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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes // JASMIN
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Ajisai

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MessageSujet: aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes // JASMIN Mer 7 Sep - 19:00

They can't break me As long as I know who I am And I want a moment to be real, Wanna touch things I don't feel, Wanna hold on and feel I belong, And how can the world want me to change, They’re the ones that stay the same, They can’t see me, But I’m still here — jasmin & lullaby

song of the rain (www) — La pluie. Douce sonorité qui se glisse lentement entre les oreilles d'une jeune femme à la démarche lente, un peu désabusée ; un semblant torturé. Le temps s'écoule et recule à chaque pas qu'elle fait et la cruelle réalité rattrape ses jambes tremblantes, des jambes qui ne daignent plus la porter. Un profond soupir empli d'angoisse et de mélancolie s'échappe de ses lèvres alors que son casque tombe un peu de ses oreilles, capuche sur la tête, elle se laisse tombée sur un banc pas loin, laissant alors ses yeux contemplés ce ciel recouvert de nuages gris ; cette étendue bleue si vaste, au combien magnifique pour ceux qui savent où regarder. La beauté du monde, Lullaby ne l'avait jamais vraiment remarqué jusqu'à maintenant, apprenant chaque détail, imprimant la moindre perfection et imperfection dans son esprit, scrutant tout et n'importe quoi ; pour ne rien regretter, pour ne rien raté ; ne jamais en perdre une miette. La musique qui passe devient alors son fond sonore, se mêlant à la pluie qui martèle son visage que la torpeur semble gagnée ; elle lave chaque angoisse, chaque soupçon, chaque humeur néfaste à sa caboche désemparée. Une cigarette vient se glisser entre ses lèvres, mais Lullaby ne sait pas combien de temps elle réussira à la garder allumer ; attiser une flamme, ne pas la laisser s'éteindre, comme sa vie qui se consume, mais dont elle ne veut rien oublier, ne rien raté ; pour ne pas regretter ; encore une fois. Ses pupilles sont dilatés, la crise n'est pas encore passé, elle ne saurait tarder ; mais contrairement aux autres fois, Lullaby est sereine, beaucoup trop habitués pour s'en inquiéter vraiment... Et la triste réalité lui rappelle que sa condition n'est pas si mauvaise contrairement à d'autres ; notamment celle de son frère. Mais si sa vie valait moins que celle d'un autre, quel qu'il soit, alors elle aurait déjà signé sa carte de donneuse d'organe et aurait mit fin à ses jours. Se redressant lentement, laissant la pluie continuée son œuvre, celle de laver chaque soupçon sur sa peau au teint blafard, la jeune femme rallume sa cigarette, mais le briquet ne semble pas répondre à ses ordres... Le retour en mémoire d'une conversation ; Evan. Toujours Evan. Son monde ne tourne qu'autour de son frère. Autour de son sang, de sa putain de chair. « Fous-moi la paix » qu'il lui avait dit. « Tu peux rien faire pour moi. » qu'il gueulait en serrant les poings et en se mordant la lèvre. La vérité est comme la réalité, elle est cruelle, rappelle à l'ordre et achève sans aucun scrupule son putain de cœur qui crève. Elle aimerait tellement pouvoir faire plus, elle aurait aimé lui dire que tout s'arrangerait, mais Lullaby, elle-même, a dû mal à y croire. Yajuus, virus, maladie, mort, vivre ; que tout cela disparaisse, que tout cela se barre. Assise en tailleur sur son banc, la capuche baissée, le casque remit en place et la cigarette éteinte entre ses lèvres, la demoiselle dégaine son stylo, du papier à lettre un peu humide et commence à griffonner ; encore une de ses fameuses lettres sans destinataires.

« Cher toi, je ne sais pas qui tu es, je ne sais pas pourquoi j'écris, juste une envie soudaine à laquelle je succombe encore une fois sans vouloir me l'admettre, parce que ça me soulage au final. Aujourd'hui, j'ai parlé avec Evan, j'ai essayé, j'ai vraiment essayé ; mais encore une fois, le rejet fut sa solution de facilité. Il désespère, il a la haine, il ne sait plus quoi faire et je suis dans le même cas. Je ne sais pas comment l'aider, ni comment m'y prendre. Il est mon frère, la chair de ma chair, le même sang coule dans nos veines. Il est mon jumeau, il est l'autre facette de ma pièce, il est l'autre partie de mon âme incomplète. Cher toi, qu'est-ce que je dois faire ? Que puis-je lui dire ? Que puis-je faire pour lui venir en aide ? Pour alléger son fardeau qui accroît sa peine ? Qu'est-ce que tu me conseillerais de faire ? Jamais je ne lui dirais pour moi, jamais sur ses épaules, jamais il ne méritera ça. Pourquoi son cœur ne m'appelle pas ? Comment fait-il pour me rejeter alors que cela me paraît impossible ? Tellement de questions qui resteront sans réponse et tu le sais déjà n'est-ce pas ? Tu es mon journal intime, ou plutôt une feuille volante qui va finir déchirer pour rejoindre le fond d'une poubelle. Comment inverser le cours des choses ? C'est impossible. Parfois, j'me dis que j'aimerais bien avoir le pouvoir de Hiro Nakamura, pour renverser justement le cours des événements. Pour pouvoir revoir ma mère, lui dire que je m'occuperais bien d'son fils et de son mari, qu'elle ne s'inquiète pas. J'aurais aimé faire plus, beaucoup plus. » Farfouillant dans son sac, la jeune femme sort son bloc-notes, qu'importe la pluie, qu'importe le reste ; écrire, se livrer sur papier, évacuer et puis, finalement, tout jeter. « Le monde est cruel et la vie n'est qu'une chienne ; la mort rattrape les bons et laisse vivre les mauvais ; le karma serait-il vraiment si pourri que ça au sein d'ma famille ? Tu sais quoi cher toi ? J'en ai ras le bol de tout ça, de cette déprime de merde, de cette condition d'malade qui me cloue au lit et qui m'brise les couilles que j'n'ai pas. La vie est si courte alors pourquoi se laisser crouler sous le poids de la culpabilité ou du regret ? Non. Ce n'est pas pour moi, ce n'est pas comme ça que j'veux vivre... Mais Evan. Qu'est-ce que je suis censée faire pour Evan ? Pourquoi je n'ai pas la réponse à cette putain de question... ? » Le stylo se fissure un peu sous la force de sa poigne, sous le poids de sa rage, les dents sont serrer, un hoquet qui s'échappe de sa gorge nouée et la pluie plus violente viens laver encore une fois son visage ; effaçant les larmes qui commençaient à s'emparer de son faciès. Les feuilles sont rangées, ainsi que le reste et elle se redresse, peut-être un peu trop rapidement... Et le monde vacille alors qu'elle se rallonge sans vraiment le vouloir sur ce banc froid. Les pupilles sont dilatées, c'était le cas avant, c'est encore le cas maintenant et la torpeur vient la gagner alors que les battements de son cœur semblent freiner.

Combien de temps ? Combien de minutes passées sous la pluie ? Elle n'en sait rien. Un peu trop longtemps, beaucoup trop longtemps même. La force revient petit à petit dans ses bras alors que sa tête est encore un peu comprimée dans cet état latent qu'offre le sommeil. Dormir sur un banc, sous la flotte ; c'était digne d'une alcoolique Irlandaise, c'est certain, mais pour quelqu'un qui n'avait pas bu, c'était déjà un peu plus inquiétant et dramatique. Nouveau soupir, son mégot se décroche de ses lèvres, malheur, elle s'était endormie avec sa sucette à cancer coincé entre les dents et les lippes ; sèche, tellement sèche qu'une morceau d'peau semble s'enlever. Du sang coule légèrement d'sa bouche alors que son corps retrouve enfin sa mobilité, la capuche est replacée sur le haut de son crâne déjà bien trempé. En quête d'un abri, la jeune femme se met alors à marcher avec nonchalance, main dans les poches de son jogging noir, son sac à dos placé sur seulement une de ses épaules, le casque sur les oreilles, un éternuement, bien sa veine. Sous le porche qui mène aux nombreux couloirs, la jeune femme se laisse tomber le long du mur, contemplant les flaques d'eau et la pluie qui tombe inlassablement. Un crayon de papier et une feuille sortie d'son porte-dessin, la demoiselle griffonne, gratte le papier, passe sa langue sur sa nouvelle plaie à la lèvre, éternue encore avant de reprendre son œuvre... Et une trace rouge atterrit sur le papier, son nez cette fois-ci ? Qu'est-ce que c'était que cette journée ? De ses doigts, Lullaby tente de stopper le saignement, mais cela semble plus complexe que prévu, alors elle envoie voler son porte-dessin après que la colère ne se soit emparé définitivement d'sa personne, en tailleur, le front posé dans la paume de sa main, elle s’exaspère à voix haute.

Putain de nez à la con, putain d'allergie d'mes couilles, putain de...

« Maladie de merde. » qu'elle allait sortir, mais la porte en fer freina la course de son flot de paroles incontrôlable. Et c'est une silhouette qui lui semble familière qui vient de la franchir. Le masque de faux-semblant n'est pas porté, la stupeur sur son visage est bien lisible.

Jasmin ? Qu'est-ce que tu viens faire ici ?

Excellente question pour ceux qui veulent cacher quelque chose ; mauvaise question pour ceux qui ne veulent rien révéler de leur condition.

Tu tombes bien, tu n'aurais pas un mouchoir sur toi par hasard ? J'ai le nez qui se vide comme vache qui pisse.

Et elle se relève, un peu, s'approchant de toi afin de rattraper son porte-dessin et de le ranger dans son sac. Rencontre imprévue, dans un endroit un peu incongru ; sauf pour les âmes en quêtes d'inspiration, sauf pour ceux que la pluie ne dérange pas plus que ça.

hrp ; huhuhu chose promise, chose due ; j'espère que le post te plaira et t'inspirera ♥ hésite pas si quelque chose ne te plaît pas o/
 


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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes // JASMIN Dim 11 Sep - 20:28

Aucune épreuve n'a jamais été surmontée en versant des larmes
FEAT. Lullaby ♥



― Clap, clip, clap, quand le ciel se voile, ton gai refrain met du bleu dans le coeur. Clap, clip, clap, giboulée d'étoiles peint l'arc-en-ciel aux couleurs du bonheur comme elle est jolie ta musique.


Tu n'aimes pas quand il fait gris. Tu n'aimes pas quand il fait bleu non plus. Tu n'aimes pas quand les nuages menacent mais tu n'aimes pas non plus quand le soleil se fraye un chemin pour brûler vos peaux de ses rayons dévastateurs. Tu n'aimes pas vraiment quand il fait froid mais tu n'as jamais aimé non plus la chaleur ; tu ne dis pas qu'elle te dérange, tu avoueras y être habitué, mais il y a cette sensation d'étouffement qui sans cesse te prend les tripes, qui sans cesse te secoue un peu l'estomac et tu n'aimes pas vraiment ça.
Tu n'aimes pas le temps quand il est capricieux, quand il a décidé de pleurer, de laisser ses larmes laver l'humanité. Tu n'aimes pas quand il a décidé qu'il ne ferait pas très beau, pas très froid non plus, quand il ferait ce temps qui reflète un peu ton humeur. Tu n'aimes pas quand le temps a décidé qu'il fallait dire tout haut ce que tu ressens tout bas et les larmes qui coulent de la mer grise ne te semblent être qu'un miroir pour les émotions qui t'envahissent.
Tu n'aimes pas quand tu dois te lever pour rien, quand tu ne sais pas pourquoi, tu ne te sens pas bien, quand tu as l'impression qu'il fait gris dans ton crâne, gris dans ton âme. Tu n'aimes pas devoir faire quelque chose par ce temps-là, tu n'aimes pas te dire qu'il faut sortir, profiter de la vie et tu entends pourtant la voix des autres qui t'aident, qui essayent de te bouger, un peu, de te dire de faire quelque chose, de bouger ton cul, mais toi tu aimerais bien rester au fond de ta couverture, parce qu'il fait bon, parce que rien ne te dérange, parce que malgré tout ce que l'on peut dire, tu te sens en sécurité. Et tu t'enroules dans ta couverture, fort, fort, tu t'enroules sous cette couette qui semble te protéger de tous les monstres qui pourraient t'attaquer, t'envahir.

Tu n'aimes pas la pluie.
Non, pas vraiment.

Elle te rappelle des choses que tu ne veux pas, elle rappelle souvent des choses la pluie de toute manière. Elle n'est pas pour rien le tendre accompagnant de ceux qui se posent des questions, elle n'est pas pour rien la meilleure amie des pleures, des larmes et des drames ; c'est parce qu'elle est si douce sur la peau mais si mal dans le cœur, c'est parce qu'elle pleure pour ceux dont les larmes ne veulent pas se faire, c'est parce que la peine de la nature transcrit celle de l'homme dans une discrète danse de l'eau qui s'efface.
plic.ploc.
Elle tape contre la vitre, c'est une douce mélodie et l'orage qui gronde n'est que loin, très loin, et tu peux imaginer les nuages qui doucement s'emmêlent, se cognent, ces nuages qui créant un fracas étonnant, celui qui te fait un peu sursauter, celui qui t'impressionne, celui qui fait pleurer les enfants. Il est toujours étonnant d'entendre ce bruit, c'est comme si le monde se mettait en colère, comme si la nature criait, comme si le ciel disait d'arrêter. Arrêter quoi, tu ne sais pas trop, qui, tu ne sais pas non plus mais tu as toujours été persuadé que la douce pluie n'était que la complainte fragile de ceux qui ne peuvent rien dire.

Il y a eu une éclaircie, à un moment, comme ça. Un truc qui a brillé dans le ciel, le soleil qui a voulu reprendre ses larmes, qui a dit à la pluie qu'il fallait s'arrêter maintenant, que la tristesse n'était plus de mise et qu'il fallait peut-être sourire doucement, qu'il fallait peut-être se calmer. L'astre là-haut a peut-être essayé de consoler les nuages, peut-être même a-t-il raconté une histoire un peu rigolote, de celles qui font passer les pleurs des enfants, de celles qu'on avait l'habitude de te raconter.
Il y a des contes qui restent parfois, dans le fond de la tête. Il y a des contes qui restent parfois, comme ça, dans les oreilles et ils bourdonnent comme les histoires de Shéhérazade. Et tu te souviens de celui que ta mère te racontait, quelque chose que l'on raconte à tous les enfants, celui de l'enfant qui n'écoutait pas et dont l'égocentrisme certain ou la curiosité malsaine le forçait à plonger les yeux dans les flaques de la pluie mais voilà que sa sœur lui disait non, non ne fait pas ça mais l'enfant n'écouta pas et se vit transformé en un drôle d'animal, une chèvre crois-tu. Et c'est un peu pour te donner une bonne leçon qu'elle te racontait ça, tu crois.
Il y a eu une éclaire, à un moment, comme ça. Et tu as enfin décidé de quitter ton lit, que tu as rangé au carré, rien ne déborde. C'est satisfaisant de regarder les draps bien tiré, la couette bien rangée, les coussins bien tapés, et ça te fait même sourire de satisfaction. Tu as exactement mis neuf-cent-dix secondes pour te laver, utilisé deux fois du shampoing, trois fois du savon. Tu as utilisé les trois minutes réglementaires pour te laver les dents et tu t'es habillé en un temps record.  Tu as finalement enfilé tes chaussures, dont les lacets furent noués avec une attention toute particulière -et les boucles n'étant pas symétriques, peut-être as-tu recommencé une ou deux fois...
Il y a eu une éclaircie, à un moment, comme ça, et elle n'a pas durée mais qu'elle était jolie, qu'elle était agréable. Les rayons se faufilaient au milieu des masses nuageuses et c'est avec un tendre sentiment qu'ils laissent une drôle d'auréole ; c'est un peu comme dans ces films quand on voit une divinité descendre du ciel sauf qu'ici, personne ne viendras jamais voir ce qui s'est passé et personne ne descendra jamais du ciel, n'est-ce pas ? Et parce que le ciel a cessé de pleurer et parce qu'il s'est mis à sourire, la lumière a doucement miroité un arc-en-ciel dont les couleurs étaient bien plus fortes que ce que tu n'avais jamais connu. Rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet. Tu les as compté, légèrement, souriant et tu étais peut-être émerveillé comme un enfant, toi seul, toi là, toi où il n'y avait personne. Et tu as gardé ce souvenir dans ta boîte à souvenir -plus communément appelé appareil photo, et perdu au milieu des photos de différents paysages et de Shion, il y a cet arc-en-ciel qui fait sourire.

Mais la pluie, elle a vite repris. Vite, vite. Si vite qu'il a fallu que tu t'en ailles, qu'il a fallu que tu l'évites et toi qui pensait que le soleil resterait, tu n'as pas été prévoyant, pas trop et voilà que les gouttes que tu ne sais plus compter s'écrasent un peu toutes sur toi, alors que tu n'as rien demandé, alors que tu n'as rien voulu. Probablement que tu vas être trempé et la pluie qui te nargue parce que tu t'es moqué semble adorer se faufiler jusqu'au fond de tes os. Et tu n'aimes pas trop, le frisson qui t'envahit, et tu n'aimes pas trop, le froid qui te prend le corps mais as-tu vraiment le choix ? C'est couvert de ta veste sur le haut du crâne que tu te frayes un chemin que tu ne connais pas vraiment. Tu suis simplement tes pas sur le pavé dont tu essayes d'éviter les lignes, comptant chacune des stèles sur lesquelles tu marches pour le plaisir de savoir combien tu en as écrasé -autant que tu aurais pu compter le nombre de pas que tu fais mais marchant sans destination précise, il était bien trop dur de tenir un compte juste.
C'est l'école qui s'est dessiné devant toi et quelle belle ironie, dîtes-donc. C'est ton pire cauchemar qui va te sauver, tu n'oses le croire et pourtant. La porte en fer grince désagréablement à tes oreilles quand tu la pousses et tu as gonflé les joues comme une moue d'enfant.
C'est une voix, une silhouette qui t'interpelle, quelque chose que tu crois reconnaître mais dont tu n'es pas vraiment sûr et les jurons se font comme le tonnerre ; un peu colérique, beaucoup fatigué et c'est un peu comme si tous les mots explosaient entre eux et tu comprends, tu comprends si fort que tu ne peux rien dire alors quand tu t'es rapproché d'elle -pour savoir si ça allait, mais qu'elle ne reconnaît bien avant, tu ne fais aucune remarque sur les vulgarités qu'elle avait pu souffler -souffler aussi fort que le vent et tu as haussé les épaules à la question qui n'attendait pas vraiment de réponses ; « Surpris par la pluie... » est tout ce que tu as dit et tu remarques -tu l'avais déjà vu mais disons que d'en parler, tu vois enfin le sang qui coule de son nez et tu te dis que ce n'est pas vraiment normal -mais qu'est-ce qui est normal n'est-ce pas ? Et tu hoches la tête ; « Attend.. » dis-tu doucement en écho avec la pluie dans le plic ploc joyeux apaise les âmes et tu sors de ton sac un paquet de mouchoirs que tu lui tends du bout des doigts, prenant un peu sur toi certainement ; « Tu peux garder le paquet. » que tu dis comme ça, parce que tu ne le reprendrais certainement pas après qu'elle l'ait utilisé. Et peut-être que tu la détailles un petit peu, et peut-être que tu fronces les sourcils, et peut-être que tu t'inquiètes. Juste un peu. Comme ça. « T'as pas peur de tomber malade, trempée comme ça ? Tu devrais pas te balader sous la pluie... » et quelle belle ironie, fais-tu, n'est-ce pas ? Alors que tu as regardé la pluie tomber sur le sol, alors que tu as observé les nuages gris, alors que tu ne sais pas ce que tu dis. « J'aime pas la pluie, tu sais. » as-tu simplement lâché, comme si ça faisait du bien de le dire -ça fait du bien de le dire.
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MessageSujet: Re: aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes // JASMIN Mar 13 Sep - 19:05

A dying scream makes no sound Calling out to all that I've ever known, Here am I, lost and found, Calling out to all , We live a dying dream If you know what I mean, All that I've ever known, Catch the wheel that breaks the butterfly I cried the rain that fills the ocean wide — jasmin & lullaby

falling down (www) — La pluie. Souvent diabolisée, souvent porteuse de mauvaise nouvelle comme le corbeau est signe de mauvais présages ; amenant la mort, la pluie elle, amène la tristesse, rappelle des souvenirs amers ; l'humanité pleure et le ciel pleure avec elle. La pluie. Trop souvent détesté, peut-être un peu trop incomprise ; mais la pluie si belle, si forte, si frêle permet tellement de choses ; elle créer et offre des spectacles comme il n'en existe pas ; créant l'arc-en-ciel quand le soleil et elle se mettent en accord pour une danse éphémère, pour le plus grand plaisir de ceux qui le contemple. Un arc-en-ciel était là d'ailleurs, grâce à la minuscule éclaircis qu'il y avait eu pendant une poignée de minutes ; mais le retour du ciel gris, le retour de la pluie torrentielle et de l'odeur de la terre mouillé refait son apparition et l'arc-en-ciel retourne d'où il vient, sombre dans l'oubli. Tu as été surpris par la pluie Jasmin, mais Lullaby elle, était partie en quête de cette dernière, cherchant un moyen de laver sa culpabilité, ce qu'une douche froide aurait pu lui donner, mais ça n'aurait pas eu le même effet.

La pluie, si belle, lave toujours les soupçons, les inquiétudes, les doutes et l'amertume ; mais elle rappelle aussi les pires souvenirs qui soient, aussi fugaces soient-ils ; ils réapparaissent et creuse le trou béant dans la chair, dans la poitrine et le cœur ne peut plus suivre. Tu lui tends ton paquet de mouchoirs, lui intimant presque l'ordre de garder le paquet... T'es peut-être un peu trop hypocondriaque sur les bords, ou peut-être que la vue du sang te débecte ; Lullaby n'en sait rien, elle n'osera pas te poser la question et ne s'égarera pas dans ta tête cette fois-ci ; beaucoup trop meurtris par ce qu'elle y avait vu autrefois, ce qui lui donna d'ailleurs l'envie de te parler, de se rapprocher ; pour apprendre à connaître cette personne à la mentalité aussi torturée, aussi ravagée que la sienne. Un soupir s'échappe de ses lèvres alors qu'elle sort un mouchoir, se mouchant fort, peut-être un peu trop fort et l'effusion de sang repart de plus belle. Horrible, la vue du sang lui donnait clairement envie de vomir, mais rendre son déjeuner sur le sol ne la branchait pas plus que ça, il fallait l'avouer. Elle met la tête en arrière, en avant, sur le côté, tente de calmer l’hémorragie que son nez était en train d'lui faire subir et c'est une nouvelle question qui franchit la barrière de tes lippes, la laissant un petit peu sur le carreau.

T'as pas peur de tomber malade, trempée comme ça ? Tu devrais pas te balader sous la pluie...

Oh, Lullaby le sait déjà ça, elle est déjà assez malade, pourquoi en rajoute-t-elle une couche dans ces cas-là ? Mais parce que Lullaby déteste qu'on lui interdise de faire quelque chose. Elle déteste les lois, les règles ; ce ne sont que des détails qui donnent envie à l'être humain intrépide et accro à l'adrénaline d'outrepasser les limites, d'aller dans l'illégalité, dans l'interdit. Peur de tomber malade ? Ironie. Si tu savais la vérité Jasmin, si tu te doutais un tant soit peu de ce qui rongeait Lullaby de l'intérieur, alors tu aurais su qu'une grippe ou un minuscule rhume serait le cadet de ses soucis.

J'aime pas la pluie, tu sais. 

Elle s'en doute, parce que ça se lit sur ton visage Jasmin, même si tu essayes d'être transparent au possible, même si t'essayes de le cacher, elle peut le sentir, elle peut le voir ; elle l'entend dans l'intonation de ta voix et elle le comprend parfaitement Lullaby. Tu fais partie de ces gens que la pluie agace, rend amer, rend aigris, rend triste. Tu fais partie de la même sphère que Lullaby, la pluie est liée à des souvenirs ; des souvenirs qu'on veut oublier, qu'on veut effacer, ou qu'on ne veut tout simplement pas ressasser. Peut-être se trompe-t-elle et c'est sans doute pour cela qu'elle ne dit rien ; qu'elle se contente de te fixer l'air faussement surpris avant de reporter son attention sur la pluie qui tombe, inlassablement, laissant ses traces sur le sol. Tellement de choses sont en train de lui passer à travers le crâne, mais rien qui ne peut être dit tout haut, rien qui ne peut être confié ; pas par manque de confiance, mais par manque d'honnêteté, parce qu'il y a des choses que Lullaby ne dira jamais. Pas comme ça, pas sans peser le pour et le contre avant.

La pluie est pourtant magnifique. Elle joue une mélodie superbe pour ceux qui savent écouter.

Elle sourit en regardant la pluie ; et ça lui rappelle l'Irlande, ça lui rappelle Cork ; ça lui rappelle sa maison de vacances sur les plaines, avec Fox qui cours et la pluie fine qui tombe. La pluie sera toujours une partie intégrante de sa vie, liée à autant de bons souvenirs qu'à de mauvais. La pluie est un tout, la pluie est maîtresse en cet instant, mais il ne faut pas la rejeter, il faut juste l'apprécier et l'écouter... Le tonnerre gronde et le cœur de Lullaby hurle avec lui, elle pourrait jouer de son don si l'envie lui disait, parce que c'était bien le temps adéquat pour ça ; mais non, aujourd'hui, elle se faisait spectatrice et non, actrice ; elle voulait juste s'enivrer, apprécier le spectacle à la sonorité si proche de son monde intérieur, de celui qui s’effondre à force que le temps passe.

Tu devrais fermer tes yeux et juste écouter. C'est comme ça que j'ai appris à apprécier, que j'ai appris à l'écouter pleurer.

Et on pourrait croire qu'elle a fumé un joint de trop, qu'elle a sniffé de la colle, qu'elle est complètement bourrée ; mais non. C'est peut-être pour ce genre de discours qu'on la prend pour une putain de hippie psychédélique un peu barré, un peu allumé. Vivre avec la nature, vivre avec l'angoisse qui coule comme du béton sur la terre fraîchement retournée. Respecter l'environnement, l'écouter, s'en imprégner ; parce que le monde est beau, parce que la vie est belle, parce qu'il faut préserver la nature qui apporte tant à la vie... Elle soupire encore une fois, dégainant une cigarette de son paquet, cherchant dans les poches trempées de sa veste zippée son briquet, c'est en l'allumant et en recrachant la fumée qui s'infiltrait dans son gosier que Lullaby lâcha sur un ton blasé.

Tomber malade ne me dérange pas plus que ça ; quand la pluie pleure, je l'écoute et parfois, je pleure avec elle.

Tu pourrais te laisser aller Jasmin, faire comme la pluie, si le cœur t'en dis. Celui de Lullaby ne semble pas prêt, pas apte, parce qu'il est déjà vidé, parce qu'il pompe le sang avec beaucoup trop de difficulté. Pleurer est de plus en plus difficile, pleurer la rend fragile, beaucoup trop fébrile et ce n'était pas ce qu'elle désirait. Des litres, dans toute sa vie, elle avait dû pleurer des litres et des litres de larmes ; son corps était peut-être un peu asséché, ou peut-être essayait-elle de s'en convaincre ; avec Lullaby, on ne sait jamais vraiment. Sa cigarette est coincée entre ses lèvres, la pluie se calme en intensité, mais elle continue néanmoins de tomber. C'est en retirant sa capuche et en quittant l'abri de la guérite, que Lullaby laisse la pluie de nouveau passer sur son visage, essuyant les traces de sang ; après la pluie vient le beau temps ? Après l'hiver vient le printemps ? Après la pluie, plus de sang.

Pourquoi Jasmin ? Pourquoi tu n'aimes pas la pluie ?

Exprime-toi.
Dis-lui.
Elle est prête à t'écouter.
Elle ne souhaite que ça Lullaby.
Pouvoir te comprendre, pour panser tes plaies.
Parce que tu le mérites.
Quitte l'abri de la guérite ; fait comme elle.
Écoute la pluie, confis-toi à elle et laisse la laver ta haine envers elle.


Elle se tourne vers toi Lullaby, te regarde de ses yeux gris, sa cigarette désormais logée entre ses fins doigts et elle attend, elle t'attend ; aucune épreuve n'a jamais été surmontée en versant des larmes ; affronte la pluie Jasmin, laisse là lire en toi et tu pourras ainsi en faire de même.

hrp ; j'aime tellement jasmin je ;w; bon désolé c'pas terrible, mais je ferais mieux au prochain ; promis ! ♥  
 


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MessageSujet: Re: aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes // JASMIN Jeu 15 Sep - 11:24

Aucune épreuve n'a jamais été surmontée en versant des larmes
FEAT. Lullaby ♥️



― Clap, clip, clap, quand le ciel se voile, ton gai refrain met du bleu dans le coeur. Clap, clip, clap, giboulée d'étoiles peint l'arc-en-ciel aux couleurs du bonheur comme elle est jolie ta musique.


Tu n'es pas d'accord. Tu n'es pas d'accord. Non. La pluie n'est pas magnifique, elle n'est pas belle, cette pluie qui tombe, elle n'a rien de beau, rien d'agréable. Elle est là, grise et triste, elle est là, à tomber si fort qu'elle s'éparpille sur le sol et des fois, la pluie, elle te rappelle un peu toi, un peu comme tu es. La pluie, elle est là quand rien ne va, quand tout se presse et s'oppresse et quand le monde a décidé qu'il était l'heure de pleurer sur les corps qu'il contient, quand le monde a décidé qu'il était temps de laver l'humanité. La pluie, c'est le cycle de la vie un peu, ce sentiment de monter, haut, si haut qu'on peut faire tout ce que l'on veut avant de retomber durement contre le sol froid. C'est un peu revenir à un état de nature, un peu comme revenir à la case départ. Quelle est la satisfaction de cette goutte tapant le sol ? Tu n'en sais rien, parce qu'elle devra tout recommencer. S'écouler, s'évaporer, rester là, longtemps, à voler si haut au-dessus des autres qu'elle ne verra plus rien de ce qu'elle a fui puis un jour, elle retombera parce qu'on ne peut jamais rester à la même place, parce qu'il faut tomber, échouer. Et ça recommencera, encore et encore, comme un jour sans fin, comme une vie infinie. Et c'est bien parce que la pluie ne meurt jamais qu'elle est encore là quand on ne s'y attend pas ; c'est peut-être ce qui vous sépare d'elle, l'Éternel.
Tu n'es pas d'accord. Tu n'es pas d'accord. Non. Parce que la mélodie de la pluie et la même que des os qui s'entrechoquent. La mélodie de la pluie, elle n'est pas superbe, elle n'est pas agréable et c'est bien parce qu'elle berce vos pleurs que tu ne peux que la détester. Ce drôle de plic ploc qui s'abat sur les carreaux, sur l'asphalte, sur vos corps. C'est un bruit sourd, un bruit vite, un bruit monotone, monocorde. Et il n'y a que l'orage pour hurler sa colère, il n'y a que l'orage qui te fait trembler, un peu, qui te fait rentrer la tête dans les épaules, qui te fait fermer les yeux alors que tu profites de cette drôle de sensation, celle du cœur qui accélère, celle de l'eau qui essaye de couvrir le bruit et c'est à celui qui criera le plus fort dans cette cacophonie harmonieuse de ces sons si superbes ; parce que c'est ce qu'ils sont, non, aux yeux de Lullaby, superbes et toi, tu es persuadé qu'il n'y a rien de beau dans cette chose, rien d'agréable dans cette pluie et elle a beau être douce, toi, tu ne l'es pas, toi tu es amer, toi tu es ailleurs, toi tu la vois comme si elle n'était rien. Acide et tristes.
Et les nuages, ils se font la malle aussi. Ils sont là, ils devraient tourner avec la terre, la pluie avec,  mais ils se barrent, un peu, ils courent entre les autres laissant les gouttes s'échouer comme si elles n'avaient que ça à faire. Tu voudrais, pourtant, qu'elle s'en aille, tu voudrais qu'elle cour avec les nuages, la pluie, qu'elle suive fort, vite, qu'elle s'efface comme la grisaille laisse place à la noirceur et tu sais que le temps ne changera pas, tu sais que rien ne s'en ira et tu sais que ça ne peut qu'empirer et tu sais aussi que tu ne vas pas apprécier.

« Il y en a d'autres, qui pleurent. » as-tu doucement soufflé, porté par le vent certainement, tu as espéré que tes paroles se sont laissées entendre. Parce que c'est vrai non ? Ce n'est pas la seule qui pleure, ce n'est pas la seule qui se plaint et il faut savoir entendre la complainte du vent qui s'ennuie, ou celle du soleil qui brille et toi tu voudrais lui dire mais tu n'en sais rien, parce que les autres, tu ne les écoutes pas ; il n'y a souvent que toi et autant que tu trouves la pluie égoïste, tu n'es peut-être pas mieux. Pourtant, tu as fermé les yeux, comme elle te l'a dit, pourquoi pas n'est-ce pas ?  Essayer, en tout cas, de te concentrer sur cette musique qu'elle veut te faire entendre mais toi, ce n'est que la régularité appréciable que tu remarques et tu voudrais pouvoir compter toutes ces gouttes qui se laissent aller contre le seul, tu voudrais pouvoir savoir combien d'entre elles se sont lentement suicidé, comme ça, combien d'entre elles ont sauté parce qu'il le fallait mais tu n'en sais rien et il n'y a que cette douce répétition de la goutte qui s'écoule du toit que tu arrives à compter. Un, deux, trois.. Mais intervient le bruit d'un briquet sorti de nulle part, l’indicible bruit de la flamme qui s'échappe, qui s'en va, qui s'en vole et la fumée qui se fait la malle un peu plus loin, qui dessine les formes de son imagination enfermée et tu as rouvert les yeux pour apprécier ce drôle de spectacle d'un nuage parmi vous.  
Il y en a d'autres qui pleurent, et il y a Lullaby aussi. Et tu l'as regardée, parce qu'elle t'avait dit ça comme ça, un peu sorti de nulle part, un peu à la façon d'une poésie, un peu comme si elle récitait par cœur les complaintes de son âme, celle qu'elle ne connaît que trop bien et qu'elle attend un jour peut-être de déclamer quand il le faudra. Et peut-être que ce jour-là, il pleuvra, et peut-être que ce jour-là, ça sera à la pluie de l'écouter pleurer comme elle a pu le faire, comme elle a pu l'aider. Et tu as détourné les yeux, parce que tu ne veux pas savoir, parce que tu t'en fiches un peu peut-être, parce que toi aussi des fois tu pleures avec mais toi, tu ne le diras pas, parce que tu es un peu trop fier pour ça, parce qu'elle n'a pas besoin de savoir ce que tu fais. Alors tu as regardé les gouttes qui s'écrasent sur le sol, fort, encore, et tu as regardé l'eau qui ruisselle entre les pavés et tu as regardé l'eau sur l'asphalte ; rien de bien plus normal que ce temps de chien, n'est-ce pas ? Et tu ne voudrais pas qu'elle se mette à pleurer maintenant ; tu as assez de la nature, tu ne saurais en gérer une deuxième. Et l'odeur de la cigarette qui vient jusqu'à toi t'arrache peut-être cette grimace qui tu esquisses aussi quand tu peux la sentir sur Shion. Tu n'aimes pas cette odeur et voilà qu'elle te frôle, doucement, tendrement, comme si la fumée désirait t'enveloppait et tu as porté ton t-shirt à ton nez, tu as fait comme si de rien était -elle ne peut pas le savoir, n'est-ce pas ? Elle ne peut pas être au courant et tu voudrais pourtant lui dire d'éteindre ça, mais qui es-tu vraiment pour le faire ? Qui es-tu pour te le permettre ?

Tu as eu un rire, peut-être, quand elle t'a demandé pourquoi ; « Et toi, pourquoi tu l'aimes ? » est ce que tu as répondu doucement, calmement, et tu as laissé tes doigts se perdre contre les gouttes, tendant la main entre le sec et l'air libre, tendant la main entre le sourire et les pleurs probablement. Et tu la regardes se laisser tremper ; peut-être devrais-tu faire pareil ? Mais l'idée d'attraper un rhume te rebute, tu ne veux pas et tu as fermé les yeux, juste fermé les yeux ; ne t'a-t-elle pas dit d'apprécier le bruit qu'elle fait, la mélodie qui s'en échappe ? « J'aime pas la pluie, tu sais. » et bien sûr que tu te répètes. Et ça te fait sourire. « Parce qu'elle est égoïste, elle prend toute la place, elle cache le soleil, elle pleure et se plaint sans penser que personne ne voudrait l'écouter. J'aime pas la pluie, parce qu'elle est partout, parce qu'elle est froide, parce qu'elle tombe sans cesse, parce qu'elle ne sais pas se calmer, elle ne sait pas être raisonnable et même quand ça gronde là-haut, il faut toujours qu'elle essaye de crier  plus fort encore. » Parce que la pluie, elle est un peu comme toi, Jasmin et tu n'aimes pas l'entendre cette pluie comme tu n'aimes pas t'entendre -mais peux-tu vraiment lui dire cela, peux-tu vraiment lui révéler ces choses au fond de toi ? « Je n'aime pas la pluie, parce qu'elle est toujours là quand il ne faut pas, parce qu'elle n'est pas vraiment désirée mais je l'aime encore moins parce que quand elle part, tout semble se remettre à sourire et c'est un peu comme si on se moquait d'elle. » et tu as rangé ta main, tu as serré le poing, laissant les gouttes s'échapper, tu l'as fixé, ta paume trempée et tu as haussé les épaules ; « C'est cruel, tu ne trouves pas ? »
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HRP ; blblbl dis pas nawak, ton rp était très bien uh. :c ♥ J'suis pas très certaine quant à ce que j'ai écris là par contre, j'ai un peu l'impression que ça part dans tous les sens bluh. En espérant que ça t'aille.
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Ajisai

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MessageSujet: Re: aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes // JASMIN Mer 26 Oct - 5:16

le soleil est bon, la pluie est bonne, tout bruit est une musique ; voir, entendre, flairer, goûter, toucher ; ce n'est qu'une suite de bonheur, Même les peines, même les douleurs, même la fatigue, tout cela à une saveur de vie — jasmin & lullaby

« Il y en a d'autres, qui pleurent. » Tu avais soufflé ceci et cela lui était parvenu comme un murmure quasi inaudible. Tu avais confié cela au vent qui n'hésita pas une seconde à le lui rapporter... Comme un appel à l'aide, comme une confession intime presque irréelle. Son cœur tambourine un peu, juste un peu et elle ne trouve décidément rien à te répondre Lullaby. Oui, il y en a d'autres qui pleurent. Tu en fais parti, elle en fait partie. C'est la loi de la vie, la joie va avec la tristesse, les sourires se brisent à cause du flot des larmes. C'est comme ça. La nicotine qu'elle ingère avec une avidité morbide la fait doucement rire ; non, pleurer ne rime à rien, s'apitoyer non plus... Il n'y a que les faibles qui se laissent dépérir, que les faibles qui pleurent sans tenter de se retenir... C'est ce qu'on lui avait appris, mais Lullaby avait tiré d'autres leçons ; il n'y a pas plus fort qu'une personne capable de pleurer pour autrui, il n'y a pas plus fort qu'une personne qui reconnaît ses faiblesses et les acceptes. Tu ris Jasmin, pourtant, elle sait qu'elle n'a rien dit de drôle ; sa sincérité est peut-être déroutante, mais en aucun cas marrante ; puis est venue ta question. « Et toi, pourquoi tu l'aimes ? » Mais elle y a déjà répondue Lullaby, non ? Intérieurement c'est vrai, mais dans ses gestes et dans ses expressions, on peut y lire toute la force de sa conviction. Tu te mets peut-être des œillères Jasmin, tu te bouches les oreilles, tu te fais sourd ? Tu ne veux pas voir la beauté de la pluie, tu ne veux pas apprendre à l'apprécier. C'est normal, c'est humain. La pluie ne rime pas littéralement avec tristesse ; mais c'est tout comme. Et tu ouvres encore une fois la bouche Jasmin, t'interrompant parfois, tu te vides, tu laisses échapper ton avis sur la question, tu n'hésites pas ; mais tes explications restent vague. Lullaby comprend, Lullaby entend, mais rien ni fait, les choses lui échappe un peu.

Tu n'aimes pas la pluie, elle le sait. Tu la trouves égoïste, elle le comprend. Tu la trouves encombrante, persistante, elle approuve, c'est le cas... Et pourtant, quand le beau temps revient après une pluie amère, tu as l'impression qu'il se moque d'elle. « C'est cruel, tu ne trouves pas ? » que tu dis en haussant les épaules ; presque un peu trop désinvolte, comme si tu n'étais pas concerné Jasmin, alors que tout ton discours transpire de tristesse, de peine, d'amertume ; mais ça, Lullaby ne peut décidément pas te le dire, parce que c'est compliqué d'aborder un tel sujet ; parce que c'est trop personnel et ce n'est pas dans ses habitudes d'être impersonnel... S'immiscer dans ta tête, elle l'a fait un nombre incalculable de fois, souvent sans le vouloir, parfois pour mieux te comprendre et pour soulager ta peine... Et maintenant, elle aimerait pouvoir te permettre d'en faire autant ; parce que tu ne sais rien alors qu'elle sait beaucoup de choses ; mais ce serait égoïste de t'imposer des choses dont tu ne veux pas avoir connaissance. La pluie battante ne se calme pas et le déluge sur le corps de la jeune femme lave ses incertitudes, ses angoisses les plus secrètes. Elle retrousse les manches de sa veste zippé, cigarette écrasée sous le pied pour finir dans son cendrier de poche, voilà qu'elle met les mains dans ses dernières en serrant les objets qui s'y trouvaient. Angoissée et agacée, elle ne sait pas très bien quoi répondre, elle ne sait pas si c'est une bonne idée de répondre à tes questions ; la demoiselle ne veut pas se dévoiler, tu pourrais y comprendre des choses si elle ne fait pas attention. S'étirant légèrement, elle répond cependant avec désinvolture.

Ce n'est pas cruel, c'est ainsi qu'est la vie. Après la pluie vient le beau temps ; après la tristesse vient la joie. C'est un peu comme une période de deuil, si tu regardes bien. Elle interrompt son flot de parole le temps de redresser sa capuche sur sa tête, attrapant un chewing-gum de sa poche plutôt que de sortir une énième cigarette, puis elle reprit de plus belle. Je n'sais pas si c'est vraiment clair ce que je raconte, mais c'est ainsi que je vois les choses. Rien n'est éternel et cela vaut pour la pluie également. Tu me demandais pourquoi je l'aime autant... Et bien c'est justement parce qu'elle est passagère.

Sa main droite vient masser le haut de son crâne envelopper par sa capuche noire, le regard vissé sur le sol. C'est compliqué finalement, de poser les mots, d'expliquer indirectement, de jouer la carte du mystère, de ne pas être vraiment honnête. Ce n'est pas son genre, ce n'est plus « elle ». Rory lui apprenait à s'ouvrir aux autres et c'est là tout ce qu'elle désirait dans le fond, pouvoir être vraie avec les gens ; sans porter ce masque constant ; mais voilà. C'est ainsi qu'elle à régit sa vie Lullaby, une vie d'illusion et de faux semblant. C'est dommage, c'est cruel, c'est un beau gâchis... Mais dans son malheur, elle peut aider autrui, c'est un peu le but de sa futile vie. Elle aime la pluie passagère parce qu'elle lui rappelle sa propre existence, condamné à ne pas rester, à apparaître un temps avant de disparaître de la vie de ceux qu'elle aurait malmené ou transformer ; comme la pluie la malmène, parfois, comme la pluie lave sa culpabilité, souvent. Tu détestes la pluie et elle te comprend ; parce qu'elle aussi la déteste un peu dans le fond ; mais il faut parfois trouver d'autres réponses pour braver la norme. Son regard azuré fixe de nouveau sur l'horizon alors qu'elle se rapproche de toi, le tonnerre grondant, faisant trembler l'air.

J'aime la pluie parce qu'elle lave la culpabilité ; non ; elle lave toute forme de sentiments néfastes. Quand elle passe, on se rappelle des choses enfouis, on se sent mal, presque nauséeux, on veut qu'elle s'en aille vite ; mais finalement, quand elle part, on aurait aimé qu'elle reste un peu plus... Juste pour laver tout ce trop plein d'émotions qui nous ronge. Et c'est en reprenant son souffle que Lullaby se rend compte vraiment du poids de ses mots, de ce qui sort de sa bouche. Enfin. C'est compliqué... Je veux dire, il faut forcément une raison pour aimer quelque chose ? Trop tard sans doute, les mots sont déjà sortis, terminé sur cette lancée, est-ce vraiment possible ? Changer de sujet, repartir sur le sujet initial. « Il y en a d'autres qui pleurent. » C'est ce que tu as dit Jasmin et je t'ai entendue. Même soufflé, même murmuré, je t'ai entendue. Malgré que la pluie tombe, que le tonnerre gronde, je t'ai entendue. La pluie te perturbe ? Elle te donne envie de pleurer avec elle ?

Le changement de sujet, c'est le principal don de Lullaby ; c'est une spécificité qu'elle a travaillée pendant bien des années, juste pour ne pas avoir à parler d'elle ; car c'est un sujet fâcheux qui ne devrait intéresser personne ; parce qu'elle ne doit intéresser personne ; c'est une des lois qui commande sa vie et c'est si triste quand on y réfléchit. Elle quitte la pluie, retrouve refuge sous la guérite, à tes côtés, avant de reprendre le paquet de mouchoir que tu lui avais donné, en utilisant un pour se moucher ainsi qu'un autre pour éponger un peu son visage trempé. Ses iris viennent chercher les tiennes, la sincérité de son regard en quête du tiens.

Je pleurais avec elle tout à l'heure et elle m'a soulagée. Tu devrais en faire de même ; si ton cœur le réclame. La pluie, elle, contrairement à l'homme, ne juge pas.

Il n'y a pas de honte à pleurer, il n'y a pas de honte à laisser couler les larmes. C'est humain. Tu es humain Jasmin, ne l'oublie pas. Quand tu es triste, dit-le, montre-le, même si c'est dur ; il y aura toujours des gens pour t'écouter ; que tu ne dises rien ou que tu dises tout.

hrp ; ce rp va avoir raison de moi un jour ; j'le jure. (et omg désolé pour l'attente ; puis désolé de la qualité du post pas tip top)(j'aime trop jasmin adieu ;; ) ♥  
 


Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435
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Kinmokusei

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MessageSujet: Re: aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes // JASMIN Ven 28 Oct - 14:14

Aucune épreuve n'a jamais été surmontée en versant des larmes
FEAT. Lullaby ♥



― Clap, clip, clap, quand le ciel se voile, ton gai refrain met du bleu dans le coeur. Clap, clip, clap, giboulée d'étoiles peint l'arc-en-ciel aux couleurs du bonheur comme elle est jolie ta musique.


Tu as la tête lourde. Soudainement, elle semble peser le double de son poids. Tu as la tête lourde de pensées, lourde de ces nuages dans le ciel, lourdes des mots qui ne veulent pas sortir, lourde des mots qu'elle te dit. Tu voudrais ne pas l'entendre, tu voudrais la voir s'échapper, tu voudrais qu'elle prenne la fuite ; pourquoi est-ce qu'elle n'a pas peur de toi ? Pourquoi est-ce qu'elle n'a pas peur de l'orage ? Pourquoi est-ce qu'elle ne fuit pas la pluie ? Soudainement, tu voudrais la voir s'éloigner de toi ; ce qu'elle dit semble te secouer plus que le vent dans les arbres et tu ne veux pas, tu ne veux pas réfléchir.
Réfléchir.
C'est peut-être trop tard, n'est-ce pas ? L'impression d'avoir la tête pleine, trop pleine peut-être et ce soir probablement que tu ne dormiras pas comme il le faudrait, certainement que tu vas tourner encore et encore entre tes draps en te demandant pourquoi. Pourquoi est-ce qu'elle perd son temps à t'expliquer les choses, à t'en montrer le bon côté, à te faire voir le monde dont tu ignores tout et veux tout ignorer ; tu fermes même tes yeux quand il te faut le traverser. Alors pourquoi est-ce qu'elle, elle s'écharne, pourquoi elle veut te faire voir des couleurs dans ce qui t'a toujours paru être vide, sombre.
Le beau temps.
Qu'est-ce donc ?
Le soleil qui brille, les nuages qui fuient.
Le beau temps.
Elle te fait un peu rire.
La joie.
C'est drôle.
La joie.
Tu ne sais plus ce que c'est.
Tu as parfois l'impression de l'effleurer, du bout des doigts. Tu as parfois l'impression de la toucher mais elle n'est jamais vraiment là, jamais vraiment pleine, toujours si loin et pourtant si proche. La joie dit-elle et toi tu ne sais pas s'il faut la croire ; est-ce que l'orage mènera vraiment le sourire après lui ? Tu n'y crois pas, tu n'y crois pas ou peut-être que tu ne veux juste pas y croire. T'as claqué ta langue comme si tu voulais lui dire assez, assez de tes mots, assez de tes idées, assez de tout ça parce que tu comprends trop bien ce qu'elle veut dire et qu'au fond, ça t'effraie, ça t'effraie si fort que tu voudrais toi prendre la fuite maintenant ; si ce n'est pas elle qui part en courant, ce sera probablement toi et tant pis pour la pluie te mouillant les os, tant pis pour la pluie.
L'éphémère.
C'est ce qu'elle prône.
C'est ce que sont ses mots.
C'est ce qu'est la pluie.
Passagère.
Un peu comme vous n'est-ce pas ? Un peu comme toi, un peu comme elle, un peu comme tout le monde ; est-ce que c'est pour ça qu'il faudrait aimer l'homme aussi ? Est-ce que c'est parce qu'il est passager ? Parce qu'il ne fait que passer sur terre, parce que la vie est éphémère ? Est-ce que c'est vraiment un critère, quelque chose dont on peut se servir ? Tu n'es pas certain de comprendre ce qu'elle dit, en fait ; elle n'est pas clair mais c'est aussi comme si ses mots te frappaient, comme s'ils prenaient toute leur signification une fois qu'ils ont rencontré tes tympans ; qu'elle se taise, tu as la tête lourde, lourde de pensées et lourde de la mort. Tu n'aimes pas l'éphémère, ça fait peur, si peur de se dire qu'il n'y a rien qui dure et au fond tu voudrais que la pluie ne vienne jamais ou qu'elle ne disparaisse jamais mais qu'elle soit éphémère c'est un peu plus triste encore non ? Parce qu'elle disparaît sans jamais dire quand elle reviendra ; et peut-être qu'au fond, c'est juste toi qui est frappé.


Mais elle parle. Encore, encore et encore et ses mots viennent jusqu'à toi et ses mots pèsent lourd sur ton crâne et ses mots ne sont pas rien et ses mots vont te remuer et ses mots te remuent déjà et ses mots sont si beaux et si triste et tu as le cœur qui se serre comme la gorge qui s'étouffe et t'as les poings qui se fatigue et tu as la jointure de tes articulations qui devient blanche et tu voudrais serrer un peu plus fort tes mains si tu le pouvais et tu dois avoir la marque de tes ongles dans les paumes abîmées de la peau fatiguée et tu voudrais qu'elle arrête de dire des choses qui te font penser trop fort parce qu'il n'est jamais bon que tu te mettes à réfléchir.
Mais c'est trop tard.
Et tu le sais.
Elle lave la pluie et toi tu as levé les yeux vers le ciel. Elle lave les pêchés, dit-elle et toi tu voudrais que ce soit vrai, si vrai alors tu prendrais des bains de pluie. Tu as besoin d'être lavé, d'être purifié, tu as besoin de te débarrasser de tous tes torts, de tous tes maux, tu as besoin d'être quelqu'un d'autre, d'être délivré. Peut-être que maman serait heureuse de te voir propre, de te voir mieux, de te voir quelqu'un qu'elle a toujours voulu et peut-être que toi aussi tu seras heureux de ne plus rien ressentir, d'avoir toutes ces émotions éloignées de toi ; elle peut vraiment faire ça la pluie ? Est-ce qu'elle peut vraiment retirer de sur ton cœur le poids de la culpabilité de ta naissance, de tes pieds foulant la terre, de la tristesse que tu as causé -aux autres, à toi ? Non, non, non.
Non.
Elle ne peut pas, elle ne peut pas parce que ce ne sont que des gouttes d'eau qui s'écrasent sans grâce, elle ne peut pas parce que tu l'aurais su, parce que tu te serais déjà roulé dedans ; elle ne peut pas parce que tu ne t'es jamais senti mieux à rester dessous.
Elle te ment.
Elle te ment, n'est-ce pas ? C'est toujours comme ça de toute manière et peut-être que tu te sens soudainement énervé, peut-être que ton cœur se met à battre trop fort dans ta poitrine et tu le sais que ce n'est pas bon de penser, tu le sais que tu ne devrais qu'écouter la poésie de sa prose parce qu'il n'y a là que ça à faire, que ça à croire ; et ils sont tous menteurs eux aussi, tous inventeurs et c'est peut-être pour ça qu'il ne faut pas les croire.
Tu ne dois pas croire Lullaby.
C'est ce que tu te dis ; est-ce que ça va lui faire du mal ? Est-ce que ça va la blesser ? Faut-il que tu laves ces pensées sous l'eau salvatrice tombant du ciel ? Tu ne sais même pas pourquoi elle s'acharne comme ça, tu ne comprends pas et tu n'es pas certain de vouloir comprendre. Tu ne changeras pas. Elle ne te changera pas ; alors pourquoi ? Pourquoi ? tu ne comprends pas ces gens bornés, ces gens plein d'idées, tu ne comprends pas ces gens plein de rêves, qui veulent aider les autres -pourquoi ne sont-ils pas égoïstes ? Tu ne les comprendras certainement jamais et tu ne veux pas comprendre Lullaby.
De toute façon, elle ment.

« Je ne pleure pas. » et la voilà, ta fierté. La voilà celle qui te fait bomber le torse, celle qui te fait lever le menton, celle qui donne l'impression quelques instants que tu es quelqu'un de confiant. On sait tous pourquoi tu es un « jaune » et c'est dans ces moments-là que l'on comprend. T'as la fierté mal placée, si mal placée qu'il va être difficile de la délogée. T'es là à te pavaner alors que tes faiblesse te tire un peu partout, alors qu'elles sont là tout autour de toi à te dire des choses dans le creux de l'oreille, à te tirer plus bas que terre ; mais quoi ? Tu ne peux pas le montrer, tu ne peux pas lui dire alors tu te montres beaucoup trop fier et tu lui dis, droit dans les yeux ; tu ne pleures pas.
Et c'est un beau mensonge.
Et toi aussi tu mens, Jasmin.
Tu mens tellement que tu n'es pas différent d'elle, n'est-ce pas ?
Mais ça, tu ne le sais pas.
Tu ne sais rien.
« Je n'ai pas besoin de pleurer. »
Menteur.
Tu en as besoin.
Tu en as envie.
« Certainement pas sous la pluie, ça ne servirait à rien,c 'est idiot. »
Tes mots sont trop durs, fais attention.
« Tu ne vas qu'attraper un rhume, si tu continues et le reste de tes sentiments que tu crois avoir.. Lavé ? C'est ce que tu as dit, non ? Ces sentiments-là, ils seront toujours présents demains et encore le jour d'après. »
Et il ne partiront jamais.
Tu es suffisant Jasmin, tes mauvais côtés se font présents, qu'elle t'y pousse sous la pluie, qu'elle t'y force à passer dessous, qu'elle te lève ces vilains défauts qui coulent sous ta peau.
« C'est stupide, stupide. »
Et tu t'énerves seul encore, calme-toi, respire, fais quelque chose -est-ce elle que tu traites de stupide ou toi d'avoir voulu croire à ses histoires ? Tu ne sais pas.
Stupide, idiot.
Stupide.
Idiot.
Idiote.
« Et que l'on me juge ou pas, je n'en ai rien à faire -je ne pleure pas, jamais. »
Et tu mens encore.
Et l'étreinte des larmes de Chidori te revient en mémoire.
Frisson.
« Tu peux bien rire de ce que tu veux et les autres avec, ça ne me concerne pas. »
Parce que rien ne te touche, n'est-ce pas ?
Parce que tu dois être parfait.
Et tu as envie de pleurer.
Que la pluie te délivre.
Ce n'est que sa faute à elle, c'est elle qui te fait penser, elle qui te serre la gorge de ses doigts qui ne sont pas vraiment là, c'est elle qui avec ses yeux et ses mots tord ton estomac ; et tu as envie de pleurer, mais tu n'en feras rien.
Tu ne veux pas qu'elle gagne.
Et tu ne veux pas perdre.
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HRP; tu sais ce que je pense de ton rp déjà blblblb. Et je suis désolée de ma réponse, omg elle est super décousue, je sais pas si ça va être agréable. :c j'espère, en tout cas, les deux me font blblbl.
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Ajisai

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MessageSujet: Re: aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes // JASMIN Jeu 24 Nov - 18:28

Water is my eye Most faithful mirror, Fearless on my breath, Teardrop on the fire Of a confession, Fearless on my breath Most faithful mirror Fearless on my breath — jasmin & lullaby

Elle déraisonne, ses pensées l'empoisonnent. Tu dis que tu ne pleures pas Jasmin, mais tu sais très bien que tu mens ; car tu pleures intérieurement, elle peut le lire en toi Lullaby ; même si c'est dégueulasse qu'elle te prenne pour un livre ; elle ne peut pas s'en empêcher. Les mots lui viennent, les pensées afflux comme si c'était les siennes ; mais elle ne s'y trompe pas, ce sont effectivement bien les tiennes, des pensées fugaces qui apparaissent et qui disparaissent alors que tu entâmes ta défense ; comme si au fond, tu te sentais jugé en cet instant... Mais Lullaby ne dit mot, elle écoute en silence, une nouvelle cigarette nichée au coin de ses lèvres alors qu'elle s'adosse à un des murs, contemplant la pluie qui rythmait très bien tes paroles. Tu ne pleures pas, tu n'as pas besoin de pleurer ; dans un sens, c'est vrai, versé des larmes est parfois futile, surtout au vu de ta situation, elle en a conscience la Ajisai, mais les mots avaient quitté sa bouche sans qu'elle ne puisse les contrôler. Elle te donne des solutions qu'elle applique parfois, qu'elle pense comme bienfaitrice, mais peut-être se voile-t-elle tout simplement la face Lullaby ; après tout, elle est douée pour ça, pour cacher, pour se mentir à elle-même, pour faire le contraire de ce qu'elle dit. Pleurer sous la pluie ne sert à rien ; c'est idiot, que tu dis Jasmin. Mais l'intonation dans ta voix laisse paraître un doute sur cette affirmation. Le regard de la demoiselle reste rivé sur l'horizon, se perdant légèrement entre les gouttes de pluie qui tombent beaucoup moins rapidement qu'auparavant ; l'averse se calme, l'averse perd de son ampleur, ta voix est donc beaucoup plus forte, raisonne beaucoup plus qu'elle ne semblait le croire. Attraper un rhume ? Ce serait le cadet de ses soucis, ce n'est pas quelque chose qu'elle craignait, bien au contraire ; il y avait tellement pire qu'un rhume, qu'une grippe, qu'un saignement de nez ; bien pire, cruellement pire. Les sentiments seront toujours là ? Ouais, tu n'as pas tort Jasmin, c'est vrai, c'est l'amère vérité, mais pourquoi les ressasser ? Pourquoi les rabâcher ? À quoi cela servirait-il ? Lullaby préfère croire en son remède, en cette pluie salvatrice qui efface, même si ce n'est qu'éphémère, même s'ils reviennent plus tard, elle y croit et cela lui suffit... Mais elle ne s'illusionne pas, vous êtes différents, vos souffrances ne sont pas comparables, votre vécu non plus ; elle n'en sait rien dans le fond Lullaby, comme tu ne sais rien d'elle et c'est alors un débat de sourd qui se déroule entre vous.

Stupidité effarante, qui est celui qui se moque dorénavant Jasmin ? Qui est celui qui juge en cet instant ? Ce n'est très clairement pas elle ; elle ne pourrait se le permettre, car ce n'est pas dans ses principes, ce n'est pas dans ses cordes, certainement pas avec toi ; parce que tu ne le mérites tout simplement pas. Pourquoi le fais-tu alors avec elle Jasmin ? Pourquoi juges-tu sa façon de faire ? Ne pas croire est une chose, et ça, Lullaby ne peut pas te jeter la pierre, mais rejeter sa façon de faire, ce n'est pas sympathique. Frustré ? Non. Cela fait bien longtemps qu'elle n'a pas ressentit un tel sentiment ; celui du dépit, celui de l'incertitude, celui de l'incompréhension. Elle a beau s’immiscer dans ta tête et y lire tout ce qu'elle y trouve, tu restes une énigme ; malgré qu'elle veuille te montrer la beauté du monde, tu restes aveugle, tu fais le sourd à ses paroles ; pourtant, tu ne la rejettes pas Jasmin et en cela, Lullaby y voit une chance ; tu rejettes les idées alors que ton cœur les appelle. Tu cherches à t'extraire de tout ça, d'une façon ou d'une autre ; mais ta raison t'empêche de croire en quelque chose que tu n'as jamais vu, que tu n'as pas vécu. Lullaby aimerait prendre ta main et t'emmener de force sous la pluie battante, mais celle-ci s'en va, elle vient de perdre sa chance, elle vient de rater l'instant présent ; et son cœur se resserre étrangement, comme déçu d'avoir raté cette occasion. Son regard reste suspendu vers le ciel, contemplant la pluie éphémère qui se calme, qui arrête ses pleurs, qui stoppent ses hurlements, laissant apparaître l'éclaircis ; le calme après la tempête, le soleil après l'averse... Sa cigarette se consume dorénavant plus vite alors que tu lâches tes dernières paroles, la faisant grimacer légèrement, les traits cependant neutres ; les émotions quittent son faciès ; parce que la pluie lui rappelle tellement de choses, parce qu'elle ne lui donne pas vraiment envie de sourire finalement.

J'ai l'air d'avoir envie de rire ? C'est très mal me connaître. Je te l'ai dit Jasmin ; moi ; je ne juge pas... Jamais. Parce qu'elle n'a tout simplement pas le cœur à rire, ni même la force de le faire ; parce que rien dans cette situation ou dans cet échange ne lui en provoque le rictus ; parce que ça ne sert à rien de rire. Si tu ne pleures jamais, ce n'est pas une force, mais une faiblesse. Le regard est encore soutenu par le ciel, mais elle vient très vite le river vers le sol, sa capuche vissée sur sa tête, la fumée s'échappant de ses narines. Les mots quittent sa bouche, elle ne sait pas vraiment ce qu'elle dit, la raison déraisonne... J'admire ceux qui arrivent à ne pas pleurer, même si, pour moi, ce sont les plus malheureux en ce monde. Il faut certes, de la force pour ne pas craquer, mais il en faut d'autant plus de les laisser couler sans retenue.

Elle écrase sa cigarette qu'elle jette dans son cendrier portatif avant de croiser les bras et de réfléchir. Lullaby parlait sans doute beaucoup, elle laissait planer des idées, elle se vendait très certainement un peu, d'une manière indirecte, comme à son habitude ; même si, pour l'instant présent, tout lui paraissait nouveau. Ce n'est pas le genre de discussion sérieuse à laquelle la demoiselle est habituée ; parce qu'elle fait tout pour ne pas avoir l'air maussade, pour toujours laisser transparaître une forme de joie sur son visage. Seulement, aujourd'hui, cela n'est pas dans ses cordes ; aujourd'hui, la pluie a lavé sa joie, a happé le meilleur, a effacé le pire ; elle se sent un peu comme une coquille vide, comme une poupée de chiffon malmené par la vie, qu'on a la flemme de recoudre, parce qu'on sait très bien qu'elle finira de nouveau déchirée dans un coin de la pièce. Aucune épreuve n'a jamais été surmontée en versant des larmes ; elle en a conscience, elle le sait mieux que quiconque Lullaby, c'est pourquoi elle fait tout pour ne pas pleurer, c'est pourquoi elle avait bloqué les vannes ; que Rory a défoncé sans préavis, sans lui laisser l'occasion de se retenir. Qu'est-ce que la force ? Qu'est-ce que la faiblesse ? Qu'est-ce que la joie ? Qu'est-ce que la tristesse ? Tout lui semble confus, un peu dérisoire, la pluie dérègle ses pensées, même les plus fugaces et la voilà qui lâche sans trop savoir pourquoi.

Toi qui ne pleures jamais, comment tu le vis Jasmin ? Est-ce que tu es... Elle ne sait pas si c'est une bonne idée, elle ne sait pas pourquoi les mots échappe à sa pensée, elle ne sait pas ce qui lui prend, c'est comme ça, pas autrement. Est-ce que tu es vraiment heureux ? Est-ce que tu préfères les garder en toi, quitte à souffrir intérieurement, en silence ? La voilà qui déglutit, la voilà qui arbore une expression bien terne, sans saveur, sans réelles émotions si ce n'est celle de la triste stupeur. C'est étrange, c'est nouveau, c'est déconcertant.

Et son cœur se resserre encore une fois, les paupières se referment, elle régule sa respiration en silence, lentement, secrètement. Il y a quelque chose qui n'est pas normal, ce n'est pas ainsi qu'est Lullaby normalement ; se ressaisir ; cela lui semblait important en cet instant.

hrp ; un mois d'attente pour ça, putain j'suis désolé, j'ai perdue ma réponse en plus il y a deux jours alors j'suis blasée x1000 ; j'espère quand même que ça t'iras malgré que j'sois naze T.T ♥
 


Low on self esteem, so you run on gasoline. Lulla vous blaise blase en #9999FF mais aussi en #fe3435
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