Ne te laisse pas avoir par les mots qui déchirent ce petit bout de chair en toi si plein d’espoir. Ne pleure pas. Pas maintenant. C’est que la pluie sur toi, seulement la pluie. Une putain de pluie au gout de sel, mais ce n’est pas important. Tu n’es pas important. Tu es l’accessoire dans la pièce, le témoin silencieux de tout cela. Pourtant malgré tout ça, malgré ton envie d’être adulte, d’être là, de savoir que Franz en voudrais pas de ton amour sale, lâche, de gamin, toi qui n’est rien. Malgré ça, tu as envie de fuir, de vomir, de te replier dans un coin et ne plus entendre ses mots qui te blessent tellement. Qu’est-ce que tu t’en veux d’avoir décidé de ne pas fuir pour une fois. Pour une fois tu n’as pas besoin de faire ton vampire de sentiments pour sentir tout ton être vivre pas lui-même. C’est douloureux.

Bien sûr que tu sais que c’est trop tard. Tout ça parce que tu as été trop lâche et préféré te contenter de miette de votre relation que d’au moins une fois affronter Franz quand il allait bien. Même si c’est un connard, même si tu ne devrais pas être étonné de ses mots, ça fait mal, parce que toi tu es un con amoureux. Un être pathétique et dégoutant dont personne ne voudra. Tu ne devrais pas prendre aussi à cœur ses mots là, surtout dans son état, mais ça se grave au fer rouge dans les restes poisseux de ton cœur qui bat encore dans ta poitrine. On ne meurt pas d’un rejet, ni d’un chagrin d’amour, pas directement en tout cas. La douleur est plus dure que ça. Le dégage te fait serrer les poings et tes jambes tremblent de faire demi-tour. Non. Tu n’as plus le droit de fuir. C’est lui qui a mal actuellement. Toi qui as été trop souvent lâche. Alors tu restes et encaisse sans un mot. Tu n’as rien à dire de toute façon. Il a raison, enfin en tout cas là pour le moment tu es certain qu’il a profondément raison. Personne ne voudrait d’un être comme toi, mais ce n’est pas important.

Rory qui te retient et te dit de rester car Franz le veux te force à rester droit, à ne pas t’effondrer. Tu restes, tu hoches simplement la tête. Il faut que tu sois présent, pour Franz, pour Rory, pour eux deux, peut-être même un peu pour toi quelque part. Une grande inspiration et ton souffle se bloque. Putain. Pourtant tu croyais qu’il n’y aurait pas plus douloureux à vivre là tout de suite que les mots que tu viens de te prendre en pleine face. Qu’e tu aurais le temps de cicatriser un peu. Peut-être as-tu même espéré être insensibilisé par sa pour la suite de ce qui arrivait, mais ce n’est pas le cas. Le baiser que tu vois là, celui qui écrabouille encore plus ton cœur encore en vie, celui qui put tout cet amour qu’ils ont l’un pour l’autre qu’importe sa forme, celui dont tu n’auras aucune miette, rien. C’est la punition des lâche de regarder les autres avoir ce qu’ils rêvent de simple toucher du bout des doigts. Tes dents mordent fortement tes lèvres inférieures qui se mettent à saigner pour ne pas hurler ta douleur et tes yeux pleurent franchement, mais tu ne dis rien. Tu n’as pas le droit, tu ne là plus. On te permet d’être là car pour Franz c’est important, alors ferme là et encaisse simplement tout ça.

Les mots de Rory le touchent, vraiment, mais ce n’est pas à lui de le défendre de ce qu’il est. Il est un peu temps de bouger. De parler même si ça fait mal au cœur et à la gorge. D’un revers tu essuie tes larmes et approche un peu plus rapidement alors que les mots de Rory finissent de sortir de sa bouche.

« Il peut. Il a besoin de faire sortir ça. Je suis un lâche, il peut le dire. Il n’a pas être doux, pas aujourd’hui. »

Ta voix tremble, mais tu restes là, tu approches, mais leur laisse leur bulle à eux. Tu es là pour soigner les plait après, pour prendre la rage de celui qui restera. Tu es là pour voir une fin et être présent pour au moins voir où les morceaux tomberont pour que quelqu’un les recolle. Rory a Alcyone, Arata, Lullaby pour ne citer qu’eux. Seulement il ne faut pas que tout s’effondre. Pas sans assurance de pouvoir remettre quelque minuscule chose en place. Plus rien ne sera pareil. Tu regardes Franz, encore et comme si le mal n’était pas assez grand tu tentes un semblant de sourire plus part fierté mal placer qu’autre chose.

« Je t’aime malgré tout. Même si ça ne change rien. »

Parce qu’il faut qu’il le sache, même si il rit de toi. Parce que c’est pour cela que tu ne fuis pas. Parce que tu as l’espoir con qu’il comprenne que ce n’est pas que des paroles en l’air. Parce que tu sais surtout quoi faire d’autre et que tu trembles de peur pour la suite.

HRP : ...désolé pour l'attente surtout que c'est assez useless ce que je fait et kk. Amour sur vous ♥


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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Dim 2 Juil - 16:16
feel the pain
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Les larmes roulent sur tes joues, s’écrasent contre ton coeur pour le torturer de la pire des façons. Douleur silencieuse de tes tempes qui frappent sous le manque d’oxygène. T’as envie de vomir. Tu ne parviens pas à sécher tes larmes, tu n’arrives plus à parler, à respirer, à espérer. Et tu te meurs, Franz, aussi pitoyable que tu puisses être face à eux. Tu te détestes de te montrer aussi faible, mais c’est ta tête qui lâche et ton âme qui part en vrille. Implosion déchaînée, incapable à calmer. Tes doigts qui se resserrent sur tes genoux, tu tentes instinctivement de respirer, de chopper cet air qui te manque tellement. Tu veux retrouver la raison mais t’en es incapable Franz. Tu voudrais vivre mais tu sens déjà ta fin arriver.

Et tu veux crever.
Ton coeur qui s’accélère.
Tu veux disparaître.
Ton souffle saccadé qui se perd.
Souhaitant n’avoir jamais existé.
Les pleures deviennent bruyants.

Le silence disparaît lorsqu’un gémissement mal assuré franchit tes lèvres gercées. Tu resserres ton étreinte, si fort à t’en briser les os, et tu pries pour que ce supplice s’arrête enfin. Pour que ces voix dans ta tête se calment, pour que cette douleur qui te prend au coeur s’apaise, pour que tes cris désespérés, faibles cris soufflés disparaissent. Que la tempête se change en soleil, tu voudrais tellement vivre Franz. Arrêter tout ça. Tout ça, là. Vous trois, cette cabane, ces histoires. Ces amours perdus. Ces vengeances cachées, cette haine que tu leur voues. Tu voudrais disparaître. Qu’ils disparaissent. Que tout s’arrête.
Tu veux seulement que tout s’arrête.

Il fait si noir autour de toi, si noir Franz. La peur te ronge et ton corps se fige lorsque ces murmures, si désagréables échos soufflent à ton oreilles. Tu es pathétique. Cette brise qui glisse sur tes membres, parcourt ton être tout entier ça te consume sans un mot. Comme une main qui se pose sur ta gorge, ton regard qui s'agrandit, et qui te serre, te serre si fort. Voudrait te voir mort. Tu ne mérites pas de vivre... Ton coeur se tord, tu suffoques, laissant ta voix prononcer ce dernier appel à l’aide. Cette complainte brisée que personne n’entendrait. Comme une illusion que tu n’es pas sûr d’entendre toi même.

Il fait si noir dans ta tête.
Et tes pleures qui redoublent, ton corps qui se serre encore plus, trouve refuge au creux de tes propres bras défoncés.
Faites que tout s’arrête… Par pitié.

Meurt.

Meurt.

Tu te meurs. Franz.

Les larmes roulent sur les joues, s’écrasent sur ton coeur, et tout s’éclaire soudain. Les voix qui s’éloignent, disparaissent, ta respiration qui s’arrête, le temps qui se fige. Te laisse un instant de répit. Te laisse réaliser. Te laisse apercevoir Rory. Rory. Rory si proche de toi. Rory et ses doigts délicats sur tes joues. Rory qui t’embrasse, simplement. Vos lèvres qui se cognent brutalement, s’échangent tendrement, tu avais oublié leur douceur. Tu avais oublié à quel point il avait ce pouvoir sur toi, à quel point c’était une drogue pour toi. Tu avais oublié. Ça t’avait manqué. Ça t’avait tellement manqué Franz, et pourtant tu restes là, incapable de réagir, les yeux écarquillés du choc que ça te fait. Tu ne pensais pas qu’il le ferait, tu ne pensais plus qu’il oserait. Rory avait Alcyone et tu avais ton amour pour lui. Ce même amour qu’il t’insufflait, qui te sauvait.

Espoirs.
Tragédie.

Lorsqu’il se sépare de toi c’est ce manque si grand qui revient t’enfoncer dans ce gouffre si profond. Une unique larme qui roule sur ta joue trempée, ton regard qui le fixe, se perd dans le sien pour t’y accrocher. Tu veux vivre. Vivre. Vivre encore, vivre toutes ces choses que tu n’as pas encore vécues, voir, faire, bouger. Pleurer. Aimer. Expérimenter. Espérer. C’est de l’espoir qu’il t’offre dans sa peine qu’il t’avoue. C’est de l’espoir qu’il t’offre, ce chemin de sortie si désespérément recherché. C’est la vie qu’il te demande d’aimer, pas lui. C’est toi qu’il te demande de pardonner, ce sont vous deux qu’il te demande d’oublier. Et de pardonner aussi. Ses mots pour Ambros que tu ne regarde pas, sa défense qu’il prend. Et lui qui se blâme. Toujours aussi doué pour ça.

Souffle inconstant, fébrile, qui se retient de lâcher se fil auquel il s’accroche courageusement. À l’équilibre au-dessus de ce gouffre prêt à l’engloutir et à l’étouffer. Ta respiration faites de soubresauts, fatiguée et épuisée, tu l’écoutes, tu te concentre sur elle pour tenter de la calmer. Tu essaies Franz, tu essaies tellement. Mais les regrets sont si grands que les larmes reviennent noyer tes yeux. Sans couler. Simplement troubler ta vue à cette pensée de Rory contre toi qui ne le sera plus jamais, de vos corps en fusion, de vos coeurs aimantés. À cette pensée d’Ambros qui sourit, de la peine que tu lui crées, de tous ces moments enfantins qu’il t’avait autorisé à partager. De cet amour que tu leur portait, inévitablement différents et pourtant si puissant, si égal.

Un sursaut. Le blond qui prend la parole, le souffle brisés par toute ces maux que tu lui créais. Tellement de regrets inavoués. T’es désolé. Tellement désolé. Désolé comme personne ne saurait l’être sur cette Terre qui veut t’arracher, désolé comme un fou mais bien incapable d’en parler. De l’expliquer. De t’exprimer.

Cesse donc de lui trouver des excuses Ambros, il ne les mérite pas. Il n’a jamais mérité aucune gentillesse venant de toi.
Je t’aime malgré tout.
Idiot.

Soudain tout s’efface et l’ombre revient voiler ses yeux. Ce bras qu’il te tend Ambros, il voudrait que tu l’attrapes seulement il ne te voit plus. Et tu disparaît à ses yeux quand tout redevient noir. Les murmures qui reprennent et la peur qui s’intensifie, grimpe d’un cran pour le faire hurler à l’aide. Des ombres aux formes qu’il reconnaît si bien. Son père. Sa mère. Thomas. Alysson. Des ombres qui s’effacent et ses pleures qui redoublent. Debout dans le néant, debout à courir, et ces bruits qui s’infiltrent dans ses oreilles, entrent dans son cerveau. Murmures, murmurent, s’effacent. S’oublient.

S’oublient.

Meurent.

Meurt.

Rory et Ambros face à lui.
Des cris qui résonnent dans la pièce, son corps recroquevillé et qui tremble, oh qui tremble si fort. Sa voix déraillée, sa voix plaintive, ses appels à l’aide, ces pleurs, cette peur. L’oublie. Et sa tête qui le martèle, son coeur qui le torture. Quelques gouttes de sang qu’il tousse, se marient à la perfection à ces larmes ruisselant sur sa peau, inondent ses vêtements d’une peine des plus immenses. Une peine sans nom.

Effrayé.
Horrifié.
Abandonné,
Seul dans le néant de son esprit qui s’oublie.

Pitié... ?



HRP : Pardon pour le retard.
J'vous aime.
Je suis décédée.
;; ♥
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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Dim 2 Juil - 17:46


LET'S DIE AWAY
don't forget it was real

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Tu n'es pas croyant, Rory. Tu ne l'as jamais été, peut-être ne le seras-tu jamais. Mais aujourd'hui, comme à chaque fois que quelque chose ne va pas ces temps-ci, tu pries. Tu pries, encore et encore. Tu pries, répètes encore et encore toutes ses prières irlandaises dans ton esprit. Tu pries, les mains sur ses genoux, serrées, si serrées après ce baiser. Tu as l'impression que ton cœur t'abandonne, que tout va s'effondrer autour de toi, que tout va disparaître. Il va te prendre ton innocence, Rory. T'as pas encore vingt ans, t'es trop jeune pour tout ça, t'es trop jeune pour ça, tu ne veux pas. Tu ne veux pas avoir à survivre à un autre deuil, tu ne veux pas avoir à survivre à la disparition de Franz. Deux n'était-ce pas suffisant ? Marie et Tsubasa, ce n'était pas assez, n'est-ce pas ? Il fallait qu'on t'enlève Franz aussi... il fallait qu'on te l'arrache... Pourquoi ta vie n'était-elle pas suffisante ? Pourquoi ? Pourquoi ? Qu'il prenne ta vie, que ce dieu auquel tu ne crois pas échange les rôles, qu'il te tue toi, pas lui. Qu'il te fasse souffrir toi, pas lui, jamais lui. Pourquoi. Pourquoi lui ? Que l'on te tue toi à sa place, à leur place à tous. Tu étais prêt à abandonner ton âme, à la vendre au diable, à souffrir des milliers d'années, des éternités entières.

Il vous écoute, il t'écoute toi, il écoute Ambros, son bras se tend vers lui, comme pour lui tendre la main, comme pour attraper la sienne... il t'oublie, Rory. Il ne te regarde plus, ne pense plus à toi. C'est mieux, n'est-ce pas ? Tu t'en fous s'il t'oublie, ce n'est pas grave, s'il vit, il peut t'oublier. Tu préfères vivre seul et les voir vivre. Tu préfères qu'il t'oublie et qu'il vive, tu préfères disparaître à sa place. Dieu, tu donnerais tout pour disparaître à sa place.

Respire, Rory. Respire. Tu n'as pas le droit de pleurer, pas encore, pas maintenant. Pas même quand tu entends ses cris de détresse, pas même quand tu as l'impression que ton cœur va se briser, que tes oreilles vont exploser, que ta gorge va se détruire. Prenez-moi à sa place, tuez-moi à sa place. Tu pries, si fort, tellement fort. Tu pries pour que l'on te prenne à sa place, pour que l'on te tue à sa place. Tu pries pour que l'on entende tes prières. Tu pries, encore, toujours, sans t'arrêter, tu pries comme si sa vie en dépendait. Peut-être y aura-t-il un miracle ce soir, peut-être... peut-être...

L'espoir fait tellement mal.
L'espoir te brise.
L'espoir vous détruit.

Il te supplie. Il te supplie de faire quelque chose, mais tu ne sais pas quoi faire. Il faut... Il faut que tu fasses quelque chose, tu es paniqué, tu ne sais pas quoi faire. Tu trembles quand tu te relèves, quand tu le soulèves. Tu jettes un regard à Ambros, tu ne sais pas quoi faire. Tu ne sais pas quoi faire, Rory. Tu le vois tousser, tu le vois cracher du sang et tu as l'impression que ton cœur est en train de se broyer dans ta poitrine. Le mot « Chambre » s'échappe de tes lèvres et tu l'amènes avec l'aide d'Ambros dans ta chambre, l'allonges sur ton lit, appuyé sur les coussins qui le surélèves un peu. Tu ne sais pas quoi faire, Rory. Il va mourir, Rory. Il va mourir, la mort l'appelle entre ses bras, il va partir, il ne va plus faire parti de ce monde. Prenez-moi à sa place, pitié prenez-moi à sa place. Tu trembles tellement Rory, tu trembles tellement que tu ne sais pas comment tu fais pour tenir sur tes jambes. Tu t'assois sur le lit, tentes d'avoir des gestes doux, maîtrisés. Tu le regardes, lui souris et serres sa main dans la tienne. Sa main, si douce, si tendre, si joueuse et taquine. Sa main qui t'a tellement relevé, tellement aidé, tellement aimé. Sa main qui a toujours été là, tendue vers toi au moindre de tes problèmes, à la moindre demande.

Tu pries, encore, encore, toujours. Tu regardes Ambros, tu es terrifié, tu as si peur... vos regards se croisent un instant, qu'un court instant et déjà, tu reportes ton attention sur Franz.

— Franz. Franz regarde-moi.

Regarde-moi, ne m'abandonne pas, reste là, reste avec moi, pitié, je t'en supplie ne me quitte pas, ne pars pas, je survivrai pas, t'es trop important pour moi. Tu sais ce qu'il est en train de faire, tu sais ce qui est en train de ce se passer ; il est en train d'oublier, il oublie tout, il oublie ce qui le définit, ce qu'il est. Il oublie qui vous êtes, qui il est. Et tu ne le laisseras pas vous oublier, tu ne le laisseras pas t'oublier. Jusqu'au dernier moment, tu veux qu'il se souvienne de toi, tu veux l'accompagner jusqu'à la fin, tu ne le laisseras pas tout seul. Jamais.

— Je te laisse pas, Franz. On te laisse pas, on est là. On est là.

Ta main serre la sienne, si fort, tellement fort. Et peut-être qu'Ambros fait de même, peut-être qu'il serre cette même main, tu ne sais pas, tu t'en fous, tu te concentres tellement sur Franz, tout est concentré sur Franz. Franz, dans ta chambre, allongé sur ton lit, en train de prendre ses dernières bouffées d'air, en train de s'évanouir dans l'autre monde, dans ce monde qui te l'arrache.

Tu as la gorge si serrée, tellement serrée. Tu as l'impression que tu vas te mettre à pleurer à la seconde même, tu as l'impression que tu vas t'effondrer, que tu vas crever en même temps que lui. Mais tu commences à chantonner, cette prière à laquelle tu t'attaches tellement, que Marie chantait si souvent, que tu chantes de temps en temps.

— May the road rise up to meet you.
May the wind always be at your back.
May the sun shine warm upon your face,
and rains fall soft upon your fields...


Ta voix se brise. Tu ne peux pas continuer, c'est trop dûr.

— Je suis là Franz, je suis là... je t'abandonne pas...

And until we meet again,
May God hold you in the palm of His hand.


Pitié, pitié, prenez-moi à sa place.


HRP : bref, je pleure, jpp de ce rp, il va me tuer je crois


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Ajisai

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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Lun 3 Juil - 23:59
C’est fini.

Vraiment. Il n’y a plus rien à faire. Plus pour toi en tout cas. Plus maintenant surtout. Plus tard peut-être, mais là c’est fini. Tu as pourtant voulu y croire. Ton bras lui en tout cas y croyait encore un peu, ton âme aussi, tout en toi voulais y croire. L’adulte comme l’enfant. Seulement les espoirs se brisent aussi facilement qu’un verre fin. La violence du choc à tout fait sauter. Partout. Loin. Tellement loin de toi. Ça s’éclate dans cette pièce que tu as tellement aimé, comme pour mieux prouver que qu’importe l’endroit ou les gens, qu’importe de combien ont y crois, ça finit toujours par se détruire de façon horrible.

C’est terminé.

Ton bras retombe contre toi. Ce n’est plus à toi d’agir. Ça pique tellement fort. Déchire le cœur. Donne envie de fuir. De se replier dans un coin en se bouchant les oreilles. Fermer les yeux pour oublier. Effacer ce qui arrive. Comme si c’était aussi simple que ça. Blague stupide. Rien ne changera les cris et larme de Franz. Ce murmure de pitié qu’il demande. Pas à toi. A Rory. Alors tu la ferme et regarde. Imprime dans ta rétine tout ce qui se passe. Demain, même simplement tout à l’heure, tout aura changé. Pas du tout en bien. Seulement il faut un témoin. Pour eux. Pour lui. Franz ne dois jamais tomber dans l’oubli. Sa mort non plus. Rory ne doit pas porter ça tout seul. Pas encore.

Pourtant tout ne fait que commencer.

La chanson de Rory te retourne le ventre. Ta mère chantait parfois chez toi. Quand ses amants partaient pour toujours. Tu n’as jamais voulu apprendre à chanter. Là tu te sens con de pourvoir rien faire de plus. Toi ton truc c’est la boisson et les repas, les chatons et les questions connes, écouter de la musique et soigné les blessures physique, écouter et garder les secret. Rien de tout ça n’est fait pour l’instant présent. Puis tu te refuses à voler ça à Rory. Tu es déjà là, c’est beaucoup. La fin lui appartient à lui. Ce n’est pas pour te blâmer, c’est une réalité que tu as face à toi. Une responsabilité horrible.

C’est le début de la fin.

Le sang qui sort du corps de Franz dans ses toux tu veux le soigné, mais ça ne servirais à rien. Garde ta magie pour plus tard, pour Rory. Parce que c’est Rory qui vas avoir besoin que tu l’oblige à se soigner, au moins physiquement. Rory qu’il va être encore plus détruit. Lui qui meurt en même temps que Franz. Ta respiration se bloque. Ce moment est à Rory, pourtant connement tu n’as pas pu t’empêcher de t’approche. Tu lui laisse Franz, car il a besoin de cette étreinte, parce que c’est lui cette responsabilité, mais par contre tes mains se pose doucement dans le dos de Rory.

« Tu ne l’abandonne pas. Tu lui donne une chance de partir dignement sans devenir complétement fou ou une expérience pour ses fous. »

Tu te forces à dire ses mots. Tu te forces à ne pas plonger dans tes peurs. Tu te forces à rester droit. Tu t’écrouleras plus tard. Loin de Rory. Loin de tout le monde. Pour le moment l’important c’est d’arrêter sa souffrance, d’arrêter l’espoir inutile. Il est temps de dire adieu et comme tout adieu c’est horrible à vivre. Surtout là. Tu ne veux pas. Tu trembles de la tête aux pieds et joues son baigné de larmes, seulement ça ne changera rien. Pleure ne soigne personne. Repousser la fin ne fait qu’augmenter la douleur. Tu as appris ça en cours. Seulement jamais en cours il n’a été appris aussi durement le prix à payer pour la fin d’une vie.

« Rory … S’il te plait… »


Tu ne sais même plus ce que tu souhaites demander là. Que ça ne soit qu’un cauchemar ? Qu’il y a une autre solution ? De l’espoir ? Une seconde chance ? Un remède ? N’importe quoi. Vraiment n’importe quoi même son poing dans ta face du moment que ça l’aide à avancer.

« Franz à besoin de toi… »

Ta voix se brise sur cette phrase, encore plus que de base. Tu es lâche Ambros. Il y a suffisamment d’un lâche dans cette pièce. T’aurais peut-être du te taire ou fuir.


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MessageSujet: Re: Let's die away - flash de la mort de Franz [Rory & Ambros] Lun 24 Juil - 21:30
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Il se retrouve sur ce lit qu’il est incapable d’oublier, dans ces draps qu’il y a peu encore il frôlait. Et il s’imagine ton corps Rory, bouillonnant, ton corps empli de plaisir et le sien également, contre toi, avec toi, à vous murmurer des mots d’amour que jamais il ne pourrait oublier. Oh non Rory, malgré les images qui s’effacent et sa vie qui disparaît il ne pourrait jamais oublier. Pas toi, pas tout ça, pas cet amour brûlant qu’il éprouve pour toi, pas ce visage qu’il aimait tant caresser et ta voix, si douce voix qui jouait à son oreille, tantôt taquine tantôt langoureuse et provocatrice. Il y avait de ces choses que même la maladie ne pouvait détruire il en était certain, et Franz dans sa douleur, toute cette torture qu’il endurait, voulait croire que cela puisse être vrai. Continuer à espérer qu’il ne mourrait pas aujourd’hui, pas maintenant, pas comme ça. Pas ici.

Pas ici.

Avec toi.

… Pourquoi comme ça ?

Et c’est ta voix, encore la tienne Rory qui le ramène à lui, oh bien sûr qu’il hurle toujours, qu’il te supplie toujours toi, de l’aider et Ambros de l’apaiser. Il vous supplie, vous demande pardon, tente de vous dire qu’il est désolé, mais qu’il vous déteste et les mots sortent à moitié brisé par la souffrance si forte qu’ils engendrent. Sa gorge qui brûle. Je vous hais.

D’autres souvenirs s’échappent encore.
Il se perd lui-même, s’oublie chaque seconde qui passe un peu plus encore. Passage du noir au blanc puis du blanc au noir, constamment, ça ne s’arrête plus et c’est horrible. Horriblement effrayant. Ses doigts qui se cramponnent à ta main mais son visage qui se tourne vers Ambros, et il l’implore oh qu’il l’implore de s’approche, si fort, si mal. Il a la voix brisée des hommes qui ont trop pleuré, trop crié, trop espéré. L’espoir qui se brise lorsqu’il le voit, lorsqu’il te voit toi, Ambros, consoler Rory, qu’il comprend alors que tu as abandonné. Il hurle si fort pour t’appeler tu sais. Dans sa tête il hurle mais dans cette pièce ne sort qu’un gémissement plaintif et les larmes coulent à nouveau sur ses joues, ruissellent dans son cou tandis qu’il la serre si fort, la main de Rory. Il la broie autant qu’il se noie, se bat pour rester à flots mais il y a ce poids à ses chevilles qui l’entrainent vers le fond. Alors il coule.

Et il se perd.

Il se meurt lentement.

Alors il hurle cette fois de ce cri qui vrille dans les aiguës, ce cri du désespoir face à cette mort si certaine qu’il flippe d’affronter. Il hurle si fort de cette raison qui se perd, et de sa main, sa main qui frôle encore la tienne Rory, de sa main qui se tord, qui le brûle. Douleur intense, différente, nouvelle. Douleur meurtrière. Douleur douleur douleur...

Mortelle.

Tues-moi.
Achève-là.

Il n’est plus sûr de savoir à qui s’adresser, plus certain que ces mots soient vraiment les siens, mélangés aux tiens qu’il entend Rory, mélangés à tes prières, mélangés à ses peurs, à ses pensées, sombres pensées qui s’éclatent à la lumière du jour. Il n’est plus certain de rien, et c’est son corps qui se tord de douleur soudain, son coeur qui lâche, sa tête qui flanche. Il se cambre, se crispe, se tourne dans votre direction, se recroqueville sur lui-même, pleure, gémit, se plaint, il crit aussi, toujours, et les mots sortent. Identiques. Je vous hais. Je vous aime. Je suis désolé. Pardon. Pardon.

Pardon.

Ambros.
Ambros qui passe devant pour une fois.

Rory.
Rory qui s’efface lentement.

Et tous ceux qu’il a déjà oublié, qu’il ne sait plus si son esprit les a inventé, sa famille, ses amis, tous ceux qui ne sont pas là maintenant. Jazz aussi. Il vous demande pardon et pourtant fébrilement plaque sa main libre sur ta gorge Rory. Achèves-moi, qu’il voudrait te hurler mais la douleur l’en empêche, et sa main dans la tienne se resserre si fort encore lorsque ses yeux croisent les tiens. Il ne veut pas la regarder, ses doigts qui se déforment, changent de couleur, moisiraient presque du moins d’apparence. L’impression que tout se brise, que ses os se déchirent, que son coeur explose. Les mots qu’il prononcent n’en sont plus vraiment et sa voix elle-même disparaît, se mue en quelques grognements, quelques râles dégueulasses qui lui file la nausée.

Alors sa main dans ton cou se déniche et se tend vers Ambros tout proche. Si proche de lui. Ambros qu’il touche, Ambros qu’il agrippe faiblement par un morceau de t-shirt. Ne m’abandonne pas… Son regard qui glisse de l’un à l’autre si facilement comme s’il t’avait oublié, déjà oublié Rory, comme si ses promesses n’étaient que du vent et que rien n’avait jamais existé. Tout se mélange, réalité distordue qui tangue en même temps que son être tout entier tremble, et il tire un peu, tire brusquement sur ce vêtement qu’il tient si fort dans un dernier espoir de te convaincre. Tu es Ambros, Ambros, Rory peut-être il ne sait plus, oh sait très bien en vérité mais n’en est plus si certain au final. Et de force il t’attire à lui, brutalement.

De force il capture tes lèvres, sucrées.
Si douces quand les siennes ont le goût du sang.

Il aurait tant voulu te dire ses regrets Ambros, tant voulu te dire qu’il t’aimait. Ces sentiments que tu avais il aurait tellement voulu les ressentir aussi, et cette façon dont tu le traitais toujours il voulait t’en remercier. Par ce baiser sans douceur mais plein d’amertume il voudrait s’excuser pour toutes ces fois où il s’est joué de toi, s’excuser de n’avoir su t’aimer et de t’avoir fait espérer. Il voudrait que tu lui pardonnes d’avoir piétiner ton coeur si fort et de le faire encore, de te faire souffrir et rien n’ait pu être réciproque. Il s’excuse d’aimer Rory mais t’aime si fort aussi, il regrette tellement, tellement Ambros, d’avoir pu être aussi lâche.

Il regrette sa main que tu n’as pas su prendre.
Avant qu’il ne perde définitivement la raison.


HRP : ... *morte*
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