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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé)
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MessageSujet: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Mer 7 Sep - 11:08
судьба
I'm paralyzed, am I hypnotized? 'Cause I can't see straight at all tonight. And you're standing right here, are you standing right here?
Tu avais passé les vacances de Noël avec ta famille, loin de l’université et de son île. Comme une bouffée d’air frais, une soif intarissable de retrouver ton Hokkaidō natal, Kitami et sa passion du curling, une envie de te sentir chez toi. Tu avais retrouvé Irina, tes parents et leur samoyède, Kosmos – comme la fleur, comme l’espace en russe et aussi tu aurais bien aimé qu’ils te préviennent pour le chien même s’il est tellement mignon que t’as passé les vacances à jouer avec. Et avant que tu ne t’en rendes compte, tu devais déjà repartir. Comme dans un second chez-toi, tu as posé tes valises dans ta chambre d’étudiant avec le sourire – et le chien qui te manque quand même un peu. Cet endroit t’avait manqué. A la maison, c’est pas pareil. Ce sont tes parents, c’est ta sœur, et ici tu as des amis qui n’ont pas la chance de pouvoir repartir voir leur famille. Alors tu as contacté Jasmin, parce que tu sais qu’il avait passé les vacances ici et même avec les mails et les appels Skype, tu sais que c’est différent quand vous vous retrouvez face à face. Et plus que de vous retrouver, il vous est venu une idée, et tu es revenu d’Hokkaidō, une valise entière prise par deux panoplies complètes de vêtements traditionnels prêts à affronter la neige qui s’est mise à tomber sur l’île. Jasmin avait insisté pour porter ce type de vêtements, et tu t’es dit que ce sera bête qu’il le fasse seul.


« Alors ? T’as pas trop froid, ça va ? » Tu te retournes vers le sud-africain, le bout du nez et les oreilles déjà rougis par le froid – tu avais prêté ton écharpe en laine tricotée par ta grand-mère en Russie à Jasmin et tu n’en avais qu’une synthétique pour toi. « Il ne devrait pas y avoir grand monde aujourd’hui, on sera tranquille. » Tu renifles un peu, piqué par le froid sec de la matinée, et tu es amusé par les volutes de vapeur qui sortent de ta bouche à mesure que tu parles. « Et puis il a pas trop neigé, on peut marcher sans problème. Tu viens ? On a quand même quelques marches à monter avant d’y arriver. » Ou plutôt beaucoup de marches. Quelle idée de mettre le Temple au milieu des montages. Tu jettes un coup d’œil à Jasmin à tes côtés et tu devines très bien toute la joie qui doit traverser son cœur. Ça se voit. Ça se sent. Et tu n’as que faire des animaux qui peuvent montrer le bout de leur museau, de leur bec en entendant vos pas dans le crissement de poudreuse : tu n’as d’yeux que pour Jasmin. Parce que tu trouves que tes vêtements lui vont à merveille, et parce que tu es tout simplement heureux qu’il soit heureux. Tu souris peut-être un peu comme un crétin, mais tu préfères tellement le voir ainsi que dans tous ses états que tu profites de chaque seconde de calme avec lui. Et tu espères que c’est réciproque.

Tu as pris un peu les devants, confiant dans ta forme de footballeur, et tu as attendu Jasmin au sommet des escaliers, observant l’endroit étonnamment désert. C’est calme. C’est parfait pour lui. Et tu souris quand il arrive enfin, saluant ses efforts en montrant le thermos que tu tenais dans la main depuis tout à l’heure. « Une bonne tasse de thé t’attend après la prière, courage ! » Et tu laisses échapper un rire amusé, lui montrant le sanctuaire du bout de l’index. « On va prier là-bas, je vais te montrer. » Et arrivé au lieu de culte, tu sors quelques pièces dont tu lui donnes une partie. Tu lui expliques qu’au Temple, on met quelques pièces dans une boite à offrandes, puis que tu peux prier. En général, c’est court. Et qu’on peut également brûler de l’encens mais tu ne vois aucun brûleur. Tant pis. Tu t’exécutes et, devant l’objet sacré, tu joins les mains et ferme les yeux. Et tu pries pour l’année à venir, pour que les cadets et les benjamins de ta division réussissent au mieux à l’université et ailleurs. Tu pries aussi pour Jasmin, qu’il ait moins d’angoisses, qu’il aille vers les autres, qu’il ne tombe pas malade. Tu pries pour que personne n’attrape ce virus maudit qui détruit trop de vies chez les gens de votre « espèce ». Et puis tu pries un peu pour toi aussi, pour tenir le coup en cette nouvelle année et que Hajime Isayama ne vous brise pas tous le cœur avec les prochains chapitres de Shingeki no Kyojin.

Mais plus que des prières tournées vers l’avenir, c’est au présent que l’on voit tout le bonheur que tu as de partager ce moment avec ton ami. Il y a peut-être une aura différente autour de toi, très différente de ce que tu montres à l’université et peut-être que c’est ça, ton véritable « toi » au final. Tu termines ta prière et jette un œil discret à Jasmin pour le regarder faire. Et tu en as un sourire attendri, que tu caches un peu derrière ton écharpe. Quand il a terminé, tu montres un banc un peu plus loin où vous pourriez vous asseoir. « Tu veux une tasse de thé pour te réchauffer les doigts ? » Parce qu’avec le froid, ça s’impose.


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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Mer 7 Sep - 12:53

Et des idiots comme nous
FEAT. Shion ♥



― He was young, in the frost no regard for the cost of saying his feelings


C'est toi qui a insisté pour aller au temple. C'est toi qui a insisté pour les vêtements traditionnels. C'est toi qui a insisté pour y aller aujourd'hui. C'est toi, et seulement toi qui l'a voulu et Shion n'a pas dit non. Shion ne dit presque jamais non. Et maintenant, tu regrettes un peu. Juste un peu, rien qu'un peu, parce que tu sens ton nez qui se bouche ou peut-être qu'il coule ? Et tu sens le froid qui mord doucement ta peau et tu sens le froid qui vous enveloppe alors qu'à chacune de tes respirations, une drôle de fumée dessinait des formes abstraites dans le ciel -et tu es presque déçu qu'elle ne prenne pas la forme des mots que tu prononces, il aurait été drôle de voir les conversations se positionner dans les airs, s'envoler doucement. Tu n'aimes pas le froid, parce que tu n'y as pas été habitué, parce que ce n'est pas comme ça de là où tu viens et même s'il est presque cliché de dire que chez toi, il fait toujours beau et chaud, la vérité est qu'il ne fait pas souvent très froid -mais l'altitude était pour cause de nombreux nuages et d'un temps partiellement solaire, vous aviez de la chose, quoi. Et pourtant, tu ne te plains pas vraiment, tu n'en as pas envie, parce que tu sembles heureux, parce que tu sembles excité rien qu'à l'idée d'observer un temple. Cinq ans que tu es sur cette pauvre île et jamais une fois tu n'avais pris le temps d'y aller ; tu en as entendu parler, de ces endroits sacrés, de ces endroits de culte, de ces endroits un peu mystiques autour desquelles les légendes se font nombreuses mais tu ne l'avais jamais vu et alors, tu voulais, encore quelque sorte, y jeter un coup d'oeil -tu t'étais même muni de ton appareil photo avec lequel tu adorais prendre les différents paysages, tes pas dans la neige et pourquoi pas des fois de discrètes photos de Shion lorsqu'il te tournait le dos, parce que ce sont des choses dont tu veux te souvenir, parce que ce sont des choses que tu écriras très certainement ce soir, des choses que tu n'oublieras jamais même si un jour tu dois te transformer en monstre, même si un jour tu dois tomber malade, même si un jour...  

Et il te coupe, brise le rythme de tes pensées avec sa question qui te fait le regarder avec cet air que tu adores arborer, du genre « tu es sérieux quand tu demandes ça ? » et tu secoues un peu la tête ; « Je ne savais pas qu'on était en laponie ici. » que tu as dit alors bien que rigolant légèrement. Tu t'attendais à tout moment voir les pingouins sortir de quelque part, puis pourquoi pas les rennes et enfin un drôle de Père-Noël comme on peut les imaginer -et il ne manquerait plus qu'un petit Olaf vous suivant partout pour agrémenter le récit de touches humoristiques. Quelques marches à monter ? Et peut-être que tu as eu l'air désespéré. Un peu. Parce que l'idée de monter encore des marches te faisait déjà mal aux jambes -mais en même temps, tu étais si près du but. Si près. Tu ne pouvais en aucun cas abandonner maintenant et tu étais de toute manière bien trop émerveillée par les choses autour de toi, tu n'as certainement pas senti passer les quelques -quelques hein marches en plus qui se sont dessinées sous tes pieds alors que la neige faisait ce petit bruit si reconnaissable et pourtant parfois désagréable. Il te sourit une fois arrivé en haut, tu ne sais pas trop si tu mérites un tel sourire -et t'as presque l'impression d'être ébloui alors qu'il et là, triomphant sur le haut de ces marches. La promesse du thé te fait légèrement sourire à ton tour , légèrement et tu hoches la tête pour signifier que c'est bon, tu vas bien, que tu ne vas pas mourir et que même s'il te manque un peu d'exercice à cause d'une certaine inhabilité pour le sport, tu peux tout de même monter quelques marches sans te sentir fatigué -et pourtant, tes joues rougies par l'effort et ton souffle quelque peu accéléré à ton arrivé en prouve peut-être tout le contraire.  

Et tu l'observes faire. Et tu observes le temple. Et tu te dis que tu as de la chance. Tu as de la chance parce que tu es là, parce que c'est avec Shion, parce que tu es bien, parce que c'est calme. Et il est vrai qu'une aura particulière s'échappe de cet endroit, tu ne sais pas si c'est le silence, tu ne sais pas si c'est la solitude, vos deux seules présences mais c'est un peu comme si quelque chose était différent, hors du temps et ce n'en est que plus appréciable. Il t'a dit ce qu'il fallait faire, te l'a montré et toi tu ne pouvais qu'observer ses gestes -son visage, mais ses gestes aussi l'imitant comme tu le pouvais -essayant d'être parfait et quand il a joint ses mains, tu as fait de même. Pas tout de suite. Pas vraiment. Le soudain calme qui avait envahi Shion t'avait surpris -comme s'il était une autre personne ou non, plutôt comme s'il était lui-même alors tu as levé l'appareil photo vers son visage et tu n'as pu prendre que son profil apaisé, relaxé alors qu'il priait et tu fus satisfait alors à ton tour, tu as joins les mains, tu as fermé les yeux, tu t'es laissé aller. Tu ne sais pas trop où tes pensées t'ont mené. Tu as prié pour ta famille là-bas, parce que tu ne peux pas les laisser sans ça, parce que tu ne sais pas leur en vouloir, parce que tu n'es pas capable de te dire qu'elles sont de mauvaises personnes. Tu as prié pour tous ceux que tu connais, tous ceux que tu sais apprécier et tu as prié pour Shion, bien sûr que tu as prié pour Shion et peut-être même as-tu demandé pardon, un peu, rien qu'un peu. Pardon d'être comme tu es, merci à lui de te soutenir depuis que vous vous connaissez. Pardon d'être si égoïste et merci à lui de n'y avoir jamais prêté attention. Pardon d'être Jasmin et merci d'être Shion. Et peut-être que tu mets un peu trop de temps et l'idée que tu sois en train de prier ne peut en fait que t'amuser ; ne faut-il pas croire en ces dieux-là pour que nos vœux soient exaucés ? Mais est-ce que les vœux seulement existent vraiment ? Est-ce qu'ils peuvent se réaliser ? C'est la dernière chose que tu laisses échapper de ton esprit à l'encontre des dieux, s'il y a des vœux, qu'ils soient exaucés.

« Avec plaisir ! » réponds-tu à la proposition de la tasse de thé. Tu vas balayer de la main la neige qui s'était gentiment déposée là et un « froid froid froid » avait glissé d'entre tes lèvres et la neige contre tes doigts t'a soudainement laissé penser qu'il y a une chose que tu n'avais jamais faite alors, tu as gardé quelques blancs flocons entre tes doigts et tu les as roulés, légèrement, un peu et quand tu t'es retourné vers Shion, ce fut une tentative raté de boule de neige que tu envoyas à ses pieds et c'est mollement que tu t'es alors laissé tomber sur le banc, rigolant tout de même légèrement et commentant d'un petit « Raté » qui t'a amusé. Et tu as enfoui ton nez dans ton écharpe, et tu as frotté tes mains pour essayer d'en faire partir le froid et quand Shion s'est assis à tes côtés pour offrir le thé, tu lui as offert un sourire, serrant volontiers le liquide chaud entre tes doigts trop froid. Et tu as soufflé sur la fumée dont les dessins abstraits t'amusaient et tu t'es rapproché doucement de Shion, peut-être un peu instinctivement, surtout pour braver le froid soudaine et ton épaule s'est collé à la sienne et le reste de ton corps a suivi, et tu as presque soupiré de soulagement alors que soudainement, tu te sentais bien. Oui, juste bien. Et ce n'était pas arrivé depuis si longtemps maintenant, tu ne sais comment en profiter vraiment et ça te fait sourire. « Je suis content. » que tu dis, comme pour le prévenir, comme pour le remercier aussi ; « J'avais jamais vu ce genre d'endroits et.. je suis content d'y être venu avec toi. » dis-tu et c'est un sourire que tu lui as offert avant de venir siroter le liquide brûlant.
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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Mer 7 Sep - 16:28
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Tu ris quand tu te souviens de ses mots sur la Laponie. Et tu penses qu’il exagère un peu, qu’on est très loin du -10°C moyen que tu peux avoir à Kitami en plein hiver. Mais tu te souviens que Jasmin n’est pas d’ici, qu’il est d'Afrique du Sud, et qu’il n’est certainement pas habitué à de telles températures. Tu ne connais même pas la météo de là où il vient mais tu es sûr d’une chose : quand c’est au sud de Sapporo, il fait beaucoup trop chaud pour toi. De toute façon, tu préfères la fraîcheur, l’hiver et sa neige, et ta mère vous apportant la double dose de thé dont elle a le secret – et ce que tu aimes le plus, c’est le thé framboise. Tu es d’ailleurs un peu déçu de ne pas avoir pu en faire à Jasmin et tu t’es rabattu sur le thé vert. C’est classique, mais ça vous réchauffera pareil et surtout les mains, car arrivé au banc, Jasmin a décidé de t’attaquer avec une boule de neige, un peu comme un enfant. Et toi tu ris, parce qu’elle est venue lamentablement s’écraser sans même te toucher. « Si tu lances comme ça une boule de neige, tu ne vas jamais gagner de bataille, tu le sais ça ? » Puis tu poses le thermos à côté de toi et vous sers deux tasses dont tu tends l’une à ton ami. La vapeur qui sort du liquide brûlant te réchauffe un peu le visage, mais c’est bien loin de ce que le sourire de Jasmin pouvait t’apporter.

Tu ne te souviens plus de la dernière fois où tu l’avais vu sourire de la sorte, et tu l’observes du coin de l’œil souffler sur sa boisson, le sourire aux lèvres et le visage adoucit. C’est un peu habituel chez toi depuis un moment, un peu plus de deux ans maintenant ? Tu ne t’en es rendu compte que récemment et tu ne l’avouerais peut-être jamais : des fois tu te perds. Le regard sur Jasmin et les pensées dans les nuages. Et tu te trouves toujours bête. Alors tu secoues la tête, retournes t’occuper de tes affaires, avec ton thé et tes doigts gelés. Et quand Jasmin s’approche de toi, tu es un peu perdu. Parce que ça, ce n’est pas habituel, et que la dernière fois qu’il l’avait fait, il avait bu. Tu regardes ton thé comme si tu avais peur qu’il y ait quelque chose de pas net dedans, mais ses mots te traversent le cœur plus que de raison et tu oublies un peu pourquoi tu sondais le fond de ta tasse. « Si t’es content, alors je le suis aussi. » Il s’emballe, peut-être un peu trop. Parce que ce comportement n’est pas normal de la part de Jasmin et que c’est surprenant. Aussi parce que son contact volontaire te fait étrangement plaisir. Et toi, tu essayes de te calmer, de rationaliser peut-être un peu ce sentiment que tu refrènes. Alors tu te convaincs qu’il a froid. Oui, c’est surement ça. Il ne doit pas avoir l’habitude de ce temps et comme les manchots sur la banquise, il a voulu retrouver un peu de chaleur. Pourtant tu avais fait en sorte qu’il ait les vêtements les plus chauds, l’écharpe la plus épaisse. Mais c’est surement ça : le froid.

Son épaule contre la tienne, tu trouves ça gênant, un peu, beaucoup, mais tu relativises (ou du moins tu essayes). Tu te dis que vous êtes seuls sur ce banc et que de toute façon, personne ne viendrait vous déranger. Enfin, tu crois. Mais le froid est toujours là. Tu poses alors ta tasse encore fumante sur le banc et déroules ton écharpe pour mieux l’emmitoufler dedans. Avec ça, il ne pouvait pas tomber malade. Et t’es sacrément fier. Tellement que tu souris, un peu comme un galopin. Parce que t’es tout simplement heureux d’être là, avec lui. Même si tu sais qu’il va râler que tu t’es découvert ainsi le cou, même les morsures de l’hiver ne te détourneront du garçon face à toi. Et tu finis par poser les mains sur les siennes, sans réfléchir, espérant les lui réchauffer un peu. « Mieux ? » Toi tu n’as pas froid. Au contraire, tu n’as jamais eu les mains aussi chaudes.


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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Mer 7 Sep - 18:18

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Si t'es content, il l'est aussi qu'il te dit et toi ça te fait un peu sourire tout de même. Parce que tu es content qu'il soit content et un peu encore si c'est grâce à toi. C'est un peu une boucle sans fin si tu y réfléchis bien parce que celui qui t'a rendu heureux à l'origine, c'est lui, en acceptant de te mener ici et alors il est heureux que tu sois heureux grâce à lui, en quelque sorte et l'idée te fait aussi sourire. On te l'a déjà dit, que tu réfléchissais trop, on te l'a déjà dit, que tu cherches toujours à faire compliqué quand on peut faire simple ; tu n'avais en aucun cas besoin de penser des tas et des tas de choses sur de simples mots, il te dit qu'il est heureux lui aussi et c'est simplement ce sur quoi tu aurais dû te focaliser, n'est-ce pas ? Son bonheur. Tu te dis que c'est un peu égoïste quand même, d'une certaine manière et intérieurement, tu te promets que la prochaine fois ce sera lui qui te diras « je suis heureux » de son plein gré, juste parce qu'il est soudainement réellement heureux pour une raison ou une autre qui n'est pas ton propre bonheur à toi -bonheur qu'il te prodigue lui, tu tiens toujours à le dire, à le préciser.
Et tu te laisses réchauffer par ton corps contre le sien, et tu te laisses réchauffer par la tasse de thé entre tes doigts et tu ne devrais pas avoir si froid -tu n'as pas si froid que ça, pourtant, tu ne ressens pas l'envie ou le besoin panique de te décoller de Shion, un peu comme s'il était normal pour toi de te tenir ainsi à ses côtés, un peu comme si ça avait toujours été comme ça entre vous. Et ce n'est pas vrai. C'est loin d'être vrai. Tu es celui qui évite le plus de contact, celui qui lui demande de ne pas te toucher, pas vraiment, qui le force à en faire des tas et des tas simplement pour que tu te sentes bien. Mais pas là. Il n'a rien fait, rien de particulier si ce n'est sa « routine quotidienne » de quand il doit te voir.

Et Shion, c'est celui qui prend soin de toi. Tu le sais. Et encore aujourd'hui, il le prouve. Il vient doucement passer l'écharpe qu'il portait autour de ton cou -et tu te retrouves donc avec deux morceaux de tissu pour te réchauffer, et ça te fait un peu pouffer, légèrement, parce que sérieusement, qui porte deux écharpes ? Mais de ça, on s'en fout un peu, tu t'en fous même carrément. Ce qui t'a manqué, c'est la chaleur de son corps contre le sien quand il s'est écarté mais tant pis, rien ne vaut plus que le sourire qu'il t'offre là et tu es certain que tes yeux ont traîné bien trop longtemps sur le visage de ton meilleur ami -et tes yeux traînent bien trop souvent trop longtemps sur ce visage que tu as appris à connaître par cœur, encore et encore, dont tu connais le moindre trait, la moindre expression. Et tu ne diras jamais que c'est une des choses que tu aimes le plus observer -et les nombreuses photos qui résident dans ton appareil le prouvent allégrement.  « Shioon... » laisses-tu échapper d'entre tes lèvres en un petit geignement plaintif, parce que tu ne veux pas qu'il se découvre, parce que tu ne veux pas qu'il soit malade, parce que tu ne veux pas qu'il ait froid, mais il sourit et quand tu t'apprêtais à en dire plus, il a attrapé tes mains. C'est certainement pour te réchauffer. Tu t'en doutes.  Et tu n'as rien dit, non rien, tu t'es simplement tu. C'est vrai qu'il te coûte un peu cher, ce contact humaine, c'est vrai que c'est le genre de choses que tu n'avais pas prévues, qui te surprend un peu mais tu ne dis rien et tu le laisses faire, parce que tu n'as pas envie de dégager tes mains, parce que tu n'as pas envie de le lâcher. Et tu as remarqué que cela faisait un moment maintenant que tu n'avais plus vraiment envie de t'écarter du contact de Shion. Pas qu'il ne te dérange plus vraiment, parce que tu entends encore la petite voix dans ta tête qui te dit que c'est mal de toucher quelqu'un, cette vcoix à l'arrière de ton crâne qui souffle que ce n'est pas bien, que c'est si sale, oh oui, si sale. Bien sûr que toucher quelqu'un d'autre c'est sale. Mais Shion, ce n'est pas pareil. Non, parce qu'il y a les efforts qu'il fait depuis cinq ans maintenant. Tous les efforts qu'il a fait simplement pour toi et tu te sentirais bien trop égoïste de ne pas le remercier et peut-être que c'est ce qui t'a frappé à cet instant prévis, ce qui t'a heurté de plein fouet ; Shion, il a vraiment fait trop d'effort pour toi -et n'est-ce pas pour ça que tu es tombé ? Shion, il a vraiment faire beaucoup pour toi et toi, tu ne l'as jamais vraiment remercié. Jamais comme il se doit. Et voilà qu'il fait encore des efforts maintenant en s'occupant de toi. C'est  très certainement ce trop plein d'émotions qui vient serrer ton cœur dans ta poitrine -trop peut-être et tu as serré ses mains dans les tiennes après avoir posé ta tasse -pour mieux se réchauffer, n'est-ce pas ? Et tu l'as tenu comme ça, quelques instants. Tu l'as tenu comme s'il allait partir. Tu l'as tenu comme pour lui dire ne me lâche pas, jamais, non jamais parce que toi tu sais que tu ne lâcheras jamais.
Et tu t'es penché en avant.
Ton torse vers le sien.
Et tu ne sais pas trop.
Tu es un peu perdu.
C'est rapide, trop rapide.

Et doucement tes lèvres se sont posées sur celles du japonais. Ce ne fut qu'un contact rapide, bref, de tes lèvres gercées contre les siennes mais c'était déjà beaucoup pour toi et le rouge de tes joues n'est plus dû qu'au froid qui vous entoure. Et tu voudrais dire que tu ne sais pas pourquoi tu as fait ça mais ce serait mentir et pourtant, tu préfères en taire les raisons. Ce n'était peut-être pas la première fois que tu eues envie de poser tes lèvres contre les siennes -et uniquement les siennes mais la première fois que tu osais ; c'était comme le bon moment, il n'y a avait que vous, tes mains dans les siennes et ton petit crâne qui bouillonne beaucoup trop. C'était le bon moment pour toi en tout cas et parce que tu es un peu égoïste, égocentrique, tu n'as pas vraiment pensé à Shion, à la conséquence de ton acte et c'est maintenant que tu te rends compte qu'un baiser, ça se fait à deux, qu'un baiser peut briser bien des choses et tu te retrouves aussi rouge qu'une pivoine et tu as enfoncé ton nez dans l'écharpe -pour te cacher, pour fuir, récupérant ta tasse de thé ; « Désolé... » que tu dis alors pour briser un certain silence ; « Je... Tu.. On oublie ? » Comme s'il était possible d'oublier. « C'était... » tu ne sais pas vraiment ce que c'était et tu hausses les épaules. Et tu as peur, soudainement, tu as si peur qu'il t'en veuille. « Pardon... »
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Capitaine des Ajisai

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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Lun 12 Sep - 9:20
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Un silence s’installe entre vous. Tu sais que tu n’as pas vraiment réfléchi quand tu as posé tes mains sur les siennes et maintenant, tu te rends compte que tu aurais peut-être dû faire attention, mettre une barrière entre vos deux peaux pour ne pas avoir à le toucher directement. Parce que Jasmin, il n’aime pas ça. Parce que Jasmin ça le dégoutte. Même si tu sais que des fois, il y arrive – et tu n’as pas oublié la soirée où il t’a dit bonne nuit en t’embrassant le front – ce n’est pas quelque chose de naturel pour lui. Ton expression change un peu, et tu regardes tes mains contre les siennes, ses mains entourant les tiennes maintenant, avec un air peut-être un peu « oups » sur le visage. Parce que tu as cru qu’il allait se défaire de ton contact. Mais ses mains se serrent sur les tiennes, pour se réchauffer peut-être ? ou tout simplement parce qu’il n’avait pas envie que tu t’en ailles ? Tu ne sais pas vraiment. Même si tu prétends le connaitre, tu dois avouer qu’il t’arrive encore d’avoir du mal à anticiper, à deviner ce qui se passe dans sa petite caboche de sud-africain. Parce que Jasmin, il est dur à « lire », même pour toi. Son visage te fait savoir qu’il réfléchit, alors tu restes silencieux, baissant le regard vers vos mains qui ne veulent plus se lâcher. Et ton expression change quand tu comprends alors que lui, ne se détachera pas. Alors tu lèves des yeux étonnés vers lui, et tu vois son visage s’approcher, peut-être un peu trop, peut-être un peu trop vite, et le contact tiède contre tes lèvres insuffle une bouffée d’adrénaline dans ton cœur. Tu ne bouges plus de peur qu’il ne parte en fumée, les yeux grands ouverts sur le visage de Jasmin dont tu pourrais détailler le moindre centimètre si tu arrivais à y prêter attention.

De longues secondes, peut-être un peu trop lentes, passent avant que tu ne te rendes compte de la situation, et d’un coup, tu libères tes mains de celles de ton ami, de manière un peu brutale, et tu écartes la tête pour mieux te cacher dans tes paumes. Plus que les oreilles, c’est ton visage entier qui prend la teinte framboise du thé de ta mère.

C’est la situation la plus embarrassante de ta vie.

Tes lèvres se pincent dans tes mains brûlées par tes pommettes en feu. Parce que tu ne t’y attendais tout simplement pas, et surtout pas de la part de Jasmin (bon sang, qu’est-ce qui lui avait pris de t’embrasser de la sorte par surprise). Un baiser, c’est quelque chose dont tu ne devrais pas te formaliser, mais même si ce n’était pas le premier, tu ne sais pas quoi faire. Et Jasmin qui a réussi à te couper le sifflet. Il est beau le Capitaine des Ajisai hein, à rougir comme une lycéenne. Tu ne sais pas si ce geste est du même acabit que ce « je t’aime » nonchalamment lancé dans le vent par Jasmin après une soirée un peu alcoolisée. Ça te perturbe et tu ouvres tes yeux dans tes mains, tu regardes la neige à travers tes doigts comme si tu y cherchais quelque chose à laquelle te raccrocher. Et tu entends Jasmin balbutier quelque chose.

Tu n’en veux pas.
Tu refuses d’accepter ses excuses.
Tout simplement parce que c’était ce que tu attendais.

Alors non, tu n’as pas envie d’effacer de ta mémoire ce qui venait de se passer, et son pardon, tu n’en as rien à faire. Le pire, c’est que le « contrôle des émotions » que tu maîtrises n’y est pour rien – et tu ne t’abaisserais jamais à utiliser ce genre de pouvoir pour que cela te serve personnellement. Jasmin a agi tout seul, et pour la première fois tu n’as pas envie de faire comme si de rien était. Tu n’as pas envie de faire comme lui voulait, tu n'as pas envie de lui faire ce plaisir. Parce que qu’il s’agit quand même un peu de toi aussi. Alors tu t’en fiches, de ce qu’on pourrait penser, de ce que Jasmin pouvait penser. « Non. On n’oublie pas. » C’est ce qui traverse tes lèvres au bout d’une bonne minute de silence radio. Tu inspires longuement, expires. Et tu ne lui as pas laissé le choix. Tu as pris Jasmin comme s’il était quelqu’un qui n’avait pas peur des contacts, et ton corps a bougé tout seul quand tu as retrouvé cette sensation tiède sur tes lèvres, cette sensation qui te manquait déjà. Tu recommences. Encore. Encore. Encore. Et tu laisses une multitude de baisers sur le bout de ses lèvres d’un geste si naturel que tu t’en étonnerais presque si tu n’étais pas aussi absorbé par votre contact. Quand tu t’éloignes un peu pour observer sa réaction, tu es encore plus embarrassé. Tu ris, de gène et tu tournes la  tête à l’opposé, parce que t’as un peu peur de tes propres actions, et de ce que Jasmin allait dire ou faire.


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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Jeu 15 Sep - 11:26

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Le non claque dans tes oreilles comme quelque chose de dur. Il dit non et tu sembles un peu perplexe et tu as haussé les sourcils en une question muette mais la suite arrive bien vite et alors que tu pensais t'être pris un coup, c'est comme une tendre caresse qui s'échoue sur toi quand il te dit « on n'oublie pas ». Il ne veut pas oublier. Et toi non plus, tu ne sembles pas avoir le droit d'oublier quoi que ce soit de ce geste que vous veniez d'échanger -que tu venais de lui porter. Tu n'es pas certain d'avoir voulu l'oublier, de toute manière. Tu avais dit ça, comme ça, pour lui, au cas où il ne voulait pas, au cas où c'était une erreur, au cas où tu avais une fois de plus tout gâché. Parce qu'on ne sait jamais, parce qu'il n'avait pas envie et si tu maîtrisais ces trucs de la mémoire certainement que tu aurais gentiment supprimé le souvenir, comme si de rien était, comme si tu n'avais rien fait ; parce que tu n'as rien fait, hein ? Non non, rien du tout, voyons.. Et soudainement, alors que tu essayais de te convaincre d'une pseudo innocence, tes lèvres se sont une nouvelle fois retrouvée contre les siennes dans un geste que tu n'attendais pas. Ce fut à ton tour très probablement de sembler étonné par la chose, et ton visage a du prendre une couleur pourpre, et tu sens tes joues qui chauffent, si fort, si vite et tu sens le sang qui tangue dans tes veines, qui bat contre tempes et dieu que tu te sens gêné alors que ce n'est pas un mais plusieurs baisers qui prennent place sur tes lèvres lèvres. Et on ne t'avait jamais autant embrassé -tu avoueras que le précédent, celui que tu as donné était ton tout premier baiser et tu ne sais même pas si tu dois être honteux ou non, de l'avouer. Et quand vos visages se sont écartés, quand tu semblais reprendre vos esprits, ce sont des doigts tremblants que tu as passé sur tes lèvres dans un geste bien incertain alors que Shion ne te regardait même plus. Et même si tu devines ses joues rouges, même si tu devines sa gêne -tu la sens entre vous, tu ne sais pas, tu n'arrives pas à te dire qu'il a fait ça. Regrette-t-il maintenant ? Est-ce vraiment ça ? Et tu n'oses pas lui demander, de peur qu'il te dise oui, de peur qu'il mette des mots sur tes pensées alors c'est ton front qui a trouvé place contre son épaule, comme ça, et tu as fermé les yeux, et c'était comme pour lui dire que toi, tu t'en fiches bien, que toi, c'est juste ce que tu voulais, qu'il n'a pas à détourner les yeux, à arrêter de te regarder parce que c'est pas grave, parce que tu ne sais pas, parce que c'est d'autant plus gênant s'il ne te porte aucune attention ? Et c'est peut-être aussi un signe de soulagement ; « Je croyais t'avoir fâché... » as-tu alors dit doucement, mais ce n'était pas le cas, et tu ne sais pas.

Et tu te demandes alors pourquoi est-ce qu'il se serait fâché, pourquoi hein ? Pour plein de raisons certainement, des raisons qui n'ont pas lieu d'être mais que ton pauvre petit crâne ne peut se retenir d'imaginer, de penser. Puis surtout parce que tu l'as embrassé pour rien, comme ça, sans rien dire, parce que tu l'as embrassé sans prévenir et que ce n'est pas quelque chose qu'on fait, pas vraiment. Il n'y avait ni l'humeur pour ça, et tu n'es même pas certain que c'était le moment. Mais surtout parce qu'il n'avait peut-être pas envie que ça tourne ainsi ? Mais il t'a embrassé, lui aussi, non ? Lui aussi, il a posé ses lèvres sur les tiennes, lui aussi, il a fait comme toi alors peut-être que ce n'était pas vraiment « gâcher » votre amitié que de faire le premier. Et toutes ces pensées te paraissent maintenant un peu idiote, un peu vaines, un peu nulles et probablement que tu cherches tout ça pour te protéger, te justifier, pour te cacher derrière sans avoir à assumer la conséquence de tes actes. Parce qu'à vrai dire, la situation était tout simplement embarrassante. Pour lui comme pour toi. Et tu rougis. Encore. Toujours. Tu seras très probablement rouge un long moment et la seule pensée de tes lèvres contre les siennes te fera certainement virer coquelicot, même si tu le veux pas. Et tu as fini par te décoller de son épaule, et tu as regardé tes pieds, et tu as essayé de dessiner des formes abstraites dans la neige mais tu n'y creuses que des trous. Tu penses peut-être un peu trop et tu ne sais trop quoi dire, tu essayes pourtant, de trouver une justification quelconque qui ne crie pas des choses que tu n'oserais qu'à peine avouer ; « Je suis désolé.. » essayes-tu de répéter, comme si ça allait changer quelque chose, toi qui sait bien que les excuses ne servent à rien. « Je.. J'ai pas vraiment... Réfléchis ? » Pitoyable. « Je me suis laissé aller et... Parce que c'est toi, je pense que.. Non, non. Je sais que toi, ça va.. » et tu n'es même pas sûr que ce soit très clair pour lui, tu baragouines, ce ne sont que des mots perdus dans ta barbe -inexistante et tu voudrais pourtant dire des choses normales, ne pas assez de fuir, alors, au lieu de garder le visage à trois quart dans la douce écharpe qu'il avait passé autour de ton cou, au lieu de dessiner de ton pied des cratères dans la neige, tu as redressé la tête et tu l'as regardé dans les yeux, oui, tu as essayé en tout cas de soutenir quelques instants son regard mais déjà l'embarrassent prenait place sur tes joues ; « J'avais envie. » et c'est probablement tout ce qui importait.
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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Jeu 15 Sep - 15:37
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Ton regard se porte sur le Temple, son toit enneigé, son calme et son silence. Comme s’il allait t’apporter la réponse à cette grande question sur ce qui venait de se passer entre ton meilleur ami et toi – et tu sais que ce n’est malheureusement pas 42 –, un truc pour te sortir de cette situation dont tu ne sais que penser au final. Parce que passée la gêne venue encrasser les rouages de votre amitié, c’est la suite que tu crains, rien qu’un peu. Tu ne sais pas ce qu’il faut dire. Tu ne sais pas ce qu’il faut faire. Pour un Capitaine de Division, tu te sens un peu stupide de perdre ton assurance habituelle. Mais cette fois, c’est différent. Parce que c’est un peu à cause de Jasmin, mais beaucoup ta propre faute aussi. Ton épaule tressaute légèrement quand la surface dure de son front s’appuie sur toi, et tu restes immobile, peut-être sans réaction. Tu écoutes le silence avec un soulagement. Tu es content qu’il ne dise rien, parce que toi, tu ne sais même pas quoi dire. Tu inspires lentement, expire, et ton cœur cogne contre ta poitrine à t’en faire exploser les joues d’embarras. Et t’as les mains moites aussi.

Tu n’attends pas une minute et Jasmin se décide à briser le silence. Il te croit fâché, et tu fronces les sourcils d’un air songeur. Pourquoi tu serais fâché ? C’est bête comme réflexion. Et tu finis par rire un peu. La situation est carrément ridicule. « Pourquoi je serais fâché ? » Et tu finis par tourner la tête vers lui, malgré ton malaise. Parce que t’as un peu peur que tout change si jamais il ne comprenait pas ce que tu voulais lui dire à travers tes baisers. Tu ne voulais pas tout gâcher. Et un peu comme pour tâter le terrain, tu essayes de te justifier. « Mais c’était bien hein… » Tu hésites. « Enfin, de mon côté. C’était agréable » Tu te sens complètement dépassé et ta bouche continue de débiter monts de bêtises qui te passent par la tête. « Un peu comme quand on dort ensemble tu sais. Je sais pas si tu vois. T’aimes peut-être pas ça, mais moi... » Tu regardes tes mains, agrippées à ton vêtement. « … j’aime bien. » Et tu attrapes ta tasse de thé comme le seul élément salvateur présent à portée pour occuper tes mains fébriles et arrêter ton sourire attendri. « Enfin voilà, je ne suis pas fâché. » Simplement, terriblement embarrassé.

Tu portes la tasse à tes lèvres, éloignant ton regard et ton esprit de cette situation en te plongeant dans le paysage en face de toi. Regarder Jasmin en face te demande un effort que tu n’es pas capable de fournir plus d’une minute. Tu venais de lui avouer ce que tu caches depuis quelques années alors il pouvait bien te pardonner de le fuir un peu. Sauf que Jasmin n’a aucune pitié. Tu l’écoutes silencieusement justifier son geste, le bout des lèvres dans le thé tiède sans que tu n’arrives à en boire une gorgée. Il n’a « pas réfléchi », il s’est « laissé aller », il l’a fait « parce que c’est toi ». Et qu’est-ce que tu étais censé comprendre à ça ? Qu’il n’a pas été dégoutté, parce que c’était avec toi et personne d’autre. Qu’il en « avait envie ». Et c’était bien la première fois que tu n’avais pas anticipé quelque chose. Et tu ne sais que penser de ça, parce qu’au final, tu sais ce qui rassure Jasmin, mais c’est tout. Tu essayes de deviner ses besoins, mais tu ne peux prétendre tout savoir de ses envies – et est-ce qu’il avait pensé une seule fois à ce que tu allais dire avant d’agir d’ailleurs ? Au final, tu n’es même plus tout à fait sûr de le connaitre aussi bien que ça.

Tu comprends ce qu’il veut dire, et avoir envie est quelque chose que tu ne blâmeras pas. Après tout, tu lui avais répondu sur le même ton. Peut-être pas pour les mêmes raisons. Les tiennes, tu vas les taire, de toute façon, tu trouvais en avoir assez dit. En revanche, celles de Jasmin te laissait complètement perplexe et tu finis par terminer ta boisson, poser la tasse sur le banc sur lequel vous étiez assis, et te tourner vers lui, déterminé à entendre de vive voix les siennes. « Alors ? Tu me dis ce que je dois en penser ? » Ta gène a momentanément disparu, envolée avec le thé. Si seulement elle pouvait rester où elle est, celle-là. « Parce que moi j’ai mes raisons, mais je ne te les dirai pas. » En même temps, ce n’est pas bien difficile à comprendre n’est-ce pas ? Mais tu n’es pas à la place de Jasmin, tu ne sais pas ce qui se passe dans sa tête. « Si c’est de la reconnaissance pour ce que je fais au quotidien, tu sais très bien que je ne me sens pas obligé. Je sais que j’exagère quand j’essaye de t’aider quand tu sais… ça ne va pas. Mais faut vraiment pas que tu me remercies. Surtout pas comme ça. C’est cruel tu sais. » Et cette réflexion qui passe tes lèvres souriantes, comme s’il y avait une raison logique au geste de Jasmin, la peur au fond du ventre d'en entendre la réponse.


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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Jeu 15 Sep - 17:32

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Il te demande ce qu'il doit en penser. Comme ça. Et toi, tu l'as regardé, un peu crédule peut-être, perplexe aussi, tu l'as fixé sans trop savoir ce qu'il voulait dire par-là. Comment ça, qu'est-ce qu'il doit en penser ? Tu n'es pas dans sa tête et tu ne peux pas très bien contrôler ce qu'il doit penser de tout ça, de ce qu'il vient de faire. A vrai dire, tu espérais presque que Shion te sauve de là, qu'il trouve une explication toute faite que tu aurais très bien pu acquiescer, parce que c'est ce qu'il sait faire, Shion, te sortir des situations difficiles, mais d'habitude, celles-ci ne le concerne pas. Là, il est en plein milieu voire il en est la cause et toi maintenant tu dois assumer tes actes, faire quelque chose, dire quelque chose et pourtant tu sembles complètement muet face à ce qu'il te dit, face à tout cela, face à lui. Et tu voudrais le regarder dans les yeux mais tu n'y arrives plus, non, alors tu les as baissés pour regarder de nouveau tes pieds, continuer les trous que tu étais en train de creuser. Il ne te dira pas ses raisons, non et ça te fait presque sourire, un peu, parce que tu sais que quand il dit non, c'est non. Tu sais qu'il est un peu tête de mule, voire beaucoup, que c'est un sacré défaut chez le capitaine des Ajisais mais tu ne peux pas vraiment y changer grand chose ; et s'il te dit qu'il ne te le dira pas, probablement qu'il ne te le dira pas, ça ne sert à rien d'essayer de chercher. Pourtant, tu voudrais qu'il te les dise, qu'il t'éclaire parce qu'autant toi que lui, vous avez partagé des baisers. S'il n'y avait eu que toi pour embrasser ses lèvres, tu veux bien assumer toutes les conséquences de cette acte ; mais il l'a fait aussi et tu trouves que c'est une belle solution de facilité que de prendre ainsi la fuite en refusant de parler de quoi que ce soit -mais peux-tu vraiment lui en vouloir ? Peux-tu vraiment juger quoi que ce soit quand ce que tu fais n'est pas mieux, hein ? Non pas vraiment.

Par ses paroles, tu te rends bien compte qu'il n'a pas forcément compris ce que tu venais de dire, ou ce que tu venais de faire et entendre le mot cruel traverser ses lèvres te fait relever le visage. Tu l'as blessé ? Tu lui as fait du mal ? Est-ce qu'il ne se sent pas bien ? Est-ce que tu as vraiment été cruel ? L'idée t'horrifie et ce n'est très probablement pas ce que tu voulais, oh non. Tu ne voulais pas qu'il interprète cela comme ça et ça te serre fort le cœur. Et tes yeux sont planés dans la neige qui te brûlent les rétines, et tu ne sais pas trop comment t'exprimer plus clairement, parce que tu sais que tu n'es pas vraiment doué avec les mots -et apparemment, avec les gestes non plus. Tu ne sais pas trop comment exprimer ce qui n'est pas vraiment clair pour toi non plus ; lui dire que ton cœur bat fort, lui dire que tu as peut-être encore envie de poser tes lèvres sur les siennes, lui dire que tu t'en fiches bien -d'une certaine manière- s'il veut te prendre dans ses bras ? C'est bien trop gênant pour toi et tu n'en serais de toute façon pas capable, c'est le genre de choses que tu ne dis pas, qui ne se disent pas et même si l'on te raconte souvent qu'il faut un début à tout, tu n'en serais de toute manière absolument pas capable, parce que tu n'as jamais eu l'occasion de le dire à personne, parce que ce n'est très probablement pas un endroit pour le faire, parce que tu n'es pas courageux et qu'il faut du courage pour raconter ce genre de choses, il faut savoir ce qu'on le veut, et toi, tu ne sais pas vraiment. Et t'as un peu secoué la tête. ; « Ce n'est pas de la reconnaissance. » que tu dis alors et tu te rends compte que peut-être, ça aussi ça peut être mal interprété alors tu relèves les yeux vers Shion pour le regarder, légèrement paniqué ; « Enfin ! Je te suis reconnaissant ! » Le contraire serait une ingratitude totale ; « Mais c'est pas ça... Et tu devrais arrêter de dire que je ne dois pas te remercier, de toute manière, parce que ce n'est pas vrai, tu mériterais que je te remercie mille fois tous les jours et tu le sais... »

T'as alors froncé les sourcils, voilà ta moue ronchonne qui revient ; « Je suis désolé, si tu as trouvé ça cruel.. Je ne voulais pas... C'est pas ça que je voulais... » oh non, ce n'est vraiment pas ça que tu voulais. Et tu n'es pas capable de donner de réponses à tes propres interrogations alors comment est-ce que tu pourrais expliquer à Shion ce que tu ressens vraiment ? Et tu te demandes bien ce qu'il doit en penser, maintenant. « Ce n'était vraiment pas... Je ne voulais pas te remercier comme ça... Je l'ai fait parce.. Parce que j'en avais envie. » c'est ce que tu réponds d'abord, mais tu sais que tu te répètes, tu sais que tu l'as déjà dit ; mais c'est peut-être l'explication la plus claire que tu puisses lui donner, parce que tu ne sais pas vraiment comment faire autrement, parce que tu ne sais pas vraiment pourquoi est-ce que tu l'as fait comme ça, sans réfléchir ; « Et aussi parce que c'est toi, bien sûr que c'est parce que c'est toi... Mais c'est pas parce que tu m'aides, pas pour tout ce que tu fais au quotidien, non.. » C'est pour beaucoup plus de choses que ça, n'est-ce pas ? Et tu es venu cacher ton visage dans l'écharpe, une nouvelle fois, comme pour étouffer tes paroles, pour cacher ta gêne et ton embarras ; « Je n'ai pas réfléchi aux conséquences, je pensais pas être cruel parce que tu es le seul avec qui j'ai envie de faire ce genre de choses. » et ça ne te ressemble pas, de ne pas réfléchir aux conséquences. Toi qui a pour habitude de tout compter, de tout calculer, te serais-tu pour une fois laissé emporter ? « Je me suis juste rendu compte à quel point... Tu fais toujours attention à moi et... Même avec l'écharpe aujourd'hui, et tes mains... et... » et tu as haussé les épaules. « Je crois que c'était la meilleure solution pour exprimer ce que je ressens. » et c'est ton courage que tu venais d'empoigner, et c'est tes joues rouges que tu venais de cacher dans la laine chaude et ce sont tes yeux qui ont fixé Shion et tu penses avoir dit beaucoup de choses, beaucoup trop et toi et les mots, vous n'êtes pas copains mais tu espères, oh oui, tu espères tellement qu'il a compris ce que tu voulais dire. Parce que tu ne saurais le dire autrement.
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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Mar 20 Sep - 16:48
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Tu n’en as peut-être pas l’apparence, mais tu stresses. Terriblement. Ou alors c’est une vilaine appréhension qui t’appuie sur le ventre et fait battre ton cœur, comme pour te rappeler que « coucou, elle est passée où ton assurance de Capitaine maintenant, Bisounours. » Parce que t’es un peu comme ça. Tu réagis un peu au feeling et jusque-là, ça avait toujours marché, alors qu’est-ce qui changeait de d’habitude ? Si ce n’est que ton meilleur ami t’a embrassé, et que tu as répondu peut-être un peu trop spontanément en croyant à une ouverture quelconque, un signe qu’il était peut-être, au fond, dans le même schéma de pensées que toi. Et finalement, tu as fini par douter, rien qu’un peu, qu’il ne pense pas à la même chose que toi, et ça, c’est cruel n’est-ce pas ? Cruel de te donner des signes qui se révéleraient complètement mal interprétés – tu finirais tellement déçu si c’était le cas. Parce que t’es vraiment pas comme ça avec tout le monde, même si tu t’efforces d’avoir une certaine équité. Jasmin, c’est Jasmin. Et il occupe une place un peu particulière.

Quand il te dit que ce n’est pas de la reconnaissance, ton visage se tourne lentement vers lui. Tes sourcils se sont un peu levés, signe de ton incompréhension totale à ces mots balbutiés avec malaise. Et voilà la moue boudeuse et l’air ronchon qui reviennent. Cet air mécontent qu’il a toujours quand il n’arrive pas à se faire comprendre et que tu connais si bien. Tu le vois. Tu vois qu’il a envie de dire quelque chose mais qu’il n’y arrive tout simplement pas. Et tu te dis qu’un pouvoir comme la lecture dans les pensées t’aiderait bien de ces situations pareilles, rien qu’un peu.

Il te dit que ce n’est pas parce que tu es comme ça avec lui qu’il a agi de cette manière.
Il te dit que c’est parce que tu es le seul avec qui il a envie de faire ça.

Et ton cœur rate un battement alors qu’il continue. T’es cruel Sumi, penses-tu. Parce que tu ne sais toujours pas si vous êtes sur la même longueur d’onde, que ça te fait un peu peur et ton visage se mélange dans une expression à la fois gênée et inquiète alors qu’il se cache dans ses écharpes. Peut-être n’a-t-il pas compris ce que tu lui as dit ou partiellement avoué – ou pas avoué du tout en fait, mais tu es persuadé d’avoir été clair dans tes baisers ? Tu sais que tu es tellement tête de mule que tu ne lui diras jamais ouvertement, ou alors pas maintenant. Et tu n’as même pas répondu à Jasmin.

Parce qu’il n’y a rien à répondre.
Pas avec des mots.

Et c’est peut-être ça qui a motivé ta main. Celle qui s’est posée sur la couche d’écharpes qui entoure son cou, qui te réchauffe agréablement les doigts. Celle qui l’a approché de toi, celle que tu ne contrôles pas. Et tu commences à peine à réfléchir à ce geste que tes lèvres se sont déjà posées sur les siennes, étirées dans un sourire dont tu n’arrives pas à te défaire. Tu ne sais pas si le message va passer, tu t’en fiches. Et tu souris en sentant les gerçures de ses lèvres contre les tiennes, leur chaleur qui fait emballer ton cœur, et peut-être que pour une fois, t’as envie d’être égoïste. Tout simplement. Tu recules doucement, de quelques centimètres, le bout de vos nez gelés se frôlant encore, et tu l’observes à nouveau. Et tes yeux crient, ils crient ce que ta bouche ne veut pas dire. « Moi aussi j’avais envie. » Et ils supplient Jasmin de comprendre.


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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Mer 5 Oct - 11:34

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Tu ne t'attendais pas vraiment à une réponse de la part de Shion, à vrai dire tu t'imaginais qu'il allait tout simplement se lever pour continuer votre découverte du temple -enfin, ta découverte du temple parce que tu es celui pour lequel ces choses ne sont qu'abstraites ou vues dans les livres alors quand tu as vu qu'il tendait le bras vers toi, que sa main s'est logée dans l'écharpe qu'il avait noué plus tôt autour de ton cou, tu as été surpris -prenait-il des précautions, encore, toujours, pour éviter de te toucher, de t'effleurer ? et tu ne fus que plus surpris encore quand ses lèvres suivirent le mouvement. C'était un peu comme une scène au ralenti, un de ces trucs que l'on voit dans les films, comme si tu avais eu la chance d'observer l'expression qui passait sur le visage de ton meilleur ami -peux-tu toujours l'appeler ainsi ? alors qu'il se penchait sur toi. Il y a peut-être quelques mois encore, tu ne l'aurais jamais laissé faire -et tu ne l'aurais jamais fait non plus pourtant voilà que vos lèvres l'une contre l'autre se réchauffent comme elles le peuvent et le sourire sur son visage ne peut que faire écho au tien -toi dont le sourire est pourtant rare et tu as le rouge aux joues comme le feu aux lèvres et le souffle qui s'en échappe n'est plus qu'une épaisse fumée et tu ne sais pas, tu ne crois pas -ou peut-être que tu sais, certainement que tu as compris. Et peut-être que tu es venu poser tes lèvres sur le bout de son nez trop froid, comme pour le réchauffer, comme pour... tu ne sais pas -tu t'es laissé porter, un peu. Et tu ne sais pas. Tu ne sais jamais, de toute manière. Tu as passé tes bras autour de lui, autour de sa taille, tu as passé tes bras là pour les nouer dans son dos, pour le tenir contre toi, pour le serrer fort, très fort, pour ne jamais le laisser partir -comme s'il allait tomber, comme s'il allait s'envoler et tu as posé ton visage contre son épaule, un peu, mais les écharpes autour de ton cou ne sont plus qu'une sorte d'oreiller caressant probablement la peau de Shion alors que la moitié de ton visage y est enfoui. Et t'es heureux. Tu es heureux et on peut le dire parce que le sourire que ton visage porte pourrait faire fondre la neige.

Et il te dit qu'il avait envie. Lui aussi. Il le voulait. Ca te surprend très probablement, oui, encore une fois. Parce que finalement, tu ne t'attendais pas à ce que ce soit vraiment ça -et quand tu y réfléchis, que voulais-tu que ce soit d'autre ? Pourquoi t'aurait-il embrassé s'il n'en avait pas envie ? Pourquoi est-ce qu'il aurait cherché tes lèvres plusieurs fois si ce n'était pas parce qu'il voulait t'embrasser aussi ? La réalisation soudaine de la chose te fait rougir -encore, toujours parce que de toute manière tu n'as de cesses de rougir pour la moindre chose encore plus quand il s'agit de ça, quand il s'agit de ces choses. Tu te serres alors contre lui, c'est drôle, tu ne sembles pas dégoûter par le contact pour le moment,t u ne sembles pas avoir envie de mourir simplement parce que tu l'as effleuré et tu laisses ton corps se réchauffer contre le sien dans l'étreinte que tu voudrais douce, presque tendre et juste tu te serres contre lui, juste tu laisses ton coeur se réchauffer contre le sien. r -et tu te demandes alors s'il sent le tient qui bat fort, parce que toi, tu ne l'as jamais autant senti qu'aujourd'hui tout comme tu n'as jamais senti tes joues autant chauffer et ça ferait presque mal tellement ça brûle. Mais c'est appréciable. Tu crois. Tu en as l'impression. « C'est gênant... » et tu laisses tes mots se dessiner dans les airs en souffle alors que tu caches ton visage contre lui alors que tu espères qu'il ne te voit pas, pas du tout, alors que tu espères qu'il ne fait que deviner le visage que tu peux avoir. Et tu avoues, honteux peut-être, certainement, te cachant un peu plus contre lui ; « C'était mon premier baiser... » Tes premiers baisers, maintenant.
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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Mar 18 Oct - 21:56
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Tu ne sais pas ce qui t'as pris, ce que Jasmin a compris quand ton baiser a voulu donner un geste à ces mots que tu ne peux prononcer. Alors tu es un peu resté en suspens comme flottant sur un nuage de coton sans savoir quoi ajouter. Mais Jasmin te répond, il t'embrasse le bout du nez et tu trouves ça aussi surprenant qu'adorable quand tu y penses. Parce que quand ça vient de n'importe quelle personne ça te ferait sourire, quand ça vient de Jasmin il y a une espèce de truc en plus qui te fait fondre. Il reste silencieux mais tu crois deviner, et quand il aventure ses mains dans ton dos, qu'il te serre contre lui comme si tu allais t'envoler dans un nuage de fumée, tu es surpris et terriblement embarrassé. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il fasse quelque chose d’aussi peu habituel maintenant. Tu caches un peu ton visage dans ta main avec l'impression que tes pommettes te brûlent par ce contact inopportun qui pourtant n’est pas pire que celui de vos lèvres. C'est quelque chose que tu n'aurais jamais pensé de lui, toi qui avait pris tes précautions pour respecter son dégoût du contact, te voilà pris, attrapé.

Et entre tes doigts, tu le regardes trouver sa place contre toi comme si c'était le seul endroit où il se sent véritablement en sécurité. Ton sourire est un peu bête, parce que tu es gêné de ce contact, parce qu'il est agréable et qu'il te réchauffe aussi. Alors pour ne rien laisser t'échapper, tu lui réponds lentement, tâtant peut-être un peu le terrain pour savoir si tu pouvais toi aussi l'enlacer. Avant même que tu t'en rendes compte, tes bras sont déjà entre ses omoplates et ta main encore présente sur la couche d'écharpes glisse jusqu'à la base de ses cheveux. « Tu te caches ? » Plus qu'un simple ça va, tu préfères qu'il dise quelque chose, que tu ne penses pas qu'il fuit ce qu'il venait de laisser éclore entre vous.

Il ne te repousse pas et tu dois avouer que tu en es un peu soulagé. Peut-être que si tu avais amorcé un baiser derrière son oreille, avec cette parcelle de peau que tu peux voir au-dessus des écharpes qui te nargue, il aurait fui, aurait paniqué et serait sans doute parti. Mais tu t’es retenu, même si tu aurais bien aimé y déposer le bout des lèvres. Tu souris en l’entendant pouffer, parce que c’est rare et que le voir rire, ça te rend heureux. Il est gêné, et toi aussi. C’est bien, vous avez l’air tous les deux bêtes. Et tu ris un peu, pour passer ta gêne, parce que comme Jasmin, tu n’aimes pas ne pas contrôler ce qui se passe.

Il te répond simplement qu’il est gêné. Que c’était son premier baiser. Et tu ne peux pas contrôler ce que dit Jasmin, ni l’embarras qui se dessine sur ton visage. C’étaient ses premiers baisers. Tu étais celui qu’il avait embrassé en premier. Plus que ça, tu étais sans doute la première personne qu’il tenait ainsi – en dehors de sa propre mère – et tu es aux anges. « Oh.. » Tu souris, ne sachant pas trop quoi dire, touché par ces simples mots, et tu aventures quelques doigts entre les mèches de son cou, et tu le serres un peu plus contre toi, la chaleur de son corps est agréable et tu ne penses plus du tout au froid ambiant qui vous entoure. « Ca me fait plaisir… Enfin. Tu vois ce que je veux dire ? » Tu ne sais pas vraiment si tu es très clair, et tu le cales dans le creux de ton cou, espérant pouvoir lui embrasser le haut du crâne sans pour autant le faire. Et une question te taraude l’esprit. « Je ne t’appelle plus meilleur ami alors, c’est ça ? ». Et tu te dis que tu pourrais l’appeler comme tu veux au final. Tu as un petit rire, un peu taquin, un peu mutin, alors que tu continues : « Qu’est-ce que tu dirais de ‘Chéri’, ‘mon Canari des îles’, ‘Honey’ ? ‘Sugar’ ? » Tu ne résistes pas à l’envie de faire cette blague et tu ris d’avance en reprenant. « Flour, egg, ½ lb butter, pour into pan, preheat to 360° ? » D’accord. Tu es en partie fier de ta bêtise. « Pardon, pardon. » Ça te fait rire, ça te libère de ta gêne et peut-être que ça te permet de reprendre  un peu de sérieux. « My liefde ? Peut-être. » Tu essayes de placer le peu d'afrikaans que tu connais, si ce n'est pas le seul mot à vrai dire et tu le fixes sans vraiment savoir si tu as bien prononcé ou pas. « Désolé, j'ai pas encore bien bachoté l'afrikaans ... C'est tout ce que je sais dire. » Tes doigts jouent un peu avec ses cheveux, c'est agréable et tu te perds un peu dans tes pensées, malgré le froid qui te mord le cou.


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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Mar 25 Oct - 17:39

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Et ses doigts dans ta nuque te font légèrement frissonner et tu as fermé les yeux doucement sous le geste, tu as inspiré légèrement mais tu t'es laissé faire -des efforts, tu dois faire des efforts n'est-ce pas ? Et très certainement que tu prendras une douche ce soir et que malgré tout, tu frotteras fort fort  parce qu'on ne sait jamais quand même et que ca trotte toujours un peu dans le fond de ta tête. « Tu peux être fier même si tu veux... » que tu le taquines un peu -que tu essayes en tout cas de le taquiner. Et la question qu'il te pose te fait rougir de plus belle alors que tu viens mettre une main sur ton visage pour en cacher ce qu'il en reste avant de rire un peu, certainement pour cacher ta gêne ; « Tu peux m'appeler comme tu veux... » dis-tu alors avec un léger sourire, caché dans le cou de celui que tu peux maintenant appeler ton amant. Et tu lui donnes beaucoup de droit, et tu le laisses faire ce qu'il veut, comme il veut, parce que c'est un peu comme ça qu'il faut faire non ? Il peut bien être fier d'avoir eu tes premières fois et il peut t'appeler comme il veut parce que ce n'est pas vraiment ce qui est important, ce n'est pas ça qui compte -ce n'est pas ça qui compte à tes yeux, non, c'est quelque chose de plus important que ces simples sentiments, que de simples mots et ça se trouve plus précisément au fond de ta poitrine, mais ça, tu ne sauras jamais vraiment le dire comme il faut.

Et les surnoms fusent et tu ne sais pas si tu dois te sentir heureux ou gêné d'entendre ce genre de choses et peut-être que tu es plus gêné qu'heureux de t'entendre appelé canari des îles et peut-être même que plus que la gêne, c'est une sorte de désespoir qui prend place sur ton visage. Quand tu disais qu'il pouvait t'appeler comme il le voulait, tu n'étais pas sûr de penser à tout ce tas de surnoms mais s'il veut jouer à ça, tu es certain que tu peux piocher dans ton imaginaire pour sortir des petits lapins en sucre et d'autres choses que tu as entendu ici et là ou que tu as pu même lire ou voir dans des films -et dieu sait qu'il y a des choses ridicules dans les films que tu peux regarder, parce qu'il faut avouer que tes goûts en matière de cinéma laissent très probablement à désirer, mais ce n'est pas comme si cela t'était important. Il y a un semblant de recette qui se glisse dans tout ça et de ton désespoir né un petit rire amusé, parce que quand même, Shion il te fait rire, il sait comment détendre l'atmosphère et en quelques secondes, ta gêne semble s'être dissipée -mais ce n'est probablement qu'une impression.
Au milieu de tout cela, c'est un peu de chez toi qui te traverse le tympan et ça te fait immédiatement relever la tête vers le blond. Tu as haussé les sourcils, un peu surpris très certainement et même si la prononciation était teintée de son accent japonais, tu t'en foutais bien royalement -ce n'est pas ce qui est important, n'est-ce pas ? Et il y a même un rire qui est venu te prendre la gorge alors que tu as haussé les épaules ; « Tu n'es même pas vraiment obligé de travailler ça tu sais... C'est pas comme si je travaillais beaucoup mon japonais non plus.. » et peut-être que tu devrais commencer à faire des efforts pour masquer ton égoïsme certain. « Mais comment ça se fait que tout ce que tu saches dire c'est "mon amour" ? » est la question te traverse les lèvres avec un léger ton amant ; après tout, tu entends toujours dire partout que ce que l'on apprend en premier sont les insultes. « Si tu l'as retenu, c'est que tu l'as cherché... » Dis-tu alors et t'es peut-être un peu jouer, peut-être un peu taquin avec lui et peut-être que oui, ça t'amuse -et peut-être aussi que voir vos rôles inversés en quelque sorte, pour quelques secondes, ça te fait plaisir et tu souris alors, amusé -heureux ? « Mais du coup... » Et c'est là que la question gênante se fait sentir, que tes joues reprennent une couleur rouge et que tu pinces tes lèvres avant de demander ; « Ca fait longtemps que.. Tu sais. » et c'est encore dur de mettre des mots là-dessus sans rougir à tout va, sans vraiment se sentir gêner, sans que le coeur ne s'emballe et tu le regardes en espérant qu'il comprenne que ce que tu veux demander c'est si ça fait longtemps qu'il t'aime -et en même temps, tu te sens un peu stupide, un peu trop curieux à demander ce genre de choses et tu n'es même pas certain qu'il te répondre vraiment, hein ? Et pourtant, tu t'y risques. « Que tu m'aimes ? » et tu l'as dit; mais ce ne fut pas facile, pas vraiment et tu t'en veux presque de l'avoir posée.
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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Mer 26 Oct - 12:23
судьба
I'm paralyzed, am I hypnotized? 'Cause I can't see straight at all tonight. And you're standing right here, are you standing right here?
Tu n’arrives pas à mesurer le bonheur qui fait battre ton cœur à cent à l’heure, et peut-être que tu auras un peu l’air bête ce soir en rentrant, peut-être aussi qu’on allait te poser des questions, questions que tu esquiveras certainement d’un « je suis fatigué » pas trop convaincant à l’image du coup de la migraine. Ton regard croise celui de Jasmin quand il relève la tête et tu es aussi surpris que lui à vrai dire. C’était si imprévisible que ça que tu lui dise quelques mots d’Afrikaans ? Vraiment ? Là tu te dis que tu aurais peut-être pu sortir quelque chose d’encore plus évident, un « je t’aime » dans sa langue natale peut-être, mais pris de court, tu n’avais pas eu le temps de chercher et tu avais fini par oublier de le faire. Tu souris à Jasmin, tes mains se croisant dans son dos doucement. « Je me sens pas obligé. J’étais curieux, je voulais savoir si c’était difficile à apprendre. » Tu te grattes la joue de ton index d’un air gêné que tu caches en tournant la tête à l’opposé du champ de vision du Sud-africain. Parce qu’il a appuyé là où ça fait mal et que franchement tu te sentais un peu bête, surtout parce qu’il continue à t’embêter sur ce sujet. « Euh… Je sais pas. C’est le seul truc que j’ai retenu. » C’est surtout la première chose que tu as cherché dans un traducteur n’est-ce pas. Et t’as rougi d’un coup, balbutiant d’un ton incertain quelque chose pour reprendre un peu de contenance, un peu de fierté : « Va pas croire que… enfin voilà. » Shion, tu te couvres de ridicule. « C’est le seul truc qui me reste et puis c’est tout. Arrête d’essayer de me tirer les vers du nez. » Et tu lui tires la langue. Na ! Comme un enfant. Ah il est beau le Capitaine.

Mais non. Jasmin continue. Il veut savoir. Et tu te sens un peu con. Tu ne lis pas dans les pensées de Jasmin – qu’est-ce que tu y trouverais, tu ne sais pas, mais ça serait rigolo de le savoir. Enfin tu crois – Et Jas' qui continue de te taquiner sans pitié, comme si tu n’avais pas assez honte comme ça. « Oui bon, je l’ai cherché, d’accord. » Tes joues rosissent et à en juger par la chaleur qui s’en dégage, ce n’est pas vraiment à cause du froid. C’est pire quand Jasmin te ramène à tes paroles et que tu croises son regard, ses joues aussi roses que les tiennes sans doute. Tu te dis que t’es bête, et que tu aurais peut-être mieux fait de garder ça pour toi. Il te demande si ça fait longtemps et tu est pivoine quand tu caches ton visage derrière ta manche en te tapant le front d’un air de dire « pourquoi j’ai lancé le sujet ». Tu te stoppes, tu soupires, regardes la neige à tes pieds. Et puis tu te sens tellement ridicule que tu te mets à rire, te cachant derrière ta manche une nouvelle fois. T’es plus à ça près. « En vérité, ça fait déjà deux ans que je le sais, mais j’ai jamais eu l’occasion de le dire. C’est que des mots comme ça, on ne les sort pas à son meilleur ami tu vois. » Tu souris doucement, presque tendrement, et tu l’observes, ramenant ta main dans son dos. « Et là, c’était l’occasion. » Deux ans, c’était quand même long.


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MessageSujet: Re: Et des idiots comme nous. | pv : Jasmin (terminé) Mer 26 Oct - 16:49

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Il avoue avoir cherché le mot et toi peut-être que tu prends un petit air triomphant, parce que t'es content, parce que tu l'as fait cracher le morceau, parce que tu l'as juste entendu le dire et ça a suffit à soulever le coin de tes lèvres en un fin sourire. Et ses joues sont rouges -probablement aussi rouges que les tiennes et vous avez probablement l'air de deux vrais idiots, là sur votre banc, dans le froid, à vous dire des choses que vous n'auriez peut-être jamais dites ailleurs. Et toi t'as un peu haussé les sourcils de surprise à ce qu'il t'avoue et tu répètes un peu ses mots ; « Deux ans ? » comme si tu t'attendais à ce qu'il te dise quelque chose de différent, probablement moins loin dans le temps parce que tu n'avais rien vu, rien remarqué, parce que tu n'y avais probablement pas fait attention, parce que ce n'est pas quelque chose qui avait traversé ton esprit, la possibilité que Shion éprouve pour toi des sentiments, des sentiments que tu partages et tu n'aurais jamais pensé que ce soit vrai, que ce soit possible alors tu avais probablement effacé ce genre de pensées, un peu comme si Shion n'en viendrait jamais à t'aimer puis en même temps, tu trouves ça mignon -est-ce que c'est vraiment le mot et tu esquisses un sourire quand il te dit que c'était l'occasion, quand il te regarde, quand il sourit et alors tu voudrais chasser toute la gêne qui se fait voir sur ton visage et tu te lèves soudainement, brusquement, libérant le corps de Shion de ton emprise -de ta chaleur et le froid peut-être s'empare de lui comme il s'empare de toi. Mais tu ne t'en vas en courant comme tu aurais pu le faire précédemment parce que la situation est trop dure à affronter ou tout simplement trop gênante, oh ça non, et simplement, malgré une hésitation certaine, probablement visible sur ton visage, tu lui tends la main. Tu es prêt, tu le crois en tout cas, tu l'espères, tu veux bien essayer et tu lui dis alors ; « On finit notre tour, my liefde ? » et peut-être que oui, tu le taquines encore un peu avec ça et en même temps, t'as presque envie de lui dire que ça te fait tellement, mais tellement plaisir rien que de l'avoir entendu dire ça une fois, et alors, t'as souris, encore une fois -tu souries bien trop pour toi, mais ce ce n'est bien que pour lui.
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