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30.01.2017 : Shinrin Yoku est de retour ! ♥ Un nouveau thème, l'ère Neoboros, refonte des prédéfinis... Venez découvrir notre màj !

contexteShinrin Yoku, institut de magie d'excellence, est prêt à vous accueillir ! Dans une période de crise où vous autres, Magis, êtes les cibles du virus M, Shinrin Yoku vous promet sécurité et encadrement au sein de son île à la pointe de la technologie magique. Vous y serez suivis au quotidien par un personnel compétent et expert dans son domaine - nous sommes après tout les pionniers de la recherche scientifique sur les Yajuus. Médecine magique, Forces spéciales, Métiers de l'art, les parcours proposés sont nombreux et vous assureront un emploi à la fin de vos études, le tout dans un environnement unique en son genre !
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Intrigue

Il y a peu encore, Neoboros était un nom qui faisait rêver de nombreuses personnes. Cet organisme nous avait laissé croire que le problème des Yajuus et du Virus M pourrait être résolu grâce à leurs médicaments. Cela aurait pu être une bonne chose. Mais il semblerait que tous les grands noms cachent leur secrets.

Un scandale.On ne s'est rendu compte de rien, alors que sous notre nez. Sous nos nez, les Magis disparaissaient, tous les jours. Nous n'avions plus aucune nouvelle des habitants de Shinrin Yoku. Ils n'avaient plus aucune nouvelle de nous.

Et désormais, Neoboros s'est emparé du pouvoir.

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Tears flow over mad souls [Rory - terminé]
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MessageSujet: Tears flow over mad souls [Rory - terminé] Lun 20 Mar - 14:12
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•• Flashback // Heure du déjeuner.
C’était trois grands coups frappés à la porte de sa cabane avec toute la force dont tu disposais, quelques mots gueulés un peu trop fort, de façon brutale parce que c’était lui que tu venais chercher aujourd’hui. De force puisque de gré il ne s’était pas présenté à son cour du matin. De force parce qu’il s’agissait de Rory, et c’était toi parce que tu pourrais en profiter, savourer un peu. Pour une fois. Oh bien sûr, pas grand-chose, un encas à peine et encore ; mais ça te ferait du bien. Parce qu’il le méritait tout ça au fond, parce que tu te laissais submerger presque volontairement par ta rage et ta tristesse aussi. C’était toi, c’était lui, et c’était si moche de constater à quel point ça avait mal tourné. Vous aviez tout perdu. Mais toi t’étais là, encore assez gentil pour ne pas défoncer la porte et lui faire payer les réparations. Assez gentil pour le prévenir qu’il avait intérêt à ouvrir s’il ne voulait pas s’en manger une quand il aurait daigné bouger jusque l’entrée. Jusqu’à toi.

C’était toi cette porte ouverte finalement, ce regard un peu blasé scrutant la pièce, ces quelques pas en direction de sa chambre -que tu devinas facilement tant Franz t’en avait dit à son sujet-. T’avais pas le droit d’être là Jazz, t’en avais parfaitement conscience. Mais t’en avais rien à foutre non plus, vraiment plus rien à foutre. Et peu importe ce qu’il en dirait, ce qu’ils en penseraient. Qu’ils aillent tous se faire foutre, sérieusement. Ce fût ton poing contre le bois de sa piaule cette fois, plus puissant que tout à l’heure, un coup de pied même qui fit la fit légèrement trembloter. Et tu répétas quasi mécaniquement les mêmes mots, les mêmes phrases. Et tu juras dans ta barbe que s’il n’ouvrait pas, parce que tu savais qu’il était là, Ambros te l’avait dit quand tu l’avais croisé, tu te chargerais de le démonter comme il se devait.

Puis Rory ouvrit, se montra, fatigué à ses yeux énervés.
Et c’était son poing qu’il s’était empêché de lui envoyer en plein visage, pas pour éviter les ennuis, mais pour se dire qu’au moins il aurait fait quelque chose de juste aujourd’hui et qu’il n’était pas qu’un connard aux envies assassines quand ça concernait Rory. Rory et Franz, parce que finalement tout était lié, ils l’étaient et le resteraient toujours pour lui. Mais ça n’était pas vraiment le sujet.

T’as intérêt à ramener ton cul en salle de perm’ de 16 à 18, t’es collé. Et si t’y es pas je viendrais t’chercher par la peau des couilles. Courte pause pendant laquelle il l'avait toisé de haut en bas, dans tout l'irrespect qu'il éprouvait pour lui. Il avait arqué un sourcil. Clair ?

On l’avait rarement vu aussi glacial, mais il savait que ça ne l’impressionnait plus. C’était juste devenu naturel dans leur relation et c’était pas prêt de changer. Dernier regard noir pour l’Ajisai, puis il avait tourné les talons, s’était volatilisé sans un mot de plus laissant entendre pour seule preuve de son départ le claquement brutal de la porte d’entrée.

•• Fin du flashback // Seize heures.
Claquement de langue agacé, tu l’attends adossé contre la porte de la salle de permanence en ronchonnant. Comme d’habitude. Pas un regard pour les quelques élèves qui passent par-là, t’as le regard dans le vide et la moutarde qui te monte pas mal au nez.




HRP : Avec tout mon amour, j'espère que ça te conviendra ♥
Et j'ai pas posté dans une catégorie précise parce qu'ils vont bouger certainement so... Dites-moi si ça dérange et j'aviserai x)


Dernière édition par J. Hiroki Kamiyoshi le Mer 3 Mai - 15:17, édité 2 fois
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Tears flow over mad souls [Rory - terminé] Mar 21 Mar - 20:19


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Il est mort dans cette chambre, Rory. Il est mort dans ta chambre à toi, pas dans celle d'Ambros, pas dans la sienne, la tienne, Rory. Parce que ce n'était pas drôle sinon, n'est-ce pas ? Ce n'était pas drôle si tu n'avais pas eu à nettoyer chaque centimètres carrés de cette chambre, si tu n'avais pas eu cette odeur de mort pendant des jours, ce n'était pas assez monstrueux comme ça, d'avoir fait tout ce que tu avais fais avec lui dans cette chambre, il fallait que tu souilles tout, que tu détruises le peu de souvenirs que tu avais de lui, il fallait que tu détruises tout, n'est-ce pas, Rory ? Car c'est plus simple de tout détruire, c'est plus simple de se rendre compte que tu as tout foutu en l'air, jusqu'au bout, n'est-ce pas ? Vous avez commencé cette relation dans cette chambre, vous avez joué de cette relation dans cette chambre, vous avez terminé cette relation dans cette chambre... et tu mettais fin à sa vie dans cette chambre.

Tout était lié à cette chambre.
Tout le sera toujours.
Et tu devras le supporter, tous les jours.

Tu ne dormais plus dans ce lit, il y avait trop de souvenirs qui remontaient à la surface quand tu dormais dans ce lit, alors tu restais souvent assis par terre, contre le lit, certes, mais assis par terre, des fois, tu t'effondrais de fatigue, t'effondrais en larmes, aussi, souvent. Très souvent même. Et bientôt, Franz rejoindrait ta peau, quelque part, pour ne pas que tu l'oublies, avant que ta mémoire te joue des tours. Tu ne voulais pas oublier que tu l'avais assassiné. Parce que c'était ce qu'il s'était passé, n'est-ce pas ? Tu l'avais assassiné.

Tu étais un assassin.
Un meurtrier.

Les coups sur ta porte te font relever la tête, et tu te lèves, l'ouvres et fronces les sourcils devant ton visiteur. Peut-être voit-il que tu as les yeux rouges, cernés, fatigués. Peut-être voit-il que tu es mal, peut-être voit-il que tu as dégueulé il y a de ça même pas une demie-heure... quelle heure est-il ? Pourquoi t'es collé ? Tu serres les dents quand il part, fier de lui. Tu sers les dents en claquant ta porte, soudain énervé, et non plus triste et détruit. Comme s'il pouvait t'impressionner, comme s'il pouvait te faire peur, comme s'il avait quelque chose à dire.

Alors tu as pris une douche, longue, sûrement trop, assez pour que ta peau rougisse sous l'eau bouillante, assez pour que tu étouffes sous la chaleur. Et tu as enfilé ton uniforme, ton uniforme qui te semble un peu grand, quand tu l'enfiles, car tu as perdu du poids. Tu as déjà perdu du poids à cause du virus, et tu en as perdu encore plus avec... Franz. Tu ne veux pas y penser, il ne faut pas que tu y penses, Rory, sinon tu vas pleurer de nouveau, tu vas de nouveau pleurer, n'est-ce pas Rory ? Enlève cette humidité de tes yeux si verts, enlève ces larmes de tes paupières, respire et n'y pense pas, n'y pense plus. Respire Rory. Respire avant d'étouffer, respire avant de te noyer sous tes remords et tes regrets, respire avant de te noyer sous le sang de Franz qui n'a toujours pas quitté tes mains, qui ne les quittera jamais.

Tu arrives bien plus vite que tu ne le pensais en salle de permanence, tu arrives même en avance, les mains dans les poches, le regard hautain, la tête haute. Car rien ne t'atteint, n'est-ce pas Rory ? Rien ne doit t'atteindre. En choisissant le parcours que tu as choisis, tu ne dois pas flancher, tu ne dois pas montrer que tu peux flancher, tu dois montrer qu'il faut assumer ses actes. Tu dois montrer l'exemple, n'est-ce pas, Rory ? Au moins pour ça.

— J'suis là, lâches-tu en arrivant devant lui.

Et tu le juges autant qu'il te juge. Et tu l'observes avec cette même haine que vous partagez l'un pour l'autre. Et tu serres les dents, prêt à accepter la potence.

Car c'est tout ce que tu mérites Rory.
La potence, pour les meurtriers.


HRP : On va réussir à survivre à ce rp, n'est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Tears flow over mad souls [Rory - terminé] Ven 24 Mar - 21:54
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J'suis là. Tu sais pas vraiment si tu dois t'en réjouir, alors tu mets un moment à relever la tête pour planter tes yeux bleus dans les siens. Bleus comme le ciel avec ces nuances grisées des jours nuageux, un peu vides de vie comme si la mort était passée par là, comme si t'avais oublié que c'était pas toi qui n’était plus. Et c'est un peu le cas, tu sais plus vraiment si t'es vivant ou si t'as crevé en même temps que ton cousin, ou en même temps qu'Haru dans cet accident de voiture y a deux ans. J'suis là, c'est comme pour te dire que tu auras beau faire ce que tu voudras ça changera rien, c'est terminé. Et c'est pour te foutre un peu plus dans la gueule que c'est pas lui qui a crevé, finalement. J'suis là, c'est toi qui l'a cherché cette fois, et tu regrettes déjà sa voix. Tu veux le frapper.

Suis-moi.

Mais tu ne peux pas.
Alors tu fourres tes poings dans la poche avant de ton sweat et tu te contentes de marcher. Marcher, penser, ruminer, en silence pour tenter d’oublier et de calmer tes nerfs que tu peines pas mal à contrôler. Marcher tu sais pas vraiment où, avec lui tu sais pas vraiment pourquoi. T’es allé le chercher ce matin, le provoquer ce matin, alors que t’aurais pas dû. C’était pas respectueux, Jazz, parce que tu l’as vu quand il a ouvert sa porte. T’as vu ses cernes, t’as vu ses larmes et t’as vu ce T-Shirt trop grand pour lui, qui lui allait parfaitement avant. Un T-Shirt de Franz, du peu dont tu te souviens, vous l’aviez acheté ensembles lors de votre dernière virée shopping quelques mois auparavant. Quand tout allait bien. C’est tellement égoïste. Loin de toi l’envie de lui faire la conversation, mais ça t’échappes, sèchement, alors que vous passez après dix longues, très longues minutes, la grille de l’institut. Et vous marchez encore, lui certainement un peu en retrait sans que tu y prêtes la moindre attention, en silence parce que tu laisses le temps aux informations de trouver le bon chemin et à tes mots de se former, parce que tu veux pas t’exprimer mais que tu peux pas t’en empêcher. Tu vas t’laisser crever et t’espère que ça changera quelque chose ? Qu’on lui pardonnerait peut-être, ou que seul Franz le fasse. Sans doute. Ça changera rien au fait qu’t’es un assassin, Blaise. Avant c’était Rory. Ça changera rien du tout. Et ça t’es pas encore capable de lui pardonner.

Tu sais pas si c’est pour l’encourager.
Tu sais pas si c’est parce que t’avais de l’estime pour lui avant.
Tu sais pas, tu sais plus.
Mais tu lui dis quand même parce qu’il a pas le droit de mourir Rory, pas comme ça, après tout ça. Il a pas le droit parce que ce serait gâcher la vie de Franz, pas vrai ? Parce que t’es pas d’accord avec ça, tout simplement. Et après c’est lui l’égoïste.

Pauvre merde.

La tension qui grimpe d'un cran, tu sers plus fort tes poings dans ta poche puis laisse le silence s'installer de nouveau. On entend désormais plus que les bruits de vos pas désordonnés sur les gravillons. Ton regard se lève vers le ciel une seconde et tu offres une pensée déboussolée à ton cousin, ton si cher cousin. Et tu repenses à tous ces petits instants heureux, même si c'était toi et que tu parlais pas beaucoup. Vous vous étiez énormément rapprochés ici et tu lui devais beaucoup, une grande partie de ton deuil après l'accident d'Haru.

T'es allé le trouver ce matin alors que tu connaissais son état, que t'avais vécu à une mort près la même chose et que toi t'aurait pas apprécié.
T'aimerais comprendre pourquoi t'as fais tout ça.
Pourquoi t'es toujours aussi con.

Je suis désolé.
Si seulement tu l'étais.




HRP : Non non, on est déjà mortes je crois ? ;;
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Tears flow over mad souls [Rory - terminé] Ven 24 Mar - 22:22


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Tu t'exécutes sans réfléchir, comme un pantin, parce que tu n'as pas le droit de lui refuser quoique ce soit, tu n'as pas le droit de partir, de détourner les talons. D'un car c'est ton professeur, de deux parce que c'est le cousin de Franz, et que tu as assassiné Franz. Il a le droit de tout te faire, il a le droit de tout te dire, et si tu devais assumer les coups, si tu devais prendre toutes les responsabilités, tu les prendrais. Toutes, sans exception. Alors tu te tais, n'est-ce pas, Rory ? Tu te tais quand tu le suis, les mains dans les poches, sans même ton sac avec toi, seulement tes clés avec le bout de tes doigts jouent, seulement avec ton holokit que tu n'ouvres quasiment plus. Tu crois entendre sa voix, alors tu redresses la tête. Tu es trop perdu dans tes pensées, Rory. Tu es trop perdu dans tes souvenirs, dans ton deuil, dans ce malaise qui te donne envie de vomir.

Tu as envie de voir Alcyone.
Tu as besoin de le voir.
Il te manque terriblement.

Il ne parle plus du tout et tu te replonges dans tes sombres pensées, le suivant à l'extérieur de l'école sans même y réfléchir, le suivant comme une marionnette. Tu lui dois bien ça, Rory, tu as assassiné un membre de sa famille, son cousin, Franz. Et il y a de nouveau ce silence que tu ne combles pas, ce silence que tu acceptes, ce silence que tu apprécies. Il vaut mieux ça que les reproches, il vaut mieux ça que les larmes, il vaut mieux ça que sa haine balancée à ton visage.

Et il reprend la parole et tes sourcils se froncent. Tu ne te laisses pas mourir. Tu ne vas pas te laisser crever, tu ne ferais pas ça. T'as besoin de temps, pour avaler la pilule, pour accepter sa mort, t'as besoin de temps pour faire ton deuil, t'as besoin de temps pour...

— Ça changera rien au fait qu’t’es un assassin, Blaise. Ça changera rien du tout.

Ton corps se stoppe. Il se stoppe dans son entier, il ne marche plus, n'avance plus, n'entend plus, ne sent plus. Ta respiration se coupe, aussi, tu ne la trouves pas, d'un coup. Assassin. Tu as tué Franz, tu as tué Franz parce qu'il se transformait et que vous vous l'étiez promis. Tu as tué Franz parce qu'il te l'avait fait promettre, tu as tué Franz parce qu'il ne voulait pas devenir un monstre. Tu as tué Franz parce que tu as vu dans son regard la peur, le regret, le besoin de mourir. Assassin. Tu as tué Franz dans cette chambre qui a vu tellement de vous, tu as tué Franz devant Ambros, tu as tué Franz de tes pouvoirs qui ont disparu, tu as tué Franz de tes mains ; tes mains tâchées de sang, tu en cauchemardes encore. Assassin. Assassin. Assassin. Respire Rory, respire. Pourquoi l'air ne veut pas rentrer dans tes poumons ? Il l'a dit, il a dit ce que tu étais... il a mis un mot sur ce que tu es, sur ce que tu ressasses depuis des jours et des jours, il a mis un mot, il a osé le dire, lui. Lui, au contraire de tous les autres, il l'a dit. Assassin. Respire, Rory, respire bordel.

Respire.
Respire.

Mais tes poumons ne veulent pas se remplir d'air et tu te recroqueville un peu sur toi-même.

— Pauvre merde.
— La ferme.

Ça fait mal, ça fait si mal de parler, Rory, parce que ta respiration ne revient pas, tu as l'impression d'étouffer, tu as l'impression que tes poumons vont disparaître, que ton cœur va exploser. Tes poings se serrent, tes ongles s'enfoncent dans tes paumes et tu te forces à redresser la tête, tu te forces à regarder le ciel et à prendre une grande inspiration.

— T'as pas besoin de le dire, je le sais déjà. Alors tu peux m'envoyer toute ta haine dans la gueule, j'en ai rien à foutre. Si ça t'aide à faire ton deuil, fais le.

Tes paroles sont bien mature, Rory, beaucoup plus qu'elles ne le sont d'habitude. Pourtant, tu n'as qu'une envie, c'est de hurler ta haine, n'est-ce pas ? Ta seule envie, c'est de hurler ta peine, c'est de pleurer jusqu'à n'en plus pouvoir, hein, Rory ? Parce qu'avoue. Avoue le Rory, tu as assassiné un de tes meilleurs amis, et tu le détestes de t'avoir forcé à le faire, tu le détestes de t'avoir regardé comme ça, tu le détestes de ne voir que ce souvenir dans tes rêves, de ne pouvoir te souvenir de lui seulement dans ce moment là, seulement dans ses derniers instants, ces derniers instants horribles, terrifiants, à vomir. Tu le hais de t'avoir forcé à le faire, et tu le hais de t'avoir donné cette dernière image de lui. Ce n'est pas comme ça que tu voulais te souvenir de lui.

C'était pas comme ça que c'était censé se passer.
Mais rien ne fonctionne jamais comme prévu.

— Alors vas-y, fais ce que tu veux, Jazz. Fais ce que tu veux, j'en ai rien à foutre. Hurle si tu veux hurler, insulte moi, frappe moi. Frappe moi.

C'est tout ce que tu mérites.


HRP : wow je ghrelmhgrmlehrmlgh


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MessageSujet: Re: Tears flow over mad souls [Rory - terminé] Lun 3 Avr - 19:36
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T'as levé ton regard vers le ciel et tu l'as insulté.
Tu l'as maudis si fort.

Tu t'es arrêté quand il t'a répondu, si froid Rory, et tes poings se sont serrés un peu plus fort dans ta poche. Tu l'as écouté sans un mot, aucune réaction, seulement ce silence que tu détestais pour une fois. Parce qu'il avait raison, mais dans ta rage t'as rien compris. T'as juste fermé les yeux, t'as juste soupiré Jazz, et tu lui as foutu ton poing dans la gueule. Tu y as mis toute ta force, toute ta rage, et dans tes yeux on la voit cette peine presque panique, cette peur que t'as Jazz. Parce que t'as peur finalement, peur de sombrer toi aussi. Peur de comprendre qu'une fois encore tu fais que des conneries. De la merde, toujours de la merde. Ça te correspond bien. T'as choppé son col pour l'attirer à toi, le soulever un peu ; t'as choppé son col pour capter son regard du tien menaçant. Menacé. Un peu effrayé, pas mal dévasté. Et t'as remarqué que vous aviez le même. Alors tu l'as relâché, pourtant tu le savais. Tu l'as refrappé fois pour te rassurer, laissant une marque sur sa joue.

T'as pas levé ton regard vers le ciel mais tu l'as détesté et les larmes ont coulées.

Alors tu l'as frappé encore une fois, puis une autre, et tu t'es pas arrêté parce que t'as pas réussi. Tu t'es pas arrêté et t'as frappé, pas si fort, mais brusquement, pas si fort mais violemment. Pas si fort non, pour ce que tu fais d'habitude. Mais Rory il est là par terre, toi sur lui, et ton poing rencontre son visage ; c'est ta rage qui sort. C'est ta peine qui se pointe et elles glissent les larmes, ruissellent sur tes joues, sur ton cou. Elles tombent sur lui, s'écrasent sur son corps défoncé, pour le briser un peu plus. L'achever.
Encore.

Comment est-il mort ?
Réponds Rory, réponds lui.
Comment il est mort Franz ?
Est-ce qu'il a souffert ?
Est-ce que tu regrettes ?
Dis-lui Rory.

Tu l'as frappé pour te calmer puis tu t'es arrêté comme ça, sans explications. Tu t'es décalé, tombant mollement sur le côté, tes jambes tendues sur le gravier. Sans un mot. Tu regardes tes mains, tes poings pleins du sang de Rory étendu à tes côtés. Et tu bouges pas. Tu bouges pas parce que t'y arrives pas, parce que tu réalises pas. Tu voulais pas faire ça Jazz, oh non que tu voulais pas. T'avais pas le droit, c'était un ami de Franz. C'était le meilleur ami de Franz, c'était celui qu'il aimait -parce que tu savais, il t'en a parlé, une fois. Et t'as rien dit, tu dis jamais rien.

Comment il est mort Franz ?
T'as jamais osé lui poser la question, tu aimerais pourtant. Que ce soit à lui ou à Ambros. T'as essayé mais t'as jamais réussi. Et là ta gorge est tellement sèche Jazz, avec toutes ces larmes que tu verses sans parvenir à les stopper. Tellement serrée que t'as l'impression d'étouffer, tu suffoques. Et cette douleur dans ta jambe qui arrive soudain. Quelle salope cette douleur, un peu comme toi maintenant. Elle est là, te tire une grimace, te fait comprendre quelle partira pas cette fois. Tu as fermé les yeux, soufflé lentement. Une fois, deux fois. Puis tu t'es levé et sans un mot t'as repris la route. Lentement, chaque pas se faisant un peu plus douloureux. Au moins ça te tirait les idées au clair, ça t'faisait comprendre à quel point t'était con.

T'as pas parlé, t'as juste porté une énième fois ton regard sur ce fond si bleu au-dessus de vos têtes pour te rendre compte de son immensité, du point sans fin de ta médiocrité. Et tout en marchant t'as rangé tes mains dans ta poche, encore, et t'as laissé les larmes couler en silence parce que t'es comme ça Jazz. T'es pathétique.
Et tu regrettes, tu regrettes tellement.
D'être comme ça.
D'avoir fait ça.
De penser ça.

Oh quelle est si belle ta lucidité, bientôt envolée, après cette journée.




HRP : Je... Pardon.
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Ajisai

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MessageSujet: Re: Tears flow over mad souls [Rory - terminé] Lun 3 Avr - 20:34


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Tu as vu son corps s'arrêter comme le tien s'est arrêté au moment même où il a énoncé la vérité de ton être. Assassin. Tu sais que tu le cherches, tu sais que tu as appuyé sur les cordes bien trop tendues, sur celles où il ne faut qu'une pression pour qu'elles cassent. Tu le sais, et tu as pourtant continué, sans hésiter, sans t'arrêter. Et il a fait volte-face, il s'est mis face à toi, et pendant un instant, tu as cru qu'il n'allait pas le faire. Pendant un instant, tu as vraiment cru qu'il allait se contenir, et tu as ouvert la bouche, pour lui dire une nouvelle fois : frappe moi. Sauf que tu n'as pas eu le temps de le dire, le poing est parti tout seul. Tu as perdu ton équilibre, tu as reculé d'un pas ou deux et le dos de ton poignet est venu rencontrer ta lèvre fendue sous le coup, ta langue a senti le sang s'infiltrer dans ta bouche et tu as légèrement grimacé. Et il a choppe ton col. C'est à ce moment là que tu te rends compte que tu vas prendre pour ton grade, Rory.

Tu vas prendre cher, peut-être même un peu trop, et tu ne sais pas dans quel état tu vas rentrer dans ta chambre ce soir. Tu ne sais pas dans quel état tu vas voir Alcyone demain, si tu as le courage d'aller le voir après ça. Tu ne sais pas dans quel état tu vas être ce soir... et ça ne te fait même pas peur, ça te laisse simplement indifférent, c'est seulement ce que tu mérites, comme c'était ce que méritait Evan quand tu l'as passé à tabac dans les couloirs, devant tout le monde. Sauf que Jazz a au moins l'indulgence de faire ça loin de tous, loin des regards, là où rien ni personne ne pourra l'arrêter.

Peut-être qu'il te tuera avec ses poings.
Tu aurais pu tuer Evan avec tes poings.
Comme quoi, t'es bien un assassin.

Et ses poings rencontrent ton visage, si fort, tu as glissé sur les graviers, et ton crâne s'est fracassé contre, tu crois que tu saignes de l'arrière de la tête, rien de grave, mais tu sens quelque chose de chaud couler un peu sur ta nuque. Ça ne fait pas mal, non, et c'est sûrement rien, sûrement une pierre un peu trop grosse, une pierre un peu trop pointue, ce n'est sûrement rien, ce n'est rien du tout. Ça ne fait pas mal. Rien ne fait mal comparé à la douleur de ce que tu es vraiment : un assassin. Et puis, il ne tape pas si fort que ça, il t'a cogné bien plus fort que ça, bien, bien plus fort que ça même, et pas qu'au visage. Tu te souviens des coups de pieds dans le ventre, contre les genoux, les poings sur la mâchoire, et dans l'estomac. Tu te souviens de tout ça, parce que tu t'es toujours entraîné avec Jazz, tu t'es toujours entraîné au combat rapproché avec Jazz, après t'être entraîné dans tes bagarres un peu merdique de collégiens dublinois. Ces coups-là faisaient mal, mais ceux qu'il te donne maintenant... ils ne font pas mal, ils ne sont pas douloureux. Ce n'est rien comparé aux coups qu'il t'a donné avant, pour t'aider à t'entraîner, à te rendre plus fort.

Jazz, c'était ton ami.
Ton prof, mais ton ami aussi.

Puis, il s'arrête de frapper. Il s'arrête de frapper et se laisse tomber sur le côté, et toi, tu restes là, les bras le long de ton corps, le regard fixé sur l'immensité bleue. Tu as un peu de mal à respirer, et tu commences à tousser quand il se lève, pas avant, tu t'es retenu, pour pas qu'il ne te voie. Tu te replies dans cette position fœtale, presque à quatre pattes, à cracher le sang dans ta bouche, à tousser pour ne pas respirer ce fer liquide. Les graviers gris clairs rougissent, noircissent presque de ce sang bien trop rouge, de ce sang qui commence déjà à coagulé. C'est dégueulasse. Tu vas devoir nettoyer ton uniforme, tu vas devoir expliquer ton œil au beurre noir, ta lèvre fendue, et le bleu sur ta mâchoire. Tu vas devoir expliquer ta pommette gonflée, abîmée. Tu vas devoir expliquer ton cœur déchiré.

Et là, dans ce repli de toi-même, dans cette position fœtale et à moitié à quatre pattes... tu commences à pleurer. Et ça fait mal de pleurer, Rory. Ça fait tellement mal de pleurer. Ça t'empêche de respirer, ça te fait trembler, ça te fait mal aux muscles, ça te donne envie de vomir, ça te fait tousser plus fort, cracher plus de sang, ce sang qui continue de couler de ta bouche, c'est dégueulasse. Ça fait mal et c'est dégueulasse.

T'as tué Franz.
T'as tué Franz. T'as tué Franz. T'as tué Franz. T'as tué Franz.

Et tu pleures, tu sanglotes comme un gosse, tu pleures comme si on venait de t'arracher un membre, comme si on venait de t'arracher le cœur.

— J'ai tué Franz, que tu arrives à articuler entre tes sanglots. Jazz... Jazz j'ai tué Franz... j'ai tué Franz...

Et tu pleures, tu pleures, à quatre pattes sur le sol rouge de ton sang. Et tu pleures ta haine contre toi-même, ta tristesse de ne plus l'avoir dans ta vie, et tu pleures de cette horreur.

— Jazz...

Et ça sonne comme un appel à l'aide.

— Jazz... J'ai tué Franz...

Et tu aimerais tellement qu'on te dise qu'on te pardonne, tu aimerais tellement pouvoir te pardonner, tu aimerais tellement que quelqu'un vienne te sauver... que quelqu'un vienne te tuer. Tu ne peux pas continuer de vivre avec cette envie de vomir en te regardant dans un miroir, tu ne peux pas continuer de te lamenter, tu ne peux pas continuer comme ça, tu ne peux pas, Rory. Alors tu supplies pour que quelqu'un vienne te pardonner... ou pour que quelqu'un vienne te tuer. Tu supplies seulement pour que quelqu'un vienne te sauver.


HRP : voilà. Je ne regrette pas du tout ce rp. Il ne me met pas du tout dans un état lamentable, je n'ai pas du tout envie de pleurer... jamais.


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MessageSujet: Re: Tears flow over mad souls [Rory - terminé] Lun 3 Avr - 21:59
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Peut-être que demain serait différent. Peut-être que demain tes larmes ne couleront plus, peut-être que ça ne te fera plus aussi mal. Demain, ce serait bien qu'il fasse beau comme aujourd'hui, beau avec ce soleil et ce ciel si bleu, beau comme l'été, avec sa chaleur étouffante et sa douceur bienveillante. Demain il devrait faire beau. Dans ton cœur. Au fond, tout au fond de vos âmes. Oui, demain ce serait tellement bien qu'il fasse beau. Au moins tu serais apaisé, tu ne pleurerais pas comme aujourd'hui, s'il faisait beau demain, tu sourirais peut-être. Peut-être que tu sourirais, Jazz, comme pour tirer un trait sur tout ça et tourner une nouvelle page. Peut-être que tu pardonnerais, Jazz, peut-être que tu t'excuserais. Ce serait bien la première fois. Et pourtant ça fait si longtemps que t'en rêve tu sais. Qu'il fasse beau. Que tout aille bien, que tout aille mieux.

J'ai tué Franz...

C'est vrai. Tu t'arrêtes. Tu t'arrêtes parce que ça te fait mal de continuer, parce que ta vue se brouille à nouveau. Tu t'arrêtes parce que t'es plus capable d'avancer toi non plus. Parce que c'est la vérité. Il a tué Franz. Ton cousin, son meilleur ami. Il a tué Franz et toi tu le tues aussi, par pure vengeance, parce que c'est toujours plus simple d'avoir un bouc-émissaire, quelqu'un sur qui se défouler. Tu le tues parce que tu peux rien faire d'autre, tu le tues parce que ça t'fait mal d'avouer que t'arrives toujours pas à y croire. Parce que Franz méritait pas ça. Parce que Rory c'était ton ami aussi. Tu le tues lui pour pas avoir à admettre que tu l'avais oublié, que t'as pas pu lui pardonner. Mais tu vas essayer Jazz, pas vrai ? Tu vas essayer. Tu vas te forcer. Et tu vas y arriver. Même si ça fait mal. À pardonner.

Tu t'es arrêté et t'es resté immobile pendant un moment. Tu l'as écouté pleurer, suffoquer, tu l'as écouté cracher ses tripes sur le sol et se lamenter. T'as juste fait ça, écouter. T'as juste ouvert tes oreilles puis ravalé ta salive en silence, t'as juste écouté et tu t'es maudis. Tellement maudis Jazz. Tu t'es tellement maudis.

Jazz... J'ai tué Franz...
Je sais...

C'est à peine murmuré, ta voix rauque brisée par le vent, t'es même pas sûr qu'il ait entendu mais tu veux pas qu'il l'entende, et tu t'en fou s'il l'entend. C'est pas grave, c'est pas grave s'il l'entend. Au final c'est juste ta façon à toi de réaliser que ça s'est vraiment passé, que t'es pas dans un des tes putains de cauchemars, que ça pourra pas changer cette fois. C'est la réalité. Difficile à admettre mais c'est bien elle qui se pavane avec ce sourire fier face à vos deux carcasses arrachées.

Demain il devrait faire beau.
Il devrait faire beau pour vous aider à accepter.

Tu te retournes face à lui, tu sais pas depuis combien de temps il est allongé sur le sol, depuis combien de temps il pleure, depuis combien de temps tu pleures toi aussi. Tu sais pas depuis quand ça te fait aussi mal, plus mal encore que ta jambe qui te lance si fort, de le voir dans cet état. Tu saurais pas répondre non, à depuis quand tu te détestes d'agir comme ça. D'être toi. Juste d'être toi. Et de regretter, tout le temps. Tu sais pas depuis quand t'es devenu aussi inhumain, plus humain encore que le plus Homme des Hommes. Tu sais pas. Tu sais juste que t'es en train d'achever un homme qui ne se relève même pas et qui accepte tes coups par punition, par obligation. C'est si moche de vous voir comme ça Jazz. Si désagréable. Si effrayant. Tu franchis la distance qui vous sépare de ton pas boiteux, t'accroupis tout près de lui et tu le regardes. Tu regardes sa peine, sa douleur, son dégoût. Tu le regardes Rory et tu compatis. Un peu, tu crois. T'as de la peine, trop de peine pour faire cesser vos larmes à tous les deux.

Je sais Rory...

Tu déposes une main, trop tendre sur le haut de son crâne.
Demain il devrait faire beau pour vous aider à avancer.
Et tu le regardes encore.
Et tu pleures encore.

Je sais.

Pardon.
T'aimerai tellement pouvoir lui dire.




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Ajisai

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MessageSujet: Re: Tears flow over mad souls [Rory - terminé] Lun 3 Avr - 22:39


TEARS FLOW OVER MAD SOULS
i watched my world view disappear in front of my eyes

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Ça fait si mal de le dire. Ça fait si mal de le lui dire, à lui. Ça fait si mal que t'en chiales, ça fait si mal que tu entends ton cœur battre trop fort dans ta poitrine, tu sens tes tempes vibrer, tu sanglotes comme un gosse... mais déjà, tu commences à ne plus cracher de sang, c'est déjà bien, n'est-ce pas, Rory ? Mais tu aimerais te vider un peu plus, tu aimerais cracher du sang un peu plus, tu aimerais te laisser tomber, tu aimerais ne plus te relever. Ça fait trop mal, tout fait trop mal. Tu as trop mal. C'est tout ce que tu peux ressentir, tout ce que tu arrives à déceler en toi... tu as mal, tu souffres, tu suffoques, tu étouffes. Tu crèves.

Il vient se mettre à côté de toi, il arrive, s'abaisse, et tu penses qu'il va t'achever. Tu penses qu'il va t’assener un coup de pieds dans les côtes, le genre de coup de pieds qui coupe la respiration, le genre de coup de pieds qui te ferait tomber sur le côté, le genre de coup de pieds qui te donnerait un coup au cœur. Tu aimerais qu'il te donne ce genre de coup de pieds, Rory, tu aimerais, parce que tu ne mérites que ça. Tu as tué Franz, bordel. Tu as tué Franz. Il est juste à côté de toi, mais tu ne le vois pas, tu pleures juste comme un gosse, tu hoquettes comme un gosse, tu trembles comme un gosse. Tu te donnes envie de vomir, pourquoi t'es toujours là, pourquoi il t'a pas laissé tout seul dans ta chambre ? Pourquoi il t'a pas laissé te haïr tout seul ? Tu le fais déjà assez bien tout seul, t'avais pas besoin de lui, t'avais pas besoin de lui pour te haïr un peu plus. Tu te hais un peu plus à chaque seconde, tu as envie de crever pour ce que tu as fais un peu plus à chaque seconde.

— Je sais Rory...

Non. Non il sait pas. Il sait pas ce que ça fait, il sait pas comment tu te sens. Il sait pas ce que tu as ressenti quand tu as vu cette main se transformer, cette main que tu as souvent checkée, cette main qui t'a souvent caressé, cette main qui jouait aux jeux vidéos, qui jouaient d'un instrument de musique, cette main qui t'a souvent relevée. Il sait pas ce que tu as ressenti, quand tu as vu ce regard, ce regard qui te disait : tue moi, tu l'as promis. Il sait pas ce que c'est, il saura jamais, et tu veux pas qu'il sache, mais il sait pas... il sait pas que tu as tué Franz, et comment tu l'as tué, et tout ce que tu as ressenti quand tu l'as fais. Il sait pas que t'as refusé, que t'as failli fuir, que t'as reculé, que tu voulais pas le faire, il sait pas, il en sait rien du tout. Il sait pas. T'as tué Franz et il sait pas que t'as pas voulu le faire.

Sa main se pose sur le haut de ton crâne, et il te le répète encore. Il sait, qu'il te dit. Mais non. Non il sait pas. Et cette main sur ton crâne n'est qu'un moyen d'ouvrir les vannes, alors tu pleures, tu pleures enfin tout ce que tu as sur le cœur, tu déverses ta peine, ta haine.

— Je voulais pas le faire... je voulais pas, mais on se l'était promis... je lui avais promis... et lui aussi, mais je voulais pas... j'ai jamais voulu... je voulais pas Jazz, je voulais pas... je voulais pas le faire... mais il voulait tellement pas se transformer en monstre, il voulait pas nous faire du mal... et je lui avais dis que je lui laisserai pas l'occasion de... de faire du mal à quelqu'un... Jazz j'ai tué Franz, je le déteste de m'avoir forcé à le faire, je le déteste... je voulais pas Jazz, je voulais pas...

Tu voulais pas, tu l'as jamais voulu.

— Je veux tellement que ce soit un cauchemar... je me hais de lui en vouloir... je me déteste... je me déteste tellement Jazz, tellement... je voulais pas le faire... je voulais pas...

T'as jamais voulu le faire, tu pries pour qu'il te croit. C'était trop compliqué, c'était trop dur, c'était horrible. Et t'as envie de vomir, Rory, t'as l'impression que tu vas dégueuler, comme tu as dégueulé quelques heures après l'avoir tué, quand tu t'es rendu compte de ce que t'avais fais. Tu veux dégueuler encore, parce que tu es en train de crever, que ce sang te rappelle le sien que tu avais sur tes mains.

— Je voulais pas le faire...

J'ai tué Franz et je voulais pas le faire.
J'ai jamais voulu le faire.



HRP : prépare mon cercueil


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MessageSujet: Re: Tears flow over mad souls [Rory - terminé] Mer 3 Mai - 14:58
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Je voulais pas le faire. Ton corps se fige et ton esprit se perd pendant que tu l'écoutes. Il voulait pas le faire et tu n'as jamais songé à cette éventualité. T'as jamais pensé au fait que Rory ne pouvait pas vouloir tuer Franz, t'étais tellement en colère que ça t'a échappé. Tu l'avais oublié, mais t'as oublié tellement de choses, Jazz. T'as tiré un trait sur votre amitié par désespoir, t'as tiré un trait sur tout parce que ça fait longtemps que t'avait abandonné. Je me déteste tellement... Mais Rory il est là, Rory il s'explique. Rory il pleure encore pour te faire comprendre qu'il le voulait pas. Il l'a jamais voulu, qui aurait pu ? Qui aurait pu le vouloir, Jazz. Pourquoi t'es si con de pas y avoir songé ? Tu te détestes tellement pour ça, toi aussi.

Sa voix se brise une dernière fois pour laisser reprendre ses sanglots, et toi tu ne bouges pas, le regard dans le vide encore un peu trop surprit par tout ça. Elle est si grande ta connerie, Jazz, si grande, si monstrueuse que tu t'en dégoûtes. Tu t'en débectes. Et t'es tellement désolé, Jazz, tellement navré de lui avoir fait cracher tous ces mots que tu ne voulais pas entendre. Tu voulais pas savoir, ça t'aurai permis de le haïr plus facilement. Et peut-être qu'un jour tu lui aurais pardonné, peut-être qu'un jour... Tout serait redevenu comme avant. Que le soleil aurait reprit sa place dans son cœur, dans le tien aussi. Que lui continuerait de grandir comme l'adolescent qu'il était et que vos rires résonneraient à nouveau en écho à tout ce malheur. Peut-être. Ce serait si bien. Mais tu ne voulais pas savoir tout ça, jamais. Parce que ça fait renaître tes larmes et ça te serre le cœur si fort que tu en peines à respirer. Ça te brûle la gorge si fort que t'arrives même plus à parler.

Je voulais pas le faire.
Tu regrettes tellement.

Vous restez de longues minutes immobiles, à pleurer comme deux enfants perdus. Toi en silence, pour ne pas gâcher ce droit qu'il avait d'extérioriser ses sentiments, pour ne pas cacher sa peine. T'as pas le droit de lui enlever ça, Jazz, tu sais que t'as pas le droit. Alors tu ne dis rien, mais tu pleures aussi. T'as jamais cessé de pleurer depuis des années, depuis la mort d'Haru. T'as jamais cessé d'être faible mais t'as jamais voulu l'admettre. Et c'est Franz qui a tout réveillé, Rory qui s'est tout prit dans la gueule parce que t'as pas été foutu de réaliser. Deux deuils c'est trop. Beaucoup trop. Tu ouvres la bouche mais aucun son ne sort, pourtant tu voudrais lui demander d'arrêter. Tu voudrais qu'il arrête de pleurer pour t'aider à arrêter aussi. Mais les mots ne viennent pas, t'as la gorge beaucoup trop nouée pour réussir à dire quoique ce soit. Et ta respiration qui se coupe, reprend, haletante, ton souffle qui joue aux montagnes russes te file le vertige. Et tu inspires plus fort d'un coup. Tu paniques. Calme toi. Calme toi Jazz. Calme vous. Respires, respires doucement. Souffle. Ça va aller tu sais ? Ça va aller. Tes doigts sur sa tête se referment en même temps que tes yeux, et c'est un poing serré si fort sur ta cage thoracique qui t'aide à te calmer, toutes ces insultes et cette colère que tu adresses mentalement à ta faiblesse qui te font souffler, souffler encore. Doucement, pour fuir les vertiges et ces fourmis dans ton corps. Souffle, respire. Inspire Jazz, tout va bien, pas vrai ? Tout ne va pas bien, non, mais ça va aller. Ça finira par aller mieux.

Alors, pitié, arrête de pleurer.
Arrête de pleurer Rory.
S'il te plaît.
Arrête.


Tu portes un instant ton regard vers le ciel, tu penses à Franz, Jazz. Qu'est-ce qu'il penserait de vous voir comme ça tous les deux ? Oh il doit se dire que vous êtes un peu cons, s'il avait été présent parmi vous, il vous en aurait claqué une bonne derrière la tête. Et il aurait sourit, il aurait sourit de ce sourire bienheureux, un peu inquiet, celui qui lui va si bien. Tu sais, Jazz ? Celui qui te fait sourire à chaque fois, et c'est pour ça que tes lèvres s'étirent doucement, pas vrai ? Parce que tu souris. T'as tellement mal mais tu souris, parce que tu penses à Franz, parce que tu regrettes, parce que t'es en colère et tellement désolé. Tu esquisses ce sourire si doux en le regardant tout là haut parce que t'es désolé.
Affreusement désolé.

Et tes doigts glissent sur sa joue inondée, ton pouce passe délicatement sous son œil pour y dénicher les larmes qui coulent encore. Et tes yeux se portent enfin sur lui, à nouveau sur lui. Rory. Tu sèches ses larmes en silence, avec cet infime sourire bienveillant, celui qui ressemble tant à Franz. Capable d'apaiser n'importe quel maux. Toujours incapable de parler.


T'as pas à te détester, Rory.
T'as pas à être désolé.
T'as pas à t'en vouloir.
Jamais.
Franz.




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